Informations sur Abu Dhabi
Présentation
Abou Dabi, (en arabe, (?Abu ?aby), littéralement, « Père de la gazelle ») est à la fois une ville et un émirat des Émirats arabes unis.
Histoire
La ville d'Abou Dabi est fondée en 1791 par la tribu bédouine des Bani Yas, avec à leur tête Shakhbut bin Dhiyab. Ils se replient dans la région, fuyant les Wahhabites du Nejd qui étendaient leur territoire.
Alors partie intégrante de l'émirat de Dubaï, Abou Dabi se constitue émirat à part entière en 1833 à l'instigation du clan des Al-Maktoum, une des branches des Bani Yas.
Durant le règne du cheikh Zayed bin Khalifa Al Nahyan (1855-1908), l'émirat prend de l'importance en préservant sa souveraineté face au Royaume-Uni et devient un des principaux centres exportateurs mondiaux de perles. À sa mort, une guerre de succession se déclenche et prend fin avec l'avènement du cheikh Shakhbut Bin-Sultan Al Nahyan en 1928. L'économie basée sur les perles s'effondre dans les années 1930 avec l'introduction sur le marché mondial des perles de culture japonaises. Le commerce des dattes, le dressage des chameaux, la pêche et la production de légumes dans les oasis d'Al Ain et de Liwa lui permettent de subsister. En 1939, le cheikh accorde des concessions pour du pétrole qui sera découvert à partir de 1958. Trop prudent quant à ces nouveaux revenus, il préfère ne pas réinvestir et Abou Dabi se développe peu.
La famille régnante l'écartera du trône en 1966 et c'est son frère, Zayid bin Sultan Al Nahyan, qui prendra la tête de l'émirat jusqu'à sa mort en 2004. Plus visionnaire et ambitieux que son prédécesseur, ce dernier permet à Abou Dabi de connaître le plus grand développement économique que l'émirat ait connu et de faire de lui le plus riche et le plus peuplé des sept émirats (70% de la richesse, 40% de la population). Routes, écoles, hôpitaux, projets d'électrification, l'émirat et sa capitale éponyme manquent alors de tout et de nombreux programmes sont lancés dès la fin des années 1960, alors que les premières exportations de pétrole apportent de précieuses devises.
Le gouvernement prend conscience très tôt du caractère non renouvelable des ressources pétrolières et du besoin de diversifier son économie. Après avoir donné la priorité au développement de cet unique secteur générateur de devises jusqu'à la moitié des années 1970, l'émirat d'Abou Dabi a profité d'un afflux massif de fonds suite au choc pétrolier de 1973 pour développer d'autres secteurs et plus particulièrement l'industrie lourde et l'agriculture. Le premier plan quinquennal de la fédération des Emirats Arabes Unis (1980) exprime particulièrement cette volonté gouvernementale de diversifier l'économie et même de développer des sources d'énergies renouvelables. Mais ces plans ne furent que des demi-réussites. Si l'économie d'Abou Dabi est bien plus diversifiée que celle d'autres émirats du Golfe, comme le Qatar, le Bahrein ou le Koweït, les exportations de pétroles brut et raffiné représente tout de même plus des deux tiers de l'économie de l'émirat. C'est bien moins que ce qu'a réussi à réaliser l'émirat voisin de Doubai en réduisant sa part du pétrole (brut) dans le PIB 2005 à 6% (chiffre officiel), grâce à ses activités d'import-export, ses zones industrielles, ses nombreuses zones franches, ses secteurs du tourisme, de la finance et surtout depuis 2002, de la construction.
Avec les perspectives de baisse sensible du volume de pétrole exportable d'ici quelques décennies, le gouvernement d'Abou Dabi réalise depuis la fin des années 1990 un double programme d'ouverture (aux capitaux et investisseurs étrangers) et de privatisation. Cette libéralisation s'ajoutant à une forte appréciation du prix du baril de pétrole en raison des tensions géopolitiques régionales, l'économie d'Abou Dabi connaît depuis 2002 une croissance « asiatique » comprise entre 5 % et 10 % par an.
Depuis 2004 et le décès de Sheikh Zayid bin Sultan Al Nahyan, c'est le fils ainé de Zayid, Sheikh Khalifa bin Zayid Al Nahyan, qui est à la tête de l'émirat et également Président de la Fédération des Emirats Arabes Unis. Observateurs internationaux et économistes ont rapidement été rassurés par l'attitude du nouvel émir d'Abou Dabi qui, comme son père, caractérise sa politique par un dynamisme économique et une prudence diplomatique.
Géographie
L'émirat d'Abou Dabi se situe dans le Sud et l'Ouest des Émirats arabes unis dont il représente environ 80% du territoire. La majorité de l'émirat est occupé par le désert du Rub' al Khali et la côte sur le golfe Persique et majoritairement occupé par des sebkhas. L'émirat possède des frontières avec l'Arabie saoudite au Sud et à l'Ouest, avec Oman à l'Est et avec les émirats de Dubaï et de Charjah au Nord. Il ne possède ni enclave, ni exclave.
La ville d'Abou Dabi, capitale des Émirats arabes unis depuis 1971, se situe sur la côte, au Nord de l'émirat. A l'origine cantonnée sur une île en forme de « T » qui s'avance dans le golfe persique, elle s'étale aujourd'hui dans le désert et comporte un aéroport international, une université, des zones industrielles, etc. Elle dispose également d'une très grande mosquée depuis peu, la Mosquée Sheikh Zayed. En 2006, elle comptait 619 316 habitants.
Population
En 2006, la population était estimée à 1 432 900 de personnes mais la grande majorité sont des travailleurs immigrés venant principalement des autres pays arabes et du sous-continent Indien.
La plus grande ville est Abou Dabi avec 619 316 habitants. L'autre ville importante est celle d'Al Ain dans l'oasis du même nom, à l'Est de l'émirat, avec 426 985 habitants (chiffres de 2006).
Philatélie
Entre 1964 et 1972, Abou Dabi a émis 90 timbres poste avec pour légende Abou Dabi. La dernière série émise (douze valeurs) est constituée de timbres de la série courante de 1970-1971 surchargés des lettres UAE (pour United Arab Emirates, Émirats arabes unis en français) et de caractères arabes.
Annexes
Abou Dabi | Ajman | Charjah | Dubaï | Fujaïrah | Oumm al Qaïwaïn | Ras el Khaïmah
(source : Wikipedia) |