MartiniqueGéographie
Le climat de la Martinique est directement réglé par les positions de l'anticyclone des Açores qui dirige l'alizé de Nord-est, et de la zone de basses pressions équatoriales où les alizés de l'hémisphère nord rencontrent ceux de l'hémisphère sud, le long de la zone inter-tropicale de convergence (ZIC).
Pendant le temps de l'hivernage, le régime des vents est beaucoup plus instable. Ils varient de l'ENE à l'Ouest en passant par le Sud. Pendant cette période, le vent peut rester pendant plusieurs jours de secteur Sud. Ce secteur Sud était d'autant plus redouté au temps de la colonie, qu'une grande partie des baies étaient frangées de mangrove et que le vent repoussait alors sur l'île les émanations de ces marécages, réputées malsaines et dangereuses pour les européens récemment installés.
La pluviométrie est un facteur déterminant du climat martiniquais. Les variations saisonnières entre carême et hivernage sont sensibles sur l'ensemble de l'île. Il tombe en moyenne 80 mm d'eau en mars au Lamentin (plaine centrale située au niveau de la baie de Fort-de-France) et 260 mm d'eau en octobre.
Les alizés atténuent la sensation de chaleur humide liée au climat tropical. La température moyenne est toute l'année de 26 °C. Les mois les plus chauds sont ceux de mars, avril, mai, tandis que les mois les plus frais sont ceux de décembre et de janvier. Les températures les plus chaudes relevées l'ont été à Saint-Pierre avec 37 °C en avril et mai 1986 et la plus basse environ 12 °C à Fonds-Saint-Denis (entre Pitons du Carbet et Montagne Pelée) en mars 1965. On constate en moyenne six jours par an au Lamentin une température inférieure à 18 °C
La zone des Antilles est sujette au développement de cyclones. Suivant les moments de l'année ces dépressions viennent de l'atlantique (Cap-Vert) ou du centre de la mer des Antilles et du Golfe du Mexique (à l'ouest du méridien 80°). Sur la Martinique la trajectoire des cyclones est le plus souvent E-O ou SO-NE.
La courbe de fréquence des cyclones montre qu'ils traversent la Caraïbe entre les mois de juin et novembre et passent préférentiellement en Martinique, en août et septembre.
Les cyclones constituent un danger majeur pour les populations et les installations, comme l'ouragan Dean qui a causé de gros dégats en août 2007, en particulier sur les plantations de bananes et de canne à sucre.²Les martiniquais attendent l'aide financière de la métropole et le soutien national; ils acceuillent avec chaleur le premier ministre et le ministre des DOM.Plus de 5000 habitations sont détruites et il faudra compter sur les subventions de la Mère Patrie.
La côte est, ou côte au vent des îles, portait traditionnellement dans les Antilles le nom de Cabesterre ou Capesterre. Le terme cabesterre en Martinique désigne plus spécifiquement la zone de la presqu'île de la Caravelle. Cette côte au vent, bordée par l'océan atlantique, est exposée directement au vents Alizés et à la houle atlantique venant du large.
La partie nord allant du Macouba à Sainte-Marie est essentiellement bordée de falaises avec très peu de mouillages et d'accès à la mer. La navigation y est limité à la pêche côtière avec les petites embarcations traditionnelles de la Martinique. Entre Sainte-Marie et La Trinité La côte devient moins abrupte et la rade de la Trinité, bien qu'exposée aux Alizés et relativement peu profonde, est une des meilleures de la Martinique. Au large de cette zone les fond atteignent rapidement la profondeur de 60 mètres formant un grand plateau s'étendant à plusieurs milles au large.
La Presqu'île de la Caravelle sépare nettement la côte nord atlantique et la côte sud atlantique. Elle marque aussi un net changement de la nature des fonds. Une ligne de récifs frangeant suit la côte depuis la pointe de la Caravelle jusqu'à l'extrême sud de l'île se rapprochant peu à peu de la côte jusqu'à se fondre avec elle. Ces restes d'un paléolittoral constituent un danger majeur pour la navigation.
Ces récifs ou cayes comme on les appelle dans les Antilles, dont certains émergent et d'autres ne sont couverts que de quelques mètres d'eau (à cause du danger qu'ils représentent ils portent aux îles le nom évocateur de "loup", Loup bordelais, loup ministre etc., dont le nom vient souvent d'un navire qui y a sombré) ont causé dans l'histoire le naufrage de nombreux navires.
Contrairement à la côte atlantique, la côte caraïbe est accore, et ne présenta que peu de dangers pour la navigation (quelques cayes bordent la côte sur le littoral sud entre le Diamant et Le Marin).
Dans le secteur de Saint-Pierre, au pied de la Montagne Pelée, les fonds de 100 mètres sont parfois à seulement 400 mètres de la côte.
Démographie
Le recensement de 1999 comptabilise 381 427 habitants, pour 1 128 km², soit une densité de population de 338 habitants au km², contre 106 au niveau national Comme dans la plupart des îles, cette densité augmente : 255 hab/km2 en 1961, 319 en 1990, 354 en 2006, malgré une baisse récente de la fécondité.
La population est majoritairement composée d'Africains et d'Afro-Européo-Indiens à 90% et de 5% d'Européens. Il y a d'autres populations venues du continent asiatique, notamment de la région tamoule en Inde, et de la Chine vers la fin du XIXe siècle et du Moyen-Orient au XXe siècle. La Martinique connaît un fort métissage, donnant une population de type "créole".
Les familles martiniquaises se caractérisent par une proportion non négligeable de foyers monoparentaux, 38% des familles INSEE' 1999.
Roger Bastide a particulièrement étudié les familles noires américaines , présentes dans toutes les régions de ce continent où a existé la traite négrière. Jean Benoît a décrit très finement les types de familles martiniquaises dans les années 1960. Cette typologie demeure tout à fait d'actualité.
L'histoire de ces familles peut s'expliquer par la coexistence de trois phénomènes : l'apport culturel de l'Afrique et des modèles familiaux africains, (théorie de Herskovits), les conséquences de l'esclavage et les dislocations familiales( théorie de Frazier). Enfin, un autre auteur Smith, souligne la dimension économique qui conduit les mères à des unions successives pour des raisons de survie économique.
Dans les chansons, les traditions, les proverbes, il est fait mention de la mère , femme "poto mitan", poutre maîtresse dans le foyer. Il est à noter cependant que les familles contemporaines sont majoritairement des familles où les deux parents sont présents (INSEE Martinique).
Madame Scarron, devenue Madame de Maintenon lorsqu'elle fut veuve de son mari l'écrivain Paul Scarron, passa son enfance en Martinique, et fut surnommé la belle indienne.
Culture
La littérature martiniquaise très prolifique est d'une richesse incommensurable. La Martinique a acquis sa renommée internationale grâce à ses grands écrivains, penseurs et intellectuels. Ses trois plus grands écrivains de classe mondiale sont incontestablement, Aimé Césaire, Edouard Glissant et Frantz Fanon.
Voici la liste non exhaustive des romanciers, poètes, dramaturges, essayistes, sociologues et philosophes martiniquais :
L'art antillais
Il n'existe pas plus un art martiniquais qu'un art antillais. Pour trouver une originalité artistique, il faudrait élargir à l'ensemble des Caraïbes et remonter à une époque postérieure à l'arrivée de Christophe Colomb.
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