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Vol Bruxelles Oviedo/Aviles
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Vol pour Oviedo (Espagne) |
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OviedoHistoire
En 1388, le roi Juan Ier fonda la Principauté des Asturies, inaugurée par son fils Enrique et qui, depuis lors, est considéré comme le successeur de la Couronne ; Oviedo se transforma alors en capitale de la Principauté. En même temps apparaissait l'Assemblée Générale de la Principauté, institution de droit public qui, comme l'assemblée du Conseil, fonctionna à titre permanent depuis le milieu du XVe siècle jusqu'à 1834, année où il fit place à la diputación provincial (conseil général).
Du fait d'un certain isolement, l'Époque moderne fut frappée par un marasme économique. À la fin du XVIIIe siècle la ville commença à connaître une vie culturelle plus intense, grâce à Feijoo. On créa la Sociedad Económica de Amigos del País (« Société économique d'amis du pays »), qui réussit à avoir un certain prestige culturel en plus d'une influence politique.
Au début du XIXe siècle, les habitant d'Oviedo ont été les premiers Espagnols à rejeter l'invasion française. Comme on peut le lire sur la plaque commémorative du premier centenaire, ils initièrent le soulèvement des Asturies pour défendre l'indépendance espagnole, le 9 mai 1808. Ce fut une confrontation entre les absolutistes (conseil municipal de la cathédrale) et les libéraux. Sous la pression populaire, la décision fut prise par l'Assemblée générale de la Principauté dans la nuit du 23 au 24 mai 1808. Les troupes françaises envahissantes furent rejetées, après avoir occupé la ville un an.
En 1934, des évènements violents se déroulèrent pendant la révolution du 6 octobre : les mineurs de la Cuenca, mécontents des conditions de vie misérable, causèrent la destruction d'une bonne partie de la ville. De nombreux bâtiments furent incendiés, tels l'université ou le théâtre Campoamor ; la chambre sainte de la cathédrale fut dynamitée. Le fonds bibliographique d'une valeur exceptionnelle de la bibliothèque universitaire put être récupéré.
plus d'infos sur Oviedo
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Vol pour l'Espagne |
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EspagneHistoire
La nouvelle constitution, très libérale, rompt avec le centralisme très poussé de l'époque franquiste, et met en place une très large décentralisation. De nombreux partis nationalistes locaux sont à nouveau légalisés, en particulier dans les provinces périphériques, où subsistent des langues régionales différentes du castillan (Galice, Pays basque, Catalogne). Certains revendiquent plus d'autonomie, d'autres parlent d'indépendance (en particulier au Pays basque et en Catalogne). Le parti communiste est aussi légalisé.
L'indépendantisme le plus radical et le plus violent sera celui de l'ETA basque, organisation terroriste prônant et pratiquant la lutte armée.
La réussite économique de l'Espagne des trente dernières années qui la distingue de sa soeur ibérique, induit l'idée d'un miracle économique espagnol pour en décrire son évolution contemporaine.
Politique
Depuis 1978, l'organisation politique de l'Espagne est régie par la Constitution espagnole de 1978 qui établit un régime de monarchie constitutionnelle et démocratique et la pluralité des partis politiques.
Le monarque dispose de pouvoirs politiques et symboliques, définis par l'article 62 de la constitution : il ratifie les lois, peut dissoudre le parlement (Las Cortes Generales), nomme le Président du gouvernement, et est le chef des armées. Par ailleurs (art. 63), il est le chef de la diplomatie de l'État. L'actuel roi est Juan Carlos Ier.
Le Président du gouvernement (Presidente del Gobierno) (rôle comparable à celui d'un Premier ministre), est à la tête de l'exécutif pour une durée de quatre ans renouvelable. Le Président du gouvernement est nommé par le Roi après l'acceptation de sa candidature par le Congreso de los Diputados; il préside le Conseil des Ministres. José Luis Rodríguez Zapatero est Président du gouvernement depuis la mi-mars 2004, après la victoire de son parti aux élections législatives. Il succède à José María Aznar.
Le pouvoir législatif réside dans les Cortes Generales, qui constituent l'organe suprême de représentation du peuple espagnol. Les Cortes Generales sont composées par une chambre basse, le Congreso de los Diputados, et une chambre haute, le Senado. Le Congrès des députés (Congreso de los Diputados) compte 350 membres élus pour quatre ans au suffrage direct. Le Sénat (Senado) est constitué de 248 membres dont 208 directement élus et 40 désignés par les régions.
Les élections se déroulent normalement tous les 4 ans. Les dernières élections générales eurent lieu en mars 2004.
Organisation territoriale de l'Espagne
L'Espagne est divisée en 17 régions, appelées communautés autonomes. Ce sont des sortes d'États fédérés disposant d'un certain degré d'indépendance, même si les compétences cédées par l'État central peuvent beaucoup varier et si les termes « indépendance » et « fédéral » sont quelque peu tabous. Les communautés autonomes sont à leur tour composées d'une ou plusieurs provinces, en faisant un total de 50. Par ailleurs, deux villes, (Ceuta et Melilla), ont un statut spécial.
plus d'infos sur l'Espagne
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Vol au départ de Bruxelles (Belgique) |
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BruxellesStatut linguistique
Le bilinguisme de Bruxelles s'explique aussi par l'histoire de cette ville. Les premières décennies de l'indépendance de la Belgique, le néerlandais n'était pas une langue officielle dans le pays. Ceci a motivé beaucoup d'habitants de la capitale, dont la langue usuelle était alors issue du brabançon, proche du flamand, de commencer à parler le français avec leurs enfants afin de leur permettre d'avancer socialement. Graduellement, la ville est devenue presque entièrement francophone, bien que beaucoup de noms de rues, communes etc. soient d'origine flamande (Schaerbeek, Etterbeek, Molenbeek, etc.), et bien que beaucoup de ces francophones aient une partie de leurs racines flamandes.
Étant très largement majoritaires à Bruxelles, les francophones n'ont souvent (mais pas toujours) qu'une connaissance scolaire limitée du néerlandais ; en revanche, les Flamands minoritaires de Bruxelles sont généralement parfaitement bilingues néerlandais/français et n'hésitent pas à utiliser directement le français pour communiquer dans les commerces et autres lieux publics de la capitale.
Les partisans Flamands du maintien du bilinguisme dans la ville et la Région de Bruxelles considèrent que le statut linguistique actuel de la capitale n'est que la juste réciprocité de la parité linguistique qui existe au niveau fédéral (50% des ministres belges sont des francophones alors que les francophones représentent 39% de la population belge). Cette parité n'existe cependant pas au niveau des Chambres. Afin de justifier le statut actuel de Bruxelles, certains Flamands évoquent également le fait historique incontestable selon lequel, dans le passé, jusqu'à la fin du XIXe siècle, Bruxelles est une ville majoritairement de langue flamande (plus exactement de langue brabançonne). Au début du XXème siècle, la langue française devient majoritaire. Cette tendance se poursuit et s'amplifie durant les décennies suivantes. Avec la Flandre française (de Bailleul à Dunkerque), Bruxelles est le seul exemple d'une francisation accélérée et massive, aux XIXème et XXème siècles, dans un territoire d'expression flamande aussi peuplé.
Les partisans francophones d'une limitation du statut bilingue de Bruxelles (mais avec des droits étendus pour la minorité linguistique) estiment, en ce qui les concerne, que le rapport de force linguistique est disproportionné à Bruxelles par rapport à ce qu'il est au niveau fédéral, et que le régime bilingue à Bruxelles est inadapté, voire injuste à l'égard des francophones. Ils insistent sur le fait qu'au niveau fédéral, le taux de 39% de francophones en Belgique est équitablement comparable au pourcentage de 50% de ministres francophones, tandis que, dans le cas de Bruxelles, la proportion de néerlandophones au parlement et surtout au gouvernement est nettement disproportionnée par rapport aux 10% de la population que représentent les néerlandophones à Bruxelles.
Le débat est toujours en cours, mais, à l'heure actuelle, le statu quo prévaut tant au niveau fédéral qu'au niveau bruxellois. Certains affirment que la remise en cause de la parité à Bruxelles entraînerait la même remise en cause de la parité linguistique au sein du gouvernement fédéral. Pour ajouter à la complexité de ce débat, il est à noter que quelques communes situées autour de la région bruxelloise (c'est-à-dire sur le territoire de la région flamande) sont majoritairement peuplées de francophones. Une revendication francophone est donc l'élargissement de la région bruxelloise qui aurait pour effet, notamment, de créer une frontière commune, un couloir, entre la Wallonie et Bruxelles. Le débat est en cours.
Histoire
Bruxelles, qui a fêté son millénaire en 1979, a une histoire mouvementée liée à celle du continent européen dans la même période. Etymologiquement, le nom de "Bruxelles" est expliqué de diverses manières, pour les uns il serait d'origine flamande ("Broeksel") signifiant en vieux flamand "habitation" (sel) "des marais" ("broek"), en effet, jusqu'au voûtement de la Senne en 1871 (rivière qui traversait le centre de la ville du Sud au Nord), Bruxelles était marécageux et sujet à des inondations périodiques. Selon d'autres pour qui l'habitat primitif de Bruxelles est situé sur la Montagne Saint-Michel, il serait d'origine celtique, le lieu ayant été habité bien avant les Francs, et aurait la même étymologie que la ville de Gaule cisalpine « Brixellum », l'actuelle Brescello, et dérive de « briga » (hauteur) et « cella » (le temple), c'est-à-dire le temple sur la hauteur, comme c'est d'ailleurs toujours le cas de la cathédrale Sainte-Gudule.
Économie
L'économie de Bruxelles est dominée par des activités dans le secteur des services et des pouvoirs publics. Son rôle de métropole commerciale nord-européenne en fait aussi une grande ville de congrès. Souvent, ces activités sont directement ou indirectement liées avec les fonctions de capitale de la Belgique et de l'Union européenne :
Transports
Pour le transport aérien, voir aussi l'article détaillé : Aéroports internationaux de Bruxelles
Le TGV Thalys relie Bruxelles à Paris, Amsterdam et Cologne, tandis que le TGV "classique" relie directement la métropole aux villes françaises du sud (Lyon, Marseille, etc.) L'Eurostar relie Bruxelles à Londres. Enfin, les trains Eurocity Iris et Vauban relient Bruxelles respectivement à Zurich et à Brigue, tous les deux via Metz, Strasbourg et Bâle. Bruxelles est desservie par plusieurs gares :
Il existe un projet de RER devant apporter une réponse aux gros problèmes de mobilité rencontrés par la ville. Ce projet implique la création de nouveaux points d'arrêt : la Gare de l'Ouest et Simonis, en correspondance avec le métro ; la halte du Germoir à Etterbeek et la gare des Arcades à Watermael, la halte du Vivier d'Oie à Uccle, un arrêt à hauteur du CERIA à Anderlecht et d'autres arrêts qui devraient voir le jour avant, pendant et après la mise en place du RER.
Les transports urbains sont assurés par un réseau dense de tramways en surface et souterrains, et d'autobus. Trois lignes de métro desservent également la ville : les deux premières (lignes 1A et 1B) traversent la capitale d'est en ouest ; la troisième (ligne 2) suit le trajet de la petite ceinture. À noter qu'une quatrième ligne (ligne 3), reliant la gare du Nord à la gare du Midi et se prolongeant jusqu'à la station Albert, est exploitée avec des tramways souterrains ("prémétro"). Le métro bruxellois compte 69 stations.
Art et Culture
Bruxelles est une ville étendue, l'espace disponible par habitant dépasse la moyenne des autres capitales européennes. Une part importante du bâti est composé de maisons unifamiliales, maintenant divisées en appartements, et d'immeubles de faible hauteur. Dans ce paysage urbain s'élèvent cependant des tours de bureaux modernes (Tour du Midi, Tour Madou, Tour Dexia, Tours Belgacom, Tour des Finances, WTC, etc.), concentrées dans les quartiers d'affaires de la ville : Gare du nord (surnommé le petit Manhattan), quartier européen, avenue Louise. De nombreux parcs jalonnent la ville. La proportion d'espaces verts est également importante bien qu'inégalement répartie. Les jardins privés en intérieur d'îlot sont nombreux.
plus d'infos sur Bruxelles
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Vol au départ de la Belgique |
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BelgiqueGenèse du fédéralisme belge : nationalisme flamand, régionalisme wallon et « belgitude » bruxelloise
La régionalisation institutionnelle du pays amorcée dans les années 1970 est pour certains Wallons une manière de concrétiser la vingtaine de projets fédéralistes qu'ils ont rédigés depuis 1905 et, dès 1912, avec l'appui d'une majorité de parlementaires wallons, notamment lors du Congrès wallon de 1913, en 1938 lors du dépôt d'une révision de la Constitution allant dans ce sens par Georges Truffaut. En 1947, la majorité du groupe parlementaire wallon appuya une révision de la Constitution belge allant dans ce sens après la réunion du Congrès national wallon en 1945 et 1946. Une nouvelle tentative eut lieu en 1952 à l'initiative de Joseph Merlot. Le 13 janvier 1961, au plus fort de la grève qui paralysait la Wallonie 400 mandataires socialistes wallons se réunirent à Saint-Servais et rédigèrent une Adresse au Roi dans laquelle ils réclamaient la Wallonie le droit de disposer d'elle-même. Du mouvement social naquit un mouvement le Mouvement populaire wallon puis plus tard le Rassemblement wallon qui permettent de penser que ce sont les politiques wallons qui initièrent le passage de la Belgique de l'État unitaire à l'État fédéral amorcé dans les années 70.
Les Bruxellois francophones demeuraient en revanche partisans d'une Belgique centralisée, de crainte de perdre leur influence de ville-centre de la politique et de l'économie belges. Désormais, les Bruxellois (francophones) soutiennent à leur tour la régionalisation, puisqu'ils ont obtenu en 1989 leur propre Région fédérée et la garantie que celle-ci serait une Région à part entière.
Les Bruxellois francophones ne sont ni Wallons, ni Flamands : en revanche, les Bruxellois francophones ont avec les Wallons une langue commune, le français (en raison de la francisation de Bruxelles). Les Bruxellois de souche ont avec les Flamands de nombreuses ascendances familiales (les Bruxellois étaient en majorité des néerlandophones au XIXe siècle, parlant des dialectes flamands brabançons).
La population bruxelloise s'est enrichie d'une immigration soutenue en provenance de Wallonie aux XIXe et XXe siècles (dans des proportions équivalentes à celle en provenance de la Flandre), puis s'est encore diversifiée avec une immigration d'Europe de l'Est et du Sud au cours du XXe siècle (réfugiés russes fuyant le bolchevisme après 1917 ; travailleurs en provenance d'Italie, d'Espagne et du Portugal autour de la seconde guerre mondiale et pendant les Trente glorieuses ; etc.), et enfin une immigration plus récente (depuis les années 1960-1970) en provenance des anciennes colonies belges mais aussi du Maghreb, de Turquie, d'Amérique latine, etc. Ces vagues d'immigrations successives ont en commun d'avoir adopté la langue française.
Les Flamands de Bruxelles ont une position fort différente: ils défendent l'autonomie de la région-capitale, mais revendiquent avec force leur appartenance à la Communauté Flamande. Aucun de leurs élus ne voudrait laisser tomber cela. Ils se définissent comme Flamands et Bruxellois à la fois, l'une étant leur communauté (voir pour certains d'eux, leur 'nation'), l'autre leur ville.
Les deux Régions très majoritairement francophones de Belgique (Région wallonne et Région Bruxelles-Capitale), vivent dans le même espace linguistique, artistique et médiatique. Des solidarités multiples et fortes existent donc entre Wallons et Bruxellois. Les partis politiques belges se divisent selon la langue. Il existe depuis peu un consensus à l'intérieur des partis belges francophones pour faire face à l'indéniable puissance du mouvement nationaliste flamand (tous les partis politiques modérés de Flandre se déclarent "nationalistes flamands" aujourd'hui, le parti du ministre-président flamand envisage même l'indépendance à long terme). Wallons et Bruxellois demeurent très attachés à l'existence de leur région respective, tout en conservant une loyauté politique à la Belgique (cette dernière se manifestant à des degrés divers tant à Bruxelles qu'en Wallonie, mais également, dans une moindre mesure, en Flandre, cf. Sentiments d'appartenance en Belgique et Wallonie).
Le fédéralisme belge donne de fait la préséance aux Régions sur les Communautés puisque les députés des Parlements wallon et bruxellois sont élus directement, une partie des députés bruxellois francophones directement élus formant alors, avec la totalité des parlementaires wallons directement élus, le Parlement de la Communauté Wallonie-Bruxelles, institution parfois remise en cause par des Wallons, comme l'indique régulièrement le baromètre politique saisonnier de la Libre Belgique. Depuis, une contestation semblable a surgi à Bruxelles même avec un texte publié le 20 décembre 2006 dans le journal Le Soir, auquel des Wallons ont répondu positivement le 7 mai 2007. Il semble bien qu'on puisse dire que si la solidarité francophone n'est pas contestée, la manière de l'organiser institutionnellement pose actuellement problème puisque la Région bruxelloise, bien que majoritairement francophone, a à sa tête un Gouvernement où le nombre des ministres en titre flamands est strictement identique à celui des ministres francophones (alors que les Flamands représentent 10 % de la population bruxelloise comme le rappelle Philippe Van Parijs), ce qui constitue une asymétrie au niveau de la représentation démographique de la capitale. Comme nombre d'habitants francophones de Bruxelles ne votent pas, la représentation flamande tourne cependant autour de 14 % des suffrages, mais ces suffrages élisent 19% des sièges du Conseil régional (17 sièges contre 72 aux francophones). On a calculé qu'un siège francophone "coûtait" 44 % de voix de plus qu'un siège flamand. Dans le gouvernement fédéral, le nombre des ministres francophones équivaut à celui des néerlandophones (sans compter le premier ministre), bien que les francophones soient dans une position minoritaire (40 à 45 % au niveau fédéral, si l'on y ajoute aussi les francophones de Flandre). Mais ces deux positions minoritaires ne sont pas comparables. L'une (les Flamands de Bruxelles), constitue une communauté au sein d'une ville, l'autre - les Wallons et des Bruxellois francophones - soit constituent la population presque toute entière d'une entité fédérée (la Région wallonne), vivant sur la plus grande partie du territoire belge, soit constituent la grande majorité d'une ville qui a fait du français sa lingua franca.
Organisation de l'État fédéral belge
La Belgique est une monarchie constitutionnelle et un État fédéral, dont le chef d'État actuel est le roi Albert II. En pratique le pays conserve quelques caractéristiques confédérales.
La Constitution fut amendée en 1993 pour adopter un système fédéral afin d'éviter la rupture entre néerlandophones et francophones. Malgré cela, les tensions politiques, culturelles, linguistiques et économiques existent toujours entre les deux communautés. Un parti politique flamand, le Vlaams Belang, prône ainsi l'indépendance de la Flandre à court terme tandis qu'un parti francophone très minoritaire, le RWF, souhaite le rattachement de la Wallonie et de Bruxelles à la France. Ces deux mouvements sont d'obédience républicaine par nature.
Le fédéralisme belge est bâti sur le concept d'équipollence des normes, c'est-à-dire que le niveau de pouvoir fédéral n'a aucune préséance par rapport aux entités fédérées. Un décret voté au Parlement wallon ne peut ainsi pas être contredit par une loi belge. De plus, comme les entités fédérées ont, pour l'essentiel, des compétences exclusives (y compris sur la scène internationale), une même compétence ne peut pas être détenue à la fois par les entités fédérées et par l'État belge.
En 1980 lors de la création des Régions, les Flamands ont immédiatement transféré toutes leurs compétences régionales à la Communauté flamande, comme l'autorise la Constitution. Les 6 députés du Parlement flamand provenant de la Région de Bruxelles-Capitale ne votent toutefois pas les décrets concernant les matières régionales.
Le pouvoir fédéral est entre les mains du Premier ministre et de son gouvernement. Depuis les élections de juin 2003 le gouvernement est une coalition de quatre partis politiques menée par Guy Verhofstadt, composée des partis socialistes francophone et néerlandophone, ainsi que des partis libéraux francophone et néerlandophone.
L'État fédéral est compétent dans tous les domaines d'intérêt national, tels que la défense et les affaires internationales, toute la sécurité sociale, 95% de la fiscalité, l'économie, les télécommunications et d'importantes compétences semi-fédéralisées, comme dans le domaine de la recherche scientifique, et dans l'enseignement (âge de l'obligation scolaire, diplômes, etc.).
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