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Billet avion pour Clermont-Ferrand (France)
 

Clermont-Ferrand

Histoire

En 848, la ville prend le nom de Clairmont par référence au château fort de Clarus Mons. Clermont est ravagée par les Normands du chef Hastingen 862 . L'évêque Sigon entreprend sa reconstruction, mais elle est de nouveau ravagée en 898 ou 910 (la date n'est pas connue avec précision).

L'évêque Étienne II fait bâtir une cathédrale romane consacrée en 946 à l'emplacement de la cathédrale actuelle. Elle sera détruite lors de la construction de la cathédrale gothique actuelle.

En 1095, lors du concile de Clermont, le pape Urbain II prêche la première croisade.

En 1120, pour contrecarrer le pouvoir des évêques, les comtes d' Auvergne fondent à proximité de la ville épiscopale la cité de Montferrand sur le modèle des bastides du sud-ouest, ces villes nouvelles du Midi. Pendant tout le Moyen Âge et jusqu'à l'époque moderne, Clermont et l'actuel quartier de Montferrand sont deux villes distinctes : Clermont est la cité épiscopale, Montferrand, la cité comtale.

En 1490, la ville de Clermont subit de gros dommages à cause d'un tremblement de terre. Douze tours de l'enceinte s'effondrent totalement ou partiellement ainsi qu'une tour de l'église Notre-Dame du Port. La cathédrale subit également des dommages. (Une fissure sur le portail sud est toujours visible).

En 1551, Clermont devient ville royale, puis en 1610, propriété inséparable de la Couronne. Henri II transforme l'administration de Clermont en échevinage le 18 octobre 1556 (4 échevins puis 3 en 1559).

En 1557, Clermont reçoit le titre de Chef et ville capitale du pays d'Auvergne alors que Riom devient Chef du duché d'Auvergne et pays pour l'exercice de la justice prenant ainsi l'avantage pour les fonctions judiciaires. Cependant, la création, en 1582 à Clermont, d'un présidial de dix magistrats rétablit l'équilibre.

Blaise Pascal naît à Clermont en 1623 où il y vit jusqu'en 1655. Le 15 avril 1630, l'édit de Troyes (1er édit d'Union) rassemble autoritairement Clermont et Montferrand. Cette union est confirmée en 1731 par Louis XV avec le 2e édit d'Union.

En 1789, La région de Clermont est représentée aux États généraux par :

En 1832, Aristide Barbier et Édouard Daubrée fondent une usine de balles en caoutchouc et de machines agricoles. Cette usine sera à l'origine du groupe Michelin. La première usine, construite place des Carmes en 1889, fabrique des patins de frein pour vélo. Le premier brevet de pneu pour vélo est déposé en 1891. Le siège du groupe se trouve encore à cette adresse.

L'expansion de Michelin provoque la création des cités Michelin où était logé le personnel. Ces cités répondent aux objectifs de paternalisme, marqué de catholicisme dans le cas de la famille Michelin, typique du patronat de l'époque, de contrôle social du personnel. Mais plus simplement, cela permet de faire face à la très forte augmentation de la population clermontoise liée à l'expansion de l'activité industrielle  Â»Â” elle passe de 52 000 en 1900 à 82 000 en 1921  Â»Â” et aux très mauvaises conditions de logement des ouvriers qui viennent travailler à la « manufacture Â». Il y a 3 000 logements Michelin pendant la décennie 1930. De nouveaux quartiers ouvriers sont donc entièrement construits, à l'instar du typique lieu qu'est la Plaine avec ses rues strictement symétriques et ses blocs de maisons divisés en quatre logements familiaux.

Le développement de ces cités s'accompagne de la création de cliniques, d'écoles, d'une église, de coopératives où le personnel va faire ses courses. Pierre-Jules Boulanger PDG de Citroën et cogérant de Michelin achète ses costumes à la coopérative Michelin. Le groupe finance un club omnisport : l'Association sportive Michelin. Une vie s'organise à l'intérieur de l'institution Michelin.

Le 29 juin 1940, le gouvernement, qui vient tout juste de signer l'armistice, se replie à Clermont. Pour quelques jours, la capitale de l'Auvergne est aussi la capitale de la France, avant qu'il ne se replie sur la ville voisine de Vichy. Plusieurs ministères restent néanmoins sur place.

Le 9 mai 1941, à la suite d'un procès truqué, Pierre Mendès France, alors lieutenant de l'armée de l'air française, est condamné pour désertion par le tribunal militaire de Clermont-Ferrand, à la suite de l'affaire du Massilia. Il s'évade le 21 juin de l'hôpital militaire pour rejoindre le général De Gaulle à Londres.


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France

Histoire

Dans le domaine colonial, le bilan est en revanche mitigé : malgré un bon départ en Amérique avec l'expédition de Jacques Cartier sous François Ier, une implantation réussie aux Antilles, en Louisiane, et au Sénégal sous Louis XIV, le manque de détermination de Louis XV a conduit à de graves échecs devant les Anglais en Inde et au Canada, et, ainsi, à rompre la dynamique créée par ses prédécesseurs.

Les difficultés financières, le refus des réformes et l'impatience du peuple conduisent à la Révolution française, de 1789 à 1799. Cet épisode marquant dans la construction de l'histoire nationale voit naître notamment la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789 et de la promotion des idéaux de liberté, égalité, fraternité.

La Révolution se déroule en plusieurs phases et commence par un essai de monarchie constitutionnelle, avec la réunion des États généraux, puis la prise de la Bastille le 14 juillet 1789, les troubles politiques et sociaux (opposition du tiers état face à la noblesse) aboutissent à la chute de la monarchie, le 10 août 1792. L'ébullition révolutionnaire conduit à une succession de régimes (République de la Convention, Directoire, Consulat) en conflit quasi permanent avec les autres pays européens inquiets d'une propagation des idées républicaines.

À partir de 1799, Napoléon Bonaparte prend le pouvoir, d'abord comme Premier consul, puis comme empereur. Cette période voit l'instauration de nouvelles institutions, tandis que la France s'étend à travers l'Europe avant une période de revirements militaires. L'épisode s'achève par la restauration des Bourbons en 1815.

La Restauration de 1815 marque le début d'une nouvelle tentative de monarchie constitutionnelle, mais les tensions des règnes de Louis XVIII puis surtout de Charles X conduisent à la Révolution de 1830 qui porte Louis-Philippe Ier au pouvoir. De 1830 à 1848, la Monarchie de Juillet est un régime soutenu par la bourgeoisie, mais qui suscite une opposition légitimiste, bonarpartiste et surtout républicaine.

Cette dernière entraîne la révolution de février 1848 qui voit une tentative de régime présidentiel, la Seconde République.

Le 2 décembre 1851, le président de la République, Louis-Napoléon Bonaparte, neveu de Napoléon Ier, organise un coup d'État. Le 14 janvier 1852, il est nommé empereur sous le nom de Napoléon III. Sous le Second Empire, le pays connaît les débuts de la deuxième industrialisation, impulsée par des orientations économiques libérales, fondées sur des constructions capitalistiques fortement structurantes (banques d'affaires, compagnies de chemin de fer et maritimes, industries lourdes et textiles, grands magasins, etc.). Sur le plan de la politique extérieure, Napoléon III s'assure la confiance du Royaume-Uni (guerre de Crimée) qui permet d'assoir l'influence de la France au Proche-Orient tandis que son action en Italie, contre l'Autriche, est couronnée de succès et conduit à la réunion à la France de régions du Piémont (Savoie]], Nice). Néanmoins, de graves revers ternissent considérablement l'image du régime, et renforcent une opposition extérieure (Victor Hugo) et intérieure. Le pari de la lutte contre la Prusse pour redonner un certain lustre à l'Empire, précipite en fait sa chute. Il se termine ainsi en 1870 après la défaite de Sedan. La perte de l'Alsace-Lorraine et les considérables indemnités dues à l'Empire allemand créé à la faveur de l'avantage pris par la Prusse, conduisent à un ressentiment national fort (la Revanche).

La guerre de 1870 entraîne la chute du Second Empire et le retour à la république, après l'insurrection de la Commune de Paris. Le Second Empire avait évolué vers un régime parlementaire, et son héritage est en partie repris par la IIIe République. Après quelques années d'hésitation, la Troisième République est finalement confirmée en 1875, la pratique des institutions en faisant un régime d'assemblée.

Sous la Troisième République, la France étend son empire colonial, dont la conquête avait commencé sous les monarchies du XIXe siècle (Afrique occidentale et équatoriale, Maroc, Tunisie, Madagascar, Indochine).

Sortie victorieuse, mais au prix de souffrances démographiques et économiques immenses de la Première Guerre mondiale, la France connaît une période de crise économique et politique dans les années 1930. La défaite de 1940 conduit à l'attribution par vote des pleins pouvoirs au maréchal Pétain pendant la Seconde Guerre mondiale. Celui-ci remplace la république par un État français contesté par la France libre du général de Gaulle jusqu'en 1944.

À la suite de la Seconde Guerre mondiale, la Quatrième République est promulguée le 27 octobre 1946, mais elle fait face à de graves difficultés dans l'Empire colonial, d'abord en Indochine, puis en Algérie, tandis qu'ailleurs la décolonisation se fait par négociation. L'instabilité gouvernementale qui en résulte, génère finalement une crise qui conduit à un changement de constitution. Pourtant, malgré les changements fréquents de ministères, une certaine constance de la politique de construction européenne a permis de participer activement tout d'abord à la Communauté européenne du charbon et de l'acier en 1950, puis à la signature du traité de Rome en 1957 fondateur du Marché commun. Par ailleurs, la politique de développement de l'industrie nucléaire tant civile que militaire, a permis d'assoir une politique indépendante dans les années 1960.

La Constitution de la Ve République, rédigée sous l'influence du général de Gaulle et de Michel Debré, est adoptée le 4 octobre 1958. Elle met en place une République à régime parlementaire qui s'avère mieux résister aux instabilités que les républiques parlementaires précédentes. En 1962, la conjonction de l'élection du président de la République au suffrage universel direct et du fait majoritaire au Parlement favorable au président vont modifier la Constitution pour en avoir une lecture favorable au président. On parle alors de régime parlementaire présidentialisé. Ce cas est unique à la France ; dans tous les autres régimes parlementaires, le chef de l'État s'est systématiquement effacé au profit du chef de gouvernement, qui est soutenu par la majorité parlementaire. Maurice Duverger, lui, a souhaité définir la Ve comme relevant d'une nouvelle catégorie, celle du régime semi-présidentiel. Cette typologie n'est cependant pas acceptée par tous.

À partir de 1973, l'économie française connaît une succession de crises économiques et de périodes de faible croissance, qui entraînent une alternance fréquente au sein du pouvoir. De 1986 à 1988, puis de 1993 à 1995 et enfin de 1997 à 2002, le phénomène de la cohabitation (annulation du fait majoritaire favorable au Président, ce qui fait que le Premier ministre est d'un différent bord politique que celui du Président) modifie encore la lecture de la Constitution, pour revenir à une lecture plus proche de sa conception en 1958, c'est-à-dire un régime parlementaire.

Depuis les années 1950, la réconciliation, puis la coopération avec l'Allemagne ont permis à la France de jouer un rôle de moteur dans la construction européenne, notamment avec la Communauté économique européenne. Elle est devenue l'un des principaux pays de l'Union européenne, partisan d'une Europe politique forte, bien qu'elle ait rejetée la Constitution européenne par 55% des suffrages le 29 mai 2005.

Politique

La France est une République constitutionnelle, « indivisible, laïque, démocratique et sociale Â» (article Ier de la Constitution de 1958) à régime parlementaire présidentialisé (dont la lecture se fait en faveur du Président de la République, parfois appelé à tort ou à raison régime semi-présidentiel). La réforme constitutionnelle du 28 mars 2003 (acte II de la décentralisation) a rajouté dans ce même article que l'organisation de la République était décentralisée.

Avant 1962, le président de la République française était élu au suffrage universel indirect par un collège électoral élargi. Celui-ci était élargi pour éviter la prépondérance du pouvoir législatif sur le pouvoir exécutif qui s'était produit sous la IVe République et qui avait provoqué le blocage des institutions. En novembre 1962, le président de la République a demandé par référendum qu'il soit élu au suffrage universel direct, en utilisant l'article 11 de la Constitution et non l'article 89 de celle-ci. L'article 11 permet de soumettre au référendum des lois sur les pouvoirs publics, sur l'organisation des institutions ou encore sur les traités internationaux tandis que l'article 89 permet de soumettre une révision constitutionnelle au peuple mais après l'accord du Parlement réuni en Congrès. Ce choix a entraîné le renversement du gouvernement Pompidou par une motion de censure. Cette motion de censure est la seule de la Ve République à avoir réussi.

Dans la Constitution de la Ve République, le pouvoir exécutif est renforcé au détriment du pouvoir législatif. Le président a acquis des pouvoirs propres tels que le droit de dissolution de l'Assemblée nationale (article 12 de la Constitution), le droit de soumettre au peuple un référendum (article 11 de la Constitution), le pouvoir de nommer le Premier ministre (article 8 de la Constitution) ou encore le droit de message au Parlement (article 18 de la Constitution). En ce qui concerne le gouvernement, celui-ci détermine et mène la politique de la nation. Il dispose également du pouvoir réglementaire lui permettant de faire adopter des lois. Il fixe également les 3/4 des ordres du jour à l'Assemblée nationale.

Depuis la réforme constitutionnelle de 2001, le président de la République est élu pour cinq ans au suffrage universel direct (contre 7 ans auparavant). Il nomme le Premier ministre.

Le Parlement est constitué de l'Assemblée nationale, réunissant 577 députés, et du Sénat, comprenant actuellement 331 sénateurs (il y en aura 346 en 2010) élus pour six ans au suffrage indirect et renouvelé de moitié tous les trois ans (à partir de 2010). Les Français de l'étranger voient leurs intérêts défendus auprès du Parlement par l'Assemblée des Français de l'Étranger.

La France fait partie des cinq pays qui sont juridiquement reconnus comme « Ã‰tats dotés de l'arme nucléaire Â» par le traité de non-prolifération nucléaire. L'armée française est, avec celle du Royaume-Uni, l'une des plus dotées financièrement en Europe. En effet, à elles deux, elles représentent plus de 40 % des dépenses militaires de l'Union européenne. La France lui consacre 2,5 % de son PIB (pour un budget de 38 milliards d'euros en 2006), là où ses homologues européens (hors Royaume-Uni et Grèce) y consacrent 1,5 % de leur PIB, d'après l'OTAN.

Depuis 1996, l'armée est devenue professionnelle et le service militaire réduit à une journée d'appel (mixte). D'une capacité de plus de 330 000 hommes, elle est déployée à travers le monde notamment au Kosovo, en Côte d'Ivoire, dans ses territoires d'outre-mer, mais également au Moyen-Orient où elle assure un maintien de la paix, ou une sécurisation de ses moyens d'approvisionnement en pétrole notamment. Elle mobilise également plus de 1000 hommes dans le cadre du plan Vigipirate.

Géographie

La France est le 47e État par sa surface terrestre et le 2e par la surface de sa zone économique exclusive.

La France métropolitaine est localisée en Europe occidentale (voir la liste de points extrêmes de la France). La France possède aussi des territoires, sous différents statuts administratifs, en dehors du territoire européen : en Amérique du Nord, dans les Antilles, en Amérique du Sud, dans l'océan Indien, dans le nord et le sud de l'océan Pacifique et en Antarctique. Elle partage en métropole 2970 km de frontières terrestres avec huit pays limitrophes : Espagne (650 km), Belgique (620 km), Suisse (572 km), Italie (515 km), Allemagne (450 km), Luxembourg (73 km), Andorre (57 km), Monaco (4,5 km). En Guyane, les frontières sont de 700 km avec le Brésil et 520 km avec le Suriname. Une frontière longue de 10,2 km (mais non matérialisée) sur l'île de Saint-Martin aux Antilles, sépare la partie française de celle sous souveraineté des Pays-Bas. Enfin la Terre Adélie (TAAF) revendiquée par la France est enclavée dans une partie de l'Antarctique revendiquée par l'Australie. Les côtes françaises présentent quatre façades maritimes tournées vers la mer du Nord, la Manche, l'océan Atlantique et la mer Méditerranée, ce qui fait de la France un carrefour de cultures et de communications unique en Europe.

D'une superficie métropolitaine de 551 500 km² (675 417 km² avec l'outre-mer), la France s'étend sur 1000 km du nord au sud et d'est en ouest (plus grande distance nord-sud : Bray-Dunes - Cerbère). C'est le troisième plus grand pays d'Europe, après la Russie et l'Ukraine (2e si on compte l'outre-mer) et le plus grand de l'Union Européenne. La France métropolitaine a quatre façades maritimes sur (du nord au sud) : la Mer du Nord, la Manche, l'océan Atlantique et la mer Méditerranée. La longueur totale de ses côtes atteint 3427 km. La France est un isthme.


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Istanbul

Noms de la ville

Les peuples slaves sous la domination byzantine puis ottomane l'ont appelé Tzargrad : la ville de l'Empereur.

Histoire

Elle fut fondée par l'empereur romain Constantin Ier en 330 sur le site de l'ancienne colonie grecque Byzantium qui existe depuis le 7e siècle avant J.C. La ville fut baptisée Constantinople en l'honneur de l'Empereur (ce n'est que le 28 mars 1930 que le nom d'?stanbul devint officiel). La ville devint la capitale orientale de l'Empire romain et plus tard celle de l'Empire byzantin. Après la chute de Constantinople le 29 mai 1453, elle fut incorporée à l'Empire ottoman par Mehmet II le Conquérant et en devint la nouvelle capitale, remplaçant Edirne (Andrinople) en Thrace. Elle demeura la capitale de l'Empire ottoman pendant cinq siècles mais a perdu cette fonction le 1er octobre 1923, en faveur d'Ankara, la capitale de la République de Turquie. Suite à des migrations à partir des années 1950 depuis les villages d'Anatolie, la ville devint rapidement l'une des plus importantes agglomérations d'Europe. La ville comptait 700 000 habitants en 1927, 1 million en 1950, 2 millions en 1960, 3,5 millions en 1970 et finalement 12 millions à ce jour. Des estimations non-officielles compteraient jusqu'à 12 millions d'habitants en 2007, vu l'afflux important des personnes venant de l'Anatolie de l'est, installés dans des bidonvilles aux constructions sauvages, et non recensées.

Démographie et religion

La ville fut toujours un centre important pour les religions chrétienne et musulmane. En 1454, le sultan Mehmet II qui venait de conquérir la ville et de mettre fin à l'Empire byzantin décida de perpétuer le rôle de Constantinople comme centre spirituel du monde chrétien orthodoxe grâce à la nomination du patriarche grec Gennadios à la tête du patriarcat oecuménique. Istanbul devint en 1517 le siège du califat après la conquête de l'Égypte par les Ottomans et le transfert des symboles califales à la capitale impériale qu'est Istanbul. Cependant, le titre de calife fut porté par les sultans et une institution califale en tant que telle n'a jamais existé séparément en dehors du système étatique. Le califat fut aboli en mars 1924 par Mustafa Kemal Atatürk.

Dans ce même cadre, un patriarcat arménien apostolique s'établit en 1461 également par ordre du sultan Mehmet II. L'exarchat bulgare orthodoxe avait pour siège Istanbul entre 1870 et 1912.

En 1492, suite à l'autorisation du sultan Bayezid II, ?stanbul accueillit de nombreux juifs persécutés par l'inquisition espagnole et chassés d'Espagne par Isabelle la Catholique. La ville abrite toujours la communauté juive la plus importante du pays (22 000 personnes sur 25 000). La communauté possède seize synagogues (dont la plus grande est Névé Shalom et la plus ancienne est Ahrida), un hôpital (Or haHayim), une école (UOML), une maison de retraite et un hebdomadaire bilingue (turc-ladino) : ?alom. Le chef de la communauté est le grand rabbin Isaac Haléva.

La ville abrite également la plupart des Sabbatéens de Turquie, partisans de Sabbataï Tsevi.

La nuit du 24 avril 1915, durant laquelle deux-cent quarante intellectuels arméniens furent arrêtés à ?stanbul, marque le début du génocide arménien et de la quasi-disparition des minorités chrétiennes de l'Empire ottoman. Cette date est commémorée chaque année en mémoire des victimes (300 000 à 500 000 selon l'État turc, 1 200 000 selon la plupart des historiens occidentaux, 1 500 000 selon l'État arménien). Toutefois, les Arméniens stambouliotes ne furent pas concernés par les déportations, à l'instar de ceux qui habitaient à Smyrne ou Alep. Aujourd'hui la communauté arménienne d'Istanbul, évaluée à 60 000 personnes, possède trente-trois églises apostoliques, douze églises catholiques et trois églises protestantes ; deux hôpitaux (Sourp Pirgitch et Sourp Agop), deux orphelinats, dix-neuf écoles et trois journaux en langue arménienne, dont Jamanak (fondé en 1908) actuellement le plus vieux quotidien de Turquie. Les leaders de la communauté sont le patriarche apostolique Mesrob II Mutafyan (depuis 1998) et l'archevêque catholique Hovhannes Tcholakian (depuis 1961). L'immigration des arméniens de Turquie vers l'étranger a perdu son caractère massif dans les années 1980 et leur nombre s'est stabilisé.


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Turquie

Population et société turque

La Turquie est un pays laïc, donc il n'y a pas de religion officielle.

La religion principale de la Turquie est l'islam, majoritairement sunnite hanafite (branche de l'islam) avec d'importantes communautés chiites. Aujourd'hui, les alévis représenteraient environ 20-25 % de la population turque.

La Turquie est l'un des berceaux du christianisme. Selon les actes des Apôtres, c'est à Antakya que les disciples reçurent pour la première fois le nom de chrétiens. Saint Paul est originaire de Tarse et il voyagea beaucoup en Turquie : Antakya, Konya, Ankara (capitale des Galates), Ephèse. Cette dernière est attachée à la mémoire de saint Jean. Selon une tradition, la Vierge Marie passa ses dernières années près d'Ephèse, à Selçuk. La grotte des Sept Dormants d'Éphèse se situe près d'Ephèse comme son nom l'indique. De nombreux conciles oecuméniques se rassemblèrent en Turquie actuelle (Ephèse, Nicée, Constantinople, Chalcédoine). On trouve des vestiges de la chrétienté en Cappadoce et à Trabzon.

Le nombre des chrétiens en Turquie ne dépasse pas les cent mille ; les Arméniens étant les plus nombreux (60 000 environ, répartis en trois communautés : apostoliques (57 000), catholiques (3 000), protestants (500) à Istanbul, Antakya et Kayseri). On peut également citer les Syriaques (15 000 dont 2 000 catholiques, à Istanbul et Mardin), les Chaldéens (10 000, pour la plupart de nationalité irakienne), les Latins (5 000, concentrés à Istanbul et Izmir ; petites communautés à Bursa, Konya, Mersin, Tarsus, Antakya, Iskenderun, Samsun, Trabzon), les orthodoxes grecs (3 000, à Istanbul, Antakya, Gökçeada et Bozcaada).

Les juifs (25 000) sont concentrés à Istanbul (22 000), ?zmir (2 500) et Bursa (env. 500), Çanakkale (quatre familles).

Une enquête publiée en décembre 2004 dans le Wall Street Journal version européenne annonce que 95 % des Turcs sont musulmans et 72 % observent les prescriptions de l'islam.

Alors que la constitution du 20 janvier 1921 ne mentionnait pas la religion, la loi constitutionnelle du 29 octobre 1923 modifie l'article 2 en indiquant que « la religion de l'État turc est l'islam Â» (Türkiye Devletinin dini, Dîn-i ?slâmd?r). Cette mention est conservée dans la constitution du 20 avril 1924 (dont l'article 75 proclame pourtant la liberté de conscience et de culte - à condition qu'elles ne s'opposent pas aux lois), supprimée le 11 avril 1928 et remplacée le 10 décembre 1937 par « l'État turc est républicain, nationaliste, populiste, étatiste, laïque et réformateur Â» (Türkiye Devleti, Cumhûriyetçi, Milliyetçi, Hâlkç?, Devletçi, Laik ve ?nk?lâpç?'d?r), les « six principes d'Atatürk Â».

Certaines de ces mesures ont été abolies lors de l'accession au pouvoir du Demokrat Parti (Parti démocrate) d'Adnan Menderes en 1950, mais la religion est restée sous contrôle de l'État.

Bien que des réformes allant dans le sens de la laïcité aient été accomplies sous Atatürk (abolition du califat, etc.), la Turquie n'est pourtant pas un état strictement laïc dans le sens où il n'y a pas de séparation entre la religion et l'État mais plutôt une mise sous tutelle de la religion par l'État ; chacun reste cependant libre de ses croyances. C'est ainsi que la religion est mentionnée sur les papiers d'identité et qu'il existe une administration dite « Présidence des affaires religieuses Â» (diyanet) qui instrumentalise parfois l'islam pour légitimer l'État et qui gère les 77.500 mosquées du pays. Seul le culte musulman est financé, les autres cultes devant au contraire assurer un fonctionnement financièrement autonome, quand ils ne rencontrent pas d'obstacle administratif à ce même fonctionnement. À certaines périodes de la République turque (sous Turgut Özal) l'enseignement religieux dans le secondaire est même devenu obligatoire. Malgré la mise en place de la politique laïque en Turquie, la proportion de la population chrétienne est passée de 10% en 1920 à 0.3% au début du XXIe siècle, et a déjà subit des agressions en raison de la religion.

Pour les écoles francophones voir: Lycée Français Charles-de-Gaulle, Lycée Français Pierre Loti, Lycée Saint-Benoît, Lycée Tevfik Fikret, Lycée Notre-Dame de Sion, Lycée Sainte-Pulchérie, Lycée Saint-Michel, Lycée Saint-Joseph (un à Istanbul et un autre à Izmir), Lycée de Galatasaray, l'Université Galatasaray.

Le sport national est la lutte gréco-romaine (réservé aux hommes). Le football est très probablement le sport le plus populaire ; la vie s'arrête pratiquement lors des rencontres entre Galatasaray, Fenerbahçe et Besiktas.Voir l'article : football turc. Le pays compte beaucoup de médailles et de records en haltérophilie notamment grâce à Naim Süleymano?lu et Halil Mutlu. La Turquie fait aussi partie des meilleurs nations en basket-ball avec comme star Mehmet Okur, premier turc sélectionné pour le All Star de la NBA en 2007. Le volley-ball et le beach-volley sont très appréciés par les femmes comme par les hommes. L'équipe de volley-ball féminine turque a fait de grands progrès depuis quelques années et est devenue l'une des équipes les plus fortes d'Europe. En 2007, Kenan Sofuoglu est devenu le premier turc champion du monde d'un sport mécanique : il a remporté le championnat de Mondial Supersport, une compétition de moto réservée aux 600cc.


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