Informations sur la Slovénie
Présentation
La Slovénie est un État d'Europe centrale. Elle est membre de l'Union européenne depuis le 1er mai 2004 . La Slovénie est entourée par la mer Adriatique, l'Italie, l'Autriche, la Hongrie et la Croatie. Elle a fait au XXe siècle partie de la Yougoslavie.
Géographie
La capitale de la Slovénie est Ljubljana. Le pays s'étend de la mer Adriatique à la plaine pannonienne, en passant par les Alpes juliennes et un part de Karst. Son point culminant est le Triglav (2864 m), qui est aussi représenté symboliquement sur son drapeau.
Environnement
Troisième pays forestier d'Europe, la Slovénie est couverte à 57 %, par 1.227.832 ha de forêt, dont 39% sont mixtes (282 m² de bois par ha en moyenne pour 2006). Quelques forêts anciennes abritant des descendants de la forêt préhistorique sont protégées, mais la forêt cultivée gagne sur les forêts plus naturelles.
Le réchauffement du climat est dans ce pays (continental) plus marqué que la moyenne mondiale, et il pourrait avoir des impacts sur la biodiversité et la forêt.
L'agriculture traditionnelle a su préserver des prairies parfois exceptionnellement riches en biodiversité (plusieurs centaines d'espèces différentes par hectare).
En 2001, une agence de l'environnement a été créée, qui doit appliquer un plan d'action national pour l'environnement comprenant l'intégration des préoccupations environnementales dans tous les autres secteurs.
Pour entrer dans l'Union européenne, le pays devait en 2003 renforcer l'application de sa législation sur les déchets, des OGM, la pollution de l'air et industrielle. Il doit améliorer sa gestion des risques, des produits chimiques et la protection contre les radiations.
La Slovénie ayant intégré l'Union européenne le 1er mai 2004, elle doit appliquer les directives européennes concernant l'environnement, et s'intégrer dans le réseau Natura 2000 (source : http://europa.eu/scadplus/leg/fr/lvb/e40110e.htm).
Politique
La Slovénie fait partie de l'Union européenne depuis le 1er mai 2004 et fait partie de la zone euro depuis le 1er janvier 2007 (1 euro valant 239,64 tolars). La Slovénie est ainsi devenue le premier pays à adopter la monnaie européenne depuis l'introduction fiduciaire de l'euro le 1er janvier 2002.
Les élections au Parlement (Dr?avni zbor) du 3 octobre 2004 ont permis au parti démocrate (SDS) mené par Janez Jansa d'arriver en tête du scrutin en doublant son nombre de députés, passant de 14 à 29 sur les 90 députés que compte la chambre basse. Pour leur part, les libéraux-démocrates (LDS) du premier ministre Anton Rop sont arrivés en seconde position après avoir perdu beaucoup de leur influence passant de 34 à 23 sièges. La participation a été de 60 %.
Divisions administratives
La Slovénie est composée de 210 Municipalités, dont 11 ayant un statut "urbain". Ce sont à ce jour les seules subdivisions en Slovénie. Le gouvernement slovène cherche à créer de nouvelles régions administratives (une douzaine).
Démographie
Les groupes ethniques de la Slovénie sont les Slovènes (83,1 %), les Serbes (2 %), les Croates (1,8 %), les Bosniaques (1,1 %) et d'autres (12 %), ainsi que des minorités ethniques hongroise et italienne (0,5 %). L'espérance de vie en 2000 était de 71,1 ans pour les hommes et de 79,5 ans pour les femmes.
Après l'indépendance de la Slovénie en 1991, 18 355 citoyens « non-Slovènes » (environ 1 % de la population) ont été effacés des registres administratifs et placés dans la catégorie des étrangers, car nés dans une autre république yougoslave. En 2004, la Cour Suprême a ordonné leur réintégration (cf. les « Effacés » de Slovénie).
Avec 95 habitants au kilomètre carré, la Slovénie se place parmi les pays peu denses d'Europe (comparée à la densité des Pays-Bas (320 hab./km²) ou de l'Italie (195 hab./km²)). Environ 50 % de la population habite dans des zones urbaines, le reste en milieu rural.
La langue officielle est le slovène, qui appartient au groupe des langues slaves du sud. Le hongrois et l'italien bénéficient d'un statut de langue officielle dans les régions pluriethniques le long des frontières hongroise et italienne.
Culture
Deux DJs Slovènes, internationalement connus, Valentino KANZYANI et UMEK sont les plus fameux représentants de leur pays à travers le monde. Hormis une finesse et une technique hors du commun, leurs compositions sont jouées par les plus grands DJs de la planète comme Carl Cox par exemple. Ces 2 compères et amis ont fondé notamment le label Recycled Loops et ont déjà produit plus de 12 vinyles qui sont acclamés comme des tubes interplanétaires des "dancefloors".
Les premiers textes connus en langue slovène sont les Feuillets de Freising (Bri?inski spomeniki), écrits entre 972 et 1039 pour des besoins d'évangélisation. La langue est alors utilisée par les couches les plus basses de la société (même si les bourgeois et la petite noblesse la connaissaient), ainsi que par le clergé.
Avec le luthéranisme, le slovène entame sa carrière de langue littéraire. Les idées de la Réforme se répandent bien en Slovénie. On doit mentionner Primo? Trubar (1508-1586) qui, imprégné des idées nouvelles, hésite toutefois à rompre avec Rome. Ses prêches en slovène dans la cathédrale de Ljubljana attirent les foules.
En 1550, les deux premiers livres en slovène paraissent, dont un Catéchisme en langue slovène. En 1555 paraît l'Évangile selon saint Matthieu et en 1582 le Nouveau Testament.
L'oeuvre de Trubar est prolongée par Jurij Dalmatin (1547-1589) et Adam Bohori? (1520-1600). Dalmatin traduit l'intégralité de la Bible en slovène : cette traduction est considérée pendant longtemps comme le modèle du slovène littéraire et utilisée par les prêtres catholiques sur autorisation du Pape. Bohori? est l'auteur de la première grammaire slovène.
En dehors de la publication de livres utilitaires, le XVIIIe siècle marque les premières publications de poésie, dirigées par le père Janez Damascen (pseudonyme de Felix Dev, 1732-1786).
Au tournant du siècle, un cercle savant se forme autour du baron Zois (1747-1819), né de père italien et de mère slovène, protecteur de nombreux artistes, qui tient une sorte de salon dans son hôtel particulier. Cette époque, marquée par le baron Zois, voit aussi l'émergence du théâtre et le prolongement des oeuvres historiques de Valvasor (1641-1693), notamment en la personne de Linhart (1756-1835), auteur d'adaptations de pièces allemandes, et d'un ouvrage historique. Parallèlement, un certain nombre de personnalités, dont Vodnik (1758-1819), s'efforcent de planifier la langue, en écrivant des manuels.
Au début du XIXe siècle paraissent de nombreuses grammaires, mais aussi des publications diverses (livres de cuisine, manuels d'obstétrique, etc.) La grammaire de Kopitar (1780-1844), un grand philologue, est la première grammaire moderne. Kopitar fait créer une chaire de langues slaves à l'université de Vienne (1849). On crée aussi des chaires de slovène dans les lycées.
Le début du XIXe siècle est marqué par Matija ?op (1797-1835) (grand érudit), et surtout France Preseren (1800-1849). Preseren est considéré comme le plus grand poète slovène. Issu d'une famille paysanne de Carniole, il fait son droit à Vienne, et devient clerc de notaire. Empruntant des formes poétiques dans toutes les époques et tous les pays, il adapte « la poésie slovène [aux] formes les plus exigeantes et les plus pures de la poésie occidentale »[réf. nécessaire]. Auteur d'élégies, de poèmes amoureux désespérés, de poèmes épiques, et d'adaptations de chants populaires, il contribue à donner aux Slovènes une vraie langue littéraire.
La seconde moitié du XIXe donne à la langue slovène ses premières oeuvres marquantes en prose. On peut citer notamment J. Cigler (1792-1869), auteur d'un récit picaresque : La Chance dans le malheur (Sre?a v nesre?i) ; Janez Trdina (1830-1905) ; M. Valjavec (1831-1897) ; L. Svetec (1826-1921). De nombreuses revues paraissent à cette époque et contribuent au développement de la langue et de la littérature slovène.
Le roman paysan allemand s'implante en Slovénie avec un auteur marquant et un peu particulier, Fran Levstik (1831-1887). Auteur de Martin Krpan, il est aussi un grand défenseur de la langue slovène. Les revues Slavija (Klagenfurt) et Vaje (Ljubljana) sont un vivier d'écrivains et de poètes, dont Simon Jenko (1835-1869), auteur de poèmes sur les thèmes de la nature, l'amour et la mélancolie, mais aussi plus politiques, il est surnommé le « Heine slovène » ; Fran Erjavec (1834-1887), auteur de romans populaires ; J. Menciger (1838-1912) ; Josip Jur?i? (1844-1881), auteur de romans historiques et paysans, dont le grand succès « Le Janissaire slovène » (Jurij Kozjak) ; Ivan Tav?ar (1851-1923), auteur de nombreux romans et nouvelles, et aussi député et maire de Ljubljana ; Janko Kersnik (1852-1897), auteur de romans bourgeois et paysans ; Josip Stritar (1836-1923), grand écrivain, il est surtout connu pour ses analyses littéraires ; Simon Gregor?i? (1844-1906), excellent poète ; Anton Askerc (1856-1912), poète paysan et folkloriste.
Les auteurs du groupe « moderna » sont : Ivan Cankar (1876-1918), considéré comme le plus grand écrivain slovène. Né à Vrhnika (sud de Ljubljana), il publie des poésies dans le style décadent dès 1899. Influencé par son époque, il vit à Vienne et Ljubljana, se consacrant uniquement à la littérature. À partir de 1907, il prend une part active à la vie politique. Auteur complet, il excelle dans la poésie, le roman, la nouvelle, le théâtre. Oton ?upan?i? (1878-1949), contrairement à Cankar, est un poète de l'harmonie, de l'espérance et la lumière. Directeur du théâtre de Ljubljana et conservateur aux archives, il est influencé entre autres par le symbolisme, et appelle même, à la fin de sa vie, à la lutte contre les nazis : « Connais-tu, poète, ton devoir ? » (Ves, poet, svoj dolg ?). Dragotin Kette (1876-1899) et J. M. Aleksandrov (1879-1901) sont deux "poètes maudits" remarquables.
Les auteurs du réalisme cherchent tous à s'écarter de l'influence de la" moderna" : Vida Jeraj (1875-1932) ; C. Golar (1879-1965) ; M. Pugelj (1883-1929) ; F. Mil?inski (1867-1932) ; L. Kraigher (1877-1959).
Quelques auteurs chrétiens progressistes sont Fin?gar (1883-1952), prêtre originaire de Carniole, auteur de romans dans la veine de ceux du polonais Sienkiewicz, toujours très appréciés aujourd'hui; Mesko (1874-1964), auteur notamment de récits de jeunesse; Izidor Cankar (1896-1958), cousin de Ivan Cankar, qui dirigea Dom in svet, une importante revue culturelle; Ivan Pregelj, (1883-1952), auteur de la région triestine.
Sre?ko Kosovel (1904-1926) est le principal représentant de l'expressionnisme. Originaire du Karst, il est mort très jeune, et les traductions en italien et français contribuent à le faire connaître à l'étranger. D'autres auteurs, comme Podbevsek (1898-1981), Jarc (1900-1942) ou Seliskar (1900-1969), cherchent des formes nouvelles dans l'expressionnisme ou le futurisme.
Dès les années 1930, et encore plus après la guerre et la victoire de Tito, se développe le mouvement du réalisme social et socialiste, avec entre autres Misko Kranjec (1908-1983); Pre?ihov Voranc (1893-1950), de son vrai nom Lovro Kuhar, enfant chéri du régime communiste; Ciril Kosma? (1910-1980), natif de la région triestine, attentif aux problèmes sociaux et nationaux; Ivan Potr? (1913-1993), communiste et militant de la première heure; A. Ingoli? (1907-1992). Quelques auteurs s'éloignent des courants dominants en se tournant vers le roman historique, comme Vladimir Bartol (1903-1967), ou psychologique comme S. Grum (1901-1949).
Pendant la guerre, des éditions clandestines de poètes-partisans existèrent. On peut citer Matej Bor (pseudonyme de Vladimir Pavsi? (1912-1993); Karel Destovnik (ou Kajuh, 1922-1944); France Balanti? (1921-1943), résistant mais anticommuniste; Edvard Kocbek (1904-1981).
Parmi les poètes modernes, les figures essentielles sont : Janez Menart (1929-2004); Ciril Zlobec (1925-); Ivan Minatti (1924-); Gregor Strnisa (1930-1987); Veno Taufer (1933-); Toma? ?alamun (1941-); S. Makarovi? (1939-); M. Dekleva (1946-); M. Jesih (1950-); E. Fritz (1940-); Boris A. Novak (1953-). Certains vivent en Autriche et en Italie, comme Kokot, Smole, Kravos. La poésie slovène demeure d'une très grande vitalité, avec un nombre important de revues et de publications compte tenu du petit nombre d'habitants.
Dans les années 1960, les prosateurs se détachent progressivement du réalisme social imposé par le régime, par l'apport de thèmes nouveaux, d'une nouvelle vision de l'Homme, voire d'une poursuite de la tradition d'avant-guerre : Zdravko Slamnik (1932-1992); Lozje Kova?i? (1928-); Andrej Hieng (1925-); Alojz Rebula (1924-); Boris Pahor (1913-), triestin, résistant interné par les nazis, traduit dans de nombreuses langues, qui jouit d'une renommée internationale. Parmi les expatriés, on peut citer K. Mauser (1918-1977), vivant en Argentine. Chez les Slovènes d'Autriche, le principal auteur est Florjan Lipus (1937-).
Dans les années 1970, une nouvelle génération émerge, avec en tête Drago Jan?ar (1948-) dont « la maîtrise de la langue et l'intensité dramatique placent l'oeuvre (...) au premier rang de la littérature slovène d'aujourd'hui ».[réf. nécessaire] Sont aussi notables : Rudi ?eligo (1935-2004); S. Vuga; A. Capuder, Fran?ek Rudolf (1944-), etc.
La littérature slovène se compose également de nombreuses oeuvres critiques. Certains écrivains ont réalisé des traductions de grandes oeuvres étrangères en slovène, (Gradnik pour Dante et Tagore; Klop?i? pour Heine et Lermontov, etc.). Aujourd'hui, cette tradition se poursuit : (Lorca par Udovi?, Camões par Capuder).
À signaler aujourd'hui la présence en France de Brina Svit dont la première partie de l'oeuvre est en slovène, sa langue natale, et la seconde en français.
Anecdote
La Slovénie et la Slovaquie sont souvent confondues. Les noms Slovenská Republika (République slovaque en slovaque) et Republika Slovenija peuvent en effet prêter à confusion dans de nombreuses langues. Chaque année, un poids considérable de courrier mal acheminé est à réexpédier vers la Slovénie (600 kg en 2004).
(source : Wikipedia) |