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Vol Bâle/Mulhouse Santiago du Chili

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Vol pour Santiago du Chili (Chili)
 

Santiago du Chili

Histoire

Elle fut fondée le 12 février 1541 par Pedro de Valdivia qui lui donna le nom de Santiago del Nuevo Extremo (Santiago, en mémoire de l'apôtre espagnol Saint-Jacques). Elle fut fondée entre les deux bras de la rivière Mapocho, sur les flancs du Cerro Santa Lucia (Huelén). Le tracé de ville fut dessiné par Pedro de Gamboa selon les normes coloniales.

Climat

Santiago dispose d'un climat méditerranéen ; les étés sont chauds (plus de 30°C de novembre à mars) et les hivers relativement doux (10°c en moyenne en juillet). La pluviométrie y est basse. La saison sèche correspondant à l'été austral ; les pluies ont lieu en général pendant l'hiver, causant chaque année des inondations dans les quartiers ne disposant pas encore de système d'égouts adéquat.

Structure urbaine

À cause de la croissance exponentielle de la capitale, l'agglomération est organisée en diverses communes communes.Le Grand Santiago se composent à l'heure actuelle de 36 communes qui ont vu leurs populations augmenter au fil des décennies. Selon l'Instituto Nacional de Estadísticas, en 2000, trente six communes forment le Grand Santiago:


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Vol pour le Chili
 

Chili

Géographie

La zone nord du pays est caractérisée par une végétation rare en raison de l'extrême aridité du désert d'Atacama. Des arbres comme le tamarugo, le pimiento, l'algarrobo et le chañar et diverses espèces de cactus sont les seules espèces végétales qui peuvent s'adapter à ces conditions climatiques. Dans la zone de l'Altiplano, la végétation est plus présente, avec des espèces comme la yareta et la queñoa. La famille des lamas, c'est-à-dire, les guanacos, vigogne, lamas et l'alpagas, sont les principaux animaux de ce lieu, à côté d'espèces plus petites comme le viscachas et le chinchilla. Sur certaines lagunes de l'Altiplano vivent des flamants. Dans la zone du Petit Nord, quand surviennent des précipitations vers le mois de septembre, se produit le phénomène appelé le Désert fleuri, les terres arides sont alors recouvertes de diverses espèces de fleurs, comme la añañuca. Tout au long de la cordillère des Andes, l'espèce animale la plus connue est le condor des Andes, représenté sur l'écu national.

Entre le sud de la région de Atacama et la région de Coquimbo, on assiste un lent processus de diversification de la faune et flore, se caractérisant par la hausse des précipitations, sur les zones côtières de Talinay et du Parc National Bosque Fray Jorge existent des forêts de type patagonique. Dans le petit Nord, apparaissent des espèces de climat méditerranéen comme le pin, l'acacia et le quillay.

Dans la zone centre-nord du pays apparaissent des formations boisées très dégradées par les incendies, l'abatage destiné à la fabrication de charbon et le défrichement pour l'agriculture. Parmi les espèces caractéristiques de la végétation de la vallée centrale, on peut citer entre autres les épineux, le boldo, le litre, le quillay, le arrayán, le maitén, le vanneau téro (venellus chilensis), le chêne et la treile. Le puma, la grive, le renard, le treile, la bandurria et le perroquet sont des animaux vivant dans la région centrale.

Au sud du fleuve Biobío, la végétation se diversifie et devient une forêt de type valdivienne. Certaines espèces végétales comme la arrayàn, le copihue, fleur nationale, divers helechos et arbres comme laurel, treile, loro tricahue (espèce de perroquet), la lenga, avellano, diverses espèces de mañíos, alerce, caractérisent ce type de forêt. Le puma est le principal animal carnivore de la zone et vit sur presque tout le pays, sauf dans certains territoires où il a été éradiqué par l'homme. D'autres espèces animales caractéristiques sont les cygnes, le chat des pampas, le pudu et le singe du mont. Un des principaux problèmes environnementaux de la zone est la substitution de bois natifs par des plantations de pins et d'eucalyptus.

Dans les deux régions les plus australes du pays, il existe de nombreuses forêts toujours bien arrosées, des arbres comme le cyprès, caractérisent la flore de la région. Vers l'intérieur du pays, se développent des bois, où prédominent la lenga et, vers la frontière argentine, se trouve des steppes, où vivent les guanacos, nandous, renards, pumas, etc. Sur cette zone, se développe l'élevage d'ovins et de bovins dans les diverses haciendas. Le huemul, présent sur l'écu du Chili a jadis vécu dans le pays, de nos jours, il vit sur certaines zones difficiles d'accès.

Finalement, sur l'extrême sud du pays, la végétation se réduit à certaines espèces comme le coigüe de Magallanes et ñirre, et quelques espèces de mousses comme le bryophyta et lichens.

Le territoire chilien de l'Antarctique, se trouve en majeure partie gelé de façon permanente et seulement des mousses et lichens peuvent y pousser. Cependant, la faune provenant de la côte est d'une richesse exceptionnelle.

La côte du pays compte de nombreuses espèces d'oiseaux comme la mouette, le pélican, le cormoran et l'albatros. On rencontre également plusieurs espèces de pingouins comme le pingouin de Humboldt et le pingouin de Magallanes. En mer, on rencontre une grande variété de cétacés : dauphin vers Coquimbo et baleines dans la région de Magallanes. Le bar est caractéristique de toute la côte chilienne et on trouve également des espèces typiques : le fitzroya, le merlu, l' anchois, le congridae espèces particulièrement communes des côtes chiliennes. Les coquillages et mollusques, comme la palourde, le homard, la moule et les huitres, sont abondants. Le saumon et la truite, introduits dans le pays, sont de nos jours les principales espèces de poissons présentes dans les fleuves chiliens.

Dans les territoires insulaires, la faune et flore sont uniques au monde. Alors que dans l'Île de Pâques l'arbre caractéristique le toromiro a pratiquement disparu, l'archipel de Juan Fernández compte plus de 200 espèces végétales uniques comme le plamier chonta et certaines espèces animales comme le picaflor de Juan Fernández et le loup marin.

Depuis 1976, le Chili est divisé administrativement en treize régions, qui se subdivisent en provinces qui elles-mêmes se divisent en communes. En 2007 le Chili, a crée 2 régions nouvelles régions administratives et en possède alors 15 .

À la tête de chaque région se trouve un intendant tandis que les provinces sont dirigées par un gouverneur provincial. Chaque province est divisée en comunas (communes) gérées par un maire. Les intendants et gouverneurs provinciaux sont nommés par le président, les maires sont élus par les citoyens.

Les régions sont désignées par un chiffre romain et un nom. Les nombres sont attribués du nord au sud. Les Chiliens utilisent généralement davantage le nombre que le nom complet. La région de Santiago fait exception et n'a pas de nombre correspondant, elle est désignée par les initiales RM (Región Metropolitana).

En octobre 2005, le gouvernement du Chili a étudié le projet de loi pour la création de deux nouvelles régions : la XVRégion d'Arica et Parinacota, avec Arica comme capitale, comme division de la Région actuelle de Tarapacá. La XIV Région des Fleuves, avec Valdivia comme capitale, comme division de la région actuelle de Los Lagos . Le même projet de loi propose la création de deux nouvelles provinces : « El Tamarugal », dans la (nouvelle) Región de Arica et Parinacota et « Ranco », dans la nouvelle « Région des fleuves ». Un autre projet veut éliminer la numérotation des régions. Le 19 décembre 2006, le Congrès chilien a accepté cette loi. Le 2 octobre 2007, la Région de los Ríos a été creé. La Région d' Arica y Parinacota a été effective le 9 octobre 2007.

Économie

Le Chili est considéré aujourd'hui comme le pays le plus stable économiquement en Amérique latine. Avec un passé économique désastreux ayant connu de nombreuses dictatures, le pays est devenu de nos jours le « modèle » de la région, le seul qui a réussi, par exemple, à réduire la pauvreté de moitié depuis les quinze dernières années, (c'est d'ailleurs pour cela qu'on l'appelle le "jaguar" de l'Amérique du Sud). Au cours des vingt-quatre dernières années, la croissance annuelle moyenne du PIB chilien a été de 5,2 %, et même de 8,3 % entre 1990 et 1997. Le modèle économique chilien est celui du néo-libéralisme, système mis en place par le général Pinochet (durant la dictature) avec l'aide des Chicago Boys. Avec ce nouveau modèle, le pays a connu de nombreuses réformes comme la privatisation des entreprises d'État (cuivre, aviation, éducation...).

De nos jours, le Chili possède un marché ouvert au monde entier. Son économie se caractérise par l'exportation et l'importation de matières premières. Durant l'année 2005, le nombre total des exportations a dépassé les 39 536 millions de dollars américains. Les exportations ont augmenté de moitié cette année-là. Ces principaux clients sont par ordre d'importance l'Union européenne, les États-Unis, la Corée du Sud, l'accord P4 et la Chine. Le Chili est membre de l'APEC (traité des pays du Pacifique) et membre associé du Mercosur (traité de libre échange entre les pays du continent sud américains).

Les importations ont atteint le chiffre de 30 300 millions de dollars américains en 2005. Son PIB a augmenté la même année de 6,3 % arrivant à 115 300 millions de dollars américains soit 11 900 dollars par habitant en 2004. Le Chili possède donc le PIB par habitant le deuxième plus élevé des pays d'Amérique latine juste derrière l'Argentine.,,.

L'agriculture et l'élevage sont les principales activités des régions du centre et sud du pays. L'exportation de fruits et légumes atteint des niveaux historiques car le marché s'ouvrent aux marchés européens at asiatique depuis les années 1990. Le Chili connaît aussi une croissance exponentielle dans le domaine de la pêche. Ainsi, le pays est devenu le premier exportateur de saumon en dépassant les niveaux de la Norvège en 2006. Il faut remarquer qu'il y a de nombreux élevages de saumon établis dans le lit des fleuves au sud du Chili. Les déchets provenant de cette industrie ont eu un effet nocif sur l'écosystème.

L'industrie chilienne est surtout locale, avec une exception notable de la production de la farine de poisson. Cette dernière se concentre dans la région métropolitaine, Valparaiso et Concepción. Depuis ces vingt dernières années, le gouvernement tente de dynamiser l'industrie agroalimentaire. Ainsi vers l'année 2010, le Chili sera un des des pays challenger en ce domaine. Par ailleurs, le pays, est devenu une sorte de plate-forme pour les entreprises étrangères en Amérique latine. Ainsi de nombreuses sociétés mettent en place leur siège social à Santiago ou dans sa régions. Le pays possède une présence importante d'entreprises venant du domaine du service.

Il continue d'exister au Chili une inégalité sociale malgré son dynamisme économique. Le pays continue de posséder le plus faible taux de femmes actives d'Amérique latine (seulement 40 % des femmes ont un travail). De plus, on note une grande différence de salaire entre l'homme et la femme (de l'ordre d'un tiers pour le même emploi et la même qualification).

D'abord, les taux de chômage n'ont pas diminué à la vitesse qu'on espérait avant le retour à la démocratie (8,7 % en septembre 2005), ce qui est devenu l'un des grands défis du gouvernement. Ensuite, malgré des avancées dans la matière, le Chili a toujours une déplorable distribution des revenus et il est placé au 16e rang de la mauvaise répartition de la richesse au monde. Ces deux sujets font partie des discussions entre les candidats présidentiels pour les prochaines élections de décembre 2005.

La bonne santé économique du Chili est encore une fois reconnue dans une étude de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) publiée le 4 novembre 2005. Il apparaît ainsi que le dynamisme économique a permis une élévation rapide du niveau de vie avec un PIB par habitant passé de 2340 dollars en 1990 à plus de 5000 dollars (4230 euros) en 2004 même si le revenu par habitant corrigé de la parité des pouvoirs d'achat représente actuellement moins de 40 % de la moyenne dans la zone OCDE et moins de 30 % de celui des États-Unis.

La politique budgétaire est guidée par la règle de l'excédent structurel qui exige un excédent de 1 % du PIB. Ainsi, les finances publiques du Chili présentaient un solde positif de 2,2 % du PIB en 2004, et de l'ordre de 3 % en 2005. Cependant, malgré ces bons résultats, une partie importante de la population chilienne continue à vivre sous le seuil de pauvreté. Sur le sujet de l'economie néolibéral, le Chili est réputé pour sa puissance économique, ce qui a fait passer le taux de pauvreté de 50 % en 1987 à 18,8 % en 2003 (le pays a été le premier pays latino-américain à accomplir et dépasser les prévisions de 2000 sur le réduction de la pauvreté). Cependant, officieusement, même si la croissance économique est bonne et évolue à des taux assez élevés, on constate surtout que se sont les classes les plus aisées qui profitent des bienfaits de l'économie néolibérale.

La principale exportation du pays est le cuivre avec 36 % du marché mondial. Le Chili est le leader mondial en ce domaine. Mais, il exporte aussi de l'argent et de l'or en moindre quantité. Ces matières premières sont extraites dans le désert d'Atacama au nord du pays. L'extraction du cuivre continue de représenter une part importante dans les exportations. En effet, 30 % des produits exportés sont du cuivre (contre 60 % en 1970). L'entreprise Codelco Chile possède une des mines les plus grandes au monde (pour le cuivre) comme Chuquicamata et El Teniente. L'extraction du cuivre est la principale ressource des régions de Taracapá, Antofagasta, et Atacama (les trois régions du désert d'Atacama).

Dans la région de Magellan (les environs de Punta Arenas), l'exploitation des gisements de pétrole constitue une part importante pour le transport domestique (30 % du pétrole au Chili est national). Cependant, dans ses exportations, il ne faut pas oublier les exportations de pierres Lapis-lazuli (2e exportateur) utilisées pour la fabrication de bijoux artisanaux ainsi que l'exportation de guano (premier) utilisé lui comme engrais.

Depuis les années 1990, le tourisme au Chili est devenu une des principales ressources économiques, spécialement dans les zones extrêmes du pays (désert d'Atacama au nord, Patagonie, Terre de Feu au sud). Pendant l'année 2005, il a augmenté de 13,6 %, générant ainsi plus 1 360 millions de dollars américains (soit 1,33 % du PIB national).

Selon la SERNATUR, deux millions de personnes se rendent au Chili par an. Ce chiffre est encore bon si l'on le compare à ceux du Brésil ou du Mexique. La majorité de ces visiteurs viennent du continent, principalement de l'Argentine. Cependant, ces dernières années, le nombre de visiteurs venant d'Espagne, de France, d'Allemagne est en constante augmentation (ces pays offrent même parfois des vols directs vers le Chili sans escale comme Air France qui peut faire Paris CDG-Santiago Pudahuel en 14 heures 30 seulement) . Les Européens représentent 400 000 visiteurs en 2005.

Les principaux lieux touristiques correspondent aux lieux de beauté naturelle des zones extrêmes. San Pedro de Atacama, dans le nord du pays est très visité par les étrangers pour contempler l'architecture d'origine inca, les lagunes de l'Altiplano, la Valle de la Luna plébiscitée pour son étrangeté et les geysers du Tatio. Près de Putre, dans l'extrême nord, admirer le lac Chungará et le volcan Parinacota situé dans le parc national Lauca à plus de 4500 mètres d'altitudes est apprécié. Dans la zone australe, les principaux lieux touristiques sont l'archipel de Chiloé, la Patagonie, la lagune de San Rafael et ses glaciers ainsi que le parc national de Torres del Paine. Pour finir, la mystérieuse île de Pâques située au milieu de l'océan Pacifique est probablement le lieu touristique le plus apprécié par les Occidentaux, car elle est très exotique par rapport au continent.

Dans le domaine national, le tourisme se concentre durant la période estivale, principalement dans les stations balnéaires comme Arica, Iquique, Antofagasta, La Serena et Coquimbo pour la zone nord. La région de Valparaiso reçoit le plus grand nombre de touristes comme Viña del Mar grâce à sa proximité avec Santiago. Cette dernière est connue pour être la « capitale touristique du Chili » grâce à la beauté de ses plages et sa proximité de la capitale. Chaque année, en février se déroule le festival de la chanson de Viña del Mar, évènement musical important en Amérique latine.

Le Chili est dépendant énergiquement parlant. En effet, il ne possède pas de grandes réserves énergétiques. Par exemple, sur les 228 000 barils de pétrole consommés par jour, seuls 4 000 provient des gisements du pays. Le prix du pétrole dépend donc du commerce international et de la conjoncture. De la même façon, la quasi totalité du gaz naturel est importée d'Argentine.

La consommation d'électricité a dépassé les 51 573 GWh durant l'année 2005 dont 54 % est produit par des centrales hydroélectriques. Dans le pays, il existe quatre systèmes électriques : le système interconnecté du Norte Grande, le système interconnecté central et les systèmes de Aisén Magallanes. Le potentiel hydroélectrique est encore peu utilisé. Le pays utilise 20 % des capacités utilisées (volonté de protection de la faune et la flore de la région d'Aisén). Il n'existe pas pour le moment de centrale nucléaire, cependant, en 2006 s'ouvre le débat sur la faisabilité technique de l'utilisation de ce type d'énergie. La mise en place d'éoliennes et l'utilisation de l'énergie géothermique sont aussi envisagées par le pays.

La géographie caractéristique du pays fait que les réseaux de transports et les télécommunications sont d'importance considérable.

Le pays totalise 364 pistes d'atterrissage comme les aéroports de Chacalluta d'Arica, Diego Aracena d'Iquique, le Cerro Moreno d'Antofagasta, Carriel Sur de Concepción, El Tepual de Puerto Montt, Président Ibañez de Punta Arenas, Mataveri à l'île de Pâques, et l'aéroport international Comodoro Arturo Merino Benitez de Santiago (un des des plus modernes du continent où siège la compagnie nationale LAN Airlines).

Le Chili dispose de 6 585 kilomètres de voies ferrées. Ces dernières ont jadis été importantes pour le développement du pays, mais, de nos jours, les chemins de fer sont utilisés surtout pour le transport du fret vers les ports depuis la crise des années 1970. Actuellement, le gouvernement souhaite redévelopper le train en rétablissant le service aux passagers de EFE entre Santiago et Puerto Montt. Au contraire, le métro se développe considérablement à Valparaiso avec le Merval, à Concepción avec le Biotrén et Santiago aura plus de 100 kilomètres de lignes de métro d'ici 2009 (il possède en décembre 2006 87 kilomètres de lignes).

Pour les routes, le pays jouit d'un réseau de plus de 79 000 kilomètres de routes dont 10 000 sont goudronnées. Depuis les années 1990, plus de 2 500 kilomètres d'autoroutes ont été construites (route panaméricaine entre Arica et l'île de Chiloé). La carretera austral connecte la région d'Aisén au reste du pays et est quasiment complète. Les postes douaniers les plus importants sont ceux de Chacalluta et Tambo Quemado qui servent de frontières avec le Pérou et la Bolivie. Il existe quarante postes douaniers avec l'Argentine, les plus importants sont ceux du Cristo Redentor entre Los Andes et Mendoza.

Il existent plus de 3 500 000 millions de téléphone fixe et plus de 12 000 000 millions de personnes possédant un téléphone portable (soit 76 % de la population chilienne) en janvier 2006. Le chili, est ainsi le pays d'Amérique latine qui possède le plus de téléphones mobile en pourcentage de population (il a été introduit au pays en 1997) 1997.

Depuis le retour au régime démocratique les relations commerciales avec les États-Unis semblent être excellentes. En effet, le traité de libre échange États-Unis Chili a été signé le 6 juin 2003, ratifié par la Chambre des représentants le 24 juillet 2003 à la suite d'un vote de 270 pour, et 156 contre et ratifié par le Sénat le 31 juillet 2003 à la suite d'un autre vote donnant 65 pour et 32 contre. Le président George W. Bush a signé la le United States-Chile Free Trade Agreement Implementation Act le 3 septembre 2003. Ce traité est mis en place par les deux pays depuis 1er janvier 2004.

Le Chili a passé un accord d'association avec l'Union en novembre 2002, ce qui a permis d'accroître le flux d'échanges ; il demeure toutefois encore modeste, à cause de deux chutes d'activité en 2002 (ralentissement économique mondial) et en 2003 (perte de compétitivité-prix des produits français, en partie à cause d'un euro trop fort).

Les fournisseurs européens sont en premier lieu l'Allemagne puis la France (10e fournisseur mondial du Chili, pour une part de marché assez faible de 2,5 % en 2005) ; ses clients européens sont d'abord les Pays-Bas, puis l'Italie et la France (9e client).

Population

Le Chili possède une population estimée à 16 134 219 d'habitants en 2006. Selon le dernier recensement complet effectué en 2002, les chiffres sont de 15 116 435 habitants, dont 7 447 695 sont des hommes et 7 668 740, des femmes .

Le taux de croissance démographique de la population chilienne a nettement diminué ces dernières années. Vers la fin du XIXe siècle, on comptait 2 695 625 habitants, puis 5 023 539 en 1940 et 13 348 341 en 1992. Même si la population du Chili a quintuplé durant le XXe siècle, le taux de croissance de la période 1992-2002 à été de seulement 1,24 % par an . Ainsi, son taux de croissance annuel devrait continuer de baisser ces prochaines années.

Du fait de l'amélioration des conditions de vie, l'espérance de vie des chiliens à la naissance (qui est la plus élevée de l'Amérique latine) est de 76,77 ans en moyenne , alors que le taux de mortalité infantile est descendu à 7,8 »°. Le taux de natalité en 2003 est arrivé à son minimum historique en allant à 15,23 »° et celui du taux de mortalité à 5,1 »°, avec un taux de croissance naturelle de 10 »° . Ces chiffres permettent de constater un vieillissement de la population. Dans 20 ans la population des 40 ans et plus dépassera celle des moins de 40 ans. Ainsi, la pyramide des âges sera vers l'an 2025, avec un profil campaniforme qui représente la transition démographique que vit le pays.

La population chilienne est fortement métissée, en raison du mélange entre les colonisateurs espagnols et les peuples amérindiens. Cependant, il est important de constater que les traits de la population du pays sont plus proches des Européens que des locaux du fait de leur faible représentation démographique (moins de 5 % du pays, voir tableau). Certains colons européens sont arrivés au Chili (principalement aux extrêmes nord et sud du pays) durant les XIXe et XXe siècles, incluant les Britanniques, les Irlandais, les Italiens, Yougoslaves et les Français.

Ces derniers possèdent beaucoup de descendants renommés dans le pays comme les Pinochet, famille commerçante de Saint-Malo ayant émigré à Concepción en 1718 et les Bachelet. Par ailleurs, la culture française a fortement influencé la culture chilienne, notamment en voyant les bâtiments de style haussmanien dans le centre de Santiago et le pain nommé marraqueta qui a été inventé par les frères Marraquet, des Français qui au début du XXè siècle ont inventé ce pain basé sur la baguette.

En 1848 commence la colonisation allemande établie par le gouvernement chilien dans le but de peupler le territoire austral du pays. Avec au départ 7 000 personnes, cette immigration allemande a influencé la culture d'une grande partie du sud du pays, principalement dans les provinces de Valdivia, de Llanquihue et Osorno.De nos jours il y auraient 150 000 chiliens descendants d'allemands. Les autres immigrants viennent surtout des pays voisins comme l'Argentine, la Bolivie et le Pérou. Lors de la dernière décennie, elle atteint 184 464 personnes en 2002. Il existe aussi une immigration coréenne et palestinienne qui est la plus importante dans le monde non arabe.

La composition ethnique du Chili est relativement homogène, même si le degré de métissage est plus accentué dans les populations les plus pauvres.

Au sujet de l'émigration, cette dernière a diminué, mais on estime que 857 781 Chiliens et leurs descendants vivent à l'étranger dont 50,1 % serait en Argentine, 13,3 % aux États-Unis, 8,8 % au Brésil, 4,9 % en Suède, et un peu plus de 2 % en Australie. Dans le pays, la migration est massive de la part des paysans vers les grandes villes du pays. Les régions du centre-sud du pays voient plus de 80 % des habitants nés hors de la région : 86,11 % pour la Région du Biobío, 71 % pour la Métropole de Santiago et 55 % pour la Région de Magallanes et de l'Antarctique chilien.


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Vol au départ de Mulhouse (France)
 

Mulhouse

Transport

Mulhouse bénéficie d'une situation géographique privilégiée qui en fait un important carrefour européen, à l'intersection de quelques uns des principaux axes de communication du continent. Au coeur des trois frontières, la ville se devait, dès les années 1970, de se doter d'un réseau autoroutier digne d'une région tri-nationale.

Le réseau moderne du tramway de Mulhouse, inauguré en 2006, compte actuellement deux lignes pour un total de 12 km et 24 stations. Les particularités du tramway de Mulhouse sont que sa couleur (jaune et rouge) et la forme de son nez sont issues d'une consultation de la population. Une première extension, fin 2006, doit conduire à la création de 3 nouvelles stations vers le nord pour irriguer l'ensemble du quartier de Bourtzwiller en 2008. Une seconde extension, programmée à l'horizon 2011, doit permettre d'atteindre les villes de Kingersheim et Wittenheim au nord, ainsi que le quartier Drouot a l'est de la ville. Ces deux extensions vont permettre au réseau, dit urbain, d'atteindre 20 km de longueur et de desservir 37 stations. Enfin, un tram-train de "type Karlsruhe", devrait irriguer dès 2011 le nord-ouest de l'agglomération et la vallée de Thann. Le tram-train est le grand projet de l'agglomération mulhousienne pour les années à venir et sera le premier de France. Il permettra aux habitants de la vallée de Thann de se rendre au centre-ville de Mulhouse sans changer de moyen de transport. De plus il sera l'alternative a l'automobile car la saturation de la N66 est un des gros problèmes de la vallée.

Par ailleurs, un réseau de bus, exploité par l'entreprise SOLEA dessert l'ensemble de l'agglomération mulhousienne. Réorganisé avec l'arrivée du tramway et autour de celui-ci, il compte aujourd'hui 25 lignes, 871 arrêts et dessert 24 communes.

Proches de l'Allemagne, les villes alsaciennes ont naturellement emprunté la politique du vélo typiquement allemande. On retrouve en Alsace 2 villes classées dans les 10 premiers réseaux cyclables de France (dont Strasbourg qui est première).

Mulhouse possède un réseau cyclable de 86 km (dont 46 km de piste cyclable et 40 km de zone 30 et rues piétonnes). La ville fait partie du Club des Villes Cyclables.

En 2007, après Lyon, Nancy, Paris et Aix-en-Provence, Mulhouse sera la première ville de l'est de la France a posséder un système "cyclocity" : 200 vélos, parkés dans des 20 stations, accesible gràce a un simple abonnement.

Les autoroutes A35 et A36 se croisent au nord-est de la ville grâce à un des rares échangeurs autoroutiers à 3 niveaux en France, offrant un accès aisé vers Strasbourg, l'Allemagne, la Suisse et la France. Plus de 400.000 personnes se déplacent chaque jour dans l'agglomération mulhousienne, c'est donc face à cet accroissement constant de la circulation automobile que l'agglomération met en oeuvre de nombreux projets comme le tram-train et la déviation sud. Mulhouse dispose d'un réseau de communications dense lui permettant de nourrir des relations transfrontalières très développées avec Bâle et Fribourg.

La ligne Bâle-Mulhouse-Strasbourg (TER Alsace) bientôt prolongée, avec la réorganisation du réseau liée au TGV Est Européen, vers Nancy (seconde agglomération du Nord-Est) et Metz, est l'une des lignes les plus fréquentées de France. La gare de Mulhouse voit passer chaque jour 17.400 voyageurs.

Depuis juin 2007, le TGV-est (LGV Est européenne) permet à Mulhouse d'être à 3h de la gare de l'Est. En 2011, Mulhouse accueillera son deuxième TGV : le TGV Rhin-Rhône qui mettra la ville à environ 2h 20 de Paris et 3h 30 de Marseille. La gare est déjà de desservit par un TGV par jour qui fait Strasbourg - Marseille.

Enfin, une rocade ferroviaire complète encercle la ville et des lignes très fréquentées vont vers les directions de Belfort, Strasbourg, Bâle et Thann.

Le port de Mulhouse-Rhin contient 3 ports : le port de l'Île-Napoléon à Illzach , le port d'Ottmarsheim et le port d'Huningue. Le Canal Rhin-Rhône permet une liaison avec le Rhin. Ce port est en 2006, un des premiers ports fluviaux de France avec plus de 8,4 millions de tonnes de fret (trafics ferroviaire et routier inclus). On y trouve le plus grand portique à conteneurs français.

L'Aéroport International de Basel-Mulhouse-Freiburg (EuroAirport) est le seul aéroport binational au monde. Il s'agit du 5e aéroport français en termes de voyageurs et du 2e en terme de fret. Il dessert 46 lignes régulières. L'aéroport a souffert de la faillite de Swissair, mais a pu redémarrer en termes de fréquentation grâce à l'installation d'une base de la compagnie aérienne EasyJet. Cette installation a permis à l'EuroAirport un gain considérable puisque le trafic est passé de 2,49 à 3,99 millions de passagers entre 2004 et 2006.

Économie

L'essor de l'industrie, moteur du développement de la ville, a d'abord été le fait de l'industrie du textile (frères Schlumpf ect), puis des activités attenantes : mécanique et industrie chimique. Quelques éléments de ce secteur ont survécu jusqu'à nos jours, mais la crise qui a frappé le textile après la Seconde Guerre mondiale a frappé durement Mulhouse. Une réorientation majeure s'est opérée avec l'implantation d'un centre de production automobile en 1962, qui a entraîné une restructuration d'une grande partie du tissu économique local. A noter la proximité du bassin potassique au nord qui fut un grand pourvoyeur d'emploi tout au long du XXe siècle.

Mulhouse est le siège de la Chambre de commerce et d'industrie Sud Alsace Mulhouse. Elle gère l'ESV, le CFA Sud Alsace, le GIFOP et Cahr Formation, les entrepôts ainsi que les ports de Huningue, d'Ottmarsheim et celui d'Île Napoléon à Illzach.


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Vol au départ de la France
 

France

Géographie

À l'exception de sa frontière nord-est, le pays est délimité principalement par des mers et l'Océan et des frontières naturelles : Rhin, Jura, Alpes, Pyrénées.

La France métropolitaine a une grande variété de paysages, entre les plaines côtières situées dans le nord et l'ouest et les chaînes de montagnes dans le sud-est (les Alpes) et dans le sud-ouest (les Pyrénées). Les Alpes françaises possèdent le point le plus haut d'Europe de l'Ouest, le mont Blanc, qui culmine à 4 »‰810 m. Il existe aussi d'autres régions montagneuses plus anciennes, telles le Massif central, le Jura, les Vosges, le massif armoricain et les Ardennes qui sont assez rocheuses et boisées. La France bénéficie également d'un réseau fluvial étendu qui est composé principalement par la Loire, le Rhône (source en Suisse), la Garonne (source en Espagne), la Seine et une partie des cours du Rhin, de la Meuse, et de la Moselle ainsi que la Somme, et la Vilaine qui constituent leurs propres bassins fluviaux.

Divisions administratives

Les principales divisions administratives françaises sont les régions qui sont au nombre de 26 dont 22 métropolitaines, les départements (100 dont 4 outre-mer) et les arrondissements.

Ces derniers arrondissements sont découpés soit en cantons (pour les collèges électoraux), soit en communes (environ 36 000) pour l'administration territoriale locale. Les cantons regroupent le plus souvent des communes complètes, toutefois certaines communes importantes sont découpées sur plusieurs cantons qui peuvent aussi comprendre d'autres communes voisines moins peuplées.

Enfin quelques communes très importantes (Paris, Lyon, Marseille) sont elles-mêmes divisées en arrondissements de commune pour l'administration territoriale avec des mairies locales disposant d'une certaine autonomie financière et administrative au sein du même conseil municipal.

Le département de Paris ne comprend qu'une seule commune, et que les 4 régions en outre-mer (Guadeloupe, Martinique, Guyane, Réunion) ne comptent chacune qu'un seul département. La région de la Corse (qui comprend deux départements) a un statut spécial de collectivité territoriale légèrement différent des autres régions métropolitaines. Ces régions sont toutefois partie intégrante de l'Union européenne.

Depuis les lois Defferre de 1982-1983 et Raffarin de 2003-2004, la France est un État décentralisé. La réforme constitutionnelle de février 2003 précise que l'organisation de la République est décentralisée. La décentralisation, qui s'est dans un premier temps accompagnée de la déconcentration, favorise aujourd'hui pleinement l'émergence de véritables pouvoirs locaux dont l'équilibre fait cependant encore débat.

Aux côté des collectivités territoriales de plein exercice que sont la commune, le département et la région, il existe aussi un échelon intercommunal qui est amené à exercer de plus en plus de compétences (développement économique, aménagement de l'espace, habitat, transports publics, assainissement). En effet, les communes sont toutes invitées à se regrouper sous le régime de l'intercommunalité qui dispose désormais d'une autonomie financière et fiscale, et de l'autorité de personne morale et juridique reconnue (l'établissement public de coopération intercommunale ou EPCI). En 2006, 2573 communautés (communautés de communes, communautés d'agglomération et communautés urbaines) recomposent le territoire national (soit 90% des communes et 85% de la population françaises. Certaines intercommunalités regroupent des communes de départements ou même de régions différentes. Dans les régions frontalières, des intercommunalités existent aussi avec des collectivités locales des pays voisins, ce qui facilite la gestion d'équipements communs, notamment en matière de transport.

Un nouvel échelon a été créé avec l'élaboration des pays, qui regroupe des communes et des intercommunalités dans des ensembles plus grands que ne le sont les intercommunalités, afin de rassembler l'ensemble des communes d'un territoire, même celles exclues des intercommunalités existantes.

La France est "une et indivisible", mais cette formule crée certaines tensions, surtout en raison du fait que le territoire français est composé de plusieurs "pays" ou "régions" qui ne sont que rarement reconnus, et dont certains ont leur propre langue (Alsace, Bretagne, Catalogne, Corse, Flandre, Pays basque, Pays Occitan, etc.), mais aussi beaucoup d'autres, qui n'en ont pas.

Des collectivités françaises en outre-mer ont des statuts particuliers liés à leur plus forte autonomie : les collectivités de Mayotte et de Saint-Pierre-et-Miquelon ont une administration locale unique combinant les fonctions généralement conférées aux régions et départements métropolitains. Toutefois, Mayotte évolue depuis 2001 vers le statut de département d'outre-mer, pour une plus forte intégration. Ces deux collectivités, bien que situées hors de l'Union européenne, utilisent l'euro comme monnaie.

Les autres collectivités d'outre-mer du Pacifique ont des statuts d'autonomie plus étendue où cohabitent l'administration territoriale régalienne et l'administration coutumière (Polynésie française, Nouvelle-Calédonie, Wallis-et-Futuna). Bien que possédant toujours une division et une administration communale (sauf à Wallis-et-Futuna où ce sont les villages coutumiers qui jouent ce rôle au sein des trois royaumes coutumiers), ces collectivités ne sont pas découpées en départements, mais en provinces (ou royaumes) et en villages (sur

les bases coutumières) ayant des fonctions normalement affectées aux départements et communes en métropole et dans les régions d'outre-mer, notamment en matière de justice, d'éducation ou de citoyenneté. De plus, la fonction de région y est transférée à un gouvernement local où sont représentés les autorités coutumières et régaliennes, ainsi qu'un administrateur de la République. Ces collectivités, hors de l'Union européenne, utilisent le franc pacifique comme monnaie commune (liée à l'euro depuis 1999, au lieu du franc français). Il faut noter que la Nouvelle-Calédonie dispose d'un statut particulier transitoire spécifique avant un futur référendum devant déterminer si le territoire demeurera dans la République française avec une large autonomie, ou deviendra indépendant (avec une éventuelle association).

D'autres terres françaises en outre-mer peu ou pas habitées sont gérées à distance depuis un autre territoire habité, par un administrateur désigné par l'État au nom de la république : les îles Éparses (dans l'océan Indien, dispersées autour de Madagascar, ou près de Mayotte ou Maurice) et les Terres australes et antarctiques françaises (au Sud de l'océan Indien) sont administrées depuis la Réunion, et Clipperton (à l'Est de l'océan Pacifique, au large du Mexique) est gérée depuis la Polynésie française. Ces terres n'ont pas d'administration locale propre.

Environnement

La France, si l'on inclut l'Outre-mer abrite des ressources naturelles et une biodiversité exceptionnelle, avec la Guyane notamment (une des zones de forêts tropicales les moins fragmentées et les mieux conservées) et avec la Nouvelle-Calédonie qui abrite la seconde plus grande barrière de corail. Dans l'hexagone la biodiversité a connu une dégradation constante depuis deux siècles, à cause de la fragmentation écologique des milieux par le dense réseau routier notamment, et ce malgré le travail des parcs nationaux et des parcs naturels régionaux. De discrètes mais importantes séquelles de guerres marquent encore le Nord et l'Est du pays, ainsi que le littoral ouest, avec notamment le problème des munitions immergées. Depuis les années 1980, la France a régulièrement été mal ou très mal classée pour l'application des Directives européennes concernant l'Environnement. Plusieurs de ses régions sont parmi les plus touchées en Europe par l'eutrophisation par les engrais agricoles et par les pesticides. Le pays est comme d'autres confronté à des problèmes croissant d'espèces invasives, et une controverse persiste sur le risque de pollution génétique posé par les OGM testés ou cultivés en plein champs. Ce pays est aussi l'un de ceux où le poids de la chasse est traditionnellement important.

Démographie

La République française comptait 64 102 140 habitants au 1er janvier 2007, dont 61 538 322 en métropole, soit environ 1% de la population mondiale. Un recensement national général était organisé à intervalles réguliers depuis 1801, en 2004 le recensement devient permanent.

La croissance démographique française est l'une des plus dynamiques d'Europe, combinant un taux de natalité supérieur à la moyenne européenne (830 900 naissances contre 531 200 décès) et un solde migratoire positif (environ 100 000 individus) : la population de la France a donc évolué de 0,61 %. En ce qui concerne le taux de fécondité, il est de 2,01 bébés par femme ; seules l'Albanie et l'Islande ont des indices de fécondité plus élevés en Europe.

En outre, la pyramide des âges voit depuis le début du XXIe siècle sa structure évoluer avec une augmentation progressive de la population la plus âgée, en raison à la fois de la progression de l'espérance de vie (la France jouit d'une des plus longues espérances de vie au monde) et de l'arrivée vers le troisième âge de la génération du baby boom (ce phénomène est appelé communément le papy boom).

En 2006, l'Institut national de la statistique et des études économiques (INSEE) estimait que 4,9 millions d'immigrés (comprendre nés étrangers hors du territoire) vivaient en France (8% de la population). Il faut aussi noter que sont considérés comme français les enfants de parents immigrés (droit du sol) et non comme étrangers. Par conséquent, le nombre de citoyens français d'origine étrangère est considéré autour de 6,7 millions d'après le recensement de 1999 de l'INSEE - ce qui représente environ 1/10 de la population française. De nombreuses ethnies sont présentes dans les DOM-TOM.

La plupart des immigrés viennent d'Europe (Grèce, Portugal, Espagne, Italie, mais aussi Pologne, Roumanie et les pays formant l'ancienne Yougoslavie), du Maghreb et d'Afrique noire, notamment ses anciennes colonies. Au premier janvier 2005, le nombre d'étrangers (personnes de nationalité étrangère) en France métropolitaine était de 3 501 000 personnes, c'est-à-dire 5,8% de la population. La proportion de ceux-ci est comparable à la moyenne des pays de l'Europe de l'Ouest comme le Royaume-Uni (4,8% ), l'Allemagne (8,9%), l'Espagne (10%), les Pays-Bas (4,3%), la Suède (5,3%), la Belgique (8,6%) et la Suisse (20,7%) .

Selon Michèle Tribalat, chercheur à l'INED, le nombre d'immigrés est très difficile à estimer à cause de l'absence de statistiques officielles. Seules trois études ont été menées : en 1927, 1942 et 1986. D'après une étude de 2004, près de 14 millions de personnes avaient au moins un parent ou un grand-parent étranger.

Économie et développement

La France est la 6e puissance économique mondiale, derrière les États-Unis, le Japon, la Chine, l'Allemagne, et le Royaume-Uni avec un PIB de 2 230 milliards de dollars (Total GDP 2006, Banque mondiale). Avec ses 551 602 km² et ses 63 millions d'habitants, la France ne pourrait être considerée comme un « grand » pays à l'échelle mondiale. Cependant, son poids économique a su en faire un rôle majeur de la scène internationale. La France a très tôt tiré profit d'atouts naturels indéniables, à commencer par sa situation géographique, du centre de l'Europe aux débouchés sur les principaux flux commerciaux d'Europe occidentale : Méditerranée, Manche, Atlantique... À cet égard, le Marché commun européen mis en place en 1957, a constitué pour les entreprises françaises une véritable aubaine, tandis qu'anciennes colonies et DOM-TOM continuent de représenter d'importants partenaires commerciaux.

La France est un grand pays agricole et avec 23 % de la production agricole européenne en 1999, elle est largement en tête des pays de l'Union, devant l'Italie (15,4 %) et l'Allemagne (15,2 %) notamment du à une modernisation considérable. La population active agricole continue de diminuer suivant le mouvement qui avait fortement repris après la fin de la Seconde Guerre Mondiale, pour autant, il semblerait que cette population connaisse un relatif rajeunissement lié surtout aux départs massifs en retraite et préretraite : 53 % de chefs d'exploitation avaient moins de 50 ans en 2000, contre 42,6 % en 1988. L'activité agricole occupe 60 % du territoire métropolitain à travers ses 28 millions d'hectares, cependant seulement la moitié sont mis en culture et le reste profite notamment à l'urbanisme mais aussi aux forêts.

En 2000, d'après l'INSEE, la part en valeur de chaque groupe de produits agricoles dans l'ensemble de la production agricole s'établissait ainsi


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