MinneapolisGéographie
Le climat de Minneapolis est un climat continental typique de celui que l'on rencontre dans les régions du Middle West des États-Unis. À cause de sa position septentrionale, les hivers y sont particulièrement froids avec un courant Arctique se dirigeant vers le sud en provenance du Canada. Comme tout climat continental, le temps peut être quelquefois relativement imprévisible avec l'arrivée avancée du beau temps dès avril-mai alors qu'habituellement spécifique aux mois de juin à août.
Parmi toutes les grandes métropoles des États-Unis, Minneapolis-Saint Paul est la plus froide avec seulement 7,48 C° (45,46 F°) de moyenne de températures. Les quatre saisons sont très marquées avec des changements de température importants et relativement brefs notamment à cause de différents courants climatiques propres à chacune d'elles pouvant parcourir la ville. Si les hivers sont généralement froids et secs, les étés sont souvent doux, quelquefois chauds et fréquemment humides. La ville subit un large panel de manifestations climatiques allant de la neige, du verglas et du givre à la pluie, aux orages et au brouillard.
La plus haute température jamais enregistrée à Minneapolis fut de 42 C° (108 F°) le 14 juillet 1936, alors que la plus froide fut constatée le 21 janvier 1888 avec -40,55 C° (-41 F°). L'hiver le plus neigeux fut celui de 1983-84 lorsqu'au total 2 mètres 50 de neige tombèrent sur la ville.
L'hiver à Minneapolis est caractérisé par le froid (les températures sont généralement négatives) et des chutes de neige. Alors que la haute pression atmosphérique venue des plaines du Canada apporte un vent léger, un ciel dégagé et un froid sec, le courant provenant de la province canadienne de l'Alberta alterne avec ces hautes pressions et apporte des températures légèrement plus douces mais accompagnées de fréquentes précipitations de neige. Occasionnellement, des tempêtes venues de l'océan Pacifique peuvent entraîner l'arrivée de blizzard, submergeant alors la ville de neige.
Au printemps, il n'est pas rare que le froid persiste avec des chutes de neige jusqu'à fin avril ou début mai. Cependant, c'est surtout la saison des orages, conséquence de l'arrivée de courants venus du Pacifique mêlés à un air chaud] et humide originaire du golfe du Mexique. En raison de sa position vis-à-vis des différents courants climatiques, Minneapolis est tout particulièrement exposée à ces orages qui se transforment quelquefois en de dangereux derechos, mais présente aussi un fort risque de tornades, notamment en juin.
L'été voit l'arrivée d'une atmosphère plus chaude, humide, mais ponctuée par des températures plus stables que dans les autres saisons, bien que des courants froids puissent brièvement réapparaître d'où les orages et tornades qui sont toujours possibles en juillet et août.
L'automne est une saison totalement opposée au climat que l'on retrouve au printemps] à Minneapolis. Les températures deviennent plus variables et arrivent différents courants climatiques et tempêtes chaque fois plus froides, à l'image de la pluie qui fait place à la neige généralement vers octobre.
Vie politique
Minneapolis est une ville connue pour ses tendances politiques « libérales » et comme étant une place forte pour le parti démocrate. John Kerry avait d'ailleurs remporté la ville par une large majorité aux élections présidentielles en 2004.
Le pouvoir politique de la ville est divisé entre plusieurs entités qui se partagent les différents domaines d'action. La plus importante est le conseil municipal (Minneapolis City Council) qui détient le plus fort pouvoir de décision. Le maire peut prendre certaines décisions individuelles, comme lorsqu'il nomme le chef de la police par exemple, mais il doit se coordonner avec son conseil municipal dans la plupart des autres cas, traduisant son faible pouvoir de décision personnel.
Les autres groupes de pouvoir sont semi-indépendants mais limités à des domaines bien précis. Ainsi, le Minneapolis Park and Recreation Board régit tout ce qui concerne les parcs et espaces verts, le Minneapolis Public Library's Board of Trustees des bibliothèques et le Neighborhood Revitalization Program de la réhabilitation urbaine.
Le maire actuel de Minneapolis est R.T. Rybak, membre du Democratic-Farmer-Labor qui, élu en 2001 et 2005, devrait poursuivre son second mandat jusqu'en janvier 2010. De nombreuses personnalités politiques ont été par le passé maires de la ville. Parmi elles, Hubert Humphrey démocrate qui, devenu maire en 1945, fut vice-président des États-Unis de 1965 à 1968, année durant laquelle il se présenta sans succès à la présidence du pays contre Richard Nixon.
Sharon Sayles Belton fut la première femme et afro-américaine à être élue au poste de maire de Minneapolis de 1994 à 2001 alors qu'Arthur Naftalin fut le premier homme de religion juive à occuper cette même fonction de 1961 à 1969.
Le Minneapolis City Council (conseil municipal de Minneapolis) est composé de 13 membres surnommés wards. Actuellement, il est dominé par le Democratic-Farmer-Labor qui détient 12 sièges ainsi que sa présidence alors que le parti vert détient la dernière place.
Architecture et paysage urbain
Minneapolis présente les caractéristiques urbanistiques typiques des villes nord-américaines avec en son centre un Central business district doté de gratte-ciels et entouré par une large agglomération. La ville tient cependant sa principale particularité en son statut de « ville jumelle » à Saint Paul, l'aire urbaine constituée par Minneapolis se confondant avec celle de sa voisine.
La plupart des gratte-ciel du CBD sont reliés entre eux au premier étage par des passages vitrés qui abritent les piétons des rigueurs de l'hiver.
La ville est divisée en 11 communities assimilables à des districts, eux-mêmes constitués de plusieurs quartiers.
Démographie
Le Minnesota a historiquement toujours été une terre d'accueil pour les populations scandinaves et germaniques. Les premiers ont toujours cherché à s'établir de préférence dans les forêts du nord de l'État tandis que les seconds s'installèrent plus souvent dans les plaines du sud. Minneapolis étant située entre les deux régions possède en conséquence une large partie de sa population descendant de ces ethnies.
Durant la grande vague d'immigration d'Europe de l'Est des années 1870 au début du XXe siècle, de nombreux groupes venant de Pologne, des pays baltes ou de Russie s'établirent dans le quartier du Northeast. Jusqu'à récemment, le Nordeast district fut fortement associé à ces populations. Minneapolis a également une communauté amérindienne très développée, parmi les plus vastes des États-Unis. Après la guerre du Vietnam, la ville devint une destination pour les populations hmong et tous les réfugiés vietnamiens. Plus récemment, un nouveau flux de réfugiés somaliens a modifié la démographie de Minneapolis,. Des communautés plus mineures de Laotiens, Cambodgiens, Éthiopiens ou de Mexicains peuvent également être rencontrées au sein de la ville où l'on trouve par ailleurs la plus grande population de réfugiés Tibétains des États-Unis.
Le nombre de résidents à Minneapolis (hors agglomération) décrut significativement après son pic de 521 718 habitants en 1950, même si l'on constate une remontée de la population depuis les années 1990. Ce renversement récent de situation est dû à une augmentation de la population non-blanche des résidents, le nombre de blancs ayant continué à décroître pour aujourd'hui atteindre son plus bas niveau depuis le début du XXe siècle. De manière générale, l'aire urbaine de Minneapolis-Saint Paul a connu une forte croissance de sa population, qui a doublé depuis les années 1950 pour aujourd'hui s'établir à environ trois millions de personnes.
Le centre-ville fut longtemps en déclin jusqu'à ce que des politiques de repeuplement soient instaurées. La population au sein de ce dernier a augmenté ces dernières années grâce à la construction de nouveaux immeubles HLM et à la conversion d'anciennes industries en lofts. Selon le recensement des USA de 2000, le centre-ville comptait environ 20 201 habitants alors que cinq ans plus tard ; une autre étude ramenait ce chiffre à 29 350. Le nombre de résidents du centre-ville de Minneapolis a rattrapé le niveau qu'il avait avant les années 1960 et 70. En comptabilisant le nombre de logements en construction ou en projet, cette statistique pourrait atteindre la barre symbolique des 40 000 citoyens en 2010. Dans la journée en semaine, on estime que la population occupant le centre-ville atteint 165 000 personnes grâce en partie aux flux de travailleurs provenant de la banlieue.
Toujours d'après le recensement de 2000, il y avait à Minneapolis, 382 618 habitants, 162 352 ménages et 73 870 familles résidant à l'intérieur des limites de la ville (donc hors agglomération). La densité de population était de 2 691,4 habitants/km² et il y avait 168 606 logements pour une densité moyenne de 1 186 logements/km².
En 2000, il y avait à Minneapolis 162 352 ménages dont 22,6 % avec enfant(s) dont l'âge est inférieur à 18 ans. 29 % concernent des couples mariés vivant ensemble, 12,3 % une femme sans mari présent et 54,5 % sans famille appartenante. 40,3 % de ces ménages vivaient individuellement et 8 % étaient constitués d'au moins une personne de plus de 65 ans. La taille moyenne d'un ménage est de 2,25 individus alors que celle d'une famille est d'environ 3,15 personnes.
La population de Minneapolis se répartit de la manière suivante en fonction des âges :
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