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AndrosHistoire
Andros eut à subir les conséquences de la Quatrième croisade et fut conquise par les seigneurs latins. Bien que clairement accordée à Venise dans le Partitio Terrarum, l'île fut laissée aux aventuriers vénitiens. Marino Dandolo s'en empara et en fit (avec Santorin) une dépendance du Duché de Naxos. Cependant, la veuve de Marino Dandolo avait épousé en secondes noces Jacopo Querini. Leur fils Niccolo Querini désirait garder la souveraineté sur Andros. Le Duc de Naxos, Marco II Sanudo, refusa de lui confier le fief. Querini en appela au Sénat vénitien qui convoqua Marco Sanudo. Dans le fonctionnement féodal, ce dernier argua que Venise n'était pas compétente pour régler ce différend qui relevait de la justice féodale naxiote. De plus, le suzerain de Marco Sanudo n'était pas la République de Venise, mais le Prince de Morée. Le Duc de Naxos finit par concéder Andros à sa demi-soeur Maria Sanuda.
En 1384, Francesco I Crispo puis son fils Giacomo I, Ducs de Naxos donnèrent Andros à Pietro Zeno qui la conserva jusqu'en 1427. Un accord entre Venise et l'Empire ottoman en 1419 confirme la souveraineté vénitienne sur Andros. Mais, le déclin de la Sérénissime permit aux Génois de piller l'île. Elle passa ensuite aux Sommaripa de Vérone. En 1468, le seigneur d'Andros Giovanni Sommaripa fut tué lors d'un raid ottoman qui détruisit aussi la chora et emmena une partie de la population en esclavage.
Elle fut une des îles de l'archipel les plus divisées par la féodalité franque. Les grandes familles, les tzakia, se partagèrent l'île en très nombreux fiefs.
Le passage sous la domination ottomane en 1566 ne changea rien au fonctionnement de l'île. Les serfs continuèrent à travailler pour les tzakia qui servirent le nouveau pouvoir comme elles avaient servi l'ancien. Seul un aga attestait de la présence ottomane.
Au milieu du XVIIIe siècle, une partie de la population paysanne se tourna vers la mer pour échapper à la domination féodale. L'île devint une île d'armateurs. Elle ne connut pas, à ses débuts, les mêmes succès et la même puissance qu'Hydra ou Spetses, mais au contraire de ses rivales, elle sut prendre le virage de la vapeur au milieu du XIXe siècle. Cette puissance des armateurs réussit à détruire la puissance féodale des tzakia.
Les armateurs andriotes les plus célèbres sont issus de la famille Goulandris, à qui on doit de nombreux musées, tant à Chora sur Andros qu'à Athènes, pricipalement celui de la civilisation cycladique.
Mythes
- Selon la mythologie, elle tire son nom d'Andreos, à qui Rhadamanthe a laissé le contrôle de l'île (Diodore de Sicile, V, 79).
- Selon une autre tradition, elle est peuplée par des guerriers de Cos menés par Phidippos, de retour de la guerre de Troie (pseudo-Apollodore, Épitome, VI, 15b).
Lieux à ne pas manquer
Cette église se situe à Messaria, à quelques kilomètres au sud-ouest du chef-lieu Andros. Elle fut fondée par l'empereur Manuel Comnène au XIIIe siècle apr.J-C. On y trouve des marbres polychromes et des fresques restaurés au XVIIIe siècle apr.J-C.
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