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New YorkDémographie
La structure par âge révèle une population relativement jeune (11,9 % ont 65 ans ou plus) et une part importante de personnes ayant l'âge de travailler (75,8 %). En 2005, l'âge médian à New York est de 35,8 ans, soit un peu moins que la moyenne nationale (36,4 ans). Les femmes sont surreprésentées par rapport à la moyenne américaine (52,6 % de femmes pour 47,4 % hommes).
32,5 % des New-Yorkais de plus de 25 ans ont leur baccalauréat ou un diplôme supérieur, soit 5 points de plus que la moyenne nationale. En octobre 2006, le taux de chômage à New York est de 4,1%, un chiffre inférieur au taux national (4,4 % de la population active). En 2005, le revenu moyen par habitant est de 27 233 dollars à New York, soit 2 198 dollars de plus que la moyenne nationale. 19,1% de la population vit sous le seuil de pauvreté, un taux supérieur de 5,8 points à la moyenne américaine ; même si ce taux a diminué de deux points entre 2000 et 2005, les catégories les plus touchées sont les jeunes et les plus de 65 ans.
La ville est marquée par une importante disparité des revenus selon les quartiers. À Manhattan, les différences sont grandes entre le quartier d'Upper East Side, où le revenu moyen annuel par habitant s'établit à 90 000 dollars, et Harlem, où près de 37 % des habitants vivent sous le seuil de pauvreté. Les autres boroughs, en particulier ceux du Queens et de Staten Island, sont peuplés par les classes moyennes.
New York est l'une des métropoles les plus cosmopolites du monde : en 2005, 36 % des New-Yorkais sont nés à l'étranger, près de 170 langues différentes sont parlées dans la ville, et 47,7 % des habitants s'expriment dans une autre langue que l'anglais à la maison.
Depuis le XIXe siècle, New York est l'une des principales portes de l'immigration aux États-Unis : entre 1820 et 1890, dix millions d'Européens arrivent à New York, essentiellement des Irlandais et des Allemands. Entre 1880 et 1920, les migrants viennent d'Europe du Sud (Italie, Grèce, etc.) et d'Europe de l'Est (Polonais, Russes, ...) après avoir traversé l'océan Atlantique jusqu'à Ellis Island. Pendant cette période, les Juifs fuient les pogroms : vers 1915, ils sont 1,5 million à New York. Après les lois sur les quotas d'immigration de Johnson-Reed (1924), le nombre d'arrivées diminue considérablement.
Au début du XXe siècle, plus de 20 000 Afro-américains s'installent dans le quartier de Harlem. Entre 1940 et 1960, les Portoricains arrivent massivement à New York et leur nombre passe de 60 000 à 600 000. Après l'Immigration and Nationality Act of 1965, l'immigration reprend à un rythme important, mais l'origine des migrants change : ils viennent désormais d'Amérique latine, des Caraïbes, d'Asie et d'URSS. Dans les années 1970-1990, ces migrants ne s'installent plus seulement à Manhattan mais aussi dans les quartiers périphériques (Brooklyn, Queens, Staten Island) et les banlieues. Entre 1990 et 2000 la ville a accueilli 1 224 524 immigrants ; cependant, les villes de Los Angeles et de Miami disputent à New York la première place pour l'immigration.
Administration et politique
Bien que dépendant de l'État de New York, la Ville de New York bénéficie d'une large autonomie législative et exécutive et d'une administration plus centralisée que la plupart des autres villes américaines. Ce statut est défini par une charte, amendée et promulguée par l'Assemblée législative de l'État de New York, et parfois par référendum. La municipalité est responsable de l'éducation publique, des bibliothèques, de la sûreté publique, de l'hygiène, de l'approvisionnement en eau, des services d'assistance sociale, des établissements pénitenciers et de l'équipement de loisirs.
Les New-Yorkais, bien que leur maire soit républicain depuis 1994, sont très majoritairement démocrates et libéraux : lors de l'élection présidentielle de 2004 le candidat démocrate John Kerry a ainsi obtenu plus de 74 % des voix dans la ville, alors qu'il perdit l'élection au niveau national. 66% des votants enregistrés sont démocrates.
Il faut noter que l'administration new-yorkaise est divisée en trois branches : exécutif, législatif et judiciaire.
Le maire incarne le pouvoir exécutif. Il est élu au suffrage direct pour un mandat de quatre ans, et dirige cinq sections administratives de la ville et d'autres institutions. Ces cinq sections sont en réalité gérées par des adjoints au maire (Deputy mayors). Le mode de scrutin se déroule, à l'instar de celui de l'élection présidentielle en deux phases: durant la première, les deux principaux partis, le parti démocrate et le républicain désignent leur candidat, qui sont ensuite soumis au suffrage universel des habitants de la ville.
Les cinq sections que le maire dirige sont les Operations (Exploitation), Economic Development and Rebuilding (Développement économique et reconstruction), Policy (Politique générale), Administration et Legal Affairs (affaires légales). Il dispose également de pouvoirs exceptionnels en cas d'urgence (menace climatique, catastrophe naturelle, émeutes, troubles civils, invasion).
Depuis 2001, le maire est Michael Bloomberg. Chaque borough est dirigé par un Borough president. Il s'agit d'un poste représentatif au pouvoir limité, qui consiste essentiellement à conseiller le Maire à propos des problèmes relatifs à un borough en particulier, et à propos du budget.
Les lois et règlements locaux de New York sont décidés par un Conseil municipal (City Council), composé de 51 membres, chacun représentant un secteur de la ville d'environ 157 000 habitants. Ils sont élus tous les quatre ans par les habitants des cinq boroughs, et le chef de la majorité porte le titre de speaker. En 2007, le Speaker est le démocrate Christine Quinn. Ce conseil municipal est divisé en comités spécialisés par domaines d'intervention. Lorsqu'une proposition est votée à la majorité simple (50 %), elle est transmise au maire qui peut la promulguer en tant que loi locale. Si ce dernier met son veto, le Conseil a 30 jours pour passer outre, par un deuxième vote à la majorité des deux tiers. En 2007, le conseil est dominé à une écrasante majorité par les démocrates, qui détiennent 47 sièges, contre trois aux républicains (un dans le Queens et deux à Staten Island) et un au parti de gauche Working Families Party.
À la différence du reste de l'État, les comtés de la ville de New York ne disposent pas tous de tribunaux. Il existe en effet un unique tribunal civil (possédant cependant des annexes dans les différents districts). Un tribunal pénal, pour chaque borough, traite les délits mineurs et les violences domestiques, conjointement avec le tribunal des affaires familiales.
Les affaires criminelles sont renvoyées à la Cour suprême de chaque comté, qui s'occupe également des affaires civiles les plus importantes. Ainsi, à la différence d'autres états ou du gouvernement fédéral, la Cour suprême n'est pas l'instance la plus haute de ce système, contrairement à ce que son nom indique. Les appels sont traités par une division spécialisée de la Cour suprême, et le tribunal qui décide en dernier ressort est la Cour d'appel.
Économie
Le poids économique de l'agglomération new-yorkaise est considérable : en 2002, le PNB de la métropole était de 448 milliards de dollars, c'est-à-dire qu'elle produit plus de richesses que les Pays-Bas par exemple. Le PNB new-yorkais représente plus de 3,5 % du PIB américain.
L'expansion économique de New York a été rendue possible par sa situation géographique exceptionnelle : établies sur un port naturel au débouché de l'Hudson, les activités portuaires ont induit le développement industriel de la métropole. L'industrie textile se développa tout au long du XIXe siècle avec l'arrivée des migrants d'Europe centrale et orientale. Vers 1900, New York est la ville industrielle la plus importante des États-Unis, notamment grâce à son secteur bancaire et aux industries lourdes implantées dans le New Jersey. La crise des années 1960-1970 a engendré des friches industrielles dans le Bronx et le Queens. Pendant cette période, les usines ferment à cause de la concurrence internationale, déménagent ou se délocalisent à l'étranger. Ainsi, le chantier naval de Navy Yard ferme ses portes en 1966. Entre 1953 et 1992, New York perd quelque 700 000 emplois industriels. Au milieu des années 1970, la désindustrialisation et le déclin démographique poussent la ville au bord de la faillite. Depuis les années 1990, plusieurs opérations de réhabilitation ont été menées dans plusieurs quartiers de la Grosse Pomme. Plusieurs zones industrialo-portuaires sont reconverties (Brooklyn) en lofts, en ateliers d'artistes.
L'industrie est une activité qui n'a cessé d'évoluer sur la façade Atlantique des États-Unis. Elle a dû se moderniser, et évoluer pour répondre à des demandes croissantes. Le secteur industriel repose aujourd'hui sur un réseau dense de PME. Il est très diversifié, allant des industries traditionnelles aux industries du luxe (quartier des diamantaires) en passant par la haute technologie. L'industrie se retrouve essentiellement dans le Queens, mais aussi de l'autre côté de l'Hudson River, dans le New Jersey.
Les principales activités industrielles de la ville sont ainsi l'imprimerie et l'édition, l'industrie agro-alimentaire, la chimie et la pétrochimie, l'électricité, la mécanique, l'électronique, et la confection textile, notamment dans le Garment Center (Manhattan). La ville possède un technopole, pendant de la « Silicon Valley » sur la côte Est, la « Silicon Alley », concentrant les entreprises spécialisées dans le multimédia.
La ville de New York est considérée comme le centre décisionnel le plus puissant de notre planète. Exemple type de la ville monde, Big Apple concentre en effet de nombreux sièges sociaux, et les quartiers généraux de plusieurs instances internationales. L'exemple le plus marquant est la présence du siège de l'ONU, depuis 1951 à Manhattan, au bord de l'East River. Mais New York abrite aussi le siège de l'UNICEF par exemple. New York est le siège de 40 entreprises du classement Fortune 500 ; c'est deux fois plus que Houston.. De nombreuses entreprises multinationales sont basées dans la ville de New York, parmi lesquelles JPMorgan Chase & Co. (banques), Bloomberg L.P. (groupe financier), Sony Music Entertainment, Colgate-Palmolive ou encore PricewaterhouseCoopers (plus grand cabinet d'audit du monde). En outre, les filiales des grandes banques internationales sont toutes présentes à Manhattan. D'autre part, chaque pays possède une représentation consulaire.
New York est également la place financière la plus puissante et la plus influente du monde. Cette puissance se manifeste dans la Bourse de New York, qui englobe plusieurs organismes. Le principal organisme qui la compose est le NYSE (New York Stock Exchange), qui est la bourse aux actions la plus puissante du monde. Les marchés des différentes bourses mondiales sont en effet directement dépendants des résultats affichés au NYSE. Parmi les principales entreprises cotées au NYSE, c'est-à-dire celles qui font partie du Dow Jones Industrial Average, on retrouve Coca-Cola, Boeing, Citigroup, Exxon Mobil ou encore Walt Disney Company. Le second organisme de la Bourse de New York est le NASDAQ (National association of securities dealers automated quotations), un réseau totalement automatisé présent dans le monde entier mais dont le siège social se trouve à New York. Les entreprises les plus célèbres cotées au Nasdaq sont surtout des entreprises de haute technologie (Microsoft Corporation, Yahoo!, Cisco Systems, etc.). En dernier lieu, on retrouve l'American Stock Exchange (ou AMEX), le New York Mercantile Exchange (NYMEX), et le New York Board of Trade. La plupart de ces institutions financières sont situées dans le Financial District (quartier financier) au sud de Manhattan. Au total, New York compte 328 000 emplois dans le secteur des finances.
À l'origine du développement économique de la ville, le port de New York a dès le début bénéficié d'un site naturel le protégeant des tempêtes. Après 1819, l'ouverture du canal Érié lui confère un avantage décisif par rapport à Boston et Philadelphie. Historiquement, les installations portuaires se situaient au sud de Manhattan, à South Street Seaport. Il ne reste aujourd'hui qu'une activité résiduelle à Brooklyn (quartier de Red hook) et au Howland Hook Marine Terminal de Staten Island. Depuis les années 1950, le transit marchandises (notamment des containers) s'est déplacé vers le port Newark-Elizabeth Marine Terminal à Newark dans le New Jersey, au nord de Staten Island (15e rang mondial).
New York a aussi été le berceau du cinéma américain (studios Paramount dans le Queens), avant que la production ne soit déplacée à Hollywood. New York est néanmoins à la seconde place au niveau national en ce qui concerne la télévision et le cinéma. Ce secteur est actuellement en pleine croissance. La ville a attiré plus de 250 productions en 2005, ce qui représente une hausse d'environ 39% par rapport à 2003. Le nombre de tournages est également en augmentation. Silvercup Studios West est un projet d'« Hollywood vertical » dont la construction est prévue pour 2007. Ce complexe réunissant studios et bureaux dans le Queens deviendrait le plus important de la côte est.
De nombreuses sociétés ont leur siège dans le quartier de Midtown (Manhattan), mais les usines et de nombreux services se sont peu à peu déplacés du centre de la zone urbaine vers la banlieue. L'essor de la télématique a profité à la Sun Belt. New York bénéficie également d'importantes ressources liées au tourisme : la Grosse Pomme a attiré en 2003 quelque 2,3 millions de touristes internationaux. Les premiers visiteurs sont les Britanniques (1,2 million de touristes par an), suivi des Allemands (400 000 visiteurs par an) et des Français (265 000). Les touristes français privilégient les grandes villes américaines : ainsi, sur les 20 premières destinations touristiques des Français, cinq sont américaines, la première étant New York.
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