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Vol Saint Jacques de Compostelle Djerba
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Vol pour Djerba (Tunisie) |
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DjerbaHistoire
Djerba est occupée par l'Espagne de 1521 à 1524 et de 1551 à 1560. Elle devient ensuite la base temporaire du corsaire et amiral ottoman Khayr ad-Din Barberousse. De 1524 à 1551, l'île est l'une des bases principales des corsaires ottomans et nord-africains conduits par Dragut. C'est dans ce contexte de rivalité entre Ottomans et Européens pour le contrôle de la Méditerranée qu'une bataille navale oppose au large de l'île, du 9 au 14 mai 1560, la flotte ottomane menée par Piyale Pacha et Dragut à une flotte européenne principalement composée de navires espagnols, napolitains, siciliens et maltais.
En 1568, le pacha de Tripoli s'y présente pour demander un grand tribut et l'île est prise par Ibrahim en 1598. Pendant le XVIe siècle et le début du XVIIe siècle, l'île dépend alternativement des gouverneurs d'Alger, de Tripoli ou de Tunis jusqu'à ce que Hammouda Pacha (gouverneur de 1631 à 1659) l'incorpore définivement au royaume de Tunis. En 1705, avec l'établissement de la dynastie des Husseinites, le bey de Tunis est dorénavant représenté sur l'île par un cheikh et des caïds recrutés parmi les plus importantes familles locales. La plus importante d'entre elles est la famille Senumeni (XVIe siècle) puis celle des Bel Djelloud. L'un des membres de cette famille, Saïd, fera utiliser tous les navires de l'île pour empêcher que Younès, fils d'Ali I Bey, puisse se rendre sur l'île, ce qui lui coûtera la vie. De la seconde moitié du XVIIe siècle aux XVIIIe et XIXe siècles, la famille dominante est celle des Ben Ayed.
À partir du XVIIIe siècle, l'orthodoxie malékite se substitue à l'ibadisme et la langue berbère perd peu à peu de son importance face à l'arabe. Au XVIIIe siècle, on assiste à des incursions de la part des nomades Urghamma et Akkara provenant de la région du Djefarra. En 1705 et 1706, la peste fait ravage sur l'île et reviend en 1809. En 1794, l'île est pillée par un aventurier nommé Ali Burghul durant 58 jours et, en 1864, elle est à nouveau atteinte par des nomades de la région de Zarzis. Cette même année, une nouvelle épidémie de peste et une révolte sont relevées. En 1846, Ahmed I Bey interdit l'esclavage, acte qui affecte l'économie de l'île qui est alors l'un des plus importants centres du commerce des esclaves en Tunisie, avec Gabès, où parviennent les caravanes d'esclaves venant des oasis de Ghadamès et Ghat. Le commerce se déplacera par la suite vers Tripoli.
L'île reste sous la domination ottomane jusqu'en 1881, date à laquelle la Tunisie passe sous protectorat français avant d'accéder à l'indépendance en 1956.
Le 11 avril 2002, un attentat est commis contre des touristes visitant la synagogue de la Ghriba. Un camion bourré d'explosifs saute à proximité de cette dernière : 21 personnes sont tuées, dont 14 Allemands, 5 Tunisiens et 2 Français, et d'autres blessées. Le gouvernement tunisien parle alors d'un accident mais les experts suggérèrent rapidement un attentat qui est revendiqué par la suite par Al-Qaida.
Économie
Le tourisme est la principale activité économique de l'île : Djerba est célèbre dans le monde entier pour ses plages et les nombreux hôtels dont elle dispose. Les espaces permettent d'avoir de grandes unités hôtelières (un complexe comporte 3000 lits et quelques autres hôtels ont plus de 1000 lits). La présence de l'aéroport international de Djerba-Zarzis (ouvert en 1970 et agrandi depuis) et d'infrastructures routières satisfaisantes contribue à en faire un centre touristique important et un générateur de croissance économique pour ses habitants. Les touristes, principalement allemands, italiens et français, y apprécient le mélange de modernité et de tradition.
L'économie de l'île repose également sur les champs d'oliviers et les huileries associées. L'artisanat local, comme les poteries du village de Guellala, se développe en même temps que le tourisme. Enfin, la pêche locale profite d'eaux parmi les plus poissonneuses de la mer Méditerranée : sautade de mulets et pêche à la gargoulette (amphore) de poulpes.
Religion
L'île est un centre de la secte islamique des ibadites. Ainsi, à trois kilomètres de Sedouikech, en direction d'El Kantara, se trouve l'une des mosquées souterraines de l'île où les ibadites persécutés se réfugièrent pour pratiquer leur culte. Comme elle n'est plus utilisée pour le culte, elle peut être visitée librement. Entourée d'une oliveraie, on y accède par un escalier très raide et étroit qui conduit dans la chambre principale. À côté de la mosquée se trouve un grand réservoir qui alimente un puits également souterrain.
plus d'infos sur Djerba
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Vol pour la Tunisie |
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TunisieGéographie
Les terres cultivées représentent 4,9 millions d'hectares dont 1,6 consacré à la culture des céréales, 1,6 consacré à la culture de l'olivier et 400 000 hectares consacrés aux cultures irriguées. Le désert occupe une superficie comprise entre 33% et 40% du territoire selon qu'on le définisse d'après l'aridité ou selon des caractéristiques paysagères.
La Tunisie possède un relief contrasté entre une partie septentrionale et occidentale montagneuse située dans l'extension du massif montagneux de l'Atlas » son point culminant est le Djebel Chambi (1 544 mètres) » et coupée par la plaine de la Medjerda (seul cours d'eau alimenté de façon continue), une partie orientale plane s'étendant entre Hammamet et Ben Gardane et une partie méridionale désertique divisée entre une succession de chotts (Chott el-Gharsa, Chott el-Jérid et Chott el-Fejaj), des plateaux rocheux et les dunes du Grand Erg Oriental. Le littoral parsemé de tombolos et de lagunes se déroule sur 1 298 kilomètres dont 575 de plages sablonneuses. Quelques îles dont les Kerkennah et Djerba parsèment le littoral.
Le climat de la Tunisie se divise en sept zones bioclimatiques, la grande différence entre le nord et le reste du pays étant due à la chaîne de la dorsale tunisienne qui sépare les zones soumises au climat méditerranéen de celles soumises au climat aride engendré par le Sahara. En raison de sa situation géographique, le climat tunisien est influencé par divers types de vents : la côte nord est exposée aux vents marins soufflant depuis le sud de la France, ce qui provoque une baisse significative des températures et une hausse des précipitations, et le sud du pays aux vents chauds et secs tels le sirocco soufflant sur les grandes étendues désertiques et les plaines. Le pays bénéficie également d'un taux d'ensoleillement important (dépassant 3 000 heures par an). Les températures varient en raison de la latitude, de l'altitude et de la proximité ou de l'éloignement de la mer Méditerranée. S'il peut faire quelques degrés au-dessous de 0°C en hiver dans les montagnes de Kroumirie, la température grimpe parfois en été aux environs de 50°C dans les régions désertiques. La pluviométrie annuelle varie également selon les régions : d'environ 1 000 millimètres au nord à environ 380 millimètres au centre et environ 300 millimètres au sud.
La flore varie beaucoup en fonction des régions : celle des régions côtières est semblable à celle de l'Europe méridionale et comprend prairies, garrigue, maquis et forêts de chênes-liège. Plus au sud, la végétation est de type steppique avec une dominance de l'alfa. Dans les régions arides de l'extrême sud, les oasis sont plantées de palmiers-dattiers.
Huit aires naturelles ont été érigées en parcs nationaux. Le parc national de l'Ichkeul, qui s'étend sur 12 600 hectares, est inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l'Unesco. Il existe également 16 réserves naturelles qui ont pour but d'être un habitat pour des espèces ayant une valeur écologique et économique et en tant qu'écosystèmes vulnérables.
Selon une étude du programme méditerranéen du WWF, la région côtière du nord-ouest figure parmi les 13 sites de la Méditerranée qui se distinguent par leur richesse naturelle, leur biodiversité et leurs espèces végétales et animales uniques.
L'espace tunisien apparaît inégalement peuplé et développé sur le plan socio-économique selon un gradient intérieur-littoral (ouest-est). Les treize gouvernorats côtiers totalisent 65,3% de la population totale avec une forte densité de population (140 habitants par km²). L'économie y est diversifiée et c'est l'activité industrielle qui se démarque le plus avec la concentration de 85% des établissements industriels du pays et même de 87,5% de l'emploi dans ce secteur économique.
La Tunisie est urbanisée à 64,9 % (2005) et connaît un taux d'urbanisation annuelle de 3,6 %. Le réseau urbain se situe sur la bande littorale orientale, entre les régions de Tunis et Gabès en passant par le Sahel et Sfax (centre-est du pays), qui dispose des plus grandes infrastructures économiques et concentre plus de 80 % de la population urbaine. Les principales agglomérations sont :
Économie
Entre 1956 et 1960, pour affirmer le contrôle public dans les secteurs-clefs, le gouvernement prend en main la direction du secteur bancaire et nationalise les sociétés de transport, d'électricité, de gaz naturel et d'eau. Dans le même temps, le 18 octobre 1958, le dinar tunisien devient la monnaie officielle. Cependant, l'importance croissante de l'Union générale tunisienne du travail (UGTT) mène le pays vers l'adoption du socialisme. Les objectifs principaux sont alors la « décolonisation économique », l'amélioration du niveau de vie, la réduction de la dépendance des capitaux extérieurs et la création d'un marché national. En mai 1964, l'Assemblée nationale décrète l'expropriation des terres en possession étrangère afin d'établir 300 fermes coopératives d'État. Toutefois, l'expérience rencontre des difficultés insurmontables et est interrompue en septembre 1969 suite à la parution d'un rapport de la Banque mondiale sur le déficit des entreprises publiques. Avec l'arrivée d'Hédi Nouira à la tête du gouvernement, l'État engage son retrait du secteur industriel en l'ouvrant à l'investissement privé. En réalité, la Tunisie maintient largement le subventionnement des prix, le secteur financier est entièrement géré par le gouvernement et l'économie est protégée par des droits de douane très élevés et des restrictions d'importation. Cependant, l'économie bénéficie de résultats positifs grâce aux deux chocs pétroliers, qui font augmenter les prix du pétrole et des phosphates, mais aussi grâce à une production agricole en hausse et à des recettes touristiques plus élevées. Néanmoins, la Tunisie reste dépendante des recettes pétrolières et est pénalisée par son endettement extérieur, grevant les finances publiques qui assurent jusque-là les rentes. De plus, elle n'a pas de base productive en mesure d'absorber le surplus de travailleurs et d'exporter une gamme de produits diversifiée et compétitive. Le manque d'investissement de l'État dans les infrastructures entrave encore la croissance et dissuade les investisseurs privés. Entre 1985 et 1986, les agitations sociales augmentent de façon dramatique où l'UGTT organise des grèves et des manifestations contre l'augmentation du chômage et la politique salariale. En conséquence, le gouvernement conduit par le premier ministre Rachid Sfar se met d'accord avec le Fonds monétaire international sur la mise en place d'un programme de réforme économique. Au bout de 18 mois, les grands déséquilibres internes et externes sont maîtrisés, la dette extérieure reste raisonnable et une croissance du PIB de 4,3 % est atteinte. Dès le début des années 1980, le gouvernement considère aussi la privatisation des entreprises étatiques pour mettre fin à leur endettement. Les secteurs concernés sont surtout le tourisme, les matériaux de construction, l'industrie textile, l'industrie agroalimentaire et la pêche, la mécanique et l'électrotechnique. De plus, le gouvernement encourage l'industrie manufacturière produisant uniquement pour l'exportation en lui donnant la possibilité de s'implanter partout dans le pays tout en travaillant sous le règlement des zones de libre-échange.
Depuis l'indépendance de la Tunisie, l'agriculture a enregistré des taux de croissance importants et a permis au pays d'atteindre un niveau de sécurité alimentaire suffisant. En dépit du développement des autres secteurs de l'économie nationale, l'agriculture conserve une importance sociale et économique : elle assure environ 12,3 % du PIB et emploie 16,3 % de la main-d'oeuvre en 2006. Les principales productions agricoles sont les céréales (blé et orge), les olives (4e producteur mondial et 2e exportateur mondial), les dattes, les agrumes et les produits de la mer. La gestion de l'agriculture appartient encore à des organismes d'État tels les offices des céréales, de la pêche ou de l'huile mais le secteur agricole est de plus en plus pris en charge par des groupes privés souvent présents dans l'industrie agroalimentaire tel le groupe Poulina qui est le premier groupe privé du pays.
En matière industrielle, la Tunisie est le premier exportateur d'Afrique en valeur absolue : elle est ainsi passée devant l'Afrique du Sud en 1999. Les secteurs du textile et de l'agroalimentaire représentent 50 % de la production et 60 % de l'emploi de l'industrie manufacturière. Mais, après avoir cru à un rythme annuel de 2,1 % (entre 2000 et 2005), l'industrie tunisienne fait aujourd'hui face à la concurrence étrangère. Toutefois, les exportations de produits mécaniques et électriques se sont multipliées par cinq entre 1995 et 2005. Quatrième fournisseur de l'Union européenne en produits textiles, elle était jusqu'en 2002 le premier fournisseur de la France avant d'être surclassée par la Chine en 2003. Les ressources naturelles de la Tunisie restent quant à elles modestes, ce qui contraint le pays à importer du pétrole.
Dans le secteur des services, le développement du tourisme remonte aux années 1960 grâce à l'action conjuguée de l'État et de groupes privés. Le secteur touristique représente 6,5 % du PIB et fournit 340 000 emplois dont 85 000 emplois directs, soit 11,5 % de la population active occupée avec une forte part d'emploi saisonnier. Outre le tourisme balnéaire majoritaire, le tourisme saharien (Douz et Tozeur attirant chaque année plus de 250 000 touristes durant toute l'année) est en fort développement. Plus récemment, le tourisme vert, la thalassothérapie et le tourisme médical sont apparus et croissent très rapidement. Le commerce et la distribution, qui emploie plus de 500 000 personnes et participe à 10,7 % du PIB national, se divise en deux catégories. Ainsi, le secteur se caractérise encore par la prédominance du commerce traditionnel avec 88 % (2006) du chiffre d'affaires, l'essentiel des transactions commerciales étant réalisé par de petits commerçants. La distribution moderne, qui compte pour 12 % du chiffre d'affaires global et regroupe des enseignes nationales et internationales, n'est apparue que lorsque le marché s'est libéralisé en 1999.
Transport
La Tunisie compte aujourd'hui sept ports de commerce (Radès, Sfax, Bizerte, Gabès, Sousse, Zarzis et La Goulette) tandis qu'un port en eaux profondes va être réalisé à Enfida. Placés sous la gestion de l'Office de la marine marchande et des ports, ils assurent à eux seuls 96 % du commerce extérieur tunisien. Avec ses 550 000 passagers et ses 415 000 croisiéristes enregistrés en 2004, le port de La Goulette est l'une des destinations les plus appréciées dans l'ouest du bassin méditerranéen. La Compagnie tunisienne de navigation, société publique, est le principal armateur du pays et assure des lignes régulières reliant les deux rives de la mer Méditerranée (vers Marseille, Gênes, Livourne et Barcelone). Le pays compte par ailleurs trente aéroports dont sept aéroports internationaux. Le principal aéroport du pays est celui de Tunis-Carthage, situé à dix kilomètres de la capitale. En 2005, 39,2 % du trafic s'effectue par l'aéroport international de Tunis-Carthage. Plus des deux-tiers du trafic commercial aérien sont destinés à l'Europe.
Le transport ferroviaire assure plus du tiers des déplacements nationaux à travers un réseau national de 2 153 kilomètres de voies ferrées. Le réseau est exploité par la Société nationale des chemins de fer tunisiens (SNCFT) ainsi que par la Société du métro léger de Tunis spécialisée dans le transport urbain dans la région de Tunis.
Le réseau routier s'étend sur 19 300 kilomètres dont 12 655 kilomètres de routes goudronnées ainsi que de trois autoroutes reliant Tunis à M'saken au sud (prolongée jusqu'à Sfax fin 2007), Bizerte au nord ou Oued Zarga à l'ouest. Le secteur du transport routier domine les transports terrestres de voyageurs et de marchandises. Il est néanmoins contrôlé par les sociétés étrangères à cause du petit nombre d'entreprises tunisiennes.
Démographie
Alors que la vaste majorité des Tunisiens (98 %) s'identifient culturellement aux Arabes, certaines études tendent à indiquer qu'ils seraient ethniquement plus proches des Berbères mais aussi de certains Européens :
« Comparés avec d'autres communautés, notre résultat indique que les Tunisiens sont très liés aux Nord-Africains et aux Européens de l'Ouest, en particulier aux Ibériques, et que les Tunisiens, les Algériens et les Marocains sont proches des Berbères, suggérant une petite contribution génétique des Arabes qui ont peuplé la région au VIIe ou VIIIe siècle. »
Toutefois, de nombreuses civilisations ont envahi le pays puis ont été assimilées à des degrés divers : Phéniciens, Romains, Vandales venant d'Allemagne, Ottomans et enfin Français. De plus, beaucoup de Maures et de Juifs arrivèrent d'Andalousie à la fin du XVe siècle.
Les premiers Arabes orientaux, venus à partir du VIIe siècle avec les conquêtes musulmanes, ont contribué à l'islamisation de la majeure partie de l'Ifriqiya. À cette occasion se créent quelques villes nouvelles dont Kairouan et Mahdia. C'est à partir du XIe siècle, avec l'arrivée des tribus hilaliennes chassées d'Égypte, que l'arabisation linguistique et culturelle devient déterminante. Certains groupes, descendants des Berbères, ont cependant su conservé leur langue et leurs coutumes, souvent en raison de leur enclavement géographique. En effet, de nos jours, ils habitent souvent les régions de montagnes (Matmata, Tataouine, Gafsa ou Sbeïtla). Toutefois, les Berbères, qui représentent une forte minorité ethnique au Maroc et en Algérie, restent peu nombreux en Tunisie.
Presque la totalité des Tunisiens (98 % de la population) est de confession musulmane sunnite de rite malékite. De la forte population juive qui a existé durant 2 000 ans, au sud de Djerba, il n'en reste plus aujourd'hui qu'une infime partie, vivant principalement dans la région de Tunis, car la majorité des Juifs tunisiens ont en effet émigré vers Israël ou la France. Il existe également une petite population chrétienne. Les quelques tribus nomades, minoritaires, sont pour la plupart intégrées et sédentarisées.
La Tunisie a dépassé le cap des 10 millions d'habitants en 2005, ce qui correspond à un triplement de sa population depuis 1956 (3 448 000 habitants) et à un doublement depuis le début des années 1970. Néanmoins, la croissance démographique ralentit, le pays accélérant sa transition démographique dans les années 1990. L'indice de fécondité recule graduellement : le nombre d'enfants par femme est passé de près de 6 dans les années 1960 à 3,4 en 1994 et serait de deux en 2006 (niveau le plus faible du monde arabe). Ainsi, l'accroissement annuel est réduit à 1,08. Mais la Tunisie est aussi un pays qui connaît aussi un taux important d'émigration : le nombre de Tunisiens résidant à l'étranger est évalué à 885 000 personnes. 83 % d'entre eux résident en Europe dont 511 000 en France.
Culture
La culture de la Tunisie est riche de ses 3 000 ans d'histoire et reflète ses cultures punique, arabe, turque, africaine, européenne et musulmane ainsi que l'influence des dynasties successives qui règnent sur le pays. Les sites historiques (amphithéâtre d'El Jem et ruines de Carthage), les musées (dont le Musée national du Bardo), l'architecture des villes (Sidi Bou Saïd et son influence arabo-andalouse), la cuisine (baguette, fromage et croissant français ainsi que pâtes italiennes) et la musique témoignent de ce passé où les cultures du bassin méditerranéen se sont croisées.
L'islam est la religion principale de la Tunisie avec un taux qui avoisine les 98 % de la population. Le judaïsme et le christianisme y sont très minoritaires mais la Tunisie se caractérise par sa tolérance et son ouverture aux autres cultures qui ont fait l'identité du pays.
Les Tunisiens conservent quelques croyances d'origine berbère comme le mauvais oeil. Nombre de pratiques et de grigris doivent servir à le repousser. Par ailleurs, le pays est parsemé de petites constructions blanches appelées marabouts. Ce sont les tombeaux de sages qui, par leur méditation, étaient censés guérir les malades et les aveugles. Aujourd'hui, les Tunisiens continuent à les prier et à leur demander quelques faveurs.
La constitution tunisienne prévoit l'exercice libre des religions tant qu'elles ne portent pas atteinte à l'ordre public. Le gouvernement respecte généralement ce droit. Cependant, il ne permet pas l'établissement de partis politiques basés sur la religion, interdit le prosélytisme et limite le port du hijab (notamment dans les administrations et écoles publiques). Les fêtes religieuses musulmanes sont considérées comme des jours fériés (Aïd el-Kebir, Aïd el-Fitr, Mouled, etc.). Le gouvernement reconnaît également la sainteté des fêtes religieuses des non-musulmans, particulièrement celles des religions monothéistes.
plus d'infos sur la Tunisie
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Vol au départ de Saint Jacques de Compostelle (Espagne) |
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Saint Jacques de CompostelleLes édifices religieux
El Monasterio de San Martín Pinario
Le Monastère de Saint-Martin Pinario est un ancien monastère bénédictin, le plus grand de Galice. L'édifice actuel, le plus important de la ville après la cathédrale, date du XVIIe siècle, comprend une église du XVIe siècle. Sa façade, composée comme un retable plateresque et précédée d'un escalier à double volée, donne sur la ravissante petite Plaza de San Martín.
L'intérieur frappe par l'ampleur de la nef unique, voûtée d'un berceau à caissons et éclairée par une lanterne sans tambour, à la mode byzantine. Le retable du maître-autel, du style churrigueresque le plus exubérant, fut dessiné par le grand architecte Casas y Novoa (1730). Remarquer les deux chaires baroques aux abat-voix en forme de double bulbe. Un escalier d'honneur sous une élégante coupole mène à trois cloîtres (XVIe - XVIIIe siècle) dont celui des Processions.
On sort sur la place de la Inmaculada où la façade du couvent opte pour l'ordre colossal, de grandes colonnes doriques groupées par paires s'élancent du sol au couronnement.
El Monasterio de San Pelayo et le Musée d'Art sacré
Le monastère de San Pelayo fut fondé à l'origine par Alphonse II le Chaste (759 - roi des Asturies en 791 - 842), mais l'édifice actuel, quelque peu austère, remonte aux XVIIe et XVIIIe siècles. L'un des côtés du bâtiment longe la Plaza de Quintana. À l'intérieur, il faut s'attarder sur l'Autel de l'Apôtre, en marbre et d'une grande sobriété, qui passe pour avoir été consacré par les disciples de l'apôtre Jacques. Le petit musée d'Art Sacré (Museo de Arte Sacro) mérite également une visite.
Dans la Chapelle du monastère de San Pelayo, La Virgen de la 0, représentation galicienne de la Vierge de l'Annonciation.
La Iglesia Santa María del Sar
L'église Sainte Marie du Sar, située dans les faubourgs de la ville, on y accède par la Calle Castron d'Ouro.
Cette église du XIIe siècle frappe extérieurement par ses contreforts qui ont été ajoutés au XIIIe siècle. La puissance de ces derniers n'apparaîtra pas superflue quand on observera, à l'intérieur, le saisissant déversement des piliers sous l'action des poussées exercées par la voûte.
Du cloître qui l'accompagnait, il ne reste que l'aile adossée à l'église, dont les arcades géminées, décorées de fleurs et de feuillages, sont d'une grande élégance.
Les édifices civils
El Hostal de los Reyes Católicos.
Cet hôpital fut édifié à partir de 1501 sur ordre de Ferdinand d'Aragon et Isabelle de Castille pour accueillir les pèlerins et remplacer le vieil hôpital qui se trouvait alors sur l'actuelle Plaza de la Azabachería. Sa longue façade est ornée d'un imposant portail plateresque, et les fers forgés et les colonnes de la chapelle sont d'une facture exceptionnelle. Son plan est celui de tous les hôpitaux de l'époque. Une croix inscrite dans un carré qui délimite quatre élégants patios plateresques.
Cet Hostal, devenu parador, continue de remplir sa fonction d'hébergement au service du voyageur, bien qu'il ait un caractère luxueux. Quotidiennement, une quinzaine de pèlerins, munis de leur Compostela, sont admis dans les cuisines pour y recevoir gracieusement un repas.
L'Hôtel de ville.
Face à la cathédrale, il est installé dans l'ancien palais de Raxoy dont la façade très classique fut confiée au XVIIIe siècle au Français Charles Lemaur. Il sert aussi de siège à la présidence de la Xunta de Galicia.
Le Collège Saint-Jérôme.
Sur le côté sud de la place, cet édifice du XVIIe siècle conserve un élégant portail du XVe siècle avec de fortes réminiscences romanes.
El Palacio de Gelmírez.
Situé à gauche de la cathédrale, il abrite l'archevêché. On peut voir quelques salles du palais du XIIe siècle et de l'époque gothique.
Commandé par l'évêque Gelmírez en 1120, le Palais de Gelmírez (el Palacio de Gelmírez) est considéré comme l'un des plus remarquables spécimens de l'architecture romane. La façade date du XVIIIe siècle ; l'intérieur est simple et austère, mais extrêmement élégant. La salle de banquet, appelée Salón Sinodal (Salle synodale), longue de plus de 30 m, est soutenue par des voûtes sculptées en ogive et ne comporte qu'un seul arc central, l'Arc du Palais. Sur les culs-de-lampe se déroule, en haut relief, le banquet nuptial d'Alphonse IX de León.
Museo do Pobo Galego.
Le musée du Peuple galicien occupe l'ancien monastère Santo Domingo de Bonaval qui fut fondé au début du XIIIe siècle mais dont la structure actuelle date du XVIIe - XVIIIe siècle. Les salles sont organisées par thème (la mer, l'artisanat, la campagne et l'architecture populaire), permettant ainsi d'observer l'évolution qui eut lieu au cours des siècles. Signalons aussi des escaliers à triple révolution avec plusieurs rampes et sans support. L'église attenante abrite le panthéon de Galiciens illustres.
El Hospital Real de Santiago de Compostela.
L'Hôpital Royal de Saint-Jacques-de-Compostelle construit dans le style plateresque entre 1501 et 1512 par Enrique Egas (1455 - 1534), architecte espagnol d'ascendance flamande.
Du côté des Platerías, la Casa del Deán et la Casa del Cabildo (maisons du Doyen et du Chapitre), baroques.
Les Places
La Praza do Obradoiro.
La Place de l'Obradoiro est l'une des places les plus charmantes et les plus typiques d'Espagne. Les tours de la cathédrale s'étirent en longueur face au Palais Rajoy (el Pazo de Raxoy), séminaire du XVIIIe siècle à l'origine, qui de nos jours, derrière une élégante façade néoclassique, abrite l'Hôtel de Ville. À gauche, face à la cathédrale, mariant les styles gothique et Renaissance, se dresse l'Auberge des Rois catholiques (el Hostal de los Reyes Católicos) construite au XVIe siècle pour loger les pèlerins. En face, se trouve le Colegio de San Jerónimo, qui date de la fin du XVe siècle et abrite aujourd'hui la demeure du recteur de l'université de la ville. Ces quatre superbes édifices, contrastant les uns sur les autres, forment un ensemble d'une beauté exceptionnelle.
C'est probablement la place où les ouvriers avaient leur chantier.
La Praza da Quintana.
La place de Quintana (la Praza da Quintana), située au chevet, derrière la cathédrale et de la Plaza de Obradoiro (la Praza do Obradoiro), diffère dans le style et dans le caractère. Elle est animée par la vie estudiantine.
Bordée dans sa partie inférieure par l'ancienne Maison du Chapitre (casa de la Canònica), aux arcades sobres et bien rythmées, et, sur l'aile, en retour d'équerre, s'étend la longue façade austère du Monastère Sant Pelayo, dont les murs austères s'ornent de fenêtres barrées de belles grilles anciennes.
En face, perçant le mur du chevet de la cathédrale, la porte du Pardon ou Porte Sainte.
En haut du grand escalier, la maison de la Treille (Casa de la Parra) est une belle construction baroque de la fin du XVIIe siècle. En face, une volée de marches en béton, couverte de lierre, et qui recouvre une extrémité de la place, plonge sur la casa de Conga, datant du XVIIIe siècle.
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EspagneHistoire
La nouvelle constitution, très libérale, rompt avec le centralisme très poussé de l'époque franquiste, et met en place une très large décentralisation. De nombreux partis nationalistes locaux sont à nouveau légalisés, en particulier dans les provinces périphériques, où subsistent des langues régionales différentes du castillan (Galice, Pays basque, Catalogne). Certains revendiquent plus d'autonomie, d'autres parlent d'indépendance (en particulier au Pays basque et en Catalogne). Le parti communiste est aussi légalisé.
L'indépendantisme le plus radical et le plus violent sera celui de l'ETA basque, organisation terroriste prônant et pratiquant la lutte armée.
La réussite économique de l'Espagne des trente dernières années qui la distingue de sa soeur ibérique, induit l'idée d'un miracle économique espagnol pour en décrire son évolution contemporaine.
Politique
Depuis 1978, l'organisation politique de l'Espagne est régie par la Constitution espagnole de 1978 qui établit un régime de monarchie constitutionnelle et démocratique et la pluralité des partis politiques.
Le monarque dispose de pouvoirs politiques et symboliques, définis par l'article 62 de la constitution : il ratifie les lois, peut dissoudre le parlement (Las Cortes Generales), nomme le Président du gouvernement, et est le chef des armées. Par ailleurs (art. 63), il est le chef de la diplomatie de l'État. L'actuel roi est Juan Carlos Ier.
Le Président du gouvernement (Presidente del Gobierno) (rôle comparable à celui d'un Premier ministre), est à la tête de l'exécutif pour une durée de quatre ans renouvelable. Le Président du gouvernement est nommé par le Roi après l'acceptation de sa candidature par le Congreso de los Diputados; il préside le Conseil des Ministres. José Luis Rodríguez Zapatero est Président du gouvernement depuis la mi-mars 2004, après la victoire de son parti aux élections législatives. Il succède à José María Aznar.
Le pouvoir législatif réside dans les Cortes Generales, qui constituent l'organe suprême de représentation du peuple espagnol. Les Cortes Generales sont composées par une chambre basse, le Congreso de los Diputados, et une chambre haute, le Senado. Le Congrès des députés (Congreso de los Diputados) compte 350 membres élus pour quatre ans au suffrage direct. Le Sénat (Senado) est constitué de 248 membres dont 208 directement élus et 40 désignés par les régions.
Les élections se déroulent normalement tous les 4 ans. Les dernières élections générales eurent lieu en mars 2004.
Organisation territoriale de l'Espagne
L'Espagne est divisée en 17 régions, appelées communautés autonomes. Ce sont des sortes d'États fédérés disposant d'un certain degré d'indépendance, même si les compétences cédées par l'État central peuvent beaucoup varier et si les termes « indépendance » et « fédéral » sont quelque peu tabous. Les communautés autonomes sont à leur tour composées d'une ou plusieurs provinces, en faisant un total de 50. Par ailleurs, deux villes, (Ceuta et Melilla), ont un statut spécial.
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