Informations sur Limoges
Présentation
Limoges est une ville du centre-ouest de la France, préfecture du département de la Haute-Vienne et chef-lieu de la région Limousin. Ses habitants sont appelés les Limougeauds et Limougeaudes.
Géographiquement, elle est située à 220 km au nord-est de Bordeaux, à 290 km au nord de Toulouse, à 390 km au sud de Paris et est traversée par la Vienne.
Elle est officiellement 24e ville de France avec plus de 137 000 habitants, au coeur d'une agglomération de plus de 180 000 habitants. Avec près de 248 000 habitants, elle possède la 36e aire urbaine de France.
Elle est surnommée « capitale des arts du feu » en raison de l'implantation historique dans la ville de l'industrie de porcelaine, de renommée internationale, et de l'artisanat de l'émail et des vitraux.
Limoges réclame en 2006 d'appartenir aux Villes et Pays d'Art et d'Histoire ; la réponse devrait être connue en 2008
Géographie
Limoges est située au nord du grand sud-ouest de la France, sur la Vienne. Elle marque le point de commencement des contreforts ouest du Massif Central.
Le sous-sol limougeaud, comme la quasi-totalité du territoire limousin, est de l'époque précambriennne (granit), mais la ville est située sur un socle de gneiss.
La ville est bâtie de part et d'autre de la Vienne, plus largement sur la rive droite. Son altitude varie de moins de 230 mètres au bord de la rivière à plus de 400 mètres au nord de la commune (quartier Beaubreuil par exemple).
À 150 kilomètres à vol d'oiseau de l'océan Atlantique, la ville possède un climat tempéré océanique de façade ouest, à légère tendance montagnarde, dû à la proximité du Massif Central et à l'altitude (la commune culmine à plus de 400 m et les sommets de 500 m sont proches).
Les hivers sont moins neigeux qu'avant, la neige se limitant à une ou deux journées de fortes précipitations par an, généralement fin janvier, parfois plus doux et l'été laisse sa place à un automne clément, véritable été indien.
Le total annuel des précipitations, sous l'influence de la montagne proche, est assez élevé (entre 900 et 1100 mm).
Les premiers résultats du recensement de la population partiel de quelques communes du département voient se confirmer la hausse de population, ce qui laisse penser que l'agglomération va voir sa population augmenter dans les prochaines années. Il est réaliste d'estimer, pour 2009, date de publication des chiffres, pour la grande couronne, 204 000 à 208 000 habitants.
La mairie de Limoges a décidé, à l'automne 2006, la création et la construction de 121 logements "Haute Qualité Environnementale", dans le quartier du Roussillon, au nord d'Isle, à l'horizon 2008, un site web est est consacré à cet ouvrage Les Terrasses La Fayette. Un choix qui vient réaffirmer un an après, la signature par la ville de son Agenda 21, l'engagement pris dans le domaine de la protection de la nature et de l'environnement et le développement durable.
Les principaux projets de la commune sont la restructuration et l'extension du Conservatoire à rayonnement régional (anciennement CNR), l'ouverture du "Zénith de Limoges" au printemps 2007 (), l'ouverture du 3e cinéma de Limoges, la continuation du renouvellement des bus et trolleybus (un tiers renouvelé en 2009), l'aménagement du quartier de la Cité, l'aménagement du futur musée (été 2009), la restructuration de la crèche du Sablard, la création d'une crèche relais, l'extension de la crèche Jean Gagnant, la réfection de l'éclairage du parc de Beaublanc, le réaménagement de diverses voies, la mises aux normes et réhabilitation de l'abattoir.... Citons aussi l'échangeur autoroutier dit de Grossereix mis aux normes autoroutières, le prolongement de la RD2000 vers Aixe-sur-Vienne, l'aménagement de différents parcs relais aux alentours de Limoges.
Limoges bénéficie d'une situation privilégiée, de par la proximité de la campagne environnante. De nombreux parcs agrémentent la ville :
Limoges est ville fleurie par le Conseil National des Villes et Villages Fleuris de France, lauréat européen 2001 et prix national 2002.
Le nom de Limoges provient de celui de la tribu gauloise des Lémovices, vivant sur le territoire limousin durant l'Antiquité. Il deviendra Lemòtges (forme classique) ou Limòtges (forme locale usuelle) en occitan et Limoges en français. La toponymie limougeaude reste très marquée par la langue d'oc. Ainsi nombre de quartiers ou de rues ont un nom occitan qui n'a jamais été francisé : rue du Rajat (participe passé du verbre rajar, jaillir), Puy Las Rodas, place de la Bareyrette. Certains ont été francisés phonétiquement sans prendre garde à la signification du nom. C'est le cas de la rue de la Cruche d'or qui correspond en fait au mot cruchador (à prononcer [krytsa'dur]) désignant un type de balance.
Histoire
La ville historique a été fondée avant la période romaine par la tribu des Lémovices, mais a vraisemblablement pris de l'importance sous le nom d'Augustoritum, au début du Ier siècle. Le nom de la ville est la traduction du latin "gué d'Auguste".
La cité est placée au carrefour de deux grand axes économiques majeurs de l'époque : la Via Agrippa qui joignait Lyon à Saintes, et la via Avaricum Tolosa entre Toulouse et Bourges.
Augustoritum suivait évidemment le plan romain, c'est-à -dire des rues perpendiculaires et parallèles entre elles. Des arènes, des thermes, et un amphithéâtre (aujourd'hui l'emplacement du jardin d'Orsay).
La ville subit au IVe siècle les invasions barbares et la population quitte la cité.
Au début du VIIIe siècle, les Francs s'emparent de la ville. C'est l'époque du futur célèbre saint Éloi, originaire de Chaptelat.
Au Xe siècle, saint Martial devient le protecteur de la ville suite aux miracles du mal des ardents (maladie causée par la consommation de pain de seigle ergoté) : l'exposition de ses reliques a permis le retour du calme dans la ville. Depuis, tous les sept ans, ont lieu à Limoges et en Limousin les ostensions : on ressort les reliques des saints pour une procession en mémoire de cet épisode de l'histoire régionale.
Au Moyen Âge, Augustoritum, devenue Limoges est une ville prospère, bien que divisée en deux : la Cité, siège religieux ou est situé la cathédrale Saint-Étienne, et le Château.
La ville prend également de l'importance grâce à sa situation sur la voie Lemovicensis du pèlerinage de St-Jacques-de-Compostelle.
Au XIIe siècle, le vicomte Adémar fait incendier la Cité mais fut condamné à la reconstruction. À la mort du roi de France Louis VI, son fils reprend le pouvoir mais perd la province du Limousin en répudiant sa femme. Celle-ci se remarie avec le roi d'Angleterre Henri Plantagenêt. Cette situation entraîne donc une suite de conflits et bien sûr la guerre de Cent Ans.
Limoges est assez peu affectée par la Réforme : on ne remarque que peu de conversions au protestantisme, une activité missionnaire assez faible, des troubles limités lors des guerres de Religion.
Par contre, au XVIIe siècle, la contre-Réforme eut une grande importance dans la ville : six compagnies de pénitents sont créées, de nombreux couvents sont fondés, d'autres réformés ; le collège des Jésuites, enfin, oriente la formation des élites limougeaudes.
Une période relativement calme fait son apparition au milieu du Moyen Âge. Le Limousin est cédé aux Anglais, mais une guerre éclate et la province revient définitivement à la couronne française en 1276.
Au XVIIIe siècle, l'intendant Turgot relance l'économie limougeaude et favorise la création et le développement d'industries textiles, du cuir... Mais le véritable tournant est celui de 1765 : un gisement de kaolin est découvert à Saint-Yrieix-la-Perche, à 40 km au sud de Limoges. L'industrie de la porcelaine est lancée. Enfin, en 1792, la Cité et le Château sont réunis.
Limoges doit son surnom de ville rouge aux mouvements ouvriers de la fin du XIXe siècle et du début du XXe (surtout 1905). La CGT y est d'ailleurs créée en 1895.
Limoges se situe au nord de la zone culturelle de la langue d'oc (voir le portail de l'Occitanie). On y parle donc l'occitan sous sa forme limousine.
Les premiers textes occitans que l'on peut retrouver à Limoges sont parmi les plus anciens de cette langue (les poésies de l'abbaye Saint-Martial, notamment). Ainsi dès le Moyen Âge, Limoges est un centre culturel de première importance pour le Sud de l'Europe. Les communautés municipales et les bourgeois de Limoges feront le choix du dialecte limousin comme langue d'administration malgré la concurrence du français royal.
Comme partout en France, la langue officielle progressera mais l'usage de la langue perdurera malgré tout. Il existe ainsi une littérature importante d'expression occitane produite et publiée à Limoges depuis le XVIIIe siècle. Le mouvement félibréen venu de Provence aura sa place en Limousin avec un majoral.
Après guerre, la langue perdra de son importance dans les quartiers populaires comme celui des Ponts. Certaines figures la feront néanmoins vivre. Ainsi, André Dexet, alias Panazô, la fera vivre au travers de ses romans, mais aussi de ses articles dans la presse (en 1958 dans son Journau dé Panazô, de 1963 à 1977, dans l'Écho du Centre avec la chronique du village imaginaire Viro-Tranujo (Tourne-Chiendent), sur Radio-Limoges dans l'émission Et hardi qué té deibouaïré !). Panazô animera aussi, sur FR3 Limousin, un magazine de treize minutes tous les quinze jours en alternance avec l'IEO 87. La chaîne publique locale retransmettra également quelques émissions de FR3 Aquitaine dans les années 1980.
D'autres personnalités auront la parole dans les médias limougeauds. Yves Lavalade fera une Cronica occitana dans lÉcho où il parlera des noms de lieux et des mots de la langue d'oc. Cette chronique se fera de 1974 à 1997 soit quelques 1500 chroniques, de manière bénévole, avec également d'autres auteurs. Le musicien-écrivain Jan dau Melhau animera une émission sur Radio-Limoges : Las cronicas dau saubre-viure (les chroniques du savoir-vivre). L'autre quotidien limougeaud, Le Populaire du Centre, ne sera pas en reste en publiant une Cronica de Josep Platussat. Les radios associatives feront quelques émissions bénévoles en langue d'oc durant les années 1980.
Limoges verra aussi une revue plus littéraire et linguistique : La Clau lemosina. Son nom signifie La Clé limousine en référence à un poème de l'écrivain provençal Frédéric Mistral. La première paraît en 1970 à la fondation du Cercle Limousin d'Études Occitanes (CLÉO) puis jusqu'en 2000 : 130 numéros pendant plus de vingt ans et entre 80 et 100 numéros spéciaux (Solelhs gris, La conjugaison occitane, Peire Lallet, Au paÃs de la metafòra, ...) qui ont grandement contribué à l'édition occitane.
À Limoges, le mouvement félibréen prendra la forme de groupes folkloriques comme l'Eicola dau Barbichet fondé le 23 mars 1923 par trois régionalistes : René Farnier, Jean Rebier et Albert Pestour. Il en existe actuellement deux autres : Lou Roussigno dau Limouzi et l'Eglantino do Lemouzi. Mais ces groupes ne sont pas les seuls, et les années 1990 ont vu la création de nouveaux groupes, cette fois-ci sans costumes traditionnels et au public plus jeune généralement.
Actuellement, la langue et la culture occitane sont toujours présentes à Limoges bien que dans les médias, la situation soit moins riche que dans les années 1980-1990 (une demi page tous les dimanches dans Le Populaire du centre et une gnorle dans le mensuel Sillon du diocèse de Limoges). Un département de musique traditionnelle a été créé en 1987 au Conservatoire à rayonnement régional (CRR) de Limoges. Y est enseigné la pratique d'instruments : la chabrette, la cornemuse, la vielle à roue, le violon traditionnel et l'accordéon diatonique mais aussi les danses et la langue occitane à travers le répertoire de chants régionaux. L'IEO (Institut d'Études Occitanes) dau Lemosin, outre sa librairie, propose des cours pour adultes, des stages de chants et de danse, ainsi qu'un atelier d'écriture dont l'une des participantes a reçu le deuxième prix de littérature occitane du Val d'Aran (Espagne) en 2005.
La langue d'oc est aussi un atout touristique pour Limoges. Ainsi, l'office de tourisme organise depuis l'été 2006 des visites en occitan de la ville. Les groupes folkloriques cités précédemment recueillent toujours un vif succès lors de leur spectacle, et pas seulement au près d'un public âgé et occitanophone.
Origine du blason : dès le Moyen Âge la municipalité de Limoges adopta pour emblème l'effigie de Saint Martial, qui avait évangélisé le Limousin au IIIe siècle et avait fondé à Limoges une abbaye dont le rayonnement fut immense. Le chef de France fut attribué en 1421 par le dauphin Charles, le futur roi Charles VII, en hommage à la résistance des habitants, bourgeois et consuls de la ville contre les Anglais, pour accroître leur coeur à servir la couronne de France de mieux en mieux.
Origine du blason : dévasté par les Normands au IXe siècle, le Limousin fut incorporé de bonne heure à l'Aquitaine. Aliénor d'Aquitaine l'apporta en dot en 1152 à son second mari, Henri Plantagenêt, comte d'Anjou (bordure rouge) et futur roi d'Angleterre. La vicomté de Limoges, maîtresse de la plus grande partie du Haut Limousin, resta cependant le plus souvent indépendante. Marie de Comborn, héritière des derniers vicomtes, épousa en 1275 l'héritier des ducs de Bretagne, le futur Arthur II. L'hermine de Bretagne brisée d'une bordure forma les armes de la vicomté.
Le logo de la ville de Limoges représente une flamme, qui évoque bien évidemment les arts du feu (porcelaine et émaux).
Démographie
En constante augmentation depuis la fin du XVIIIe siècle, grâce à la révolution industrielle et à l'essor des manufacures (porcelaine, cuir...), la population limougeaude connaît, dans les années 1970-1990, en même temps que le déclin des industries, une baisse significative, qui est en partie due à l'enclavement et à l'isolement de la région. À partir des années 1990, l'arrivée d'infrastructures routières (autoroute A20) et ferroviaires (amélioration de la ligne Paris-Toulouse), et l'installation d'entreprises de techniques de pointe, telles que le CNASEA ou celles de la technopole en 1992, et d'entreprises de services modernes, permet un nouvel essor de la population.
Cependant, les paramètres cités auparavant avantagent plus les communes de la périphérie, notamment Panazol et Couzeix, deux villes dortoirs, dont certaines ont vu leur population tripler, voire quadrupler, en quelques décennies.
Administration
En 1962, Limoges a fusionné avec la petite commune de Beaune-les-Mines, formant la commune de Limoges actuelle.
La Communauté d'agglomération Limoges Métropole, créée en 2003, a remplacé le SIVOM de l'agglomération de Limoges.
La commune de Limoges est formée de la ville-centre et de plusieurs quartiers excentrés nommés ici "écarts".
À l'extrême-nord, l'ancienne commune de Beaune-les-Mines, puis en descendant vers le sud, la ZUP de Beaubreuil accolée à la Zone Industrielle Nord, à la technopôle ESTER et proche du village de Grossereix.
À l'ouest, les quartiers de Landouge, véritable petit village, et du Mas Blanc, ainsi que Bellegarde, où se trouve l'aéroport du même nom.
La Cité - Le Sablard - La ZUP de l'Aurence - La Bastide - Le Centre-Ville - La Gare et le Champ de Juillet - Montjovis - Corgnac - Beaublanc - Le Vigenal - Saint-Lazare - Carnot-Marceau - Quartier CHRU - Fontgeaudrant - Le Roussillon - Les Carmes et La Mauvendière - Le Mas-Loubier - Puy-las-Rodas - Le quartier des Ponts - Varlin/Pont-Neuf - Le Grand Treuil - Montplaisir...
La ville de Limoges consacre une partie de son budget à l'aide au développement du département de Pabré, au Burkina Faso.
Politique et syndicalisme
La ville de Limoges, comme l'ensemble de la Haute-Vienne, est traditionnellement de gauche (socialiste). C'est à Limoges que fut fondée la CGT (Confédération générale du travail) lors de son Congrès constitutif du 23 au 28 septembre 1895.
Lors des élections présidentielles de 1981 et 1988, la Haute-Vienne vota massivement François Mitterrand. Mais votera majoritairement pour Chirac en 2002 au 1er et au 2nd tour.
La mairie est à gauche depuis longtemps (communiste avec Georges Guingouin, socialiste depuis). L'actuelle mairie, dirigée par le député PS Alain Rodet depuis plus de quinze ans, voudrait redonner du brillant à l'image de la ville, toujours méconnue et enclavée non seulement sur le terrain mais aussi dans les esprits. L'équipe municipale tente donc depuis quelques années de faire de Limoges une ville d'envergure, en remettant en valeur le riche patrimoine bâti et culturel (restauration des musées, des vieux quartiers, ...), et en favorisant l'implantation d'entreprises et des technologies du futur (pôle de compétitivité ...)no 1.
Économie et recherche
Limoges est réputée pour sa porcelaine, fabriquée à partir du kaolin de Saint-Yrieix-la-Perche.
Ville ouvrière au début du XXe siècle, le secteur secondaire est -malgré un faiblissement sensible- encore important, via l'industrie mécanique (usines Renault Trucks) et électrique (siège de la multinationale Legrand) et la chimie.
ESTER Technopôle, créé en 1992, est un point de rencontre des industries et technologies de pointe. Limoges est aussi le siège de nombreuses administrations, dont le siège national du CNASEA.
Limoges est le siège de la Chambre de commerce et d'industrie de Limoges et de la Haute-Vienne qui gère l'aéroport de Limoges Bellegarde.
Limoges est aussi le siège de la Chambre régionale de commerce et d'industrie Limousin Poitou-Charentes ( qui gère Innov'ia.
Limoges est le siège national de deux grandes entreprises internationales : Legrand (matériel électrique), et Madrange (alimentaire). On peut relever, dans les sociétés employant beaucoup de salariés, les chaussures J.M. Weston, les transports Bernis, Wagon Automotive, Renault Trucks, et bien évidemment, les entreprises porcelainières telles Bernardaud.
En parlant de Limoges il n'est pas possible d'ignorer les arts du feu, représentés principalement par la porcelaine, les émaux et les vitraux.
La fabrication de la porcelaine a pu se développer grâce au kaolin, matière première abondante dans la région (cf Saint-Yrieix-la-Perche, où on a découvert les gisements en 1771). Depuis le XVIIIe siècle, Limoges est mondialement connue pour sa porcelaine, dont l'industrie a été lancée par l'intendant du roi Turgot.
L'arrivée de la porcelaine à Limoges est donc très récente en comparaison de l'émail.
Le développement de l'émail date des XIIe et XIIIe siècles. L'émail peint, dont Limoges détient le quasi-monopole, date de la fin du XVe siècle.
Après deux siècles de décadence, un nouvel essor de l'émail a lieu dans les années 1880 / 1900, notamment grâce aux peintres passionnés d'art décoratif et aux artisans de la porcelaine.
Actuellement, l'émail traverse une certaine crise, avec la baisse du nombre des émailleurs et la suppression de la Biennale de l'Émail. Quelques émailleurs dynamiques s'efforcent pourtant de redonner un certain prestige à cette technique ancestrale, en produisant des oeuvres d'art originales.
Limoges possède plusieurs zones industrielles : la Zone Industrielle Nord (ZIN), jumelée au centre routier de Grossereix, la Zone Industrielle de Magré-Romanet, au sud, et la zone industrielle "de la route du Palais".
Les centres commerciaux les plus fréquentés sont ceux de la zone industrielle Nord (ZIN) située à Beaubreuil et la zone commerciale des Quatre-Vents à Boisseuil, facile à apercevoir grâce à son antenne de télécommunications. Limoges possède aussi une grande galerie commerciale, très fréquentée par les Limougeauds, le Centre St-Martial, situé avenue Garibaldi.
L'industrie est un secteur en perte de vitesse à Limoges, comme dans nombre de villes en France. Le secteur de la porcelaine, autrefois très important, subsiste néanmoins (Haviland, Bernardaud...), mais il ne fait plus vivre la commune. L'industrie des véhicules est toujours représentée dans l'est de la commune avec la présence de l'usine des véhicules industriels Renault Trucks (ex Saviem).
Transports
Limoges fait partie des quatre villes françaises (avec Lyon, Nancy et Saint-Étienne) à posséder encore aujourd'hui un réseau de trolleybus, qu'elle continue à développer.
De nouveaux trolleybus Irisbus Cristalis ont été mis en place en mai 2006 sur la ligne no 1 et en janvier 2007 sur la ligne no 4.
Les lignes de bus régulières, numérotées de 1 à 41 (dont les cinq lignes de trolley), desservent les communes de Limoges, Condat-sur-Vienne, Feytiat, Isle, Le Palais-sur-Vienne, Panazol, Boisseuil, Rilhac-Rancon et Saint-Just-le-Martel et sont exploitées par la STCL (Société des Transports en Commun de Limoges, souvent appelée TCL).
À cela viennent s'ajouter deux lignes de nuit et cinq lignes circulant les dimanches et jours fériés.
Depuis le 4 septembre 2006, les dix-sept communes de la communauté d'agglomération sont reliées au réseau des bus de Limoges (TCL), contre seulement six auparavant. Les huit communes de la Communauté qui ne sont pas desservies par les lignes régulières le sont par les bus dits "Télobus", transport à la demande.
Limoges est desservie par deux gares SNCF, la gare des Bénédictins et la gare Montjovis.
La gare des Bénédictins, placée sur l'axe Paris-Toulouse, est la plus fréquentée mais perd de l'importance depuis la réduction des dessertes Paris-Toulouse via Limoges, au profit de Bordeaux.
La ville en 2006 n'est toujours pas desservie par le TGV, le gouvernement de Jean-Pierre Raffarin étant revenu sur son engagement de créer le "POLT" (liaison Paris-Orléans-Limoges-Toulouse) par TGV pendulaire. Ces décisions ont provoqué la colère des élus et des habitants. Un nouveau projet a été présenté en 2006, la ligne à grande vitesse entre Poitiers et Limoges, qui s'est concrétisé à l'automne 2006 avec la tenue du débat public.
Il faut environ trois heures pour rejoindre Paris et trois heures et demie pour rejoindre Toulouse. La desserte vers Lyon, Clermont-Ferrand ou Bordeaux reste mauvaise, du fait de l'enclavement relatif de la région sur l'axe Ouest-Est.
La gare Montjovis est placée sur l'axe Limoges-Angoulême, mais son trafic est faible sur cette ligne, et les voyageurs préfèrent « embarquer » aux Bénédictins, gare plus pratique.
L'aéroport international de Limoges, doté récemment d'une nouvelle aérogare, est situé sur le territoire même de la commune de Limoges, à 15 mn de voiture du centre ville et des zones d'activité économique. Il est géré par la CCI de Limoges. Le trafic, dopé par les compagnies low-cost, a atteint les 380 000 passagers en 2006. Il propose des vols quotidiens vers les grandes villes françaises (Paris-Roissy et Paris-Orly, Lyon) et Nice en saison estivale, la Corse en saison (Figari) ainsi qu'une importante desserte du Royaume-Uni par deux compagnies "low cost" (vols quotidiens vers Londres et de une à plusieurs fois par semaine vers Liverpool, Southampton, Nottingham et Newcastle). D'autres dessertes internationales sont en cours de négociation avec les compagnies qui desservent l'aéroport et pourraient voir le jour à court ou moyen terme, notamment vers l'Irlande,les Pays-Bas ou l'Ecosse.
Des correspondances vers toutes les destinations du monde sont assurées à Paris-Charles de Gaulle, Lyon-Saint-Exupéry et London-Stansted.
L'aéroport de Limoges-Bellegarde propose également un programme saisonnier de vols charters vers de nombreuses destinations touristiques d'Europe, d'Afrique du Nord ou des DOM-TOM. Pour plus d'informations: www.aeroportlimoges.com
Limoges est située sur l'autoroute A20, surnommée l'Occitane, qui relie Vierzon à Montauban. Elle permet d'inclure Limoges dans un grand axe autoroutier européen qui va des Pays-Bas à l'Espagne, via Paris et Toulouse. Elle est aussi à un carrefour d'où partent plusieurs routes nationales : la N147 relie Limoges à Poitiers, Tours, Châtellerault, Saumur et Angers ; la N21 relie Limoges à Périgueux et Agen ; la N141 la relie à Angoulême, Saintes à l'ouest, et Aubusson, Clermont-Ferrand à l'Est.
Limoges est située entre deux carrefours importants : au Nord, la jonction entre la RN 145 (Route Centre-Europe-Atlantique : Suisse - Montluçon - Guéret, Poitiers et grand Ouest) et l'A20 (carrefour de La Croisière, près de La Souterraine) ; au Sud, entre l'A89 (Lyon - Bordeaux) et l'A20 à la hauteur de Brive-la-Gaillarde.
Limoges est traversée par la Vienne, rivière se jettant dans la Loire et par l'Aurence, affluent de la Vienne. Ces cours d'eau ne sont commercialement pas naviguables.
Les rues piétonnes de Limoges sont situées en son centre : rue du Clocher, rue du Temple, rue du Consulat, rue de la Boucherie, rue Ferrerie. Ce sont pour la plupart des rues commerçantes.
Écoles et université
Le projet d'une calandreta apparaît en 1992, avec la constitution d'une association. Avec le soutien du conseil régional, l'école maternelle ouvre en 1994, puis le cours préparatoire en 1998. Aujourd'hui, elle assure l'ensemble des classes de la maternelle et du primaire.
Limoges est le siège de l'Ecole Nationale Supérieure d'Ingénieur de Limoges (ENSIL), d'un institut, l'Institut d'Ingénierie Informatique de Limoges (), de l'École nationale supérieure de céramique industrielle, et de l'École Nationale Supérieure d'Art de Limoges-Aubusson, qui regroupe les écoles nationales d'art décoratif de Limoges et d'Aubusson.
Cette école, également connue sous le nom d'école des Beaux-Arts ou école d'art décoratif, est indépendante de l'université ; elle est sous la tutelle du ministère de la Culture. Elle offre des cursus d'art et de design. L'école est spécialisée dans la céramique et la tapisserie. Les diplômes sont obtenus après cinq ans. Il n'existe que cinq ENSA en France.
Limoges comprend également, au sein de son université, une faculté de droit avec de nombreuses formations, réputée notamment en droit de l'environnement, droit du sport, et droit notarial; une faculté de médecine et de pharmacie, une faculté des sciences, une faculté de lettres et sciences humaines; également, un institut universitaire de technologie de 10 départements, un IAE dès la rentrée 2007, un institut de préparation à l'administration générale, un insitut universitaire spécialisé.
Limoges abrite une École Nationale d'arts décoratifs avec des spécialisations sur les arts du feu, un institut universitaire de formation des maîtres, un centre national de formation aux métiers de l'eau, plusieurs classes préparatoires aux grandes écoles, 19 formations en BTS.
Avec 20 000 étudiants, Limoges est une vraie ville universitaire, où les loyers demeurent raisonnables, et le cadre de vie propice à la réussite scolaire.
Monuments historiques et autres sites
Crypte Saint-Martial (Xe siècle) : place de la République. Cette crypte conserve encore les tombeaux de Saint Martial, premier évêque et patron de la ville, de ses deux compagnons Alpinien et Austriclinien et de la légendaire Sainte Valérie. Elle fut découverte durant les années 1960, lors de la création du parking de la Place de la République. Il n'en reste aujourd'hui qu'une petite partie.
La situation du tombeau donna naissance à un pèlerinage, puis occasionna la construction de l'abbaye bénédicine de St-Martial. Cette abbaye prospéra et étendit son influence sur le Sud-Ouest. De magnifiques manuscrits, aujourd'hui conservés à la Bibliothèque Nationale, y furent créés ; c'est aussi en son sein que furent fabriquées les plus belles pièces d'orfèvrerie du Moyen Âge, connu sous le nom d'?uvre de Limoges. On a situé dans l'aire de son rayonnement les débuts de la poésie en langue d'Oc, et fait remonter l'origine de la polyphonie à son école musicale. Rasée au XIXe siècle, il ne reste du monument que la crypte.
Chapelle Saint-Aurélien (XIVe et XVIIe siècles) : ce petit édifice renferme les reliques du second évêque de Limoges, saint patron de la confrérie des Bouchers. Elle possède de belles statues médiévales et un magnifique retable baroque. Le bâtiment est toujours entretenu par les bouchers du quartier, qui l'achetèrent comme bien national à la Révolution, le sauvant de la destruction .
Église Saint-Michel-des-Lions (XIVe siècle) : cette église conserve, depuis la Révolution française, les reliques de saint Martial. Son architecture est caractéristique des églises-halles du domaine plantagenêt. Elle possède de magnifiques vitraux des XVe et XVIe siècles, deux piétas médiévales et de nombreux objets de cultes, un élégant clocher de type limousin (XIVe siècle) surmonté d'une boule en cuivre, deux lions gallo-romains au pied du clocher, qui ont donné leur nom au monument.
Église Saint-Pierre-du-Queyroix (XIIIe siècle) : d'origine romane, elle fut reconstruite du XIIIe au XVe siècles. Notons un vitrail de type Renaissance, un Christ du XIIIe siècle, et de nombreux autres détails comme un retable baroque et statues remarquables. Derrière cette église, est né il y a plus de 50 ans le fameux club de basket du Cercle Saint-Pierre, plus connu sous le sigle CSP.
Abbaye bénédictine de la Règle (IXe siècle)-(XVIIIe siècle) : Fondée en 817 par Louis le Débonnaire, cette abbaye était proche de la cathédrale Saint-Étienne. Ce fut un important couvent de femmes, dirigé par des abbesses issue de la noblesse limousine. À partir de 1790 les bâtiments de l'abbaye accueillent une maison de détention avant d'être presque entièrement détruits. Sous le 1er Empire fut édifié, autour du logis de l'abbesse subsistant, le Grand Séminaire, qui y resta jusqu'en 1905. La plupart des édifices furent rasés dans les années 60 : une chapelle sert d'annexe à la médiathèque municipale, au dépôt légal régional et pour le Musée de la Résistance. Dans l'ancien réfectoire est installé un centre d'accueil des Compagnons du tour de France. Un magnifique souterrain subsiste sous le site de l'ancien logis de l'abbesse.
Église de Beaune-les-Mines : cette petite église romane a conservé une très belle statue de saint Christophe. Sur son parvis, s'élève une croix de pierre du XVe siècle.
Couvent des Carmes (XIIIe siècle) : avenue Saint-Éloi ; à l'emplacement de l'église du couvent fut construite une banque, qui a soigneusement inscrit dans ses murs les anciens arcs sur lesquels subsistent de magnifiques peintures médiévales. La salle capitulaire est conservée dans la rue Neuve-des-Carmes qui traverse le site des anciens bâtiments conventuels. Ceux-ci avaient en effet été vendus à la Révolution à plusieurs personnes privées. Une fresque de la fin du Moyen Âge »” pourtant classée monument historique »” a dû être déposée et déplacée.
Palais de l'Évêché (XVIIIe siècle) : de l'architecte limousin Joseph Brousseau, ce palais est caractéristique du néo-classicisme, seule la chapelle a conservé son décor originel. Il est le siège du Musée Municipal de Limoges qui accueille des collections d'émaux, de peintures et des objets préhistoriques ou antiques (voir le chapitre sur les musées). Les jardins de l'Evêché, en terrasses à la française, ont été reconstitués en 1976 (parterres, mails, bassins et orangerie) en accompagnement de l'ancien palais épiscopal conçu par Brousseau. Le site, inscrit, est ouvert toute l'année ; des visites guidées sont organisées sur demande auprès du service des espaces verts de la Ville de Limoges.
Caserne de la Visitation (XVIIe siècle) : cet ancien couvent, transformé en caserne sous le second Empire et affecté jusqu'à ces dernières années à l'armée, a conservé son église à dôme construite par Brousseau.
Amphithéâtre gallo-romain : une partie notable de cet ouvrage, qui faisait partie des principaux monuments de la cité gallo-romaine d'Augustoritum et qui fut l'un des plus vastes de la Gaule, a été enterrée sous le jardin d'Orsay, à la suite des fouilles réalisées à la fin des années 1960.
Palais de l'Évêché (XVIIIe siècle) : de l'architecte limousin Joseph Brousseau, ce palais est caractéristique du néo-classicisme, seule la chapelle a conservé son décor originel. Il est le siège du Musée Municipal de Limoges qui accueille des collections d'émaux, de peintures et des objets préhistoriques ou antiques (voir le chapitre sur les musées). Les jardins de l'Evêché, en terrasses à la française, ont été reconstitués en 1976 (parterres, mails, bassins et orangerie) en accompagnement de l'ancien palais épiscopal conçu par Brousseau. Le site, inscrit, est ouvert toute l'année ; des visites guidées sont organisées sur demande auprès du service des espaces verts de la Ville de Limoges.
Caserne de la Visitation (XVIIe siècle) : cet ancien couvent, affecté jusqu'à ces dernières années à l'armée, a conservé son église à dôme construite par Brousseau.
Le carrefour Tourny sous la neige. À droite les Galeries Lafayette, au fond l'église St-Pierre
Halles Centrales (XIXe siècle) : le « ventre de Limoges » fut dessiné dans les ateliers de Gustave Eiffel. Au sommet des arcades de fer, courre une petite frise en porcelaine représentant les différents produits vendus à l'intérieur. La jolie place de la Motte a été redessinée au milieu des années 1990 (fouilles de la motte vicomtale, de vestiges gallo-romains et mérovingiens, création d'un parking souterrain) en s'inspirant d'une esthétique très minérale.
Pavillon du Verdurier (XXe siècle) : ce monument de style Art Déco rappelant certains détails d'architecture de la gare ou des Halles centrales sert désormais de hall d'exposition, après avoir été tour à tour pavillon frigorifique, marché couvert et gare routière. De plan octogonal, construit en 1919 en béton , conçu par Roger Gonthier, architecte de la gare, la décoration extérieure de mosaïque et de grès cérame est l'oeuvre d'une maison de Boulogne-Billancourt. La décoration intérieure est de Léonard Chigot, père du maître-verrier Francis Chigot. Protégé et classé dans les années 1970, il devient alors le pavillon du Verdurier proprement dit. L'ancien quartier du Verdurier, très intéressant quartier du Moyen Âge présentant de beaux immeubles gothiques en pierre, a été détruit au début du XXe siècle à cause de son insalubrité.
La rue de la Cathédrale sous la neige. À gauche, l'hôtel de région
Musée Adrien Dubouché (XIXe siècle) est un très beau bâtiment à l'architecture éclectique inspirée de la Renaissance.
Hôtel Maledent de Savignac de Feytiat (XVIIe siècle) : rue Haute-de-la-Comédie ; ce petit immeuble a conservé de son époque de construction un portail classique et une cour intérieure à colonnade.
Lycée Gay-Lussac (XVIIe siècle) : l'ancien collège des Jésuites, dont seule la chapelle a survécu, fut reconstruit sur les plans de l'architecte Brousseau dans un brillant style classique. La chapelle, qui sert de gymnase, contient un remarquable retable baroque qui est en péril (ayant notamment été dégradé par un incendie).
Préfecture (XXe siècle), construite sur les décombres du quartier du Viraclaud, elle possède une pièce de réception - le salon des Maréchaux présentant un plafond aux magnifiques peintures à la gloire du département.
La bibliothèque francophone multimédia : construite par l'architecte Pierre Riboulet, elle a ouvert en 1998, sur le site de l'ancien hôpital général (XVIIe et XVIIIe siècles) ainsi que d'un très important site archéologique gallo-romain. Forte de 58 000 usagers inscrits (1/3 de la population de Limoges, alors que la moyenne nationale est de 18%), la BFM accueille près de 500 000 visiteurs par an avec une moyenne de 2000 personnes/jour, et des pointes de fréquentation de 4500 visiteurs le samedi.
Château de Beauvais (XVIIIe siècle) situé à Landouge, c'est l'ancienne demeure des abbés de l'abbaye Saint-Martial, elle fut construite sur les plans de l'architecte limousin Joseph Brousseau, au XVIIIe siècle.
Château des Essarts situé dans le site de la vallée de la Mazelle, près de Beaune-les-Mines, au milieu d'un parc paysager du XIXe siècle (arboretum, verger, parterres avec buis), c'est un château du XVIIe siècle inscrit à l'inventaire des Monuments historiques. Façades et toitures datent du XVIIe siècle, l'escalier intérieur est remarquable. Une exposition sur les seigneurs des Essarts et leur rapport avec l'Ordre de Grandmont (XIIe et XIVe siècles) ainsi que les trois papes limousins du XIVe siècle y a été organisée. On trouve dans le parc un séquoia géant (Sequoiadendron giganteum) et des chênes pédonculés (Quercus robur).
Les jours d'ouverture, la visite est guidée par les propriétaires dans le château et dans le parc.
Château Jouxtens ou de Saint-Lazare, propriété privée ; la reddition de la garnison allemande de Limoges fut négociée ici en août 1944, le propriétaire étant de nationalité suisse.
Château de Faugeras, construit peu avant 1742, devenu aujourd'hui hôtel ****, avec restaurant dirigé par M. Philippe Redon.
Château de la Borie (commune de Solignac), siège de l'Ensemble baroque de Limoges.
Place Denis Dussoubs (XVIIIe siècle) : cette ancienne place royale est longée de magnifiques immeubles en briques rouges. Elle marque la "porte" nord de l'ancien quartier du Château. C'est une des places les plus animées de la ville (cinéma, nombreux bars, restaurants). Au sud de l'ancien quartier du Château se situe une autre place du XVIIIe siècle : la place Manigne, défigurée par un immeuble moderne.
Place Fontaine des Barres (XVIIe siècle) : elle s'est développée autour d'une fontaine aujourd'hui fermée. Elle est entourée d'hôtels particuliers des XVIIe et XVIIIe siècles, ainsi que du portail de l'ancien couvent des Filles de Notre-Dame.
Village de la boucherie (Moyen Âge et XVIIe siècle) : il s'agit de l'un des quartiers les plus pittoresques de Limoges, le long de la rue du même nom et des ruelles alentours, les maisons à colombages »”occupées aux rez-de-chaussée par d'anciennes boutiques (bouchers, tripiers) »” et les fenêtres à meneaux, rappellent les activités du quartier tournées vers la viande.
Cité des Coutures et Cité-jardin de Beaublanc : cités ouvrières édifiées au début du XXe siècle par Roger Gonthier, l'architecte de la gare des Bénédictins et du pavillon du Verdurier.
Cour du Temple (XVIIe siècle) : cette petite cour intérieure est bordée par un hôtel particulier à colonnade et à pans de bois, c'est sans doute le lieu le plus enchanteur de Limoges. La rue du Temple, qui lui est voisine, possède de beaux hôtels qui mériteraient d'être restaurés. Les hôtels particuliers entourant le lieu, aux façades à colombages, sont reliés entre eux par des galeries ouvertes à l'italienne et des escaliers de style Renaissance.
Le sous-sol de Limoges possède deux ou trois niveaux de caves voûtées et de souterrains (souvent des aqueducs), soit creusés dans le tuf, soit maçonnés, et formant un impressionnant réseau. Leur construction s'étale probablement sur plusieurs siècles. Durant ces vingt dernières années, le nombre de cavités et de galeries souterraines que compte Limoges a bien malheureusement considérablement diminué, sous les effets combinés de l'urbanisme, des travaux de voirie, et d'une certaine négligence.
Four des Casseaux (XIXe siècle) : il est l'un des derniers fours à porcelaine de la ville, témoin du passé industriel de Limoges.
Culture
Le musée des Émaux et de la Porcelaine Adrien-Dubouché. Le bâtiment, construit par Henri Mayeux et inauguré en 1900, accueille plusieurs collections de porcelaine, de faïence, de grès, de verre et de poterie ;
Le musée de l'Évêché de Limoges (70 000 visiteurs/an), installé dans l'ancien palais épiscopal du XVIIIe siècle, abrite des collections d'émaux, de sculptures médiévales, d'archéologie et de peintures (Auguste Renoir, Armand Guillaumin de l'école de Crozant...) ;
Réseau des bibliothèques municipales de Limoges, la Bibliothèque francophone multimédia, communément appelée par les limougeauds "la Bfm", bénéficie depuis septembre 1998 d'un site en centre-ville de tout premier plan. Labellisé Bibliothèque Municipale à Vocation Régionale par le Ministère de la Culture, pôle associé à la Bibliothèque Nationale de France dans le domaine du théâtre et de la poésie francophone, pôle associé à la BnF également au titre du dépôt légal imprimeur en région Limousin, ce vaste ensemble culturel de 14 800 m² fait référence tant en France qu'à l'étranger.
La Bibliothèque Francophone Multimédia de Limoges , c'est aussi cinq bibliothèques de quartier : l'Aurence, Beaubreuil, la Bastide, Landouge et le Vigenal. Avec plus de 700 000 documents dont 350 000 en libre accès, 57 637 lecteurs inscrits les fréquentent, générant près de 1,2 million de prêts par an.
Limoges est la seule ville de plus de 100 000 habitants où l'inscription et le prêt sont totalement gratuits (tous supports et pour tous les lecteurs, quelque soit leur lieu de résidence).
La culture est un des points forts de la ville. La programmation des centres culturels municipaux est réputée au point de vue national. Plusieurs salles proposent des spectacles musicaux, des pièces de théâtre, des concerts... dont les cinq centres culturels municipaux (CCSM) Jean-Gagnant, Jean-Moulin, Jean-le-Bail, John Lennon et Jean-Macé ; les théâtres (L'union-Centre dramatique national, Jules-Noriac, Expression7, ...) ; l'Opéra-Théâtre, ouvert au début des années 60 en plein centre-ville, membre de la Réunion des Théâtres Lyrique de France. Citons enfin le Zénith (ouvert en mars 2007), qui accueille désormais la quasi-totalité des spectacles.
Le château de la Borie, situé entre Limoges et Solignac abrite l'ensemble baroque de Limoges au sein du centre culturel de rencontres La Borie en Limousin. C'est un lieu de rencontres, de spectacles, dans un cadre naturel exceptionnel. ()
Alors que Limoges comptait au milieu du XXe siècle de nombreuses salles de cinéma (Les Omnia, Les Stars, Le Colisée, Le Rex, Les Écrans, pour ne citer qu'eux), il n'existe désormais plus que deux complexes, appartenant tous les deux au même groupe cinématographique "Multiplex" :
Un troisième multiplex, toujours affilié à "Multiplex", devrait ouvrir dans les prochaines années, à la périphérie de la ville, non loin de la technopole.
Tout comme la programmation culturelle, la programmation des animations et manifestations de loisirs sont nombreuses à Limoges. Citons dans les festivals le Festival des Francophonies en Limousin festival international des théâtres francophones qui se déroule tous les ans fin septembre-début octobre qui a fêté sa vingtième édition en 2003 (Site officiel du festival), Danse émoi, festival biennal de la danse contemporaine (en février), l'un des plus importants de France (en 2006, 2008...) ou le Festival Pop sur la Ville organisé par l'association Melting Pop : festival pour la promotion d'artistes de Pop qui se déroule courant octobre ou novembre et qui fêtera ses dix ans courant 2007. La culture du Web est également une des spécialités du Limousin avec le Festival International du Webdesign http://www.webdesign-festival.com/2008/ qui réunit chaque année les meilleurs Webdesigners mondiaux pour la grande finale internationale. Ils devront, au cours de cette webjam, créer un site Web sur un thème imposé en 24h non stop. Des conférences sur les thèmes du design interactif, du Web 2.0 et 3.0, du Webdesign, de la sécurité du Web, du design sonore et du design sensoriel sont organisées en parallèle du WIF et sont accessibles à tous les participants du Festival.
La ville est aussi le siège de nombreuses foires, marchés ou brocantes telles les Puces de la Cité, brocante se déroulant tous les deuxièmes dimanches du mois dans le quartier de la Cité, le Marché de Noël , le week-end précédent Noël, sur la place de la Motte, face aux Halles, la Foire des Saints Innocents, le dernier week-end de décembre, foire traditionnelle et la Foire à l'ancienne de la Saint Loup, le dernier week-end de mai.
La littérature n'est pas oubliée, au contraire, avec le festival Lire à Limoges, le grand salon du livre, tous les ans en avril (60 000 visiteurs en 2004).
Bien sûr les grands classiques, évènements commerciaux, sportifs ou autres comme la grande fête foraine d'hiver, en décembre au Champ de Juillet, la Foire exposition de Limoges, tous les ans pendant la semaine de l'Ascension en mai, le Tour cycliste du Limousin dont l'arrivée se fait à Limoges dans la 2e quinzaine d'août (Site officiel de la course).
Enfin Limoges n'oublie pas ses traditions : les Ostensions limousines qui ont lieu tous les sept ans et lors desquelles les limougeauds et les limousins célèbrent leurs saints (Saint Martial, Saint Aurélien, Saint Loup, Saint Junien, ...) lors de manifestations religieuses et populaires ; cette tradition remonte à l'an 994. Les prochaines Ostensions auront lieu en 2009.
La traditionnelle fête des ponts, sur les bords de Vienne,se tient à la mi-juin et donne lieu à un défilé de barques à fond plat décorées et ornées, à différentes animations (et depuis quelques années à la présentation de la nouvelle Miss Limoges en exercice).
La Frairie des petits ventres, le 3e vendredi d'octobre, triperie traditionnelle dans la rue médiévale de la Boucherie, rassemble chaque année des milliers de Limougeauds autour de diverses spécialités culinaires limousines (rognons blancs, boudin aux châtaignes, cidre, vin rosé de Verneuil-sur-Vienne...) et donne lieu à une grande soirée de festivités bien connue des jeunes limougeauds.
Le grand défilé de Carnaval entourant Mardi Gras n'est pas oublié et réunit chaque année des milliers de spectateurs dont de nombreux enfants déguisés et maquillés, comme le veut la coutume.
Le principal quotidien régional diffusé sur Limoges est le Populaire du Centre (), du groupe Centre France (surnommé le Popu), qui est aussi le quotidien de la région Limousin. S'y ajoutent l'Écho du Centre et Info.
La direction de la communication de la mairie a créé en 1996 une chaîne d'information locale continue, 7 à Limoges, qui diffuse des annonces, des reportages...
France Bleu Limousin est la radio régionale qui émet sur les départements de la Corrèze et de la Haute-Vienne.
Sports et loisirs
Les activités de loisirs sont nombreuses dans la région. Citons le parc d'attractions de Bellevue, loin des parcs titanesques Disneyland et autres Futuroscope, c'est ici un parc familial et à taille humaine, proposant des attractions ludiques et traditionnelles, tels les manèges ou les piscines ludiques, dans un cadre naturel appréciable.
Un autre site à visiter est l'aquarium du Limousin, situé face à la mairie. Cet aquarium de 600 m², ouvert en 1993, possède 40 bassins, 300 espèces et environ 2500 animaux, du silure au piranha en passant par l'esturgeon ou la limule ().
Les équipements sportifs sont concentrés au parc des Sports de Beaublanc (stades, piscine olympique, palais des Sports qui accueille les spectacles en attendant l'ouverture prochaine du Zénith et les matchs du mythique CSP), et au parc des Sports de Saint-Lazare (stade du club de football, golf municipal situé à l'emplacement de l'ancien aérodrome, piscine et à proximité le dojo Robert Lecomte et la salle d'arme).
Il y a quatre piscines sur le territoire communal : Beaublanc, Les Casseaux, non loin de la cathédrale, Beaubreuil et Saint-Lazare.
(source : Wikipedia) |