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Informations sur Oaxaca
Présentation
Oaxaca de Juárez, ou plus simplement Oaxaca, est la capitale de l'État du Mexique du même nom.
Le 25 novembre 1521 Francisco de Orozco y Tovar concentra ses troupes à Huaxycacac ou les mexicas qui avaient colonisé la région et prélevaient des taxes sur les habitants y avaient construit en 1486 un important poste militaire. Le 14 septembre 1522 une cédule royale autorisa l'établissement d'une ville sur ce lieu, elle reçut le nom d'Antequera d'Oaxaca. Les plans de celle-ci furent tracés par Alonso Garcia Bravo, qui avait précédemment travaillé à ceux de la ville de México.
La ville d'Oaxaca a été ainsi baptisée en hommage au président Benito Juárez, (qui est né dans les environs) se situe dans une vallée de la Sierra Madre del Sur. En 2003, la population de la ville est estimée à 259 600 habitants.
Dans la région se trouvent d'importants sites archéologiques zapotèques (Monte Alban et Mitla). La ville coloniale a été fondée en 1532 par des colons espagnols ayant suivi les conquistadors de Hernán Cortés.
Oaxaca dispose de nombreux édifices coloniaux, même si des tremblements de terre ont endommagé ou détruit une grande partie des bâtiments les plus anciens. La ville abrite une importante université.
Enfin, un musée y est consacré au peintre Rufino Tamayo qui regroupe certaines de ses oeuvres ainsi que des objets précolombiens.
En 2006, un important mouvement secoue la ville, l'évènement sera retenu surtout à l'étranger sous le nom de la Commune de Oaxaca. Une grève des professeurs de la section 22 du syndicat SNTE (syndicat national des travailleurs de l'enseignement, comptant 650000 adhérents) qui n'était plus soutenu comme il le fut depuis sa création par le PRI, réclamant entre autre des augmentations de salaire, lance à sa suite un large mouvement encadré notamment par l'APPO - Assemblée Populaire du Peuple de Oaxaca - rassemblant plus de 300 organisations, celle-ci ne faisant pas l'unanimité de la population il y eut aussi des manifestations de soutien en faveur du gouverneur appartenant au PRI (membre de l'internationale socialiste). Des affrontements avec les forces de l'ordre (dans le centre ville les manifestations sont interdites car le centre ville est considéré monument historique protégé) qui feront de nombreux blessés, amènent des jeunes des quartiers défavorisés et des alentours de la ville à se barricader et s'armer. Le gouvernement fédéral au mains du PAN (droite libérale) récemment vainqueur du PRI au pouvoir depuis 1929, ne pouvant intervenir dans les affaires d'un état (voir Constitutution) que sur demande du gouvernement de celui-ci se garda bien d'intervenir laissant pourrir la situation qui ne faisait qu'embarasser un opposant de gauche (le PRI) à sa politique. Il ne dut intervenir et envoyer les forces de l'ordre que sur demande formelle du gouverneur qui céda lui même à la pression d'une forte partie de l'opinion publique (voir journaux de la période) de Oaxaca, les enseignants ayant de nombreux avantages dont ne jouissent pas d'autres secteurs comme des vacances payées, une retraite précoce, le paiement des frais médicaux par la sécurité sociale, etc... La population lassée des émeutes, des dégats causés tant par les manifestants (incendie, graffitis) que par des vandales et des pilleurs n'ayant rien à voir avec l'APPO mais profitant des événements, à des édifices classés par l'UNESCO et surtout des pertes économiques chiffrées à 300 millions de dollars et la fermeture de plus de 400 entreprises inscrites au registre du commerce de la ville, une baisse de la fréquentation touristique engendra aussi la perte de milliers d'emplois dans ce secteur. L'objectivité veut que l'on reconnaisse qu'une large majorité de la population ne partage pas du tout les points de vue de l'APPO et que les graves problèmes qui assaillent Oaxaca en termes d'inégalités dans la santé, l'éducation, les revenus ainsi que de la criminalité organisée, les trafic de drogue, la prostitution, les supertitions, l'insécurité générale, continueront à accabler encore longtemps ses habitants (lire les journaux de la période svp). Les trois partis politiques les plus importants du pays (PAN, PRI et PRD) viennent de déclarer officiellement et conjointement leur refus de toute violence et des groupes armés dans la politique nationale... Pour une information plus détaillée : voir sites Wikipédia en castillan : conflicto magisterial de Oaxaca et Oaxaca.
(source : Wikipedia) |
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