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Billet avion Theran Beijing

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Billet avion au départ de l'Iran

Iran

Histoire

Après des mois de protestations populaires et de manifestations contre son régime, Mohammad Reza Pahlavi quitte l'Iran le 16 janvier 1979. Le 1er février 1979, Rouhollah Khomeini revient en Iran après un exil de 15 ans. Après la proclamation de la neutralité des forces armées dans la révolution, Khomeini déclare la fin de la monarchie le 11 février et met en place un gouvernement provisoire. Il existait une grande jubilation en Iran autour de la destitution du Shah, mais il existait aussi beaucoup de désaccords sur le futur de l'Iran. Alors que Khomeini était la figure politique la plus populaire, il existait des douzaines de groupes révolutionnaires, chacun ayant sa propre vue concernant le futur de l'Iran. Il y avait des factions libérales, marxistes, anarchistes et laïques, ainsi qu'un large panorama de groupes religieux cherchant à modeler le futur de l'Iran.

Les théologiens sont les premiers à rétablir l'ordre dans le pays, avec l'aide des comités locaux. Connus sous le nom de Gardiens de la Révolution à partir de mai 1979, ces groupes ont vite pris le pouvoir dans les gouvernements locaux dans tout l'Iran, et récupèrent ainsi la plupart des pouvoirs. Les tribunaux révolutionnaires mis en place permettent l'élimination de figures de l'ancien régime et des opposants de tous bords. Finalement, à l'issue d'un référendum organisé le 1er avril 1979, une république islamique est instaurée, à la tête de laquelle Khomeini devient le guide suprême.

La crise iranienne des otages (occupation de l'ambassade des États-Unis à Téhéran entre le 4 novembre 1979 et le 20 janvier 1981 et prise en otage de ses personnels) pousse l'administration Carter à rompre ses relations diplomatiques avec l'Iran, puis à imposer des sanctions économiques le 7 avril 1980. Le 22 septembre 1980, profitant de la faiblesse des forces armées iraniennes qui subissent des purges du nouveau régime islamique, l'Irak envahit l'Iran. La politique officielle des États-Unis cherche à isoler l'Iran. Les États-Unis et leurs alliés fournissent des armes et de la technologie à Saddam Hussein, qui a pour objectif de s'emparer des champs de pétrole du Khuzestan. Ironiquement, des membres de l'administration Reagan vendent secrètement des armes et des pièces détachées à l'Iran dans ce qui est connu sous le nom de affaire Iran-Contra. L'Iran accepte de respecter le cessez-le-feu exigé par la résolution 598 du conseil de sécurité de l'ONU le 20 juillet 1987. Le 15 août 1990, Saddam Hussein accepte de revenir aux accords d'Alger de 1975 : retour à un statu quo ante.

Après la mort de Khomeini le 3 juin 1989, l'assemblée des experts choisit le président sortant, Ali Khamenei comme Guide de la révolution. La constitution est modifiée suite à son arrivée au pouvoir.

Pendant la Guerre du Golfe en 1991, le pays reste neutre (il permet toutefois à l'aviation irakienne de se poser en Iran et aux réfugiés irakiens de pénétrer son territoire).

La révolution suivie par la guerre avec l'Irak a beaucoup pesé sur l'économie du pays, ce qui conduit des pragmatiques comme Hachemi Rafsandjani à devenir président en 1989 puis 1993. L'échec des politiques économiques et de la modernisation de l'état iranien voit l'élection de Mohammad Khatami, un religieux modéré, en 1997. Celui-ci doit mener le pays entre les exigences d'une société demandeuse de réformes et d'un clergé très conservateur qui souhaite garder la mainmise sur le pouvoir. Ce décalage atteint son paroxysme en juillet 1999, où des protestations massives contre le gouvernement ont lieu dans les rues de Téhéran. Khatami est réélu en juin 2001 mais, après cela, les éléments conservateurs du gouvernement iranien oeuvrent pour déstabiliser le mouvement réformateur, bannissant les journaux libéraux et disqualifiant les candidats aux élections parlementaires et présidentielle.

L'échec de Khatami à réformer le gouvernement cause une apathie grandissante parmi la jeunesse. Le maire ultra-conservateur de Téhéran, Mahmoud Ahmadinejad est élu président en 2005 (plus de 1000 candidatures sont invalidés par le Conseil des Gardiens). On observe alors un durcissement du discours nationaliste par le président, qui vise ainsi à asseoir la légitimité du programme nucléaire iranien et les décisions de politique étrangère malgré l'opposition américaine.

Le peuple et sa culture

La démographie iranienne a été complètement bouleversée au cours du XXe siècle. La population est estimée à 70 millions en 2006 alors qu'elle était de 10 millions au début de ce siècle. Cependant, il apparaît que l'Iran a récemment maîtrisé son très fort taux de fécondité grâce à un planning familial efficace, passant de 5 enfants par femme en âge de procréer à la fin des années 1970 à 1,82 aujourd'hui. Toutefois, la population continue à croître à rythme élevé (1% par an), : en effet, de la faible proportion de personnes âgées  »” 5% de la population a 65 ans et plus  »” résulte un faible taux de mortalité (5,5 »°); la forte proportion de personnes en âge de procréer explique le taux de natalité soutenu (17 »°). À terme, le vieillissement de la population devrait tendre à faire baisser la natalité, de sorte que la population se stabiliserait au-dessus de 80 millions d'habitants en 2050. Le solde migratoire est faible (-0,5 »°).

La répartition géographique de la population a aussi connu un bouleversement : les urbains formaient environ 10% de la population iranienne au début du XXe siècle, ils sont 67% en 2006. L'urbanisation est continue : le taux de croissance démographique des villes est de 1,8% par an tandis que les zones rurales perdent annuellement 0,7% de leur population.

Le taux d'alphabétisation est de 80% chez les plus de 15 ans. La durée moyenne de scolarisation est de 12 ans.

La position géographique de l'Iran, sa démographie et sa situation économique en font à la fois un pays d'origine, de transit et de destinations pour les migrants. Bien que le pays accueille une des plus grandes populations de réfugiés au monde, il est aussi un pays d'émigration et d'immigration.

L'Iran compte près d'un million de réfugiés, la plupart originaires d'Afghanistan et d'Irak. En 2001, le nombre de réfugiés afghans en Iran était de 3 809 600, et le nombre de réfugiés irakiens de 530 100. Cet afflux de réfugiés a lieu depuis le tout début des années 1980, causé par les guerres qui ont eu lieu aux frontières de l'Iran (en Afghanistan à partir de 1980), ou par des décisions prises par les pays voisins (la décision de Saddam Hussein d'expulser des irakiens d'origine iranienne vers l'Iran entre 1980 et 1981).

La politique officielle du gouvernement vise à rapatrier ces réfugiés et près de 2 millions l'ont été, pour une bonne part en coopération avec le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés.,,,

La diaspora iranienne est estimée à environ 4 millions de personnes qui ont émigré en Amérique du Nord, en Europe de l'ouest et en Amérique du Sud, la plupart après la révolution de 1979. Le solde migratoire actuel est négatif, et correspond au départ d'environ 40 000 personnes par an. Les facteurs des migrations au départ de l'Iran peuvent être multiples : instabilité économique de l'Iran, instabilité de son régime politique, niveau d'éducation, attentes démocratiques, présence de famille dans le pays hôte, montant du salaire et taux de chômage. Cependant, il faut signaler que les données précises sur les phénomènes de migration en Iran ne sont pas toutes disponibles, il est donc difficile d'apprécier l'étendue du phénomène.

L'Iran est une mosaïque de plus de 80 « ethnies » différentes. Les deux origines principales sont indo-européennes ou turques (Azéris). La majorité des Iraniens parlent une langue du groupe indo-iranien (persan, kurde, baloutchi...) et ils comprennent le persan, la langue officielle de l'Iran. Les principaux groupes ethniques sont :

La mythologie perse est à la fois très voisine et profondément différente de la mythologie de l'hindouisme. Elle en est très voisine parce que les Iraniens sont, de tous les peuples indo-européens, celui dont la langue a le plus d'affinités avec le sanskrit et aussi celui qui est resté avec les Aryens de l'Inde en relations les plus fréquentes. Elle en est profondément différente, parce que la religion des anciens Perses acquiert de bonne heure un caractère beaucoup plus moral que mythologique.

Le nouvel an Iranien (Norouz) est célébré le 21 mars, premier jour du Printemps. Norouz a été nominé en tant que Patrimoine Oral et Immatériel de l'Humanité de l'UNESCO en 2004.

L'islam chiite duodécimain est la religion officielle d'Iran à laquelle 90% de la population appartient. L'Iran est, avec l'Irak et Bahreïn, un des pays du monde musulman à avoir plus de la moitié de sa population majoritairement chiite. L'Iran a sur son territoire deux sites saints du Chiisme : Mashhad, où est enterré l'imam Reza et Qom, où est enterrée Fatimah Ma'sumeh, soeur de Reza. Qom est de plus un des centres théologiques chiites les plus influents du monde, rivalisant avec Nadjaf en Iraq. Qom compte de nombreux séminaires chiites, comme le Howzeh ye Elmiyeh Qom et est aussi le siège de nombreuses associations cléricales. C'est à partir des séminaires et universités religieuses de Qom qu'a eu lieu la consolidation du pouvoir du clergé en Iran depuis l'ouverture du Howzeh ye Elmiye Qom en 1922.

Les Sunnites (la branche majoritaire dans le reste du monde musulman) représentent 10% de la population iranienne. Les autres minorités incluent les Juifs, les Baha'is, les Chrétiens, les Zoroastriens, les Sabéens (ou Mandéens) ou d'autres. Trois « religions révélées » autres que l'islam sont considérées comme officiellement reconnues par la constitution et disposent de leurs représentants au Parlement (Majles) : les Chrétiens, les Juifs et les Zoroastriens. Les Musulmans sunnites, minoritaires en Iran, ne disposent pas de sièges réservés. La minorité sabéenne qui ne compte que quelques centaines de fidèles, et les plus de 300 000 Baha'is, durement persécutés sous tous les régimes iraniens, n'ont jamais été reconnus comme minorités religieuses. Depuis l'avènement de la République islamique en 1979, les baha'is d'Iran, sont considérés comme des « infidèles non protégés, (...) des non-personnes, et n'ont ni droits, ni protection », indique la Fédération internationale des droits de l'homme (FIDH) dans son rapport de 2003 sur les discriminations religieuses en Iran.

Selon l'article 14 de la constitution iranienne et conformément au Coran « Dieu ne vous interdit pas de traiter avec bonté et droiture ceux qui n'ont pas lutté contre vous en raison de votre religion et qui ne vous ont pas expulsés de vos logements », le gouvernement se doit donc de respecter les droits humains des non-musulmans, tant qu'ils ne conspirent pas contre l'islam ou la République islamique d'Iran,. Les représentants des minorités religieuses reconnues ont confirmé que l'enseignement de leur religion était assuré et respecté tant dans les écoles publiques que dans les écoles propres aux minorités. Cependant, peu après la révolution iranienne, le gouvernement a créé un bureau des minorités (religieuses) afin de les surveiller (et de les contrôler). En 1993, le Majles (parlement) adopte une loi rendant obligatoire la mention de la religion sur les cartes d'identité, ce qui permet au gouvernement de contrôler plus facilement les minorités. Une des conséquences est l'éviction des Chrétiens des services publics, des écoles, de l'armée et d'autres institutions de l'État. D'après le rapport de Abdelfattah Amor, « Outre le non-accès aux postes gouvernementaux, il apparaît que les minorités ne peuvent accéder professionnellement à l'armée et à la justice et seraient limitées dans leur plan de carrière dans le reste de l'administration, sauf cas exceptionnels. »

Un programme pré-primaire non obligatoire d'une durée d'un an est dispensé pour les enfants de cinq ans. L'éducation primaire (dabestan) commence à l'âge de six ans et dure cinq ans. L'éducation secondaire de base, également connue sous le nom de cycle d'orientation (dawra'i-rahnama'ii tahsili), englobe la sixième à la huitième année. Le cycle d'orientation sert à déterminer les aptitudes à suivre des études générales ou professionnelles/techniques au niveau de l'éducation secondaire supérieure (dabirestan), qui est constituée d'un cycle de trois ans et n'est ni obligatoire ni gratuite. Les études secondaires supérieures sont subdivisées en trois filières : théorique, technique/professionnelle et pratique, elles-mêmes subdivisées en diverses spécialités. L'éducation supérieure est assurée par les universités, les universités technologiques, les universités de médecine, les établissements d'enseignement professionnel, les collèges et les centres de formation des professeurs, et des établissements privés. Les conditions requises pour l'accès à l'éducation supérieure sont d'avoir achevé les études secondaires supérieures et le programme d'un an de préparation à l'université et de réussir l'examen national d'entrée à l'Université. Les études supérieures délivrent plusieurs diplômes : Fogh-Diplom ou Kardani (équivalent à un Grade de technicien supérieur) pour deux ans d'études supérieures, Karshenasi (également connu sous le nom de licence), sanctionnant 4 ans d'études supérieures. Deux ans après la licence, la Fogh Licence (maîtrise). Un examen d'entrée permet ensuite aux étudiants de commencer un programme doctoral.

En 2004, l'Iran comptait plus de 2,2 millions d'étudiants à l'université dont 60% de filles,. L'Iran a actuellement 54 universités d'État, et 42 écoles médicales d'État. Il existe également 289 universités privées. 6 % environ des établissements d'éducation secondaire supérieure sont des établissements privés, qui suivent le même programme que les écoles publiques et doivent se conformer aux directives du ministère de l'éducation, même si leurs dépenses sont payées par les frais de scolarité des élèves.

La première forme d'assurance sociale (en persan : , Bimeh-ye ejtemai) existant en Iran a été introduite en 1931 par le Ministère des Routes pour les ouvriers travaillant à son service sous la forme d'un fonds de compensation ; deux années plus tard, le même type de fond est introduit pour les ouvriers d'état des secteurs de l'industrie et des mines. Plusieurs fonds de compensation sont ensuite créés jusqu'à ce qu'une loi régulant la sécurité sociale des ouvriers soit votée en 1953 (Bimeha-ye ejtemai-e kargaran), par la suite étendue aux non-ouvriers en 1960, aux employés agricoles en 1963. En 1975, une loi est votée pour l'unification des statuts de sécurité sociale pour tous les travailleurs. L'État a tout d'abord pris en compte l'assurance maladie et les pensions de retraite étaient d'abord réservées au secteur public, et la loi de 1975 a étendu la loi sur l'assurance sociale au secteur privé.

Après la révolution de 1979, plusieurs fondations sont créées pour aider les plus démunis (appelés mostaz'afin) et améliorer leurs conditions de vie sous formes d'aides financières ou de pensions. Le Comité de secours de l'Imam Khomeini (CSIK), la fondation des martyrs ou la fondation du 15 khordad sont des exemples de ces fondations qui disposent de moyens financiers importants (subventions de l'État, exemption de taxes et dons religieux).

En 1986, la protection sociale est étendue aux travailleurs indépendants, qui doivent cotiser volontairement entre 12 et 18% de leurs revenus selon la protection souhaitée.

La protection sociale couvre les employés entre 18 et 65 ans, et le financement est partagé entre l'employé (7% du salaire), l'employeur (20 à 23% de la masse salariale) et l'État (qui complète la contribution de l'employeur à hauteur de 3% de la masse salariale).

La sécurité sociale permet d'assurer les employés contre le chômage, la maladie, la vieillesse (pension de retraite), les accidents professionnels. L'Organisation de la sécurité sociale, gérée par le Ministère la protection sociale, délivre aussi des allocations familiales et de maternité dans certaines conditions. L'Iran n'a pas légiféré en faveur d'une protection sociale universelle, mais en 1996, le Centre des statistiques d'Iran estime que plus de 73% de la population iranienne est couverte par une assurance sociale.

L'histoire des sciences en Iran remonte à l'Antiquité, avec des exemples comme l'académie de Gundishapur, premier hôpital d'enseignement connu. Suivant la conquête islamique de la Perse, le savoir de la Grèce antique, de l'Inde et d'Alexandrie a été traduit en arabe par des scientifiques d'origine perse et arabe, créant ainsi un des plus grands trésor scientifique du Moyen Âge. Des scientifiques iraniens très importants ont, lors de la période islamique, posé les bases de nombreuses disciplines : algèbre et mathématiques avec al-Khuwarizmi, Nasir ad-Din at-Tusi ou Ghiasseddin Jamshidi Kashani ; médecine avec Avicenne ou Abu Bakr Mohammad Ibn Zakariya al-Razi (dit Rhazes) ; chimie et physique avec Jabir Ibn Hayyan ou Alhazen, astronomie avec Al-Biruni ou Omar Khayyam.

Les sciences appliquées et les sciences fondamentales sont assez développées en Iran. Les physiciens et les chimistes sont régulièrement publiés dans des revues à fort facteur d'impact. Malgré les limites posées par les fonds, les installations et les collaborations internationales, les scientifiques iraniens ont été très productifs dans des domaines tels que la pharmacologie, la chimie pharmaceutique, et la chimie organique et analytique. Des scientifiques iraniens sont en train d'aider à la construction du Solénodïde compact Muon, un détecteur destiné au Large Hadron Collider du CERN, qui sera mis en opération en 2007. Des installations de RMN, de microcalorimétrie, de dichroïsme circulaire ou d'autres permettant d'étudier les protéines existent en Iran depuis des décennies. La recherche sur la réparation de Tissu biologique émerge à peine dans les départements de biophysique.

L'Iran est le bon exemple d'un pays qui a fait des avancées considérables en se concentrant sur l'éducation et la formation. Malgré les sanctions subies pendant les décennies passées, les scientifiques iraniens ont tout de même produit des recherches de très bonne qualité. Leur taux de publication dans les journaux internationaux a quadruplé durant la décennie passée. Bien que ce taux de publication soit toujours très bas par rapport aux pays développés, cela place l'Iran a la première place parmi les pays islamiques. L'Iran a multiplié par dix ses publications entre 1996 et 2004 et a été classé premier en terme de taux de croissance, suivi par la Chine

L'Iran a été un pays producteur et consommateur d'opium pendant des siècles. Le contrôle des drogues a été pris en compte depuis longtemps : les premières ordonnances visant à réguler l'usage des drogues ont été émises il y a 4 siècles à l'époque Safavide. En 1920, le pays mettait environ 100 tonnes d'opium par an sur le marché intérieur et extérieur. En 1949, les consommateurs de drogues représentaient 11% de la population ; les consommateurs réguliers d'opium étaient 1,3 millions, et 500 fumeries d'opium existaient alors dans la capitale, Téhéran.

Alors que la production en Iran a fortement baissé depuis 1979 (le nouveau régime met alors en place des politiques très restrictives vis-à-vis du problème des drogues), le caractère de « pays de transit » est devenu plus important. Cela est dû à la longue frontière commune avec l'Afghanistan, qui est devenu le premier producteur d'opium au monde. De plus, le transit relie les zones de production d'Asie Centrale aux zones de consommation que sont la Russie, le Golfe Persique, la Turquie ou l'Europe. Les saisies d'opium faites en Iran représentent ainsi 25% des saisies mondiales d'opium. Les routes principales du trafic passent par le Khorassan et le Sistan et Balouchestan, des régions montagneuses et inhospitalières, avant de continuer vers Téhéran, puis vers la Turquie, d'où la drogue part pour l'Europe par la « route des Balkans ». Il est généralement estimé que 40% des drogues qui transitent par l'Iran restent dans le pays pour servir la consommation locale

Boire du café ou du thé à l'opium dans les cafés était une pratique culturelle tolérée dans les années 1950. Le nombre des consommateurs de drogue a baissé jusqu'aux années 1970, dans le cadre de programmes de sevrage ou maintenance de l'usage pour ceux souffrant de maladies chroniques. Après la révolution iranienne, une campagne anti-drogues est lancée : une politique de répression se met alors en place. Cependant, l'effort de répression est surtout concentré sur l'alcool, et l'usage de drogues connait une forte augmentation, accompagnée de l'évolution des modes de consommation.

D'après des sources du début du XXIe siècle, l'Iran compterait entre 200 000 et 300 000 usagers de drogues ; 1,2 million selon le gouvernement iranien ou 3,3 millions selon les experts iraniens du SIDA.

La migration à l'intérieur du pays, l'urbanisation, la délinquance et les problèmes sociaux ont augmenté, laissant place au développement et à l'expansion des problèmes liés aux drogues. Les causes sont multiples : les drogues sont largement disponibles (opium, héroïne, hashich, la cocaïne et d'autres drogues de synthèse ont fait leur apparition), la dépression est courante, le chômage toucherait 14 à 25 % de la population selon les estimations. D'autres personnes avancent encore d'autres causes. Samii rapporte les propos d'usagers de drogue iranien dans son article : « Les jeunes sont en train de devenir des drogués. Nous n'avons pas de liberté, pas de travail, nulle part où aller pour s'amuser. Alors nous sommes drogués. »

La politique répressive, dans un contexte où l'usage et la répression augmentent, met le système judiciaire iranien sous pression : en 2000, la police a procédé à 269 259 arrestations pour des infractions liées à la drogue (+18 % par rapport à l'année précédente) et plus de 80 000 personnes ont été incarcérées pour crimes liés aux drogues. Cependant, la politique de répression ayant ses limites, des politiques de réduction des risques ont été mis en place, et cela depuis le milieu des années 1990 : ouverture de quelques centres de traitement soutenus par le gouvernement, développement de groupes d'auto-support par des structures de type Narcotiques Anonymes, réouverture des cliniques non-résidentielles qui avaient été fermées dans les années 1970, traitements de substitutions, actions de prévention du VIH. Le chef du système judiciaire, l'Ayatollah Shahroudi a également émis une ordonnance en 2005 rappelant aux juges de ne pas entraver l'action du ministère de la Santé ou des autres organisations qui oeuvrent pour proposer des traitements de substitution ou qui implémentent des programmes de prévention des MST.

L'Iran a une longue histoire artistique, musicale, poétique, philosophique, de traditions et d'idéologies. Beaucoup d'Iraniens pensent que leur culture est la seule et unique raison ayant permis à leur civilisation de survivre à des milliers d'années de perturbations.

La quête de justice sociale et d'équité est une partie importante des caractéristiques de la culture iranienne. Le respect des anciens et l'hospitalité aux étrangers est aussi partie intégrante de cette étiquette iranienne.

? « Que quelqu'un pense à l'Iran comme Eden ou comme Jardin, L'odeur du musc de l'ami, du compagnon, abonde ici bas. »  »”Firdawsi

? ? ? ? « L'Iran est le coeur et l'univers le corps, De cette parole, le poète ne ressent humilité ni remords. »  »” Nizami

Les travaux subsistants écrits en langues persanes (comme le vieux-persan ou le moyen-persan) remontent aussi loin qu'en 650 av. J.-C., date des inscriptions Achéménides les plus anciennes retrouvées. L'essentiel de la littérature persane, cependant, remonte à la période de la conquête de l'Iran par l'Islam aux environs de 650 de notre ère. Après que les Abbassides soient arrivés au pouvoir (750), les Persans sont devenus les scribes et les bureaucrates de l'empire Islamique et aussi, de plus en plus, ses écrivains et poètes. Les persans écrivaient à la fois en arabe et en persan ; le persan a ensuite prédominé dans les cercles littéraires successifs. Les poètes perses tels que Saadi, Hafez et Rûmi sont lus dans le monde entier et ont une eu grande influence sur la littérature dans de nombreux pays. La littérature persane contemporaine est peut-être moins connue.

La littérature persane est notamment renommée pour sa poésie, qui peut être épique, historique, philosophique, amoureuse...


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