| |
Informations sur Oran
Présentation
Oran (arabe:, Wahran les deux lions), aussi appelée El Bahia (« la radieuse »), est une ville portuaire du nord-ouest de l'Algérie, chef-lieu de la wilaya du même nom sur le golfe d'Oran.
Oran est située au fond d'une baie ouverte au nord et dominée directement à l'ouest par la montagne de l'Aïdour(Murdjadjo), d'une hauteur de 375 m. L'agglomération s'étage de part et d'autre du profond ravin de l'oued Rhi, maintenant couvert.
Située à 450 km de la capitale Alger, Oran est la deuxième ville d'Algérie et compte aujourd'hui environ 897 700 habitants (1 520 000 hab. avec l'agglomération). Oran est un pôle industriel (zone industrielle d'Arzew, de Hassi Ameur, Bethioua etc.) et universitaire (Université d'Oran, USTO, Faculté de Médecine, etc.).
Histoire
Oran, par sa situation sur la Méditerranée face à l'Espagne, proche de Carthagène et d'Almería, n'est vers l'an 900 de notre ère, qu'un petit village que fréquentent des marins andalous, émissaires des Omeyyades de Cordoue. Il offre surtout un refuge aux contrebandiers et aux pirates.
Le site d'Oran a été une station préhistorique mise en évidence par des fouilles archéologiques entreprises aux XIXe et XXe siècles. Des traces datant d'au moins 100.000 ans ont été relevées. Des grottes du palélolithique et du néolithique ont été mises en évidence. Les grottes du Cuartel, de Kouchet El Djir et celles des carrières d'Eckmühl, dites abri Alain, ont été les lieux où ont été effectués des fouilles entreprises par François Doumergue et Paul Pallary en 1892. De nombreuses pièces archéologiques ont été récoltées dont certaines sont déposées au musée Zabana, comme un bloc stratigraphique et une multitude d'outils composés de lissoirs, haches polies, lamelles, couteaux... La plupart des sites, classés de surcroît, ont aujourd'hui disparus par l'extension des carrières et de l'habitat précaire.
Plusieurs sites ont été recensés dans les environs d'Oran. Ils révèlent une présence punique et romaine notamment. La période punique (VIe siècle et Ier siècle avant J.-C) se matérialise par l'immense nécropole des Andalouses, et la fourniture de beaucoup d'objets d'artisanat, (vases, coupes, urnes...) Ces sites ont été révélés lors de l'agrandissement de la zone touristique de la plage des Andalouses à 30 km à l'ouest d'Oran. Beaucoup d'autres objets sont récoltés régulièrement de nos jours dans les régions limitrophes de Bousfer et celle d'El Ançor. Cette région a fourni beaucoup de mosaïques et statues comme celles qu'on peut apercevoir au Musée Zabana (Poséidon, Hercule, Bacchus, Apollon).
Nous sommes au début du XVIe siècle. Au mois de juillet 1501, bien avant les Espagnols, les Portugais lancent une expédition pour tenter d'accoster sur la plage des Andalouses.
Il faudra cependant attendre le débarquement de Mers-el-Kébir, en 1505, pour voir l'Espagne s'engager dans la première expédition organisée contre Oran. La cité comptait alors six mille feux, soit environ vingt-cinq mille habitants. La prise de la ville par l'armée du cardinal Francisco Jiménes de Cisneros commandée par Pedro Navarro, est effective le 17 mai 1509.
En 1554 le gouverneur était le comte d'Alcaudete. Il fit alliance avec le sultan marocain Mohammed ech-Cheikh contre les Turcs qui étaient installés à Alger.
Don Pedro Garcerán de Borja, qui était le grand maître de l'ordre de Montesa, capitaine général, est nommé à Oran depuis un an lorsque le 14 juillet 1568, don Juan d'Autriche, fils bâtard de Charles Quint, frère du roi Philippe II, arrive dans le port de Mers-el-Kébir.
Les espagnols procédèrent à des travaux de restauration de la forteresse destinée à loger les gouverneurs de la ville. « Les fortifications de la place se composaient d'une enceinte continue, surmontée de fortes tours espacées entre elles, du château proprement dit, ou casbah ». Le gouverneur espagnol « établira son quartier général dans ce donjon ». Longues de plus de deux kilomètres et demi, ces fortifications comprenaient de nombreux forts, bastions et tours-vigies.
Au 16e Siècle, les Espagnols font d'Oran une place forte et construisent une prison sur un éperon rocheux prés de la rade de Mers El Kebir. Ce lieu était peuplé par de nombreux singes (los monos en espagnol). Qui donnèrent son nom a la forteresse, Les déportés Espagnols enfermés à La Mona pouvaient apercevoir leur familles une fois par an, le dimanche de paques. Celles-ci se réunissaient au pied du mur et leur faisaient passer des gâteaux briochés a l'aide de longs bâtons, Depuis cette époque les Oranais continuent a déguster des (Mounas) chaque année pendant le repas pascal.
1563 : Construction au sommet du pic de l'Aïdour, du fort de Santa-Cruz par Don Álvarez de Bazán y Silva, marquis de Santa-Cruz.
1770 : Oran est une ville de 532 maisons particulières et 42 édifices, une population de 2 317 bourgeois et 2 821 déportés libres se livrent au nègoce.lorsque les Espagnols quittent Oran en 1792, il ne reste qu'un seul européen, un Français, le sieur Gaillard né en 1750 a Paris et naturalisé espagnol sous le nom de Galardo.
Malgré ces fortifications, la ville était l'objet d'incessantes attaques jusqu'au pied même des remparts. C'est ainsi qu'en 1707 Moulay Ismaïl Al-Alawin, sultan du Maroc de (1672 a 1727) ayant tenté de forcer la défense, voit son armée décimée. La ville dès lors, connaît une croissance continue : il lui faut gagner de l'espace et de l'air. Elle voudra faire éclater l'insupportable corset de pierres qui l'étouffe. La démolition des murailles est menée à bien sur plusieurs années. C`était en ce moment la, les espagnols coincés, s`enferment a l'intérieur du fort, par manque de ravitaillement ils se nourrissent pour la première fois par la fameuse calentica. En espagnol CALIENTE (chaud) la calentica est cuite au four et faite a base de farine de pois chiches, l'eau et l'huile.
La Porte du Santon Bab El-Hamra (ancien jardin weldsford) construite en 1745.
1780 : les Espagnols entament des pourparlers avec l'Angleterre en vue d'un échange avec Gibraltar.
Les Espagnols restent maîtres de la cité jusqu'en 1708; ils en sont chassés par le Bey turc Mustapha Ben Youssef, dit Bouchelaghem . Les Turcs sont restés pendant 24 ans ce qui a permi le retour des exilés juifs. en 1732 les espagnols reviennent en force pour réoccuper Mers El-Kébir avec l'armada du duc de Montemar apres la victoire remportée a Ain El Türk.
Le mois d'octobre 1790 va plonger, d'une façon foudroyante, la ville d'Oran dans la désolation et dans le deuil. Dans la nuit du 8 au 9, un violent séisme fit plus de trois mille victimes en moins de sept minutes. À la suite de ce terrible événement, le roi d'Espagne Charles IV ne vit plus l'intérêt d'occuper Oran, qui devenait de plus en plus onéreuse et périlleuse; il entame des discussions qui dureront plus d'une année avec le Bey d'Alger. Un traité est signé le 12 septembre 1792. Après un long siège et un nouveau tremblement de terre qui désorganise les défenses espagnoles, le Bey Mohamed Ben Othman dit Mohamed El Kébir prend possession d'Oran le 8 octobre de la même année. Et accorda diverses faveurs aux juifs pour qu'ils se réinstallent à Oran.
1794, des pèlerins venus de la Mecque apportent une nouvelle épidémie de peste et la ville redevient pratiquement déserte.
En 1796, la mosquée, dite du Pacha (en l'honneur d'Hassan Pacha, dey d'Alger), est construite par les Turcs avec l'argent provenant du rachat des prisonniers espagnols, après le départ définitif de ces derniers . le premier imam arabe qui fut responsable de la grande mosquée est Cheikh Sidi Mohamed Es-Senni Al-Mahaji. Un savant érudit qui fut l'un des conseillers du Bey d'Oran et exerçait comme inspecteur principal sous le règne du Bey Mohamed El Kbir (1778-1799) fut enterré dans un cimetière qui porte aujourd'hui le nom de l'un de ses disciples, Sid-El-Bachir, situé à quelques encablures de l'est d'Oran.
Jusqu'en 1830, les Beys firent d'Oran leur capitale au détriment de Mascara.
Vie administrative, touristique et économique (Oran aujourd'hui)
Au lendemain de l'indépendance, les plans d'équipement des communes, le plan triennal et le premier quadriennal eurent très peu d'influence sur l'extension et l'urbanisation de la ville, vidée de la majorité de ses habitants ; on y acheva les programmes du plan de Constantine et on reconvertit quelques espaces militaires en équipements universitaires. En matière de transports, Oran devrait disposer dans cinq ans d'un tramway permettant de réduire sensiblement la circulation automobile dans la ville.
C'est avec le deuxième plan quadriennal, le PMU en 1975 et le PUD en 1976, que l'urbanisation allait prendre un nouvel essor, sous les mêmes formes et axes que ceux tracés pendant l'époque coloniale : on assiste à la poursuite du même type d'urbanisation ; malgré l'énorme effort de construction, les résultats et les tendances sont les mêmes que ceux hérités de la période française. De 1978 à 1991, le développement urbain est marqué par :
Il n'est pas inutile de relever tout de même que le peu de maîtrise de la croissance urbaine, conjuguée à une gestion maffieuse du foncier, une politique prédatrice de l'espace urbain et ajoutées à l'incompétence aussi bien des élus locaux que de l'administration locale, sont autant de facteurs qui ont hypothéqué pour trés longtemps la vocation supposé de métropole méditerrannéenne d'Oran.
Force est de reconnaître que la ville d'Oran est aujourd'hui une "agglutination" de bâtis embourbée dans des problèmes insolubles d'urbanisme,de circulation, de transport, de viabilisation, d'infrastructures, de vieux bâti, de bidonvilles, autant de problèmes sources de fléaux sociaux: criminalité, délinquence, prostitution, drogue... La "ville" d'Oran est devenue l'exemple-type du fameux concept de "rur-bain", une ville, en fait, qui a perdu son âme et sa culture sous le diktat de ceux, par centaine de milliers, qui l'on envahi depuis quarante ans !
Les arrondissements sont au nombre de douze (appelés aussi "secteurs urbains"), chaque arrondissement ou secteur ayant sa propre antenne communale, administrée par un délégué communal élu, et qui gère les affaires administratives, techniques, politiques et sociales. Le quartier historique par excellence est "Sidi El Houari" qu'on appelle aussi "les bas quartiers". Il est en effet considéré comme "le vieux Oran" et recèle à ce jour l'empreinte des diverses occupations qu'a connues la ville (espagnoles, othomanes, française). Ce quartier, d'une trés grande beauté, gagnerait cependant à être restauré avant qu'il ne soit trop tard.
1er arrond. : Sidi El Houari (St Louis, El-Derb, Casbah, El Marsa, Vieux Port)
Le quartier historique est un faubourg au nord de la ville d'Oran. On y trouve l'ancien lycée Saint-Louis, ainsi que la vieille mosquée du Pacha datant du XVIIe siècle. Dans ce quartier repose la dépouille du saint patron de la ville au nom de Sidi El Houari (m'rabet) par son vrai nom Ben-Amar El houari. Né en 1350 à Bellevue (près de Ain Tadless) willaya de Mostaganem à l'âge de dix an, ce grand imam a appris déjà par coeur le Coran et avait acquis par cela même le titre de Hafid venu à Oran chercher des grands théologiens de l'islam pour Étudier lés sciences coraniques dans les zaouiats des chorafas de Al-Mahaja.il se rendit a la Mecque, de retour il s'est installé definitivement a oran ou il ouvrit une Médersa d'enseignement coranique. Il est mort le 12 septembre 1439 au mausolée qui Fut édifié en 1793 par le Bey ottoman appelé (le borgne). C'est dans la vieille ville (casbah) qu'il fut enterré dans le quartier les planteurs qui porte son nom (sidi el-houari). présentement, Sidi El Houari est historiquement le 1er centre ville d'Oran, il regroupe plusieurs sites et monuments classés. Ce quartier est ainsi considéré comme un symbole de passage de plusieurs civilisations : turque, espagnole et française. Il se situe à l'Ouest de la ville d'Oran entre le versant est du mont Murdjadjo,et le vieux port. D'autres curiosités touristiques : l'ancienne préfecture du boulevard Stalingrad, des vestiges espagnols datant du (XVI)siecle, et surtout le palais du Bey d'Oran.
Cette commune se situe au Nord-Ouest d'Oran à quelques 7 km du centre ville. Elle est également une base maritime et une station navale, siège de la marine nationale algérienne. Très jolie commune.
La commune d'Aïn-el-Turck se situe également au Nord-Ouest d'Oran à 15 km du centre. Une station balnéaire qui comprend plusieurs édifices hôteliers et complexes touristiques. Le paysage de cette commune ne cesse de s'améliorer grâce aux nombreux projets entrepris : réseau autoroutier, stations balnéaires, hôpitaux, etc. À 8 km de la commune : la station balnéaire les Andalouses.
Cette commune se trouve au Sud d'Oran à 07km du centre. Elle abrite des zones industrielles, plusieurs instituts universitaires (université d'Oran-Es-Sénia, Institut de Communication, ENSET « École Normale Supérieure », CRASC « Centre de recherches en sciences sociales », etc.) et l'aéroport international.
Cette commune dépend de Bir-El-Djir et compose la banlieue Est d'Oran (en dehors des arrondissements). C'est le futur coeur battant de l'agglomération oranaise. Elle englobe plusieurs édifices qui sont les sièges d'entreprises avec une architecture moderniste (Sonatrach, en construction), le nouveau CHU « 1 Novembre 1954 », le Palais des Congrès, l'Université des sciences et de la technologie (conçue par l'architecte japonais Kenzo Tange (1913-2005)), l'Institut des sciences médicales, et la Cour de Justice.
Cette commune est l'extension urbaine à l'est de la ville d'Oran, à 8 km du centre, avec une population de 118.000 habitants et le projets : Stade Olympique de 50.000 places. Elle portait le nom d'Arcole à l'époque coloniale, elle n'était que terre agricole avant, depuis la fin des années 80 et le début des années 1990 , la crise du logement a permis la construction sur ces terres à la base destinées à l'agriculture,
C'est une petite ville paisible à l'extrême Ouest de la métropole, ayant ses fans Misserghin et ses tour-opérateurs Misserghin-Tours afin de promouvoir le tourisme dans la région radieuse et verdoyante de cette localité. ...
Pour y séjourner, vous trouverez à Oran plusieurs hôtels de La Chaine Eden, accessibles aux bourses moyennes dont: Eden Palace, Eden Phoenix, Eden Airport, Eden Village.
Vous trouverez aussi tout le confort et le calme a l'Hôtel les Castors dans le quartier residentiel du même nom. Hôtels de haute gamme : Hotel International Sheraton et Hôtel Royal-Sofitel sur le boulevard de la Soummam (Bd Gallieni).
Les touristes pourront fréquenter les cinémas, les centres culturels, le théâtre régional, le théâtre de verdure, les nights clubs, le musée, l'ancienne ville d'Oran, le quartier de Sidi El Houari, le jardin municipal, Médina Djedida avec ses produits artisanaux, la cathédrale, le Djebel Murdjadjo, et les stations balnéaires voisines.
Aéroport International Es-Senia est à 12 km du centre ville. On peut aussi se rendre à Oran par des Ferries depuis les ports de Marseille, Sète, Alicante et Almería, via la compagnie nationale Algérie Ferries
Prenons maintenant la direction du vieil Oran ; après avoir quitté la station des autobus, dirigeons-nous vers la rue Amara Boutkbil.
Les escaliers qui montent et descendent faisaient penser à toute autre chose que celle qu'elles représentaient ou croyaient pouvoir représenter aux yeux affamés de l'homme, la Calère, le plus ancien quartier d'Oran, qui servit de décor au grand écrivain Albert Camus pour son célèbre roman La Peste.
Plus bas, à hauteur d'une enceinte d'un blanc éclatant, une superbe entrée en forme de dôme nous indique que nous sommes arrivés à la célèbre mosquée Djamaa El Pacha, dont l'immense minaret domine tout le quartier.
L'une de ses pierres d'origine, précédemment scellée dans la mosquée et aujourd'hui déposée au musée municipal sous le N° 158, nous apprend que l'édifice a été construit à l'époque du 26e bey d'Oran, en 1796.
Entrons dans le tunnel qui débouche de la sortie de la place Kléber vers la Blanca, porte de Canastel.
C'est par cette porte que s'effectuait tout le trafic commercial au temps des Espagnols.
Un tour vers les plages au sable fin, où nous longeons la route de la Corniche qui mène vers Bou Sfer, Bomo plage, Ain el Turck.
Cette route contourne la baie de Mers-el-Kébir, village pittoresquement accroché à l'extrémité d'un promontoire rocheux où trône un vieux fort, le Djebel El Marsa, construit en 1347.
Quittons la corniche est et, pour terminer notre promenade, gagnons le port en pénétrant par la porte Ximenes ; c'est alors la place Kennedy qui nous accueille à bras ouverts.
La ville dispose de moyens de transport limités, qui ne couvrent pas suffisamment les zones sur-urbaines. L'entreprise ETO (Entreprise du Transport Oranais) a acquis des bus flambant neufs pour couvrir la demande à hauteur de 70%. Mais cela reste insuffisant au vu du nombre d'usagers, notamment les étudiants qui fréquentent les deux grandes universités. Une chose est cependant certaine : le visage de la ville va être radicalement transformé grâce à la mise en oeuvre prochaine du Tramway d'Oran, dont le projet de faisabilité a été finalisé et validé par les autorités locales en décembre 2005. Les travaux commenceront en janvier 2007 et dureront environ deux ans et demi, pour livrer la première ligne du tramway en 2009. Elle devrait comporter 31 stations, réparties sur 17,7 kilomètres allant d'Es-Sénia, au Sud, jusqu'à Sidi Maarouf, à l'Est, en passant par le centre ville (place du 1er Novembre). Le tramway devrait desservir la localité d'Haï Sabbah, l'université des Sciences et de la Technologie (USTO), le carrefour des Trois Cliniques, le Palais de Justice, Dar El Baïda, le Plateau-Saint Michel, la place du 1er Novembre, Saint-Antoine, Boulanger, Saint-Hubert, le 3e Boulevard périphérique et enfin l'université Es-Sénia.
Vie artistique, culturelle et sportive
Oran est la capitale du raï, cette musique originale qui mêle instruments traditionnels et électroniques, au même titre que l'interpénétration de la joie de vivre et de la mélancolie (chagrin d'amour, alcool, misère). Le raï a longtemps été considéré comme une musique vulgaire, on ne pouvait décemment l'écouter en famille, comme le chant andalou ou chaabi. De ses origines, le raï garde encore l'âpreté des quartiers chauds d'Oran, de Relizane ou de Sidi-Bel-Abbès. Pour le citadin de Tlemcen ou Mostaganem, le mauvais goût, celui des mauvais garçons et des filles perdues, des déracinés envahisseurs des villes, perce à travers chaque note, chaque intonation, chaque mouvement. Il n'y voit que grossièreté et triomphe de l'instinct sur l'âme. Ceci explique son refoulement. En effet, le raï est le chant des jeunes, les chebs; ils sont des quantités en Algérie: cheikh Fethi, le maître de la chanson raï, Cheb hamid, Cheb Tahar, Cheb el Handi,Houari Benchenet, Cheb Hasni (assassiné à Oran en février 1995), Cheba Fadila, Cheb Khaled, Cheb Mami, Cheb Sahraoui, Chaba Zahouania, etc. Beaucoup quittent le pays ne comprenant pas pourquoi eux, qui sont au coeur des frustrations de leur peuple, sont devenus des cibles. On notera également le restival du Raï qui se tient chaque année à Oran au début du mois d'août.
Les clubs de foot les plus connus de la ville d'Oran sont :
Le premier Marathon international d'Oran a été réalisé en 2005. Son objectif est de montrer les bienfaits de la course à pied, et de distraire le public par ce genre de compétitions, à la fois sportive et festive.
(source : Wikipedia)
| |