Billets d'avion - Comparer tous les vols. Trouver et acheter le billet avion le moins cher parmis les vols de tous les voyagistes, companies aériennes regulières et charter, nationales et lowcostHôtels - Comparer les offres de chambres d'hôtel. Louer une chambre d'hôtel en 1 clicVoitures - Comparer les offres de locations de voiture pour la durée complète de votre séjour ou weed-end. Louer une voiture en 1 clicSéjours - Comparer les offres de locations, croisières, circuits, week-ends, thalasso.. et voyager moins cher. Formules Tout Compris / All Inclusive, Vol+Hotel, Dernières Minutes. Un voyage sur mesure en 1 clicCircuits - Comparer les offres de circuits et voyages accompagnésCroisières - Comparer les offres de croisières
 Vous êtes ici : Voyager > Espagne > Séville
Billet d'avion Séville
 
Type de trajet :

Ville de départ :
Ville d'arrivée :
Départ le :
 Départ le
Retour le :
 Retour le
Classe :

Vol direct :

Adultes :
Enfants :
Bébés :
Rechercher
 
_

Sejour Séville
 
Pays : Espagne
Ville : Séville

Pour afficher de meilleurs prix, veuillez saisir vos dates de depart:
 
Flexibilité


Rechercher
 
_
_
Destination : Séville (Espagne)
_
 

Informations sur SévilleInformations sur Séville

Présentation

Séville (Sevilla en espagnol) est une ville du sud de l'Espagne, capitale de la province éponyme et de la Communauté autonome d'Andalousie.

Peuplée par 704 414 habitants en 2006, située au centre d'une riche région agricole, traversée par le Guadalquivir et connectée à un important réseau de communication, la cité est le coeur économique, politique et culturel de l'Andalousie, et constitue l'une des plus importantes villes du pays, mais aussi de l'Europe du Sud.

C'est également une ville au passé prestigieux, ayant légué un patrimoine artistique d'une immense richesse, qui en fait une des destinations touristiques les plus prisées d'Europe, et l'auréole d'un certain prestige. Ses monuments, les nombreux artistes qui y sont nés ou y ont oeuvré, son histoire glorieuse, ses fêtes traditionnelles, mais aussi son climat ont ainsi contribué à sa renommée.

Sommaire

Le nom de Sevilla provient de l'ancien toponyme Ishbiliya qui lui fut donné à l'époque musulmane.

La devise de Séville est NO 8 DO. Le 8 représente ici un écheveau de laine, madeja en espagnol. La phrase se lit donc : no madeja do, contraction de No me ha dejado, elle ne m'a pas laissé. Cette formule fait référence au roi Alphonse X le Sage, lequel, chassé du pouvoir par son fils Sanche, futur Sanche IV, en 1282, se réfugia à Séville, l'une des très rares villes de sa couronne à lui être restées fidèles face à son fils rebelle. Il y mourut en 1284. Cette devise figure sur le drapeau municipal.

Le blason, quant à lui, représente le roi Ferdinand III de Castille, conquérant de la ville en 1248, entouré de saint Isidore et de son frère saint Léandre qui furent tous deux archevêques de Séville aux VIe et VIIe siècles. La devise de la cité figure au bas du blason .

Histoire

Selon la légende, Séville fut fondée par les Tartessiens autour du VIIIe siècle av. J.-C., sous le nom de Ispal ou Spal (selon les sources latines). Le premier site de peuplement stable a été localisé au bord du Guadalquivir, sur un petit promontoire, aujourd'hui connu sous le nom de Cuesta del Rosario. C'est à cet endroit que le fleuve cesse d'être navigable pour les grandes embarcations.

Séville se retrouve au coeur de la Deuxième Guerre punique : les Carthaginois s'en emparent en -216. La bataille d'Ilipa permet aux Romains de la conquérir en -206.

La ville est rebaptisée Hispalis, et est reconstruite. Son tempérament mouvant amène néanmoins les Romains à fonder une autre cité à proximité : Itálica, qui devient la ville résidentielle, tandis qu'Hispalis conserve ses fonctions commerciales.

Jules César la dote d'une nouvelle enceinte en -49, puis l'élève en -45 au rang de colonie romaine. Elle devient alors une cité importante, dominant toute la Bétique.

Au moment des Grandes invasions, Séville est conquise successivement par les Vandales en 426, puis par les Suèves en 441.

Ces derniers seront néanmoins chassés par les Wisigoths après la bataille du fleuve Órbigo en 456.

Les Wisigoths sont chassés de Gaule par les Francs en 507. Commence alors une lente mais déterminante conquête de la péninsule ibérique, sur laquelle les Goths avaient commencé à prendre leurs marques au siècle précédent.

Hispalis est rebaptisée Spali, et se retrouve au centre des conflits qui déchirent le royaume :

La cité s'exprime désormais à travers la culture, dont elle devient un des plus brillants foyers d'Occident, grâce à l'action de saint Léandre et saint Isidore, les deux plus illustres archevêques de Séville, qui développent notamment la bibliothèque.

Séville a été une ville arabe de 712 à 1248. Mais l'influence de la culture musulmane a été plus durable, et se marque notamment dans le style dit mudéjar (surtout Palacio de Pedro el Cruel). Parmi les monuments qui subsistent de l'époque arabe: les hauts murs de l'Alcazar, la tour de l'Or au bord du Guadalquivir, et surtout la Giralda (ancien minaret).

Dans un premier temps, la capitale politique d'El-Andalous a été Cordoue, siège d'un émirat promu en califat en 929. En 844, Séville est ravagée par les Normands, puis à nouveau en 858 par le chef viking Hasting.

Vers 1010 le califat de Cordoue à cédé la place à plusieurs royaumes musulmans, dont celui de Séville a été particulièrement brillant: le premier roi maure à Séville fut Abad Ier (1015-1041), d'origine syrienne. Une tradition veut que son arrière-petite-fille Zaida (fille ou belle-fille d'Abad III) soit devenue la maîtresse et peut-être l'épouse d'Alphonse VI de Castille, le roi qui a pris Tolède en 1085, après s'être fait baptisée. En tout cas la politique d'Alphonse VI, alliant force et séduction, inquiéta les rois maures, qui firent appel aux Almoravides en 1086. Ces derniers réunifièrent El-Andalous, avec Grenade pour capitale, et Séville tomba en leur pouvoir en 1091, mais il y eut à nouveau division vers 1150. L'apogée de la Séville musulmane se marque dans la seconde moitié du XIIe siècle. C'est l'époque de la dynastie des Almohades, illustrée par Al-Mansour (1184-1199). Les Almohades ont une fois de plus unifié El-Andalous et favorisent Séville.

Après la conquête opérée par saint Ferdinand III (siège de Séville pendant 18 mois), les rois et le clergé catholique ont voulu peu à peu remodeler la ville: construction de nouveaux palais, destruction de la mosquée, remplacée par une cathédrale que l'on voulait l'une des plus vastes de la chrétienté, églises et couvents. En revanche la juderia a peu changé. Si la capitale du royaume de Castille était Burgos, la cour était en fait itinérante, et de nombreux souverains ont pris plaisir à séjourner plus ou moins durablement à Séville (dont Alphonse X le Sage, Pierre Ier le Cruel). Cela a stimulé l'activité du bâtiment, l'artisanat d'art, la vie culturelle. Grâce à l'irrigation développée par les Arabes, les campagnes de la région sont florissantes. Comme les navires de l'époque ont un faible tirant d'eau, on peut embarquer à Séville pour les navigations océanes (Vespucci, Magellan). La cité est débordante de vie, et Isabelle II crée une Bourse du commerce en 1503. On a peut-être exagéré l'importance de Séville en lui attribuant 400 000 habitants, mais, même si elle n'en a comporté que 200 000, c'était l'une des plus grandes villes du monde de cette époque.

Ce qu'on entend habituellement par "siècle d'or" s'étend du règne de Charles Quint à celui de Philippe IV. Le bilan pour Séville est contrasté. En points défavorables: l'ensablement progressif du Guadalquivir, qui entraîne un transfert à Cadix d'une bonne partie du trafic maritime, le départ des juifs et des musulmans. En points favorables: l'existence d'une université fondée en 1504, des travaux commandés par les rois, l'existence d'une brillante école de peinture, où on distingue trois générations: Roela et Pacheco à la première, Herrera le Vieux et Zurbaran à la deuxième, Murillo à la troisième. Velasquez est né à Séville dans ce milieu porteur. Cette école de peinture doit beaucoup à des commandes de monastères, ce qui suggère l'existence d'une vie religieuse intense et une certaine richesse, grâce à des donations faites aux institutions religieuses et aux revenus tirés de propriétés foncières.

Le déclin du XVIIIe siècle est relatif. Il semble bien que Cadix, où est transféré l'entrepôt du commerce colonial ainsi que la Casa de contratación (chambre de commerce) locale, marque beaucoup de points dans la compétition avec Séville, et l'ampleur des constructions baroques à Cadix en témoigne. Néanmoins Séville n'est pas délaissée, et elle reçoit une belle manufacture de tabac, due à l'architecte Vicente Acero. Le tabac arrive d'Amérique, et on voit que Séville bénéficie de retombées du commerce atlantique. Cette manufacture employait autour de 5 000 ouvrières (dont plus tard Carmen...). Par ailleurs le roi Charles III a créé une fabrique de canons qui, pour l'époque, utilisait une technologie avancée. Il y avait des métiers textiles (laine, soie), une fabrication importante de porcelaine. On est certain que la population de Séville au XVIIIe siècle était de 100 000 habitants, ce qui est beaucoup. Séville était une ville de sociétés savantes, de bibliothèques, de savoir encyclopédique.

Géographie

Située au sud-ouest de l'Espagne, Séville bénéficie d'un emplacement privilégié, largement ouvert vers l'extérieur et qui s'appuie sur deux caractéristiques géographiques majeures.

D'une part, la cité est traversée par le Guadalquivir, navigable jusqu'à la capitale andalouse. Le fleuve lui offre un accès à la mer, ce qui explique sa place prépondérante dans l'histoire d'une ville qui s'est construite par et autour de lui. Voie de communication essentielle, le Guadalquivir a permis le développement d'un commerce fluvial encore actif à ce jour, et qui connut son apogée au moment de la constitution de l'empire espagnol.

D'autre part, Séville domine la vega (plaine) du Guadalquivir, la Campiña sevillana. Cette vaste étendue de plaines légèrement ondulées est exploitée depuis des siècles pour sa fertilité qui a contribué à la richesse de la ville. Cultures céréalières, maraîchères, oléicoles, ou encore élevage de bétail (toros braves notamment), n'ont cessé d'être développées sur ces terres qui continuent à faire vivre la région.

Cette position enviable offre à Séville une franche ouverture vers les régions limitrophes, sur lesquelles s'étend son influence : lAljarafe, lAlcor, les Sierras nord et sud de la province.

La ville, desservie par un réseau de communications dense, se trouve à 125 km de Cadix, 140 km de Cordoue, 219 km de Málaga, 250 km de Grenade, 541 km de Madrid et 1046 km de Barcelone.

Située au sud de l'Espagne, non loin du continent africain, Séville bénéficie d'un climat très nettement méditerranéen, tout en subissant des influences continentales .

Sa position modérément éloignée de la mer, dans la vaste plaine du Guadalquivir, lui permet de jouir d'un climat relativement doux et clément tout au long de l'année. La température moyenne annuelle s'établit à 18,6 °C (minimales : 12,2 °C ; maximales : 24,9 °C).

Néanmoins, Séville connaît des étés particulièrement longs et torrides, avec des températures maximales moyennes dépassant les 25 °C de mai à octobre. Les pics de températures sont atteints entre juin et septembre, à une période où le mercure dépasse constamment la barre des 30 °C, voire des 40 °C.

Le régime pluviométrique de la capitale andalouse correspond lui aussi à celui d'un climat méditerranéen (533 mm de moyenne annuelle), les précipitations étant fondamentalement réparties du mois d'octobre au mois d'avril. Les chutes de pluie sont en revanche quasiment nulles au coeur de l'été, où seuls quelques orages viennent arroser la région.

La commune de Séville est le centre d'une agglomération qui s'étend sur 1 460 km², et regroupe 1 182 480 habitants, ce qui en fait la quatrième agglomération d'Espagne .

Selon l'Institut espagnol de la statistique (INE), la ville en elle-même comptait 704 414 habitants en 2006, la plaçant également au quatrième rang des villes espagnoles en terme de population, après Madrid, Barcelone et Valence.

L'institut andalou de la statistique (IAE) a délivré les chiffres suivants pour l'année 2006 :

Ces indications chiffrées sont révélatrices du dynamisme de la ville, qui attire, en raison de facteurs divers, de nombreux espagnols et étrangers. Centre de l'agglomération, Séville voit néanmoins se développer autour d'elle des cités dortoirs, peuplées de travailleurs qui se rendent dans la capitale pour travailler, mais résident à l'extérieur. Cette situation explique en partie les problèmes de transports importants observés depuis plusieurs années, et le développement de lignes de tramway et de métro, qui devraient entrer en service en 2007.

Selon le dernier recensement complet mené par l'IAE, en 2001, une part très nettement majoritaire de la population est employée dans le secteur tertiaire, stimulé notamment par l'activité touristique. 80,60 % de la population active travaille dans ce secteur. Le secteur secondaire représente encore 17,73 % des actifs ; le secteur de la construction monopolise 39,05 % des emplois du secondaire, soit 6,92 % du total de la population active sévillane. Quant aux emplois liés à l'agriculture et à la pêche, ils ne représentent plus que 1,68 % des actifs de la ville.

Administration

La ville de Séville est administrée par un conseil municipal composé du maire et des conseillers municipaux, au nombre de trente-deux. La Mairie est installée dans un bâtiment du XVIe siècle, sur la Plaza Nueva et la Plaza San Francisco.

En vertu de la Constitution, des lois nationales et autonomiques, le maire a autorité sur l'ensemble des services administratifs et financiers de la ville, qu'il est chargé de diriger dans les domaines de ses compétences.

La ville est par ailleurs divisée en onze districts, destinés à décliner au plus proche des citoyens la politique générale de la ville :

Le Maire actuel de la ville est Alfredo Sánchez Monteseirín, du PSOE. Ce médecin né en 1957, a été élu en 1999 et réélu en 2003 (avec les voix du PSOE et du PA, Partido andalucista) et en 2007 (avec les voix du PSOE, d'Izquierda Unida, de Los Verdes et de Convergencia Andaluza). Le Conseil Municipal actuel se compose de 15 élus du PSOE (dont le maire), 15 élus du PP, et 3 élus de IU-LV-CA.

AP : Alianza Popular (droite) ; CA : Convergencia andaluza (gauche régionaliste) ; IU : Izquierda Unida (gauche) ; LV : Los Verdes (gauche écologiste) ; PA : Partido andalucista (gauche régionaliste) ; PCE : Partido Comunista español (communiste) ; PDL : Partido Demócrata Liberal (centre-droit) ; PL : Partido Liberal (droite) ; PP : Partido Popular (droite) ; PSA : Partido Socialista de Andalucía (gauche régionaliste) ; PSOE : Partido Socialista Obrero Español (socialiste) ; UCD : Unión de Centro Democrático (centre-droit)

Transports

La capitale andalouse est connectée à un important réseau de communications, la reliant par voies routière, aérienne et ferroviaire à l'ensemble de l'Andalousie, de la péninsule ibérique et au reste de l'Europe. L'Expo '92 a joué un rôle primordial dans le développement des infrastructures de transports, le président du Gouvernement Felipe González, sévillan d'origine, ayant activement appuyé cette politique de désenclavement de la cité. Par ailleurs, la municipalité et le gouvernement andalou ont mis en place un réseau très dense de transports urbains par autobus, et prochainement, par métro et tramway.

Séville dispose d'un aéroport situé à quelque 10 km du centre de la ville : l'Aéroport de Sevilla San Pablo. Totalement restructuré et agrandi à l'occasion de l'Expo '92, le terminal est désormais relié aux principaux aéroports du pays (Barcelone, Madrid, Palma, Bilbao...) et d'Europe (Paris, Londres...). Quoique placé dans l'ombre du grand aéroport international de Málaga, San Pablo a reçu, en 2005, 3 870 600 passagers, dont 22,30 % en provenance de l'étranger .

En prévision de l'Expo '92, Séville s'est vu accorder la première ligne à grande vitesse espagnole (AVE), reliant la ville à Madrid, via Cordoue. La très moderne Gare de Santa Justa a été bâtie afin d'accueillir les nouvelles rames de l'AVE, et fut inaugurée par le roi peu avant l'Exposition. La gare est desservie quotidiennement par une trentaine de trains à grande vitesse, qui ont transporté 1 423 498 passagers en 2006 . Néanmoins, la configuration des lignes classiques espagnoles ne permet pas à l'heure actuelle de relier directement Séville à toutes les grandes villes espagnoles, seules quelques agglomérations sont connectées à elles, telles Barcelone ou Valence.

En revanche, la Renfe et le gouvernement andalou ont développé un excellent réseau régional, unissant les plus importantes localités de la province et de la communauté. D'autre part, Séville bénéficie d'un service de Cercanías (réseau régional) qui la connecte régulièrement avec les communes de son aire métropolitaine.

Séville jouit d'un raccordement optimal au réseau routier (autovías, voies rapides) et autoroutier (autopistas, autoroutes payantes) national, qui relie la capitale andalouse aux principales villes du pays. La ville, ceinte de rocades et de voies d'accès, est traversée par :

Le transport en autocar est bien plus utilisé en Espagne que dans d'autres pays d'Europe, comme la France . Séville est dotée de deux gares routières (Estación del Prado de San Sebastián, Estación de la Plaza de Armas), d'où sont assurées des liaisons avec toute l'Andalousie, l'Espagne, le Portugal et l'Europe.

La municipalité, la diputación et la communauté autonome ont organisé un vaste réseau de transports urbains, géré par l'entreprise TUSSAM, qui assure le fonctionnement des dizaines de lignes d'autobus qui irriguent la ville et ses environs proches.

En 2003, en coopération avec le Ministère des Transports, le Gouvernement andalou et la ville ont initié les travaux de construction de la première ligne de métro sévillane. Cette initiative répond aux besoins croissants de transport dans l'agglomération, prise dans les embouteillages quotidiens. Projetée dans les années 1970, puis abandonnée peu de temps après pour des raisons techniques et financières, cette ligne devrait voir le jour en 2007, et doit être complétée par d'autres liaisons souterraines dans les années à venir.

Toujours dans le souci d'optimiser le système de transports, une ligne de tramway, baptisée Metro-Centro a été construite à travers le centre de la ville (entre l'Avenue de Charles Quint et la Plaza Nueva), et a été livrée en 2007.

Économie

L'activité économique de Séville ne saurait être détachée du contexte géographique et urbain de la ville. La capitale de l'Andalousie est le centre d'une vaste agglomération, dont la croissance soutenue témoigne de l'attractivité de la ville et de ses alentours, qui bénéficient en retour de l'attraction qu'exerce le chef-lieu, en voyant s'installer de nombreux habitants mais aussi de vastes zones industrielles et commerciales.

Le climat et l'art de vivre sévillans sont des facteurs d'attractivité pour une ville dotée d'un excellent réseau de communications, et jouissant d'un emplacement géographique privilégié. Séville se situe ainsi à la tête des villes andalouses dans le domaine économique.

Les infrastructures dont dispose la ville contribuent à la croissance d'une économie dominée par le secteur des services, mais dans laquelle l'industrie tient encore une place non négligeable.

Le développement économique de la cité et de son aire urbaine s'explique par la présence d'infrastructures fondamentales pour la circulation des biens et des personnes, mais également pour l'évolution des entreprises et de leurs activités. Leur création a accompagné la croissance de l'agglomération sévillane.

Outre le réseau de transports optimal la desservant (voir supra), Séville dispose du seul port fluvial de la péninsule ibérique, situé à 80 km de l'embouchure du Guadalquivir. Ce complexe portuaire offre un accès à l'Atlantique et à la Méditerranée, et permet des échanges de marchandises entre le sud de l'Espagne (Andalousie, Extrémadure) et l'Europe, le Moyen-Orient et de l'Afrique du Nord. Le port a subi ces dernières années d'importants travaux de restructuration et d'agrandissement. Le tonnage annuel s'élevait à 5,3 millions de tonnes de marchandises en 2006.

Séville possède par ailleurs un Centre de transport de marchandises. Ce complexe, situé à l'est de la ville, est connecté aux réseaux ferroviaire et routiers, lesquels lui permettent un accès aux zones portuaire et aéroportuaire.

Séville s'étant tournée depuis une quinzaine d'années vers la promotion du tourisme d'affaires, elle s'est pourvue à cet effet d'un Palais des congrès. Celui-ci accueille divers foires et congrès, et s'est hissé au troisième rang espagnol en terme de fréquentation annuelle, laquelle s'élève à un million de visiteurs.

Enfin, décidées à renforcer la dimension technologique et industrielle de l'activité économique de la ville, les pouvoirs publics ont procédé à l'implantation de Zones industrielles et de technopôles. Séville et ses alentours abritent plusieurs zones industrielles d'importance. Dos Hermanas accueille la plus grande zone industrielle andalouse, tandis qu'Alcalá de Guadaíra possède la plus vaste surface industrielle de la communauté. À Séville ont par ailleurs été aménagées deux technopôles de haute qualité :

La ville de Séville et son agglomération ont, de par leur situation au coeur de la plaine du Guadalquivir, maintenu une activité agricole dynamique, l'industrie agroalimentaire y est florissante. Néanmoins, la région s'est depuis longtemps tournée vers l'avenir, en investissant massivement dans les activités industrielles, favorisées par les infrastructures existantes, et, de plus en plus, vers les services et les nouvelles technologies. Séville concentrait, en 2004, 31 % des grandes entreprises andalouses et 128 des 6 000 plus grandes entreprises nationales. L'agglomération comptait en 2005 une population active de 471 947 personnes, dont 329 471 (69,81 %) pour la ville centre.

À travers ses technopôles et son tissu d'entreprises innovantes, la capitale andalouse s'est hissée parmi les toutes premières villes espagnoles en terme de recherche et développement. À cela s'ajoute l'activité scientifique et technologique des trois universités de la ville, dont certains laboratoires et centres de recherche travaillent en étroite liaison avec le milieu socio-économique local. Ainsi, le Parque Científico Tecnológico Sevilla Tecnopolis regroupe des acteurs privés et publics dans divers domaines de recherche.

Les principaux axes de recherche et d'innovation s'articulent autour des télécommunications, des nouvelles technologies, des biotechnologies (en relation avec les spécificités agricoles locales), de l'environnement ou encore des énergies renouvelables.

Enseignement supérieur

Trois universités sont implantées à Séville, dont une université privée. Ces trois établissements regroupent environ 100 000 étudiant répartis sur les différents campus dont disposent les facultés.[réf. nécessaire]

Par ailleurs, le gouvernement andalou a fondé en 1994 la Universidad Internacional de Andalucía, qui possède quatre sites répartis sur le territoire de la communauté, dont un à Séville. Cet établissement propose des formations absentes des enseignements dispensés par les universités de la région.

Urbanisme et habitat

Séville est une ville de plaine, dont l'altitude moyenne s'élève à 7 mètres au-dessus du niveau de la mer. Elle n'a donc pas connu les difficultés urbanistiques qui caractérisent le développement des villes au relief plus accidenté. L'urbanisme de cette cité vieille de plus de deux mille ans conserve les traces du passage des différents peuples qui l'ont occupée. Son extension sur les deux rives du Guadalquivir s'est faite progressivement, avec une accélération évidente à partir du XXe siècle. Parcs, larges avenues, vastes places entourent un secteur historique immense, qui conserve un habitat local à la personnalité marquée.

Le centre historique constitue le coeur de la ville, c'est lui qui a le plus évolué, et qui a été le plus marqué par le passage du temps. Il se caractérise par :

Il constitue donc encore une magnifique mosaïque urbaine, entourant le patrimoine historique d'un réseau de rues étroites, alternant avec des places aérées et des voies plus larges qui drainent la circulation automobile.

À compter du XIXe siècle, et surtout du XXe, la ville a réellement commencé à déborder du périmètre de la muraille. Se sont alors progressivement établis des quartiers de plus en plus nombreux et éloignés. Ce développement a été marqué par :

Tous ces quartiers sont reliés entre eux et avec le centre par de grandes avenues plantées de palmiers et d'orangers. Ces voies sont elles-mêmes ensuite connectées aux réseaux de transport routier inter-urbain. Le tout dans le but de favoriser les déplacements et communications. Les quais du Guadalquivir sont devenus sur des kilomètres un lieu de promenade fleuri, qui a rendu son fleuve à la ville.

Il existe à Séville un habitat traditionnel, qui était la règle avant les grandes vagues d'urbanisation des années 1960 et postérieures. On retrouve encore ces constructions typiques, tantôt modestes, tantôt luxueuses dans le centre historique de la ville et les quartiers alentours.

La demeure populaire sévillane, que l'on retrouve principalement dans les quartiers tels que la Macarena ou San Vicente se caractérise par sa faible élévation. Organisée autour d'un petit patio, elle comprend rarement plus d'un ou deux étages. Les pièces sont petites et sombres. Elle est surmontée d'un toit en terrasse, appelée azotea, au plan à peine incliné, en raison de la faible pluviométrie locale.

À côté de cet habitat populaire se sont multipliés les édifices cossus, plus élevés, et à l'architecture plus ostentatoire, à base de moulures, consoles, balcons de style victorien, ... Ces maisons sont souvent très colorées.

Il existe des caractéristiques communes à ces bâtisses, quel que soit leur degré de richesses, et ce, dans toute l'Andalousie :

Avec l'accélération de la construction de logements depuis quelques décennies dans les nouveaux quartiers, l'habitat traditionnel de la ville a tendance à s'effacer, au profit de bâtiments fonctionnels de grande capacité d'accueil. Souvent néanmoins, les façades sont peintes de blanc, afin de conserver une certaine unité. Dans le centre en revanche, les constructions nouvelles s'intègrent souvent au bâti déjà existant.

L'histoire urbaine locale est marquée par le goût des jardins, qui se manifeste sous la forme de patios, squares et autres parcs. Cette préoccupation pour les espaces verts s'est maintenue jusqu'à aujourd'hui : nombreux sont les zones de promenade qui ont été aménagées dans la ville et ses alentours. Dans le droit chemin de la tradition andalouse, ces lieux de verdure mêlent harmonieusement l'élément végétal et l'élément aquatique, ce qui en fait des lieux de repos et de fraîcheur recherchés en période estivale. Parmi les plus célèbres parcs et jardins figurent :

Monuments historiques et sites remarquables

Séville possède un patrimoine architectural d'une ampleur considérable. Elle est en cela une des plus riches cités européennes. Ses églises, palais et édifices divers en font une ville d'art de premier ordre, et une destination privilégiée des touristes.

Séville est une ville éminemment imprégnée par la religion, comme en témoignent le nombre très élevé de lieux de culte. Parmi les plus célèbres :

La richesse de la ville a permis aux hommes de pouvoir et aux institutions laïques et ecclésiastiques de bâtir de somptueuses demeures. Parmi les plus spectaculaires édifices civils de la ville se distinguent plusieurs palais :

Arts et culture

L'opulence passée de Séville a légué à celle-ci un patrimoine artistique d'une ampleur exceptionnelle. Couvents, églises, confréries, monarques et nobles ont dépensé des fortunes en constructions et en oeuvres d'art. La folie artistique qui s'est emparée de Séville entre le XVIe et le XVIIIe siècle a favorisé le développement d'une école sévillane reconnue. Les mécènes ont attiré les grands maîtres gothiques et baroques de la peinture, de la sculpture et des arts décoratifs : Zurbarán, Valdés Leal, Velázquez, Murrillo, Herrera el Viejo, Herrera el Mozo, Pedro Millán, Juan Martínez Montañés, Juan de Mesa, etc.. Les liens étroits tissés entre l'Espagne et les mondes flamand et germanique ont stimulé les échanges culturels et la venue de maîtres de l'Europe du Nord. Les oeuvres de ces artistes peuvent encore être admirées de nos jours dans les lieux de culte et les palais, mais également dans les musées de la ville.

Séville, fréquentée jadis par des dramaturges de l'importance de Tirso de Molina, Cervantes et Lope de Vega, est depuis longtemps une ville de théâtre. Plus récemment, elle s'est également tournée vers l'opéra.

Culture populaire

Séville est une ville de fêtes, profanes et sacrées. Marquée par une intense religiosité, elle célèbre tout au long de l'année diverses célébrations en l'honneur de saints patrons locaux. La plus célèbre et la plus importante festivité chrétienne est la fameuse Semaine Sainte, qui forme avec la non moins fameuse Feria de Abril, le cycle des Fiestas Primaverales, les Fêtes de Printemps, les plus populaires et fréquentées. C'est à cette période de l'année que les réjouissances battent leur plein.

Séville est un des hauts lieux de la tauromachie espagnole. Berceau de nombreux toreros et capitale d'une des plus fameuses régions d'élevage de toros braves, elle est un des plus éminents foyers de l'afición en Espagne. Se produire à la Maestranza est le rêve de tout matador, et les triomphes en ces lieux sont gages d'un avenir prometteur.

Plus tard dans la soirée, certaines rues et places reçoivent les amateurs de fête, qui se rassemblent dans les bars de nuit et discothèques. Les lieux les plus fréquentés sont :

Une autre pratique nocturne reste très prisée des jeunes sévillans : la botellona. Cette tradition bien implantée parmi les jeunes dont les moyens ne permettent pas de consommer dans les débits de boissons, consiste à acheter au supermarché des bouteilles d'alcool, pour les consommer ensuite en pleine rue, lors d'un botellón, regroupement spontané et improvisé, pouvant réunir au même endroit de quelques individus à plusieurs centaines de personnes. Le gouvernement autonome, à l'instar d'autres communautés autonomes, a toutefois décidé en 2006 de réglementer la tenue des botellones, pour limiter la gêne occasionnée au voisinage, et promouvoir la lutte contre l'alcoolisme. Les municipalités sont depuis lors autorisées à prohiber la tenue de botellones sur la voie publique, et à mettre en place des enceintes à ciel ouvert spécialement affectés à cet usage : les botellódromes, qui connaissent désormais une affluence imposante.

La gastronomie populaire sévillane est fortement influencée par la cuisine méditerranéenne, à base de poissons, d'huile d'olive, de nombreux fruits et légumes. Elle accorde également une large place aux produits régionaux des provinces voisines : charcuteries, viande de porc, de taureau, ... Elle se distingue par la simplicité des mets que l'on préfère généralement cuisinés nature, grillés ou sautés : les plats élaborés ou en sauce, si prisés des basques ou des navarrais, pour lesquels la cuisine est une institution, connaissent un écho plus limité.

Au premier rang de la gastronomie sévillane figurent les productions régionales, qui rentrent souvent dans la composition des tapas :

Les pâtisseries, généralement issues de la tradition orientale, sont fort prisées à Séville. Les plus fameuses trouvent leurs origines dans les très nombreux couvents de la ville, dont certains continuent à les produire et à les commercialiser :

La confiture d'écorces d'oranges amères est également très prisée. Une autre spécialité très appréciée au petit-déjeuner est la tostaíta, simple pain grillé, frotté à l'ail puis arrosé d'huile d'olive. On lui ajoute ensuite, selon les goûts, divers ingrédients : jambon, tomate, ...

Sports

La ville de Séville possède de très nombreux équipements sportifs construits durant les dernières décennies. Outre les installations de proximité, destinées à l'usage de la population, Séville possède trois stades de grande capacité, où évoluent les équipes locales, et sont organisés des évènements sportifs ou culturels nationaux et internationaux :

Suite à l'Exposition universelle de 1992, et la déprime qui s'est alors emparée de la ville, la municipalité a, entre autres mesures de relance de l'économie locale, lancé un plan de promotion et de développement de la dimension sportive de la ville, intitulé Sevilla, la ciudad del deporte (Séville, la ville du sport).

La ville a alors présenté sa candidature à l'organisation des jeux olympiques de 2004, sans succès, la taille modeste de la cité et la récente tenue des jeux olympiques à Barcelone en 1992 l'ayant disqualifié dès le départ. Le même scénario s'est reproduit pour les jeux olympiques de 2008.[réf. nécessaire]

Néanmoins, en 1995 est initié le projet de construction du stade olympique de La Cartuja, qui voit le jour en 1999, avec une inauguration par le roi d'Espagne. Ce nouvel équipement avait pour objectif de promouvoir l'image sportive de la ville et de permettre l'organisation de grands événements sportifs d'envergure internationale. Depuis 1999 ont eu lieu en ces lieux :

Plusieurs équipes sportives sévillanes évoluent dans les compétitions nationales, les plus célèbres d'entre elles étant les équipes de football locales, qui appartiennent toutes deux à la première division :



(source : Wikipedia)
 
_
Location de voiture Séville
 
Ville de départ :
Ville d'arrivée :
Même ville Autre
Départ le :
 Départ le
h
Retour le :
 Retour le
h
Age du conducteur :
Rechercher
 
_

Hotel Séville
 
Ville :

Nombre d'étoiles :

Date d'arrivée :
 date d'arrivee a l'hotel
Date de départ :
 date de depart de l'hotel

Chambres :
Chambre 1 :
adulte(s)
enfant(s)

Rechercher
 
_

billete de avión Vuelos Baratos | Cheap flights Cheap Flights
Jetcost © 2008 tous droits réservés - Informations légales