Informations sur Nantes
Présentation
Nantes (Naoned en breton et Naunnt ou Nà ntt en gallo) est une commune française, chef-lieu du département de la Loire-Atlantique et de la région administrative des Pays de la Loire. Sixième plus grande ville de France, elle est située dans le sud-est de la Bretagne historique, dont elle fut la plus grande ville avant d'en être administrativement séparée en 1941.
Géographie
Nantes est implantée dans la vallée alluviale de la Loire, au confluent de plusieurs rivières (47°13 »²05 »³N 01°33 »²10 »³W / 47.21806, -1.55278). Au nord, la plaine s'élève vers de petites collines du bocage de Bretagne, tandis qu'au sud se trouve le début de la plaine du marais breton. La quasi totalité du territoire de la commune se trouve sur la rive nord.
Du fait de sa position de confluent et des nombreuses îles et canaux qu'on y trouvait (île Beaulieu, île Sainte-Anne, île Feydeau, île Gloriette...), Nantes a longtemps été surnommée la Venise de l'ouest. La plupart des canaux et rivières de la rive nord ont été comblés ou recouverts au début du XXe siècle, les opérations les plus importantes étant le comblement du bras nord de la Loire et de la zone confluente de l'Erdre, déviée désormais par un canal souterrain.
L'agglomération nantaise est traversée par la Loire qui se divise en deux bras enserrant l'île de Nantes : celui de « la Madeleine » (au Nord) et celui de « Pirmil » (au Sud). Elle est également parcourue par l'Erdre, la Sèvre nantaise, la Chézine, le Gesvres et le Cens. On y trouve aussi un certain nombre de ruisseaux, pour la plupart canalisés et désormais généralement souterrains.
On observe depuis la butte : le centre des Salorges, le dôme de Notre-Dame de Bon-Port, le Belem à quai ainsi que le Marité et le Maillé-Brézé, le quai de la Fosse, la Tour Bretagne, le clocher blanc de l'église Saint Nicolas, la cathédrale, le pont Anne-de-Bretagne enjambant le bras de la Madeleine de la Loire, la grue Titan jaune des anciens chantiers Dubigeon, le Tripode (aujourd'hui disparu), le quai des Antilles, la raffinerie de sucre Tereos (bleu et blanc), les grues (Mofag et la Titan en pointe de l'Île de Nantes) du quai Wilson du port autonome, et, au sud de la Loire, la Cité Radieuse de Le Corbusier et l'église de Rezé.
Nantes est une ville construite « à l'horizontale » : en effet, les tours HLM de grande hauteur sont beaucoup moins nombreuses que dans les autres grandes villes françaises, d'où l'étalement important de la surface constructible. Cela n'empêche pas que la Tour Bretagne, en centre-ville, soit haute de 145 m ce qui en fait le deuxième plus haut building de province et le pyramidal Sillon de Bretagne, sur la commune voisine de Saint-Herblain, haut de 100 m sur 200 m environ de large. Il s'agit de l'un des plus grands HLM de France, véritable « ville dans la ville », qui abrite plus de 10 000 personnes.
L'un des plus grands projets d'urbanisme que la ville ait connu est la création du quartier Beaulieu dans les années 1970. Ce projet consistait à créer un grand quartier international d'affaires du côté est de l'île de Nantes, comprenant bureaux et logements. Mais le manque d'attractivité du projet auprès des entreprises et la crise économique ont entraîné un changement d'orientation du quartier et une ambition revue à la baisse. Une partie seulement du projet initial a pu être réalisée, faisant du quartier une zone principalement résidentielle, coupée du centre-ville. Le Tripode, l'un des grands immeubles de bureaux du quartier, a d'ailleurs été détruit le 27 février 2005, notamment à cause du fort taux d'amiante présent dans sa structure.
D'ailleurs, l'île de Nantes fait actuellement l'objet d'une vaste opération de rénovation urbaine. Il s'agit d'un des plus vastes chantier de réaménagement en France. La maîtrise d'ouvrage est assurée par la SAMOA (société d'économie mixte créée pour l'occasion) et la maîtrise d'oeuvre est gérée par l'équipe d'Alexandre Chemetoff (Atelier Ile de Nantes). Il s'agit de redonner de l'attractivité à cet espace situé non loin du centre-ville, qui se trouve être entre autres l'un des nombreux anciens quartiers ouvriers de Nantes (les chantiers navals étaient tout proches, comme certaines entreprises de sidérurgie »” Alstom), et d'une partie du quartier Beaulieu, notamment l'emplacement du Tripode, aujourd'hui détruit.
Une partie du quartier Malakoff/Pré-Gauchet (qui fait actuellement l'objet d'un Grand Projet de Ville, ou GPV) et est candidat à une concention avec l'ANRU, l'emplacement du Tripode et l'est du Champ de Mars, formeront le quartier Euronantes, quartier d'affaires européen où seront construits un hôtel de grand luxe, des bureaux, des logements, des équipements sportifs et de loisirs. Ils s'ajouteront à la gare TGV, au siège social de la banque CIO, à la Cité des Congrès et au siège de la Communauté urbaine de Nantes Métropole déjà existants.
Nantes est le centre d'une agglomération de plus de 550 000 habitants et pôle central d'une aire urbaine de plus de 710 000 habitants. Elle est considérée, en ajoutant l'agglomération de Saint-Nazaire, comme la métropole du Grand Ouest de la France avec plus de 860 000 habitants. Dans les années 1990, elle a été, parmi les grandes villes françaises, l'une de celles dont la population a le plus augmenté avec Montpellier, Toulouse et Rennes. Cette croissance devrait se confirmer puisque Nantes devrait compter près de 640 000 habitants dans l'agglomération et plus d'1 000 000 dans la métropole Nantes-Saint Nazaire.
Histoire
L'historien Polybe mentionnait déjà en 147 av. J.C., l'existence d'un port fluvial à l'embouchure de la Loire appelé « Corbilo », bien que son emplacement exact reste inconnu. Les Celtes seraient arrivés entre le Ve et le Ier siècle av. J.-C. Vers 70 avant J.C., les Namnètes, peuple gaulois, occupent la région de Nantes à l'estuaire de la Loire. En 56 avant J.C, Jules César envahit la Gaule : la cité gauloise des Namnètes (localisée dans l'actuel quartier historique du Bouffay) devient la « civitas » Romaine de « Portus Namnetus ».
La ville est christianisée durant le IIIe siècle, et devient le siège de l'évêché. Deux martyrs sont à l'origine de la christianisation de Nantes : Saint-Donatien et Saint-Rogatien.
Lambert II de Nantes, comte de Nantes, était issu de la famille franque des Widonides qui contrôlait depuis un demi-siècle les marches de Bretagne et le comté de Nantes.
En 841 : Lambert combat avec le comte Ricuin de Nantes à la bataille de Fontenoy-en-Puisaye le 25 juin 841. Ricuin ayant été tué le comté de Nantes que Lambert considérait comme son légitime héritage est confié par le roi de France Charles le Chauve à Renaud, comte d'Herbauge. Lambert abandonne alors le parti du roi et rejoint Nominoë.
En 843 : Renaud de Nantes bat Lambert de Nantes allié aux Bretons de Nominoé et aux Vikings d'Hasting à la bataille de Messac(?) mais peu après, il est battu et tué à Blain le 24 mai 843. Les Nantais refusent de reconnaitre Lambert comme comte. Ce dernier est soupçonné d'avoir guidé les Normands qui le 24 juin mettent la ville à sac et tuent l'évêque dans sa cathédrale. Après le départ de ses alliés Lambert se rend enfin maitre de Nantes.
En 844 : Lambert tue dans un combat le comte Bernard de Poitiers et le fils et successeur de Renaud : Hervé comte d'Herbauges.
En 845 : fin octobre début novembre, Lambert abandonne le parti de Nominoë et fait sa soumission au roi qui lui laisse le comté de Nantes.
En 849 : Charles le Chauve rappelle Lambert et lui confie le Nantais, le Rennais et le territoire au sud de la Loire.
En 851 : Lambert accompagne Nominoë dans son offensive en Neustrie. Après la mort subite du chef breton à Vendôme le 7 mars 851, Lambert prend le commandement de l'armée bretonne en retraite. Il participe ensuite aux cotés d'Erispoë fils de Nominoë et nouveau chef des bretons à la bataille de Jengland près du Grand-Fougeray.
Suite à la Bataille du Grand-Fougerais, Charles le Chauve et Erispoë, chef breton, signent en septembre 851 le traité d'Angers. Le Roi de France reconnait la tutelle bretonne sur les pays rennais, nantais et de Retz, fixant ainsi les limites frontalières de la Bretagne « historique ».
En 909, à la suite de la mort d'Alain le Grand, Foulque Ier d'Anjou reçoit le comté de Nantes. Il est chargé de lutter contre les Normands et les Bretons.
En 919, Une imposante armada viking, composé de Danois, venus de leur nouveau fief de La Roche-Bernard remonte la Loire. Nantes est prise par les Vikings malgré la résistance de la garde nantaise et de l'escorte angevine de Foulque Ier. La cité est pillée et la cathédrale incendiée. Les notables nantais ainsi que le clergé de Nantes et les clercs fuient vers Angers. En 920, les Vikings attaquent Angers qu'ils pillent, puis Tours et menacent Orléans qui offre une forte rançon pour éviter le pillage. Les Nantais et les Angevins trouveront refuge en Bourgogne. Les Vikings redescendent le grand fleuve jusqu'à leur fief nantais. Foulque reconstitue, à Angers, une troupe de Nantais et d'Angevins pour libérer la cité de Nantes. Malgré l'aide des troupes franques de Robert Ier de France, la contre-attaque en 921, est un échec. Néanmoins, le comte d'Anjou, Foulque Ier conservera le titre de comte de Nantes, mais ce titre ne fut définitivement reconnu qu'en 930, quand son suzerain Hugues le Grand le qualifia comme tel dans une de ses chartes. Foulque Ier passa le restant de sa vie à combattre les Vikings. Il perd un de ses fils, Ingelger, lors d'un affrontement contre les Normands. Les Vikings envahissent la Bretagne. Devant leurs succès militaires, les seigneurs bretons et les notables fuient et embarquent pour se réfugier en Angleterre. Parmi les fuyards, un jeune homme, nommé Alain barbetorte qui préparera sa revanche.
C'est Alain Barbetorte, débarqué sur la côte nord de Bretagne en 936 de retour d'exil d'Angleterre, qui va entreprendre avec des troupes bretonnes la guerre aux Normands. En 937, Alain Barbetorte est reconnu duc de Bretagne. Il pousuit son combat contre les Normands et s'empare de Nantes la même année. Les Normands reviennent plusieurs fois à la charge le long de la Loire. Ce n'est qu'en 939, avec la victoire de Trans sur les Normands, que Nantes sera définitivement à l'abri des Vikings. En 952 le duc Alain II Barbe-Torte meurt. Il sera inhumé dans la collégiale Notre-Dame à Nantes. Il laisse le duché au jeune héritier, Drogon. La veuve d'Alain II Barbe-Torte se remarie à Foulques le Bon, comte d'Anjou et fils de Foulque Ier.
Drogon de Bretagne comte de Nantes et duc de Bretagne de 952 à 958. Drogon (ou Dreux), fils d'Alain Barbetorte et de Roscille de Blois (soeur de Thibaud Ier de Blois, succède à son père à l'âge de deux ans. Sa tutelle fut assurée par son oncle Thibaut Ier de Blois, qui remarie très vite sa soeur (veuve d'Alain Barbetorte) avec le comte Foulque II d'Anjou. Le pouvoir sur la Bretagne est alors partagé: Foulque II reçoit le comté de Nantes et la garde du jeune duc Drogon, Thibaut conservant la suzeraineté sur le nord de la Bretagne. En 958, Drogon meurt subitement à Angers, peut-être empoisonné par son protecteur Foulque II. La même année, lors d'une assemblée regroupant les comtes d'Anjou, de Blois et les barons bretons, Foulque II devient Comte de Nantes et même duc de Bretagne de 958 à sa mort en 960.
Hoël Ier de Bretagne comte de Nantes et duc de Bretagne de 960 à 981. Fils illégitime d'Alain II de Bretagne et d'une noble dame nommée Judith, il est constitué seigneur et prince de la cité de Nantes par les Nantais indignés de l'inaction de Foulque II d'Anjou, qui souffrait déjà de la maladie qui allait l'emporter, face aux attaques des Vikings. Dés 975 Hoël Ier entre en conflit avec le comte de Rennes Conan le Tort, vassal de Thibaut Ier de Blois, qui contrôle le nord de la Bretagne et se considère comme son suzerain. Les armées nantaise soutenue par les troupes de Geoffroy Ierd'Anjou et rennaise soutenue par Blois, se rencontrent sur le champs de bataille à Conquereuil; et Geoffroy Ier bat les troupes de Conan. Cette victoire angevine ne règle pas le conflit.
En 981, Hoël est assassiné sur l'ordre de Conan. Sitôt prévenu, son frère, Guérech quitte sa charge de futur évêque de Tours, avant sa consécration, et se fait élire comte de Nantes. Guérech poursuit le combat initié par son frère contre le comte de Rennes Conan le Tort. Guérech signe un traité avec le comte Guillaume IV de Poitiers qui confirme les possessions nantaises au sud de la Loire - les pagi d'Herbauges, de Tiffauges et de Mauges - obtenues par son père Alain II de Bretagne en 942.
Guérech se rend ensuite en 983 à la cour du roi de Francie Occidentale Lothaire pour lui prêter hommage, et s'arrête, sur le chemin du retour, chez le comte Geoffroy Ier d'Anjou. Déjà commanditaire de l'assassinat de Hoël Ier, Conan le Tort, craignant, à juste titre, cette alliance entre les comtes de Nantes et d'Anjou contre lui, aurait convaincu le médécin de Guérech, Héroicus, également abbé de l'Abbaye Saint-Sauveur de Redon d'empoisonner le duc. Guérech meurt comme son frère prématurément, en 988.
En 990, après la dispariton du comte Guérech de Nantes, Conan Ier de Bretagne tente de mettre la main sur le comté de Nantes après la mort prématurée de son jeune héritier le comte Alain.
Le nouveau comte d'Anjou (Foulques Nerra) s'inquiétant des prétentions de Conan et de son ascension politique, se proclame le défenseur des intérêts de la maison de Nantes et il lui livre combat. Conan Ier est tué dans la défaite, lors de la seconde Bataille de Conquereuil le 27 juin 992.
Judicaël de Nantes comte de Nantes de 992 à 1004. Soutenu par Foulque III d'Anjou, prend possession du comté de Nantes après la défaite et la mort de Conan Ier de Bretagne à la seconde Bataille de Conquereuil. Compte tenu de son jeune âge le comte d'Anjou le place sous la tutelle de son vassal le vicomte Aimery III de Thouars qui portera le titre de comte de Nantes de 992 à 994. Judicaël meurt prématurément en 1004 assassiné par trahison.
Budic de Nantes comte de Nantes, fils du comte Judicaël de Nantes, succéda à son père et régna jusque vers 1010. Budic mit à profit un pèlerinage de l'évêque de Rennes en Terre Sainte pour s'emparer des biens épiscopaux et détruire le château du prélat à Nantes. De retour de Palestine, l'évêque demanda l'intervention du comte de Rennes et Budic dut demander l'assistante du comte Foulque III d'Anjou ce qui entraîna la perte d'une partie des territoires nantais, notamment au sud de la Loire.
Dans la lutte avec la maison de Rennes, la maison de Nantes acquiert la suprématie par l'accession d'Hoël de Cornouaille, comte de Nantes, au trône ducal en 1066.
Alain IV Fergent ou Fergant, duc de Bretagne de 1084 à 1112. En 1084, il nomme son fidèle frère Mathias à la tête du comté de Nantes et reprendra personnellement le titre à la mort de celui-ci en 1103. En 1093, Alain IV épouse en seconde noce, Ermengarde d'Anjou, fille de Foulque IV le Réchin et arrière-petite-fille de Foulque Nerra.
En 1156, le comté de Nantes est détaché, lors d'une période de divisions internes de la Bretagne, et annexé à l'Anjou. En effet, alors que Conan IV est proclamé duc de Bretagne, les Nantais chassent son oncle Hoël comte de Nantes et choisissent pour comte le frère cadet d'Henri II, Geoffroy Plantagenêt, déjà comte du Maine et d'Anjou depuis 1156. Le comté de Nantes sort du duché. À la mort de Geoffroy, en 1158, Conan croit pouvoir reprendre le pays nantais, mais doit le restituer à Henri II Plantagenêt qui le conservera en sa main pendant plus de 30 ans (1156-1189).
Conan IV doit abdiquer en 1166 et Henri II Plantagenêt est reconnu gardien du duché par les barons bretons en attendant que son fils Geoffroy II Plantagenêt, fiancé à la petite-fille de Conan III, Constance de Bretagne, atteigne la majorité. En tant qu'époux de Constance, Geoffroy Plantagenêt est proclamé duc de Bretagne sous le nom de Geoffroy II de Bretagne en 1181, mais il meurt prématurément suite à des blessures reçues au cours d'un tournoi organisé le 19 août 1186 à Paris par le roi de France, Philippe Auguste. De ce premier mariage, Constance a deux enfants : notamment Arthur, qui lui succèdera.
En 1196, Arthur fut proclamé duc de Bretagne par les grands barons de Bretagne. Il fut élevé à la cour de Philippe Auguste, qui le protègea des convoitises de Richard Coeur de Lion. À la mort de ce dernier, Arthur, étant le seul fils de Geoffroy Plantagenêt, frère puîné de Richard Coeur de Lion, revendiqua l'héritage de "l'empire Plantagenêt" (Angleterre, Normandie, Anjou, Maine, Poitou, Aquitaine) qui lui fut raflé par son oncle Jean sans Terre (le plus jeune frère de Richard) avec le soutien de sa grand-mère, la vieille reine Aliénor d'Aquitaine. Il devint le chef nominal des barons bretons qui tendaient à l'indépendance. Vaincu, lui et sa soeur sont faits prisonniers en 1202 à Mirebeau (près de Loudun) par Guillaume de Broase, seigneur normand à la solde de Jean sans Terre. Il meurt en 1203 en prison à Rouen, peut-être à la demande de son oncle
À la mort d'Arthur, Philippe II Auguste, roi de France, prit le contrôle du duché de Bretagne et obligea Guy de Thouars mari de Constance de Bretagne, duchesse de Bretagne, veuve de Geoffroy II Plantagenêt à marier sa fille Alix au capétien Pierre Mauclerc, afin de rapprocher le duché de Bretagne du royaume de France. Pierre Mauclerc soutint Philippe Auguste dans son combat contre l'Angleterre, et combattit avec le fils du roi à la Roche-aux-Moines en 1214 contre Jean sans Terre. De retour en Bretagne, il réprima une révolte des barons bretons. Après la mort d'Alix (1221), il fut régent du duché au nom de son fils Jean Ier, qui devint majeur en 1237. Jean Ierle Roux épousa Blanche de Navarre. Arthur II, (1261-1312), duc de Bretagne.
Quoique nomadisant de château en forêt, les ducs de Bretagne séjournèrent très souvent à Nantes, et plus encore à partir du règne de Pierre II puis de François II qui en fait sa résidence principale. On y trouve donc le Château des Ducs de Bretagne, dans lequel vécut enfant une des plus célèbres figures bretonnes, la duchesse Anne de Bretagne.
La plupart des ducs de Bretagne choisirent Nantes et ses environs comme lieu de sépulture.
Charles VIII entre dans la ville en 1491 et celle-ci est unie à la France (comme le reste de la Bretagne) en 1532.
Nicolas Fouquet y est arrêté par d'Artagnan sur ordre de Louis XIV le 5 septembre 1661.
Des troubles se produisent dans la ville pendant la Révolte du papier timbré survenue en 1675.
Des réfugiés acadiens chassés d'Acadie après le Grand Dérangement trouvent refuge dans l'actuel quartier de Chantenay (à Sainte-Anne) entre 1775 et 1785. Cette vague de réfugiés sera bientôt suivie, en 1793, par celle des nombreux Vendéens fuyant la guerre de Vendée.
Au début du XVIIIe siècle la ville est le premier port français. Elle fonda sa richesse sur le commerce triangulaire et devint la première place négrière d'Europe.
Durant les guerres de Vendée, Nantes resta républicaine, malgré un siège. En effet, pendant la Révolution, les Vendéens, sous Cathelineau et Charette, entreprirent, le 29 juin 1793, de s'emparer de Nantes. Cathelineau y fut mortellement blessé. Charette sera capturé plus tard et fusillé le 29 mars 1796. Jean-Baptiste Carrier, représentant de la Convention, procède entre 1793 et 1794 à des exécutions de masse par noyade, qu'il appelle « mariages républicains » ou « déportation verticale », en fait, un véritable massacre systématique basé sur l'opinion politique et la foi.
En 1801, Après la création des départements qui obligèrent les diocèses français à s'adapter aux nouvelles limites territoriales. Le Concordat établit de nouvelles dispositions entre l'Etat et l'Eglise. Ainsi le hameau de Saint-Jacques (dépendant de la paroisse de Saint-Sébastien-sur-Loire), blotti autour de son prieuré, devint une nouvelle paroisse. Celle-ci ainsi que les îles de la Loire (futur île Beaulieu), dépendantes de la commune voisine de Saint-Sébastien-sur-Loire furent rattachées à la commune de Nantes. En ce début du XIXe siècle, les limites municipales de la commune de Nantes franchissaient la rive Sud de la Loire en prenant juridiquement possession du châtelet de Pirmil et du faubourg Saint Jacques.
Dès 1825, c'est à Nantes que sont créés vraisemblablement les transports en commun grâce à Stanislas Baudry avec ses omnibus remplacés par le tramway en 1875 de type Mékarski.
En 1908, rattachement des communes limitrophes de Doulon (Ã l'est) et de Chantenay (Ã l'ouest).
La ville est nommée par le décret du 11 novembre 1941 Compagnon de la Libération suite à l'exécution, le 22 octobre 1941, de 48 otages en représailles à l'assassinat du lieutenant-colonel Hotz deux jours plus tôt par trois jeunes résistants communistes. Cet évènement donnera son nom à l'une des principales voies de Nantes : le Cours des 50 otages.
1958 : Abandon du tramway électrique et démolition du Pont transbordeur de l'ingénieur Ferdinand Arnodin.
1985 : Nantes est la première ville française à se doter d'un réseau de tramway moderne (qui est aujourd'hui le plus important de France).
Héraldique et devises de la ville
Ces armoiries sont connues depuis le XVe siècle. L'hermine et sa moucheture typique est traditionnellement attribuée à la Bretagne, dont Nantes a été l'une des capitales. L'écu est timbré d'une couronne comtale et entouré d'une cordelière.
La Croix de Guerre et la Croix de Compagnon de la Libération ont été ajoutées au XXe siècle.
Depuis le XIVe siècle, la devise de la ville était Oculi omnium in te sperant Domine (« Les yeux de tous se tournent vers toi et espèrent, Seigneur »). À l'initiative d'un préfet, une nouvelle devise fut adoptée sous la Restauration : Favet Neptunus eunti, ce qui se traduit par « Neptune favorise ceux qui osent » ou encore par « Neptune favorise ceux qui voyagent » (cf. La France illustrée, 1882, de Malte-Brun). Cette devise fut approuvée par lettres patentes du roi Louis XVIII le 3 février 1816.
Cette devise est positionnée au dessus de l'écu, contrairement à l'usage.
Les couleurs de la ville sont le blanc et le noir. Ces couleurs sont reprises dans le logo actuel de la municipalité.
Politique et administration
L'actuel maire de Nantes est Jean-Marc Ayrault (PS). Élu depuis 1989, son dernier mandat, commencé en 2001, court jusqu'en 2008.
Depuis 1995, la municipalité nantaise a divisé la ville en onze quartiers possédant chacun un "Comité consultatif" et des élus référents, ainsi qu'une équipe de techniciens municipaux. Ces quartiers sont composés de micro-quartiers. Voici les onze quartiers nantais :
Nantes appartient à une communauté urbaine, nommée Nantes Métropole, tout comme 23 communes voisines.
Nantes est divisée en 11 cantons. Tous sont constitués exclusivement d'une partie de Nantes, sauf le 10e canton qui inclut également la commune de Saint-Sébastien-sur-Loire. Leur population était en 1999 comprise entre 18 251 (11e canton) et 35 648 habitants (10e canton).
Pour le détail de ces cantons, voir l'article Cantons de la Loire-Atlantique.
Nantes est la préfecture à la fois du département de Loire-Atlantique et de la région Pays de la Loire.
La question de l'appartenance administrative de Nantes »” et plus généralement de la Loire-Atlantique »” à la région Bretagne est régulièrement l'objet de débats passionnés.
Nantes fut la plus grande ville de ce qui fut jadis le pays et la province de Bretagne, appartenance qui est toujours un élément constitutif de son identité.
Historiquement, les liens du pays nantais (Paeï de Nà ntt en gallo, Bro Naoned en breton) et de la Bretagne sont évidents, au point même qu'on vit les ducs de Bretagne faire de Nantes leur lieu de résidence principale, comme en témoigne aujourd'hui encore la présence du Château des Ducs de Bretagne au coeur de la ville et le souvenir du château du Bouffay. La majorité des ducs de Bretagne se sont fait inhumer à Nantes même (Alain II Barbetorte, Jean IV, Pierre II, Arthur III, François II, le coeur d'Anne...) ou dans l'abbaye voisine des Sorinières (Constance, Alix), marque d'un choix affectif et politique.
En 1789, la suppression des anciennes provinces et la création des départements découpe la Bretagne en cinq départements ; la Loire-Inférieure (aujourd'hui Loire-Atlantique) est l'un de ces derniers.
En 1848, la Bretagne est brièvement recomposée par le mandat de commissaire général de la Bretagne qu'obtient le Nantais Michel Rocher, avec autorité sur les commissaires généraux (appellation qui venait de remplacer celle de préfet) des quatre autres départements bretons.
Au XXe siècle, les regroupements départementaux successifs (régions économiques « Clémentel » et régions touristiques créées en 1919, régions économiques créées en 1941 par le régime de Vichy, régions de programme de 1955 transformées ultérieurement en régions administratives) séparèrent à chaque fois la Loire-Atlantique des autres départements bretons. Nantes est donc toujours à l'heure actuelle administrativement en région Pays de la Loire (elle en est même la capitale de région), mais le débat politique persiste : les partisans d'une telle mesure évoquent des intérêts économiques et d'administration territoriale, ses détracteurs leur opposent le plus souvent des arguments culturels et historiques. Il faut pourtant noter que même si les élus locaux sont plus ou moins favorables au rattachement de la Loire-Atlantique à la région administrative Bretagne, ils n'en font pas ou plus une question déterminante, pour finalement aboutir à une revendication à vocation très touristique. Par ailleurs, ces aspirations culturelles, pour justifiées qu'elles soient, n'auraient qu'une portée que très symbolique, puisque l'axe d'influence tradtitionnel nord / sud - donc incluant la Bretagne - de la ville a depuis la régionalisation cédé le pas à une influence est / ouest nettement plus marquée (voir pour cela l'orientation des axes de transport) et qui témoigne d'une prise de distance de fait, au moins sur le plan économique, de la ville d'avec la Bretagne dite « historique ».
La question linguistique est également épineuse. Dans l'Est de la Bretagne, appelé Bretagne Gallèse ou Haute Bretagne, le français ou des dérivés de la langue d'oïl ont depuis longtemps eu plus d'influence que le breton. Cependant, dans les grandes villes de la Bretagne Gallèse, et particulièrement à Nantes et à Saint Brieuc, la langue bretonne était naturellement présente et parlée régulièrement, comme l'atteste des voyageurs du moyen-âge ou bien même Jules Verne dans un descriptif du département de la Loire Atlantique. On peut véritablement parler d'enclave bilingue en Haute Bretagne. A l'inverse, des villes comme Vannes ou Brest étaient également des enclaves bilingues français-breton entourées par des campagnes brittophones. Dans le quartier de Chantenay, il y avait une procession où l'on chantait des cantiques en breton jusqu'aux années 50. Les campagnes du pays nantais ont davantage connu le gallo que le breton, ce qui d'ailleurs n'a pas été le cas sur tout le département : Batz-sur-Mer par exemple a été une enclave bretonnante jusqu'à la deuxième moitié du XXe siècle. La volonté de retrouver des racines historiques et culturelles pousse de nombreux Nantais à apprendre et à pratiquer le breton, ou à le faire apprendre à leurs enfants. Ainsi, l'école Diwan propose depuis 1978 un enseignement entièrement en breton, et même une école publique (les Marsauderies) et une école privée (Ste Madeleine) accueillent depuis 1998 les enfants dans un cadre bilingue. On note aussi la présence de traduction en breton des plaques touristiques de la ville de Nantes (face au Château, face à la Cathédrale, Place du Bouffay), mis en place avec l'aide de l'Office de la Langue Bretonne.
Ces exemples restent toutefois exceptionnels, et le breton n'est pratiquement pas parlé à Nantes aujourd'hui, ce qui d'ailleurs n'empêche pas une très large part de sa population de se sentir très proche de la culture bretonne.
Économie
Nantes héberge le siège de la chambre de commerce et d'industrie, principal acteur économique de la région qui regroupe les CCI de Nantes et de Saint-Nazaire.
Nantes est aussi le siège de la Chambre régionale de commerce et d'industrie des Pays de la Loire.
Le Port Autonome de Nantes-Saint-Nazaire (PANSN) est un établissement public de l'État français. Quatrième port français, il traite annuellement 34,5 millions de tonnes (chiffre 2006) de marchandises (dont 77 % d'hydrocarbures). Il occupe sur la ville de Nantes les terminaux de Cheviré (produits forestiers, sucre, engrais, ferraille) et de Roche-Maurice (céréales, engrais, fonte), réprésentant 10 % du total de ses trafics. Le quai Wilson, situé sur l'île de Nantes, accueille depuis 2002 des paquebots de croisière. Ses autres sites, en aval de l'estuaire, se situent à Donges, Montoir-de-Bretagne et Saint-Nazaire.
Enseignement supérieur
La ville compte plus de 44 000 étudiants dont plus de 31 000 au sein de l'Université de Nantes.
Transport
Nantes est un noeud routier et autoroutier important de la façade atlantique française, sur la route la plus simple depuis la Bretagne et la Basse-Normandie vers la Vendée et le Poitou. Elle se trouve sur l'axe de l'Autoroute des Estuaires (des Flandres au Pays basque).
La présence de l'estuaire de la Loire oblige les flux routiers à transiter par le boulevard périphérique de Nantes , régulièrement encombré aux heures de pointes le matin et le soir, qui contribue ainsi au développement des échanges routiers sur la façade atlantique. En effet, il n'existe pour l'instant aucun pont sur la Loire entre celui de Saint-Nazaire et celui de Cheviré où transitent plus de 95 000 voitures chaque jour sur les 2x3 voies du pont. La transition sur la rocade nantaise pour se rendre du nord-ouest au sud-ouest est donc quasiment inévitable provoquant une circulation très dense lors de grands départs en vacances... C'est pour cela que le projet d'un second franchissement de la Loire entre Nantes et Saint Nazaire est envisagé d'ici à 2025. Il supporterait à terme le deuxième périphérique de Nantes.
La ville de Nantes s'est investie ces quinze dernières années dans une politique de réduction du trafic automobile en centre-ville.
À cette fin, le périphérique joue également une fonction importante dans la fluidification des trafics routiers urbains et péri-urbains. Sa réalisation a culminé par la construction du pont de Cheviré au-dessus de la Loire, en aval de Nantes. De nombreux autres ponts furent également créés afin de réguler la circulation.
L'agglomération nantaise possède un réseau de transports en commun important. Celui-ci est géré par la Semitan et est constitué en 2007 de :
Nantes était historiquement reliée à deux réseaux ferroviaires nationaux au XIXe siècle : la Compagnie des chemins de fer d'Orléans, aboutissant à la gare d'Orléans, remplacée par l'actuelle gare SNCF ; et la Compagnie des chemins de fer de l'État, aboutissant à la gare de l'État devenue par la suite gare de marchandises (et, aujourd'hui, Maison des syndicats). Les chemins de fer d'Orléans avaient également ouvert deux autres gares : la gare de la Bourse, desservant le centre-ville au niveau du quai de la Fosse, et la gare de Chantenay en périphérie ouest, sur la ligne de Nantes à Saint-Nazaire. La Compagnie de l'État avait de son côté ouvert la gare de Doulon, en direction de Brest, de Rennes, de Laval. Notons enfin que le Petit Anjou (ligne locale vers Angers et Cholet) disposait d'une gare, la gare d'Anjou, qui jouxtait la gare d'Orléans.
Aujourd'hui, Nantes est reliée par le réseau de la SNCF au reste de la France. La gare de Nantes est une station importante des lignes du TGV Atlantique et récemment des TGV Duplex sur la ligne Nantes-Paris. Lors des grands départs en vacances, la gare de Nantes est souvent saturée et frôle l'"asphyxie" . En effet elle ne peut pas s'agrandir du fait de sa situation géographique en plein centre de la ville et le projet d'un deuxième niveau souterrain a été abandonné.
Pour rejoindre les gares du Croisic, de Vannes et de Rennes, une longue tranchée couverte passe sous le centre-ville. Ce souterrain est classé parmi les plus dangereux, néanmoins de nombreux TGV y passent tous les jours. Il a remplacé vers 1900 une ligne qui longeait la Loire et désservait la gare de la Bourse, sur les quais.
Une vingtaine d'allers-retours quotidiens sur Paris sont effectués. Le trajet Paris-Nantes, sans escale, est réalisé environ en 2h00. C'est l'une des lignes ferroviaires les plus fréquentées de France avec plus de 30 millions de voyageurs en 25 ans de service du TGV sur cette ligne.
Les lignes TGV desservent notamment entre Paris et Nantes, les villes du Mans et d'Angers. Après Nantes, deux lignes principales se constituent :
De Nantes, partent également des lignes secondaires TER vers Pornic, Challans et Saint-Gilles-Croix-de-Vie (via Sainte-Pazanne).
L'agglomération s'est dotée d'un réseau de transports péri-urbain permettant de rejoindre le centre de Nantes à partir des onze gares de la banlieue. Il utilise le réseau ferroviaire existant et parcourt les lignes Couëron-Mauves-sur-Loire, Bouaye-Gare SNCF de Nantes et Vertou-Gare SNCF de Nantes.
Dans la décennie qui va suivre, la ligne SNCF en direction de Châteaubriant devrait être rouverte au trafic voyageur. Cet objectif étant accompagné par le projet l'interconnexion des lignes de tramway 1 & 2 au nord, (par le Pont de la Jonelière). Dans un premier temps un tram-train devrait notamment desservir, à l'horizon 2009-2010, les gares de La Chapelle-sur-Erdre, Sucé-sur-Erdre, Nort-sur-Erdre, ainsi que quelques arrêts supplémentaires spécialement créés pour l'occasion à Nantes et La Chapelle-sur-Erdre. Puis, dans les trois ans qui suivront, les gares d'Abbaretz, d'Issé et de Châteaubriant devraient être desservies à leur tour. La construction d'un tronçon vers le futur aéroport de Notre-Dame-des-Landes et qui serai ainsi greffé à la ligne, est aussi à l'étude.
Nantes possède un aéroport international, l'Aéroport Nantes Atlantique, situé au sud-ouest de l'agglomération, "à cheval" sur le territoire des communes de Bouguenais et Saint-Aignan-de-Grandlieu. Entre 1996 et 2006, le trafic de passagers est passé de 1,29 à 2,33 millions de passagers par an. C'est le deuxième aéroport de province, après Lyon, pour les vols vacances (vols internationaux non réguliers dits « charter »), le sixième pour le trafic de passagers et le huitième pour le fret.
Comme l'axe des pistes est dirigé vers le centre-ville, il est fréquent de voir des avions en approche voler très bas au-dessus de la ville.
En 2008, les travaux de construction d'un nouvel aéroport, l'Aéroport Grand-Ouest Nantes-Atlantique, devraient commencer, pour une mise en service prévue en 2012. Il regrouperait l'ensemble du trafic de Brest à Bordeaux et viendrait se substituer à l'actuel aéroport. Il serait implanté à Notre-Dame-des-Landes, dans la région nantaise et aurait une facilité d'accès, grâce au prolongement de la 2x2 voies et à la création d'une nouvelle ligne de transport en commun (Busway, tram-train ou chronobus).
Mais l'ACIPA (Association Citoyenne Intercommunale des Populations concernées par le projet d'Aéroport de Notre Dame des Landes) lutte contre la construction de cet aéroport qu´elle juge inutile et pollueur. La construction de cet aéroport n´est pas encore totalement décidée, seules les études de faisabilités ont été faites.
La jeunesse nantaise
Plusieurs milieux différents s'y croisent : les strates aisées ainsi que la "jeunesse dorée" y ont leurs place (le Caroussel, le Castel, le Loft, etc.). Ces derniers se reunissent généralement dans les quartiers chics de la ville (Cours Cambronne - Guist'hau - Monselet). Les jeunes des quartiers "défavorisés" se retrouvent lors de soirées organisées, collectives ou dans certaines boîtes de nuit (pour l'essentiel le Quai West, le Bliss, ...). Quant aux étudiants sans le sous : soirées Erasmus, sur les bords de l'Erdre, chez l'un ou l'autre, les bars de nuit tels que le Lieu Unique (LU, l'ancienne usine), le 15 bis, le Floride, le remorqueur et autres rads à musique et ambiance...
Culture
Nantes a reçu le label ville d'art et d'histoire grâce à son patrimoine et sa culture majeure.
Le premier mémorial à l'abolition de l'esclavage d'Europe sera construit dans la ville à partir de l'automne 2007 pour un coût annoncé de 6,5 millions d'euros. Il sera construit sous le quai de la Fosse entre le pont Anne-de-Bretagne et la passerelle Victor Schoelcher.
Sports
Le Stade Nantais Athletic Club est le club d'athlétisme le plus important de la région. Organisateur de grands évenements tels que le meeting international Nant'haies, son équipe fanion est montée en N1A en 2007, et les athlètes du club sont régulièrement placés sur les podiums de competitions nationales. De nombreux athletes du club sont internationaux.
Le lien principal d'entrainement est le stade de Procé, mais il existe des implantations secondaires comme à St Sebastien.
La ville dispose de plusieurs clubs d'aviron dont certains comptent / ont comptés des champions olympiques parmi leurs membres.
L'Hermine de Nantes est en pro B (seconde division professionnelle) en 2007. C'est la plus ancienne équipe à ce niveau, elle est présente depuis le milieu des années 90.
Le club de basket-ball historique de Nantes, le NBC, a été dissout en 1991.
Nantes est doté d'un hippodrome (l'hippodrome du Petit Port) situé sur un site boisé à proximité des universités.
Le FC Nantes Atlantique possède l'un des plus beaux palmarès du football national :
Michel Der Zakarian, est l'actuel entraîneur du club. L'entraîneur précédent, Georges Eo, détient le record de briéveté au poste d'entraîneur du FCNA : entré en fonction le 20 septembre 2006, il a été licencié le 13 février 2007 ; il est cependant resté entraineur adjoint pendant plusieurs années.
Le centre de formation, situé à la Jonelière, fut l'un des premiers centres de formation du football français et sans doute le plus prestigieux des années 1980.
À domicile, le club joue dans le Stade de la Beaujoire ou stade Louis Fonteneau, propriété de la ville. Ce stade a actuellement une capacité de 38 285 places pour une affluence record de plus de 51 000 spectateurs lors du match France-Belgique le 16 juin 1984. Outre les matches du FC Nantes, il accueille également des rencontres sportives internationales (football, rugby) ou des évènements culturels (concert). Il a été spécialement construit à l'occasion de l'Euro 1984. Le stade a aussi servi pour la coupe du monde de football 1998 et servira pour la coupe du monde de rugby 2007.
L'ancien stade (Stade Marcel-Saupin) est actuellement en restructuration. La majorité de l'enceinte a été démolie en août 2006 ; seules la tribune nord et la zone de jeu ont été conservées. Le site accueillera à terme un ensemble de bureaux et de logements.
À noter que la ville de Nantes possède également un autre club de football, l'ASPTT Nantes football, qui évolue en Division Régionale Supérieure (D7) de la Ligue atlantique de football. Ce club a été Champion de DH Atlantique en 1979 et en 1987.
Le NFT (Nantes Football de table) est le club de babyfoot le plus important de France avec plus de 70 licenciés.
Le club est également champion de France des Clubs depuis 4 ans (2003-2006). Plusieurs joueurs du club sont champions du monde.
Le gymnaste Jacques Def, inventa à Nantes en 1984 la figure homonyme, dit le "Def", initialement conçu pour la barre fixe, qui consiste en une sortie des barres asymétriques avec lâcher de la barre supérieure en salto arrière tendu accompagnée d'une vrille et demie.
Le Handball Club de Nantes est monté en 2005 en Division 2.
Depuis plus de vingt ans, les différentes équipes du Centre Subaquatique Nantais sont régulièrement présentes sur les podiums nationaux de hockey subaquatique. Certains joueurs du club font partie ou ont fait partie de la sélection nationale. En 2006-2007, quatre équipes différentes prennent part aux compétitions : Equipe élite masculine, Equipe 2 masculine, Equipe féminine et Equipe junior.
Pour le moment, en 2007, l'équipe 1 est Championne Bretagne-Pays de la Loire et Championne de France D1 d'hiver avec : Frédéric Naux, Damien Chesné, Pascal Bruneau, Ruud Van Burgsteden, Jonathan Mercier, Joost Schaap, Keveen Meurlay, Ugo Brisset, William Pasquet, Olivier Le Mehauté et leur capitaine Samuel Noirault.
Les championnats de France de première division se sont déroulés les 22, 23 et 24 Juin à Evian. L'équipe 1 se classe troisième du groupe B avec 7 victoires, 1 nul et 2 défaites. Elle remporte par la même occasion le trophée de la "chaise en bois" récompensant l'équipe ayant effectué la meilleure progression en D1.
Pour plus d'information sur ce sport et l'équipe nantaise, allez sur le site du club.
Le Stade Nantais Université Club joue en Fédérale 3 (équivalent 5e division) pour la saison 2007/2008, après avoir été en Fédérale 2 (équivalent 4e division) pour la saison 2006.
Le plus grand skatepark d'Europe se trouve dans un hangar à Nantes.[réf. nécessaire]
La ville est riche de plusieurs clubs de voile (croisière et compétition à très haut niveau) soutenus par un projet commun de la Ville de Nantes. Plusieurs titres mondiaux ont été remportés par Mathieu Richard, Pierre-Loïc Berthet... (APCC). Certains clubs comme le CMN (Centre maritime de Nantes, permettent de découvrir la mer et de former de futurs skippers. D'autres tels que le CVAN ou le SNO sont spécialisés dans la voile légère et la voile olympique.
Plusieurs fois en phase finale de Championnat France jeune le club Saint-Joseph Volley Nantes Atlantique (SJVNA) est un club formateur comptant près de 340 membres en 2005. L'équipe 1 est en Nationale2.
(source : Wikipedia) |