| | République démocratique du CongoGéographie
Elle est presque totalement traversée par le deuxième plus grand fleuve d'Afrique. Elle a deux fleuves avec des multiples affluents.
Économie
Autrefois les régions congolaises étaient impliquées dans le commerce triangulaire, la déportation d´esclaves contre des produits finis ou des fruits d´Amérique était assurée par les traficants arabes et portugais. Ceci a enlevé la main d´oeuvre dont les sociétes africiaines avaient besoin pour se développer, mais a permis aux arabes et aux américains de bâtir des économies puissantes(Brésil, États-Unis).En cela l´esclavage fut un véritable plat d´Esaü.
Depuis la colonisation belge, l'économie est fortement tournée vers l'exportation, notamment grâce aux produits miniers. Aucune industrie de pointe n'a été développée : elles n'étaient pas désirées par les colonisateurs qui souhaitaient laisser le Congo dépendant, et les indépendantistes n'ont pas pu les développer. Par exemple, le cuivre est extrait en grandes quantités, mais il doit être exporté pour être traité, avant de revenir importé sous des formes finies (câbles, fils électriques...). Le tourisme a été ruiné par les guerres civiles. La majeure partie de la population reste alors active dans l'agriculture. L´élite politique de Mobutu a détrourné énormément d´argent des caisses de l'état, en effet tous les hauts fonctionnaires Mobutistes possédaient des avoirs dans presque tous les pays industrialisés et ont fait du Congo/Zaire un des pays les plus endettés d´Afrique.
Dans le détail, la République Démocratique du Congo possède un important potentiel de ressources naturelles et minérales. Son économie s'est cependant drastiquement ralentie depuis le milieu des années 1980 mais la libéralisation du secteur minier permet un redécollage. L'agriculture reste le principal secteur de l'économie. Les principales ressources agricoles sont le café, le bois (afromosia, ébène, wengé, iroko, sapelli, sipro, tiama, tola, kambala, lifaki...) et le caoutchouc. Les principales exploitations de cuivre et de cobalt sont dominées par la Gécamines et de ses partenariats. Le diamant industriel est extrait par la MIBA.
L'industrie des télécommunications sans fil était d'abord sous le monopole de la compagnie Télécel et depuis la libéralisation, est partagé par des sociétés comme Starcel Congo, Vodacom, Celtel, SAIT Telecom (Oasis), Congo Chine Télécoms, Sogetel, Supercell, Tigo etc.
Démographie
Vu sa taille le Congo est peu peuplé, la population se concentre sur les plateaux, dans la savane près des fleuves et des lacs, le nord et le centre du pays, domaine de la jungle sont quasiment vides. L'exode rural à gonflé les villes et surtout Kinshasa. Les grandes agglomérations sont Kinshasa (8 millions d'habitants), Lubumbashi, Kisangani, Mbuji-Mayi, Kananga, Mbandaka, Bukavu, etc.
La traite esclavagiste des Portugais à l'Ouest et celle des Arabo-swahilis à l'Est a considérablement vidé un territoire grand comme l'Europe de l'Ouest. Le régime de Léopold II a conduit à un génocide et encore plus diminué la population. Ce n'est qu'avec la crise de 1929 et la fin de la seconde guerre mondiale que la population commence à augmenter rapidement. Le régime de Mobutu a encouragé la natalité d'après le slogan « plus de population pour avoir plus de poids sur la scène internationale ». Avoir beaucoup d'enfants assure, à l'époque, une meilleure retraite et plus de respect dans la société. L'explosion démographique a transformé le Congo des années 1960 et ses 15 millions d'habitants en géant d'une cinquantaine de millions d'habitants. La population est caractérisée par sa grande jeunesse, plus de la moitié des habitants ont moins de 20 ans. Durant la guerre inter-africaine (1997-2005) 3,9 millions de Congolais sont décédés majoritairement de maladies infectieuses dues à la malnutrition et l'exode. C'est le conflit le plus meurtrier depuis la Seconde Guerre mondiale.
Le peuple congolais est composé de plus de plusieurs centaines d'ethnies ou tribus - certains donnent le nombre de 200 , 250 ,, plus de 365,, 400 ou 450 ,- formant différents groupes. Notons néanmoins que nombreuses langues et cultures de petites ethnies ont tendance à disparaître au profit de celles des grosses ethnies.
Correction: Les Tutsi sont constitués par le groupe Nilotique et chamite, et ne font pas parti du groupe "Bantou". Sources: publication :www.kspdemocongo.org
Social
Du fait de la carence de l'État, le système éducatif est essentiellement financé par les parents. Le taux de scolarisation est de 52 pour cent et le taux général d'analphabétisme (en 2004), très élevé - 33.2 pour cent -, atteint 43.3 pour cent chez les femmes. La scolarisation primaire a diminué à cause de l'isolement des régions, de l'incapacité croissante des parents à payer les frais scolaires, du manque d'entretien des infrastructures, du manque de manuels scolaires et de la baisse de la qualité de l'instruction. Les instituteurs perçoivent un salaire de moins de 20 dollars par mois. Le programme national prévoit l'école universelle à l'horizon 2015, mais l'objectif ne paraît malheureusement pas crédible. La recherche scientifique et technologique est menée tantôt sous la direction du Ministère de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique et tantôt sous la direction du Ministère de la Recherche Scientifique et Technologique.
De manière générale, les indicateurs sociaux ont des niveaux préoccupants : le taux de mortalité infantile est passé de 125 pour mille en 1990 à 170 pour mille en 2000, le taux de mortalité maternelle de 800 décès pour 100 000 naissances vivantes en 1990 à 2 000 décès pour 100 000 naissances actuellement, l'espérance de vie était de 42 ans en 2002 contre une moyenne africaine de 51 ans, l'accès aux services de santé de base est inférieur à 26 pour cent. Le paludisme fait des ravages en RDC.
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