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Vol sec AlbanieÉconomie
Le PIB de l'Albanie pour l'année 2005 s'élève à environ 19 milliards de dollars américains. Soit, au 1er juin 2006, selon le taux de change en vigueur, environ 14,86 milliards d'euros.
La fuite des élites albanaises est un processus social et économique qui pénalise la recherche. Cependant, pour enrayer cet exode et encourager les émigrés à revenir, l'Albanie doit définir une politique scientifique et scolaire claire, étroitement liée à une politique industrielle à long terme avec l'aide des programmes européens développés à cet effet (ACE, PHARE, TEMPUS ou EAST).
Les exportations sont faibles (environ 1,8 milliard de dollars américains en 2005, surtout des produits agricoles) et les travailleurs émigrés sont les principaux pourvoyeurs de devises. Les importations sont principalement les équipements mécaniques, les produits manufacturés, les denrées alimentaires, les textiles et les produits chimiques (environ 2,1 milliards de dollars américains en 2005).
Le pays reçoit des aides financières de l'étranger, notamment de la Grèce et de l'Italie qui sont ses principaux partenaires économiques, mais en reçoit davantage de la Commission européenne. Le changement de régime en 1991 a créé les conditions d'un rapprochement progressif de l'Albanie et de l'Europe. L'adhésion de l'Albanie au Conseil de l'Europe en 1995 en offrit un premier signe tangible. En novembre 2000, le sommet de Zagreb a ouvert à l'Albanie la perspective d'une adhésion à l'Union européenne (UE), de sorte qu'ont été entamées le 31 janvier 2003 les négociations en vue d'un accord de stabilisation et d'association (ASA), qui a été signé le 12 juin 2006. L'UE a rappelé à plusieurs reprises à l'Albanie la nécessité de mettre en oeuvre concrètement les réformes adoptées et de les poursuivre. Dans son rapport du 8 novembre 2006, la Commission européenne précise que "l'Albanie doit désormais relever le défi que représente la mise en oeuvre réussie de cet ASA, en commençant par les dispositions relatives au commerce contenues dans l'accord intérimaire, qui entrera en vigueur le 1er décembre 2006".
Démographie
L'Albanie est l'un des peuples les plus homogènes ethniquement parlant. 94% de la population est composé d'Albanais de souche, répartis en deux groupes : les Guègues (au nord) et les Tosques (au sud), dont le fleuve Shkumbin constitue la ligne de partage. Les Grecs (2%), les Aroumains (3%), les Tziganes, les Serbes et les Macédoniens constituent les groupes minoritaires. Les Albanais, qui descendraient des illyriens, sont également présents dans certaines régions et pays voisins, tels que le Kosovo, l'ouest de la République de Macédoine, dans le nord de la Grèce et dans certaines régions du Monténégro.
Convertie à l'islam par les Turcs pendant l'occupation, l'Albanie compte actuellement trois religions principales : les musulmans (58,8%), les orthodoxes (24,1%) et les catholiques (16,8%). Les clivages religieux jouent un faible rôle dans l'Albanie d'aujourd'hui, en raison de la tradition très ancienne de coexistence pacifique entre les diverses religions, qui se manifeste dans la devise "Feja e shqiptarit është shqiptaria - la religion de l'Albanais est l'albanitude", datant de la renaissance albanaise au XIXe siècle. Aussi, la politique athée du régime d'Enver Hoxha a atténué le sentiment religieux. Parmi les musulmans, on compte deux grandes obédiences: des musulmans sunnites et des bektashis (courant mystique qui se rattache à la tradition chiite et est marqué par une très grande tolérance religieuse et culturelle). Les bektashis ont joué un rôle déterminant dans la lutte des Albanais pour une autonomie au sein de l'empire Ottoman. Pendant la deuxième guerre mondiale, de nombreux dignitaires bektashi ont pris part à la résistance armée aux côtés du Parti Communiste. Ils n'en furent pas moins impitoyablement éliminés par le nouveau régime. L'Albanie ayant subi un isolement complet durant 45 ans, elle doit aujourd'hui encore poursuivre sa reconstruction et son intégration sur la scène internationale.
Culture
L'albanais est la langue parlée en Albanie, en Macédoine, au Monténégro, au Kosovo ainsi que dans certaines poches isolées d'Italie (Arbëresh) et de Grèce. Les deux principaux dialectes ont connu des développements différents au cours du dernier millénaire :
Dans l'ensemble, les deux communautés linguistiques se comprennent entre elles, mais il existe de nombreuses formes dialectales. La langue officielle de l'Albanie était un dialecte guègue méridional de 1909 jusqu'à la fin de la Seconde Guerre mondiale ; il fut après cette date remplacé par le tosque. Les oeuvres littéraires écrites en caractères de l'alphabet latin, peu nombreuses sont, pour la plupart, postérieures au renouveau national du XIXe siècle.
L'albanais constitue une branche distincte, « groupe thraco-illyrien » de la famille des langues indo-européennes ; on n'a pu établir aucun lien clairement défini avec quelque autre sous-famille indo-européenne.
Ismail Kadare, l'écrivan le plus connu d'Albanie, qui a obtenu le prix "Man Booker International" en 2005.
Fatos Kongoli, "l'autre K" de la littérature albanaise, a reçu de nombreux prix dans son pays. Ses romans, souvent teintés de noirceur et d'un extrême réalisme, évoquent le trouble voire la folie de personnages pendant et après le traumatisme créé par le système totalitaire. Ses oeuvres sont traduites dans de nombreuses langues dont le français.
Cizia Zykë, écrivain et aventurier français né d'une mère grecque et d'un père albanais devenu légionnaire ; a écrit quatre romans qui expliquent comment différents trafics se sont développés en Albanie durant les années 1990 : "Les Aigles" et la trilogie "Au nom du père". Il est par ailleurs l'auteur d'un reportage sur le code d'honneur albanais, le Kanoun.
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