Billets d'avion - Comparer tous les vols. Trouver et acheter le billet avion le moins cher parmis les vols de tous les voyagistes, companies aériennes regulières et charter, nationales et lowcostHôtels - Comparer les offres de chambres d'hôtel. Louer une chambre d'hôtel en 1 clicVoitures - Comparer les offres de locations de voiture pour la durée complète de votre séjour ou weed-end. Louer une voiture en 1 clicSéjours - Comparer les offres de locations, croisières, circuits, week-ends, thalasso.. et voyager moins cher. Formules Tout Compris / All Inclusive, Vol+Hotel, Dernières Minutes. Un voyage sur mesure en 1 clicCircuits - Comparer les offres de circuits et voyages accompagnésCroisières - Comparer les offres de croisières
 Vous êtes ici : Billet avion > Billet avion de Bordeaux à Fort-de-France

Billet avion Bordeaux Fort-de-France

Liens
  Billet d'avion Bordeaux Fort-de-France
Vol Bordeaux Fort-de-France
Vol sec Bordeaux Fort-de-France
Billets avion Billets avion
 
_
_
Recherche de billets avion Bordeaux Fort-de-France
_
 

Type de trajet :
Ville de départ
Ville d'arrivée
Départ le  Départ le
Retour le
 Retour le
Classe Adultes
Vol direct Enfants
Bébés
Comparer avec eDreams (nouvelle fenetre)
Rechercher
 
_
Vous recherchez le meilleur prix pour votre billet avion Bordeaux - Fort-de-France ? Trouvez votre Billet avion pour Fort-de-France pas cher avec Jetcost. Comparez les meilleurs tarifs : promotions, billet avion moins cher, voyages degriffes et offres de derniere minute pour Fort-de-France parmi de nombreuses agences de voyage en ligne, de compagnies aériennes régulières et low cost.

Jetcost vous permet de trouver votre billet avion pas cher à destination de tous les aéroports de Fort-de-France.

Avec Jetcost, faites votre réservation pour Fort-de-France au départ de Bordeaux en quelques clics. Les vacances à Fort-de-France sont au meilleur prix avec Jetcost.com : reservez votre billet avion Bordeaux Fort-de-France, votre hotel et même votre voiture de location pour découvrir Fort-de-France , destination dépaysante.

Grace au comparateur de billet avion Bordeaux Fort-de-France Jetcost, effectuez votre recherche instantanement et reserver votre billet avion Bordeaux - Fort-de-France pas cher en un petit clic.

Billet avion pour Fort-de-France (Martinique)
 

Fort-de-France

Présentation

Fort-de-France est une ville française située dans le département français d'outre-mer de la Martinique. Ses habitants sont appelés les Foyalais.

C'est le Gouverneur Jean de Baas qui fonde en 1669 la ville de Fort de France. Mais c'est son successeur le Comte de Blénac qui achèvera la construction de la ville et de son fort.

Fort de France est le chef-lieu de la colonie puis du département de la Martinique depuis 1692. A Fort de France se trouve la Préfecture, l'Hôtel du Département, l'Hôtel de la Région, l'Archevêché, le Centre Hospitalier Universitaire, l'Etat-major des forces armées aux Antilles-Guyane, le Palais de Justice, le Tribunal de Grande Instance et la Cour d'appel.


Informations sur Fort-de-France plus d'infos sur Fort-de-France
 
_

Billet avion pour la Martinique
 

Martinique

Présentation

La Martinique est à la fois une région d'outre-mer et un département d'outre-mer (numéro 972) français. Cette île était appelée « Madinina » - littéralement « l'île aux fleurs ». Elle est devenue française en 1635. Elle fait partie de l'archipel des Antilles est située dans la mer des Caraïbes, à environ 450 km au nord-est des côtes de l'Amérique du Sud, et environ 700 km au sud-est de la République dominicaine.

Préhistoire

Le peuplement de la Martinique est relativement récent. Les premiers, amérindiens, ont été archéologiquement attestés du Ier siècle. Aucune donnée fiable ne permet d'en faire remonter le peuplement à une période plus ancienne.

Les premiers habitants auraient été de culture saladoïde, du nom du site éponyme vénézuélien de Saladero. Ils viennent de la forêt amazonienne. Le nom d'arawaks qui leur est donné désigne plus largement une famille linguistique à laquelle se rattachent de nombreuses populations amérindiennes d'Amazonie dont les populations Kalina ou caraïbe.

Cette population produisait une céramique extrêmement décorée. Elle a occupé surtout les contreforts de la Montagne Pelée. Il s'agit d'une population néolithique pratiquant l'agriculture et la pêche-cueillette. Le site archéologique de Vivé, sur la commune du Lorrain, illustre parfaitement cette première occupation. Ce site d'habitat sur le bord de mer a fait l'objet de fouilles entre 1996 et 2001.

Le niveau d'occupation saladoïde est scellé par une couche éruptive de la Pelée datée du troisième siècle de l'ère chrétienne. La campagne de 1999 a fait apparaître une couche d'abandon en place recouverte par la cendre d'une éruption du volcan. Les populations les plus récentes semblent par contre s'installer préférentiellement dans la zone sud de la Martinique.

Dans leur phase la plus récente, elles se rattachent à la culture suazoïde, du nom du site éponyme vénézuélien de Suazeï, et ont été pendant longtemps désignées sous l'appellation de "caraïbe". Le site archéologique de la plage de l'Anse Trabaud, sur le littoral atlantique de la commune de Sainte-Anne, qui a été en partie fouillé par Louis Allaire, archéologue canadien, est un site de cette période finale, peut-être pratiquement contemporain de l'arrivée des premiers européens aux Antilles. Le site de la plage de Dizac au Diamant est lui daté du IXe siècle.

Ces populations ne sont pas des populations radicalement différentes des populations saladoïdes, comme on a souvent voulu le faire croire en suivant de trop près le témoignage de "chroniqueurs", premiers auteurs d'écrits sur les nouveaux territoires de l'Amérique. Ces chroniqueurs, souvent religieux, sont notre seule source écrite sur les premiers temps de la colonisation, les populations amérindiennes des Antilles ne possédant pas d'écriture.

Pour l'instant, on ne possède que peu de données sur les populations ayant occupé l'île entre le site de Vivé (vers 300) et l'occupation du Diamant (vers 800). La connaissance du néolithique antillais est encore très lacunaire, les études et les fouilles répondant aux critères modernes étant encore rares. Cependant, une thèse de doctorat a été soutenue en 2003 sur les premières occupations amérindiennes de la Martinique.

Il était, jusqu'à très récemment, couramment admis que les Arawaks avaient été exterminés par les Caraïbes. Cependant, il semble que cette affirmation ne soit plus aussi nettement acceptée (voir Peuple Caraïbe).

Histoire

Cet article ou cette section doit être recyclé en le réorganisant et en le clarifiant. En apposant le bandeau, merci d'énoncer les points à améliorer en page de discussion.

Christophe Colomb découvre la Martinique le 15 juin 1502, au cours de son quatrième voyage vers les « Indes ». Des versions contradictoires attribuent la paternité du nom à Christophe Colomb, au cours de son deuxième voyage, en 1493. Celui-ci aurait aperçu - de loin seulement - l'île le 11 novembre 1493, jour de la Saint-Martin : de ce fait, il lui aurait donné le nom de Martinica, ou Martinina (Petite Martine). Il n'y débarqua finalement que neuf ans plus tard. C'est en 1635, que Pierre Belain d'Esnambuc y installe la première colonie (Saint-Pierre), pour le compte de la couronne de France et de la Compagnie des Îles de l'Amérique.

Entre le quatrième voyage de Colomb et la prise de possession par les Français, la Martinique ne reste cependant pas sans contact avec les Européens. Si les Espagnols délaissent ces îles qu'ils jugent trop petites et peuplées d'Indiens dangereux, les Hollandais, les Français et les Anglais y font souvent relâche pour faire aiguade (ravitaillement en eau), s'approvisionner en vivres, et commercer avec les Amérindiens . Les premiers établissements français en Martinique sont Le Fort Saint-Pierre (actuelle ville de Saint-Pierre) fondé par d'Esnambuc, et la ville du Fort-Royal (actuellement Fort-de-France) fondée par les Gouverneurs De Baas et Blenac.

Durant les premières décennies de l'occupation française, l'île est productrice de denrées coloniales fournissant de forts profits : tabac (petun), roucou, indigo, cacao, le tabac de la Martinique étant alors très apprécié. La crise du tabac de la seconde moitié du XVIIe siècle ruine les premiers planteurs qui se tournent vers la production de sucre. La monoculture de la canne à sucre va bientôt modeler le paysage et devenir partie intégrante de la culture créole. Elle dominera l'économie du pays jusqu'à la seconde moitié du XXe siècle.

La culture de la canne à sucre telle qu'elle est pratiquée dans l'habitation sucrière demande une importante main-d'oeuvre que la métropole n'est pas susceptible de fournir. Si la culture du tabac ou de l'indigo avait pu se faire avec les "engagés", seule la traite d'esclaves noirs provenant des côtes de l'Afrique est susceptible de fournir les effectifs nécessaires à la culture de la canne à sucre.

Les engagés venaient sous contrat avec un planteur pour une durée de trois ans (d'où leur surnom de "trente-six mois"). Le planteur couvrait les frais du voyage et exigeait ensuite de l'engagé un travail semblable à celui de la main d'oeuvre servile. Mais, à la différence de l'esclave, s'il réussissait à survivre aux terribles conditions de vie et de travail qui lui étaient imposées, l'engagé recouvrait sa liberté à l'issue des trois années de son contrat et se voyait allouer une terre lui permettant de devenir à son tour planteur.

La culture de la canne est donc à l'origine de la mise en place du commerce triangulaire (Europe, Afrique, Amérique) qui entraîne rapidement l'afflux d'une population africaine servile vers les possessions françaises de l'Amérique, population qui dès la fin du XVIIe siècle dépasse rapidement et de beaucoup la population blanche des origines.

Les Amérindiens, constituant probablement une population à la densité relativement faible, sont peu à peu repoussés vers la côte atlantique avant d'en être finalement chassés, dans les années 1670. Cependant, une frange de cette population "caraïbe" demeure sur place dans un fort état d'acculturation se fondant petit à petit dans le reste de la population.

Le commerce du sucre entraîne une intense activité maritime à la Martinique au cours du XVIIIe siècle. Si le circuit effectué par certains navires passe par l'Afrique pour y charger une cargaison d'esclaves avant de l'échanger en Martinique contre des denrées coloniales, d'autres, encore plus nombreux, font le voyage directement, en "droiture", entre les ports français (Bordeaux, Nantes) et la colonie. Les profits de la vente d'une cargaison d'esclaves sont tels qu'il faut le plus souvent plusieurs voyages en droiture pour acheminer la contre-valeur en denrées coloniales des esclaves vendus. Le manque chronique d'espèces métalliques dans les îles se faisant ressentir pendant toute la période coloniale, la plupart des échanges se font sur le mode du troc. Cette navigation commerciale suscite la convoitise des autres grandes nations européennes, essentiellement les Hollandais et les Anglais. Un état de guerre permanent caractérise l'époque coloniale, et la course et la piraterie maintiendront le danger, même au cours des périodes de paix.

Les Hollandais rapidement évincés dès la seconde moitié du XVIIe siècle, la lutte se concentre entre les Français et les Anglais (et, après 1707, date de la fondation du Royaume-Uni, les Britanniques). Tous les grands conflits européens ont leur composante caraïbe. C'est notamment le cas de la guerre de Sept Ans qui vaudra à la France la perte de nombreuses possessions au profit de la Grande-Bretagne. La Martinique deviendra ainsi, par deux fois, possession britannique, mais pour d'assez courtes périodes. Elle restera définitivement française après 1816.

Au XIXe siècle, l'activité économique de la Martinique bénéficie de la perte par la France de Saint-Domingue, principale colonie française des Antilles au XVIIIe siècle. Saint-Pierre, capitale de la Martinique et principale ville des Antilles au XIXe siècle, connaît alors une prospérité que seule l'éruption volcanique catastrophique de la Montagne Pelée du 8 mai 1902 viendra interrompre, et dont elle ne se remettra jamais complètement.

Les conditions de travail des esclaves étaient extrêment difficiles. Le taux de mortalité était tellement élevé que l'importation d'esclaves noirs s'accentua pour remplacer les « pertes ». On a importé uniquement dans l'île de Martinique plus d'esclaves que dans l'ensemble des colonies britanniques qui formeront plus tard les États-Unis d'Amérique.


Informations sur la Martinique plus d'infos sur la Martinique
 
_

Billet avion au départ de Bordeaux (France)
 

Bordeaux

Présentation

Bordeaux (Bordèu en occitan gascon, Burdigala en latin, Commune-Franklin pendant la Révolution française) est une ville du sud-ouest de la France, chef-lieu de la région Aquitaine et du département de la Gironde. La commune est peuplée de 230 600 habitants (2007), tandis que l'aire urbaine compte 1 000 000 habitants et que l'axe Arcachon-Bordeaux-Libourne en compte 1 250 000. Ses habitants sont appelés les Bordelais. La ville est connue dans le monde entier pour ses vignobles, surtout depuis le XVIIIe siècle, qui fut pour elle un véritable âge d'or. Capitale de l'ancienne Guyenne (approximativement l'Aquitaine actuelle), Bordeaux fait partie de la Gascogne et elle est située en bordure des Landes de Gascogne. Une partie de la ville, le port de la Lune, est classée depuis juin 2007 au Patrimoine Mondial de l'Humanité par l'UNESCO pour l'ensemble urbain exceptionnel qu'il représente.

Devise

LILIA SOLA REGVNT LVNAM, VNDAS, CASTRA, LEONEM, « Les lis seuls règnent sur la lune, les flots, le château et le lion ».

Héraldique

Les armes de la ville sont « De gueules à la Grosse Cloche d'argent (château de quatre tours crénelées et couvertes d'argent et sommé d'un clocher du même portant une cloche aussi d'argent, le tout) maçonnée de sable, surmontée d'un léopard d'or et posée sur des ondes d'azur mouvant de la pointe et chargées d'un croissant d'argent ; au chef cousu de France Ancienne. »

Dans les anciennes armoiries de la Ville de Bordeaux, les Fleurs de lis représentent les armes des rois de France ; le léopard rappelle les armes de la province de Guyenne dont Bordeaux était la capitale ; le Château reproduit les tours de l'ancien hôtel de ville dont il reste aujourd'hui la Grosse Cloche ; le Croissant figure la courbe décrite par la Garonne devant la ville qui était nommée "port de la Lune" ; les eaux du fleuve baignent les tours de l'hôtel de ville.

Les croissants entrelacés qui sont les petites armoiries ou le chiffre de Bordeaux ont pour origine le croissant symbolique qui figure seul dans les armes de la ville. Ils furent aussi le chiffre de Diane de Poitiers.

Ils apparaissent au milieu du XVIIe siècle. Au XVIIIe siècle, on les trouve fréquemment par exemple sur le fronton de la fontaine Saint-Projet (1736). De nos jours, ils figurent un peu partout et marquent discrètement tout ce qui est la propriété de la ville.

Pour couronne, Bordeaux a une couronne murale à sept créneaux (ville de premier ordre) d'or. En lieu et place de cette couronne murale, on fait souvent figurer sur les armes de cette ville une couronne comtale, qui rappelle que la jurade de Bordeaux (conseil municipal, sous l'Ancien Régime) possédait le comté d'Ornon (comprenant approximativement les actuelles communes de Gradignan et de Villenave d'Ornon) depuis le XVIe siècle. Ainsi la ville de Bordeaux est l'une des très rares collectivités locales, en France, qui "porte" un titre de noblesse remontant avant la Révolution française !

Comme supports : deux antilopes blanches colletées d'une couronne fleurdelisée d'or et enchaînée du même.

Histoire

Bordeaux est fondée au IIIe siècle av. J.-C. sous le nom de Burdigala en latin, par les Bituriges Vivisques (littéralement 'Bituriges déplacés'), qui sont un peuple gaulois de la région de Bourges. Le premier emplacement est situé à l'embouchure de la Devèze, un affluent de la Garonne, proche de la Gironde. La naissance de Bordeaux n'est pas liée aux qualités du site, car, ville d'embouchure située sur une avancée du plateau landais, elle est longtemps cernée de marais pestilentiels. C'est précisément ce sens de "marais boueux" que conserve encore de nos jours une rivière appelée Eau Bourde passant au sud de la ville.

En 56 av. J.-C. est accueilli à Bordeaux le lieutenant de César, Publius Crassus et, en 52 av. J.-C., Bordeaux accueille le premier urbanisme romain. Bordeaux est à l'époque un emporium, c'est-à-dire un comptoir de commerce, contrôlant les routes de l'étain et du plomb entre les ports gaulois de la Loire et la République romaine. Burdigala se développe et finit par devenir une des villes les plus opulentes de la Gaule. Entre 40 et 60 sont implantés sur les coteaux nords de la rive gauche les premiers plants de vigne à l'origine du vignoble bordelais. En 70, elle est déclarée par l'empereur Vespasien capitale administrative de la province romaine d'Aquitaine qu'elle ravit à Mediolanum Santonum (Saintes) . La ville est particulièrement prospère sous la dynastie des Sévères (193-235), elle englobe alors le mont Judaïque, actuel quartier Saint-Sernin. De cet âge d'or datent des monuments illustres dont le forum (Pilliers de Tutelle) et le Palais Gallien (amphithéâtre pouvant contenir 15 000 personnes sur ses gradins en bois). Mais en 276, la ville est pillée et incendiée. Elle s'enferme alors dans une enceinte qui est construite en 286. Ses murs ont une hauteur de 10m et une largeur de 5m. On reconstruit également le port intérieur dans lequel s'écoule la Devèze par 26 bouches de bronze. La ville continue à briller pendant près d'un siècle, illustrée par ses poètes chrétiens (Ausone, 309-394) et ses saints (saint Paulin de Nole, 353-431).

Mais cette période de prospérité de Burdigala est interrompue par différentes invasions : les Vandales en 409, les Wisigoths en 414 et les Francs en 498. L'émir Abd al-Rahman pille la ville en 731, et Charles Martel la conquiert sur Eudes d'Aquitaine en 735. Au Xe siècle la ville est également pillée par les Normands : une bande menée par le chef viking Hasting met le siège fin 847. Le roi d'Aquitaine Pépin II ne fait rien pour aider la ville, et c'est Charles le Chauve qui détruit une flottille de neuf drakkars sur la Dordogne, mais ne peut faire lever le siège. Bordeaux est prise en février 848, mais les Grands d'Aquitaine élisent néanmoins Charles le Chauve roi d'Aquitaine le six juin.

Il faut attendre le XIIe siècle pour que Bordeaux retrouve sa splendeur. En effet, suite au mariage d'Aliénor d'Aquitaine, ancienne épouse de Louis VII, avec Henri II Plantagenêt en 1154, la ville devient anglaise. Elle le reste pendant trois siècles, tout comme l'Aquitaine, qui, prononcée à l'anglaise, devient la Guyenne. Bordeaux s'agrandit et se dote d'une deuxième enceinte. C'est au cours du XIIIe siècle que Bordeaux redevient prospère grâce au commerce du vin avec l'Angleterre. C'est à cette époque que la cathédrale Saint-André est construite. Son archevêque, Bertrand de Got, devient pape sous le nom de Clément V en 1305. De 1362 à 1372, sous le règne du Prince Noir, Bordeaux devient capitale d'un État indépendant, mais le Prince Noir doit renoncer à son projet d'ériger la Guyenne en État souverain.

En 1453, suite à la bataille de Castillon, la ville redevient une possession française et la guerre de Cent Ans s'achève. Mais la ville n'apprécie guère la tutelle du roi de France. Afin de surveiller la ville devenue hostile, le roi Charles VII fait bâtir à Bordeaux le château Trompette et le fort du Hâ. Le commerce du vin avec l'Angleterre s'arrête et la ville perd alors sa prospérité. En 1462, le roi Louis XI rend ses libertés à la ville en lui donnant un Parlement.

En 1548, Bordeaux est contaminé par la jacquerie des pitauds où 20 officiers gabelleurs sont tués, ansi que le lieutenant du gouverneur, le 21 août.

Le roi Henri II bloque Bordeaux (aide anglaise possible) et commence la répression. Bordeaux perd ses privilèges. Elle est désarmée, verse une amende, voit son parlement suspendu, 1 401 personnes sont condamnées à mort. La répression s'effectue ensuite dans la campagne où l'on pend les meneurs : ni les prêtres, ni les gentilhommes ne sont épargnés.

En 1562, Duras, capitaine protestant, échoue à prendre le château Trompette, avant d'être battu dans le Périgord par Monluc. Charles IX entre dans la ville le 9 avril 1565 lors de son tour de France royal (1564-1566), accompagné de la Cour et des Grands du royaume : son frère le duc d'Anjou, Henri de Navarre, les cardinaux de Bourbon et de Lorraine. Ce voyage est entrepris pour apaiser les guerres de religion. Les protestants on été éliminés de la ville, et un syndicat ou ligue de bourgeois se met en place dès 1563 pour conserver la religion catholique. Le massacre de la Saint-Barthélemy (24 août 1572 à Paris) se répète à Bordeaux le 3 octobre, où les protestants sont exterminés, le Parlement ayant planifié les opérations et les massacreurs étant excités par les prêches des prêtres catholiques. Le lieutenant du roi tente d'empêcher les tueries, mais le maire laisse lui aussi faire, le bilan se montant à 200 ou 300 morts.

En 1585, Montaigne est élu maire de Bordeaux par les Jurats. La ville s'apaise et trouve une nouvelle source de profit dans le commerce du pastel de Garonne.

Pendant les luttes de la Fronde entre la noblesse française et le roi, les bourgeois bordelais forment l'Assemblée de l' Ormée. Ce n'est qu'en 1653, après l'entrée du jeune Louis XIV dans la ville soumise par les armes, que Bordeaux est soumise. En 1675, les parlementaires laissent se développer la révolte du papier timbré, provoquée par une hausse des impôts. Le Parlement est exilé plusieurs années à Condom, et la ville doit loger plusieurs régiments.

Bordeaux connaît sa seconde apogée du milieu du XVIIe siècle jusqu'à la Révolution française. Cette prospérité provient à nouveau de son port. La ville commerce le vin, mais aussi le sucre colonial et les esclaves. Au même titre que Nantes, elle devient en effet un centre négrier et s'enrichit beaucoup grâce au commerce triangulaire. Les archevêques, les intendants et les gouverneurs installés par le roi, embellissent la ville, assèchent les faubourgs marécageux et insalubres et aménagent les anciens remparts. Les intendants Tourny et Boucher font, à moindre échelle, ce que fit 100 ans plus tard le baron Haussmann à Paris. L'architecte André Portier construit, à la place des portes fortifiées de la vieille ville, des arcs de triomphe majestueux comme la porte d'Aquitaine (place de la Victoire), la porte Dijeaux (place Gambetta/ Rue Porte Dijeaux), la porte de la Monnaie (quai de la Monnaie) ou encore la porte de Bourgogne (place Bir-Hakeim). La ville se dote également d'un opéra construit par Victor Louis.

L'architecte de Louis XV, Ange-Jacques Gabriel, crée à la demande de Tourny le Jardin public, voulu comme un espace vert et un haut lieu de promenade qui rencontre très vite la faveur des Bordelais. Gabriel construit aussi la vitrine de la ville : la place de la Bourse, magnifique ensemble XVIIIe de type versaillais, qui donne sur les quais. Elle sert dans un premier temps d'écrin à la statue équestre du roi Louis XV, statue fondue en 1792 et remplacée en 1869 par la fontaine des Trois Grâces, réalisée d'après des plans de Louis Visconti. La ville devient une des capitales européennes des Lumières dont Montesquieu est le précurseur.

Bordeaux souffre beaucoup pendant la Révolution[réf. nécessaire], le Consulat et le premier Empire. En effet pendant ces trois périodes, la ville ne peut plus commercer via l'Atlantique. La ville songe alors à se révolter à l'appel des députés girondins, mais Jean-Lambert Tallien y fait régner la Terreur.

Quand le premier Empire s'effondre, la ville est la première à accueillir les princes de la maison de Bourbon.

À partir de 1840, la ville redevient un grand port colonial et commerce à nouveau avec l'Afrique. À la fin du siècle, la ville s'industrialise avec des entreprises chimiques, métallurgiques, alimentaires et les huileries. Au même moment le phylloxéra touche le vignoble.

Le 7 mai 1841, la première ligne de chemin de fer est ouverte entre Bordeaux et la Teste. Les trains partent alors de la première gare de Bordeaux, la gare Bordeaux-Ségur située rive gauche. En 1852, la ligne entre Bordeaux et Angoulême est ouverte permettant de relier Bordeaux à Paris. Les trains à destination de la capitale partent de la gare de Bordeaux-Orléans située rive droite.

En 1870, Léon Gambetta forme un gouvernement à Tours qui se replie à Bordeaux. Antoine Alfred Eugène Chanzy rejoint le gouvernement à Bordeaux où il prône la poursuite de la résistance.

Pendant la Première Guerre mondiale, Paris étant menacée par l'avancée des armées allemandes, le gouvernement français se replie vers Bordeaux. La ville connaît alors une certaine prospérité grâce aux usines d'armement. En 1917, la ville devient le point de passage des soldats des États-Unis d'Amérique. Elle est aussi à cet instant la ville de l'Action française et des ligues qui rendent le climat politique agité.

La Seconde Guerre mondiale, marque une nouvelle période de troubles pour Bordeaux. La ville devient en 1940, pour la troisième fois de son histoire, le siège du gouvernement, à nouveau lorsque la France est en danger, ce qui lui vaut le surnom de « capitale tragique ». En juin 1940, alors que le gouvernement français s'apprête à signer l'armistice, le consul du Portugal, Aristides de Sousa Mendes délivre près de 30 000 visas à des réfugiés fuyant l'avancée de l'armée allemande. La ville est ensuite occupée par les Allemands avec des collaborateurs zélés comme le maire Adrien Marquet ou le secrétaire de préfecture Maurice Papon impliqué dans l'arrestation et la déportation de juifs bordelais. Le port de Bordeaux acquiert durant la guerre un rôle nouveau et majeur dans l'économie de guerre du Reich (voir Histoire du port de Bordeaux durant la Seconde Guerre mondiale). Une base sous-marine bétonnée est construite et des cargos forcent le blocus britannique pour approvisionner l'Allemagne en matières premières (caoutchouc naturel notamment) venus d'Extrême-Orient. Le maire de Bordeaux, Adrien Marquet, s'engage dans la collaboration aux côtés de Marcel Déat avec lequel il avait fondé avant-guerre le parti des néo-socialistes, proches des idées fascistes. Après avoir quitté Périgueux et Agen le 19 août 1944 et Pau le 20, les Allemands quittent Bordeaux le 28 août 1944.

En 1947, Jacques Chaban-Delmas, général de la Résistance, devient maire. Il industrialise la ville alors que le négoce s'effondre. Il reste maire jusqu'en 1995, année où Alain Juppé lui succède à ce poste. Le nouveau maire tente de redonner à la ville un second souffle et pour ce faire engage une rénovation de la ville, une réhabilitation de certains quartiers, la construction d'un tramway. Suite à sa condamnation en 2004, Alain Juppé est remplacé par Hugues Martin, provisoirement. La mairie d'Hugues Martin démissionne alors le 28 août 2006, et sont organisées les élections municipales anticipées le 8 octobre 2006. Alain Juppé, de retour d'un séjour d'un an au Canada où il a été enseignant à l'université, est ainsi réélu au premier tour, avec 56,24 % des suffrages.

Géographie

Bordeaux est situé près de la côte Atlantique, dans le sud-ouest de la France.

La ville est traversée par la Garonne. C'est un port accessible aux navires de haute mer. Mais la plupart s'arrêtent plus en aval sur la Gironde, principalement au Verdon. Elle possède le dernier pont en aval sur la Garonne, le pont d'Aquitaine. Au-delà, la Garonne, puis l'estuaire de la Gironde, ne sont franchissables que par des bacs.

L'agglomération s'est développée à un rythme rapide, du fait d'un fort étalement urbain. Cet étalement est notamment lié au fait que les habitations de l'agglomération bordelaise excèdent rarement trois, voire deux niveaux, y compris dans les faubourgs proches du centre-ville.

En centre-ville, l'opération de transformation du quartier Mériadeck a visé à séparer les circulations piétonnes et automobiles, en construisant une dalle piétonne au-dessus de la voirie. Le bilan de cette opération est contesté.

Bordeaux, à l'image de son climat, est une ville charnière. Encore du Nord, et déjà du Sud. De la domination anglaise au Moyen Âge, elle cultive un certain flegme, une grande classe. Des courants commerciaux avec les pays de la Hanse et de la Hollande, elle garde le professionnalisme, l'ouverture sur le monde. De l'époque de Louis XIV, elle garde une architecture droite, alignée, classique, que l'on retrouve dans les innombrables châteaux en pierre blonde. Mais Bordeaux se vit aussi au rythme latin. Elle se montre gourmande et fêtarde, car sa population vient de toute l'Aquitaine, cette belle province qui touche l'Espagne. On est ici plus près de Bilbao et de Toulouse que de Paris.

La rive gauche de la Garonne, où se situe la majeure partie de la ville, se compose de grandes plaines, souvent marécageuses (comme vers Bordeaux-Lac). Bien qu'il y ait quelques collines, l'altitude moyenne de la rive gauche est faible. Ces plaines sont formées de sédiments et le sous-sol est principalement composé de gravier. Les sols y sont maigres, perméables à l'eau et stockent facilement la chaleur. Ces sols sont cependant tout à fait adaptés à la viticulture. La ville de Bordeaux est située entre le Médoc (en aval) et les Graves (en amont) qui sont très semblables au niveau géologique. La rive droite est très différente puisque l'on passe presque directement à un plateau de chaux. L'altitude passe alors de façon abrupte à 90 mètres. C'est sur ce même plateau, à environ 20 kilomètres, que se situent des domaines viticoles mondialement connus comme Saint-Emilion, Pomerol et Fronsac, où l'on trouve certains des vins les plus chers au monde.

Le climat de Bordeaux est de type océanique ce qui se caractérise par un écart plus faible entre les températures hivernales et estivales. Les hivers y sont très doux et les étés sont chauds. Les précipitations sont fréquentes et réparties tout au long de l'année avec 820 mm d'eau et environ 150 jours pluvieux par an. L'été, les précipitations sont souvent dues à des orages de chaleurs. En juillet 1883, les plus importantes précipitations jamais tombées en France en 30 minutes ont été observées à Bordeaux.

Les températures moyennes sont de 6,4°C en janvier et de 20,9°C en août avec une moyenne annuelle de 13,3°C. Bordeaux connaît en moyenne 16 jours en été où les températures dépassent les 30°C. Des températures extrêmes peuvent aussi être observées comme lors de l'été 2003 où la température a atteint 41°C. Ce même été, il y a eu 12 jours consécutifs où les maximales ont atteint ou dépassé les 35°C. Bordeaux bénéficie d'un ensoleillement élevé avec environ 1 990 heures de soleil par an.


Informations sur Bordeaux plus d'infos sur Bordeaux
 
_

Billet avion au départ de la France
 

France

Présentation

La France, officiellement la République française (souvent appelée l'hexagone dans la presse), est un pays constitué d'un territoire situé en Europe et nommé Métropole ainsi que de territoires situés outre-mer. La France est l'État de l'Union européenne dont le territoire européen est le plus étendu. Ce territoire, situé en Europe occidentale, est bordé par l'océan Atlantique à l'ouest, par la Manche (qui la sépare du Royaume-Uni) et la mer du Nord au nord, par la Belgique, le Luxembourg, l'Allemagne, la Suisse et l'Italie à l'est, et par la mer Méditerranée, l'Andorre, Monaco et l'Espagne au sud. Par les DOM-TOM, la France est également bordée par les Pays-Bas, le Brésil, le Suriname, l'Australie, mais aussi par l'océan Pacifique, l'océan Indien, la mer des Caraïbes, etc.

La France est, parmi tous les grands États européens, le plus anciennement constitué, autour d'un domaine royal initialement centré sur l'Île-de-France, sa capitale étant Paris. Membre du Conseil de l'Europe, c'est l'un des pays fondateurs de l'Union européenne, de la zone euro et de l'espace Schengen. Elle est l'un des cinq membres permanents du Conseil de sécurité des Nations unies et fait partie de l'Union latine, de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), de la Francophonie et du Groupe des huit (G8).

Les valeurs qu'elle défend et auxquelles elle est très attachée se fondent sur la démocratie et les droits de l'homme et du citoyen de 1789, dont elle est la patrie d'origine.

Militairement, la France est membre de l'Organisation du traité de l'Atlantique Nord (OTAN) - elle s'est retirée en 1966 de l'organisation militaire intégrée pour y revenir partiellement en 2002 - et dispose de la dissuasion nucléaire.

Son économie est de type capitaliste avec une intervention étatique non négligeable depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Néanmoins, depuis une trentaine d'années, des réformes successives ont entraîné un désengagement progressif de l'État de plusieurs entreprises publiques.

Au cours du « Grand Siècle », la France a été façonnée par les arts et la philosophie. Berceau des « Lumières », elle a influencé les révolutions américaines, puis la Révolution française a insufflé l'élan et l'exemple démocratique dans le monde entier, développant des valeurs de liberté, d'égalité, de fraternité et de laïcité. La culture française rayonne au-delà du cadre européen : du fait des explorations de la Renaissance, des XVIIIe et XIXe siècles, la France a diffusé sa culture et sa langue à de nombreux peuples, au Canada, en Afrique, mais aussi dans quelques régions du Moyen Orient, d'Asie et du Pacifique. Sa gastronomie est de réputation mondiale. De nos jours la France subit de plus en plus l´influence culturelle des États-Unis.

Le français est la langue officielle de la République, mais on y compte aussi 77 langues régionales.

Histoire

La France actuelle, pays de langue romane mais de superstrat germanique, occupe la plus grande partie des anciennes Gaules celtiques, conquises par Jules César, mais elle tire son nom des Francs, un peuple germanique, dont le nom signifie « hommes libres », qui se forma tardivement et s'installa sur une partie des terres de l'Empire romain.

Francia désigne à l'origine la région du nord de l'Europe, peuplée, ou plutôt dominée, par un peuple de guerriers germaniques qui se nomment eux-mêmes les Francs. Francia n'a alors pas une connotation politique mais plutôt géographique ou sociologique, comme Maghreb ou Balkans au XXIe siècle. Le peuple franc est avant tout un peuple de guerriers qui élit un chef de guerre nommé roi des Francs, et se place librement sous son autorité pour les affaires militaires. La guerre étant considérée comme la valeur par excellence de l'homme libre, franc finit par devenir synonyme de libre.

En 1204, le mot Francia désigne, pour la première fois, le territoire sur lequel s'exerce l'autorité de ce roi des Francs, qui commence sporadiquement à se nommer rex Francie. Cette autorité se limite encore à celle qu'autorise le lien de vassalité, et ne porte donc que sur les seigneurs eux-mêmes, à l'exclusion de leurs territoires, de la population de ceux-ci, et même des propres vassaux de ces seigneurs. On peut donc par exemple rapprocher cet événement de l'utilisation à partir de 1957 d'Europe dans un sens politico-économique. Ceci ouvre toutefois la porte au concept d'une autorité civile du roi sur un territoire. Mais il faut attendre le XVe siècle pour que ce concept soit reconnu, bon gré mal gré, sinon accepté (guerre folle), par la plupart des seigneurs.

Au début du XVIe siècle le concept de « chose publique » fait une réapparition timide après avoir disparu avec la chute de l'empire romain. En 1499, le contrat de mariage du roi de France, qui dispose de la propriété de la France, tente, sans succès, de constituer un engagement non seulement entre les signataires, mais aussi entre leurs descendants, et même leurs successeurs. La nationalité française est définie à cette époque.

C'est aussi vers cette époque qu'un embryon d'État commence progressivement à se mettre en place. Jusqu'au milieu du XVIe siècle, le roi est un nomade qui se déplace avec toute son administration, ne restant jamais plus de quelques semaines dans la même résidence, ce qui limite singulièrement les possibilités de centralisation des fonctions étatiques.

Au début du XVIIe siècle, la politique étrangère de la France commence à dépasser les seules agressions militaires directes. Richelieu introduit la diplomatie comme une façon de faire mener ses guerres par d'autres pays.

La révolution française constitue l'acte de naissance de la Nation française, et du peuple français en tant qu'acteur politique. Il ne s'agit alors pourtant encore que de concepts tout théoriques. Ce sont les guerres napoléoniennes, et surtout les grandes guerres de 1870, 1914 et 1939 qui font de la Nation française une image mentale partagée par les Français. Les difficultés économiques liées à la mondialisation du début et de la fin du XXe siècle exacerbent (comme dans le reste de l'Europe) ce sentiment national en un nationalisme.

La présence humaine sur le territoire de la France actuelle remonte au Paléolithique inférieur. L'un des sites les plus anciens (- 1 800 000 ans), contesté par certains auteurs, est le site de Chilhac (Haute-Loire). Plusieurs sites français ont donné leur nom à des faciès culturels, tels que l'Acheuléen, le Moustérien, le Solutréen ou le Magdalénien. Le territoire national compte un nombre important de grottes ornées du Paléolithique supérieur dont la plus connue est sans doute Lascaux (Dordogne, -15 000). À partir de -7000 environ, la région entre dans le Néolithique, le plus ancien village connu étant le site de Courthézon (Vaucluse), daté de 4560 av. J.-C. environ.

Arrivés vers -900 sur le territoire de la France actuelle, les Celtes en occupent l'ensemble au IIIe siècle av. J.-C.. Vers 680 av. J.-C., le littoral méditerranéen voit l'arrivée des premiers colons grecs, avec la fondation du comptoir d'Antibes.

La Gaule passe sous la domination romaine vers 125 av. J.-C. pour la Gaule narbonnaise, et en 51 av. J.-C., après la guerre des Gaules, pour le reste du territoire. Sous l'Empire, une civilisation gallo-romaine prospère se développe, apportant à la France une base de culture latine et conduisant indirectement à la christianisation, qui s'opère lentement du IIe au VIe siècle.

La Gaule connaît à partir du Ve siècle l'époque des migrations barbares, avec la présence de plusieurs peuples, notamment les Burgondes, les Wisigoths et les Francs.

Une grande partie des régions constituant la France actuelle sont réunies sous Clovis en 507 (réunion sous la domination franque, ou regnum francorum, des Alamans, des Burgondes et des Wisigoths au nord des Pyrénées). Ce « royaume des Francs » qui s'exerce sur ce que l'on appelait encore la Gaule tire sa légitimité et son unité de sa romanité culturelle. Mais il est partagé puis réuni à de multiples reprises au gré des héritages des héritiers de Clovis (dynastie des Mérovingiens). Ces royaumes ultérieurs s'appellent Neustrie (Paris), Austrasie (Metz), Bourgogne (Chalon), Aquitaine (Bordeaux).

À partir du milieu du VIIIe siècle Pépin le Bref, roi des Francs non mérovingien, étend considérablement le royaume des Francs, bientôt érigé en Empire par son fils Charlemagne et son petit-fils Louis le Pieux. Après la mort de Louis, son domaine est partagé en trois parties où l'autorité centrale s'effondre rapidement, ramenant l'organisation de la région à la situation antérieure : la Francia orientalis (à l'est), la Francia occidentalis (à l'ouest) et entre les deux l'éphémère Lotharingie, domaine d'un empereur très théorique. La partie orientale correspond à ce qui devint plus tard l'Allemagne et la partie occidentale, à la France. C'est de 842, avec les serments de Strasbourg passés entre les petits-fils de Charlemagne, que date la source la plus ancienne attestant l'usage de deux langues différentes de part et d'autre du Rhin (le tudesque et le roman). Ce texte a donc souvent été présenté comme l'acte fondateur de la France (et de l'Allemagne). Des descendants de Charlemagne  »” les Carolingiens  »” conservent une influence symbolique sur des territoires correspondant très grossièrement à la France jusqu'en 987, date à laquelle le duc Hugues Capet est élu roi des Francs.

Hugues Capet, en modifiant les règles de succession, crée les conditions qui permettront, au long des siècles suivants, la constitution de la France. Ses descendants, les Capétiens règnent alors sur la France, en trois dynasties successives (Capétiens directs, Valois et Bourbons), jusqu'en 1792 lorsque Louis XVI est déposé lors de la Révolution française, puis durant un intermède de trente ans, de 1814 à 1848.

Les premiers rois de la dynastie étendent progressivement le domaine royal, consolident la royauté franque malgré l'opposition des Plantagenêts, qui se matérialise par la guerre de Cent Ans. Mais ce n'est qu'à la fin du XIIe siècle que Philippe Auguste étend pour la troisième fois en un millénaire l'autorité du roi des Francs des Pyrénées à la Manche. C'est à cette époque qu'on commence à employer l'expression royaume de France, et que celui-ci acquiert un poids comparable à celui de l'Angleterre ou du Saint Empire romain germanique. Les derniers siècles du Moyen Âge, marqués par les crises de la Guerre de Cent Ans et de la peste noire, renforcent finalement l'autorité royale, qui ne devient incontestable qu'au XVe siècle, avec Louis XI.

À la fin du Moyen Âge l'Espagne des rois catholiques et les possessions des Habsbourg s'unissent, ce qui donne naissance à l'empire de Charles Quint. François Ier et son fils Henri II luttent contre cette nouvelle puissance avec des succès et des revers. Mais les guerres de religion qui marquent la seconde moitié du XVIe siècle et le règne des derniers Valois (François II, Charles IX, Henri III) éloignent la France du théâtre européen.

Il faut attendre Henri IV, puis Louis XIII et son ministre Richelieu, pour que la prépondérance espagnole soit remise en cause au profit de la France. Malgré la disparition prématurée de ces acteurs, l'équilibre des forces est rétabli puis renversé, par de grands politiques comme Mazarin, notamment en 1648 (traité de Westphalie) et 1659 (traité des Pyrénées).


Informations sur la France plus d'infos sur la France
 
_