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Billet d'avion Le Mans Bâle/Mulhouse
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 | Billet d'avion pour Mulhouse (France) |  | | | MulhouseHistoire
Selon la légende, en 58 av. JC, Jules César arriva en Alsace par la Trouée de Belfort afin de bouter les Germains au delà du Rhin.
Les troupes des Germains étaient dirigées par le terrible et sanguinaire roi Suève Arioviste.
Les deux armées les plus redoutables de l'époque s'affrontèrent dans un terrible combat dans le sud de l'Alsace. L'armée d'Arioviste fut vaincue et les Romains pourchassèrent et massacrèrent les germains dans toute la plaine.
Un jeune guerrier Suève qui fuyait et tentait de regagner le Rhin, aurait été retrouvé blessé près d'un moulin à l'emplacement actuel de Mulhouse. La fille du meunier l'aurait recueilli et se serait mariée avec lui, entre-temps d'autre réfugiés Suèves vinrent les rejoindre et se marièrent avec des femmes de la région. Ils s'établirent autour de la "maison du moulin". Leurs descendants seraient les Mulhousiens.
Ceci explique le terme de Mülhausen qui veut dire maison du moulin en allemand, et le blason de la ville, représentant une roue de moulin à eau.
Les environs de Mulhouse étaient habités depuis le paléolithique. Les premières traces écrites remontent au IXe siècle. La première mention de la ville date de l'an 803 lorsqu'un certain Achito fit don de propriétés, dont Mulinhuson (Mulhouse), au monastère de Fulda. En 1354 elle devient membre de la Décapole, association des villes libres d'Alsace. En 1515, Mulhouse se retire de la Décapole pour s'allier aux cantons suisses. Ce fut une république libre et indépendante jusqu'à son annexion par la France le 4 janvier 1798, à l'époque du Directoire.
En raison de ce rattachement tardif à la France (et aussi parce que la ville était de moindre importance à l'époque) son rôle administratif est resté limité. Ainsi Colmar, aujourd'hui beaucoup moins peuplée, est toujours la préfecture du département, alors que Mulhouse n'est devenue sous-préfecture qu'en 1857.
Le développement de Mulhouse peut être comparé à celui d'une ville champignon, stimulé par l'expansion de l'industrie textile (draperie) et du tannage, puis par les industries chimiques et mécaniques à partir du milieu du XVIIIe siècle. Mulhouse entretient alors des relations privilégiées avec la Louisiane, d'où elle importe du coton, ainsi qu'avec le Levant. Ceci explique que son centre historique est petit par rapport à la taille de la commune.
L'hôtel de ville (1553) est de style Renaissance rhénane. En le voyant, Montaigne le qualifie de « palais magnifique et tout doré » en 1580. Ses peintures en trompe-l'oeil et les allégories représentant les vices et les vertus font sa renommée. Les fresques de la salle du Conseil représentent les armoiries des cantons suisses avec lesquels la ville était alliée.
L'ancienne commune de Dornach, à l'ouest de la ville, a été rattachée à Mulhouse en 1914 et celle de Bourtzwiller (au nord), en 1947.
Monuments et lieux touristiques
Au centre de la ville se dresse la Tour de l'Europe, d'une hauteur de 100 mètres et achevée en 1972 par l'architecte François Spoerry. Cet immeuble d'habitation (180 logements) d'une structure de béton armé est surmonté d'un restaurant panoramique qui a la particularité d'avoir un plancher pivotant sur 360° permettant au visiteur d'observer tout le panorama (Jura, Forêt-Noire, Alpes suisses) pendant le repas. (Au-dessus du restaurant se trouve un réseau d'antennes dont la plus haute est à 112 m du sol).Visible de loin, elle est devenue depuis sa construction le symbole de la ville de Mulhouse.
Héritage de ses relations avec les cantons suisses, l'utilisation de la fresque pour embellir les murs de la ville est fréquent. Le plus bel exemple en est l'hôtel de ville aux murs dotés de peintures en trompe-l'oeil, mais c'est également le cas de nombreux pignons aveugles de la cité. Ces fresques peuvent être anciennes ou récentes et modernes, avec, dans certains cas, l'emploi de la technique du marouflage (toile collée). D'après certains historiens, cette tradition est le symptôme d'une ville ayant longtemps souhaité dissimuler le peu de noblesse de son histoire et de ses murs par des couleurs vives et des fresques relatant les épisodes glorieux de son passé.
Université, Grandes Ecoles et formations supérieures
Répartie sur trois campus: Le campus de Colmar, réparti sur les sites Grillenbreit et Bipôle et les deuxcampus de Mulhouse, le campus de l'Illberg et le tout nouveau campus de La Fonderie.
L'UHA comprend différentes écoles d'ingénieur, plusieurs facultés et autres organismes de formation dont :
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 | Billet d'avion pour la France |  | | | FranceHistoire
Dans le domaine colonial, le bilan est en revanche mitigé : malgré un bon départ en Amérique avec l'expédition de Jacques Cartier sous François Ier, une implantation réussie aux Antilles, en Louisiane, et au Sénégal sous Louis XIV, le manque de détermination de Louis XV a conduit à de graves échecs devant les Anglais en Inde et au Canada, et, ainsi, à rompre la dynamique créée par ses prédécesseurs.
Les difficultés financières, le refus des réformes et l'impatience du peuple conduisent à la Révolution française, de 1789 à 1799. Cet épisode marquant dans la construction de l'histoire nationale voit naître notamment la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789 et de la promotion des idéaux de liberté, égalité, fraternité.
La Révolution se déroule en plusieurs phases et commence par un essai de monarchie constitutionnelle, avec la réunion des États généraux, puis la prise de la Bastille le 14 juillet 1789, les troubles politiques et sociaux (opposition du tiers état face à la noblesse) aboutissent à la chute de la monarchie, le 10 août 1792. L'ébullition révolutionnaire conduit à une succession de régimes (République de la Convention, Directoire, Consulat) en conflit quasi permanent avec les autres pays européens inquiets d'une propagation des idées républicaines.
À partir de 1799, Napoléon Bonaparte prend le pouvoir, d'abord comme Premier consul, puis comme empereur. Cette période voit l'instauration de nouvelles institutions, tandis que la France s'étend à travers l'Europe avant une période de revirements militaires. L'épisode s'achève par la restauration des Bourbons en 1815.
La Restauration de 1815 marque le début d'une nouvelle tentative de monarchie constitutionnelle, mais les tensions des règnes de Louis XVIII puis surtout de Charles X conduisent à la Révolution de 1830 qui porte Louis-Philippe Ier au pouvoir. De 1830 à 1848, la Monarchie de Juillet est un régime soutenu par la bourgeoisie, mais qui suscite une opposition légitimiste, bonarpartiste et surtout républicaine.
Cette dernière entraîne la révolution de février 1848 qui voit une tentative de régime présidentiel, la Seconde République.
Le 2 décembre 1851, le président de la République, Louis-Napoléon Bonaparte, neveu de Napoléon Ier, organise un coup d'État. Le 14 janvier 1852, il est nommé empereur sous le nom de Napoléon III. Sous le Second Empire, le pays connaît les débuts de la deuxième industrialisation, impulsée par des orientations économiques libérales, fondées sur des constructions capitalistiques fortement structurantes (banques d'affaires, compagnies de chemin de fer et maritimes, industries lourdes et textiles, grands magasins, etc.). Sur le plan de la politique extérieure, Napoléon III s'assure la confiance du Royaume-Uni (guerre de Crimée) qui permet d'assoir l'influence de la France au Proche-Orient tandis que son action en Italie, contre l'Autriche, est couronnée de succès et conduit à la réunion à la France de régions du Piémont (Savoie]], Nice). Néanmoins, de graves revers ternissent considérablement l'image du régime, et renforcent une opposition extérieure (Victor Hugo) et intérieure. Le pari de la lutte contre la Prusse pour redonner un certain lustre à l'Empire, précipite en fait sa chute. Il se termine ainsi en 1870 après la défaite de Sedan. La perte de l'Alsace-Lorraine et les considérables indemnités dues à l'Empire allemand créé à la faveur de l'avantage pris par la Prusse, conduisent à un ressentiment national fort (la Revanche).
La guerre de 1870 entraîne la chute du Second Empire et le retour à la république, après l'insurrection de la Commune de Paris. Le Second Empire avait évolué vers un régime parlementaire, et son héritage est en partie repris par la IIIe République. Après quelques années d'hésitation, la Troisième République est finalement confirmée en 1875, la pratique des institutions en faisant un régime d'assemblée.
Sous la Troisième République, la France étend son empire colonial, dont la conquête avait commencé sous les monarchies du XIXe siècle (Afrique occidentale et équatoriale, Maroc, Tunisie, Madagascar, Indochine).
Sortie victorieuse, mais au prix de souffrances démographiques et économiques immenses de la Première Guerre mondiale, la France connaît une période de crise économique et politique dans les années 1930. La défaite de 1940 conduit à l'attribution par vote des pleins pouvoirs au maréchal Pétain pendant la Seconde Guerre mondiale. Celui-ci remplace la république par un État français contesté par la France libre du général de Gaulle jusqu'en 1944.
À la suite de la Seconde Guerre mondiale, la Quatrième République est promulguée le 27 octobre 1946, mais elle fait face à de graves difficultés dans l'Empire colonial, d'abord en Indochine, puis en Algérie, tandis qu'ailleurs la décolonisation se fait par négociation. L'instabilité gouvernementale qui en résulte, génère finalement une crise qui conduit à un changement de constitution. Pourtant, malgré les changements fréquents de ministères, une certaine constance de la politique de construction européenne a permis de participer activement tout d'abord à la Communauté européenne du charbon et de l'acier en 1950, puis à la signature du traité de Rome en 1957 fondateur du Marché commun. Par ailleurs, la politique de développement de l'industrie nucléaire tant civile que militaire, a permis d'assoir une politique indépendante dans les années 1960.
La Constitution de la Ve République, rédigée sous l'influence du général de Gaulle et de Michel Debré, est adoptée le 4 octobre 1958. Elle met en place une République à régime parlementaire qui s'avère mieux résister aux instabilités que les républiques parlementaires précédentes. En 1962, la conjonction de l'élection du président de la République au suffrage universel direct et du fait majoritaire au Parlement favorable au président vont modifier la Constitution pour en avoir une lecture favorable au président. On parle alors de régime parlementaire présidentialisé. Ce cas est unique à la France ; dans tous les autres régimes parlementaires, le chef de l'État s'est systématiquement effacé au profit du chef de gouvernement, qui est soutenu par la majorité parlementaire. Maurice Duverger, lui, a souhaité définir la Ve comme relevant d'une nouvelle catégorie, celle du régime semi-présidentiel. Cette typologie n'est cependant pas acceptée par tous.
À partir de 1973, l'économie française connaît une succession de crises économiques et de périodes de faible croissance, qui entraînent une alternance fréquente au sein du pouvoir. De 1986 à 1988, puis de 1993 à 1995 et enfin de 1997 à 2002, le phénomène de la cohabitation (annulation du fait majoritaire favorable au Président, ce qui fait que le Premier ministre est d'un différent bord politique que celui du Président) modifie encore la lecture de la Constitution, pour revenir à une lecture plus proche de sa conception en 1958, c'est-à-dire un régime parlementaire.
Depuis les années 1950, la réconciliation, puis la coopération avec l'Allemagne ont permis à la France de jouer un rôle de moteur dans la construction européenne, notamment avec la Communauté économique européenne. Elle est devenue l'un des principaux pays de l'Union européenne, partisan d'une Europe politique forte, bien qu'elle ait rejetée la Constitution européenne par 55% des suffrages le 29 mai 2005.
Politique
La France est une République constitutionnelle, « indivisible, laïque, démocratique et sociale » (article Ier de la Constitution de 1958) à régime parlementaire présidentialisé (dont la lecture se fait en faveur du Président de la République, parfois appelé à tort ou à raison régime semi-présidentiel). La réforme constitutionnelle du 28 mars 2003 (acte II de la décentralisation) a rajouté dans ce même article que l'organisation de la République était décentralisée.
Avant 1962, le président de la République française était élu au suffrage universel indirect par un collège électoral élargi. Celui-ci était élargi pour éviter la prépondérance du pouvoir législatif sur le pouvoir exécutif qui s'était produit sous la IVe République et qui avait provoqué le blocage des institutions. En novembre 1962, le président de la République a demandé par référendum qu'il soit élu au suffrage universel direct, en utilisant l'article 11 de la Constitution et non l'article 89 de celle-ci. L'article 11 permet de soumettre au référendum des lois sur les pouvoirs publics, sur l'organisation des institutions ou encore sur les traités internationaux tandis que l'article 89 permet de soumettre une révision constitutionnelle au peuple mais après l'accord du Parlement réuni en Congrès. Ce choix a entraîné le renversement du gouvernement Pompidou par une motion de censure. Cette motion de censure est la seule de la Ve République à avoir réussi.
Dans la Constitution de la Ve République, le pouvoir exécutif est renforcé au détriment du pouvoir législatif. Le président a acquis des pouvoirs propres tels que le droit de dissolution de l'Assemblée nationale (article 12 de la Constitution), le droit de soumettre au peuple un référendum (article 11 de la Constitution), le pouvoir de nommer le Premier ministre (article 8 de la Constitution) ou encore le droit de message au Parlement (article 18 de la Constitution). En ce qui concerne le gouvernement, celui-ci détermine et mène la politique de la nation. Il dispose également du pouvoir réglementaire lui permettant de faire adopter des lois. Il fixe également les 3/4 des ordres du jour à l'Assemblée nationale.
Depuis la réforme constitutionnelle de 2001, le président de la République est élu pour cinq ans au suffrage universel direct (contre 7 ans auparavant). Il nomme le Premier ministre.
Le Parlement est constitué de l'Assemblée nationale, réunissant 577 députés, et du Sénat, comprenant actuellement 331 sénateurs (il y en aura 346 en 2010) élus pour six ans au suffrage indirect et renouvelé de moitié tous les trois ans (à partir de 2010). Les Français de l'étranger voient leurs intérêts défendus auprès du Parlement par l'Assemblée des Français de l'Étranger.
La France fait partie des cinq pays qui sont juridiquement reconnus comme « États dotés de l'arme nucléaire » par le traité de non-prolifération nucléaire. L'armée française est, avec celle du Royaume-Uni, l'une des plus dotées financièrement en Europe. En effet, à elles deux, elles représentent plus de 40 % des dépenses militaires de l'Union européenne. La France lui consacre 2,5 % de son PIB (pour un budget de 38 milliards d'euros en 2006), là où ses homologues européens (hors Royaume-Uni et Grèce) y consacrent 1,5 % de leur PIB, d'après l'OTAN.
Depuis 1996, l'armée est devenue professionnelle et le service militaire réduit à une journée d'appel (mixte). D'une capacité de plus de 330 000 hommes, elle est déployée à travers le monde notamment au Kosovo, en Côte d'Ivoire, dans ses territoires d'outre-mer, mais également au Moyen-Orient où elle assure un maintien de la paix, ou une sécurisation de ses moyens d'approvisionnement en pétrole notamment. Elle mobilise également plus de 1000 hommes dans le cadre du plan Vigipirate.
Géographie
La France est le 47e État par sa surface terrestre et le 2e par la surface de sa zone économique exclusive.
La France métropolitaine est localisée en Europe occidentale (voir la liste de points extrêmes de la France). La France possède aussi des territoires, sous différents statuts administratifs, en dehors du territoire européen : en Amérique du Nord, dans les Antilles, en Amérique du Sud, dans l'océan Indien, dans le nord et le sud de l'océan Pacifique et en Antarctique. Elle partage en métropole 2970 km de frontières terrestres avec huit pays limitrophes : Espagne (650 km), Belgique (620 km), Suisse (572 km), Italie (515 km), Allemagne (450 km), Luxembourg (73 km), Andorre (57 km), Monaco (4,5 km). En Guyane, les frontières sont de 700 km avec le Brésil et 520 km avec le Suriname. Une frontière longue de 10,2 km (mais non matérialisée) sur l'île de Saint-Martin aux Antilles, sépare la partie française de celle sous souveraineté des Pays-Bas. Enfin la Terre Adélie (TAAF) revendiquée par la France est enclavée dans une partie de l'Antarctique revendiquée par l'Australie. Les côtes françaises présentent quatre façades maritimes tournées vers la mer du Nord, la Manche, l'océan Atlantique et la mer Méditerranée, ce qui fait de la France un carrefour de cultures et de communications unique en Europe.
D'une superficie métropolitaine de 551 500 km² (675 417 km² avec l'outre-mer), la France s'étend sur 1000 km du nord au sud et d'est en ouest (plus grande distance nord-sud : Bray-Dunes - Cerbère). C'est le troisième plus grand pays d'Europe, après la Russie et l'Ukraine (2e si on compte l'outre-mer) et le plus grand de l'Union Européenne. La France métropolitaine a quatre façades maritimes sur (du nord au sud) : la Mer du Nord, la Manche, l'océan Atlantique et la mer Méditerranée. La longueur totale de ses côtes atteint 3427 km. La France est un isthme.
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 | Billet d'avion au départ du Mans (France) |  | | | Le MansHistoire
Lors des guerres de religion entre les calvinistes et les catholiques, qui durent quarante ans, Le Mans n'est pas épargné. La nouvelle du massacre de la Saint-Barthélemy atteint la ville fin août, mais la municipalité protège les protestants en les emprisonnant.
L'affermissement de la monarchie met fin aux discordes générales et assure la paix dans le Maine.
Les habitants du Mans étaient autrefois surnommés: Normand et demi (surnom moqueur tiré du fait que le chapon du Mans valait ce prix la, c. à d. 1 mansais ou mansois [ancienne monnaie des seigneurs du Mans] = 1 normand ½, soit 1 denier ½ français).
Les XVIIe et XVIIIe siècles sont marqués par le développement de l'artisanat, notamment en ce qui concerne la production de cire et de textile. La production de cierges et de bougies sera remarquée et appréciée dans tout le pays et jusqu'auprès de la cour. Pour le textile, l'invention en 1650 d'une nouvelle étamine va permettre aux métiers à tisser du Mans d'avoir une renommée internationale (en 1740, deux tiers de la production étaient exportés à l'étranger). L'industrie textile sera la plus dynamique jusqu'au XIXe siècle avec la fabrication de toile de jute.
Très vite, les Manceaux comprennent l'importance du chemin de fer. En 1844, Le Mans s'intéresse à la ligne Paris-Rennes. Alençon et Le Mans se disputent cette ligne. Finalement, l'agglomération mancelle est choisie. Ce nouvel aménagement a changé la structure de la ville ; de nouvelles industries et commerces se sont implantés. La population grossit et la ville s'étend.
En 1842, Ernest Sylvain Bollée installe sa fonderie de cloche et par la suite crée plusieurs grandes entreprises. Son fils, Amédée Bollée père crée plusieurs voitures à vapeur à partir de 1873. En 1896, Amédée Bollée fils fabrique sa première voiture à essence, l'entreprise qu'il créa alors existe toujours. Léon Bollée, le deuxième fils d'Amédée Père, invente à l'âge de 19 ans une machine à calculer et fondera ensuite une entreprise d'automobiles qui fonctionnera jusque dans les années 1930.
En 1885, les entreprises mancelles déclinent ou stagnent. Seule la fonderie, avec l'essor de la mécanique, progresse. On développe le chemin de fer au sein du département de la Sarthe ainsi qu'un premier réseau de lignes téléphoniques en 1893.
Avec l'essor de l'automobile, Georges Durand fonde l'Automobile club de la Sarthe qui devient bientôt l'Automobile club de l'Ouest (ACO). Il organise un premier grand prix en 1906.
C'est au Mans, par un autre passionné d'automobile que va passer la création de ce qui deviendra plus tard la sécurité sociale et par un esprit communautaire acerbe à l'image de Ariste Jacques Trouvé-Chauvel, que va se développer la construction immobilière dont sont issus les alignements de « mancelles », initiée par la création de ce qui donnera plus tard naissance aux groupes d'assurances, de banques et de mutualités.
Parallèlement, l'aviation connaît ses premiers balbutiements initiés par Wilbur Wright invité par les frères Bollée, et c'est aux Hunaudières le 8 août 1908 que décolle le Flyer.
Urbanisme
La ville est très verte, près de 51 % des habitations de la métropole possèdent un jardin hérité de la tradition agricole et mutualiste des habitants de la cité. Son urbanisme assez décousu, est très variable d'un secteur à l'autre et propose des zones d'habitations et d'activité denses comme des zones quasiment vierges. L'urbanisation actuelle touche tous les secteurs et comble petit à petit les nombreux espaces encore vierges ou faisant l'objet de restructurations. La ville est composée en grande partie de zones résidentielles dont les habitations diverses et variées sont majoritairement d'anciennes maisons ouvrières collées les unes aux autres, symbole du passé de la ville. Des résidences HLM, très disparates d'un quartier à l'autre et des immeubles récents sont en opposition totale avec les anciens quartiers ouvriers dont les maisons sont toutes bâties dans un même style: la maison dîte "mancelle". Le centre ville est tout aussi varié, on y trouve les plus grands immeubles de la ville, construits récemment (années 1970-80), comme la tour émeraude et des ruelles marchandes regroupant les maisons bourgeoises plus anciennes sur deux ou trois étages. Le vieux Mans propose quelques demeures conservées par la ville, comme les maisons de la reine Bérangère, les habitations les plus remarquables étant les hôtels particuliers, dominant la ville de par leurs placements en haut de la muraille romaine dans la Cité Plantagenêt. Les extrémités Nord et Sud de la ville sont réservées aux Zones Industrielles et Commerciales.
Le Mans Métropole est une communauté urbaine formée par la ville du Mans elle-même, à laquelle s'ajoutent huit autres communes environnantes. Ces communes ont largement profité des trente glorieuses, à l'inverse de la ville-centre. Les communes d'Allonnes et d'Arnage au Sud, qui formaient encore des bourgs jusqu'aux années 1960, ont été pleinement intégrées à la Communauté Urbaine du Mans, puis à Le Mans Métropole. La péri-urbanisation a gagné en puissance ces 20 dernières années, paradoxalement à la ville-centre. Sur ce territoire d'une centaine de kilomètres, l'urbanisation touche seulement 72% de l'espace. Les 2 communes les mieux intégrées restent les villes de Coulaines par sa proximité directe au Secteur Nord-est du Mans, ainsi qu'Allonnes qui depuis une cinquantaine d'années s'est développée grâce à son statut de ZUP. L'INSEE lors de ses recensements limite la communauté urbaine à ces seules communes alors que les 3/4 des habitants vivent toujours dans la métropole directrice. Les 8 communes contigües apportent beaucoup au Mans par leur dynamisme en temps que zones tertiaires ou de grandes activités commerciales (La Chapelle Saint Aubin ou Saint-Saturnin par leur échangeur autoroutier "Le Mans-Nord" pas exemple). Reste qu'elles ne composaient en 1999 que 1/3 de la population de Le Mans Metropole avec 45 300 habitants. Cette première couronne est moins étendue que le projet de Schéma Directeur du Mans, initié en 1973, qui regoupait 25 communes autour du Mans. Ce schéma est aujourd'hui consulté par les services départementaux pour l'aménagement du territoire Manceau. En 1999, l'INSEE a décompté 225 500 habitants pour ce projet, tandis que le bassin d'emploi de Le Mans Metropole atteint 310 000 personnes.
La 2e couronne est la plus défavorisée dans tous les sens du terme. Moins puissante économiquement que la première, les communes sont tiraillées entre l'attraction effectuée par la ville-centre, et les petites puissances qu'exerçent les bourgs de la troisième couronne. Leur structuration est plus faible que les communes directement liées au Mans. Ces communes n'ont pas de puissance économique comme l'auraient les villes de la metropole et ne possèdent pas de rôle majeur. Elles ne sont pas le moteur de l'économie mancelle. La différenciation est nette au niveau du peuplement. Les politiques des municipalités visent la satisfaction de leurs habitants et le bien être de la population et non un regroupement en une vaste structuration. C'est ainsi une intention d'être plus proche de la population résidente, plutôt que de se trouver englober dans une grande aire urbaine. Ces communes possèdent cependant une forte attraction résidentielle avec la création de lotissements pavillonaires. Vis-à-vis du Mans, ces communes se trouvent en périphérie de 15 kilomètres environ. Les villes de La Milesse, de Champagné, de Saint-Pavace ou de Spay y sont intégrées.
La troisième couronne est plus puissante que la seconde. Elle est composée de bourgs ou de petites villes capables d'une grande attractivité. Elles se situent à environ 30 kilomètres du Mans. Deux pôles peuvent être distingués: à l'Est avec Montfort et Connerré, et au Sud-Ouest avec La Suze. Ces dernières ont vu un étoffement des services proposés par ces communes. Cela s'est suivi d'une augmentation de la population. La Suze par exemple a vu l'installation de petits pôles industriels comme celui de Valeo. Ces villes sont desservies par le TER depuis la gare du Mans et se situent sur le passage de grandes lignes comme Le Mans-Paris ou Le Mans-Nantes. La grande majorité des migrations quotidiennes vers la ville-centre se font dans cet espace de troisième couronne. Ces espaces sont plus développés au Sud de la ville du Mans. Au nord, les villes comme Saint-Jean-d'Assé sont trop éloignées pour constituer une véritable continuation de la couronne. La ville de La Bazoge à une quinzaine de kilomètes au Nord du Mans, signale la fin de cet espace peri-urbanisé.
Le Mans était peuplée de 19 030 habitants en 1806, de 65 467 habitants un siècle plus tard (1906), les dernières estimations de l'INSEE pour 2005 faisaient état de 144 500 personnes. Selon le dernier recensement général de la population de 1999, l'unité urbaine du Mans compte 194 825 habitants tandis que son aire urbaine en totalise 293 159.
Au fil des siècles, la petite ville industrielle est devenue une ville à vocation régionale. Elle a bénéficié du développement des infrastructures et de la décentralisation industrielle d'après-guerre. Malheureusement, la concurrence des villes proches (Angers, Nantes, Tours, Rennes) ne lui ont pas permis de se développer davantage. Toutes ces villes se sont en quelque sorte « neutralisées », stagnant par leur croissance en fin des années 1990, puis reprenant une certaine dynamique au cours des années 2000. Néanmoins, on constate un regain de développement démographique grâce à l'arrivée d'actifs en provenance de Paris qui souhaitent continuer leur activité salariale en région parisienne tout en vivant au Mans (55 minutes en TGV de la gare Montparnasse), elle fait partie de la dernière couronne de la ville de Paris.
Administration
La ville est divisée en douze cantons, avec un ensemble de 48 communes :
Le Mans est divisée en plusieurs quartiers. Ses deux extrémités sont formées par la porte de l'Océane et Antarès ZI sud. Les différents quartiers sont composés de zones résidentielles anciennes d'alignements de petites maisons dénommées « mancelles » comme à Pontlieue, quartier Californie, La Mission, le quartier Hôpital-Le Pré, le quartier Jean-Jaurès et le Quartier Gallière (ou quartier de La Madeleine) ou la Chasse Royale, Quartier Bollée qui sont parties intégrantes de la ville et de zones plus récentes comme Les Maillets, et Gazonfier, voire « post-68 » à l'image du quartier Bellevue et Les Sablons, Ronceray, Glonnières. La gare joue un rôle central dans l'organisation de la ville : un côté nord offre une sortie sur le centre ville, le côté sud sur le centre Novaxis. Enfin les parties centrales de la ville : La place de la République et Les Jacobins qui jouxtent la partie historique du vieux Mans.
Le Mans possède des jumelages de poids notamment ceux avec l'Angleterre et la Russie. Rostov-sur-le-Don dont le jumelage dure depuis une quinzaine d'années est la plus grande ville du Sud-Est oriental de l'Europe élargie, dépassant allègrement le million d'habitants. Bolton est également une métropole de choix au plan européen puisque ville anglaise dynamique, elle est notamment connue pour son équipe de football au niveau UEFA.
Mondialement, elle est liée à la ville nipponne de Suzuka, notamment connue pour son circuit, composant une épreuve majeure pour le championnat du monde de Formule 1. La ville est un faubourg de Nagoya, la troisième plus grande mégapole du Japon. Autant dire que ce jumelage est fructueux et quasi indispensable pour une ville sportive comme celle du Mans.
plus d'infos sur Le Mans
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Dans le domaine colonial, le bilan est en revanche mitigé : malgré un bon départ en Amérique avec l'expédition de Jacques Cartier sous François Ier, une implantation réussie aux Antilles, en Louisiane, et au Sénégal sous Louis XIV, le manque de détermination de Louis XV a conduit à de graves échecs devant les Anglais en Inde et au Canada, et, ainsi, à rompre la dynamique créée par ses prédécesseurs.
Les difficultés financières, le refus des réformes et l'impatience du peuple conduisent à la Révolution française, de 1789 à 1799. Cet épisode marquant dans la construction de l'histoire nationale voit naître notamment la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789 et de la promotion des idéaux de liberté, égalité, fraternité.
La Révolution se déroule en plusieurs phases et commence par un essai de monarchie constitutionnelle, avec la réunion des États généraux, puis la prise de la Bastille le 14 juillet 1789, les troubles politiques et sociaux (opposition du tiers état face à la noblesse) aboutissent à la chute de la monarchie, le 10 août 1792. L'ébullition révolutionnaire conduit à une succession de régimes (République de la Convention, Directoire, Consulat) en conflit quasi permanent avec les autres pays européens inquiets d'une propagation des idées républicaines.
À partir de 1799, Napoléon Bonaparte prend le pouvoir, d'abord comme Premier consul, puis comme empereur. Cette période voit l'instauration de nouvelles institutions, tandis que la France s'étend à travers l'Europe avant une période de revirements militaires. L'épisode s'achève par la restauration des Bourbons en 1815.
La Restauration de 1815 marque le début d'une nouvelle tentative de monarchie constitutionnelle, mais les tensions des règnes de Louis XVIII puis surtout de Charles X conduisent à la Révolution de 1830 qui porte Louis-Philippe Ier au pouvoir. De 1830 à 1848, la Monarchie de Juillet est un régime soutenu par la bourgeoisie, mais qui suscite une opposition légitimiste, bonarpartiste et surtout républicaine.
Cette dernière entraîne la révolution de février 1848 qui voit une tentative de régime présidentiel, la Seconde République.
Le 2 décembre 1851, le président de la République, Louis-Napoléon Bonaparte, neveu de Napoléon Ier, organise un coup d'État. Le 14 janvier 1852, il est nommé empereur sous le nom de Napoléon III. Sous le Second Empire, le pays connaît les débuts de la deuxième industrialisation, impulsée par des orientations économiques libérales, fondées sur des constructions capitalistiques fortement structurantes (banques d'affaires, compagnies de chemin de fer et maritimes, industries lourdes et textiles, grands magasins, etc.). Sur le plan de la politique extérieure, Napoléon III s'assure la confiance du Royaume-Uni (guerre de Crimée) qui permet d'assoir l'influence de la France au Proche-Orient tandis que son action en Italie, contre l'Autriche, est couronnée de succès et conduit à la réunion à la France de régions du Piémont (Savoie]], Nice). Néanmoins, de graves revers ternissent considérablement l'image du régime, et renforcent une opposition extérieure (Victor Hugo) et intérieure. Le pari de la lutte contre la Prusse pour redonner un certain lustre à l'Empire, précipite en fait sa chute. Il se termine ainsi en 1870 après la défaite de Sedan. La perte de l'Alsace-Lorraine et les considérables indemnités dues à l'Empire allemand créé à la faveur de l'avantage pris par la Prusse, conduisent à un ressentiment national fort (la Revanche).
La guerre de 1870 entraîne la chute du Second Empire et le retour à la république, après l'insurrection de la Commune de Paris. Le Second Empire avait évolué vers un régime parlementaire, et son héritage est en partie repris par la IIIe République. Après quelques années d'hésitation, la Troisième République est finalement confirmée en 1875, la pratique des institutions en faisant un régime d'assemblée.
Sous la Troisième République, la France étend son empire colonial, dont la conquête avait commencé sous les monarchies du XIXe siècle (Afrique occidentale et équatoriale, Maroc, Tunisie, Madagascar, Indochine).
Sortie victorieuse, mais au prix de souffrances démographiques et économiques immenses de la Première Guerre mondiale, la France connaît une période de crise économique et politique dans les années 1930. La défaite de 1940 conduit à l'attribution par vote des pleins pouvoirs au maréchal Pétain pendant la Seconde Guerre mondiale. Celui-ci remplace la république par un État français contesté par la France libre du général de Gaulle jusqu'en 1944.
À la suite de la Seconde Guerre mondiale, la Quatrième République est promulguée le 27 octobre 1946, mais elle fait face à de graves difficultés dans l'Empire colonial, d'abord en Indochine, puis en Algérie, tandis qu'ailleurs la décolonisation se fait par négociation. L'instabilité gouvernementale qui en résulte, génère finalement une crise qui conduit à un changement de constitution. Pourtant, malgré les changements fréquents de ministères, une certaine constance de la politique de construction européenne a permis de participer activement tout d'abord à la Communauté européenne du charbon et de l'acier en 1950, puis à la signature du traité de Rome en 1957 fondateur du Marché commun. Par ailleurs, la politique de développement de l'industrie nucléaire tant civile que militaire, a permis d'assoir une politique indépendante dans les années 1960.
La Constitution de la Ve République, rédigée sous l'influence du général de Gaulle et de Michel Debré, est adoptée le 4 octobre 1958. Elle met en place une République à régime parlementaire qui s'avère mieux résister aux instabilités que les républiques parlementaires précédentes. En 1962, la conjonction de l'élection du président de la République au suffrage universel direct et du fait majoritaire au Parlement favorable au président vont modifier la Constitution pour en avoir une lecture favorable au président. On parle alors de régime parlementaire présidentialisé. Ce cas est unique à la France ; dans tous les autres régimes parlementaires, le chef de l'État s'est systématiquement effacé au profit du chef de gouvernement, qui est soutenu par la majorité parlementaire. Maurice Duverger, lui, a souhaité définir la Ve comme relevant d'une nouvelle catégorie, celle du régime semi-présidentiel. Cette typologie n'est cependant pas acceptée par tous.
À partir de 1973, l'économie française connaît une succession de crises économiques et de périodes de faible croissance, qui entraînent une alternance fréquente au sein du pouvoir. De 1986 à 1988, puis de 1993 à 1995 et enfin de 1997 à 2002, le phénomène de la cohabitation (annulation du fait majoritaire favorable au Président, ce qui fait que le Premier ministre est d'un différent bord politique que celui du Président) modifie encore la lecture de la Constitution, pour revenir à une lecture plus proche de sa conception en 1958, c'est-à-dire un régime parlementaire.
Depuis les années 1950, la réconciliation, puis la coopération avec l'Allemagne ont permis à la France de jouer un rôle de moteur dans la construction européenne, notamment avec la Communauté économique européenne. Elle est devenue l'un des principaux pays de l'Union européenne, partisan d'une Europe politique forte, bien qu'elle ait rejetée la Constitution européenne par 55% des suffrages le 29 mai 2005.
Politique
La France est une République constitutionnelle, « indivisible, laïque, démocratique et sociale » (article Ier de la Constitution de 1958) à régime parlementaire présidentialisé (dont la lecture se fait en faveur du Président de la République, parfois appelé à tort ou à raison régime semi-présidentiel). La réforme constitutionnelle du 28 mars 2003 (acte II de la décentralisation) a rajouté dans ce même article que l'organisation de la République était décentralisée.
Avant 1962, le président de la République française était élu au suffrage universel indirect par un collège électoral élargi. Celui-ci était élargi pour éviter la prépondérance du pouvoir législatif sur le pouvoir exécutif qui s'était produit sous la IVe République et qui avait provoqué le blocage des institutions. En novembre 1962, le président de la République a demandé par référendum qu'il soit élu au suffrage universel direct, en utilisant l'article 11 de la Constitution et non l'article 89 de celle-ci. L'article 11 permet de soumettre au référendum des lois sur les pouvoirs publics, sur l'organisation des institutions ou encore sur les traités internationaux tandis que l'article 89 permet de soumettre une révision constitutionnelle au peuple mais après l'accord du Parlement réuni en Congrès. Ce choix a entraîné le renversement du gouvernement Pompidou par une motion de censure. Cette motion de censure est la seule de la Ve République à avoir réussi.
Dans la Constitution de la Ve République, le pouvoir exécutif est renforcé au détriment du pouvoir législatif. Le président a acquis des pouvoirs propres tels que le droit de dissolution de l'Assemblée nationale (article 12 de la Constitution), le droit de soumettre au peuple un référendum (article 11 de la Constitution), le pouvoir de nommer le Premier ministre (article 8 de la Constitution) ou encore le droit de message au Parlement (article 18 de la Constitution). En ce qui concerne le gouvernement, celui-ci détermine et mène la politique de la nation. Il dispose également du pouvoir réglementaire lui permettant de faire adopter des lois. Il fixe également les 3/4 des ordres du jour à l'Assemblée nationale.
Depuis la réforme constitutionnelle de 2001, le président de la République est élu pour cinq ans au suffrage universel direct (contre 7 ans auparavant). Il nomme le Premier ministre.
Le Parlement est constitué de l'Assemblée nationale, réunissant 577 députés, et du Sénat, comprenant actuellement 331 sénateurs (il y en aura 346 en 2010) élus pour six ans au suffrage indirect et renouvelé de moitié tous les trois ans (à partir de 2010). Les Français de l'étranger voient leurs intérêts défendus auprès du Parlement par l'Assemblée des Français de l'Étranger.
La France fait partie des cinq pays qui sont juridiquement reconnus comme « États dotés de l'arme nucléaire » par le traité de non-prolifération nucléaire. L'armée française est, avec celle du Royaume-Uni, l'une des plus dotées financièrement en Europe. En effet, à elles deux, elles représentent plus de 40 % des dépenses militaires de l'Union européenne. La France lui consacre 2,5 % de son PIB (pour un budget de 38 milliards d'euros en 2006), là où ses homologues européens (hors Royaume-Uni et Grèce) y consacrent 1,5 % de leur PIB, d'après l'OTAN.
Depuis 1996, l'armée est devenue professionnelle et le service militaire réduit à une journée d'appel (mixte). D'une capacité de plus de 330 000 hommes, elle est déployée à travers le monde notamment au Kosovo, en Côte d'Ivoire, dans ses territoires d'outre-mer, mais également au Moyen-Orient où elle assure un maintien de la paix, ou une sécurisation de ses moyens d'approvisionnement en pétrole notamment. Elle mobilise également plus de 1000 hommes dans le cadre du plan Vigipirate.
Géographie
La France est le 47e État par sa surface terrestre et le 2e par la surface de sa zone économique exclusive.
La France métropolitaine est localisée en Europe occidentale (voir la liste de points extrêmes de la France). La France possède aussi des territoires, sous différents statuts administratifs, en dehors du territoire européen : en Amérique du Nord, dans les Antilles, en Amérique du Sud, dans l'océan Indien, dans le nord et le sud de l'océan Pacifique et en Antarctique. Elle partage en métropole 2970 km de frontières terrestres avec huit pays limitrophes : Espagne (650 km), Belgique (620 km), Suisse (572 km), Italie (515 km), Allemagne (450 km), Luxembourg (73 km), Andorre (57 km), Monaco (4,5 km). En Guyane, les frontières sont de 700 km avec le Brésil et 520 km avec le Suriname. Une frontière longue de 10,2 km (mais non matérialisée) sur l'île de Saint-Martin aux Antilles, sépare la partie française de celle sous souveraineté des Pays-Bas. Enfin la Terre Adélie (TAAF) revendiquée par la France est enclavée dans une partie de l'Antarctique revendiquée par l'Australie. Les côtes françaises présentent quatre façades maritimes tournées vers la mer du Nord, la Manche, l'océan Atlantique et la mer Méditerranée, ce qui fait de la France un carrefour de cultures et de communications unique en Europe.
D'une superficie métropolitaine de 551 500 km² (675 417 km² avec l'outre-mer), la France s'étend sur 1000 km du nord au sud et d'est en ouest (plus grande distance nord-sud : Bray-Dunes - Cerbère). C'est le troisième plus grand pays d'Europe, après la Russie et l'Ukraine (2e si on compte l'outre-mer) et le plus grand de l'Union Européenne. La France métropolitaine a quatre façades maritimes sur (du nord au sud) : la Mer du Nord, la Manche, l'océan Atlantique et la mer Méditerranée. La longueur totale de ses côtes atteint 3427 km. La France est un isthme.
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