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La République de Transnistrie, située entre le Dniestr et l'Ukraine et le pays Gök-Oguz ou Gagaouzie, sont des "unités territoriales autonomes". "Capitale" de la Transnistrie : Tiraspol. Président : Igor Smirnov. Ces deux territoires, où l'autorité de l'état ne s'exerce pas, disposent à eux seuls de 85% de la puissance économique de la Moldavie, alors qu'ils ne représentent que 18% de son territoire.
Ayant perdu en août 1940 les 4 ports de la Bessarabie : Reni, Izmail, Chilia ou Kilia et Cetatea-Alba ou Bilhorod-Dnisterski, rattachés à l'Ukraine, la République de Moldavie est une enclave, au sens économique du terme. Par un échange territorial avec l'Ukraine en 2002, elle a cependant obtenu 500 mètres de rivage sur le Danube, où elle envisage de construire le port de Giurgiulesti, alors que par de simples accords économiques, elle pourrait avoir accès au ports roumains ou ukrainiens directement reliés à son réseau routier et ferroviaire. Les obstacles qui freinent les échanges sont physiques (insuffisance des infrastructures), politiques (blocage ferroviaire par la Transnistrie, abandon du projet de lignes à trois rails compatibles à la fois avec le réseau européen et le russe, abandon de la liaison ferroviaire Cahul-Reni), et structurels (contrôles prolongés aux frontières, coûts de transport prohibitifs, sous-développement).
La République de Moldavie (qui était le principal fournisseur de vin (Vignoble de Moldavie), de légumes et de fruits pour les anciennes républiques soviétiques) est devenue après la chute de l'URSS en 1991 un des pays les plus pauvres d'Europe.
La perte de certains marchés traditionnels, la dépendance énergétique au gaz russe, et la sécession de la "république" autoproclamée Pridniestréenne dite Transnistrie, ont provoqué la chute dramatique du PIB qui est en 2006 inférieur à celui du Bangladesh, et le plus bas d'Europe, malgré une forte croissance économique (plus de 8 % en 2005 depuis l'an 2000).
Cela est dû au manque de réformes structurelles et à une économie souterraine évaluée à près de 40 % du PIB, provoquant une inflation à deux chiffres (entre 12 % et 15 % par an) et un déficit commercial important (financé en partie par les transferts d'argent des Moldaves qui travaillent à l'étranger).
La Moldavie est considérée comme étant le pays le plus pauvre d' Europe en 2007. Le gouvernement moldave assure un salaire minimum de seulement 28?.
Politique
Le Parti des communistes de la République de Moldavie (PCRM), de « pro-russe » lors des dernières élections, a effectué un net virage pro-européen lors des élections du 6 mars 2005. Le PCRM a recueilli 46 % des suffrages et remporte 56 sièges sur 101. Il est cependant en recul de 4 % et perd 15 sièges par rapport au précédent scrutin du 25 février 2001. Le Bloc "Moldavie démocratique" (BMD) arrive en deuxième position et obtient 28,5 % des voix et 34 sièges. Cette coalition de centre été composée de trois formations : l'Alliance "Notre Moldavie" présidée par Serafim Urechean, maire de la capitale Chi?in?u, le Parti démocratique de Moldavie, présidé par Dumitru Diacov, ancien président du Parlement et le Parti social-libéral, dirigé par le politologue Oleg Serebrian. Le Parti populaire chrétien-démocrate, formation de droite, dirigé par Iurie Rosca, recueille 9,1 % des suffrages et remporte 11 siéges.
Sans surprise, le Président de la République de Moldavie, le communiste Vladimir Voronin, a été réélu le 4 avril 2005, à bulletins secrets, par le Parlement pour un deuxième mandat de quatre ans à la tête de l'État. Depuis la réforme constitutionnelle de 2000, le Président de la république doit, pour être élu, recueillir au moins la majorité des trois cinquièmes des cent un députés, soit soixante et un suffrages.
Le Parti communiste ne comptant que cinquante-six députés, Vladimir Voronin a dû rassembler au-delà de sa propre formation, recueillant 75 voix, soit 14 de plus que le seuil minimum requis. Son seul opposant, le président de l'Académie des sciences, Gheorghe Duca a obtenu une seule voix. Ce dernier avait été présenté par le Parti communiste afin que le scrutin puisse se dérouler (le Bloc Moldavie démocratique et le Parti populaire chrétien-démocrate ayant renoncé à présenter un candidat).
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