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Informations sur la  MartiniqueInformations sur la Martinique

Présentation

La Martinique est à la fois une région d'outre-mer et un département d'outre-mer (numéro 972) français. Cette île était appelée « Madinina » - littéralement « l'île aux fleurs ». Elle est devenue française en 1635. Elle fait partie de l'archipel des Antilles est située dans la mer des Caraïbes, à environ 450 km au nord-est des côtes de l'Amérique du Sud, et environ 700 km au sud-est de la République dominicaine.

Préhistoire

Le peuplement de la Martinique est relativement récent. Les premiers, amérindiens, ont été archéologiquement attestés du Ier siècle. Aucune donnée fiable ne permet d'en faire remonter le peuplement à une période plus ancienne.

Les premiers habitants auraient été de culture saladoïde, du nom du site éponyme vénézuélien de Saladero. Ils viennent de la forêt amazonienne. Le nom d'arawaks qui leur est donné désigne plus largement une famille linguistique à laquelle se rattachent de nombreuses populations amérindiennes d'Amazonie dont les populations Kalina ou caraïbe.

Cette population produisait une céramique extrêmement décorée. Elle a occupé surtout les contreforts de la Montagne Pelée. Il s'agit d'une population néolithique pratiquant l'agriculture et la pêche-cueillette. Le site archéologique de Vivé, sur la commune du Lorrain, illustre parfaitement cette première occupation. Ce site d'habitat sur le bord de mer a fait l'objet de fouilles entre 1996 et 2001.

Le niveau d'occupation saladoïde est scellé par une couche éruptive de la Pelée datée du troisième siècle de l'ère chrétienne. La campagne de 1999 a fait apparaître une couche d'abandon en place recouverte par la cendre d'une éruption du volcan. Les populations les plus récentes semblent par contre s'installer préférentiellement dans la zone sud de la Martinique.

Dans leur phase la plus récente, elles se rattachent à la culture suazoïde, du nom du site éponyme vénézuélien de Suazeï, et ont été pendant longtemps désignées sous l'appellation de "caraïbe". Le site archéologique de la plage de l'Anse Trabaud, sur le littoral atlantique de la commune de Sainte-Anne, qui a été en partie fouillé par Louis Allaire, archéologue canadien, est un site de cette période finale, peut-être pratiquement contemporain de l'arrivée des premiers européens aux Antilles. Le site de la plage de Dizac au Diamant est lui daté du IXe siècle.

Ces populations ne sont pas des populations radicalement différentes des populations saladoïdes, comme on a souvent voulu le faire croire en suivant de trop près le témoignage de "chroniqueurs", premiers auteurs d'écrits sur les nouveaux territoires de l'Amérique. Ces chroniqueurs, souvent religieux, sont notre seule source écrite sur les premiers temps de la colonisation, les populations amérindiennes des Antilles ne possédant pas d'écriture.

Pour l'instant, on ne possède que peu de données sur les populations ayant occupé l'île entre le site de Vivé (vers 300) et l'occupation du Diamant (vers 800). La connaissance du néolithique antillais est encore très lacunaire, les études et les fouilles répondant aux critères modernes étant encore rares. Cependant, une thèse de doctorat a été soutenue en 2003 sur les premières occupations amérindiennes de la Martinique.

Il était, jusqu'à très récemment, couramment admis que les Arawaks avaient été exterminés par les Caraïbes. Cependant, il semble que cette affirmation ne soit plus aussi nettement acceptée (voir Peuple Caraïbe).

Histoire

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Christophe Colomb découvre la Martinique le 15 juin 1502, au cours de son quatrième voyage vers les « Indes ». Des versions contradictoires attribuent la paternité du nom à Christophe Colomb, au cours de son deuxième voyage, en 1493. Celui-ci aurait aperçu - de loin seulement - l'île le 11 novembre 1493, jour de la Saint-Martin : de ce fait, il lui aurait donné le nom de Martinica, ou Martinina (Petite Martine). Il n'y débarqua finalement que neuf ans plus tard. C'est en 1635, que Pierre Belain d'Esnambuc y installe la première colonie (Saint-Pierre), pour le compte de la couronne de France et de la Compagnie des Îles de l'Amérique.

Entre le quatrième voyage de Colomb et la prise de possession par les Français, la Martinique ne reste cependant pas sans contact avec les Européens. Si les Espagnols délaissent ces îles qu'ils jugent trop petites et peuplées d'Indiens dangereux, les Hollandais, les Français et les Anglais y font souvent relâche pour faire aiguade (ravitaillement en eau), s'approvisionner en vivres, et commercer avec les Amérindiens . Les premiers établissements français en Martinique sont Le Fort Saint-Pierre (actuelle ville de Saint-Pierre) fondé par d'Esnambuc, et la ville du Fort-Royal (actuellement Fort-de-France) fondée par les Gouverneurs De Baas et Blenac.

Durant les premières décennies de l'occupation française, l'île est productrice de denrées coloniales fournissant de forts profits : tabac (petun), roucou, indigo, cacao, le tabac de la Martinique étant alors très apprécié. La crise du tabac de la seconde moitié du XVIIe siècle ruine les premiers planteurs qui se tournent vers la production de sucre. La monoculture de la canne à sucre va bientôt modeler le paysage et devenir partie intégrante de la culture créole. Elle dominera l'économie du pays jusqu'à la seconde moitié du XXe siècle.

La culture de la canne à sucre telle qu'elle est pratiquée dans l'habitation sucrière demande une importante main-d'oeuvre que la métropole n'est pas susceptible de fournir. Si la culture du tabac ou de l'indigo avait pu se faire avec les "engagés", seule la traite d'esclaves noirs provenant des côtes de l'Afrique est susceptible de fournir les effectifs nécessaires à la culture de la canne à sucre.

Les engagés venaient sous contrat avec un planteur pour une durée de trois ans (d'où leur surnom de "trente-six mois"). Le planteur couvrait les frais du voyage et exigeait ensuite de l'engagé un travail semblable à celui de la main d'oeuvre servile. Mais, à la différence de l'esclave, s'il réussissait à survivre aux terribles conditions de vie et de travail qui lui étaient imposées, l'engagé recouvrait sa liberté à l'issue des trois années de son contrat et se voyait allouer une terre lui permettant de devenir à son tour planteur.

La culture de la canne est donc à l'origine de la mise en place du commerce triangulaire (Europe, Afrique, Amérique) qui entraîne rapidement l'afflux d'une population africaine servile vers les possessions françaises de l'Amérique, population qui dès la fin du XVIIe siècle dépasse rapidement et de beaucoup la population blanche des origines.

Les Amérindiens, constituant probablement une population à la densité relativement faible, sont peu à peu repoussés vers la côte atlantique avant d'en être finalement chassés, dans les années 1670. Cependant, une frange de cette population "caraïbe" demeure sur place dans un fort état d'acculturation se fondant petit à petit dans le reste de la population.

Le commerce du sucre entraîne une intense activité maritime à la Martinique au cours du XVIIIe siècle. Si le circuit effectué par certains navires passe par l'Afrique pour y charger une cargaison d'esclaves avant de l'échanger en Martinique contre des denrées coloniales, d'autres, encore plus nombreux, font le voyage directement, en "droiture", entre les ports français (Bordeaux, Nantes) et la colonie. Les profits de la vente d'une cargaison d'esclaves sont tels qu'il faut le plus souvent plusieurs voyages en droiture pour acheminer la contre-valeur en denrées coloniales des esclaves vendus. Le manque chronique d'espèces métalliques dans les îles se faisant ressentir pendant toute la période coloniale, la plupart des échanges se font sur le mode du troc. Cette navigation commerciale suscite la convoitise des autres grandes nations européennes, essentiellement les Hollandais et les Anglais. Un état de guerre permanent caractérise l'époque coloniale, et la course et la piraterie maintiendront le danger, même au cours des périodes de paix.

Les Hollandais rapidement évincés dès la seconde moitié du XVIIe siècle, la lutte se concentre entre les Français et les Anglais (et, après 1707, date de la fondation du Royaume-Uni, les Britanniques). Tous les grands conflits européens ont leur composante caraïbe. C'est notamment le cas de la guerre de Sept Ans qui vaudra à la France la perte de nombreuses possessions au profit de la Grande-Bretagne. La Martinique deviendra ainsi, par deux fois, possession britannique, mais pour d'assez courtes périodes. Elle restera définitivement française après 1816.

Au XIXe siècle, l'activité économique de la Martinique bénéficie de la perte par la France de Saint-Domingue, principale colonie française des Antilles au XVIIIe siècle. Saint-Pierre, capitale de la Martinique et principale ville des Antilles au XIXe siècle, connaît alors une prospérité que seule l'éruption volcanique catastrophique de la Montagne Pelée du 8 mai 1902 viendra interrompre, et dont elle ne se remettra jamais complètement.

Les conditions de travail des esclaves étaient extrêment difficiles. Le taux de mortalité était tellement élevé que l'importation d'esclaves noirs s'accentua pour remplacer les « pertes ». On a importé uniquement dans l'île de Martinique plus d'esclaves que dans l'ensemble des colonies britanniques qui formeront plus tard les États-Unis d'Amérique.

En France, en 1788, à la veille de la Révolution française, Brissot crée la Société des amis des Noirs, mais malgré les efforts de ses membres les plus éminents comme l'abbé Grégoire ou Condorcet, il ne peut obtenir l'abolition de l'esclavage auprès de la Constituante. Ce n'est que le 4 février 1794 que la Convention abolit l'esclavage. Mais cette mesure ne sera pas appliquée - loin s'en faut- dans toutes les possessions françaises de l'époque. À la Martinique, elle demeurera lettre morte, contrairement à la Guadeloupe, car le groupe de colons mené par Dubucq va être occupé par les Britanniques. Par ailleurs, cette abolition, dictée principalement par un humanisme hérité des Lumières, visait également à rallier à la cause révolutionnaire les esclaves révoltés de Saint-Domingue, face à la menace royaliste et au danger d'une invasion britannique. Napoléon rétablira l'esclavage (loi du 30 floréal an X, soit le 20 mai 1802), cédant aux supplications des colons blancs qui prétendaient ne plus pouvoir assurer leur survie et celle de leur plantation en ayant recours à une main d'oeuvre non servile. Les mariages mixtes redevinrent interdits par la même occasion. Ce n'est que le 27 avril 1848 que Victor Schoelcher, alors sous-secrétaire d'État à la Marine et aux Colonies de la Seconde République, appose sa signature au bas du décret mettant officiellement fin à l'esclavage. Avant même que la nouvelle n'arrive, les esclaves martiniquais se sont révoltés et ont obtenu l'abolition de fait le 22 mai 1848.

Pour faire face à la pénurie de main d'oeuvre consécutive à l'abolition de l'esclavage, la France, imitant en cela le Royaume-Uni et les Pays-Bas, a recours, de 1853 à 1870, à l'immigration d'une main d'oeuvre asiatique, originaire de l'Inde. Les immigrés indiens sont des travailleurs recrutés initialement pour cinq ans et devant repartir dans leur pays d'origine à l'issue de cette période. Cependant, la grande majorité d'entre eux resteront en Martinique et contribueront au développement de sa richesse intellectuelle et culturelle.

L'éruption de la Montagne Pelée en 1902 a durablement marqué les esprits. Le 8 mai 1902, une terrible éruption provoquant la formation d'une nuée ardente tue tous les habitants de Saint-Pierre (à l'exception d'un prisonnier du nom de Louis-Auguste Cyparis, ou Sylbaris, sauvé par l'épaisseur des murs de son cachot) et des environs de la ville (30 000 morts). Le 30 août suivant, alors qu'un géologue s'était déplacé de Paris et avait prévenu du danger d'une nouvelle éruption, une nuée ardente tua encore 1300 personnes au Morne Rouge.

Les ruines de St pierre et ses épaves sont en train d'être classées au patrimoine mondial de l'UNESCO.

De nombreuses épaves sont depuis la catastrophe au fond de la rade, notamment le Roréma, le Dalia, le Diamant, le Tamaya, .... Ces sites archéologiques sous-marins font partie des plus beaux sites de plongée de la Caraibe...

HISTOIRE DU BELEM En ce début mai 1902, le Belem arrive en rade de Saint-Pierre mais sa place est prise par le voilier Tamaya (capitaine Mahéo) de l'armement Rozier de Nantes. Ce petit incident va sauver le Belem. LE TAMAYA

En 1763, Marie-Josèphe Rose Tascher de la Pagerie, future Joséphine de Beauharnais et future femme de Napoléon Bonaparte naît aux Trois-Îlets.

En 1887, l'écrivain Lafcadio Hearn et le peintre Paul Gauguin séjournent sur l'île.

En 1983, la Martinique devient une région à part entière avec la création du conseil régional.

Administration

La préfecture du département est Fort-de-France. La Martinique constitue avec la Guadeloupe, située à environ 150 km plus au nord, et la Guyane située au nord de l'Amérique du Sud, les départements français d'Amérique (DFA).

La région de la Martinique est une des sept régions ultrapériphériques de l'Union européenne.

Une nouvelle organisation a été envisagée, dans laquelle l'institution régionale et l'institution départementale fusionneraient en une institution unique. Cette proposition a été rejetée à 50.48% lors de la consultation du 7 Décembre 2003.

Géographie

D'une superficie totale de 1 128 km², la Martinique s'étire dans l'axe nord-ouest - sud-est sur environ 60 km. Le point culminant est la montagne Pelée (1 397 m).

On sépare généralement la Martinique en deux zones distinctes. D'une part, une zone située au Nord d'un axe Fort-de-France - Le Robert, zone humide à la végétation luxuriante et au relief important. La montagne Pelée, les Pitons du Carbet occupent le centre de cette zone, recouverte d'une forêt de type amazonien. Et si à l'est de ces reliefs, le climat est venteux et humide, balayé par les alizés de l'Atlantique, l'ouest bénéficie d'une protection et d'un climat beaucoup plus sec, notamment aux alentours du Carbet.

Au sud, on trouve une zone aux reliefs moins importants, à la végétation moins abondante, au climat plus sec et qui comporte la majorité des installations touristiques de l'île.

La Martinique est une île de l'archipel des Petites Antilles, située entre l'île de la Dominique au Nord et l'île de Sainte-Lucie au Sud, entre les latitudes 14° 50' N et 14° 23' N et à la longitude moyenne de 64° 12' W. Elle se trouve à 7000 km des côtes européennes et à 400 km des côtes Sud-américaines (Venezuela).

Sa longueur nord-sud est d'environ 60 km alors que sa plus grande largeur, au niveau de la presqu'île de la Caravelle, ne dépasse guère les 20km.

Sa superficie est d'environ 1100 km², suivant que l'on prend ou pas en compte les nombreux îlets qui la bordent, les chiffres publiés varient. On disait traditionnellement dans l'enseignement primaire 1111 km², pour le côté mémotechnique du chiffre. Ceci la place au troisième rang après Trinidad et la Guadeloupe dans le chapelet d'îles qui constituent les Petites Antilles.

Le relief est accidenté sur cette île d'origine volcanique. Les zones volcaniques anciennes correspondent à l'extrême sud de l'île (Savane des pétrifications) et à la Presque île de la Caravelle à l'est. L'île s'est développée dans les dernières 20 millions d'années par une suite d'éruptions et de déplacements de l'activité volcanique vers le nord. Le dernier volcan en date, toujours actif, est la Montagne Pelée, qui occupe tout le nord actuel de l'île et culmine à 1396 mètres.

A la suite de phénomènes d'érosion toujours violents en Martinique à cause de la forte pluviosité due à l'évaporation océanique apportée par les alizés, les hauts volcans de formation récente situés au Nord de l'île (Mont Pelé et Pitons du Carbet (1196 mètres)) font place, dans le sud, à des « mornes » aux sommets arrondis ou plats et aux fortes pentes d'une altitude généralement comprise entre 100 et 300 mètres.

La montagne du Vauclin, point culminant du sud de l'île, a 504 m d'altitude. Les plaines situées au Centre et en bordure côtière, les "fonds", sont séparées par des escarpements et sont généralement de petite dimension.

Sur plus de 200km de littoral, c'est un festival insoupçonné de formes et de couleurs. À même le rivage, la Côte Caraïbe, toujours abritée des Alizés, est bordée par un récif corallien pratiquement ininterrompu, où circulent les poissons du large et où s'abrite la faune sédentaire.

Sous le miroir de la surface, les fleurs terrestres cèdent la place aux fleurs marines. Éponges, anémones, gorgones s'épanouissent dans la clarté cristalline des jardins de coraux.

Vous allez découvrir un monde aux myriades de couleurs : végétaux, minéraux, poissons... un monde extraordinaire. Corail, étoiles de mer, porcelaines, poissons ange, chirurgiens, éponges, perroquets.

Il faut toutefois signaler la forte dégradation de ces milieux au cours des vingt dernières années. La pollution d'origine industrielle, notamment les distilleries, le remblaiement intensif des zones de mangrove, véritables nurseries pour de nombreuses espèces de poissons, ainsi que la pêche sont à l'origine d'une régression considérable de la surface des récifs et d'une diminution importante du nombre et de la variété des poissons (sur ce sujet, voir le site de la Direction régionale de l'environnement de Martinique : http://www.martinique.ecologie.gouv.fr)

Côté ciel, la Martinique est le pays des hérons garde-boeufs, des colibris (4 espèces en Martinique: le colibri madère, le colibri huppé, le colibri à falle vert et le colibri à tête bleue) et des sucriers (reconnaissables à leur ventre jaune).

Côté terre, les mangoustes importées pour faire diminuer la population de serpents  »˜fer de lance' (ou trigonocéphale). Malheureusement, les conséquences furent graves, puisque les mangoustes détruisirent également de nombreuses espèces endémiques d'oiseaux aujourd'hui complètement disparues. De nos jours, vous rencontrerez plus facilement de nombreux petits lézards verts inoffensifs, les anolis ainsi que les mabouyas, plutôt marrons translucides, ils sont très craintifs et sortent la nuit. Aux détours des sentiers, vous rencontrerez souvent des touloulou (crabe de terre rougeâtre) que vous apprécierez dans votre assiette.

Les mygales ou Matoutou falaise se font discrètes, mais gare. Voici les deux espèces résidantes :

Acanthoscurria antillensis est une mygale terricole qui vit exclusivement dans le sud de la Martinique, de Rivière-Pilote en passant par Cap-Chevalier jusqu'aux Trois-Îlets. On commence tout de même à en trouver un peu partout sur l'île. Cette espèce est assez agressive et mord sans prévenir !

Avicularia versicolor est arboricole et vit dans le nord de la Martinique, dans la forêt tropicale humide du Précheur à Grand-Rivière. C'est une des plus belles mygales du monde. Cette espèce est relativement calme et peu agressive. Il faut savoir que Avicularia versicolor est protégée localement.

Chez les insectes, outre l'éternelle blatte (cafard), prolifique et inoffensive (comparé au cafard métropolitain, celui-ci est gigantesque), le moustique reste indéracinable de sa place des parasites de nos nuits, surtout près des étendues d'eau et des sous-bois.

Au coucher du soleil, vous entendrez les petites grenouilles qui partagent la nuit avec les manicous; opossums antillais protégés mais bien mal traités par les routes.

Pour les amoureux de la nature, des plantes, des fleurs, la Martinique est un véritable paradis. D'ailleurs, elle porte très bien son surnom "L'île aux fleurs"

L'île compte plusieurs centaines d'espèces différentes de plantes et de fleurs, éblouissement de la vue avec une multitude de couleurs :

Anthuriums, Bougainvillers, Roses de Porcelaine, Hibiscus, Balisiers etc.toutes plus belles les unes que les autres.

Vous serez certainement impressionnés par la luxuriance des fougères, des plantes, la taille des arbres.

La forêt tropicale a quelque chose d'envoûtant avec ses fougères arborescentes montant jusqu'à deux mètres de haut et ses enchevêtrements de racines et de lianes dans lequel les chasseurs et randonneurs se frayent un chemin à coups de coutelas ou machette. Vous serez certainement subjugués par les arbres à bois (Acajou, Courbaril, Mahogany etc.), avec lesquels sont confectionnés les plus beaux meubles. Certains arbres peuvent atteindre 45m de haut, comme le mahogany, arbre précieux des Antilles. Au sud, les cactées et les plantes grasses se partagent le sol avec les herbes folles. La mangrove constitue un autre type de végétation tropicale, avec ses palétuviers et ses courants d'eau peu profonds. Vous pouvez en voir, si vous visitez la presqu'île de la Caravelle (réserve naturelle). Les palmiers et les arbres du voyageur sont partout ; et s'ils font aujourd'hui partie du paysage, il est intéressant de noter qu'ils ont été importés d'Amérique du Sud et de l'Océan Indien. De nombreux arbres fruitiers sont également présents sur l'île (avocatiers, arbres à pain, pruniers, tamariniers etc.). Côté fleurs, la Martinique ne faillit pas à sa réputation et, où que vous soyez, vous pourrez admirer toutes ces fleurs tropicales aux noms colorés : héliconias, oiseaux du paradis, hibiscus, flamboyants, bougainvillées, etc.

Autre plaisir des yeux...et du palais : les fruits et légumes tropicaux. Ananas, coco, prune de cythère, jujube, corossol,

pomme-cannelle, caïmite, pomme d'eau, carambole, goyave (à prononcer gwayav), bananes, abricot pays, raisins de mer...pour les fruits, igname, patate douce, choux de chine (dachine), christophine, fruit à pain etc.pour les légumes, leurs noms et leurs saveurs laissent planer un parfum exotique.

« L'année se divise à la Martinique en deux saisons bien distinctes et de durée inégale : la saison sèche, qui commence en novembre et finit en juillet, et la saison humide ou hivernage, qui ne comprend que les mois d'août, septembre et octobre.» C'est en ces termes que M.P. Monnier, Ingénieur Hydrographe de la Marine, présentait en 1829 la succession des saisons en Martinique. Mais, comme il le précise plus loin, «la saison sèche ne justifie la dénomination qu'on lui donne, qu'autant qu'on la compare à celle de l'hivernage». Si les pluies durant l'hivernage sont souvent plus violentes et de plus longue durée, il n'en demeure pas moins vrai que durant la saison dite "sèche" les pluies continuent à tomber, de façon sporadique et pendant de courtes périodes.

Les instructions nautiques modernes distinguent deux saisons marquées, liées aux précipitations : la saison humide, de mai à novembre, et la saison sèche de février à avril. Cette saison sèche, correspond normalement à une période de grosses chaleurs et de sécheresse. Comme elle commence normalement après le carnaval elle est appelée carême. En pratique les fluctuations sont nombreuses. Il y a des hivernages plus longs ou plus courts selon les années ou bien des hivernages tardifs ou précoces, des carêmes très secs ou pluvieux.

Le climat est caractérisé par un régime de vents constants, les alizés, qui règnent sur l'île pendant la majeure partie de l'année. Ils soufflent du NE à l'Est de façon régulière, croissant pendant la matinée et décroissant pendant l'après-midi pour tomber le soir. C'est le régime de vent de la saison sèche durant laquelle les passages du vent au SE ou au S sont toujours de très courte durée (quelques heures).

Le climat de la Martinique est directement réglé par les positions de l'anticyclone des Açores qui dirige l'alizé de Nord-est, et de la zone de basses pressions équatoriales où les alizés de l'hémisphère nord rencontrent ceux de l'hémisphère sud, le long de la zone inter-tropicale de convergence (ZIC).

Pendant le temps de l'hivernage, le régime des vents est beaucoup plus instable. Ils varient de l'ENE à l'Ouest en passant par le Sud. Pendant cette période, le vent peut rester pendant plusieurs jours de secteur Sud. Ce secteur Sud était d'autant plus redouté au temps de la colonie, qu'une grande partie des baies étaient frangées de mangrove et que le vent repoussait alors sur l'île les émanations de ces marécages, réputées malsaines et dangereuses pour les européens récemment installés.

La pluviométrie est un facteur déterminant du climat martiniquais. Les variations saisonnières entre carême et hivernage sont sensibles sur l'ensemble de l'île. Il tombe en moyenne 80 mm d'eau en mars au Lamentin (plaine centrale située au niveau de la baie de Fort-de-France) et 260 mm d'eau en octobre.

Les alizés atténuent la sensation de chaleur humide liée au climat tropical. La température moyenne est toute l'année de 26 °C. Les mois les plus chauds sont ceux de mars, avril, mai, tandis que les mois les plus frais sont ceux de décembre et de janvier. Les températures les plus chaudes relevées l'ont été à Saint-Pierre avec 37 °C en avril et mai 1986 et la plus basse environ 12 °C à Fonds-Saint-Denis (entre Pitons du Carbet et Montagne Pelée) en mars 1965. On constate en moyenne six jours par an au Lamentin une température inférieure à 18 °C

La zone des Antilles est sujette au développement de cyclones. Suivant les moments de l'année ces dépressions viennent de l'atlantique (Cap-Vert) ou du centre de la mer des Antilles et du Golfe du Mexique (à l'ouest du méridien 80°). Sur la Martinique la trajectoire des cyclones est le plus souvent E-O ou SO-NE.

La courbe de fréquence des cyclones montre qu'ils traversent la Caraïbe entre les mois de juin et novembre et passent préférentiellement en Martinique, en août et septembre.

Les cyclones constituent un danger majeur pour les populations et les installations, comme l'ouragan Dean qui a causé de gros dégats en août 2007, en particulier sur les plantations de bananes et de canne à sucre.²Les martiniquais attendent l'aide financière de la métropole et le soutien national; ils acceuillent avec chaleur le premier ministre et le ministre des DOM.Plus de 5000 habitations sont détruites et il faudra compter sur les subventions de la Mère Patrie.

La côte est, ou côte au vent des îles, portait traditionnellement dans les Antilles le nom de Cabesterre ou Capesterre. Le terme cabesterre en Martinique désigne plus spécifiquement la zone de la presqu'île de la Caravelle. Cette côte au vent, bordée par l'océan atlantique, est exposée directement au vents Alizés et à la houle atlantique venant du large.

La partie nord allant du Macouba à Sainte-Marie est essentiellement bordée de falaises avec très peu de mouillages et d'accès à la mer. La navigation y est limité à la pêche côtière avec les petites embarcations traditionnelles de la Martinique. Entre Sainte-Marie et La Trinité La côte devient moins abrupte et la rade de la Trinité, bien qu'exposée aux Alizés et relativement peu profonde, est une des meilleures de la Martinique. Au large de cette zone les fond atteignent rapidement la profondeur de 60 mètres formant un grand plateau s'étendant à plusieurs milles au large.

La Presqu'île de la Caravelle sépare nettement la côte nord atlantique et la côte sud atlantique. Elle marque aussi un net changement de la nature des fonds. Une ligne de récifs frangeant suit la côte depuis la pointe de la Caravelle jusqu'à l'extrême sud de l'île se rapprochant peu à peu de la côte jusqu'à se fondre avec elle. Ces restes d'un paléolittoral constituent un danger majeur pour la navigation.

Ces récifs ou cayes comme on les appelle dans les Antilles, dont certains émergent et d'autres ne sont couverts que de quelques mètres d'eau (à cause du danger qu'ils représentent ils portent aux îles le nom évocateur de "loup", Loup bordelais, loup ministre etc., dont le nom vient souvent d'un navire qui y a sombré) ont causé dans l'histoire le naufrage de nombreux navires.

Contrairement à la côte atlantique, la côte caraïbe est accore, et ne présenta que peu de dangers pour la navigation (quelques cayes bordent la côte sur le littoral sud entre le Diamant et Le Marin).

Dans le secteur de Saint-Pierre, au pied de la Montagne Pelée, les fonds de 100 mètres sont parfois à seulement 400 mètres de la côte.

Démographie

Le recensement de 1999 comptabilise 381 427 habitants, pour 1 128 km², soit une densité de population de 338 habitants au km², contre 106 au niveau national Comme dans la plupart des îles, cette densité augmente : 255 hab/km2 en 1961, 319 en 1990, 354 en 2006, malgré une baisse récente de la fécondité.

La population est majoritairement composée d'Africains et d'Afro-Européo-Indiens à 90% et de 5% d'Européens. Il y a d'autres populations venues du continent asiatique, notamment de la région tamoule en Inde, et de la Chine vers la fin du XIXe siècle et du Moyen-Orient au XXe siècle. La Martinique connaît un fort métissage, donnant une population de type "créole".

Les familles martiniquaises se caractérisent par une proportion non négligeable de foyers monoparentaux, 38% des familles INSEE' 1999.

Roger Bastide a particulièrement étudié les familles noires américaines , présentes dans toutes les régions de ce continent où a existé la traite négrière. Jean Benoît a décrit très finement les types de familles martiniquaises dans les années 1960. Cette typologie demeure tout à fait d'actualité.

L'histoire de ces familles peut s'expliquer par la coexistence de trois phénomènes : l'apport culturel de l'Afrique et des modèles familiaux africains, (théorie de Herskovits), les conséquences de l'esclavage et les dislocations familiales( théorie de Frazier). Enfin, un autre auteur Smith, souligne la dimension économique qui conduit les mères à des unions successives pour des raisons de survie économique.

Dans les chansons, les traditions, les proverbes, il est fait mention de la mère , femme "poto mitan", poutre maîtresse dans le foyer. Il est à noter cependant que les familles contemporaines sont majoritairement des familles où les deux parents sont présents (INSEE Martinique).

Madame Scarron, devenue Madame de Maintenon lorsqu'elle fut veuve de son mari l'écrivain Paul Scarron, passa son enfance en Martinique, et fut surnommé la belle indienne.

Culture

La littérature martiniquaise très prolifique est d'une richesse incommensurable. La Martinique a acquis sa renommée internationale grâce à ses grands écrivains, penseurs et intellectuels. Ses trois plus grands écrivains de classe mondiale sont incontestablement, Aimé Césaire, Edouard Glissant et Frantz Fanon.

Voici la liste non exhaustive des romanciers, poètes, dramaturges, essayistes, sociologues et philosophes martiniquais :

L'art antillais

Il n'existe pas plus un art martiniquais qu'un art antillais. Pour trouver une originalité artistique, il faudrait élargir à l'ensemble des Caraïbes et remonter à une époque postérieure à l'arrivée de Christophe Colomb.



(source : Wikipedia)
 
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