Afrique du SudGéographie
Le long de la façade de l'Atlantique le littoral est plutôt régulier. Dans le Namaqualand on observe une explosion florale pendant un mois où plus de 4 000 espèces végétales fleurissent en même temps (Lys, aloes...) entre mi-août et mi-septembre. Cette zone est très touristique. La zone du cap de Bonne-Espérance est principalement rocheuse, où des colonies de manchots sont installées. On trouve également l'Ile aux Phoques (Seal Island) qui accueille des phoques venant principalement de l'Antarctique.
Dans la région de Stellenbosch, le littoral offre un climat idéal pour la viticulture.
Plus à l'est, le littoral est une alternance de côtes rocheuses et plages de sable fin. Certaines zones de baignades sont délimitées par les filets anti-requins, très nombreux le long de certaines côtes sud-africaines.
Les principales stations balnéaires sont à l'est du pays comme, East London, Jeffrey's Bay, Port Elizabeth, ou encore Durban.
On trouve également des zones maritimes protégées dans le cadre de Parcs Nationaux comme la réserve Finda située sur terre et au large, où l'on peut pratiquer la plongée sous-marine.
Économie
L'économie sud-africaine est la plus puissante du continent. Elle est actuellement en plein essor, après l'essoufflement causé par l'apartheid. Selon l'indicateur du développement humain (IDH) du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), l'Afrique du Sud a reculé de 35 places dans leur classement entre 1990 et 2005, constatant l'appauvrissement général de la population. En 2006, le pays détient la 121e place au classement mondial. Cette régression serait principalement due à la mise en place récente d'études fiables et plus représentatives (anciennement la politique d'apartheid tendait à occulter la condition des Africains), mais serait aussi due aux ravages causés par la pandémie du SIDA. Une partie de la minorité blanche, notamment parmi les hauts revenus, rendue mal à l'aise à cause de la fin de l'apartheid, de la criminalité (541 fermiers blancs ont été massacrés entre 1998 et 2001), de la discrimination positive, de la pandémie du Sida, et des évènements au Zimbabwe et en Côte d'Ivoire, émigre massivement en Australie ou en Nouvelle-Zélande. De nombreux africains immigrent en Afrique du Sud pour gagner plus d'argent que dans leurs pays d'origine, mais le sida et la criminalité en font partir certains au bout de quelques années.
Depuis 1994, les autorités sud-africaines ont mis en oeuvre une politique d'affirmative action (discrimination positive) visant à promouvoir une meilleure représentation de la majorité noire dans les différents secteurs du pays (administration, services publics et parapublics, sociétés nationalisées et privées). Ainsi, dans de nombreux secteurs, des blancs ont été invités à faire valoir leurs droits à la retraite ou à accepter des licenciements, moyennant une forte indemnité de départ. Un des résultats fut l'appauvrissement relatif d'une petite partie de cette minorité blanche (10% de ses membres vivent aujourd'hui avec 1 000 euros par an).
Mais cette politique d'affirmative action est critiquée d'autant plus qu'elle aurait surtout bénéficié aux proches de l'ANC et favorisé la constitution d'une classe moyenne noire qui s'est empressée d'investir certains quartiers chics réservés autrefois aux seuls blancs au lieu d'aider au développement des anciens townships.
Par ailleurs, une étude rendue publique en 2006, et portant sur la période 1995-2005, montre que les blancs qualifiés émigrent en masse: en dix ans, 16,1% des Sud-africains blancs auraient quitté le pays. Suite au critiques des partis d'opposition, le gouvernement sud-africain redéfinit sa politique d'affirmative action en cherchant à favoriser le retour au pays de ces trop nombreux et trop qualifiés expatriés. C'est la vice-présidente Phumzile Mlambo-Ngcuka qui est chargée de mettre cette réforme en oeuvre en promouvant des salaires incitatifs à ceux qui reviendraient au pays .
Depuis 1994, seulement 3,6% des fermes ont été redistribuées aux 1,2 million de noirs alors que 60 000 blancs possèdent et gèrent toujours 80% des surfaces cultivables. Le gouvernement s'était donné en 1994 comme objectif de redistribuer 30% des terres d'ici 2014.
La loi prévoit que les descendants des fermiers noirs, dépossédés par la force ou injustement indemnisés dans le cadre des lois adoptées depuis 1913, peuvent demander la restitution de leurs terres. En juillet 2005, la majorité des 4 000 participants au «Sommet sur la terre», a recommandé des expropriations alors que la vice-présidente Phumzile Mlambo-Ngcuka demandait d'«importer des experts du Zimbabwe».
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