| |
Buenos AiresCulture
Buenos Aires détient la plus grande concentration de théâtres et opéras d'Amérique latine. Elle abrite l'un des opéras les plus célèbres au monde, le Teatro Colón. Bâti sur l'avenue 9 de Julio, l'une des plus larges au monde, sa construction a duré 20 ans et s'est achevée en 1908. Il peut accueillir plus de 3 000 personnes. De nombreux autres théâtres ou opéras se situent le long de l'avenue Corrientes ou ses environs, comme le Teatro Maipo ou le Teatro General San Martín, ce dernier abritant également des expositions artistiques et cinématographiques.
Le cinéma argentin, qui fut très actif avant la dictature militaire, connaît un regain d'activité depuis la fin des années 1990, la nouvelle vague du cinéma argentin. Il est le plus productif d'Amérique latine, notamment grâce à l'Instituto Nacional de Cine y Artes Audiovisuales (INCAA) qui fait la promotion de films argentins à l'étranger. Parmi cette nouvelle vague, de nombreux films argentins ont été récompensés par divers prix (et parfois nominés aux Oscars), citons entre autres Nueve reinas de Fabián Bielinsky, El Hijo de la novia de Juan José Campanella, ou bien sûr Carnets de voyage de Walter Salles. Depuis 1999 se tient chaque année dans la ville le festival international de cinéma independant de Buenos Aires, organisé par le Ministère de la culture de la ville de Buenos Aires.
La ville compte plus de 140 musées publics (dépendant souvent du secrétariat à la culture de la ville de Buenos Aires ou du gouvernement central) ou privés, parmi lesquels le Musée d'art latino-américain de Buenos Aires, le Musée du cinéma Pablo Ducrós Hicken, le Musée d'art hispano-américain Isaac Fernández Blanco, le Musée d'histoire national ou encore le Musée national des Beaux-Arts. Ce dernier, inauguré le 16 juillet 1895, possède plus de 12 000 peintures, sculptures, tapisseries et autres types d'oeuvres. On y trouve des peintures de Francisco Goya, Auguste Renoir, Édouard Manet (dont La Nymphe surprise), Vincent van Gogh, Claude Monet (dont Le Pont d'Argenteuil), Pablo Picasso, etc.
C'est très probablement à Buenos Aires ou à Montevideo qu'est né le tango, à la fin du XIXe siècle. Le tango est aujourd'hui toujours très pratiqué dans la ville, où de nombreux établissements, cafés ou restaurants proposent tous les jours des spectacles de danses. Les rues mêmes du quartier San Telmo vivent au rythme de la musique et accueillent fréquemment des danseurs, amateurs ou professionnels. L'avenue Corrientes, l'une des plus célèbres de la ville et qui a accueilli de grands spécialistes comme Carlos Gardel, rend hommage au tango grâce à 40 plaques commémoratives disposées en son long.
La cuisine porteña a fortement été influencée par l'immigration italienne, les pizzas et glaces étant très répandues dans la ville. La viande de boeuf est aussi un grand classique, et le maté se boit à toute heure dans les rues de Buenos Aires.
Buenos Aires abrite aussi de nombreuses bibliothèques et des associations culturelles variées. On compte 26 bibliothèques publiques, auxquelles on peut ajouter la Casa de Poesía. La Biblioteca Nacional, plus grande bibliothèque du pays, détient en autres une édition de La Divine Comédie de Dante datant de 1484, ou encore une page de la première impression de la Bible de Gutenberg. La Biblioteca del Congreso de la Nación, avec son patrimoine bibliographique de plus de 2 millions d'exemplaires, figure parmi les bibliothèques les plus complètes du monde.
Buenos Aires est la ville d'origine ou de résidence d'écrivains argentins célèbres tels que Leopoldo Lugones, Jorge Luis Borges, Manuel Mujica Laínez, Adolfo Bioy Casares, Ernesto Sábato, Leopoldo Marechal, Victoria Ocampo, et Julio Cortázar (qui vécut à Paris). Certaines personnalités internationales ont également choisi de vivre à Buenos Aires, c'est le cas de René Goscinny, Marcel Duchamp, Witold Gombrowicz, Jerry Masucci, Romola Nijinska, Rosa Chacel, Antoine de Saint-Exupéry et Eugene O'Neill, de même que l'armateur Aristote Onassis.
Durant la guerre civile espagnole et ses suites directes, Buenos Aires accueillit de nombreux réfugiés espagnols, comme le philosophe José Ortega y Gasset et le compositeur Manuel de Falla, lequel s'installa par la suite à Córdoba (Argentine).
Le rockeur Luca Prodan, arrivé d'Angleterre à Buenos Aires dans les années 1980, devint une icône du rock argentin.
Buenos Aires compte de nombreux autres sites d'intérêt culturel ou d'agrément, notamment dans le quartier de Palermo où l'on retrouve le zoo, les jardins botaniques de la ville, les Bosques de Palermo et le planétarium Galileo Galilei, qui offrent à eux seuls plus de 50 hectares de verdure à la ville.
Le saint protecteur de la ville est Saint Martin de Tours. La légende dit que quand Juan de Garay fondit la ville, il dut choisir un saint protecteur, tous les officiers proposèrent les noms de saints qu'ils connaissaient. Pour laisser le choix dans "la main de Dieu", Juan de Garay choisit d'effectuer un tirage au sort. La première fois le nom de St Martin de Tours sortit, mais, étant espagnol, il voulut un saint espagnol pour cette ville et non français, surtout qu'à cette époque, Français et Espagnols étaient en guerre. Un deuxième tirage fut fait, et St Martin ressortit, puis un troisième et toujours le même résultat. Juan dit alors que Dieu avait réellement choisi Saint Martin pour Buenos Aires.
Sports
Le sport le plus pratiqué, aussi bien à Buenos Aires que dans toute l'Argentine, est le football. Une grande partie des clubs les plus renommés du championnat d'Argentine de football résident dans la ville, c'est le cas des deux clubs les plus célèbres en Argentine, le Club Atlético Boca Juniors et Club Atlético River Plate, dont la rencontre donne lieu chaque année aux fameux clásicos. Moins connu à l'étranger mais tout autant adulé de ses supporters, le Club Atlético San Lorenzo de Almagro tient ses quartiers dans le barrio de Boedo. La ville accueille aussi les clubs de Velez Sarsfield et Argentinos Juniors, parmi de nombreux autres. En conséquence, les infrastructures consacrées au football sont très développées, la ville possède par exemple plusieurs stades de plus de 50 000 places, comme l'Estadio Monumental (stade de River Plate) ou la Bombonera (Boca Juniors). Beaucoup d'infrastructures ont été construites ou développées pour la coupe du monde de football de 1978 en Argentine. C'est aussi dans des quartiers pauvres de Buenos Aires que Diego Maradona a grandi, et il est toujours resté très attaché à sa ville.
En dehors du football, on retrouve les clubs de River Plate et Boca Juniors dans la Liga Nacional A de basket-ball.
Le tennis est également très apprécié, après avoir été popularisé par Guillermo Vilas dans les années 1970. Parmi les joueurs originaires de Buenos Aires, citons également l'Argentine Gabriela Sabatini. Le tournoi ATP de Buenos Aires est la seule compétition ATP d'Argentine.
Buenos Aires fut le lieu de diverses compétitions sportives internationales. En plus du mondial de football cité plus haut, elle a accueilli les Jeux Panaméricains de 1951, deux mondiaux masculins de basket-ball (en 1950 et 1990) et de nombreuses courses automobiles pour le Grand Prix automobile d'Argentine, sur le circuit Oscar Alfredo Gálvez.
Buenos Aires a été candidate malheureuse des Jeux Olympiques d'été à trois occasions : en 1956 (JO de Melbourne), en 1968 (JO de Mexico) et en 2004 (JO d'Athènes). L'Argentine est le seul membre fondateur du CIO à n'avoir pas encore accueilli les Jeux.
Parmi les autres sports populaires à Buenos Aires figurent le golf, le rugby et le hockey sur gazon.
Universités et sciences
Cinq prix Nobel sont sortis de l'université de Buenos Aires, l'un des meilleurs établissements universitaires d'Amérique du Sud, qui fournit des enseignements gratuits à des étudiants venants des quatre coins du globe.
Buenos Aires est un centre majeur pour la psychanalyse, particulièrement l'école lacanienne.
plus d'infos sur Buenos Aires
|
|