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Billet avion pour Santiago du Chili (Chili)
 

Santiago du Chili

Présentation

Santiago (plus précisément Santiago du Chili, en espagnol Santiago de Chile) est la capitale du Chili, pays d'Amérique latine.

Description

L'agglomération compte plus de 5 millions d'habitants, ce qui équivaut à un tiers de la population totale du pays. Santiago est située dans la vallée centrale (valle central) qui court sur une grande partie du pays. À l'est, la ville est dominée par la Cordillère des Andes et à l'ouest la ville s'approche peu à peu de la Cordillera de la Costa qui sépare Santiago de l'Océan Pacifique et de la Región de Valparaíso.

La ville de Santiago englobe son agglomération qui forme le Gran Santiago et qui est composée de 34 communes : les 32 communes de la province de Santiago, plus les communes de Puente Alto et de San Bernardo, appartenant respectivement aux provinces Cordillera et du Maipo. Il n'existe pas de gouvernement métropolitain pour la ville. Chaque commune, gérée par un maire, est chargée des tâches administratives, de la fiscalité, des services, de la santé et de l'éducation.


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Billet avion pour le Chili
 

Chili

Présentation

La République du Chili (República de Chile en espagnol) est un pays d'Amérique du Sud partageant ses frontières avec le Pérou au nord, la Bolivie au nord est et l'Argentine à l'est. La capitale de ce pays à la forme allongée porte le nom de Santiago du Chili. Chile est un mot mapudungun signifiant « là où se termine la terre » et n'a aucun rapport avec le mot espagnol chile qui désigne le piment.

On y parle l'espagnol, dans sa variante spécifique au Chili, mais aussi des langues amérindiennes comme le Runa Simi, le Mapudungun ou l'Aymar, et une langue polynésienne, le vânaga rapanui (sur l'Île de Pâques), dont aucune n'a le statut officiel.

Étymologie

On ne connaît pas vraiment l'origine du nom du pays. Cependant, de nombreuses hypothèses ont été émises. Selon l'une d'entre elles, les conquistadors installés au Pérou appelaient la région australe valle de Chile. À noter que nombre de noms propres hispanisés proviennent de noms locaux de fleuves et rivières (Pérou pour río Virú, Lima pour río Rimac). Il se peut que le nom du pays soit lié à celui de la rivière qui traverse la ville d'Aréquipa au sud du Pérou, le río Chili.

Selon l'Abate Molina, le nom viendrait de trih o chi, expression utilisée pour désigner un oiseau ayant des taches jaunes sur ses ailes. Selon l'historien Ricardo Latcham, le nom viendrait d'un groupe d'Amérindiens (les Mitimaes) capturé par les Incas, qui provenait d'une région du Pérou où il existait un fleuve portant ce nom.

Une autre théorie anonyme soutient que l'origine est aymara car l'inca Tupac Yupanqui avait donné ce nom aux terres conquises au sud de l'empire inca, jusqu'à la vallée de l'Aconcagua (signifiant « gelé » ou « là où se termine la terre » en aymara).

Histoire

Diverses recherches montrent que les premières populations ayant habité le pays seraient arrivées vers 35 000 ans av J-C, période du Pléistocène pour le site préhistorique de "Monte Verde I" et vers 15 000 ans av J-C pour le site de "Monte Verde II" (fin du Pléistocène et début de l'Holocène (vers la fin du paléolithique supérieur). Le Chili préhispanique était peuplé par divers peuples amérindiens qui s'étaient installés à la fois dans la cordillère des Andes et sur la côte. Dans la zone nord du pays, les Aymaras et les Atacaméniens commencèrent vers le XIe siècle de notre ère à cultiver la terre à la façon des Incas (culture en terrasse à flanc de montagne avec diverses canalisations). Au XVe siècle, les Incas ont pris possession du territoire de l'actuel Chili jusqu'au fleuve Maule. Au sud de l'Aconcagua, des communautés semi-nomades comme les Mapuches étaient installées. Dans la zone australe du pays, divers peuples amérindiens ont vécu comme les Chomos, les Tamanas, Alacafuches et Onas. Dans l'île de Pâques se développa une culture polynésienne éteinte de nos jours.

Côté Pacifique, différentes cultures et peuples coexistaient : Aymaras, Changos, Chinchorros, Atacameños, Diaguitas dans le nord ; les Picunches, Mapuches, Huilliches, Chonos dans la région centrale et sud ; et les Onas, Yaganes et Alacalufes dans la Patagonie et la Terre de Feu. Les Mapuches ont formé la communauté la plus nombreuse.

En 1520, Fernand de Magellan est le premier explorateur européen à mettre pied sur le territoire de l'actuel Chili après avoir découvert le détroit qui porte actuellement son nom. En 1535, les conquistadores espagnols tentent de conquérir le territoire de la valle de Chile en combattant les Incas. L'expédition de Diego de Almagro est un échec. Celle de Pedro de Valdivia effectuée en 1536 est plus convaincante. Valdivia fonde une série de villages comme Santiago du Nouveau Extrême le 12 février 1541 ou Valdivia en 1545.

Valdivia commence une laborieuse campagne militaire contre les populations indigènes des Mapuches. C'est la guerre d'Arauco qu'Alonso de Ercilla relate avec passion dans son oeuvre La Araucana (en 1576). Pedro de Valdivia meurt en 1553 à la suite d'une insurrection des amérindiens mapuches. Les principales invasions des amérindiens du sud du Chili interviennent de 1598 à 1655.

En 1683, l'esclavage est aboli et cela permet d'établir des relations plus sereines entre les colons et les mapuches. Par la suite, divers affrontements ont lieu jusque vers le milieu du XIXe siècle pour la possession de terres les plus australes. Durant une longue période, le fleuve Biobio marque la frontière entre le gouvernement colonial et les tribus amérindiennes.

La capitainerie générale du Chili (également connue sous le nom de Reino de Chile) est à l'époque une des colonies les plus australes de l'empire espagnol. Du fait de sa position géographique, c'est une colonie stratégique, protégeant le détroit de Magellan et une colonie économique dont les ressources naturelles étaient extraites pour le compte de la vice-royauté du Pérou.

Le 18 septembre 1810, un groupe de Créoles profite des invasions napoléoniennes en Espagne pour initier un processus d'autodétermination et constituer une junte.

Commence ainsi une période connue sous le nom de Patrie ancienne, qui va durer jusqu'au désastre de Rancagua en 1814, quand les troupes royalistes reprennent le contrôle du territoire. Les troupes indépendantistes comptant 6 514 soldats se réfugient alors à Mendoza, unissant leurs forces aux troupes de la province d'Argentine qui comptaient 2 600 soldats, formant ainsi l'armée des Andes. Cette dernière libère le Chili après la bataille de Chacabuco, le 12 février 1817. L'année suivante, l'indépendance du Chili est déclarée et le pays est placé sous l'autorité de Bernardo O'Higgins.

Celui-ci entame des réformes qui provoquent un mécontentement de l'aristocratie, ce qui l'oblige à abdiquer en 1823. Durant dix ans, le Chili est soumis à une série de réformes qui tentent de donner une organisation au pays. Après une série de victoires des conservateurs, avec la révolution de 1829, une période de stabilité commence. Elle est appelée République conservatrice. Le Ministre Diego Portales est alors le principal protagoniste de l'organisation du pays grâce à la Constitution de 1833.

Peu à peu, le pays commence à étendre son influence sur le continent et s'étend tant au Nord qu'au Sud. L'économie commence à décoller avec la découverte de minerais de Chañarcillo et la croissance des échanges commerciaux au travers du port de Valparaiso. Cela amène à un conflit pour le contrôle maritime du Pacifique avec le Pérou. La formation de la Confédération péruvienne et bolivienne est considérée comme une menace pour la stabilité du Chili. Ainsi, Portales déclare la guerre qui se termine avec la victoire de la bataille de Yungay en 1839 et la dissolution de la Confédération. Au même moment, le pays tente de prendre le contrôle des régions australes. Il étend son territoire en Araucanie et colonise Llanquihue, Osorno, Valdivia en faisant venir des colons allemands. La région de Magellan est incorporée en 1843 et la zone d'Antofagasta commence à être habitée.

Après trente ans de gouvernement conservateur (1831-1861) commence une période où le parti libéral (la gauche, au sens anglophone du terme) prend possession du pouvoir. À ce moment-là, la croissance économique est exponentielle, grâce à l'exploitation du salpêtre dans la zone d'Antofagasta. Cette richesse provoque la colère de la Bolivie qui réclame la possession du territoire. Même avec la signature de plusieurs traités en 1866 et 1871, les deux pays ne trouvent pas de solution. Ainsi, le 14 février 1879, le Chili prend possession du port d'Antofagasta, déclarant la guerre à la Bolivie.

Le Pérou, quant à lui, a préalablement signé un pacte secret avec la Bolivie en cas de conflit avec le Chili. La guerre du Pacifique commence. Elle se termine avec la bataille de Huamachuco le 10 juillet 1883 et la victoire du Chili. Après ce conflit, le Chili prend possession des zones d'Antofagasta et des provinces de Tarapacá, Arica et Tacna (cette dernière est restituée au Pérou en 1929). Le pays résout par la même occasion le problème de frontière avec l'Argentine en cédant une grande partie de la Patagonie et la Puna de Atacama. Enfin, dans le sud du territoire se termine la guerre d'Arauco avec la « pacification » de l'Araucanie en 1881 et l'intégration de l'île de Pâques en 1888.

En 1891, le conflit entre le président José Manuel Balmaceda et le congrès entraine la guerre civile. Les congressistes remportent la bataille et mettent en place la République parlementaire.

Ces années-là se caractérisent par une période de prospérité économique, par une instabilité politique et le début du mouvement prolétaire appelé Cuestión Social. Ce dernier se met en place à cause de la « mauvaise répartition de la richesse ». Après dix ans de pouvoir de l'oligarchie, Arturo Alessandri Palma est élu. Il représente le lien manquant mais provisoire entre une élite et les « chers pauvres » (queridas chusmas en espagnol). Malgré cela, la crise continue et Alessandri renonce au pouvoir après avoir promulgué la Constitution de 1925 qui donne naissance à une République de type présidentielle.

La baisse de la demande de nitrate et les premières luttes ouvrières causées par de mauvaises conditions de travail créent un climat d'instabilité sociale et politique au cours des années 1920. Le président Arturo Alessandri entreprend des réformes sociales et promulgue la Constitution de 1925. Mais la crise mondiale de 1929 plonge le Chili dans la récession et l'agitation sociale. Les gouvernements se succèdent ainsi que les coups d'État. Carlos Ibáñez del Campo devient président de facto en 1927 par la volonté du peuple, mais les conséquences de la Première Guerre mondiale (où le pays s'est déclaré neutre), la mauvaise politique économique et les moyens utilisés pour amoindrir les effets de la Grande Dépression ont eu des conséquences sur le salpêtre, produisant ainsi une crise économique où le Chili a subi une forte récession économique.

Ibáñez quitte son poste de président en 1932 et l'instabilité politique s'accentue par un coup d'État qui donne naissance à la République Socialiste du Chili qui dure seulement douze jours avant qu'Alessandri reprenne le pouvoir et redresse l'économie. L'arrivée d'Alessandri a pour effet d'amoindrir les tensions entre les partis politiques. Il y a aussi une crise sociale ; de nouveaux acteurs exigent des transformations dans la façon de gouverner le pays. Pedro Aguirre Cerda est élu président en 1938 grâce à une alliance (le Front populaire du Chili) qui s'oppose à l'élite au pouvoir. Des réformes sociales et politiques font du Chili un des pays les plus avancés du point de vue de la législation et de la protection sociale. Le cuivre remplace peu à peu le nitrate dans l'économie nationale (à cause de la demande mondiale et surtout en raison de la découverte de la mine de Chuquicamata). Industrialisation progressive du pays, augmentation du nombre d'ouvriers.

Le gouvernement de Aguirre Cerda entraîne une période de radicalisme et réussit divers changements, principalement économiques en posant les bases de l'industrialisation chilienne à travers la création de la CORFO. Au niveau géopolitique le pays réclame le Territoire chilien de l'Antarctique. Les réformes s'arrêtent brutalement avec la mort du président. Juan Antonio Ríos, son successeur, doit affronter l'opposition et les pressions des États-Unis pour déclarer la guerre à l'Axe durant la Seconde Guerre mondiale, ce qui est fait le 20 janvier 1943. Avec l'appui du Parti communiste, le radical Gabriel González Videla est élu Président en 1946. Cependant, le début de la Guerre froide oblige à interdire le parti communiste à travers la Loi de Défense de la Démocratie (Ley Maldita). En 1952, Ibáñez reprend le pouvoir et est élu cette fois ci, mais il perd son importance aux yeux de la population à travers des réformes libérales.

En 1958, l'indépendant de droite Jorge Alessandri est élu. Il doit affronter les conséquences du Tremblement de terre de Valdivia de 1960, le plus fort jamais enregistré, ainsi que l'organisation de la Coupe du monde de football, en 1962. S'établit alors le système des los très tercios (trois tiers) composés par la Droite, le Democratie chrétienne et la Gauche de l'Unidad Popular. Ayant peur de la victoire de la Gauche (l'Unidad Popular), la Droite soutient le démocrate chrétien Eduardo Frei Montalva qui est élu en 1964. Le président tente de réaliser la Revolución en Libertad (La Révolution en Liberté) au travers de nombreuses réformes comme la Réforme agraire et la chilénisation du cuivre (appropriation privé par des chiliens de mines appartenant aux États-Unis auparavant). À la fin de son mandat, la tension politique produit une série d'affrontements. L'obstruction de la droite au Congrès augmente.

Les États-Unis n'ont pas trouvé utile d'aider un candidat anti-marxiste, principalement parce qu'ils pensent qu'Alessandri va remporter les élections de septembre. Cependant, des moyens financiers vont indirectement aider Alessandri, par la compagnie ITT (International Telephone & Telegraph) (environ 350 000 dollars États-uniens). Il n'y a pas de comparaison possible avec ce que les entreprises ont donné durant la campagne de Frei, quand il existait une assistance électorale .

À Washington, Richard Nixon ordonne d'éviter qu'Allende devienne président. La CIA met en place deux plans pour empêcher qu'Allende prennent ses fonctions grâce au vote du congrès (ce dernier votera le 24 octobre), qui seront connus comme le Track One et le Track Two:

Le 4 septembre 1970, à sa quatrième tentative, le candidat de l'Unité populaire, Salvador Allende, arrive en tête de l'élection présidentielle avec 36,6 % des suffrages et devance le conservateur Jorge Alessandri (34,9 %) et le démocrate chrétien Radomiro Tomic (27,8 %). En l'absence de nouveau tour de scrutin, celui qui arrive en tête doit être confirmé par le Congrès, dominé par les démocrates chrétiens et les conservateurs. Le score d'Allende est pourtant en retrait de trois points par rapport à sa précédente candidature en 1964. Le 24 octobre 1970, les socialistes (alors partisans de l'instauration d'un État révolutionnaire depuis le congrès de Chillàn en 1967) obtiennent des démocrates chrétiens l'investiture d'Allende en échange de la promesse de respecter les libertés et la légalité. Les alessandristes ont peur du gouvernement socialiste, alors que les allendistes et les démocrates-chrétiens expriment leurs joies dans la rue.

Devenu ainsi le premier président élu démocratiquement sur un programme socialiste et disposant d'une majorité parlementaire grâce aux soutiens des démocrates-chrétiens, Allende intensifie les réformes de son prédécesseur. Les mines de cuivre (qui représentent les trois quarts des exportations) avaient été nationalisées à 51 % par Eduardo Frei Montalva, Allende exproprie la partie restante sans indemniser les compagnies américaines. Il accentue sensiblement la politique de redistribution des terres en faveur des paysans pauvres. Beaucoup d'autres entreprises sont réquisitionnées ou nationalisées (dont neuf banques sur dix).

Si les résultats économiques de la première année au pouvoir d'Allende sont bons, les deux années suivantes vont être catastrophiques. L'inflation explose (508 % entre décembre 1972 et décembre 1973), le PIB se contracte (-5,6 % par an) et la monnaie chilienne perd de sa valeur. La politique monétaire trop expansionniste et la chute du prix du cuivre d'1/3 environ de 1970 à 1972 sur les marchés mondiaux expliquent en grande partie ces résultats désastreux. Le gouvernement tente d'enrayer la crise en fixant les prix des denrées ce qui se traduit par un développement du marché noir et des pénuries. En 1972 commencent les marches des casseroles vides par lesquelles les ménagères expriment qu'elles n'ont plus rien à cuire.

Malgré cette crise de la société chilienne, la popularité du gouvernement s'accroît puisque les élections législatives de 1973 lui apportent 43 % des voix. Néanmoins il perd le soutien des démocrates-chrétiens qui s'allient avec les conservateurs et la nouvelle opposition (Confederación Democrática) obtient donc la majorité au parlement avec 57 % (en dessous des 60 % qui leur aurait permis de destituer légalement le président Allende). Allende décide alors de gouverner par décret, ce qui lui évite de passer par le Parlement. Allende tente aussi d'obtenir le soutien actif de la population, des milices ouvrières se constituent dans les villes et les campagnes pour entretenir la légitimité révolutionnaire du gouvernement. L'opposition conservatrice et les démocrates chrétiens, incapables d'enrayer les réformes d'Allende du fait de la marginalisation du parlement, mobilisent à leur tour la rue. Ils organisent ou apportent leur contribution à une série de révoltes et de manifestations. La plus célèbre étant la grève des camionneurs, qui paralysent le pays alors que son économie est déjà très affaiblie par les réformes d'Allende. Dans le même temps on assiste à la montée en puissance de groupes paramilitaires d'extrême-droite et le pays vit une guerre civile larvée où s'opposent les milices d'extrême gauche (MIR) à ces dernières.

Si les opérations Track I et Track II sont bien abandonnées après la prise de pouvoir d'Allende, les EU continuent de chercher à affaiblir Allende. Les crédits accordés par les américains au Chili passe de 300 à 30 millions de dollars et si dans le même temps l'aide des pays socialistes et européens surcompense cette perte (600 millions de dollars de nouveaux crédits), le Chili demeure très dépendant des EU (notamment pour des pièces détachées) et les répercutions néfastes de cette politique sont nombreuses . La CIA est également active, elle disposera sur ces 3 années d'un budget de sept millions de dollars pour soutenir l'opposition démocratique à Allende. Elle l'employera principalement pour aider les partis politiques (démocrates-chrétiens et conservateurs, qui recevront la moitié de l'aide), les journaux anti-Allende (El Mercurio, le plus grand quotidien du pays bénéficiera à lui seul d'un cinquième de l'aide) et dans une moindre mesure des organisations privées. Les groupes paramilitaires d'extrême-droite sont par contre délaissés, Patrie et Liberté ne recevra que 1 000 dollars entre 1970 et 1971 puis plus rien . Les autorités américaines rechignent à aider les grévistes anti-Allende. La proposition d'un soutien a été abordée plusieurs fois au sein du Comité 40 (chargé de définir et de contrôler les activités de la CIA) mais elle a toujours été repoussée. Une partie des fonds fournis par la CIA aux partis d'opposition et aux organisations privées aurait néanmoins était détournée par ces derniers pour supporter les camionneurs. , Réagissant aux nationalisations effectuées par le gouvernement d'Allende, plusieurs firmes américaines dont l'ITT apportent leur concours à cette stratégie.

Même si de sérieux doutes sont permis, il n'existe toutefois aucun élément permettant d'affirmer que les États-Unis ont directement participé au coup d'État proprement dit du 11 septembre 1973. Si l'administration Nixon fut enchantée du coup de 1973, le rapport de la Commission Church, en 1976, a conclu que les États-Unis n'avaient pas eu de rôle direct dans l'événement. Kissinger affirme par ailleurs que les grandes manoeuvres américaines, dont il ne faut pas perdre de vue qu'il était le principal coordinateur, étaient terminées à l'époque du coup.

En mars 1973, les démocrates chrétiens et les conservateurs obtiennent ensemble 59 % des voix aux élections législatives alors que l'Unité populaire d'Allende obtient son meilleur score, le mettant à l'abri d'une destitution si l'opposition avait obtenu les deux tiers des voix et des sièges.

Durant l'été 1973, de multiples grèves et des insurrections menacent la stabilité du pays alors que Allende n'hésite pas à déclarer : « Si la révolution ne peut passer en souplesse, elle passera en force. » Le 23 août 1973, le président Salvador Allende, nomme Pinochet général en chef des armées à la suite de la démission de Prats.

Le 11 septembre 1973, un coup d'État mené par le général Augusto Pinochet, renverse Salvador Allende, mort par balles (suicide) dans le palais de la Moneda.

Les opposants sont arrêtés, torturés, déportés ou exécutés alors que les démocrates chrétiens et les conservateurs, soulagés par le coup d'État, espèrent récupérer le pouvoir. Mais la junte militaire, dirigée par le général Pinochet, le conserve jusqu'en 1990, imposant une dictature. Le cinéaste Chris Marker a filmé l'accueil des réfugiés (certains ayant été frappés) à l'ambassade de France juste après le coup d'État. Un membre d'un parti de gauche est abattu sans sommation à la porte de l'ambassade. Le film tourné en Super 8 s'intitule L'ambassade (1973, 20 minutes).

Cette junte est composée des commandants en chef des trois armées et du chef de la police. Elle dissout le congrès national, les conseils municipaux, les syndicats et les partis politiques. La liberté de la presse est abolie, le couvre-feu instauré. Tout ce qui est littérature de gauche est interdit.

Certes moins sanglante que chez ses voisins, la dictature du général Pinochet est responsable de la mort ou de la disparition de 2279 personnes publié en 1990 (par comparaison, la dernière dictature argentine est responsable de trente mille morts en sept ans) ainsi que de l'emprisonnement de plus de 100 000 personnes. Le rapport dénombra que, sur un million d'exilés durant cette période, il y avait 160 000 exilés politiques.

En 1977, Pinochet confie l'économie du pays aux théoriciens de l'école de Chicago, les Chicago boys (adeptes de Milton Friedman),. Pendant cinq ans, la croissance atteint 8 % par an alors que le taux d'analphabétisation régresse et que l'espérance de vie passe de 63,6 ans en 1975 à 74,4 ans en 1990 (période appelée le Miracle chilien).

Dans le domaine géopolitique en 1978, le Chili et l'Argentine s'affrontent dans le Conflit du Beagle pour prendre possession de quelques petites îles australes. Ce conflit a failli provoquer une guerre entre les deux pays, mais le pape Jean-Paul II a calmé les ardeurs des gouverneurs.

Au début du gouvernement militaire, le général Leigh pose le problème qu'il est nécessaire d'établir une nouvelle Constitution remplaçant la Constitution de 1925 qui selon (selon Leigh) a apporté la crise institutionnelle. La Comission Ortúzar est chargée de mettre en place une nouvelle constitution, présidée par le juriste Enrique Ortúzar et Jaime Guzmán. En 1978, Pinochet ordonne que ce projet de constitution soit donné au Conseil d'État du Chili, qui va rédiger la constitution. Pour faire approuver par le peuple la constitution, Pinochet organise un plébiscite qui a lieu le 11 septembre 1980. Il n'a eu aucune opposition dans cette pseudo-démocratie. Eduardo Frei Montalva recommande de voter Non, à ce plébiciste car sa confiance envers Pinochet s'est vite dégradée en voyant qu'il est resté en place au pouvoir. Il n'y a pas eu de registres électoraux ni même de tribunaux électoraux. Le plébiciste donne 67 % pour le Oui, un résultat plus élevé que dans la réalité selon certains dires. Cependant il y a eu beaucoup d'irrégularités qui n'ont pas été entendues, comme par exemple les votes blancs ont été pris en compte comme Oui. Les militaires restent au pouvoir pendant encore huit ans conformement à la Constitution.

La constitution de 1980 met en place diverses règles et institutions qui seront en place lors du retour à la démocratie. Tout d'abord, il y a la diminution du pouvoir du Congrès et l'établissement d'un Tribunal Constitutionnel qui contrôlera toute nouvelle proposition de loi. Il y a aussi la fondation du Conseil de Sécurité Nationale, présidé par le président de la République.

Dans cette constitution, on peut noter une part relativement keynésienne car l'on considère que l'État doit agir dans l'économie, le social et la culture.

Pour ce qui est du domaine purement politique, il y a le remplacement du système de proportionel par le système binominal lors des élections et l'établissement d'un second tour dans les élections présidentielles quand personne n'a atteint la majorité absolue. La durée du mandat présidentiel est de huit ans (il changera par la suite à six puis quatre ans ). Pinochet garde le pouvoir pendant encore huit ans. Après cette période un candidat (qui serait Pinochet) appelle à un nouveau mandat de huit ans, si le peuple refuse il gouverne encore un an puis on met en place des élections démocratiques l'année suivante.

La crise économique qui se produit en 1982 (l'inflation était de 9,9 % en 1982 ) génère une série de protestations de la population contre le néolibéralisme et le régime politique. En 1985, l'économie du pays revient au vert. Cette période est appelée comme le Second Miracle. Il est nommé ainsi à cause des privatisations de la plupart des entreprises publiques et la baisse des dépenses publiques. Ceci a pour conséquence de voir une augmentation de la pauvreté et le creusement de l'écart entre les plus riches et les plus pauvres.

En 1988, il demande la prolongation de son mandat par référendum mais n'obtient que 44,01 % d'approbation contre 55,99 % qui demandent son départ et la fin de la dictature,,,. Il organise alors une transition en douceur lui garantissant une immunité constitutionnelle.

Après la défaite d'Augusto Pinochet lors du plébiscite 1988 , la constitution a été amendée pour provoquer des élections, élire de nouveaux sénateurs, diminuer le rôle du Conseil de Sécurité Nationale et mettre autant de membres civils que de militaires (soit quatre membres chacun). Beaucoup de politiciens chiliens considère ce Conseil de Sécurité comme des restes du régime autoritaire. Tout est fait pour réformer la constitution.


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Billet avion au départ de Mulhouse (France)
 

Mulhouse

Présentation

Mulhouse (en alsacien Milhüsa, en allemand Mülhausen) est une ville de l' Est de la France, située dans le sud de la région Alsace, dans le département du Haut-Rhin. C'est une ancienne république indépendante fondée, selon la légende, en 58 av. JC et "réunie" à la France le 4 janvier 1798. Elle fait partie de la Haute-Alsace, subdivision de la province historique d'Alsace.

Ancien pôle industriel d'importance reconverti dans les activités tertiaires, Mulhouse a longtemps été surnommée le « Manchester Français ». Ce glorieux passé industriel a marqué pour toujours Mulhouse et a forgé l'identité de la cité. Mulhouse bénéficie d'une position géographique remarquable à quelques minutes seulement des frontières avec l'Allemagne et la Suisse.

Mulhouse comptait au dernier recensement de 1999 environ 235 000 habitants dans son agglomération et constitue avec une aire urbaine de plus de 271 000 habitants le deuxième pôle économique et urbain d'Alsace après Strasbourg.

Ses habitants sont appelés les Mulhousiens et les Mulhousiennes. Mulhouse signifie étymologiquement : "maison du moulin". La ville est souvent surnommée la « cité du Bollwerk », du nom d'une tour, vestige des anciennes fortifications.

Géographie

Mulhouse est traversée par deux cours d'eau, la Doller et l'Ill, affluent du Rhin. La ville, située au coeur de la région des 3 frontières, se trouve a seulement 30 km de la Suisse et 14km de l'Allemagne. Elle constitue ainsi l'un des carrefours les plus importants de France. Sa position stratégique fait d'elle une ville ouverte sur l'Europe et un lieu de transit incontournable.

Mulhouse donne une importance particulière à ses quartiers, qui depuis 1994, disposent chacun d'un conseil de quartier.

Chaque quartier possède également une fête qui se déroule traditionnellement en été. Ces fêtes de quartier sont peu communes en France et sont de plus en plus imitées par les autres villes françaises.

Mulhouse intra muros est divisé en 16 quartiers (nombre d'habitant) ou regroupements de quartiers (sont cités ici les ensembles disposant d'un conseil) :

Les communes de l'agglomération mulhousienne sont regroupées au sein du Pays de la Région Mulhousienne, entité constituée au sens de la loi Voynet. Le Pays de la Région Mulhousienne est constitué de 4 intercommunalités et 4 communes non rattachées à une intercommunalité. Les intercommunalités:

Les 4 communes non membres d'une intercommunalité sont Galfingue, Heimsbrunn, Illzach et Pfastatt.

L'intercommunalité et l'absence de réelle unité de l'agglomération sont un sujet assez délicat et quelque peu handicapant au niveau de la politique locale. Le problème donne régulièrement lieu à des conflits d'ordre politique entre les intercommunalités.

Avec plus de 15 000 habitants, Wittenheim et Illzach sont respectivement les quatrième et cinquième communes les plus peuplées du Haut-Rhin. Viennent ensuite avec plus de 12000 habitants Rixheim, Riedisheim et Kingersheim puis Pfastatt , Lutterbach , Brunstatt , Morschwiller-le-Bas, et Didenheim. Les zones commerciales Kingersheim-Wittenheim (Kaligone-Pôle 430), Île-Napoléon ainsi que l'Usine Peugeot-Citroën constituent les principaux pôles d'activité de l'agglomération.

Les communes de la banlieue proche sont celles qui sont incluses dans la ville, celle qui sont dans la banlieue lointaine sont plus éloignées mais fortement dépendantes de Mulhouse.

Mulhouse est une ville très cosmopolite : avec 15,2% d'étrangers elle possède le taux le plus important d'Alsace et surtout de France dans sa catégorie. En 2004, la ville comptait près de 21 000 étrangers pour 112 002 habitants. (source "La présence étrangère en Alsace" )


Informations sur Mulhouse plus d'infos sur Mulhouse
 
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Billet avion au départ de la France
 

France

Présentation

La France, officiellement la République française (souvent appelée l'hexagone dans la presse), est un pays constitué d'un territoire situé en Europe et nommé Métropole ainsi que de territoires situés outre-mer. La France est l'État de l'Union européenne dont le territoire européen est le plus étendu. Ce territoire, situé en Europe occidentale, est bordé par l'océan Atlantique à l'ouest, par la Manche (qui la sépare du Royaume-Uni) et la mer du Nord au nord, par la Belgique, le Luxembourg, l'Allemagne, la Suisse et l'Italie à l'est, et par la mer Méditerranée, l'Andorre, Monaco et l'Espagne au sud. Par les DOM-TOM, la France est également bordée par les Pays-Bas, le Brésil, le Suriname, l'Australie, mais aussi par l'océan Pacifique, l'océan Indien, la mer des Caraïbes, etc.

La France est, parmi tous les grands États européens, le plus anciennement constitué, autour d'un domaine royal initialement centré sur l'Île-de-France, sa capitale étant Paris. Membre du Conseil de l'Europe, c'est l'un des pays fondateurs de l'Union européenne, de la zone euro et de l'espace Schengen. Elle est l'un des cinq membres permanents du Conseil de sécurité des Nations unies et fait partie de l'Union latine, de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), de la Francophonie et du Groupe des huit (G8).

Les valeurs qu'elle défend et auxquelles elle est très attachée se fondent sur la démocratie et les droits de l'homme et du citoyen de 1789, dont elle est la patrie d'origine.

Militairement, la France est membre de l'Organisation du traité de l'Atlantique Nord (OTAN) - elle s'est retirée en 1966 de l'organisation militaire intégrée pour y revenir partiellement en 2002 - et dispose de la dissuasion nucléaire.

Son économie est de type capitaliste avec une intervention étatique non négligeable depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Néanmoins, depuis une trentaine d'années, des réformes successives ont entraîné un désengagement progressif de l'État de plusieurs entreprises publiques.

Au cours du « Grand Siècle », la France a été façonnée par les arts et la philosophie. Berceau des « Lumières », elle a influencé les révolutions américaines, puis la Révolution française a insufflé l'élan et l'exemple démocratique dans le monde entier, développant des valeurs de liberté, d'égalité, de fraternité et de laïcité. La culture française rayonne au-delà du cadre européen : du fait des explorations de la Renaissance, des XVIIIe et XIXe siècles, la France a diffusé sa culture et sa langue à de nombreux peuples, au Canada, en Afrique, mais aussi dans quelques régions du Moyen Orient, d'Asie et du Pacifique. Sa gastronomie est de réputation mondiale. De nos jours la France subit de plus en plus l´influence culturelle des États-Unis.

Le français est la langue officielle de la République, mais on y compte aussi 77 langues régionales.

Histoire

La France actuelle, pays de langue romane mais de superstrat germanique, occupe la plus grande partie des anciennes Gaules celtiques, conquises par Jules César, mais elle tire son nom des Francs, un peuple germanique, dont le nom signifie « hommes libres », qui se forma tardivement et s'installa sur une partie des terres de l'Empire romain.

Francia désigne à l'origine la région du nord de l'Europe, peuplée, ou plutôt dominée, par un peuple de guerriers germaniques qui se nomment eux-mêmes les Francs. Francia n'a alors pas une connotation politique mais plutôt géographique ou sociologique, comme Maghreb ou Balkans au XXIe siècle. Le peuple franc est avant tout un peuple de guerriers qui élit un chef de guerre nommé roi des Francs, et se place librement sous son autorité pour les affaires militaires. La guerre étant considérée comme la valeur par excellence de l'homme libre, franc finit par devenir synonyme de libre.

En 1204, le mot Francia désigne, pour la première fois, le territoire sur lequel s'exerce l'autorité de ce roi des Francs, qui commence sporadiquement à se nommer rex Francie. Cette autorité se limite encore à celle qu'autorise le lien de vassalité, et ne porte donc que sur les seigneurs eux-mêmes, à l'exclusion de leurs territoires, de la population de ceux-ci, et même des propres vassaux de ces seigneurs. On peut donc par exemple rapprocher cet événement de l'utilisation à partir de 1957 d'Europe dans un sens politico-économique. Ceci ouvre toutefois la porte au concept d'une autorité civile du roi sur un territoire. Mais il faut attendre le XVe siècle pour que ce concept soit reconnu, bon gré mal gré, sinon accepté (guerre folle), par la plupart des seigneurs.

Au début du XVIe siècle le concept de « chose publique » fait une réapparition timide après avoir disparu avec la chute de l'empire romain. En 1499, le contrat de mariage du roi de France, qui dispose de la propriété de la France, tente, sans succès, de constituer un engagement non seulement entre les signataires, mais aussi entre leurs descendants, et même leurs successeurs. La nationalité française est définie à cette époque.

C'est aussi vers cette époque qu'un embryon d'État commence progressivement à se mettre en place. Jusqu'au milieu du XVIe siècle, le roi est un nomade qui se déplace avec toute son administration, ne restant jamais plus de quelques semaines dans la même résidence, ce qui limite singulièrement les possibilités de centralisation des fonctions étatiques.

Au début du XVIIe siècle, la politique étrangère de la France commence à dépasser les seules agressions militaires directes. Richelieu introduit la diplomatie comme une façon de faire mener ses guerres par d'autres pays.

La révolution française constitue l'acte de naissance de la Nation française, et du peuple français en tant qu'acteur politique. Il ne s'agit alors pourtant encore que de concepts tout théoriques. Ce sont les guerres napoléoniennes, et surtout les grandes guerres de 1870, 1914 et 1939 qui font de la Nation française une image mentale partagée par les Français. Les difficultés économiques liées à la mondialisation du début et de la fin du XXe siècle exacerbent (comme dans le reste de l'Europe) ce sentiment national en un nationalisme.

La présence humaine sur le territoire de la France actuelle remonte au Paléolithique inférieur. L'un des sites les plus anciens (- 1 800 000 ans), contesté par certains auteurs, est le site de Chilhac (Haute-Loire). Plusieurs sites français ont donné leur nom à des faciès culturels, tels que l'Acheuléen, le Moustérien, le Solutréen ou le Magdalénien. Le territoire national compte un nombre important de grottes ornées du Paléolithique supérieur dont la plus connue est sans doute Lascaux (Dordogne, -15 000). À partir de -7000 environ, la région entre dans le Néolithique, le plus ancien village connu étant le site de Courthézon (Vaucluse), daté de 4560 av. J.-C. environ.

Arrivés vers -900 sur le territoire de la France actuelle, les Celtes en occupent l'ensemble au IIIe siècle av. J.-C.. Vers 680 av. J.-C., le littoral méditerranéen voit l'arrivée des premiers colons grecs, avec la fondation du comptoir d'Antibes.

La Gaule passe sous la domination romaine vers 125 av. J.-C. pour la Gaule narbonnaise, et en 51 av. J.-C., après la guerre des Gaules, pour le reste du territoire. Sous l'Empire, une civilisation gallo-romaine prospère se développe, apportant à la France une base de culture latine et conduisant indirectement à la christianisation, qui s'opère lentement du IIe au VIe siècle.

La Gaule connaît à partir du Ve siècle l'époque des migrations barbares, avec la présence de plusieurs peuples, notamment les Burgondes, les Wisigoths et les Francs.

Une grande partie des régions constituant la France actuelle sont réunies sous Clovis en 507 (réunion sous la domination franque, ou regnum francorum, des Alamans, des Burgondes et des Wisigoths au nord des Pyrénées). Ce « royaume des Francs » qui s'exerce sur ce que l'on appelait encore la Gaule tire sa légitimité et son unité de sa romanité culturelle. Mais il est partagé puis réuni à de multiples reprises au gré des héritages des héritiers de Clovis (dynastie des Mérovingiens). Ces royaumes ultérieurs s'appellent Neustrie (Paris), Austrasie (Metz), Bourgogne (Chalon), Aquitaine (Bordeaux).

À partir du milieu du VIIIe siècle Pépin le Bref, roi des Francs non mérovingien, étend considérablement le royaume des Francs, bientôt érigé en Empire par son fils Charlemagne et son petit-fils Louis le Pieux. Après la mort de Louis, son domaine est partagé en trois parties où l'autorité centrale s'effondre rapidement, ramenant l'organisation de la région à la situation antérieure : la Francia orientalis (à l'est), la Francia occidentalis (à l'ouest) et entre les deux l'éphémère Lotharingie, domaine d'un empereur très théorique. La partie orientale correspond à ce qui devint plus tard l'Allemagne et la partie occidentale, à la France. C'est de 842, avec les serments de Strasbourg passés entre les petits-fils de Charlemagne, que date la source la plus ancienne attestant l'usage de deux langues différentes de part et d'autre du Rhin (le tudesque et le roman). Ce texte a donc souvent été présenté comme l'acte fondateur de la France (et de l'Allemagne). Des descendants de Charlemagne  »” les Carolingiens  »” conservent une influence symbolique sur des territoires correspondant très grossièrement à la France jusqu'en 987, date à laquelle le duc Hugues Capet est élu roi des Francs.

Hugues Capet, en modifiant les règles de succession, crée les conditions qui permettront, au long des siècles suivants, la constitution de la France. Ses descendants, les Capétiens règnent alors sur la France, en trois dynasties successives (Capétiens directs, Valois et Bourbons), jusqu'en 1792 lorsque Louis XVI est déposé lors de la Révolution française, puis durant un intermède de trente ans, de 1814 à 1848.

Les premiers rois de la dynastie étendent progressivement le domaine royal, consolident la royauté franque malgré l'opposition des Plantagenêts, qui se matérialise par la guerre de Cent Ans. Mais ce n'est qu'à la fin du XIIe siècle que Philippe Auguste étend pour la troisième fois en un millénaire l'autorité du roi des Francs des Pyrénées à la Manche. C'est à cette époque qu'on commence à employer l'expression royaume de France, et que celui-ci acquiert un poids comparable à celui de l'Angleterre ou du Saint Empire romain germanique. Les derniers siècles du Moyen Âge, marqués par les crises de la Guerre de Cent Ans et de la peste noire, renforcent finalement l'autorité royale, qui ne devient incontestable qu'au XVe siècle, avec Louis XI.

À la fin du Moyen Âge l'Espagne des rois catholiques et les possessions des Habsbourg s'unissent, ce qui donne naissance à l'empire de Charles Quint. François Ier et son fils Henri II luttent contre cette nouvelle puissance avec des succès et des revers. Mais les guerres de religion qui marquent la seconde moitié du XVIe siècle et le règne des derniers Valois (François II, Charles IX, Henri III) éloignent la France du théâtre européen.

Il faut attendre Henri IV, puis Louis XIII et son ministre Richelieu, pour que la prépondérance espagnole soit remise en cause au profit de la France. Malgré la disparition prématurée de ces acteurs, l'équilibre des forces est rétabli puis renversé, par de grands politiques comme Mazarin, notamment en 1648 (traité de Westphalie) et 1659 (traité des Pyrénées).


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