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Le second tour de l'élection du 24 juin 2007 a vu la victoire de l'homme d'affaires, mais aussi président du grand club de football de la capitale Boca Juniors et député de droite depuis 2005 Mauricio Macri. Il devient le premier chef de gouvernement de la ville autonome de Buenos Aires à être originaire d'un courant politique de droite. En 2003, il avait échoué face à Anibal Ibarra.
Le pouvoir législatif est représenté par la Législature, qui se compose de soixante députés. Ceux-ci sont élus pour quatre ans et la Législature est renouvelée par moitié tous les deux ans via des élections directes non cumulatives selon la méthode D'Hondt.
En vertu de la loi dite Cafiero, la juridiction propre à la ville se limite aux domaines des contentieux de voisinage, des contraventions, des contentieux administratifs et de la fiscalité locale. Le pouvoir judiciaire est formé de la Cours supérieure de Justice, du Conseil de la Magistrature, du Ministère public et des différents tribunaux de la ville.
D'un point de vue judiciaire, l'autonomie administrative de Buenos Aires est inférieure à celle des autres provinces qui composent la République d'Argentine. En terme de droit commun la ville reste régie par la juridiction nationale, et le contrôle de la Police Fédérale d'Argentine sur le territoire de la ville appartient au pouvoir exécutif national.
48 quartiers, dits barrios, composent la ville. Parmi les plus connus, citons les quartiers portuaires de La Boca et Puerto Madero, les quartiers touristiques et animés de San Telmo et Monserrat, et au nord les quartiers élégants, plus calmes et résidentiels, de Palermo et Recoleta.
Démographie
Au dernier recensement national effectué en novembre 2001 par l'INDEC, la ville compte 2 995 805 habitants, dont 54,3% de femmes. La densité de population y est de 14 762,0 habitants/km2. En juin 2006, une estimation donne 3 025 772 habitants pour la ville. 40% des porteños ne serait né ni dans la ville de Buenos Aires ni dans le Gran Buenos Aires, mais proviendrait de l'immigration soit depuis d'autres provinces argentines, soit depuis l'étranger. Cette valeur importante est imputée à la faible natalité des couches de classe moyenne des porteños natifs et à la forte émigration vers l'étranger dans certaines classes de population auxquelles se sont substituées des classes plus pauvres venant d'autres provinces argentines, durant la crise de 2001 et ses suites. Le recensement de 2001 dénombre 316 739 porteños nés à l'étranger.
Le taux de criminalité dans la ville est de 6 925,34 délits annuels pour 100 000 habitants. Près des trois quarts de ces délits sont des crimes contre des propriétés. Le taux annuel d'homicides est de 4,57 pour 100 000 habitants.
Économie
Buenos Aires est le coeur financier, industriel, commercial et culturel d'Argentine. Son port est l'un des plus actifs au monde : étant à l'embouchure du Río de la Plata sur l'océan Atlantique, les voies fluviales navigables connectent la ville au nord-est argentin, au Brésil, à l'Uruguay et au Paraguay. À l'ouest de Buenos Aires se trouve la Pampa Húmeda, la région agricole la plus productive du pays.
Le principal secteur économique de la ville est le secteur tertiaire, qui représente 73% de son PIB, alors que dans l'Argentine entière il représente 66%. Les activités les plus importantes sont les services immobiliers, commerciaux et de location, qui génèrent 17,195 millions de pesos. En deuxième place viennent les services financiers, qui génèrent 12,622 millions de pesos. Buenos Aires génère à elle seule 67% de la valeur ajoutés dans les activités financières au niveau national, concentrant 53% des dépôts et 68% des prêts.
Les industries représentent 20% du PIB, générant 20,308 millions de pesos. Le développement de la production semble avoir particulièrement profité de l'abandon de la parité peso/dollar, avec une croissance de 21% en 2004 contre 19% pour les services, notamment grâce à la hausse des exportations. Le PIB a augmenté de 8,5% en 2004, les secteurs connaissant les plus fortes hausses étant la construction (50%), le gaz et l'eau (25,7%) et les transports (18,7%). Les services financiers, quant à eux, baissent de 8%, accusant une chute de près de 44% depuis 2001.
Ces dernières années Buenos Aires s'affirme également comme un pôle touristique, les touristes étrangers étant attirés par la baisse du coût de la vie depuis la crise de 2001. Entre 2002 et 2004, le nombre d'établissements hôteliers a augmenté de 10,7%, pendant que le nombre de logements habités connaissait une importante hausse de 42,9%.
Au premier trimestre 2006, le taux de chômage dans la ville de Buenos Aires était de 9,5%, alors qu'il monte jusqu'à 12,5% pour l'ensemble de la province de Buenos Aires, taux le plus élevé du pays. En comparaison, certaines régions avaient à la même période un taux inférieur à 8%, comme le Noreste (7,1%) ou le Cuyo, région de Mendoza et San Juan (7,4%). Le taux a continuellement baissé depuis la fin de la crise économique jusqu'au dernier trimestre 2004 perdant près de 10% en deux ans, puis oscille entre 7% et 11% depuis 2005, restant donc assez volatile.
Tourisme au coeur de la nation
Les lieux touristiques les plus importants se trouvent dans le centre historique de la ville, secteur formé pratiquement par les quartiers de Monserrat et de San Telmo. La ville commença à se construire aux environs de la Plaza Mayor (aujourd'hui Plaza de Mayo), et les institutions administratives de la colonie étaient installées dans ce secteur. À l'est de la Place, on peut voir la Casa Rosada, actuel siège du Pouvoir exécutif du pays (c'est-à-dire résidence du président de la république argentine), en un endroit où auparavant on pouvait admirer le vieux fort. Vers le nord de la Plaza de Mayo se trouve la cathédrale métropolitaine, qui occupe le même lieu depuis l'époque de la colonie, et l'édifice de la Banque de la Nation Argentine. Une autre importante institution coloniale fut le Cabildo de Buenos Aires, situé vers l'ouest, qui n'a pas conservé sa forme originelle car une partie de sa structure fut démolie pour l'ouverture de l'Avenida de Mayo et la diagonale Julio Argentino Roca. Vers le sud on peut voir l'édifice de l'ancien Congrès de la Nation, où actuellement fonctionne l'Académie nationale d'Histoire. Enfin, vers le nord-ouest on peut observer l'immeuble du Gouvernement de la ville, en avançant vers l'Avenida de Mayo.
L'Avenida de Mayo est considérée comme l'Axe Civique, car elle unit la Casa Rosada avec le Palais du Congrès de la Nation Argentine, sièges respectivement du pouvoir exécutif et du pouvoir législatif. Tout au long de cette avenue, on peut observer certains édifices de grand intérêt culturel, architectural et historique: la Maison de la Culture, le Palacio Barolo et le Café Tortoni, entre autres. Au bout de la grande artère, on peut observer un superbe ensemble de deux places, décorées de différents monuments et sculptures, parmi lesquelles se trouve une copie signée du Penseur de Rodin. Aux environs de ces places se trouve le Palais du Congrès de la Nation Argentine.
Pour connaître la ville de Buenos Aires d'une manière vraiment différente, on devrait faire un tour gratuit avec "Cicerones de Buenos Aires"www.cicerones.org.ar.
Culture
Buenos Aires est certainement la ville d'Argentine la plus riche culturellement, du fait notamment de la grande diversité de sa population et de son histoire. Elle est souvent considérée comme la plus européenne des villes d'Amérique du Sud. L'architecture de la ville a été influencée par plusieurs pays européens. Dans les quartiers les plus anciens, on retrouve un mélange de style moderne et de style colonial qui remonte à la domination espagnole.
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