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Billet d'avion Djerba
 
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Sejour Djerba
 
Pays : Tunisie
Ville : Djerba

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Destination : Djerba (Tunisie)
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Informations sur Djerba Informations sur Djerba

Présentation

Djerba, parfois orthographiée Jerba (?), est une île de 514 km² (25 kilomètres sur 20) située dans le golfe de Gabès (appelé aussi « petite Syrte ») au sud-est de la Tunisie. Il s'agit de la plus grande île des côtes d'Afrique du Nord. Sa principale ville, Houmt Souk, compte près de 45 000 habitants.

Elle est reliée au continent par un bac, assurant la traversée entre Ajim et Jorf, et par une voie de 7 kilomètres remontant à l'époque romaine et reliant l'extrémité sud-est de l'île à la péninsule de Zarzis.

Djerba est une destination touristique populaire pour les touristes européens. Il s'agit de l'une des dernières régions de Tunisie où une langue berbère est encore parlée.

Géographie

L'île, qui appartient au gouvernorat de Médenine, est séparée du continent par un bras de mer, le canal d'Ajim, large de 2 kilomètres seulement et accueillant 2 îlots qu'on appelle Elgataia Kebira et Elgataia Sghira. Les anciens gagnaient ces ilôts à dos de dromadaires[réf. nécessaire]. Par ailleurs, l'extension de la plage de Mezraya forme une presqu'île, Ras Rmel, qui est l'un des sites touristiques importants de l'île.

L'île possède un climat doux, avec un ensoleillement important, ainsi qu'un environnement naturel agréable. On y rencontre également, comme à travers toute la Tunisie, de nombreux oliviers, dont les familles d'agriculteurs récoltent les fruits en automne, des grenadiers et des figuiers de Barbarie aux fruits épineux mais très appréciés, qui bordent les routes et les champs.

Population

Djerba compte 120 000 habitants, dont près de 44 000 vivent à Houmt Souk, la plus grande ville de l'île et sa capitale administrative. Ses habitants sont principalement des arabophones même s'il s'y trouve une grande communauté berbérophone (kutamas, nefzas, hawwaras, etc.). Il existe par ailleurs une petite et très ancienne communauté juive descendant des exilés de Jérusalem.

D'ailleurs, la plus grande partie de l'île est une zone rurale occupée par des villages d'origine berbère comme Mezraya, Ghizen, Tezdaine, Wersighen, Sedouikech, Ajim et Guellala.

Histoire

Djerba est connue depuis l'Antiquité : la légende veut qu'elle soit l'île des Lotophages décrite dans L'Odyssée d'Homère, ce qui l'amène à être souvent appelée Lotophagitis (du grec ancien ou ). L'île est ensuite connue sous le nom de Meninx () jusqu'au IIIe siècle.

Les Romains l'occupent temporairement lors de l'expédition du consul Caius Sempronius Blaesus en 253 av. J.-C.. On sait que l'île compte alors deux villes : Meninx et Thoar. L'île abrite par la suite trois centres urbains principaux. L'un d'entre eux, dont le nom moderne est Henchir Bourgou, a été découvert à proximité de Midoun (centre de l'île). On y trouve les vestiges d'une grande ville datant du IVe siècle av. J.-C. signalés par de hauts monticules  »” appelés « Roches de Bourgou »  »” et la présence importante de poteries ainsi que par une imposante tombe appartenant probablement à un membre d'une famille royale numide. Un autre centre, sur la côte sud-est, était un important site de production de colorants à base de murex. Il est cité par Pline l'Ancien comme occupant le second rang dans ce domaine derrière la cité de Tyr. Par ailleurs, de substantielles quantités de marbre coloré découverts sur place témoignent de sa richesse. Au IIIe siècle, ce centre semble avoir été appelée Girba, nom d'où serait venu le nom de l'île. Un troisième centre important, probablement l'ancienne Haribus, se trouvait sur la côte méridionale à proximité du village de Guellala.

Les empereurs romains Trébonien Galle et son fils Volusien sont natifs de l'île et deux de ses évêques ont laissés leurs noms dans l'histoire : Monnulus et Vincent qui assistent aux conciles de Carthage en 255 et 525. Les ruines de leur cathédrale peuvent être identifiées dans le sud-ouest de l'île.

En 665, Djerba tombe aux mains des Arabes dirigés par Ruwayfa ibn Thâbit pendant la campagne de Byzacène commandée par Muawiya Ben Hudaydj. L'île adopte alors les croyances kharidjites. Au XIe siècle, l'île devient indépendante, suite à l'invasion de l'Ifriqiya par les Hilaliens, et se convertit à la piraterie. Elle est reprise par Ali Ben Yahya en 1115-1116 (année 509 de l'hégire).

Durant le Moyen Âge, les chrétiens de Sicile et d'Aragon disputent leur possession aux ibadites locaux. De cette période subsistent de nombreuses petites mosquées, dont les premières datent du XIIe siècle, ainsi que deux forts imposants. L'île est contrôlée à deux reprises par les Normands menés par le roi Roger II de Sicile (1135-1158 et 1284-1333), périodes interrompues par une invasion almohade en 1160. En 1154, les habitants se rebellent mais les Normands écrasent la révolte dans le sang. Durant la seconde période, l'île devient un domaine féodal dirigés par une succession de seigneurs : Roger Ier (1284-1305), Roger II (1305-1310), Charles (1310) et Francis-Roger III (1310). Des gouverneurs royaux sont également nommés tels que Simon de Montolieu (vers 1305-1308) et Ramon Muntaner (1308-1315). En 1286, les Catalans prennent les Kerkennah qui deviennent une seigneurie pour la famille de Roger de Lauria. Ce dernier y fait construire une forteresse en 1289, près de l'antique Meninx, qui est appelée Castelló et plus tard Kashtil.

Les tentatives de révoltes de la part des habitants de l'île et des Tunisiens forcent le roi Frédéric II de Sicile à incorporer Djerba à la Sicile en 1309 et à nommer Muntaner comme dirigeant de l'île. En 1311, il y aura une famine durant plusieurs mois et l'île se révolte avec l'aide des Tunisiens du continent dont les Hafsides menés par Abû Yahyâ Abû Bakr al-Mutawakkil.

Les Catalans abandonnent l'île pendant leur guerre contre les Castillans (1334-1335). Ils la reprennent en 1383 avec l'aide d'une flotte gênoise mais ne la conservent que jusqu'à la fin de l'année 1392. De nouvelles attaques des Siciliens en 1424 et 1432 sont repoussées avec l'aide du souverain hafside Abû Fâris `Abd al-`Azîz al-Mutawakkil. Les musulmans construisent une forteresse dans le nord de l'île, à côté des ruines de l'antique Girba, qu'ils appellent Borj El Kébir. La ville de Houmt Souk grandira aux alentours.

En 1480, les habitants de l'île se révoltent contre le souverain hafside Abû `Umar `Uthmân et prennent le contrôle de la route romaine qui relie le continent à l'île. Les luttes internes entre Wahbiya et Nakkara, deux factions des sectes ibadites et kharidjites, qui dominent dans le nord-ouest et le sud-est de Djerba, n'arrêtent cependant pas le progrès économique de l'île. Les habitants paient alors un tribut au souverain mais restent indépendants.

Vers 1500, l'île passe sous occupation ottomane. En 1511, elle est attaquée par les troupes du royaume d'Espagne, placées sous le commandement de Pedro Navarro, pour y établir une forteresse qui assurera les conquêtes d'Oran, Bougie, Alger et Tripoli. En 1513, elle est pillée par les Gênois.

Djerba est occupée par l'Espagne de 1521 à 1524 et de 1551 à 1560. Elle devient ensuite la base temporaire du corsaire et amiral ottoman Khayr ad-Din Barberousse. De 1524 à 1551, l'île est l'une des bases principales des corsaires ottomans et nord-africains conduits par Dragut. C'est dans ce contexte de rivalité entre Ottomans et Européens pour le contrôle de la Méditerranée qu'une bataille navale oppose au large de l'île, du 9 au 14 mai 1560, la flotte ottomane menée par Piyale Pacha et Dragut à une flotte européenne principalement composée de navires espagnols, napolitains, siciliens et maltais.

En 1568, le pacha de Tripoli s'y présente pour demander un grand tribut et l'île est prise par Ibrahim en 1598. Pendant le XVIe siècle et le début du XVIIe siècle, l'île dépend alternativement des gouverneurs d'Alger, de Tripoli ou de Tunis jusqu'à ce que Hammouda Pacha (gouverneur de 1631 à 1659) l'incorpore définivement au royaume de Tunis. En 1705, avec l'établissement de la dynastie des Husseinites, le bey de Tunis est dorénavant représenté sur l'île par un cheikh et des caïds recrutés parmi les plus importantes familles locales. La plus importante d'entre elles est la famille Senumeni (XVIe siècle) puis celle des Bel Djelloud. L'un des membres de cette famille, Saïd, fera utiliser tous les navires de l'île pour empêcher que Younès, fils d'Ali I Bey, puisse se rendre sur l'île, ce qui lui coûtera la vie. De la seconde moitié du XVIIe siècle aux XVIIIe et XIXe siècles, la famille dominante est celle des Ben Ayed.

À partir du XVIIIe siècle, l'orthodoxie malékite se substitue à l'ibadisme et la langue berbère perd peu à peu de son importance face à l'arabe. Au XVIIIe siècle, on assiste à des incursions de la part des nomades Urghamma et Akkara provenant de la région du Djefarra. En 1705 et 1706, la peste fait ravage sur l'île et reviend en 1809. En 1794, l'île est pillée par un aventurier nommé Ali Burghul durant 58 jours et, en 1864, elle est à nouveau atteinte par des nomades de la région de Zarzis. Cette même année, une nouvelle épidémie de peste et une révolte sont relevées. En 1846, Ahmed I Bey interdit l'esclavage, acte qui affecte l'économie de l'île qui est alors l'un des plus importants centres du commerce des esclaves en Tunisie, avec Gabès, où parviennent les caravanes d'esclaves venant des oasis de Ghadamès et Ghat. Le commerce se déplacera par la suite vers Tripoli.

L'île reste sous la domination ottomane jusqu'en 1881, date à laquelle la Tunisie passe sous protectorat français avant d'accéder à l'indépendance en 1956.

Le 11 avril 2002, un attentat est commis contre des touristes visitant la synagogue de la Ghriba. Un camion bourré d'explosifs saute à proximité de cette dernière : 21 personnes sont tuées, dont 14 Allemands, 5 Tunisiens et 2 Français, et d'autres blessées. Le gouvernement tunisien parle alors d'un accident mais les experts suggérèrent rapidement un attentat qui est revendiqué par la suite par Al-Qaida.

Économie

Le tourisme est la principale activité économique de l'île : Djerba est célèbre dans le monde entier pour ses plages et les nombreux hôtels dont elle dispose. Les espaces permettent d'avoir de grandes unités hôtelières (un complexe comporte 3000 lits et quelques autres hôtels ont plus de 1000 lits). La présence de l'aéroport international de Djerba-Zarzis (ouvert en 1970 et agrandi depuis) et d'infrastructures routières satisfaisantes contribue à en faire un centre touristique important et un générateur de croissance économique pour ses habitants. Les touristes, principalement allemands, italiens et français, y apprécient le mélange de modernité et de tradition.

L'économie de l'île repose également sur les champs d'oliviers et les huileries associées. L'artisanat local, comme les poteries du village de Guellala, se développe en même temps que le tourisme. Enfin, la pêche locale profite d'eaux parmi les plus poissonneuses de la mer Méditerranée : sautade de mulets et pêche à la gargoulette (amphore) de poulpes.

Religion

L'île est un centre de la secte islamique des ibadites. Ainsi, à trois kilomètres de Sedouikech, en direction d'El Kantara, se trouve l'une des mosquées souterraines de l'île où les ibadites persécutés se réfugièrent pour pratiquer leur culte. Comme elle n'est plus utilisée pour le culte, elle peut être visitée librement. Entourée d'une oliveraie, on y accède par un escalier très raide et étroit qui conduit dans la chambre principale. À côté de la mosquée se trouve un grand réservoir qui alimente un puits également souterrain.

L'île abrite également une petite communauté juive tunisienne qui vit ici depuis des siècles en bonne entente avec la majorité musulmane malgré le déclin démographique engendré par l'émigration vers Israël et la France depuis 1967. La synagogue de la Ghriba, située dans le village d'Er-Riadh (9 kilomètres au sud de Houmt Souk), est l'une des plus anciennes et des plus célèbres synagogues du monde.

Au début du XXe siècle, Djerba comptait, parmi une population d'environ 40 000 personnes, plusieurs centaines de catholiques maltais gagnant leur vie comme pêcheurs d'éponges. L'église catholique Saint-Joseph de Djerba, située en plein centre de Houmt Souk, a été rouverte officiellement et consacrée le 19 mars 2006.

Sites

Des fouilles archéologiques menées sous les auspices de l'Université de Pennsylvanie, l'Académie américaine à Rome et l'Institut national du patrimoine entre 1995 et 2000 ont révélé plus de 400 sites archéologiques incluant de nombreuses villas puniques et romaines.

Les côtes de Djerba sont parsemées de plusieurs forts témoins de son passé mouvementé. Parmi eux on peut citer le Borj Ghazi Mustapha, bâti sur la plage de Houmt Souk, le Borj Kastil, ruines d'une forteresse bâtie en 1289 par le conquistador espagnol Roger de Lauria (à environ 10 kilomètres d'El Kantara), et le Borj Jilij (bâti entre Ajim et Mellita).

Deux musées méritent le détour : le nouveau musée de Guellala, qui expose le patrimoine djerbien et présente les traditions locales, et le musée de Houmt Souk, qui expose des antiquités djerbiennes.

L'île est reliée du côté sud au continent par un pont de 7 kilomètres de long et environ 10 mètres de large. Ce dernier remonte à l'Antiquité romaine, voire à l'époque punique. Le pont est par la suite submergé par la mer puis coupé vers 1551, lors des conflits entre Dragut et les Espagnols, avant d'être enfin reconstruit lors de la Seconde Guerre mondiale.

Cette voie permet également d'y acheminer de l'eau, l'île ne possédant de source d'eau douce qu'à Mahboubine où l'eau y est pompée à 80 mètres de profondeur. En effet, un pipeline parcourt le pont et assure l'alimentation de l'île sans laquelle le tourisme serait impensable (80 % de l'eau est destinée aux touristes contre seulement 20 % pour les habitants).

Juste à côté du phare de Ras Tourguenes se trouve la plus grande ferme aux crocodiles d'Afrique du Nord, une installation qui n'a été érigée que récemment et abritant environ 400 crocodiles. À proximité se trouve également le musée Lalla-Hadria.

Anecdotes

En mars 1976, certaines rues d'Ajim sont transformées afin de servir de décor, les 2 et 3 avril, au tournage de La Guerre des étoiles. Des rues de Mos Eisley sont ainsi représentées. À 14 kilomètres au nord, le marabout de Sidi Jemour sert également de décor à Mos Eisley et Anchorhead.



(source : Wikipedia)
 
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