Informations sur Nancy
Présentation
Nancy est une commune française de la région Lorraine, préfecture du département de la Meurthe-et-Moselle. Ses habitants sont appelés les Nancéiens (Nancéiennes). On rencontre parfois la variante Nancéens.
Géographie
Nancy est située dans le nord-est de la France, entre plusieurs collines formant des petits plateaux boisés, dans une demi-cuvette sans ouverture à l'ouest vers Paris. Cette cuvette est traversée par différents cours d'eau qui n'occupent pas une position centrale dans la ville puisque la Meurthe marque la frontière est de la commune. Cette rivière n'est pas aménagée pour le transport fluvial et seul le canal de la Marne au Rhin (au gabarit Freycinet) qui lui est parallèle sur trente kilomètres permet un trafic fluvial de petit tonnage. Les cours d'eau nancéiens tendent aujourd'hui à redevenir des éléments attractifs vers lesquels se tourne la ville (ex: jardin d'Eau dessiné par Alexandre Chemetoff).
Nancy possédait une valeur défensive géographique médiocre du fait de sa situation en 'cuvette'. Frouard (qui possédait d'ailleurs un château), avec sa position au point de confluence, ou Saint-Nicolas-de-Port par exemple, auraient sans doute été des choix géographiques plus stratégiques pour une place-forte ; mais lors de la création de la ville, le site de Nancy était une plaine au coeur du Duché de Lorraine permettant un développement urbain peu contraignant pour une capitale.
Beauregard, Boudonville, Buthégnemont, Haussonville, Haut-du-Lièvre, Saint-Nicolas, Saint-Jean, Saurupt, Trois-Maisons sont tous des lieux-dits et anciens faubourgs hors-les-murs intégrés à la ville au fur et à mesure de sa croissance et de son histoire. La ville se développe désormais à l'Est, dans le quartier dit des Rives de Meurthe, entre la Meurthe et le canal de la Marne au Rhin.
Les communes limitrophes de la ville de Nancy sont regroupées en Communauté urbaine du Grand Nancy, qui compte près de 270,000 habitants de la première couronne nancéienne.
Huit villes ont une limite commune avec Nancy. Avec 35 000 habitants, Vandoeuvre-lès-Nancy est la deuxième commune la plus peuplée de Meurthe-et-Moselle et donc le second pôle de l'agglomération. Viennent ensuite Laxou (15 898 habitants) et Villers-lès-Nancy (15 700 habitants), puis Saint-Max, Malzéville, Maxéville, Tomblaine et Jarville-la-Malgrange.
L'agglomération étant continue et densément peuplée, les communes de la communauté urbaine du Grand Nancy sont considérées comme faisant partie quasi-intégrante de la ville ; les communes considérées comme banlieues lointaines étant le plus souvent celles n'ayant pas intégré la communauté urbaine. Avec 331 000 habitants, l'unité urbaine de Nancy est la première de Lorraine et la 15e de France. L'aire urbaine de Nancy, plus étendue, compte 411 000 habitants.
Histoire
Bien que de nombreux sites préhistoriques aient été découverts sur les plateaux entourant la ville, le site historique de la ville ne semble pas avoir été vraiment occupé avant l'époque mérovingienne, vers la fin du VIIe siècle. On mentionne juste l'existence d'un gué sur la Meurthe au VIIIe siècle.
La forme la plus ancienne connue de Nancy est la forme romanisée de son nom celtique (Nant). Dans l'antiquité gauloise puis romaine, Nancy est ainsi nommée : Nanceiacum (896).
Une autre trace écrite date du 29 avril 1073 (mention dans la charte de Pibon, évêque de Toul : « Olry, voué de Nancy » (« Odelrici advocati de Nanceio »).
Nanceiacum (896) n'est autre que Nantiacus = Nant-acus, ce qui implique une ancienne forme gauloise et celtique Nantiacos = Nant-acos ou bien Nantceton, Nantceto.
Nancy est donc d'origine celtique, comme le sont les noms de Nantiat (Haute-Vienne), Nanthiat (Dordogne), Nandy (Seine-et-Marne), Nançay (homonyme de Nancy) (Cher), Nangy (Haute-Savoie), Nance (Jura), Nances (Savoie), Nangis (Seine-et-Marne), Nangeville (Loiret), Nançois (Meuse).
François Falc'hun, (1901-1991), Professeur d'université, d'abord à Rennes, puis à Brest et Bernard Tanguy, son collaborateur, expliquent la signification de Nancy par le gaulois nant au double sens de « vallée », et de « rivière », « ruisseau », « torrent », ou « cours d' eau » - auquel s'ajoute le suffixe iacum.
On trouve aussi mention de la racine celtique nant = vallée, dans le nom d'un peuple gaulois habitant les vallées de montagnes, les Nantuates.
Dans la même famille de mots gaulois et celtiques proches, Pierre-Yves Lambert mentionne nantu = « rivière » et nanto = « ruisseau », dans son ouvrage La langue gauloise. On retrouve aussi cette racine Nanto « vallée », « ruisseau », « rivière », « vallée contenant une rivière », dans Nanteuil, Nantua (Ain), Nant (Aveyron), Nans-sous-Sainte-Anne (Doubs), Nans (Var), Les Nans (Jura).
Nancy est aussi proche de l'ancien gaulois an nantavia : « le lieu aux ruisseaux » qui évoluera en Lantages. En Savoie, certains ruisseaux ou petits torrents portent toujours le nom gaulois de nant. Par exemple : le nant Borrand, le nant de Marnaz, le nant des Charmilles. On retrouve la terminaison en cy du gaulois ceton, ceto = « bois », qui se transforma en ci-acum puis en cetum ou citum puis en cy, dans de nombreux noms de lieux français ou francophones d'origine celtique comme Bercy, Coucy, Raincy, Sancy, Mancy, Amancy, etc....
Dans l'hypothèse où le suffixe de Nanceiacum correspondrait au rhabillage tardif en ciacum du gaulois ceton, qui se transforma au fil du temps en cy, Nancy signifierait : « la vallée » ou « la rivière boisée ». François Falc'hun écrit par ailleurs que Nantiacos = Nancy est un parfait synonyme de Nantacos = Nantey (Jura). Le suffixe iacum de Nanceiacum (896), peut aussi éventuellement signifier, dans une autre hypothèse, le pluriel de Nant. Dans ce cas, Nantiacos (Nant-acos) = Nantiacus (Nant-acus) = Nanceiacum = Nancy aurait la signification suivante : « les rivières », « le lieu aux rivières ». Nancy signifie donc très probablement soit « la vallée boisée contenant une rivière », soit « le lieu aux rivières » et en l'occurrence à Nancy, il s'agit d'« une demi-cuvette traversée par différents cours d'eau ».
La naissance de Nancy est en fait liée à l'édification d'un château féodal, au cours du XIe siècle, par Gérard d'Alsace qui y fonde une petite cité qui deviendra la capitale du duché de Lorraine sous ses successeurs au XIe siècle. En 1218, au cours de la Guerre de Succession de Champagne, sous le règne du duc Thiébaud Ier, la ville est totalement incendiée par l'empereur Frédéric II de Hohenstaufen. La ville sera reconstruite et agrandie et protégée par un nouveau château.
C'est lors de la bataille de Nancy, qui fut précédée par un siège, que Charles le Téméraire, duc de Bourgogne, meurt en janvier 1477 face au duc René II à l'étang Saint-Jean. René II est également considéré comme le premier duc bâtisseur : il fait reconstruire son Palais Ducal et fait ériger à côté l'église des Cordeliers ainsi qu'un lieu de culte à Notre-Dame de Bonsecours (notons également la construction d'une basilique gothique flamboyante à Saint-Nicolas-de-Port, d'où le duc est parti pour entamer la reconquête de sa capitale).
Sous les règnes des ducs Charles III et Léopold, la ville bénéficie de nombreuses extensions (ville neuve, cours Léopold...) et d'un rayonnement culturel sans précédent. Écarté du trône de Pologne, Stanislas Leszczy?ski, roi de Pologne et beau-père de Louis XV car marié à Marie Leszczy?ska, reçoit le duché de Lorraine, à viager, en 1737 et le gouverne en monarque éclairé, le menant à son apogée, en plein siècle des lumières. Il crée en l'honneur du roi de France une place de belles proportions qui recevra plus tard son nom. À sa mort en 1766, le duché revient à la couronne de France.
Nancy est le siège d'un évêché depuis 1778 correspondant au transfert de celui de Toul. La ville possède également une cour d'appel.
En août 1790, la ville fut l'objet d'une révolte militaire réprimée sévèrement par les troupes du marquis de Bouillé : le régiment des hussards de Lauzun chargea dans les rues de la ville.
En 1871, la ville reste française tandis que l'Alsace et la Moselle, avec Strasbourg et Metz, sont rattachées à l'Allemagne par le traité de Francfort. Nancy connaît alors une période de prospérité et un nouvel âge d'or culturel. En effet, de nombreux optants (Alsaciens et Mosellans refusant la nationalité allemande) choisissent de s'y installer, parmi lesquels un grand nombre d'intellectuels et d'industriels.
Ville de sidérurgie depuis les années 1880, Nancy se rêva aussi en ville charbonnière à la toute fin du XIXe siècle. Le projet, dû à l'impulsion de maîtres de forges (les Cavallier, de Lespinats, de Saintignon, Villain ...), d'ingénieurs des Mines, de banquiers et d'hommes d'affaires locaux, restera cependant sans lendemains.
Autour de 1900, c'est de Nancy que part, en France, le mouvement de l'Art nouveau avec notamment l'École de Nancy dont les chefs de file sont Émile Gallé, Antonin Daum, Louis Majorelle, Victor Prouvé et Eugène Vallin.
Durant la Première Guerre mondiale, la ville a été menacée lors de la bataille du Grand Couronné. Elle a ensuite subi des bombardements par avions et zeppelins et également les tirs du « Gros Max » : une batterie de 380 mm modèle SKL/45 installée à 35 km de distance, dans le village de Hampont en Moselle annexée. Ces bombardements firent de gros dégâts matériels et causèrent la mort de 177 personnes.
Lors de la Seconde Guerre mondiale, la libération de Nancy de l'occupation allemande fut effectuée par la troisième armée américaine pendant la campagne de Lorraine en septembre 1944.
Personnes célèbres nées à Nancy
La plupart des ducs de Lorraine dont François III de Lorraine (1708-1765), qui deviendra empereur des Romains sous le nom de François Ier, est née à Nancy. Celui-ci donnera naissance à la famille de Habsbourg-Lorraine. Tout comme Antoine Drouot (1774-1847), général de Napoléon, surnommé "le Sage de la Grande Armée", ou le maréchal Lyautey (1854-1934). Léopold Sigisbert Hugo (1773-1828) général d'Empire et père de Victor Hugo. On peut citer également Virginie Mauvais (1797-1892), institutrice, Officier de l'Instruction Publique, dite doyenne de l'Instruction Publique.
La ville a également vu naître un certain nombre de personnalités artistiques :
Héraldique
La ville de Nancy porte comme armoiries : « d'argent à la tige de chardon arrachée de sinople, fleurie de pourpre, chargée de deux feuilles piquantes au naturel ; au chef coupé d'un et parti de trois : au premier fascé d'argent et de gueules de huit pièces, au deuxième d'azur semé de fleurs de lys d'or brisé en chef d'un lambel de gueules, au troisième d'argent à la croix potencée d'or cantonnée de quatre croisettes du même, au quatrième d'or à quatre pals de gueules, au cinquième d'azur semé de fleurs de lys d'or à la bordure cousue de gueules, au sixième d'azur au lion contourné d'or à la queue fourchue, armé, lampassé et couronné de gueules, au septième d'or au lion de sable armé et lampassé de gueules, au huitième d'azur semé de croisettes recroisetées au pied fiché d'or aux deux bars adossés du même brochant sur le tout, sur le tout d'or à la bande de gueules chargée de trois alérions d'argent ».
Le chardon, ainsi que la devise qui s'y réfère, « non inultus premor » (littéralement « on ne me touche pas avec impunité », et moins littéralement « qui s'y frotte s'y pique »), est une allusion à la défaite de Charles le Téméraire à la Bataille de Nancy en 1477.
Le chef représente les armoiries des ducs de Lorraine à partir de 1538. On y trouve de gauche à droite et de haut en bas, les armes des royaumes de Hongrie, de Naples, de Jérusalem et d'Aragon, et des duchés d'Anjou, de Gueldre, de Juliers et de Bar. Au centre a été apposé le blason de la Lorraine.
Démographie et statistiques
La ville, petite et densément peuplée (1 501 ha, 6 902 habitants au km²), s'est depuis longtemps développée en agglomération continue avec les communes voisines, le centre ne pouvant plus se développer davantage.
Les communes de la CUGN sont considérées comme faisant partie quasi-intégrante de la ville ; les communes considérées comme banlieues lointaines étant le plus souvent celles n'ayant pas intégré la communauté urbaine. À noter que l'unité urbaine de Nancy est la première de Lorraine, et que l'aire urbaine de Nancy compte 420 000 habitants (source INSEE).
Nancy est la 5e ville universitaire française en terme de densité étudiante.
La commune de Nancy est considérée comme la première unité urbaine de Lorraine et la 13e métropole française ; cependant la définition d'une grande métropole Lorraine le long du sillon Lorrain est de plus en plus considérée, déterminant ainsi la première métropole du grand-Est Français avec plus d'un million d'habitants répartis de Nancy à Thionville via Metz.
Après 1962, la population de la commune décline rapidement, mais c'est plus un phénomène d'étalement urbain qu'un véritable déclin. Car parallèlement, la population de l'agglomération ne cesse de s'accroître, passant de 270 000 habitants en 1962 à 330 000 en 1999. Le développement de l'automobile et l'élévation du niveau de vie des habitants, qui recherchent un habitat plus vaste, expliquent en partie cette déconcentration. Depuis une dizaine d'années, la ville s'efforce d'impulser un programme de logement sur les rares espaces disponibles, ce qui explique la légère reprise démographique.
Avec plus de 20 000 entreprises, le tissu économique est essentiellement composé de PME-PMI sans qu'on puisse réellement parler de secteur industriel dominant. Elle a ainsi été relativement préservée des crises du textile, de l'industrie minière et de la sidérurgie qui ont successivement touché la région.
La zone d'emploi rassemble un total de 168 000 emplois (la plus importante zone d'emploi de Lorraine) et affiche un pourcentage d'emplois stables parmi les plus élevés en permettant à 88% des actifs résidents de trouver leur emploi sur place.
Avec 13 000 emplois métropolitains supérieurs, Nancy se classe au 14e rang des aires urbaines françaises. Elle apparaît particulièrement bien positionnée sur les domaines de l'information, de la recherche et des télécommunications.
Administration
Le jumelage avec la ville du Pirée en Grèce a été abandonné pour cause d'arrêt des relations communes.
Économie
Nancy est la cinquième place financière de France (elle possède entre autres les sièges "régionaux" de toutes les banques Françaises). Récemment, une Maison de la Finance vient d'ouvrir ses portes dans une partie du bâtiment de Saint-Gobain PAM.
Nancy est également le siège de la Chambre de commerce et d'industrie de Meurthe-et-Moselle qui gère le port de Frouard ainsi que de la Chambre régionale de commerce et d'industrie de Lorraine.
Nancy est le principal pôle de santé du Nord Est de la France avec le CHRU (Centre hospitalier universitaire) installé sur le site de Brabois, l'Hôpital Central dans le centre de la ville ainsi que la maternité régionale. La ville ainsi que l'agglomération possèdent de nombreuses cliniques privées.
La ville abrite également le quotidien "L'Est Républicain", qui fait partie du groupe EBRA anciennement "Groupe Est Républicain" qui est le premier groupe de presse quotidienne régionale française.
Le technopôle de Nancy-Brabois situé sur la commune de Vandoeuvre est l'un des plus importants du pays et l'un des 3 premiers aménagés avec ceux de Sophia Antipolis (Nice) et Meylan (Grenoble).
Tourisme & patrimoine
Nancy, classée ville d'art et d'histoire, possède un vaste secteur sauvegardé de 150 hectares qui correspondent au centre historique de la ville. Trois places (Stanislas, de la carrière et d'alliance) sont classées patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 1983.
Relativement préservés par les siècles, les différents quartiers possèdent toujours une architecture et une ambiance caractéristique ainsi que les faubourgs environnants.
Les plus anciennes constructions de la ville, datent du haut Moyen Âge. La tour de la Commanderie Saint-Jean-du-Vieil-Aître datant du XIIe siècle est le bâtiment visible le plus ancien de la ville.
Premier site bâti de la ville, on peut encore y contempler quelques vestiges des anciennes fortifications qui entouraient la ville médiévale, dont la porte de la Craffe datant du XIVe siècle. Le Palais Ducal est un bâtiment du XVIe siècle. Avec sa porterie, typique du style gothique flamboyant, il abrite aujourd'hui le musée historique lorrain.
Jouxtant le palais, l'église des Cordeliers renferme les tombeaux des ducs de Lorraine.
La ville-vieille conserve également de nombreux édifices renaissance (hôtel de Lillebonne, hôtel d'Haussonville...) ainsi que quelques hôtels classiques (Hôtel Ferraris, Hôtel des Loups...).
Il faut également citer la place Saint-Epvre, au centre du quartier que la basilique du même nom domine.
Les quartiers édifiés sous Charles III constituent la ville neuve de Nancy. À la demande du duc, l'Italien Girolamo Citoni trace des rues larges et droites sur un plan en damier en vogue à l'époque pour les villes nouvelles, exception faite de la rue Saint-Nicolas (ancien faubourg) qui garde son tracé pré-existant. Des fortifications (porte Saint-Nicolas, porte Saint-Georges et Saint-Jean) protègent cette ville neuve, qui ne communique que par une esplanade avec la "vieille ville" au tracé irrégulier.
Le duc Léopold entreprend la reconstruction de sa capitale après les destructions de la Guerre de Trente ans. Il débute la construction de la primatiale (future cathédrale), et crée le "cours Léopold" en prolongement de la place de Grève; la longue perspective, plantée de marronniers (au XIXe s.?), sera fermée à la fin du XVIIIe par la porte de Stainville sur la route de Metz. Malgré le mélange des styles architecturaux sur trois siècles, le cours conserve aujourd'hui son ordonnance originelle calme et majestueuse.
De nombreux hôtels particuliers sont construits dans la ville, ainsi que des édifices civils, dans un style qui essaie d'assimiler les nouvelles conceptions classiques à une tradition Renaissance.
Devenu duc de Lorraine, le roi Stanislas veut moderniser sa capitale: il a l'idée géniale de relier la vieille ville médiévale à la "ville-neuve" de Charles III par un système de places urbaines, en marquant la transition par un arc de triomphe. Cet ensemble, constitué par la place Royale (place Stanislas) et la place de la Carrière, articulées par l'arc de Triomphe (porte Héré), combine avec grâce des bâtiments majestueux et les fameuses portes d'or du serrurier Jean Lamour. Hôtel de ville, palais de l'Intendance (palais du Gouvernement), hôtels particuliers de la haute noblesse en font la grandeur; la place d'Alliance complète ce dispositif par un square plus intimiste. La place Stanislas donne aussi accès au parc de la Pépinière créé par Stanislas, d'une superficie de 23 ha en plein centre-ville, avec ses jardins à l'anglaise.
Cet ensemble du XVIIIe siècle est classé au patrimoine mondial de l'UNESCO. Après restauration, la place Stanislas fête ses 250 ans en 2005.
La ville se pare également à la même époque de nombreux hôtels particuliers construits, entre autres, par Germain Boffrand et son élève lorrain Emmanuel Héré, l'architecte de Stanislas.
À l'ouest de la ville, le quartier Saint-Léon date de la transition XIXe et XXe siècles, il contient de somptueuses demeures de style Art Nouveau telle la Villa Majorelle (avenue Foch et rue Jeanne d'Arc...) que l'on trouve également très répandues dans le quartier de Saurupt, ainsi que dans le quartier Nancy-Thermal (Parc Sainte-Marie).
Plus généralement l'École de Nancy a laissé de nombreux édifices civils dans le centre historique (Chambre de Commerce, BNP, verrière du Crédit lyonnais) ou privés conservés (parc de Saurupt, et répartis dans toute la ville : ateliers d'Émile Gallé et d'Eugène Vallin, Immeuble France-Lanord, maison Bergeret, maisons Huot...).
Le Haut-du-Lièvre est quant à lui un quartier représentatif de l'architecture de l'après-guerre. On peut notamment y trouver ce qui fut le plus long immeuble rectiligne de France[réf. nécessaire], conçu par l'architecte Bernard Zehrfuss.
À l'extrémité Est du quartier se dresse la tour panoramique qui compte plus de 30 étages et mesure plus de 100 mètres de haut, c'est le plus haut immeuble de Lorraine.
À flanc de coteau, sous le Haut-du-Lièvre, se trouve un autre témoin de l'architecture du XXe siècle, la maison de l'architecte Jean Prouvé.
Dans les années 1960 à 1980, la ville de Nancy a procédé à des rénovations urbaines importantes et parfois très décriées. Le quartier Saint-Sébastien fut d'abord érigée sur d'anciens taudis, il est composé de plusieurs tours d'environs 15 à 20 étages et d'un vaste centre commercial.
Mais c'est le quartier de la gare qui a connu l'opération la plus spectaculaire avec la construction en 1975 de la Tour Thiers qui culmine à une centaine de mètres d'altitude. Cette tour fut l'objet de vives critiques parce qu'elle jouxte des immeubles datant de l'époque Art Nouveau et qu'elle bouche la perspective vers l'Ouest depuis la place Stanislas.
Les quartiers Croix de Bourgogne et Saint Léon à l'Ouest de la gare sont les dernières opérations d'urbanisme de grandes ampleurs qui ont eu lieu dans l'hypercentre de la ville.
Depuis le milieu des années 1990, la Communauté urbaine du Grand Nancy s'est engagée dans une vaste et progressive réhabilitation des rives de Meurthe dans l'Est de la ville. Près de 400 hectares sont concernés dans l'un des plus grands chantiers qu'a connu Nancy, les objectifs sont multiples, exploiter le peu de place encore disponible sur le territoire de la ville, étendre le centre ville et reconquérir les berges de la Meurthe jusqu'ici mise à l'écart de Nancy.
Le quartier de la gare de Nancy est également engagé depuis 2005 dans une opération d'urbanisme dont le but est d'embellir ce quartier, y construire des immeubles de bureaux ainsi qu'un nouveau palais des congrès incluant la réhabilitation de l'ancien centre de tri postal, labelisé patrimoine du XX siècle.
L'évêché du diocèse de Nancy-Toul est situé dans la ville, à côté de la Cathédrale. Parmi les bâtiments religieux de la ville on peut citer :
Il faut noter que la Révolution française a vu la vente ou destruction de nombreuses églises de la ville.
Culture & Loisirs
En tant que ville de la Grande Région, Nancy participe au programme de l'année Européenne de la Capitale de la Culture 2007.
En 2006, Nancy a été élue "ville la plus agréable de France" par le magazine Le Nouvel Observateur.
La bergamote, petit bonbon rectangulaire jaune, est une spécialité nancéienne bien connue. À l'origine plaisanterie douteuse d'un pâtissier qui parfuma un bonbon à l'eau de Cologne, elle est depuis directement réalisée à partir d'essences de bergamote. Ce constituant de l'eau de Cologne est un fruit proche du citron. Il est originaire de Sicile, qui était alors possession du duc de Lorraine René Ier.
On peut également citer : la quiche lorraine, le baba (inventé par le duc de Lorraine Stanislas Leszczy?ski), le pâté lorrain, la mirabelle et les macarons, produits depuis le XVIIe siècle, bien que les villes de Toul et de Boulay produisent également cette spécialité depuis le XIXe siècle.
Nancy est une ville réputée pour son dynamisme nocturne, en partie grâce à la présence de plus de 45 000 étudiants. On compte par exemple environ 300 restaurants, 140 bars et une vingtaine de discothèques dans l'agglomération.
Depuis les rénovations de la Place Stanislas et de la vieille ville de Nancy effectuées entre 2004 et 2007, on assiste à une concentration d'établissements autour du quartier de la place Stanislas et le long des ruelles de la vieille ville.
De plus, les fêtes étudiantes rythment la vie de la cité (Nocturnes Étudiante, 24 heures de Stan, Gala de plusieurs facultés (Chirurgie-Dentaire, Droit, Médecine, Pharmacie...), Aquacité...).
Infrastructures
L'aéroport Metz-Nancy-Lorraine est commun aux deux métropoles, de même que la gare Lorraine TGV en service depuis le 10 juin 2007 et située à proximité. Par ailleurs Nancy dispose également d'une plateforme aéroportuaire dans sa proche banlieue : l'aéroport de Nancy - Essey à Tomblaine. le nombre de mouvements y est plus important qu'à Metz-Nancy-Lorraine, mais les avions de taille beaucoup plus modeste, il s'agit d'avions privés.
À seulement deux heures de route de la Belgique, une heure et demie du Luxembourg et de l'Allemagne, elle possède aussi une ouverture intéressante sur l'international. Son économie est de plus en plus interconnectée à sa soeur jumelle Metz située à seulement quarante minutes d'autoroute. L'autoroute A31 est donc fréquemment saturée, c'est pourquoi le réseau ferré régional Métrolor a été refondu récemment pour améliorer les déplacements entre les deux villes (tarification régionale à prix réduit, 46 trains par jour allers-retours entre Nancy et Metz (dont la plupart relient également Luxembourg), nouvelles rames climatisées à deux niveaux. Cet axe ferroviaire fort se poursuit au sud en direction de Lunéville avec 36 trains par jour allers-retours. Entre Nancy et Luxembourg et entre Nancy et Lunéville, les voyageurs peuvent compter en moyenne sur un train tous les quarts d'heure en heure de pointe.
Depuis peu, la tarification est la même dans toute la Communauté urbaine du Grand Nancy sans distinction du mode de transport, par exemple un Nancy-Jarville revient donc au même prix en train et bus urbain. Le trafic ferroviaire périurbain est en très forte augmentation et s'appuie sur une vingtaine de gares autour de Nancy. La SNCF et la communauté urbaine souhaitent encore le développer.
Avec près de 6 millions de voyageurs annuels, la gare de Nancy est la plus importante de la région Lorraine.
En 1852, une ligne de chemin de fer met Paris à huit heures de Nancy, contre trente à quarante heures de diligence. Jusqu'à l'ouverture de la LGV Est européenne, les trains mettaient près de trois heures pour effectuer la liaison ; aujourd'hui Nancy se trouve à une heure et demie de Paris.
Nancy est au coeur d'un noeud fluvial : au confluent de la Moselle et de la Meurthe, la ville est traversée par le canal de la Marne au Rhin, connecté au canal de l'Est.
Le Tramway de Nancy est "sur pneu à guidage central". Après une mise en circulation difficile en raison de nombreuses pannes et de quelques incidents, il semble aujourd'hui répondre de manière satisfaisante à la demande de déplacements au sein de l'agglomération. Les incidents qui ont touché le tramway de Nancy sont surtout liés au galet central. Celui ci est chargé de guider le véhicule comme le fait un vrai tramway mais ce galet sortit trop souvent de son rail de guidage. De plus même s'il est aujourd'hui fiabilisé il existe toujours des contraintes au niveau des pistes de roulement. En effet à cause des passages répétitifs au même endroit, les pneus du véhicule creusent un sillon et déforment la chaussé. A noté que ces rames peuvent circuler comme un trolley bus. La choix de la ville de Nancy s'explique par des raisons financières. La ville trouvait trop chère la réalisation d'un "vrai" tramway et c'est tournée vers le véhicule proposé par Bombardier. A noter qu'après les echecs de Caen et Nancy Bombardier ne propose plus son tramway sur pneus à son catalogue. Les rames circulent entre 4h50 et 00h30 en semaine, jusqu'à 1h30 les samedis soirs.
Avec un Titre de transport appelé « PASS' », il est possible d'utiliser les lignes de tramway et de bus et une partie du Réseau TER, dans les limites de la Communauté urbaine du Grand Nancy, cette dernière mettant en priorité l'accessibilité des personnes à mobilité réduite.
Nancy est également desservi par le TER - Métrolor (trains régionaux de Lorraine).
La région Lorraine et le Sillon lorrain (groupement des agglomérations de Thionville, Metz, Nancy et Épinal sous une même entité, représentant près de 900 000 habitants le long de la Moselle) réfléchissent à la mise en place d'une carte à puce commune, sorte de Carte orange, donnant accès aux réseaux de transports en commun des quatre villes mais aussi aux musées, aux activités diverses. Une première version de cette carte, au nom de Simplicités, va voir le jour au cours du premier trimestre 2007. Dans un premier temps, elle sera valable pour les abonnements travail et étudiant TER Metrolor. Par la suite, elle est effectivement destinée à être compatible avec les réseaux de transport en commun des agglomérations du Sillon lorrain.
Enfin, des abonnements (carte Jonquille) permettent de circuler en train à l'intérieur de la Lorraine, également au Luxembourg et en Sarre (Allemagne) (partenariat Sar-Lor-Lux) et d'utiliser les réseaux de transports (bus, tram, tram-train) de Nancy, Metz, Luxembourg ou Sarrebruck. La futur carte Simplicités va unifier une grande partie de ces différents partenariats. D'autres titres permettent également des liaisons vers Strasbourg et l'accès à son réseau urbain (bus, tram).
L'enseignement supérieur
Le passé universitaire de Nancy remonte au XVIIIe siècle, sous le règne de Stanislas.
Entre 1871 et 1918, Nancy était la seule grande ville du nord-est à rester française. Son université accueillit alors plusieurs établissements situés auparavant à Metz ou à Strasbourg. C'est dans ce contexte que le Strasbourgeois Hippolyte Bernheim rejoint Auguste-Ambroise Liébeault à la faculté de médecine de Nancy. Ils seront les deux piliers de l'École hypnologique de Nancy. Ils s'opposeront notamment à Jean-Martin Charcot qui considérait l'hypnose comme pathologique. Leurs travaux influencent encore de nombreux psychiatres. C'est aussi dans ce contexte qu'Albin Haller fait ses études, puis ses recherches de pharmacie et de chimie qui le conduiront à la fondation et à la création de l'Institut chimique de Nancy, puis à la présidence de l'Académie des Sciences.
C'est à Nancy que le chimiste Victor Grignard conduit ses recherches qui le mèneront au Prix Nobel de chimie en 1912 et à Nancy que Jean Delsarte fonde l'association Bourbaki et où de nombreux « bourbakistes » enseignent dans les années 1950.
Pôle universitaire européen depuis 1993, la ville forme environ 45 000 étudiants chaque année et le pôle technologique (Nancy-Brabois), l'un des tout premiers de France, rassemble quelque 1500 chercheurs (plus de 3000 chercheurs sur l'ensemble de l'agglomération). Nancy est une ville très étudiante (près de 40 % de la population nancéienne), la plus importante de la région, à l'instar de Grenoble ou Toulouse.
Trois universités possèdent des établissements à Nancy ou dans son agglomération. Elles sont fédérées au sein d'un établissement public de coopération scientifique : Nancy-Université.
Le projet ARTEM est l'un des plus grands projets de chantier universitaire européen. Son objectif est de regrouper sur un même site 3 champs de compétence et d'enseignement distinct (la création artistique, l'ingénierie et le management) afin de créer une synergie commune dans des domaines aussi variés que le design, la communication ou les transports. Il est le fruit d'un regroupement entre 3 grandes écoles nancéiennes (l'École des Mines, l'École nationale supérieure d'art et l'Institut commercial de Nancy).
Le projet verra le jour sur les anciennes casernes molitor qui seront rasées au Sud-Ouest de Nancy sur une surface au sol de 10 hectares pour plus de 70 000 m² de planchers.
(source : Wikipedia) |