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Billet avion pour New York (Etats-Unis)
 

New York

Présentation

New York écouter, en anglais New York City (officiellement, City of New York) pour la distinguer de l'État de New York, est la principale ville des États-Unis, avec une population de 8 143 200 habitants. Son agglomération est également la plus importante du pays, devant celles de Los Angeles et de Chicago, et son PIB total la classe au deuxième rang mondial derrière l'agglomération de Tokyo. Située dans l'État de New York, sur la côte est des États-Unis, elle fait partie de la grande mégalopole du BosWash. En 2006, le Grand New York comptait 21 199 865 habitants répartis entre les États de New York, du New Jersey et du Connecticut alors que la ville de New York proprement dite comptait 8 085 742 habitants, répartis dans cinq grands districts (appellés aussi borough) : Manhattan, Brooklyn, le Queens, le Bronx et Staten Island.

New York, fréquemment surnommée Big Apple, à savoir « La Grosse Pomme », regroupe aujourd'hui l'ensemble des critères caractéristiques d'une ville mondiale, c'est-à-dire d'une métropole parfaitement intégrée dans la mondialisation. En effet, New York est aujourd'hui un centre décisionnel, économique et culturel de premier plan, notamment grâce à la puissance de ses institutions telles que le New York Stock Exchange ou le siège de l'ONU, mais aussi grâce aux nombreux sièges d'entreprises situés dans la ville.

Histoire

L'histoire de New York débuta au XVIe siècle, avec l'arrivée des premiers européens. Lorsque le navigateur Giovanni da Verrazano, envoyé explorer le Nouveau Monde au nom de la France passa au large de la baie de New York en 1524, l'île de « Manhatta » était peuplée d'amérindiens Lenapes. Sans y faire escale, Verrazano baptisa la région « Nouvelle Angoulême ». En 1609 c'est le navigateur britannique Henry Hudson qui explora pour la première fois, au nom de la Compagnie des Indes occidentales la baie de New York, et le fleuve qui fut baptisé en sa mémoire, l'Hudson River.

L'installation de colons européens débuta avec la fondation d'une colonie de commerce de fourrures par les hollandais au sud de l'actuelle île de Manhattan. C'est ainsi que la « Nouvelle-Amsterdam » (Nieuwe Amsterdam) fut créée en 1614. Quelques années plus tard, en 1626, le directeur de la colonie Peter Minuit acheta l'île de Manhattan à ses occupants, les Manhattes pour la somme dérisoire de 60 florins (24 $) de verroterie et autres colifichets. Le 11 mai 1647, Pieter Stuyvesant fut nommé gouverneur de la colonie pour donner une nouvelle chance à l'expérience coloniale de la Nouvelle-Amsterdam, dont les relations commerciales avec les autochtones s'étaient dégradées. Stuyvesant prôna une orthodoxie religieuse pour rétablir l'ordre dans sa colonie, en imposant des restrictions sur les mouvements et sur la consommation d'alcool, mais dans un climat très tendu, il n'obtint que la haine des habitants de sa colonie, alors que les anglais devenaient de plus en plus pressants. En mars 1664, le roi Charles II d'Angleterre offrit virtuellement la totalité de la Nouvelle Amsterdam à son frère, le Duc d'York. Les anglais conquirent ainsi la colonie au cours de la même année, et un nouveau chapitre de l'histoire de la ville débuta, suite à l'échec des hollandais.

La Nouvelle-Amsterdam fut rebaptisée New York en l'honneur de Jacques II d'Angleterre, Duc d'York qui avait acquis le territoire de son frère. Le colonel Richard Nicolls devint ainsi le premier gouverneur britannique de la ville de New York. Cependant, en guerre contre les français, les anglais furent contraints de céder leur colonie nouvellement acquise aux Provinces-Unies, qui la rebaptisèrent New Orange en 1673, avant de la récupérer suite à un traité conclu entre les deux pays en 1674 suite à la Troisième Guerre anglo-néerlandaise. Sous la domination anglaise, New York perdit son rôle de comptoir commercial pour devenir une ville à part entière. En 1754, l'Université Columbia fut fondée dans le quartier de Lower Manhattan sous le nom de King's College grâce à une charte accordée par le roi George II.

La présence des troupes britanniques dans la ville irrita progressivement les New-Yorkais, dont la colère fut amplifiée par deux lois commerciales votées par le parlement britannique: le Sugar Act en 1764 puis le Stamp Act en 1765. Pour contrer ces mesures discriminatoires pour les treize colonies du continent, le Stamp Act Congress fut tenu à New York le 7 octobre 1765, et les Fils de la Liberté commencèrent à se manifester. La révocation du Stamp Act apaisa provisoirement les relations en 1766, mais les Townshend Acts de 1767 donna lieu à des affrontements entre les civils et les soldats. Les incidents de la Boston Tea Party en décembre 1773 inspirèrent New York qui connut sa propre Tea Party le 22 avril 1774. Les tensions s'apaisèrent provisoirement pendant quelques années, mais la menace de George Washington de couper les liens entre New York et les autres colonies en cas de domination britannique conduisit la ville dans la guerre d'indépendance, au même titre que le reste des futurs États-Unis.

New York représentait un enjeu majeur dans la guerre d'indépendance étant donné son importance pour le royaume britannique. George Washington apporta ainsi son soutien à la ville dès 1776, notamment en y apportant la déclaration d'indépendance pour encourager ses hommes. Cependant, les troupes américaines, trop peu nombreuses face à celles de l'armée britannique dirigée par William Howe furent progressivement repoussées entre août et octobre, ce qui poussa Washington à se retirer le 16 octobre. New York tomba ainsi aux mains des britanniques, et ce durant la totalité du conflit, c'est à dire de 1776 à 1783. En effet, ce n'est que lors de la signature du traité de Paris, mettant fin au conflit le 3 septembre 1783 que l'indépendance de la ville fut acquise, en même temps que celle du pays. Washington retourna ainsi victorieux à New York le 4 décembre. Ce même George Washington fut investi Président des États-Unis au Federal Hall en 1789, alors que New York était la capitale du pays.

En dépit de la perte de son rôle de capitale fédérale, et de capitale de l'État de New York, la ville de New York connut une croissance exponentielle entre 1790 et 1820, en voyant sa population passer de 33 000 à 123 706 habitants. Elle devint ainsi la plus grande ville du pays. La ville fut également dynamisée par l'arrivée d'immigrés au début du XIXe siècle, ainsi que par l'application du Commissioners' Plan de 1811 qui définisait un système routier traversant la totalité de l'île de Manhattan. L'essor du New York Stock Exchange puis l'ouverture du Canal Érié en 1819, sous le mandat de DeWitt Clinton affirma la domination du port de New York, et fit de la ville la première place commerciale des États-Unis. Le contexte favorable amena l'aristocratie et les riches marchands de la ville à exiger la construction d'un grand espace vert; c'est dans ce contexte que les travaux de construction de Central Park débutèrent en 1857.

Seule la Guerre de Sécession qui eut lieu entre 1861 et 1865 vint émailler la prospérité de la ville. Les habitants de la ville, pour la plupart des commerçants, ne désiraient pas se lancer dans le conflit, étant donné qu'ils entretenaient des relations commerciales avec les États confédérés d'Amérique. Mais lorsque le président Abraham Lincoln instaura la première conscription pendant l'été 1863, les New-Yorkais réagirent dans la violence, durant les Draft Riots qui restèrent l'un des épisodes les plus violents dans l'histoire du pays, avec 105 civils tués.

L'essor de la ville reprit immédiatement après la fin de la guerre civile, en dépit de la mainmise du Tammany Hall sur les institutions politique de la ville. Le domaine des arts connut un véritbale développement à la fin du XIXe siècle, avec la création du Metropolitan Museum of Art, du Carnegie Hall, ou encore du New York Botanical Garden. L'inauguration de la Statue de la Liberté en 1886 fit de New York un symbole de la liberté pour les millions d'immigrés en provenance d'Europe; en effet, sur 23 millions d'européens arrivés aux États-Unis entre 1880 et 1919, 17 millions environ ont débarqué à New York, et la plupart y sont restés..

Le XXe siècle marqua véritablement l'ascension de New York vers le rôle de ville monde, en ce sens que la ville devient un centre culturel, décisionnel et financier de premier plan. L'extraordinaire aventure architecturale débutée à la fin du XIXe siècle a posé la première pierre du développement de l'architecture moderne, avec notamment le début de l'ère des gratte-ciels, qui fleurissent aujourd'hui littéralement dans toutes les grandes villes américaines. Dans le domaine politique et économique, la domination de New York s'est manifestée avec la Bourse et l'essor de Wall Street, ainsi qu'avec les grandes entreprises financières basées dans la ville. L'obtention du siège de l'ONU en 1949 a également joué un rôle déterminant dans le développement de Big Apple.

Mais l'histoire moderne de la ville a également été marquée par les attentats du 11 septembre 2001, qui ont tout autant frappée la ville de New York que les États-Unis, pour la première fois attaqués sur leur territoire. La destruction des tours jumelles du World Trade Center, ainsi que de nombreux bâtiments environnants reste un épisode traumatisant pour les habitants de la ville, toutefois, la ville a depuis retrouvé sa prospérité d'avant crise.

« New York est une ville debout, sous le signe des temps nouveaux. C'est une catastrophe, mais une belle et digne catastrophe. »      »” Le Corbusier, 1937.

Le drapeau officiel de New York porte les mêmes couleurs (sur des barres aux dimensions égales) que le drapeau des Provinces-Unies tel qu'il était utilisé en 1625, l'année où Manhattan fut colonisée. En son centre est reproduit, en bleu, le sceau de la ville. Sur ce dernier figurent plusieurs éléments symboliques: l'aigle représente l'État de New York. L'Amérindien évoque les premiers habitants de la région, tandis que le marin évoque les colons : leur évocation conjointe confère l'idée d'une union entre les deux peuples. Le castor fait référence à la Compagnie néerlandaise des Indes occidentales. Le baril et la fleur font référence aux premiers temps de l'industrie new-yorkaise. Le moulin à vent est un rappel de l'histoire néerlandaise de New York. Quant à Eboracum, c'était le nom de la ville de York à l'époque romaine.

En reportage à la Nouvelle Orléans, John J. Fitzgerald entendit les valets d'écurie appeler les champs de course de New York, « The Big Apple ». Le terme lui plut et il donna comme titre à sa chronique Around the Big Apple. Dix ans plus tard, de nombreux musiciens de jazz commencèrent à utiliser le terme de Big Apple pour désigner New York, et plus particulièrement le quartier de Harlem (à Manhattan), considéré comme la capitale mondiale du jazz. Ils disaient qu'il y avait beaucoup de pommes sur les arbres du succès, mais que, quand vous sélectionnez New York City, vous sélectionniez LA grosse pomme. En 1971, cette expression prit toute son ampleur grâce à Charles Gillett (Président du NY Convention and Visitors Bureau) qui lança une campagne publicitaire sur le thème de la Big Apple. Celle-ci fut relayée par l'agence BBH London qui lança cette expression en Angleterre. Depuis cette expression est devenue courante. 35% des Anglais affirment même qu'elle est typiquement anglaise et non d'origine américaine.

Géographie

La ville de New York est située sur la côte est des États-Unis d'Amérique, à l'embouchure du fleuve Hudson sur l'océan Atlantique, à mi-distance entre Washington DC et Boston. Cette situation privilégiée est renforcée par la présence de l'affluent du Mohawk : New York est reliée aux Grands Lacs et aux Grandes Plaines. Elle comprend l'île de Manhattan, Staten Island, la partie ouest de l'île de Long Island, un quartier construit sur le continent (Bronx), et plusieurs autres petites îles, situées dans les bras de mer et dans la baie : Roosevelt Island, Riker's Island (une prison), Prall's Island (réserve ornithologique), Liberty Island (statue de la Liberté), Isle of Meadow (réserve naturelle), Governors Island, Ellis Island, City Island, Ward's Island. Le territoire a été considérablement aménagé par les hommes, avec des extensions comme Battery Park City dans les années 1960 et 1970 ou des modifications profondes de la topographie, particulièrement à Manhattan.

La superficie totale de la ville de New York est de 1 214 km², dont 785 km² de terres émergées et 429 km² d'eau. L'altitude maximale est de 124,9 m au dessus du niveau de la mer, sur Todt Hill à Staten Island.

La ville est située à une latitude de 40,714' et à une longitude de -74,006'

La ville de New York est soumise à un schéma climatique typique de la zone nord-est de la côte atlantique, similaire à celui qui régit la côte nord-est de l'Asie. L'influence de grandes masses d'air combiné à la présence toute proche de l'océan concourent à accentuer les contrastes climatique. Aussi, bien que New York se trouve à une latitude de zone tempérée, ces conditions climatiques peuvent provoquer des ouragans, vagues de chaleur, tempêtes de neige ou violents orages, et d'un jour à l'autre, changer de temps de façon spectaculaire. Au cours d'un année normale, la courbe de température connaît d'importantes variations, pouvant aller de -25,5°C en hiver à 41°C en été, soit une amplitude de 65,5°C.

Le rythme des saisons à New York se définit de la manière suivante :

La ville de New York est constituée de cinq districts (en anglais boroughs), qui coïncident chacun avec un comté de l'État de New York (county).

Démographie

New York est la ville la plus peuplée des États-Unis, avec une population près de deux fois supérieure à la deuxième ville du pays, Los Angeles (4 097 340 habitants). Elle compte en effet 8 214 426 habitants en 2006, ce qui représente près de 40 % de la population de l'État de New York. L'agglomération new-yorkaise, qui s'étend sur les États du New Jersey et de New York, rassemble quant à elle 21 millions d'habitants. 24 116 176 personnes vivent dans l'aire urbaine de New York, ce qui la place au deuxième rang mondial derrière Tokyo au Japon. La densité moyenne atteint 10 194 habitants/km² : New York est la métropole la plus densément peuplée des États-Unis, loin devant San Francisco.

Au milieu du XVIIIe siècle, New York est moins peuplée que Boston et Philadelphie. Mais le développement du commerce, de l'industrie et l'arrivée de millions de migrants européens provoquent un fort accroissement démographique au siècle suivant. La population new-yorkaise dépasse celle de Paris à la fin des années 1880 mais reste encore derrière Londres. Après la Seconde Guerre mondiale la population urbaine diminue à cause de la exurbanisation et des difficultés sociales. Le phénomène, qui touche la plupart des villes américaines, est particulièrement fort à New York qui perd 821 000 habitants entre 1950 et 1980, soit une baisse d'environ 10 %. Mais dans les dernières décennies du XXe siècle, la population augmente à nouveau. Ainsi, entre 1990 et 2000, la ville a gagné 685 714 habitants grâce à l'immigration. Certaines études estiment que New York pourrait atteindre entre 9,2 et 9,5 millions d'habitants en 2030,.

D'après le recensement de 2000, l'espérance de vie moyenne des New-Yorkais est supérieure à celle des Américains dans leur ensemble (80,2 ans pour les femmes ; 74,5 ans pour les hommes).


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Billet avion pour les États-Unis
 

États-Unis

Présentation

20 % de la population parle une autre langue, l'espagnol étant la plus courante.

Les États-Unis d'Amérique sont une république fédérale d'Amérique du Nord constituée de cinquante États, dont quarante-huit situés entre le Canada au nord et le Mexique au sud, un à l'ouest du Canada (Alaska) et un dans l'océan Pacifique (Hawaii à 3 900 km au sud-ouest de la Californie) ainsi que de territoires disséminés dans les Caraïbes et le Pacifique.

Washington, D.C. (ou District of Columbia) est la capitale fédérale du pays, avec un statut spécial. D'autres territoires ont des statuts spécifiques, notamment des États (anciennes colonies) qui ne sont pas membres de droit de la fédération, mais qui sont en pratique intégrés : les Samoa américaines, Guam, les îles Mariannes du Nord, Porto Rico et les îles Vierges américaines.

Les États-Unis comptent plus de 300 millions d'habitants, nombre dépassé le 17 octobre 2006, et sont le troisième pays le plus peuplé du monde derrière la Chine et l'Inde.

Les États-Unis sont membres de l'OTAN, de l'ALENA, de l'OEA, de l'ANZUS, de l'OCDE, du G8, et membres permanents du Conseil de sécurité des Nations unies.

Dénomination

La désignation en forme courte de ce pays est États-Unis (en anglais United States, abrégé en US) et la forme longue est États-Unis d'Amérique (en anglais United States of America, abrégé en USA). Cette dénomination fut suggérée par Thomas Paine et adoptée lors de la déclaration d'indépendance, le 4 juillet 1776.

Histoire

Le territoire actuel des États-Unis fut d'abord occupé par les Indiens d'Amérique qui étaient divisés en tribus qui parlaient plusieurs centaines de langues différentes et avaient de nombreuses cultures différentes. Ils ont laissé peu de traces de leur présence, surtout pour les peuples nomades. Aux XVIe et XVIIe siècles, les premiers contacts avec les Européens, principalement Espagnols au sud, Anglais à l'est, et Français au nord et dans la vallée du Mississippi constituèrent un choc des cultures.

Le premier établissement anglais fut établi en 1607 à Jamestown, Virginie puis de nombreuses colonies furent établies le long de la côte est (Plymouth, Boston, Salem, Williamsburg). L'esclavage par le recours à la traite négrière fut rapidement utilisé afin de développer notamment les plantations du sud mais aussi pour le développement des infrastructures.

La population indienne fut quant à elle décimée par les épidémies (variole, rougeole) des maladies importées par les pionniers, et par les conflits avec ces derniers (Guerres indiennes). À l'occasion du plus grand de ces conflits, qui correspondait à la guerre de Sept Ans en Europe, les colons Britanniques conquirent la moitié des possessions françaises, doublant leur superficie.

Treize des colonies britanniques proclamèrent leur indépendance le 4 juillet 1776 face à la Grande-Bretagne (Déclaration d'Indépendance). Ils adoptèrent la constitution des États-Unis d'Amérique en 1787, la première du monde occidental. Ces deux textes sont fondateurs de l'identité américaine.

La question de l'esclavage et des problèmes d'économie déclenchèrent la guerre de Sécession en 1861. Mais cela n'empêcha pas les États-Unis de se développer grâce à l'immigration et l'industrialisation tout au long du XIXe siècle ainsi que d'entreprendre la conquête de l'Ouest grâce au chemin de fer.


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Billet avion au départ de Strasbourg (France)
 

Strasbourg

Présentation

Strasbourg (Strossburi en alsacien, Straßburg en allemand) est une ville située dans l'est de la France, sur la rive gauche du Rhin. C'est le chef-lieu de la région Alsace et du département du Bas-Rhin. Ses habitants sont appelés les Strasbourgeois et les Strasbourgeoises.

Strasbourg est la septième ville de France par la population, et l'un des principaux pôles économiques du nord-est. La ville se distingue par un secteur secondaire très diversifié. Le secteur tertiaire est essentiellement tourné vers les activités financières, la recherche et le conseil aux entreprises.

Strasbourg est par ailleurs l'une des seules villes, avec Genève, Montréal, et New York, à être le siège d'organisations internationales (Conseil de l'Europe depuis 1949, Parlement européen) sans être capitale d'un pays.

Son centre est entièrement classé patrimoine mondial de l'humanité par l'Unesco depuis 1988 et comprend notamment la cathédrale Notre-Dame de Strasbourg et le quartier de la Petite France.

Strasbourg est aussi une grande ville étudiante. Ses universités sont résolument tournées vers l'international avec plus de 20% d'étudiants étrangers.

Étymologie

Le premier nom de la ville fut en celte Argentorate, romanisé en Argentoratum. L'étymologie de ce terme est discutée, certains y voyant un lien avec la déesse celte d'argent (Argent-, épithète liée à Argentia), identifiée avec la lune. L'acception la plus courante voudrait que la racine Argento (argent, luisant) désigne un cours d'eau (cf l'Argens, l'Arques, l'Arc...), en l'occurrence, l'Ill (Ainos en gaulois). Cette hypothèse est renforcée par l'ancien nom de Horbourg (Argentovaria), commune également située sur l'Ill.

Rate désignant une enceinte, une fortification, cette hypothèse affirme donc qu'Argentoratum est l'enceinte sur l'Argenta, in extenso la cité de la rivière, du fleuve. Ce nom était alors en parfaite cohérence avec la perception de ce lieu frontière, situé à proximité du Rhin, partie intégrante du réseau de camps défendant le limes nord de l'empire romain.

Puis, à la suite de son intégration dans l'entité germanique, cette ville n'était plus frontalière, mais au coeur du réseau des cités allemandes. Sa perception n'était dès lors plus sur un axe fluvial et orienté nord-sud, mais routière et sur un axe est-ouest. Strasbourg était en effet au niveau d'un des rares ponts permettant de franchir le Rhin et de ce fait placée sur une route majeure est-ouest. Son nom évolua alors en Straßburg, le bourg fortifié situé sur la rue (die Straße), la route, découlant de Stratiburg, évoqué pour la première fois au VIe siècle par saint Grégoire.

Géographie

Excentrée par rapport au reste de la France, dont la plaine d'Alsace représente l'extrême façade nord-est, Strasbourg occupe en revanche une position centrale en Europe occidentale, sur une importante voie de passage nord-sud. Il faut en effet la replacer dans l'entité plus vaste dont elle fait partie intégrante : la vallée du Rhin supérieur qui, de Bâle à Mayence, forme un couloir naturel. À la limite de l'Europe atlantique et de l'Europe continentale, elle communique au sud par les vallées de la Saône et du Rhône avec l'Europe méditerranéenne et s'ouvre au nord, au-delà des massifs hercyniens allemands, sur les grandes plaines de l'Europe du Nord. À vol d'oiseau, Strasbourg se trouve ainsi à égale distance (environ 750 kilomètres) de la Méditerranée, de la Baltique et du littoral atlantique, et à égale distance (environ 500 kilomètres) de la mer du Nord et de l'Adriatique.

Néanmoins, faute d'infrastructures suffisantes, Strasbourg n'est pas un carrefour d'échanges majeur dans l'Europe actuelle. À ce titre, il faut souligner que l'axe Est-Ouest qui relie notamment Francfort à Paris contourne le Nord-Est de la France par Cologne, Bruxelles et Lille.

Les nouvelles infrastructures (TGV Est, Pont Pierre Pflimlin) et les projets en cours (Grand Contournement Ouest, train ICE allemand, TGV Rhin-Rhône) amélioreront considérablement l'accessibilité de la ville aussi bien dans l'axe Nord-Sud que dans l'axe Est-Ouest.

Située à une altitude moyenne de 140 mètres au-dessus du niveau de la mer, Strasbourg est caractérisée par un relief relativement plat. Ainsi au centre-ville, on ne perçoit que de très légères ondulations du terrain, culminant notamment à proximité de la cathédrale et à la croisée de la Grand-Rue et de la rue du Fossé-des-Tanneurs, correspondant aux zones d'habitation les plus anciennes, établies à l'origine sur une butte émergeant des marais environnants.

L'est du territoire communal, le long du Rhin, est constitué en partie de plusieurs îles (île aux Épis, du Rohrschollen...), découpées par des bras (canalisés) du Rhin, des canaux du port autonome et la rencontre avec l'Ill.

La densité importante de l'hydrographie cumulée à l'affleurement de la nappe phréatique contribue à rendre le secteur très sensible aux inondations. C'est pourquoi la plupart des extensions urbaines de la ville puis de l'agglomération se sont faites au moyen de remblais importants (notamment pour la construction du quartier allemand), accompagnées du comblement ou de la canalisation des multiples bras d'eau, réduisant d'autant les surfaces d'épandage et augmentant la rapidité et le débit des eaux en cas de crue.

La ville est donc aujourd'hui confrontée à un risque d'inondation important, pesant d'autant sur les projets d'extension urbaine.

Le nord-est et le sud-est de la commune sont couverts de vastes forêts : la forêt de la Robertsau (493 hectares) et la forêt du Neuhof (797 hectares). Elles sont les vestiges de l'ancienne luxuriante forêt rhénane qui occupait tout le lit majeur du Rhin, fleuve tumultueux et sauvage jusqu'au XIXe siècle. Cette forêt présentait une vitalité et une richesse en espèces remarquables, abritant une avifaune très diversifiée. Si l'endiguement et les aménagements successifs du fleuve l'ont fortement réduite, elle conserve son caractère de zone humide, abrite la réserve naturelle du Rohrschollen, et demeure un terrain d'élection pour la LPO. En outre, le programme « Rhin Vivant » dans le cadre du projet LIFE Nature conservation et restauration des habitats naturels de la bande rhénane a été lancé avec l'objectif de restaurer les écosystèmes rhénans.

Par ailleurs, la ville compte 324 hectares de parcs et de jardins dont les principaux sont :

Le climat qui règne à Strasbourg est de type semi-continental abrité avec d'importantes variations d'amplitude pour les températures. Ainsi, les hivers sont vigoureux avec des précipitations neigeuses assez fréquentes. Les étés sont chauds et étouffants. Située entre deux massifs montagneux (les Vosges et la Forêt-Noire) la ville est peu exposée aux vents. De même, les précipitations sont relativement peu abondantes et irrégulières comparées aux autres régions françaises grâce à la protection naturelle que constituent ces massifs. La ville est souvent sujette à de violents orages au début et à la fin de l'été.

L'absence de vent ainsi que les températures élevées en été favorisent logiquement l'apparition de pics de pollution.

Héraldique

Les armes de Strasbourg sont le résultat d'une inversion des couleurs du blason de l'évêque de Strasbourg (bande de gueule sur argent) à l'issue de la révolte des bourgeois de la ville au Moyen Âge qui ont pris leur indépendance face à la tutelle de l'évêque. Celui-ci conserva néanmoins son pouvoir sur la campagne environnante. Le même phénomène s'est observé à Bâle, expliquant ainsi l'actuelle inversion des couleurs des blasons des cantons de Bâle-Ville et Bâle-Campagne.

Cependant le blasonnement est apparemment sujet à discussion. Outre l'interprétation graphique ci-contre, on rencontre au moins deux blasonnements différents :

Histoire

Le site de Strasbourg était déjà occupé pendant l'âge de Bronze, par un petit village de pêcheurs. Puis le site est devenu une bourgade celte du nom d'Argentorate. Dotée d'un sanctuaire et d'un marché, le village est alors de taille très modeste.

La plaine d'Alsace appartenait plus tard, à la tribu germanique des Triboques, venus de la rive droite du Rhin, avec Arioviste roi des Suèves, à la demande des Séquanes afin de battre les Eduens de Bourgogne, dès années 71 à 58 avant J.-C.; cela résulte clairement du texte de Jules César La Guerre des Gaules. Arioviste et son peuple occupèrent d'ailleurs une partie du territoire de leurs alliés les Séquanes.

En -12, le général romain Drusus, frère de Tibère, fonde une nouvelle ville et romanise son nom en Argentoratum. C'était alors un camp militaire fortifié positionné sur le limes (frontière de l'empire romain) du Rhin faisant partie des castella Drusi, les forts de Drusus. Un canabae (agglomération d'habitations civiles) s'est développé autour du camp et vers l'ouest, prélude au développement durable de la ville.

Après la soumission des tribus germaniques à Rome, le limes est repoussé à l'est, Argentoratum devient alors la base arrière des Romains jusqu'à la fin du IIIe siècle. En 352, la ville est détruite par les Alamans et les Francs ; Julien l'Apostat reconquit la ville en 357, court répit avant une nouvelle poussée expansionniste des Germains. En 406, Huns, Burgondes, Vandales et Suèves envahissent la Gaule. La ville est détruite en 451 par Attila et cette période sombre de la décadence romaine fait qu'on ne sait rien de la ville de ce temps-là.

La ville est restaurée sous le nom de Strateburgum en 496 par les Francs qui favorisent le développement de la ville, après la conversion de Clovis au christianisme. En effet, Argentoratum est l'une des rares villes de la région à être le siège d'un évêque, véritable gouverneur de l'époque. Les VIIIe siècle et IXe siècle furent prospères, la ville vit sa population doubler, une nouvelle cathédrale fut construite et le commerce se développait, toujours sous la tutelle de l'évêque qui avait les pleins pouvoirs. De nouvelles paroisses furent créées.

En 842, la ville accueillit Charles le Chauve et Louis le Germanique qui s'allièrent contre leur frère Lothaire pour le partage de l'Empire légué par leur grand-père Charlemagne et prononcèrent les Serments de Strasbourg, plus ancien texte rédigé en langue romane (ancêtre du français, entre autres) et en langue tudesque (ancêtre de l'allemand). À l'issue de ce conflit en 843, le traité de Verdun attribua Strasbourg à Lothaire mais à sa mort, la ville revint à la Germanie. En 962, Otton le Grand fonda le Saint Empire Romain Germanique et s'appuya sur l'Église en lui octroyant des pouvoirs temporels fort. Strasbourg obtint alors le droit de justice et celui de battre monnaie.

La ville continuait à prospérer et à s'étendre. Une nouvelle enceinte fut construite au XIIe siècle et elle fut agrandie un siècle plus tard. De 1202 à 1220, la ville s'enrichit de quartiers autour des églises Saint-Pierre-le-Jeune et Saint-Pierre-le-Vieux. De nombreuses tours de fortification furent construites à cette époque, et ne disparurent du paysage urbain qu'au XIXe siècle.

À partir de 1228, les quartiers maraîchers ont fait à leur tour partie intégrante de la cité. Le Finkwiller, le quai des Bateliers, la rue des Bouchers ou la rue d'Or témoignent des nombreuses corporations présentes à l'époque et indispensables à la vie quotidienne des Strasbourgeois. Ces axes étaient entourés de murailles à la même époque. Le système défensif des Ponts Couverts a également été élaboré à ce moment. Les quatre tours actuelles faisaient partie des remparts et étaient reliées par des ponts couverts d'une toiture en bois, disparue au XVIIIe siècle. Elles abritaient les corps de garde mais servaient aussi de prison. Autre vestige : la porte de l'Hôpital. Cet agrandissement n'a été terminé qu'en 1344.

Les bourgeois, écartés du pouvoir, souhaitaient s'impliquer dans la vie politique et obtinrent en 1214 le droit de créer un conseil avant de prendre le pouvoir en 1262 au terme de la bataille de Hausbergen. S'ensuit une période trouble pendant laquelle les luttes de pouvoirs furent source de nombreux conflits. Le point culminant de ces conflits fut la lutte de deux familles rivales, les Zorn et les Mullenheim, véritable guerre civile provoquant en 1332 une révolte des Strasbourgeois. Le pouvoir revint alors à la classe marchande. Après cette longue période de troubles, une nouvelle organisation politique se créa au XVe siècle : le conseil de la ville s'appuyait sur les conseils des XIII, des XV, et des XXI, un Ammeister (maire) est nommé par le conseil tandis que quatre Stettmeister nommés par les nobles complétaient l'administration. La ville comptait alors plus de 16 000 habitants, frappait monnaie et obtint le statut de ville libre d'Empire, ce qui en fit une véritable principauté.

Vers 1370-1390, à la fin de la guerre de Cent Ans, la population redoutait l'invasion des bandes de pillards qui parcouraient la région. Ainsi la municipalité décida de protéger les parties Ouest et Nord de la ville.

La dernière extension de la cité médiévale date de 1387-1441. Elle concernait le quartier de la Krutenau, habité par de nombreux pêcheurs et maraîchers. La ville ne connu pas d'autre agrandissement avant le XIXe siècle. Le Moyen Âge est l'âge d'or de Strasbourg. Sa richesse croissante était due à l'activité des bourgeois, mais surtout à sa topographie. Grâce à ses nombreuses voies fluviales et routières, cette ville, entourée d'eau, était un centre de commerce particulièrement actif.

Ainsi, dès l'aube du Moyen Âge, le vin d'Alsace était connu en Allemagne, aux Pays-Bas et jusqu'en Angleterre et en Scandinavie. Strasbourg exportait également textiles et céréales, mais importait en revanche de nombreux produits de luxe tels que le verre, les peaux, les fourrures, les soieries et les épices. L'Ancienne Douane est un des rares témoins de ce commerce fluvial florissant. Situé sur les bords de l'Ill, à l'emplacement de l'ancien port de Strasbourg, ce bâtiment a été construit en 1358 pour stocker et prélever des taxes sur les marchandises transitant par Strasbourg.

Le symbole le plus significatif de cette opulence est la Cathédrale. Quatre siècles ont été nécessaires à la construction de cet édifice, érigé à la gloire de Notre-Dame. Les travaux démarrèrent en 1015 sur les fondations d'une ancienne basilique romane. Sa flèche n'a été achevée qu'en 1439. Cette longue édification fait de ce chef d'oeuvre une synthèse des courants artistiques du Moyen Âge. Toute la cité était un véritable chantier d'églises, fondées par des moines ou des familles nobles. Parmi les plus anciennes, Saint-Pierre-le-Vieux, Saint-Pierre-le-Jeune, Saint-Thomas. À côté des églises, de nombreux couvents ont vu le jour : une vingtaine au total. De cet ensemble demeure le cloître de l'église Sainte-Madeleine et celui de Saint-Pierre-le-Jeune.

Ces nombreux monuments montrent que, durant tout le Moyen Âge, l'art était essentiellement au service de la foi. C'est le chantier de la cathédrale qui a drainé tous les artistes de renom. Une grande majorité d'entre eux étaient anonymes. Il faut attendre le XVe siècle pour que se développe l'art de la peinture. Toute une école alsacienne, spécialisée dans les retables, s'épanouit à cette période.

Quant à la vie intellectuelle, elle fut marquée au XVe siècle par la révolution de l'imprimerie. En effet, Johannes Gensfleisch, dit Johannes Gutenberg a profité des dix années qu'il a passées à Strasbourg pour y concevoir l'imprimerie à caractères mobiles. Strasbourg ne tarda pas à devenir un des grands centres de l'imprimerie. Elle comptait une cinquantaine d'officines d'imprimeurs à la fin du Moyen Âge. Cette invention favorise le courant humaniste qui fait jour à Strasbourg. Jakob Wimpheling, Geiler von Kaysersberg ou Sébastien Brant sont des grands noms de l'Humanisme strasbourgeois. Cependant, aucun n'adhère à la Réforme, mais par leur esprit critique et leur dénonciation des abus de l'Église, ils ont préparé l'avènement de la Réforme protestante.

La Renaissance fut pour la ville une période trouble. L'Humanisme et la Réforme sont les faits marquants de l'époque. Strasbourg est une des premières villes qui appela au changement. Dès 1518, les thèses de Luther furent affichées aux portes de la cathédrale. Les écrits luthériens se propagèrent grâce aux imprimeurs. La ville adopta la Réforme en 1524 et attribua les églises aux protestants. Strasbourg accueillit les dissidents religieux et propagea leurs idées grâce à l'imprimerie. La ville était alors à son apogée. Parallèlement au mouvement de la Réforme, la révolte des paysans se répandit. Ils étaient 50 000 en 1525, excédés par les abus des nobles et du clergé. Ils parcouraient la campagne mettant à feu et à sang châteaux et abbayes qui se trouvaient sur leur passage. Strasbourg se refusait à intervenir, ne les aidant ni les combattant.

Mais le déclin arriva avec les guerres. L'empereur Charles Quint, catholique, mena la guerre contre les princes protestants et leurs alliés (Strasbourg). La ligue protestante fut vaincue et la ville restitua la cathédrale Notre-Dame et deux églises aux catholiques. La ville connut aussi des difficultés financières. En 1592 enfin, les finances de la ville furent complètement épuisées par la longue et ridicule guerre des évêques. Elle avait pour origine l'élection d'un nouvel évêque, pour laquelle catholiques et protestants ne parvenaient pas à se mettre d'accord. La guerre fit rage pendant près de 20 ans, semant la désolation dans les alentours. L'introduction de la Réforme mit fin à la production artistique qu'elle a privée de son mécène habituel : l'Église catholique. Une quarantaine d'Autels disparurent de la Cathédrale. L'art se détournait donc de la religion pour se consacrer aux monuments profanes. En architecture, les transformations se firent lentement. Le style Renaissance ne fut introduit que dans les années 1550-1580. Au XVIIe siècle, le classicisme à l'italienne fit place à une architecture ornementale et maniériste, notamment dans les réalisations en bois dont l'hôtel du Corbeau est un bel exemple.

Au style simplifié du Moyen Âge succéda le décor sculpté. La Maison Kammerzell illustre parfaitement ce goût pour la sculpture en abondance. Situé place de la Cathédrale, cet édifice doit son nom à l'épicier Jean-François Kammerzell qui l'acquit au cours du XIXe siècle. Ses façades comportent de nombreuses sculptures de bois réparties sur trois étages autour de soixante-quinze fenêtres. Une iconographie variée y est représentée. Tout comme la Maison des Tanneurs, la Maison Kammerzell rappelle la prédominance du colombage qui apparut à cette époque. Cependant, même si l'architecture en bois était prépondérante, la brique crépie était un matériau très employé dans les constructions publiques et privées. La Chambre de commerce en est un échantillon. Construit en 1585, cet édifice en pierres de taille servit d'abord d'hôtel de ville. Son architecture est originale. La façade comporte trois ordres grecs, mais le toit qui la surmonte est pentu avec de nombreuses lucarnes, trait typique des bâtiments strasbourgeois. La Chambre de commerce fait partie des nombreuses commandes publiques faites par le magistrat de la Ville.

En 1538 est créé le Gymnase Protestant (aujourd'hui Gymnase Jean Sturm), qui devint rapidement une réference européenne en matière de pédagogie humaniste. Le Gymnase Jean Sturm fut l'embryon de l'Académie protestante qui allait devenir, en 1621, l'Université de Strasbourg.

La guerre de Trente Ans éclata en 1618, guerre de religion européenne opposant les protestants et les catholiques. L'Alsace fut ravagée, mais Strasbourg resta neutre dans ce conflit. À l'issue de la guerre en 1648, par les traités de Westphalie, l'Alsace fut occupée par la France, mais Strasbourg demeurait ville libre impériale. La ville était isolée, affaiblie, n'avait rien à attendre de l'Empire germanique vaincu, et lorsqu'elle fut assiégée par les troupes de Louis XIV, le 30 septembre 1681, Strasbourg signa la capitulation, traité par lequel elle reconnaissait la suzeraineté de la France. Le roi fit alors abattre symboliquement un pan de la fortification de la ville. Ceci créa une ouverture par laquelle il pu pénétrer dans Strasbourg, marquant ainsi la soumission de la cité au pouvoir royal. Un accord fut passé entre Louis XIV et l'ammestre : dix articles visant à préserver les libertés essentielles de la cité, sur les plans politique, administratif et religieux. Par contre, elle fut privée de son artillerie et de ses milices et dut accepter l'installation d'une troupe de garnison.

Échappant de ce fait à la souveraineté municipale, de nombreux et nouveaux habitants s'établirent à Strasbourg, attirés par la vie brillante de société qui s'y développait. Tous construisaient leur hôtel. Un de ces nobles, le cardinal Armand Gaston de Rohan-Soubise, fils naturel de Louis XIV, fit construire un nouveau palais épiscopal, appelé plus tard palais des Rohan, sur les rives de l'Ill, face aux maisons des bourgeois. Strasbourg conserva néanmoins la plupart de ses avantages. La ville devint hautement stratégique pour la France, véritable bastion sur le Rhin et accueillit alors une importante garnison. Mandaté par Louis XV, Jacques François Blondel dessina un plan d'embellissement de Strasbourg, plan qui, faute de moyens, ne fut que partiellement réalisé. Strasbourg lui doit notamment la construction de l'Aubette sur la place Kléber et l'aménagement de la place du Marché-Gayot.

Mais ce furent surtout les fortifications de Vauban qui marquèrent cette période, avec notamment la construction d'une protection ingénieuse en amont de l'Ill, en face des Ponts Couverts, et celle d'une imposante citadelle au sud-est, placée face à l'Allemagne. Vauban, de son côté, entreprit la construction d'une vaste citadelle en forme d'étoile, à mi-chemin entre le Rhin et la ville, destinée à surveiller cette dernière. Le barrage Vauban est une autre de ses réalisations. Bâti pour fortifier le système des Ponts Couverts, il permit d'inonder le sud de la ville en cas d'attaque.

Peu à peu le paysage urbain se modifiait. Toutes ces nouvelles demeures constituent aujourd'hui plus de la moitié du patrimoine architectural de la vieille ville. Elles s'inspiraient à l'époque des hôtels parisiens entre cour et jardin. Se réalisait une synthèse des nouvelles tendances parisiennes et des caractéristiques locales. Cette annexion marqua pour Strasbourg le début d'une nouvelle prospérité. La ville devint la capitale régionale, la bourgeoisie s'enrichit et se construit de belles demeures.

L'époque des hôtels particuliers est aussi celle des salons littéraires. La haute société strasbourgeoise se mit à l'heure française. Une foule de jeunes nobles venus d'Allemagne, d'Angleterre, de Suède ou de Suisse envahirent les bancs de l'Université, tels que Goethe. Des arts somptuaires se développaient, tel que la faïencerie Hannong. L'orfèvrerie strasbourgeoise connut un regain accru. La ferronnerie était également très prospère, grâce à la construction des hôtels particuliers. Mais à l'opulence des uns s'oppose la misère des autres. Un cinquième de la population avait recours à la mendicité. La ville était surpeuplée, engoncée dans ses murailles médiévales. Strasbourg connut pourtant au XVIIIe siècle le développement de nouvelles activités économiques. Brasseries et ateliers de tabac s'ouvrirent en grand nombre. Mais le commerce de la cité périclita en raison des fortes taxations et de l'insécurité des routes. Le trafic fluvial s'éteint également.

En 1789, lorsqu'éclata la Révolution française, la ville comptait entre 55 000 et 60 000 habitants. L'Hôtel de Ville fut pris d'assaut et mis à sac le 20 juillet 1789. L'autorité de l'ammestre fut ébranlée et il démissionna. Les privilèges furent abolis. La Révolution française fut assez bien accueillie par la population et les nouvelles institutions furent rapidement adoptées. La ville connut néanmoins le contre coup de cette époque troublée, notamment pendant la Terreur qui sévit durant deux années. À cette époque incertaine, le système défensif était important. La présence militaire dans la ville fut grande après la Capitulation. Forte garnison et haut commandement s'installèrent. L'Aubette, construite de 1765 à 1778 sur la place d'armes, la Place Kléber, abritait les corps de garde.

En 1792, le capitaine Claude Joseph Rouget de Lisle composa dans la rue de la Mésange un chant pour l'armée du Rhin, qui devint la Marseillaise qui fut interprétée publiquement quelques jours après sa composition sur la Place Broglie. Strasbourg sortit fortement affaiblie de cette période de troubles. Sous l'Empire, Strasbourg connut un nouveau développement. Après la Révolution française, la prospérité fut grande. Le passage continuel des troupes produisit une activité étonnante. Le goût du luxe reprit et s'étendit à la classe moyenne. Le préfet Lezay-Marnésia contribua fortement à l'essor de la ville et du département. Il favorisa le développement de la culture de la garance, de la betterave sucrière, du houblon et du tabac. La cité devint un véritable entrepôt pour toutes ces marchandises. Lezay-Marnésia développa également le réseau routier.

L'époque est aux grandes réalisations : le canal du Rhône au Rhin et le pont routier entre Strasbourg et Kehl furent construits. Le style romantique révèle l'entrée de la ville dans une ère nouvelle et dans le monde moderne. La technologie était désormais présente dans l'architecture. Des ponts de fer et de fonte apparurent en ville comme le pont Saint-Thomas. Construit en 1841, il est constitué d'un tablier reposant sur des arcs creux, en fonte. L'heure était aussi aux hôtels cossus et aux réalisations industrielles. L'ancien hôtel du Rhin ou la Manufacture des Tabacs illustrent parfaitement cette activité prospère.

Le remarquable mouvement de construction engendré par la modernité est présent dans tous les domaines. La construction du Nouvel Opéra et la fondation du Conservatoire confortèrent l'image de Strasbourg comme cité intellectuelle. La politique municipale dans les domaines universitaire et scolaire eut de nombreuses conséquences. L'Université, abolie par la Révolution française, renaît sous forme d'Académie. Les arts et sciences sont protégés. De 1800 à 1870, Strasbourg changea de physionomie, non seulement grâce aux grandes réalisations mais aussi parce que l'on avait la volonté de l'embellir. Les jardins de l'Orangerie et la promenade Broglie furent achevés. En 1840, les statues de Gutenberg et Kléber (à l'emplacement de son caveau Place Kléber) furent réalisées par les sculpteurs David d'Angers et Philipp Gruss. Même les rues furent l'objet de transformations : elles étaient équipées de trottoirs et de lampadaires. L'époque napoléonienne est donc un retour à la prospérité et au faste qui dura jusqu'à la guerre de 1870.

Depuis le Moyen Âge, la ville redoutait d'être assiégée et consacrait une part importante de son budget à l'entretien de ses fortifications. Malheureusement, lorsqu'en 1870, elle fut envahie par les troupes badoises, Strasbourg était mal préparée. Pendant trois nuits, elle fut bombardée. Plusieurs bâtiments furent détruits, comme l'Aubette, la préfecture et le théâtre. La toiture de la cathédrale fut atteinte. L'illustre bibliothèque du Temple Neuf aussi, où était conservé l'Hortus Deliciarum (le jardin des délices) d'Herade de Landsberg, un livre grand format aux enluminures splendides réalisé par une moniale et qui faisait la fierté de cette belle bibliothèque, mais qui partit en fumée dans l'incendie (tout comme plusieurs milliers de trésors de livres anciens et d'incunables) un soir d'août 1870. Les vivres manquants et les remparts étant endommagés, le Général Uhrich capitula. Le bilan du siège fut lourd. De nombreux habitants avaient été tués, blessés ou malades.

L'Alsace-Lorraine fut alors annexée à l'Empire allemand. Il s'agit alors de l'apogée de la domination politique et territoriale de Strasbourg. La ville bénéficiait également de la volonté des Allemands d'en faire la vitrine du savoir-faire allemand, visant à s'attirer les populations locales tout autant qu'à montrer au monde et notamment à la France la supériorité en tout point de la culture germanique. La plus importante extension urbaine de Strasbourg fut alors planifiée, sous la direction de deux maires qui furent des administrateurs remarquables, Otto Back et Rudolf Schwander, avec pour résultat un doublement de la superficie de la zone urbanisée en une trentaine d'années. Après les bombardements, il s'agissait de reconstruire. La ville étouffait dans ses remparts médiévaux. L'architecte alsacien Conrath entreprit de construire de larges artères entrecoupées d'espaces verts. De nombreux édifices publics virent le jour : palais universitaire, poste centrale, bains municipaux. La place de la République constituait le point de jonction entre la cité historique et la nouvelle ville. Cinq édifices prestigieux y furent élevés, comme le parlement d'Alsace-Lorraine (aujourd'hui Théâtre national de Strasbourg), la Bibliothèque nationale universitaire ou le palais de l'Empereur (aujourd'hui Palais du Rhin) mêlant Renaissance florentine et baroque monumental berlinois. C'est également durant cette période que l'actuelle gare a été construite, remplaçant l'ancienne gare terminus.

Dans cette fièvre de modernité, certains détails n'en conservèrent pas moins pendant longtemps un caractère bien primitif : dans les immeubles construits à la fin du XIXe siècle, il était rare de disposer d'une salle de bain ; on allait une fois par semaine aux douches municipales quand on était propre. Presque toujours les W-C étaient situés à l'extérieur, sur le palier, même s'il n'y avait qu'un seul appartement à l'étage et qu'ils ne servissent donc qu'à une seule famille : il fallait les éloigner le plus possible du reste du logis. Hans-Otto Meissner raconte dans ses souvenirs que, dans l'immeuble tout neuf où ses parents habitaient et qui avait été construit au début du XXe siècle, bien des visiteurs étaient choqués de voir les cabinets à l'intérieur de l'appartement. « Ce n'est pas hygiénique », disaient-ils. Mais dans cette somptueuse bâtisse, toute moderne qu'elle était, on n'avait pas craint de placer sous les toits des chambres de bonnes minuscules, sans eau courante (il fallait aller la chercher dans la cour), et où les malheureuses avaient peine à se tenir debout. Vers 1900, le Modern Style, venu de Glasgow, fait une petite apparition, sous le nom d'Art nouveau. L'École des Arts décoratifs a une remarquable façade de ce style, qu'elle soutient. Celle de la Maison égyptienne n'en est pas moins étonnante, mêlant Jugendstil et orientalisme. Ces immeubles apportent une note de fantaisie à l'ensemble conventionnel des autres bâtiments.

À partir de 1912, les travaux s'attaquèrent aux domaines du transport et de la communication. Des voies de circulation plus commodes furent créées. Places et avenues, larges et aérées, furent ornées d'arbres. Une nouvelle gare fut construite. Le port du Rhin, à vocation industrielle et commerciale, fut réalisé. Une ceinture de fortifications nouvelles fut entreprise. La ville se transforma en grande ville industrielle, sa population doubla et sa vie intellectuelle renaît. Après la Première Guerre mondiale, pendant laquelle Strasbourg fut relativement épargnée, l'Alsace-Lorraine revint à la France qui chercha à franciser la région à marche forcée, en oubliant la mixité de la culture alsacienne et les nombreux progrès sociaux acquis pendant la période 1870-1914. La contestation politique du peuple alsacien s'accompagna d'une protestation culturelle. Soucieux de conserver leur particularisme, les Strasbourgeois fondèrent un Musée Alsacien, préservant les traditions régionales. Le Théâtre Alsacien est né.

Mais la Seconde Guerre mondiale arriva et l'Alsace fut à nouveau annexée par l'Allemagne. Une très dure politique de germanisation fut lancée : interdiction d'employer le français, changement du nom des rues et des noms de famille à consonance française. Le 23 novembre 1944, Strasbourg fut libérée par la 2e division blindée de Leclerc et l'Alsace revint à nouveau à la France. Strasbourg retrouva sa prospérité et l'Alsace est aujourd'hui l'une des régions les plus dynamiques de France.


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France

Présentation

La France, officiellement la République française (souvent appelée l'hexagone dans la presse), est un pays constitué d'un territoire situé en Europe et nommé Métropole ainsi que de territoires situés outre-mer. La France est l'État de l'Union européenne dont le territoire européen est le plus étendu. Ce territoire, situé en Europe occidentale, est bordé par l'océan Atlantique à l'ouest, par la Manche (qui la sépare du Royaume-Uni) et la mer du Nord au nord, par la Belgique, le Luxembourg, l'Allemagne, la Suisse et l'Italie à l'est, et par la mer Méditerranée, l'Andorre, Monaco et l'Espagne au sud. Par les DOM-TOM, la France est également bordée par les Pays-Bas, le Brésil, le Suriname, l'Australie, mais aussi par l'océan Pacifique, l'océan Indien, la mer des Caraïbes, etc.

La France est, parmi tous les grands États européens, le plus anciennement constitué, autour d'un domaine royal initialement centré sur l'Île-de-France, sa capitale étant Paris. Membre du Conseil de l'Europe, c'est l'un des pays fondateurs de l'Union européenne, de la zone euro et de l'espace Schengen. Elle est l'un des cinq membres permanents du Conseil de sécurité des Nations unies et fait partie de l'Union latine, de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), de la Francophonie et du Groupe des huit (G8).

Les valeurs qu'elle défend et auxquelles elle est très attachée se fondent sur la démocratie et les droits de l'homme et du citoyen de 1789, dont elle est la patrie d'origine.

Militairement, la France est membre de l'Organisation du traité de l'Atlantique Nord (OTAN) - elle s'est retirée en 1966 de l'organisation militaire intégrée pour y revenir partiellement en 2002 - et dispose de la dissuasion nucléaire.

Son économie est de type capitaliste avec une intervention étatique non négligeable depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Néanmoins, depuis une trentaine d'années, des réformes successives ont entraîné un désengagement progressif de l'État de plusieurs entreprises publiques.

Au cours du « Grand Siècle », la France a été façonnée par les arts et la philosophie. Berceau des « Lumières », elle a influencé les révolutions américaines, puis la Révolution française a insufflé l'élan et l'exemple démocratique dans le monde entier, développant des valeurs de liberté, d'égalité, de fraternité et de laïcité. La culture française rayonne au-delà du cadre européen : du fait des explorations de la Renaissance, des XVIIIe et XIXe siècles, la France a diffusé sa culture et sa langue à de nombreux peuples, au Canada, en Afrique, mais aussi dans quelques régions du Moyen Orient, d'Asie et du Pacifique. Sa gastronomie est de réputation mondiale. De nos jours la France subit de plus en plus l´influence culturelle des États-Unis.

Le français est la langue officielle de la République, mais on y compte aussi 77 langues régionales.

Histoire

La France actuelle, pays de langue romane mais de superstrat germanique, occupe la plus grande partie des anciennes Gaules celtiques, conquises par Jules César, mais elle tire son nom des Francs, un peuple germanique, dont le nom signifie « hommes libres », qui se forma tardivement et s'installa sur une partie des terres de l'Empire romain.

Francia désigne à l'origine la région du nord de l'Europe, peuplée, ou plutôt dominée, par un peuple de guerriers germaniques qui se nomment eux-mêmes les Francs. Francia n'a alors pas une connotation politique mais plutôt géographique ou sociologique, comme Maghreb ou Balkans au XXIe siècle. Le peuple franc est avant tout un peuple de guerriers qui élit un chef de guerre nommé roi des Francs, et se place librement sous son autorité pour les affaires militaires. La guerre étant considérée comme la valeur par excellence de l'homme libre, franc finit par devenir synonyme de libre.

En 1204, le mot Francia désigne, pour la première fois, le territoire sur lequel s'exerce l'autorité de ce roi des Francs, qui commence sporadiquement à se nommer rex Francie. Cette autorité se limite encore à celle qu'autorise le lien de vassalité, et ne porte donc que sur les seigneurs eux-mêmes, à l'exclusion de leurs territoires, de la population de ceux-ci, et même des propres vassaux de ces seigneurs. On peut donc par exemple rapprocher cet événement de l'utilisation à partir de 1957 d'Europe dans un sens politico-économique. Ceci ouvre toutefois la porte au concept d'une autorité civile du roi sur un territoire. Mais il faut attendre le XVe siècle pour que ce concept soit reconnu, bon gré mal gré, sinon accepté (guerre folle), par la plupart des seigneurs.

Au début du XVIe siècle le concept de « chose publique » fait une réapparition timide après avoir disparu avec la chute de l'empire romain. En 1499, le contrat de mariage du roi de France, qui dispose de la propriété de la France, tente, sans succès, de constituer un engagement non seulement entre les signataires, mais aussi entre leurs descendants, et même leurs successeurs. La nationalité française est définie à cette époque.

C'est aussi vers cette époque qu'un embryon d'État commence progressivement à se mettre en place. Jusqu'au milieu du XVIe siècle, le roi est un nomade qui se déplace avec toute son administration, ne restant jamais plus de quelques semaines dans la même résidence, ce qui limite singulièrement les possibilités de centralisation des fonctions étatiques.

Au début du XVIIe siècle, la politique étrangère de la France commence à dépasser les seules agressions militaires directes. Richelieu introduit la diplomatie comme une façon de faire mener ses guerres par d'autres pays.

La révolution française constitue l'acte de naissance de la Nation française, et du peuple français en tant qu'acteur politique. Il ne s'agit alors pourtant encore que de concepts tout théoriques. Ce sont les guerres napoléoniennes, et surtout les grandes guerres de 1870, 1914 et 1939 qui font de la Nation française une image mentale partagée par les Français. Les difficultés économiques liées à la mondialisation du début et de la fin du XXe siècle exacerbent (comme dans le reste de l'Europe) ce sentiment national en un nationalisme.

La présence humaine sur le territoire de la France actuelle remonte au Paléolithique inférieur. L'un des sites les plus anciens (- 1 800 000 ans), contesté par certains auteurs, est le site de Chilhac (Haute-Loire). Plusieurs sites français ont donné leur nom à des faciès culturels, tels que l'Acheuléen, le Moustérien, le Solutréen ou le Magdalénien. Le territoire national compte un nombre important de grottes ornées du Paléolithique supérieur dont la plus connue est sans doute Lascaux (Dordogne, -15 000). À partir de -7000 environ, la région entre dans le Néolithique, le plus ancien village connu étant le site de Courthézon (Vaucluse), daté de 4560 av. J.-C. environ.

Arrivés vers -900 sur le territoire de la France actuelle, les Celtes en occupent l'ensemble au IIIe siècle av. J.-C.. Vers 680 av. J.-C., le littoral méditerranéen voit l'arrivée des premiers colons grecs, avec la fondation du comptoir d'Antibes.

La Gaule passe sous la domination romaine vers 125 av. J.-C. pour la Gaule narbonnaise, et en 51 av. J.-C., après la guerre des Gaules, pour le reste du territoire. Sous l'Empire, une civilisation gallo-romaine prospère se développe, apportant à la France une base de culture latine et conduisant indirectement à la christianisation, qui s'opère lentement du IIe au VIe siècle.

La Gaule connaît à partir du Ve siècle l'époque des migrations barbares, avec la présence de plusieurs peuples, notamment les Burgondes, les Wisigoths et les Francs.

Une grande partie des régions constituant la France actuelle sont réunies sous Clovis en 507 (réunion sous la domination franque, ou regnum francorum, des Alamans, des Burgondes et des Wisigoths au nord des Pyrénées). Ce « royaume des Francs » qui s'exerce sur ce que l'on appelait encore la Gaule tire sa légitimité et son unité de sa romanité culturelle. Mais il est partagé puis réuni à de multiples reprises au gré des héritages des héritiers de Clovis (dynastie des Mérovingiens). Ces royaumes ultérieurs s'appellent Neustrie (Paris), Austrasie (Metz), Bourgogne (Chalon), Aquitaine (Bordeaux).

À partir du milieu du VIIIe siècle Pépin le Bref, roi des Francs non mérovingien, étend considérablement le royaume des Francs, bientôt érigé en Empire par son fils Charlemagne et son petit-fils Louis le Pieux. Après la mort de Louis, son domaine est partagé en trois parties où l'autorité centrale s'effondre rapidement, ramenant l'organisation de la région à la situation antérieure : la Francia orientalis (à l'est), la Francia occidentalis (à l'ouest) et entre les deux l'éphémère Lotharingie, domaine d'un empereur très théorique. La partie orientale correspond à ce qui devint plus tard l'Allemagne et la partie occidentale, à la France. C'est de 842, avec les serments de Strasbourg passés entre les petits-fils de Charlemagne, que date la source la plus ancienne attestant l'usage de deux langues différentes de part et d'autre du Rhin (le tudesque et le roman). Ce texte a donc souvent été présenté comme l'acte fondateur de la France (et de l'Allemagne). Des descendants de Charlemagne  »” les Carolingiens  »” conservent une influence symbolique sur des territoires correspondant très grossièrement à la France jusqu'en 987, date à laquelle le duc Hugues Capet est élu roi des Francs.

Hugues Capet, en modifiant les règles de succession, crée les conditions qui permettront, au long des siècles suivants, la constitution de la France. Ses descendants, les Capétiens règnent alors sur la France, en trois dynasties successives (Capétiens directs, Valois et Bourbons), jusqu'en 1792 lorsque Louis XVI est déposé lors de la Révolution française, puis durant un intermède de trente ans, de 1814 à 1848.

Les premiers rois de la dynastie étendent progressivement le domaine royal, consolident la royauté franque malgré l'opposition des Plantagenêts, qui se matérialise par la guerre de Cent Ans. Mais ce n'est qu'à la fin du XIIe siècle que Philippe Auguste étend pour la troisième fois en un millénaire l'autorité du roi des Francs des Pyrénées à la Manche. C'est à cette époque qu'on commence à employer l'expression royaume de France, et que celui-ci acquiert un poids comparable à celui de l'Angleterre ou du Saint Empire romain germanique. Les derniers siècles du Moyen Âge, marqués par les crises de la Guerre de Cent Ans et de la peste noire, renforcent finalement l'autorité royale, qui ne devient incontestable qu'au XVe siècle, avec Louis XI.

À la fin du Moyen Âge l'Espagne des rois catholiques et les possessions des Habsbourg s'unissent, ce qui donne naissance à l'empire de Charles Quint. François Ier et son fils Henri II luttent contre cette nouvelle puissance avec des succès et des revers. Mais les guerres de religion qui marquent la seconde moitié du XVIe siècle et le règne des derniers Valois (François II, Charles IX, Henri III) éloignent la France du théâtre européen.

Il faut attendre Henri IV, puis Louis XIII et son ministre Richelieu, pour que la prépondérance espagnole soit remise en cause au profit de la France. Malgré la disparition prématurée de ces acteurs, l'équilibre des forces est rétabli puis renversé, par de grands politiques comme Mazarin, notamment en 1648 (traité de Westphalie) et 1659 (traité des Pyrénées).


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