Informations sur Kilimanjaro
Présentation
Le Kilimandjaro se situe dans le Nord de la Tanzanie, non loin de la frontière avec le Kenya qui se situe au pied de la montagne au nord et à l'est. Il ne fait pas partie d'un massif montagneux et émerge de manière solitaire de la savane qui l'entoure, la surplombant d'un dénivelé de 5 200 mètres. La ville la plus proche, Moshi, est située en Tanzanie, au sud de la montagne, et constitue le principal point de départ de son ascension. Le Kilimandjaro est intégralement inclus dans le parc national de Kilimandjaro.
Le Kilimandjaro est un stratovolcan considéré comme éteint. Il est constitué de laves et le Kibo est couronné à son sommet d'un cratère elliptique large de 2,4 kilomètres et long de 3,6 kilomètres.
La calotte glaciaire du Kilimandjaro, baptisée « glacier Furtwängler », est confinée au Kibo. Autrefois clairement visible en couvrant une superficie de 12 km2 en 1900, elle est désormais de plus en plus ténue car réduite à une surface de 2 km2 (le Kilimandjaro a perdu 82% de son glacier durant le XXème siècle) et devrait disparaître totalement d'ici 2015-2020, à cause du réchauffement climatique actuel. Le glacier avait auparavant résisté à une sécheresse de 300 ans il y a 4000 ans.
Toponymie et étymologie
Kilimandjaro désigne la montagne dans son ensemble. Cette montagne est formée de trois sommets principaux qui sont le Shira, le Mawenzi et le plus haut, le Kibo. Ce dernier abrite le point culminant de l'ensemble, le pic Uhuru (terme swahili signifiant liberté).
Kilimandjaro est l'orthographe francophone tandis que Kilimanjaro est l'anglophone. La montagne est aussi appelée Ol Doinyo Oibor (Montagne Blanche ou Montagne Étincelante en maa).
Autrefois, la montagne a été baptisée Kaiser-Wilhelm-Spitze par les Allemands qui avaient colonisé l'Afrique orientale allemande.
Son nom vient du swahili "Kilima Ya Njaro" qui signifie "Montagne de la Splendeur". Le mot "Kibo" signifie, quant à lui, "neige".
Géologie
Le Kilimandjaro est un massif de type volcanique formé de trois stratovolcans imbriqués dont le Shira, le Kibo et le Mawenzi constituent les sommets. Le massif s'organise autour d'un axe orienté nord-ouest-sud-est qui inclut une zone de rift centrée sur le Kibo orientée elle-aussi nord-ouest-sud-est et ayant donné naissance à de nombreux cônes satellites. La majorité du Kilimandjaro s'est formé au cours du Pléistocène mais quelques bouches éruptives situées au sommet semblent avoir été actives à l'Holocène.
Ascension
L'ascension du Kilimandjaro est très prisée par de nombreux randonneurs, notamment ceux qui accomplissent l'ascension des points culminants de chaque continent. Environ vingt mille randonneurs accomplissent l'ascension chaque année, nombre réévalué et contrôlé chaque année par les autorités tanzaniennes.
Relativement aisée en tenant compte de l'altitude, l'ascension du Kilimandjaro est néanmoins délicate en raison de la longueur du trajet, du froid et de la raréfaction de l'air, provoquant alors épuisement, hypothermie et mal des montagnes chez les randonneurs. Le seul matériel d'alpinisme indispensable pour parvenir au sommet sont des crampons qui permettent la progression sur la glace, bien qu'ils soient de moins en moins nécessaires en raison de la disparition du glacier. Le risque d'accident ou d'incapacité à marcher est d'autant plus compliqué que le rapatriement au pied de la montagne ne se fait qu'en brancard à roue dirigé par deux conducteurs. De nombreux randonneurs se préparent de longs mois avant de tenter l'ascension du Kilimandjaro et certains accomplissent celle du mont Méru qui est réputée être un bon entraînement. Environ 60% des tentatives se soldent par un échec.
Le meilleur moyen de parvenir au sommet est de tenir compte de ses limites en prenant son temps afin de permettre à l'organisme de s'adapter à l'altitude (pole pole en swahili) et d'emprunter la voie d'ascension la plus facile, la voie Marangu, qui part de Moshi en Tanzanie et passe par trois refuges de montagne :
Histoire
Avant le XIXe siècle, quelques rares chroniqueurs comme le géographe égyptien Ptolémée ont mentionné l'existence d'une « montagne blanche » au coeur de l'Afrique. En 1845, le géographe britannique William Cooley, sûr de sa science, assure que la montagne la plus connue d'Afrique de l'Est, appelée le Kirimanjara, est recouverte de roches rouges.
Au milieu du 19ème siècle, les premiers missionnaires, ont évoqué la présence de neiges éternelles à quelque 1° ou 2° de l'équateur. Personne ne voulait croire qu'il y avait à cet endroit d'Afrique ces neiges éternelles. L'histoire voudra qu'il faudra attendre les premières tentatives d'ascension en 1861, pour avoir confirmation des neiges sur le sommet du Kilimandjaro.
En mai 1848, un missionnaire allemand, le docteur Johann Rebumann, accompagné de quelques indigènes et abrité par un parasol (!!), s'aventure vers les pentes du volcan. Le 11 mai, il se trouve devant une montagne formée d'un dôme blanc : « Vers 10 heures, je vis quelque chose de remarquablement blanc au sommet d'une haute montagne et crus d'abord qu'il s'agissait de nuages, mais mon guide me dit que c'était du froid, alors je reconnus avec délice cette vieille compagne des Européens qu'on appelle la neige. » Sa découverte, rapportée en avril 1849 dans le Church Missionary Intelligencer, est toutefois contestée à Londres.
Il faut attendre 1861 pour qu'une expédition, menée par le baron allemand Klaus von der Decken et le botaniste britannique Richard Thornton, permette de constater qu'il s'agit bien d'une cime neigeuse.
En 1883, le naturaliste écossais Joseph Thomson puis le comte Teleki s'attaquent à l'ascension du sommet mais ne dépassent pas 5 300 mètres d'altitude. Après deux échecs, Hans Meyer, accompagné de son ami Ludwig Purtscheller et du guide chagga Yohana Lauwo, parvient au sommet le 6 octobre 1889.
(source : Wikipedia) |