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Informations sur Heraklion
Présentation
Héraklion (du grec ancien / Hêrákleion), ou plutôt Iráklio (du grec moderne / Iráklio), appelée aussi Candie ou Megálo Kástro, est une ville grecque située sur la côte nord, au centre de l'île de Crète.
Histoire
La ville d'Héraklion fut fondée à l'époque archaïque, elle tire son nom du héros grec Héraclès, auquel les Crétois avaient voué un culte en ce lieu. Si l'emplacement du sanctuaire d'Héraclès nous est, aujourd'hui, inconnu nous savons, par différentes fouilles, que la cité à l'époque archaïque n'était pas très étendue: on a retrouvé des traces d'occupation datant de cette époque dans le quartier de la ville environnant le musée archéologique. Les textes antiques évoquant Héraklion sont peu nombreux:
Le territoire de la cité a semble-t-il très peu évolué au cours de l'époque classique et hellénistique. Cnossos demeure la plus grande cité du centre nord de la Crète jusqu'à la fin de l'époque romaine.
Même s'il n'y a aucune discontinuité politique entre l'Empire romain et l'Empire dit Byzantin on parle aujourd'hui pour la période allant de 395 à 824 de première période byzantine. C'est à cette époque que s'opère la fin de la christianisation de l'île. Héraklion, alors nommé Kastro (le château, en grec moderne: ), joue durant cette première période byzantine qu'un rôle très secondaire; sur l'île, les vrais centres politiques et religieux sont, comme à l'époque romaine, Cnossos et Gortyne. Pendant cette première période byzantine, Héraklion, comme d'autres villes de Crète, est régulièrement pillée par les pirates.
Fondée en 824 par des rebelles maures expulsés d'abord de l'émirat de Cordoue par al-Hakam Ier en, puis d'Alexandrie, qu'ils avaient conquise en 818, El Khandak (en arabe, ?), qui signifie "fossé", tenait son nom d'un fossé défensif creusé pour la défendre.
Jusqu'en 961, la ville se développa grâce à la piraterie contre l'empire byzantin, car les Arabes qui l'occupaient ne dépendaient d'aucune autre faction du monde musulman et par conséquent ne se souciaient pas de diplomatie.
Cette activité leur coûta néanmoins l'indépendance et bien plus, puisqu'après onze mois de siège, en 961, le général byzantin Nicéphore Phocas, futur empereur, reconquit la ville, la pilla, massacra l'ensemble des Arabes, et la réduisit en cendres.
En 1204, les Vénitiens achetèrent aux Byzantins l'île de Crète et ils modifièrent le nom arabe de la capitale crétoise El Khandak en Candie (Candia en italien), nom qu'elle conserva dans la diplomatie européenne jusqu'en 1898. Les Vénitiens améliorèrent grandement ses fortifications, et de nos jours, on peut encore voir le grand mur, qui fait par endroits quarante mètres d'épaisseur.
Le 27 septembre 1669, après vingt-deux ans de siège, probablement le plus long de toute l'Histoire, qui coûtèrent la vie à 30 000 Crétois et 120 000 Turcs, l'amiral vénitien Francesco Morosini se rendit à l'Ottoman Ahmed Koprolu, et la ville passa sous domination ottomane.
Jusqu'en 1898, ce fut surtout une place forte (les Ottomans la nommaient Kandiye, les Grecs Megálo Kástro-la grande forteresse) et son activité économique déclina, au profit de La Canée. Il fallut donc attendre l'indépendance de la Crète sous l'égide de la communauté internationale pour relancer le tout.
Après le rattachement de la Crète à la Grèce, en 1913, la population crétoise composée, principalement, de Turcs et de Grecs ne changea guère jusqu'en 1922. Après la Grande Catastrophe, en Asie mineure, en 1922, fut décidé l'échange de population entre Grecs d'Asie et Turcs (principalement les turco-crétois). La population musulmane de l'île fut ainsi obligée de partir, vidant Héraklion et sa région de près de la moitié de sa population. L'installation des Micrasiates, Grecs d'Anatolie, a posé cependant de nombreux problèmes d'intégration » les Crétois de souche acceptant mal l'arrivée de cette population aux moeurs différentes des leurs. Selon les registres de la ville 17463 réfugiés d'Asie mineure ont été enregistrés à Héraklion entre 12 décembre 1922 et le 31 octobre 1923. A cette importante population s'ajoute celle venue du Pont Euxin, évaluée pour la municipalité d'Héraklion à 2550 personnes.
Administrations
Héraklion accueille l'ENISA (acronyme anglais de European Network and Information Security Agency soit l'Agence européenne chargée de la sécurité des réseaux et de l'information).
Culture, curiosités touristiques
L'urbanisme d'Héraklion déroute quelque peu. Au centre de la ville se côtoient églises byzantines, palais vénitiens, fontaines turques, bâtiments néoclassiques et immeubles de béton construits dans les années 1950. Détruite à plusieurs reprises, notamment en août 1898 et durant la seconde guerre mondiale, Héraklion eu les pires difficultés à gérer son développement. Pendant la junte militaire des bâtiments vénitiens, pourtant dans un état parfait, ont été rasés. La notion de patrimoine architectural n'est entrée que très récemment dans la mentalité hérakliote. La préparation des Jeux olympiques en 2004 et l'accession à la mairie de Giannis Kourakis ont énormément fait évoluer le paysage urbain d'Héraklion. Une partie du centre-ville est désormais piéton, les cables éléctriques et téléphoniques sont systématiquement enterrés. Un effort considérable a été fourni pour améliorer le cadre de vie citadin.
Économie
La forte croissance des exportations des produits agricoles d'Héraklion est la combinaison de deux phénomènes:
Le secteur secondaire, en raison des faibles investissements, reste faiblement représenté dans l'économie hérakliote. Certaines industries d'Héraklion, toutefois, sont parmi les plus importantes de Grèce. L'entreprise Plastika Kritis ( ), les plastiques de Crète est un des leaders balkaniques de la fabrication de plastique.
L'économie de la ville d'Héraklion est principalement tournée vers le tourisme (hôtellerie, restauration, loisirs) et les services (transports maritimes, internet).
Aéroports
L'aéroport Nikos Kazantzakis est, en termes de passagers, le second aéroport de Grèce. Il occupe la première place en nombre de charters. Cet aéroport est situé dans la municipalité de Nea Alikarnassos, à quatre kilomètres à l'est d'Héraklion. Les nuisances sonores, l'augmentation exponentielle du trafic des charters ont amené les autorités crétoises a réfléchir à des solutions alternatives pour diminuer la gêne occasionnée par les avions. La première idée avancée fut de construire une piste d'atterrissage supplémentaire sur la mer. Le projet, longtemps étudié, fut abandonné. La seconde idée avancée est la construction d'un autre aéroport à trente kilomètres de la ville, à Kasteli. Ce second projet est toujours, actuellement, à l'état d'étude. L'idée bien que plaisante ne réjouit pas tous les Hérakliotes qui devront faire une demi-heure de trajet pour prendre l'avion.
Education
A Héraklion se trouve les écoles des sciences exactes et de la santé de l'Université de Crète. Le campus de la ville compte 8000 étudiants. Héraklion abrite « également l'ITE-FORTH ( ?), à savoir, l'institut de technologie et de recherche, un des plus grands centres de recherche de Grèce, ainsi que l'institut pégagogique technique de Crète (avec 6500 étudiants).
(source : Wikipedia) |
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