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Vol sec Bâle/Mulhouse Damas
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Vol sec pour Damas (Syrie) |
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DamasLa ville
« C'est la plus sublime mosquée du monde par sa pompe, la plus artistement construite, la plus admirable par sa beauté, sa grâce et sa perfection. On n'en connaît pas une semblable, et l'on n'en trouve pas une seconde qui puisse soutenir la comparaison avec elle. Celui qui a présidé à sa construction et à son arrangement fut le commandeur des croyants, [...]
Il fit partir une ambassade vers l'empereur des Grecs, à Constantinople, pour intimer à ce prince l'ordre de lui envoyer des artisans, et ce dernier lui en expédia douze mille. Le lieu où se trouve la mosquée était d'abord une église. [...]
Au milieu de la mosquée est le tombeau de Zacharie, au-dessus duquel se voit un cercueil placé obliquement entre deux colonnes, et recouvert d'une étoffe de soie noire et brodée. On y voit écrit, en lettres de couleur blanche, ce qui suit: « Ô Zacharie! nous t'annonçons la naissance d'un garçon, dont le nom sera Yahia. »
La renommée de cette mosquée et de ses mérites est très répandue; et j'ai lu à ce sujet, dans l'ouvrage qui a pour titre Les Qualités excellentes de Damas, l'assertion suivante: « La prière dans la mosquée de Damas équivaut à trente mille prières ». Et dans les traditions du prophète j'ai trouvé ces paroles de Muhammad : « On adorera Dieu, dans la mosquée de Damas, durant quarante années après la destruction du monde. » »
Curieusement Ibn Battûta voit le tombeau de Zacharie, père de Jean-Baptiste, là où la tradition actuelle situe le tombeau du second.
Dans une annexe, hors de l'enceinte de la mosquée se trouve le mausolée de Husayn qui est supposé avoir contenu (ou contenir ?) le crâne du troisième Imam des chiites décapité à la bataille de Kerbala (Achoura : 10 de muharram 61H; 10 octobre 680) le corps de Husayn se trouve à Najaf (au sud de l'Irak) et la tête tranchée a été enterée en Égypte(au Caire)
« Lorsque Khawalî, portant la tête de Husayn, arriva auprès d'Obaïdallah, fils de Ziyâd, il lui dit: Tu dois me combler de cadeaux, car je t'apporte la tête du meilleur de tous les hommes ! [...]
Puis il (Obaïdallah) toucha avec une baguette la bouche de Husayn, en récitant ce vers: « Nous tranchons les têtes des hommes qui nous sont chers, mais qui sont devenus rebelles et insolents. » »
Damas comprend aussi de très beaux monuments de la période Ottomane, le Palais Azem, de nombreux caravanserails dont le Khan Assa'd Pacha du XVIIIe siècle, et un musée témoignant de la richesse historique et archéologique exceptionnelle du pays.)I.2 : Le cadre historique La capitale actuelle de la Syrie est la plus ancienne capitale qui continue à être habitée par du monde .Elle se situe au sud du pays dans une merveilleuse oasis irriguée par Barada. Son nom était déjà attesté par les tablettes de al- »Amarnah sous la forme Dimachqa1. L'histoire de la ville est riche. Elle commence du néolithique en passant par toutes les périodes de l'orient : durant la période d'Amarna (dans la première moitié du deuxième millénaire avant J.C), DAMAS était la capitale du pays d'Ube, puis à l'époque araméenne, le royaume de Damas résista à la domination assyrienne (9ème siècle avant J.C). La ville tomba dans les mains des Assyriens et est devenue la capitale du département de l'empire. Enfin, avec la victoire d'Alexandre le Grand en l'année 332 avant J.C, contre les Perses, la ville entra dans les phases classiques qui se prolongeaient jusqu'à la conquête arabe. On pourrait dire que tous les vestiges archéologiques restant dans la ville remontent à l'époque classique et byzantine : le temple de Jupiter qui était transformé en l'église de Jean Baptiste par les byzantins et plus tard en une mosquée islamique, l'enceinte, la porte orientale (Bab Sharqï) avec ses trois baies, la rue droite et la porte de Saint Paul (Bab Kaysan), voir fig.1.2 (Cartes) Notre étude concerne la période historique islamique qui prend naissance avec les conquérants arabes en l'année 38 de l'hégire (638) et qui s'étend jusqu'à aujourd'hui. Comme cette période est très longue, on va se contenter de donner les dates principales de cette période qui concernent uniquement Damas : -en l'année 38 de l'hégire(638) la conquête arabe. - la période Omeyyade 41/661-132 /750 - la période Abbaside 132/750 -264 /887. -entre les années 246/887-360/971 la domination Tulunides, retour des abbasides et Ikhchidides. - la domination fatimide 360/971-468/1076. 1 -Dussaud, 1927, p. 392. Elle a pris le nomme araméen Dourmeseq, doumeseq. 7 - les seldjoukides et les bourrides 468/1076-549/1154. - les Zingides 549/1154-570/1174. - les Ayyoubides 570/1174-658/1260. - l'invasion mongole 658/1260. - les Mamlouks 658/1260-922/1516. - la chute de la ville dans les mains de Tamerlan 2 803/1401. - les Ottomans 922/1516-1336/1918.3 2 - Tamerlan (Tïmurlank) 736/1336- 807/1405, le grand conquérant mongole qui a dévasté l'orient (Iran, Iraq, Syrie) à la fin de quatorzième siècle. Pour savoir plus ce qui concerne son invasion de l'orient islamique voir (Ibn »Arab Sh?h, »Adj?'ib al-maqdur fï naw?'ib Tïmûr, éd :'A?mad al-?um, Beyrouth, 1986) 3 -Il y a des milliers de livres qui traitent de l'histoire de la ville mais pour une plus ample connaissance voir : -Degeorge, Gérard, 1997, Damas des origines aux mamlouks, éd : l'Harmattan, Paris -Mouton, Jean Michel, 1994, Damas et sa principauté sous les Seldjoukides les Bourrides, éd : IFAO, le Caire. -Bianquie, Thierry, 1984, Damas et la Syrie sous domination Fatimide, institue français de Damas, Damas et Nq »¢lZy?dah, Dimachq fï »a?r al-Mam?lïk, et al-RriÈawï, .Abd al-qadir, dimashq, (voir la bibliographie) 8 III : Les fortifications de Damas : Damas comme les autres villes du monde médiévale islamique était protégée par un système complet de fortification à l'origine romaine Ces fortifications consistent en les éléments suivants : - La muraille, fortifiée par des tours. - Les portes. - La citadelle. - Le fossé. En fait, notre étude va aborder seulement les deux éléments (la muraille avec ses tours et les portes) de manière plus détaillée. Vu que la première construction de la muraille attestée par les épigraphes et les vestiges archéologiques fut faite par Nur al-Ddïn Zingï4, on va diviser l'étude en deux parties : La première avant les Seljukides, notre étude ici compte complètement sur les textes des historiens, au contraire de la deuxième partie où on utilise toutes les sources d'informations (les donnés archéologiques, les textes historiques, les épigraphes, les cartes, les photos, les représentations dans les manuscrits médiévaux). Enfin, les portes de la ville actuelle sont à partir de l'ouest : Bab al -Djabiyah (la porte de Djabiyah). Bab al-?ßaghïr (la petite porte), Bab Kaysan (la porte de Kaysan.)Bab Sharqï (la porte orientale), Bab T »¢m(la porte de T »¢ma), Bab al-Ssalamah (la porte de la paix) Bab al-Faradïs (la porte des vergers) et Bab al- Faradj (la porte de la délivrance). 4 - Nur al-Ddïn Zingï :il est né à Alep en l'an 511/1118 , il a pris le pouvoir après l'assassinat de son père en l'an 541/1146, son état a étendu sur tous les payes de proche orient ( la majorité de la Syrie, le nord d'Iraq, et l'Egypte) pendant sa vie ( morte 569 /1174). (Ibn Taghrï Birdï, ,al-Nnudj »¢m al-z?hirzh fmul »¢k mi?r wa al-q?herah, , éd : D?r al-kutub al-mi?riyyah, tome .6, p. 71) 9 Chapitre II : La muraille avant la conquête arabe : Si on jette un coup d'oeil sur la carte de Damas, on peut constater comme les autres chercheurs5 que le plan antique de la ville est composé de trois parties principales : la ville araméenne, la quartier hellénistique et le quartier nabatéen6 ce qui nous aide dans notre essai à connaître la localisation de la muraille dans les époques araméens jusqu'à la grande fondation romaine. D'abord, selon les textes assyriens7, Damas affronta fortement et résista une longue période contre les rois assyriens avant sa chute ce qui montre qu'elle est dotée d'un système fort des fortifications comme les autres villes araméennes en Syrie. Les limites de la ville araméenne ne sont pas très bien figurées. Cependant, comme la majorité de la ville antique orientale, elles se divisent en deux parties8 : - la ville haute : on trouve sur le point le plus haut le siège administratif (le palace) et religieux (le temple) entouré de la muraille. Pour le palace, les chercheurs estiment qu'il se trouve dans la petite colline d'Al-Samm?kah9. En revanche, le temple a eu la même localisation de la mosquée des omeyyades10, mais pour nous on estime 5-comme Sauvaget et les deux allemand Wulzinger et Watzinger. (Voir Cartes,fig : 1.2) 6- on le trouve dans le quartier de Bab Tumsous le nom (al-Nïb?un) c'est très facile de distinguer la relation avec les nabatéens. On peut trouver en arabe les formes suivantes : al- 'Anb, al-Nabï, al-Naba?. Voir Ibn Man?ur, Lis?n al- »arab sur le site aluraq, p. 5568 URL : http://www.alwaraq.net/. 7-Ces textes attestent que la ville a été assiégée plusieurs fois par les armées assyriennes, mais l'essai qui est le plus important, c'est de Shalmaneser III (858-824 av .J.C) en l'an 841 av. J. C. qui raconte son victoire contre le roi araméen de Damas, mentionnée sous le nom Dima- as- qi, qui reste dans leur ville assiégée. (Klengel,1985, 52). 8-Pour savoir plus: cooper, Lisa 2006, Early urbanism on the upper Euphrates, Routledge, New York. 9- al-Samm?kah : petite colline qui est la plus haute dans la vieille ville. Le nom vient de al-Ssamak, poisson en français. 10-al-Shihabï, 1996, p. 13-14. 10 qu'il y a un autre palace près du temple, la même localisation du palace ( al-Kha?r?')11de Mu »?wyyah le premier 41/661,60/68012. Or, il nous semble que la muraille du temple romain Jupiter protège ce siège là. - la ville basse : ce sont les quartiers, les marchés, les ateliers, les murailles principales de la ville et les portes. On pense que la ligne de la muraille araméenne n'est pas très loin des deux côtés nord et ouest de la ligne actuelle. Par contre, les nouveaux habitants de la ville comme les grecs et les nabatéens fondaient leurs quartiers à l'est de la ville araméenne. Ce qui signifie que le reste de la muraille araméenne se trouve dans le quartier de Bab Tuma et le secteur entre Bab al-?aghïr et Bab Kaysan. Quelques années après, avec les grecs qui ont construit leur quartier et plus tard les nabatéens, les fortifications de la ville ont subit de grandes opérations de fondation de la muraille pour intégrer les derniers quartiers dans le système défensif de la ville. Mais on n'est pas sûr si la ligne de la muraille romaine a suivi le même trajet que les murailles Greco- nabatéennes13. En revanche, la localisation du quartier nabatéen à l'extrémité orientale dans le plan de la ville nous pousse à croire que les fondateurs romains ont suivi les traces de la muraille qui entourait la ville. En l'année 64 av. J.C, Damas à été occupée par les romains qui ont fait fortifier la ville par une muraille puissante constituée de grosses pierres remarquables jusqu' à nos jours avec de grandes tours et sept portes. Selon Sauvaget (voir Fig.1.2), la muraille était sous une forme d'un rectangle d'environ 1500 m sur 750 m dont les côtes étaient rectilignes sauf celui qui longeait au nord le long d'un bras secondaire de la rivière Barad?14. 11-al-Kha?r?' : un adjectif féminin, qui signifie en français (la verte). 12 -al-RrÈawï, 1979, p. 47-49, les historiens arabes ont nommé les restes de la murailles du temple : al-?ißn (la forteresse). 13 -on pence qu'on est les premiers qui ont utilisé cette expression. 14- Sauvaget, 1949, p. 323. 11 L'hypothèse de Sauvaget reste dominante dans la place des études archéologiques jusqu'à une période récente. Mais Cheveden15 dans les années quatre vingt a refusé cette hypothèse après ses études approfondies concernant seulement la muraille et en particulier la méthode de Sauvaget qui consiste à imaginer la ligne de la muraille à travers le plan antique, plutôt classique. C'est à dire Cheveden voit que la muraille islamique avait suivi les traces de la ligne antique sauf le changement du front nord entre les deux futures portes islamiques : Bab al-Ssalamah et Bab al- Faradj. Il faut souligner ici que les historiens arabes mentionnent les noms des portes avec des planètes qui y sont représentées16ce qu'on peut le relier avec les origines classiques de la muraille. Nous sommes du même avis que Cheveden, celui qui porte sur l'idée que la ville a conservé la ligne de la muraille même dans les périodes islamiques dans tous ses côtés sauf le front ouest qu'on a abordé dans notre étude17. C'est-à-dire que la muraille romaine n'était pas un projet prêt à exécuter sur le terrain comme les chercheurs européens veulent toujours imaginer, mais ils ont respecté les constructions qui étaient avant, comme les murs. Enfin, on pense qu'il n'y a pas de modifications concernant la muraille à l'époque byzantine. 15- Cheveden, 1980, p. 170. 16-Sauvair, 1954, p 374. 245. Badran, 1960, p. 42. al-Rr?Èawï, 1969, p. 45. On va mentionner suivant les planètes qui ont figuré sur les portes selon al-Badrï et qui est entre parenthèses selon Ibn »As?kir : Jupiter (Mars).Bab al -Djabiyah, Mars. (Jupiter) Bab al-?aghïr, Saturne. Bab Kaysan. Soleil. Bab Sharqï, Venus. Bab T »¢m?, Lune .Bab Djïnïq (Bab al-Faradïs al-Masd »¢d), Mercure. Bab al-Faradïs. 12
plus d'infos sur Damas
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Vol sec pour la Syrie |
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SyrieGéographie
L'essentiel du territoire syrien est constitué par un vaste plateau calcaire (hamada) surmonté de quelques anciens reliefs volcaniques (djebel druze), et traversé au nord-est par le fleuve Euphrate. La Syrie est un pays majoritairement aride en particulier à l'intérieur et à l'Est du pays. Le niveau de pluviométrie moyen est de 318 mm par an mais tombe à moins de 150 au Nord-ouest contre plus de 800 près de la côte et près de 1 400 dans les montagnes. Le pays est en dessous du niveau du seuil de pénurie puisque la ressource par habitant s'établit à 947 m³ par an (le seuil de stress hydrique est généralement fixé à 1 700 m³ par an et par habitant et le seuil de pénurie à 1 000). La Syrie reçoit de plus son eau des pays voisins : 50% des réserves proviennent de Turquie, 20% du Liban. Autre facteur inquiétant, l'exploitation des nappes phréatiques dépasse leur capacité de renouvellement. La Syrie exploite ainsi aujourd'hui plus de 50% des ressources renouvelables alors que le seuil maximum communément admis est de 30%. Le nord-est du pays (« Djézireh ») et le sud (« Hawran ») sont des zones agricoles importantes.
Les principales villes du pays incluent Damas dans le sud-ouest, Alep au nord, et Homs. Les autres villes importantes sont situées pour la plupart sur la côte. La Syrie dispose d'un climat tempéré composé de quatre saisons. La température moyenne estivale atteint les 32°C et la température moyenne hivernale atteint les 10°C. Au printemps et à l'automne la moyenne des températures est de 22°C. L'horaire d'hiver prend effet du mois de novembre au mois de mars (+2 heures GMT). L'horaire d'été prend effet du mois d'avril au mois d'octobre (+3 heures GMT).
Économie
La monnaie officielle est la livre syrienne, symbole (£S), communément appelée lira. Elle est égale à 100 piastres syriennes. Les billets en circulation valent : 50, 100, 200, 500, et 1000 £S, tandis que les pièces de monnaie valent : 1, 2, 5, 10 et 25 £S.
Démographie
La plupart des Syriens vivent non loin de l'Euphrate et le long de la côte, une bande de terre fertile entre les montagnes côtières et le désert. L'éducation est libre et obligatoire de l'âge de six à onze ans. L'école se compose de six ans d'études primaires, suivi d'une formation générale ou professionnel de trois ans et d'un programme universitaire ou professionnel lui aussi de trois ans. La deuxième période de trois ans pour la formation universitaire est exigée pour pouvoir entrer à l'université. Le nombre d'inscrit dans les écoles d'études supérieures se compose de plus de 150 000 élèves. L'alphabétisation chez les Syriens est de 89% chez les garçons et 64% pour les filles.
Ethniquement, les syriens font partie du peuple sémitique originaire du Levant. Aujourd'hui les syriens sont largement considérés comme des arabes en vertu de leur langue, et de leur lien culturel et historique avec les arabes. Un plus petit nombre de syriens sont d'origines non-sémitiques, qui sont issus de peuples ayant occupé la région (en particulier les croisés).
La population de la Syrie est musulmane à 90%, le pays compte 10% de chrétiens. Parmi les musulmans, 78% sont sunnites, et les 12% restant sont divisés entre d'autres groupes musulmans, principalement les alaouites et les druzes, mais également un nombre restreint d'ismaéliens et de chiite. Les chrétiens sont divisés en plusieurs confessions, il y a les syriaques d'Antioche (appelés Syriani en arabe, ou Suryoyo en syriaque moderne), composant la moitié de la population chrétienne, de syriens maronites et des catholiques (15%), mais également des chrétiens assyriens, des arméniens vivant principalement à Alep et des groupes melchite orthodoxe . Les adorateurs du diable (yézidis) sont environ 150 000 personnes installés sur la frontière irakienne, et presque à l'unanimité issus de l'ethnie kurde. Il existe une minorité juive en Syrie, qui vit principalement à Damas. Leur nombre était estimé à 40 000, mais la plupart ont émigré vers Israël dans les années 1990. Il reste une petite minorité juive à Damas et à Alep aujourd'hui. Les juifs israéliens originaires de Syrie, conservent pour la plupart des liens avec leur pays d'origine.
Les Arabes (en comptant les 400 000 réfugiés palestiniens) représentent 90% de la population. Les Kurdes qui sont linguistiquement un peuple indo-iranien représentent la plus grosse minorité ethnique du pays, composant 10% de la population. La plupart des kurdes vivent dans le nord-est de la Syrie, et beaucoup parlent toujours le kurde. Mais beaucoup de kurdes vivent aussi dans les grandes villes syriennes. Les chrétiens assyriens sont également nombreux, ils vivent pour la plupart dans le nord et nord-est du pays. Plus de 12 000 colons israéliens (sur 28 000 habitants) dans le Golan, occupé par l'armée israélienne depuis la guerre des Six Jours (1967)
La langue arabe, est la langue officielle du pays, la grande majorité des syriens parlent cette langue. Beaucoup de syriens instruits parlent l'anglais, le français, mais l'anglais est plus largement compris. L'arménien et le turkmène sont aussi parlés dans le pays. L'araméen (la langue biblique, très proche de l'hébreu, celle de Jésus Christ) est parlé par certains groupes ethniques, comme les Syriaques à Maaloula et à Seidnaya, mais aussi dans de petits villages situés dans la région de Homs comme par exemple Sadad ou Fairouzeh, et bien évidemment à Damas
Culture
Les réalisations artistiques et culturelles de la Syrie antique sont nombreuses. Les archéologues ont découvert que la culture syrienne rivalisait avec celle de Mésopotamie et de l'Égypte, surtout autour d'Ebla. De plus, beaucoup d'artistes syriens ont contribués à la pensée et à la culture hellénistique romaine. Cicéron était un élève d'Antiochos d'Ascalon à Athènes. Et les livres de Poseidonios ont beaucoup influencés Tite-Live et Plutarque.
Les syriens ont aussi contribués à la littérature et à la musique arabe et ont une grande tradition de la poésie orale et écrite. Les intellectuels syriens émigrés en Égypte, ont joués un rôle fondamental dans la nahda, ou la renaissance culturelle et littéraire des arabes au XIVe siècle. Les auteurs syriens les plus célèbres sont Adonis, Haidar Haidar, Ghada al-Samman, Nizar Kabbani et Zakariyya Tamer.
La Syrie possède une petite industrie cinématographique, avec la production qui est entièrement dans les mains de l'Organisation nationale du cinéma d'État, qui emploient des réalisateurs de films en tant que fonctionnaires. Il n'y a qu'un seul film qui peut sortir par an, et la plupart du temps, le film est censuré mais il est néanmoins souvent salué par les festivals internationaux.
La numération utilise les chiffres indiens : ? (0), ? (1), ? (2), ? (3), ? (4), ? (5), ? (6), ? (7), ? (8) et ? (9).
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Vol sec au départ de Mulhouse (France) |
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MulhouseÉconomie
D'un point de vue architectural, Mulhouse est une ville qui dénote avec le reste de l'Alsace. L'une des principales raisons provient de son histoire marquée par une croissance urbaine extrêmement rapide au XIXe siècle, la faisant passer du statut de bourg à celui de ville importante en quelques décennies.
Mulhouse est connue mondialement pour son musée de l'automobile (collection des frères Schlumpf) qui regroupe 500 véhicules et son musée de chemin de fer qui lui possède la plus grande collection de matériel ferroviaire de l'Europe continentale.
BNP : Les origines de la BNP remontent à 1848, date de la création du Comptoir National d'Escompte de Paris et du Comptoir National d'Escompte de Mulhouse.
DMC : En 1746, Jean-Henri Dollfus, fonde une entreprise textile avec deux autres jeunes entrepreneurs Jean-Jacques Schmalzer et Samuel Koechlin. Profitant de l'engouement de l'époque pour les tissus peints et du talent artistique de Jean-Henri, ils deviennent les pionniers en Europe de la fabrication industrielle des imprimés indiens peints à la main.
CLEMESSY : En 1908, Eugène CLEMESSY, ancien salarié de la SACM (Société Alsacienne de Construction Mécanique mulhousienne), qui transformait durant ses loisirs un vieux moulin près de Brunstatt en centrale électrique pour alimenter plusieurs communes, pressent l'avenir de cette source d'énergie. Il fonde les Etablissements CLEMESSY. Un siècle plus tard, l'entreprise familiale a cédé la place à un groupe international appelé à oeuvrer dans tous les secteurs clés de développement de notre planète, notamment les secteurs de l'énergie et de l'environnement, dans le sillage de son actionnaire principal, DALKIA, au sein du Groupe VEOLIA.
ALSTOM : André Koechlin ouvre un atelier de construction de locomotives à Mulhouse en 1839. Les affaires se développeront vite et Koechlin fusionne avec les Ateliers de Graffenstaden pour créer la Société Alsacienne de Construction Mécanique (SACM). L'annexion de l'Alsace-Lorraine par l'Allemagne, en 1871, entraîne le repli de la SACM à Belfort dans les années 1878-79. En 1893, la traction électrique ferroviaire commence à prendre un certain essor, l'Américain General Electric s'associe à la Compagnie française Thomson-Houston. Passée la première guerre mondiale, les électrifications prennent de l'ampleur. En 1928, Thomson-Houston fusionne avec une partie de la SACM pour former une nouvelle entreprise. Ce sera Als-Thom contraction d'ALSace-THOMson. ALSTHOM deviendra ALSTOM lors de l'introduction de son titre à la bourse de New York en 2001, le "th" étant plus difficile à prononcer pour les anglophones.
SCHLUMBERGER: Nicolas Schlumberger s'établit à Mulhouse en 1545, où il devient tanneur. C'est la naissance de l'une des plus grandes dynasties indutrielles françaises active dans le textile, la mécanique, l'électronique, le pétrole, la banque et la viticulture.
LOUIS DREYFUS : Les sociétés du Groupe Louis Dreyfus sont présentes dans plus de 53 pays. Leurs principales implantations se trouvent à Buenos Aires, Londres, Paris, São Paulo, Wilton (Connecticut) et Memphis (Tennessee). Depuis quelques années, le chiffre d'affaires annuel brut du Groupe est proche de 20 milliards de dollars. Créé il y a plus de 150 ans à Sierentz près de Mulhouse par Leopold Louis Dreyfus, le contrôle du Groupe est toujours resté entièrement entre les mains de la famille Louis Dreyfus. Neuf telecom est une filiale du groupe Dreyfus.
DELMAS-VIELJEUX : Suite à l'annexion de l'Alsace, Émile Delmas quitte à son tour l'Alsace en 1871 où il s'était installé pour rejoindre ses frères à La Rochelle qui avaient créé en 1867 la Compagnie Navale Delmas. En souvenir de la province perdue, il proposa que la roue de moulin qui figure sur les armoiries de Mulhouse, "la ville des moulins", devienne l'emblème de la société navale DELMAS Frères. En 1991, la Compagnie entre dans le groupe BOLLORE. Delmas est le 2e armateur français et s'affirme comme le numéro 1 mondial sur l'axe Nord-Sud.
Le Crédit Mutuel : S'inspirant de l'expérience des caisses de crédit développées par F. G. Raiffeisen, le curé H. Cetty créa la première Caisse de Crédit Mutuel (Saint Joseph) en 1896 à Mulhouse. Il réussit à mettre en place un système de prévoyance, assurances contre la maladie, pensions pour les veuves. Mais surtout, la Caisse de Saint Joseph, sans subventions de l'État, permit la construction ou la rénovation de mille logements entre 1897 et 1909.
APAVE : En 1867, la Société Industrielle de Mulhouse crée le les bureaux de l'Association Alsacienne des Propriétaires d'Appareils à Vapeur qui est devenue l'APAVE. Le Groupe APAVE est aujourd'hui présent partout en France (120 agences et bureaux, 8 laboratoires, 100 espaces de formation) et dans le monde. 8 000 collaborateurs, dont 5 800 ingénieurs et techniciens.
Mobilier Européen : Le Groupe Rapp, est issu de la menuiserie ébenisterie familiale fondée en 1925 dans le Sundgau. Aujourd'hui, le Groupe Mobilier Européen est le premier franchiseur de l'ameublement et le troisième distributeur de meubles français avec les marques FLY, ATLAS et CROZATIER.
Boeing : Un industriel allemand du nom de Wilhelm Boïng était le propriétaire de la filature de Dornach. Il émigra aux USA et "américanisa" son nom en Boeing, il devint le père de William Boeing créateur de la firme aéronautique Boeing.
Le lettrage conversationnel 1962 de qualification des écritures comptables est une invention des années 1960 qui a ouvert la voie à la tenue de comptabilité sur ordinateur. Il ne ressemble en rien au lettrage comptable classique. Il a vu le jour en 1962 à la SACM de Mulhouse - Alsace - et a été reconnu en 1965 suite au rejet d'un Cahier de Charges IBM par Gilbert Bitsch, chef de projets des travaux administratifs et comptables. Celui-ci a pu lui opposer des solutions qu'il avait déjà mises en oeuvre sur tabulatrices IBM 421 - un outil mécanographique. Le cahier des charges refusé correspondait à l'état de l'art de l'époque qui ne permettait pas de tenir de comptabilité sur ordinateur. Il abolissait simplement la notion de comptes au profit d'un fichier historique sur cartes perforées interrogeable sur demande et purgé manuellement. Cette solution ne faisait donc pas de tenue de compte et ne permettait pas non plus la tenue des comptabilités auxiliaires par l'informatique. Il rendait nécessaire l'acquisition ou le maintien de machines comptables réservées à cause de leurs coûts prohibitifs aux seules grandes entreprises. lettrage comptable
Administration
La salle du Conseil de l'hôtel de ville contient sur son mur principal un vaste tableau représentant les armoiries de tous les bourgmestres et maires qui se sont succédé à la tête de la république, puis de la commune mulhousienne, depuis 1349.
Emblèmes
La roue à moulin du blason de la ville se retrouve sur le logo de la Compagnie maritime Delmas.
plus d'infos sur Mulhouse
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FranceÉconomie et développement
En termes de production, le bétail, avec 11,9 milliards d'euros en valeur en 2000, arrive nettement en tête, devant les céréales (10 milliards pour 66 millions de tonnes) et les vins (8,9 milliards d'euros). Avec 22,6 milliards de litres en 2000, la production laitière de vache en France, toutefois qu'en recul par rapport à 1990, représente un cinquième du total européen. Si la pêche a aujourd'hui un poids dérisoire tant au niveau européen que mondial (341 000 tonnes en 1999, essentiellement de thon tropical) et ne concernent plus que 6 000 navires pour environ 20 500 marins embarqués, les élevages marins, principalement d'huîtres et de moules, sont en constante croissance puisque leur production a doublé depuis le début des années 1980. Enfin, la récolte de bois qui s'élevait à 36,2 millions de m³ en 1999, alimente toute une filière (sciage, travail du bois, fabrication d'objets, production de papier et de carton) qui emploie environ 100 000 personnes. La production agricole est également à l'origine d'un important secteur d'industries agroalimentaires qui à la fin 1999 avec quelque 3 000 entreprises, employaient 370 000 salariés dont l'industrie des viandes en englobait 122 000 à elle seule.
La France est une des plus grandes puissances industrielles du monde. Dans leur secteur d'activité, plusieurs groupes français occupent même la première place face à leurs concurrents étrangers : c'est le cas notamment de L'Oréal, Michelin ou Alcatel. Malgré une domination du secteur des services, les bureaux d'études, les sociétés d'ingénierie et le « tertiaire technologique », les nouvelles formes d'industries sont très diversifiées et sont performantes dans les domaines où les structures se sont adaptées aux contraintes du marché (aérospatiale, télécommunications, micro-informatique), et se retrouvent souvent en association avec des partenaires européens.
Les branches aspirant le plus grands nombres d'employés sont les industries de la mécanique, de l'électrique et de l'électronique (25 % en 1998), le travail des métaux (11,7 %) et le bois-papier-imprimerie-édition (10,2 %). Aussi, l'automobile occupe une place particulière dont la production annuelle, de l'ordre de 5 millions de véhicules, est assurée par quelque 300 000 salariés de grands groupes (Peugeot-Citroën, Renault).
Avec 88 % de ses entreprises ayant moins de 200 salariés en 1998, l'industrie française est peu concentrée. Il faut considérer qu'à côté de grands et très grands groupes, coexistent et prospèrent de très nombreuses petites et moyennes entreprises (PME) qui souvent exercent des activités de sous-traitance.
Très représenté à l'exportation, le secteur agro-alimentaire avec 9,4 milliards d'euros d'excédent en 2000. On retrouve en tête des produits les boissons et alcools (champagne, vins, cognac), puis viennent les céréales et les animaux et viandes. Ces derniers sont suivis de très près par l'industrie automobile (9,3 milliards d'euros) et les biens d'équipement qui se trouvent dans une situation contrastée : on trouve un solde très positif pour l'industrie des transports notamment due aux succès aéronautiques (Airbus) et navals de l'industrie française. Par contre le solde est négatif pour les équipements mécaniques et électriques-électroniques.
Les principaux partenaires commerciaux de la France sont évidemment les pays de l'Union européenne, avec lesquels son commerce est excédentaire et qui concentraient 62 % de ses exportations et 60 % de ses importations en 2000, ils sont suivis de loin par l'Amérique et l'Asie. L'Allemagne se détache en tête du marché européen puisque partenaire traditionnel. Elle est suivie du Royaume-Uni, de l'Italie et de l'Espagne qui constituent un fort débouché pour les entreprises exportatrices du pays.
Concernant les importations, les plus grandes importations françaises sont d'ordre énergétique. Les principaux fournisseurs d'hydrocarbures de la France sont la Norvège, puis l'Arabie Saoudite, la Russie et enfin sa voisine britannique. On peut citer d'autres branches importatrices telles les biens d'équipement domestique et l'habillement-cuir.
Le secteur tertiaire a une place prépondérante dans l'économie française à l'image de l'évolution faite dans les principaux autres pays industrialisés. En 2000, il employait près des trois-quarts de la population active française. Le commerce a été marqué depuis quelques années par un bouleversement donnant profit à la grande distribution, dont certains noms constituent des groupes de taille mondiale, souvent à la faveur de fusions-acquisitions de grande ampleur (Carrefour, Auchan, Casino,Leclerc, Intermarché...).
Le déficit commercial pour avril 2005 était de 3,2 milliards d'euros. Entre avril 2004 et avril 2005, il représente 17,4 milliards d'euros.
Le déficit public, comme le déficit budgétaire, sont très élevé : pour 2007, les dépenses de l'État nettes s'établissent à 271 099 milliards d'euros milliards d'euros ; les recettes totales nettes valent à 228 791 milliards d'euros. D'après le ministère des finances français, le déficit s'établira à environ 42 000 milliards d'euros en 2007.
La dette publique des administrations publiques (État, collectivités territoriales, Sécurité sociale, ODAC) se montait à 1150 milliards d'euros fin 2006, soit 64 2 % du PIB (les critères du Pacte de stabilité et de croissance du Traité sur l'Union européenne limitant le déficit à 3 0 % du PIB et la dette à 60 % du PIB).
Le taux de chômage a diminué de 1,3 % en mars 2007 pour s'établir à officiellement 2,281 millions de demandeurs d'emploi (8,3 % de la population active). Cependant les chiffres officiels gouvernementaux ont fait l'objet de contestations au sein même de l'INSEE, des administrateurs les estimant volontairement sous-évalués car ne reprenant que certaines catégories de plus en plus restrictives d'inscrits à l'agence nationale pour l'emploi (ANPE) et non toutes personnes se déclarant à la recherche d'un emploi. Ce chômage est l'un des plus élevés d'Europe, alors que depuis 30 ans ce problème est officiellement la priorité gouvernementale quel que soit le parti au pouvoir. Le chômage touche particulièrement les femmes, les plus de 50 ans et les jeunes (quoique les estimations soient légèrement faussées pour ces derniers, puisque leur surreprésentation résulte en partie du fait qu'ils sont une minorité à rechercher un emploi avant 22 ans). Selon l'Insee, la France comptait 7,14 millions de pauvres en 2005, c'est-à-dire de personnes vivant avec moins de 788 euros par mois. Les 15 % des ménages les plus riches possèdent 55,8 % de l'ensemble du patrimoine national.
Son organisation est de type capitaliste avec une intervention étatique non négligeable depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, à tel point que l'on parle souvent de capitalisme à la française :
La filière nucléaire française constitue aujourd'hui un secteur de pointe de l'économie du pays et l'un des piliers de sa politique énergétique. La France est le second producteur d'énergie nucléaire du monde derrière les États-Unis. Avec 58 réacteurs nucléaires, toutes exploitées par EDF, la France possède le second parc au monde après les États-Unis ; quant à la part de l'énergie nucléaire dans l'ensemble de la production d'électricité, avec près de 79%, la France est en tête au niveau mondial.
Le choix stratégique du nucléaire a permis d'abaisser régulièrement la facture énergétique de la France. Pour autant, le taux d'indépendance énergétique du pays s'accroît fortement : de 26 % en 1973, il est de l'ordre de 50 % depuis la fin des années 80. Le nucléaire a aussi permis à la France de réduire le niveau des émissions contribuant à l'effet de serre. La France a ainsi l'un des plus bas taux de rejet de CO2 des pays de l'OCDE. Ses émissions de carbone dues à l'utilisation de l'énergie s'élevaient à 1,68 t. par habitant en 2002, contre 2,30 t. pour l'Union européenne à 15 (dont 2,80 t. pour l'Allemagne et 2,44 t. pour le Royaume-Uni) et 5,36 t. pour les États-Unis.
Certains pays voient leur IPH augmenter entre 2000 et 2004 et donc leur exposition à la pauvreté s'aggraver pour des pays tels Norvège, Luxembourg, Japon, Espagne, Italie, Irlande et la France. Pour cette dernière, le maintien à un niveau élevé de l'indicateur mesurant le taux de chômage de longue durée, empêche l'indice IPH de s'améliorer.
Culture
La culture française est riche, diversifiée et ancienne, et reflète ses cultures régionales et l'influence des vagues d'immigration de toutes époques. Sa capitale, Paris - la Ville lumière -, a longtemps été un foyer culturel important (la Sorbonne...), accueillant les artistes de toutes origines, et abrite aujourd'hui le plus grand nombre de sites à caractère culturel au monde (musées, places, bâtiments et autres). Certains de ces sites sont consacrés à une grande variété de thèmes (notamment au sein du musée du Louvre) ainsi, cette richesse de la culture a fait de la France, ainsi que de Paris, les premiers sites touristiques mondiaux.
Patrie de nombreux philosophes (le XVIIe siècle ou Grand siècle, et le XVIIIe siècle ou Siècle des Lumières étant les siècles d'or de la France), la culture française a légué au monde la langue des diplomates, une certaine conception universelle de l'homme (parfois jugée un peu franco-centrée), de nombreuses réalisations techniques et médicales et un art de vivre ancestral.
Après avoir inventé le cinéma à Lyon et défendant avec ardeur l'exception culturelle, la France développe une industrie cinématographique qui reste en Europe l'une des rares à résister à la machine hollywoodienne.
Aussi la musique française a su se démarquer par de grands noms à toutes les époques, et ce, à travers le monde.
La culture française continue de rayonner au sein de la Francophonie qui lui fournit également des contributeurs francophiles d'exception.
Constitutionnellement, la France est un État laïc. La laïcité à la française entraîne une séparation réciproque entre les Églises et l'État, sur la base du postulat que pour que l'État respecte toutes les religions, il ne doit en reconnaître aucune, ce qui permet à plusieurs religions de cohabiter. Par principe donc, l'État français s'interdit les recensements à caractère religieux ; cependant, un certain nombre d'études et d'hypothèses ont été menées et les résultats se veulent plus ou moins proches, parmi elles :
Malgré cette nette diminution des croyances, notamment le catholicisme, il reste que la religion catholique demeure la religion dominante en France et a grandement influencé sa culture, ce qui lui a valu le surnom de « Fille aînée de l'Église ». Même aujourd'hui, alors que l'État est laïc, le catholicisme reste particulièrement présent : on peut citer ainsi les jours fériés qui sont, pour la plupart, des fêtes religieuses chrétiennes ou encore les écoles privées dont 9 sur 10 sont catholiques.
Tourisme
Le pays le plus visité au monde est la France, il en va de même pour Paris, première ville touristique en terme de fréquentation et pour finir, la Tour Eiffel est le monument le plus visité au monde: La France est indiscutablement championne à ce niveau et il faut se dire qu'elle possède des monuments et autres sites remarquables très prisés pour le tourisme et très souvent unique. Pour autant, la recette du tourisme internationale est plus élevée aux États-Unis (81,7 milliards de $) qu'en France (42,3 milliards de $), cela s'explique par le fait que les séjours en France sont généralement de courte durée, les touristes se déplaçant souvent dans les pays voisins d'Europe, eux-mêmes très attractifs. De plus, la nature des touristes n'est pas la même (tourisme familial au lieu de tourisme d'affaire), ce qui fait que les dépenses sont bien moins grandes en France. En 2000, près de 75,5 millions d'entre eux, record absolu, se seraient rendus en France. La balance extérieure du tourisme français est très largement excédentaire : en 2000, le tourisme a généré pour 32,78 milliards d'euros de recettes, alors que les touristes français qui voyagent à l'étranger n'ont dépensé que 17,53 milliards d'euros, se dégage donc un excédent d'environ 15,24 milliards d'euros. La grande variété des paysages, la longueur des côtes, le nombre et la diversité des monuments, sans oublier le prestige de la culture française (cuisine, mode de vie, etc...) expliquent sans doute l'engouement des visiteurs. Mais la donne pourrait se voir inversé avec le développement du tourisme en Chine qui détrônerait possiblement la France du trône des pays les plus visités
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