Informations sur la Biélorussie
Présentation
La République de Biélorussie (en biélorusse : , prononcé à peu près Bièlarous avec un l labialisé et un s palatalisé ; en russe : , prononcé à peu près Bièlarous) est un pays d'Europe orientale, frontalier avec la Pologne, l'Ukraine, la Russie, la Lettonie et la Lituanie.
« Biélorussie » ou « Bélarus » ?
En français, le nom de ce pays a connu plusieurs variantes : appelé Russie blanche ou Ruthénie blanche dans les atlas du début du XXe siècle, puis Biélorussie pendant toute la période soviétique, le pays indépendant depuis 1991 est parfois nommé Bélarus dans les documents officiels. La dénomination officielle onusienne en français est République de Bélarus (proposée par le gouvernement biélorusse lui-même), adaptation française de la transcription approximative de . En revanche, la Commission nationale de toponymie (française), les ministres français des Affaires étrangères et de l'Éducation nationale, l'Académie française, l'Institut géographique national (IGN) et la Commission de toponymie du Québec () recommandent l'usage du terme Biélorussie.
L'ajout de ?- (à prononcer béla) à la ? (Rous', Ruthénie) vient, selon certaines sources, de ce qu'il s'agissait de désigner par un nom approprié la partie de la Ruthénie insubordonnée aux Tatars. Il faut donc bien comprendre l'adjectif (bièlaïa) comme « franche » et non en tant que « blanche », traduction littérale mais donc inexacte. D'autres auteurs ont proposé d'autres étymologies.
La forme Bélarus est cependant exigée dans tous les textes officiels par les autorités biélorusses elle-mêmes depuis le 19 septembre 1991, quelle que soit la langue, sans tenir compte des particularités grammaticales et orthographiques de chacune d'entre elles, et des autorités compétentes pour la normalisation de chaque langue. Le russe étant une des langues officielles de la Biélorussie, on y trouve le terme dans les documents imprimés en russe en Biélorussie et le terme ? dans la plupart des documents en russe imprimés en Russie et ailleurs. L'usage en Russie est d'ailleurs, très nettement, de désigner oralement la Biélorussie à l'aide du vocable biélorusse traditionnel, le vocable russe (créé à l'époque soviétique) étant souvent jugé artificiel et administratif.
Politique intérieure
Le président Alexandre Loukachenko dirige le pays de manière autoritaire. Il a été élu président en 1994 et réélu en 2001 et en 2006.
N'étant pas à l'époque soviétique membre haut placé du parti communiste, il occupait un poste de directeur du kolkhoze (ferme collective) ; pour prendre le pouvoir en 1994 il a justement joué sur cet aspect outsider, ni apparatchik, ni dissident.
L'élection présidentielle du 19 mars 2006 voit la réélection de Loukachenko mais son déroulement est contesté par le Conseil de l'Europe et par l'OSCE alors qu'au contraire la Communauté des États indépendants qualifie le scrutin de transparent et d'ouvert. La Biélorussie est désignée parfois comme la « dernière dictature d'Europe ». Le 30 mars, l'OTAN décide de réévaluer son partenariat avec la Biélorussie. Le 16 mai, les États-Unis interdisent à Loukachenko et un certain nombre d'officiels biélorusses de visiter les États-Unis.
Dans le classement de la liberté de la presse de l'association Reporters sans frontières, la Biélorussie est classée 151e sur 168 pays.
Pour les opposants biélorusses la seule question d'actualité est de faire barrage au gouvernement autoritaire d'Alexandre Loukachenko et d'établir une démocratie digne de ce nom.
Des nationalistes conservateurs du Front populaire biélorusse au Parti des communistes de Biélorussie, une improbable coalition s'est mise en place et semble fonctionner en bonne intelligence, sans compter les ONG s'opposant au régime Loukachenko.
En octobre 2005, le Congrès des forces démocratiques de Biélorussie a élu comme candidat à la présidentielle Aliaksandr Milinkievitch. Le Congrès de forces démocratiques de Biélorussie représente la très grande majorité des partis d'opposition. Les principaux partis sont :
Bien que ses liens soient assez évidents avec les partis d'opposition, les associations n'inscrivent pas leur action dans un cadre purement politique.
Depuis octobre 2005, tous les 16 du mois, les Journées de la solidarité appellent à des manifestations silencieuses aux chandelles pour commémorer l'enlèvement de Viktar Hantchar et d'Anatol Krassouski. Plus largement cette action a comme but d'appeler à la solidarité envers tous ceux qui luttent pour la démocratie en Biélorussie.
Politique extérieure
Avec la Russie, la Biélorussie s'est engagée dans un processus d'union de type confédéral qui dépasserait les objectifs d'une simple union douanière et monétaire. La dépendance de Minsk en énergie et en termes de débouchés permet à Moscou de préserver son influence dans cette république slave. Fin 2006, la Biélorussie a ardemment négocié le prix de son gaz, qu'elle payait jusqu'à cette date 47 USD pour 1 000 m³ (contre plus de 250 dollars alors sur le marché européen). Menaçant de couper les robinets à moins d'obtenir le prix demandé, la Russie a obtenu un accord final in extremis le 31 décembre 2006 à un prix de 100 USD pour 1 000 m³. De plus, elle a obtenu une compensation en 50 % de titres dans la société gazière biélorusse Beltransgaz (dont le montant de 5 milliards de USD est estimé surévalué par les experts russes). Outrée par cette augmentation, la Biélorussie a appliqué une taxe sur le transit du petrole russe vers les pays plus à l'Ouest (45 USD/tonne) qu'elle a du enlever quelques jours après sous la pression de la Russie. Cette confrontation des deux alliés traditionnels survient malgré le soutien que la Russie apporte traditionnellement au président Loukachenko, toujours au pouvoir suite à l'élection présidentielle controversée du 19 mars 2006, qui lui a valu les critiques des pays européens. Certains analystes estiment que la Russie veut également marchander d'autres concessions substantielles de la part de la Biélorussie, allant jusqu'à la solution plus radicale de l'annexion de la Biélorussie, sous une forme ou une autre, au sein de la Fédération de Russie. Les autorités russes quant à elles rejettent tout leitmotiv politique de la crise, stipulant n'être régi que par des motivations économiques.
Découpage administratif
La Biélorussie est divisée en six régions voblastsi (singulier voblast) et une municipalité autonome (harady, singulier - horad) :
Brest (Brestskaya), Homyel'skaya (Gomel/Homyel'), Horad Minsk*, Hrodzyenskaya (Grodno/Hrodna), Mahilyowskaya (Mogilev/Mahilyow), Minskaya (Minsk), Vitsyebskaya (Vitsyebsk/Vitebsk)
Géographie
La Biélorussie est située au centre de l'Europe, bordée à l'ouest par la Pologne (605 km de frontières), au sud par l'Ukraine (891 km), au nord-ouest par la Lituanie (502 km) et la Lettonie (102 km) et à l'est par la Russie (959 km) » soit 3 098 km de frontières terrestres en tout.
La Biélorussie a une superficie de 207 600 km² (à titre de comparaison, un peu moins que le Royaume-Uni).
Le territoire biélorusse est un territoire ouvert (sans limites naturelles précises) et dépourvu d'accès à la mer. Il s'agit d'une grande plaine de faible altitude (159 mètres d'altitude en moyenne) dont le point culminant est le mont chauve, appelé par les Soviétiques mont de Dzerjinski (345 mètres).
Ce pays plat possède une des plus vastes région marécageuse d'Europe et est couvert de vaste forêts. Il est aussi sillonné par de grands fleuves (la Dvina et le Niémen, qui drainent les cours d'eau du nord et de l'ouest du pays vers la mer Baltique, et le Dniepr ceux de l'est et du sud vers la mer Noire), et de nombreuses rivières. Le territoire est ponctué de plus de dix mille lacs (le plus grand, le lac Naroch, a une superficie de 79,6 km²) qui lui valent le surnom de « pays aux yeux bleus ». Les terres marécageuses ou humides occupent ainsi presque un tiers du territoire, et les forêts un autre tiers.
La Biélorussie connaît un climat continental et humide. La moyenne annuelle des précipitations varie entre 550 et 700 mm. Les températures oscillent entre -4 ?C et -8 ?C d'ouest en est en janvier, et 17 ?C et 19 ?C en juillet.
Outre la capitale Minsk (1 800 000 habitants), les principales villes sont Gomel (500 000), Moguilev (370 000), Vitebsk (350 000), Grodno (310 000), Brest (300 000) et Bobrouïsk (227 000). Au total, près de 15 villes comptent plus de 100 000 habitants.
(source : Wikipedia) |