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Billet avion pour Lisbonne (Portugal)
 

Lisbonne

Présentation

Lisbonne est la capitale et la plus grande ville du Portugal, située sur l'embouchure du fleuve Tage. En plus d'être la capitale du pays, elle est aussi la capitale de la région de Lisbonne, du secteur métropolitain (ou district) de Lisbonne et est aussi le principal centre de la sous-région du Grand Lisbonne. La ville a recensé 564 477 habitants en 2001, mais regroupe dans son secteur métropolitain environ 3 millions d'habitants, ce qui en fait la ville la plus peuplée du pays. Lisbonne est la ville la plus riche du Portugal avec un PIB par habitant supérieur à la moyenne européenne. Deux agences de l'Union Européenne ont leur siège à Lisbonne : l'Observatoire européen des drogues et des toxicomanies et l'Agence européenne pour la sécurité maritime. La CPLP (Comunidade dos Países de Língua Portuguesa, Communauté des pays de langue portugaise) a aussi son siège à Lisbonne.

La ville correspond au conseil (concelho) de Lisbonne, d'une surface de 83,84 km². La densité de population est de 6 518 habitants/km². Le concelho est subdivisé en 53 quartiers (freguesias). Il est limitrophe au nord avec les communes de Odivelas et de Loures, à l'ouest avec Oeiras, au nord-ouest avec Amadora et au sud-est avec l'estuaire du Tage. À travers l'estuaire, Lisbonne est au contact des conseils de la Marge Sud : Almada, Seixal, Barreiro, Moita, Montijo et Alcochete.

« Lisbonne ne se voit pas, elle se sent. »... Ceci est une phrase bien typique pour décrire la Capitale de la Mer, cette ville qui a connu un important âge d'or au XIVe et XVe siècles, époque à laquelle on disait même que la ville sentait les épices.

Histoire

Durant le néolithique, la région était habitée par une branche de la population indo-européenne appelée pré-ibère. Comme dans d'autres endroits de l'Europe atlantique, cette population a construit des monuments religieux tels que des mégalithes, des dolmens et des menhirs qui sont encore visibles aux alentours de la ville. Certains peuples celtes sont entrés en contact avec les pré-ibères et se sont établis dans la zone avant le premier millénaire avant J.-C., aboutissant ainsi à l'apparition de tribus de langue celte comme les Conii et les Cempsii.

Pendant les Guerres puniques, après la mort d'Hannibal Barca (dont les troupes incluaient des membres de la tribu des Conii), les Romains décidèrent de priver Carthage de sa possession la plus précieuse : l'Hispanie (nom donné par les Romains à la Péninsule Ibérique). Après la défaite carthaginoise face à Scipion l'Africain en Hispanie orientale, la pacification de l'ouest a été menée à bien par le consul Decimus Junius Brutus Callaicus. Il signa un accord avec Olissipo, ancien nom de lisbonne, pour que celle-ci envoie ses habitants combattre avec les légions romaines contre les tribus celtiques du nord-ouest. En retour, Olissipo fut intégrée à l'Empire sous le nom de Felicitas Julia, devenant municipe de droit romain. L'autonomie politique lui fut accordée sur un territoire de 50 km autour de la cité ; les habitants étaient exemptés d'impôts et ils obtinrent la citoyenneté romaine. La ville faisait partie de la province de Lusitanie dont la capitale était Emerita Augusta. Les attaques des Lusitaniens contre la ville pendant les fréquentes rébellions l'affaiblissaient et il fallut construire une muraille.

Pendant le règne de l'empereur Auguste, les Romains y ont construit plusieurs édifices : un grand théâtre, des thermes, situés dans l'actuelle Rua da Prata, les temples de Jupiter, de la mythologie, de Cybèle, de Téthys et d'Idae Phrygiae (un culte rare en provenance de l'Asie Mineure), des temples en l'honneur de l'empereur, une grande nécropole sous l'actuelle place de Figueira, un forum et d'autres bâtiments comme l'insulae, une zone de logements situés entre l'actuelle colline du château et le centre de la ville. Beaucoup de ces ruines ont été mises au jour vers le milieu du XVIIIe siècle, quand la découverte de Pompéi a provoqué une mode de l'archéologie parmi les riches européens.

Olissipo était connue pour son garum qui était exporté dans des amphores jusqu'à Rome et d'autres villes. Le vin, le sel et ses chevaux réputés étaient les principaux produits d'exportation de la ville. Elle a prospéré quand la piraterie a disparu et que des progrès techniques ont permis l'expansion du commerce avec les nouvelles provinces romaines de Bretagne (notamment les Cornouailles) et de la région du Rhin, et également avec les populations qui vivaient le long de la vallée du Tage. La cité était régie par une oligarchie dominée par deux familles, les Julii et les Cassiae. Les archives font état de demandes faites au gouverneur de la province à Mérida et à l'empereur Tibère, par exemple celle dans laquelle ils sollicitaient de l'aide pour combattre les monstres marins qui s'attaquaient aux bateaux. Le Romain de Lisbonne le plus célèbre a été Sertorius qui a dirigé une rébellion contre le dictateur Sylla. La majorité des habitants parlait le latin, avec des minorités de commerçants grecs et d'esclaves. La ville était reliée par des routes à deux autres villes, Bracara Auguste dans la province Tarraconense (actuellement la ville portugaise de Braga) et Emerita Auguste (actuellement Mérida).

Lisbonne a été prise par les Arabes vers 711 (elle a reçu le nom de al-'Isbunah, en arabe ), sous le gouvernement desquels la ville a prospéré. Les Maures, qui étaient des musulmans du Nord de l'Afrique et du Proche Orient, ont construit plusieurs mosquées, des habitations et les murailles de la ville, qui sont actuellement appelées "Cerca Moura". La ville abritait une population diverse parmi laquelle se trouvaient des chrétiens, des berbères, des arabes, des juifs et des Saqalibas.

L'arabe a été imposé comme langue officielle. Le Mozarabe était la langue que parlait la population chrétienne. L'islam était la religion officielle, pratiquée par les Arabes et les muladís, et les chrétiens et juifs pouvaient pratiquer leur religion, en qualité de dhimmis, à condition de payer le jizya.

Le nom de l'Alfama, le quartier le plus ancien de Lisbonne, dérive de l'arabe al-hamma. En 858, Lisbonne est pillée pendant treize jours par le chef viking Hasting.

Pendant la période Taifa, Lisbonne appartenait à la Taifa de Badajoz, et fut dirigée par Sabur al-Saqlabi.

En 1147, pendant la Reconquête, un groupe de chevaliers français, anglais, allemands, et portugais, conduits par Alfonso, ont assiégé et conquis Lisbonne, qui passe alors en mains chrétiennes.

La reconquête du Portugal et le rétablissement du christianisme est un des évènements les plus significatifs de l'histoire lisbonnaise ; cependant on sait qu'il y avait auparavant un évêque dans la ville qui a été assassiné par les Croisés et que la population priait la Vierge quand se déclarait une épidémie de peste. L'arabe a perdu son statut de langue officielle et peu à peu a cessé d'être utilisé dans la vie quotidienne. La population musulmane qui est restée s'est convertie au catholicisme ou a été expulsée, tandis que les mosquées ont été transformées en églises.

Lisbonne a reçu son premier for (statut juridique de protection royale, en portugais aforamento) en 1179, elle devient la capitale du Portugal en 1255, grâce à sa localisation centrale dans le territoire portugais.

Pendant les derniers siècles du Moyen Âge, la ville s'est beaucoup développée et s'est transformée en un important centre économique.

En 1290, Denis Ier a fondé une école universitaire appelée Estudo Geral (Étude Générale), actuellement Université de Coïmbre, qui fut transféré à plusieurs reprises à Coïmbre pour s'y fixer de manière définitive au XVIe siècle. La ville refonde sa propre université en 1911 après des siècles d'inactivité, en réunissant diverses écoles et collèges universitaires préexistants (par exemple l'Ecole Polytechnique). Il y a actuellement trois universités publiques dans la ville, l'Université de Lisbonne, l'Université Technique de Lisbonne et l'Université nouvelle de Lisbonne, et un institut universitaire privé, l'ISCTE.

Les expéditions portugaises des Grandes Découvertes sont en majorité parties de Lisbonne entre le XVe siècle et le XVIIe siècle, y compris l'expédition de Vasco de Gama vers les Indes en 1497.

Au XVIe siècle c'est l'âge d'or de Lisbonne. La ville s'impose comme point de commerce européen avec l'Extrême Orient, tandis que l'or du Brésil arrive à la ville.

Après l'incorporation du Portugal à la Monarchie Hispanique de Philippe II de Castille, Ier d'Aragon et Ier du Portugal (1580), il a été envisagé d'installer la cour royale à Lisbonne, mais on y a renoncé, au bénéfice de Madrid, où on avait fixé la capitale en 1561. Les principaux troubles de la restauration de 1640, qui a abouti à l'indépendance du Portugal, ont eu lieu à Lisbonne.

Le 26 janvier 1531, la ville a souffert d'un séisme qui a tué des milliers de personnes. Au début du XVIIIe siècle, pendant le règne de João V, la ville se dote d'un aménagement public extraordinaire pour l'époque : l'Aqueduc des Eaux Libres.


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Billet avion pour le Portugal
 

Portugal

Présentation

Le Portugal (officiellement la République portugaise) est un État de l'Union européenne se situant au sud-ouest de l'Europe, dans la zone occidentale de la Péninsule Ibérique, délimité au nord et à l'est par l'Espagne, et au sud et à l'ouest par l'océan Atlantique. Le territoire du Portugal comprend les régions autonomes des Açores et de Madère, situées dans l'hémisphère nord de l'océan Atlantique, ce qui en fait le pays le plus occidental de l'Europe.

Le nom du Portugal vient de son appellation originale au IXe siècle, où le premier comté au nord était nommé Terra Portucalensis, c'est-à-dire la terre de Portus Cale, du nom de deux villes à l'embouchure du Douro, avec sur la rive droite Portus (l'actuelle Porto), et sur la rive gauche Cale (l'actuelle Vila Nova de Gaia).

Pendant le XVe siècle et le XVIe siècle, le Portugal fut l'un des plus grands pouvoirs économiques, sociaux et culturels du monde, avec un vaste empire colonial en Afrique, Asie, et au Brésil. En 1974, la révolution des oeillets met fin à l'empire colonial, en même temps qu'elle démocratise le pays. C'est aujourd'hui un pays développé, économiquement prospère, social et politiquement stable. Membre fondateur de l'OTAN en 1949, membre de l'ONU depuis 1955, de l'Union européenne depuis 1986, il est aussi l'un des pays fondateurs de la zone euro en 1999.

Bien que le pays soit de petite taille, à cause de la dictature instaurée en 1926 et qui a duré jusqu'en 1974-75 et la perte de ses colonies, le pays n'a connu son essor économique qu'après 1975, et c'est ainsi que près de 1,5 millions de Portugais ont dû aller travailler à l'étranger. Les fortes zones d'immigrations sont le Brésil, la France (près d'1 million), le Luxembourg (22% de la populaion totale du pays), la Suisse, les États-Unis, l'Argentine, le Venezuela, le Canada... (données: Service immigration) [réf. nécessaire] Aujourd´hui le thème du déclin devient de plus en plus présent. Toutefois l´entrée dans l´UE a permis de redynamiser l´économie (aide aux PME, aux agriculteurs, nouvelles technologies), l´émigration s´est arrêtée et le pays tend à devenir un pays d´immmigration.

Histoire

On trouve des gravures rupestres du Paléolithique à l'air libre dans la vallée de la Côa, dans le nord du Portugal, proche du fleuve Douro. Classées patrimoine mondial, elles datent du XVIIIe millénaire av. J.-C..

Durant l'Antiquité, le territoire portugais est appelé Lusitanie au sud et Gallécie au nord, peuplé de Celtes et d'Ibères, devenu romain au Ier siècle av. J.-C. puis occupé par les Suèves après l'effondrement de Rome au Ve siècle, puis par les Wisigoths. Après l'invasion maure du VIIIe  siècle, l'histoire du Portugal suit l'histoire de la péninsule.

En 1095, le roi Alphonse VI de Castille et de León, souverain de la Galice, en donne la partie sud, le comté de Portucale - un territoire limité au nord par le fleuve Minho et au sud par le fleuve Mondego - au chevalier capétien Henri de Bourgogne, son gendre.

Le fils de ce dernier, Alphonse Ier, dit le Conquérant, est proclamé roi en 1139 après la bataille légendaire d'Ourique. Pendant son règne, il conquerra la plus grande partie du Portugal contemporain (Santarém (Portugal), Lisbonne, Évora). Ses successeurs achèvent la Reconquête du sud du pays sur les Musulmans en 1249.

À partir du XVe siècle, le Portugal connaît un âge d'expansion commerciale et coloniale planétaire : au Maroc (Ceuta, Tanger, Mogador, Mazagan...), sur la côte africaine (Arguin, Elmina, Mombasa, Luanda...), en Inde (Goa, Daman, Diu, Bombay...), en Asie du Sud-Est (Malacca, Moluques...), en Chine (Macao), au Japon (Nagasaki), au Brésil... Ce seront les bases de l'empire colonial portugais qui se maintiendra jusqu'en 1961 à Goa, occupée par l'Inde cette année-là, jusqu'en 1975 en Afrique (Cap-Vert, Guinée-Bissau, Sao Tomé-et-Principe, Angola, Mozambique) et à Timor, et jusqu'en 1999 à Macao qui sera alors rétrocédé à la Chine.


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Berlin

Généralités

Si Berlin est redevenue en droit la capitale de l'Allemagne dès le 3 octobre 1990, il a fallu un vote très tendu et très serré au Bundestag pour que la décision soit prise de transférer effectivement les institutions de Bonn à Berlin. Le transfert du gouvernement et du chancelier à Berlin a eu lieu en 1999. Par référendum, les électeurs de Berlin et du Land de Brandebourg ont refusé l'unification de leurs Länder en 1996 (sous le nom proposé de "Prusse"). Pour les promoteurs de cette proposition, l'objectif était de créer une région-capitale importante, le projet reste d'ailleurs d'actualité, et une nouvelle consultation devrait se tenir quand l'opinion sera jugée prête par les dirigeants politiques.

Histoire

Berlin a été fondée aux alentours de 1200. Son nom aurait une étymologie d'origine slave et viendrait probablement du terme sorabe : barlen ou berlén, qui désigne des grillages en bois placés en certains endroits de la Spree par les pêcheurs. En 1307, elle est agrandie par l'unification des villes de Berlin et Köln, Berlin est donc une ville assez ancienne, même s'il reste peu de monuments ou de souvenirs de cette époque. Quelques restes sont à voir dans le Nikolaiviertel, à côté de l'hôtel de ville. En fait, visiter Berlin laisse une impression de totale discontinuité, reflétant l'évolution de l'histoire de l'Allemagne, notamment au XXe siècle.

Au XIVe siècle, Berlin est la ville principale de la Marche de Brandebourg. La croissance de Berlin s'accompagne d'une envie d'indépendance et, pour résister aux princes allemands, elle s'allie à la Hanse en 1430. La publication des thèses de Martin Luther au XVIe siècle y connaît un fort succès et Berlin devient alors essentiellement protestante. La Guerre de Trente Ans (1618-1648) laisse la ville exsangue.

Avec la paix et le Grand Électeur Frédéric-Guillaume, Berlin se reconstruit et retrouve sa magnificence. Elle s'agrandit, et de nouvelles villes, qui deviendront des quartiers comme Friedrichstadt, sont créées. Elles accueillent les protestants fuyant la France après la révocation de l'Édit de Nantes en 1685. Sous les rois de Prusse, la ville s'étend et est aménagée comme lieu de résidence royale. C'est aussi un lieu qui attire les étrangers et les intellectuels : Frédéric II, qui se veut un despote éclairé, invitera Voltaire à sa cour. Elle sera occupée par les armées de Napoléon en 1806 .

Avec le XIXe siècle, Berlin s'industrialise et accueille des sidérurgies et des usines de textile. En 1871, Berlin devient la capitale de l'Empire allemand qui vient d'être créé, notamment grâce à Bismarck. Après la Première Guerre mondiale, alors que l'empire allemand est dissous et laisse place à la République de Weimar, Berlin est maintenue capitale.

La ville voit la prise de pouvoir des Nazis (incendie du Reichstag en 1933), et devient le siège du pouvoir dictatorial de Hitler. Elle est alors durant la Seconde Guerre mondiale une cible prioritaire des bombardements alliés. La Bataille de Berlin avec les forces soviétiques est acharnée et les dégâts sont considérables : de 1939 à 1945, la population chute de 4,3 à 2,8 millions d'habitants ; la ville est en grande partie détruite, le centre-ville un désert de ruines, débarrassées par les « femmes des ruines ».

Cependant Berlin n'est pas, contrairement à une idée reçue, la ville la plus détruite d'Allemagne. En 1945, 20% des logements sont dits "inhabitables", ce qui est un taux relativement faible par rapport à d'autres cibles de l'aviation britannique, comme Dresde, Francfort ou Cologne. Les bombardements alliés se sont concentrés sur les quartiers centraux, mais ont épargné volontairement des zones proches des aéroports que l'on souhaitait utiliser après la fin des hostilités. De plus, la faible densité de Berlin, (moins de la moitié de celle de Paris), la largeur des boulevards, les nombreux espaces verts ont empêché de nombreuses munitions d'atteindre un objectif. Enfin les bombardements alliés les plus meurtriers et les plus destructeurs furent ceux, de sinistre mémoire, de Hambourg et de Dresde, du fait de techniques mixtes, mêlant explosifs et torches incendiaires, aux effets combinés dévastateurs. Ces formules n'ont jamais réussi à Berlin.

Enfin la plupart des monuments importants ont été reconstruits ou restaurés, surtout depuis 1989, la plus grande part du patrimoine important se trouvant jusqu'alors à "Berlin-Est". Ainsi, à l'instar de Munich, le visage actuel de Berlin a bien moins changé par rapport à l'avant guerre que celui d'autres villes allemandes.

À la fin de la guerre, Berlin est séparée en quatre secteurs d'occupation : américain, britannique, français et soviétique. Les secteurs américain, britannique et français sont regroupés et forment Berlin-Ouest tandis que le secteur soviétique devient Berlin-Est et capitale de la RDA. Durant la Guerre froide, Berlin constitue un point de discorde entre les deux blocs et l'URSS de Staline qui cherche à faire pression sur le bloc de l'Ouest en organisant un blocus à partir du 24 juin 1948. Les Américains y répondent dès le lendemain par un pont aérien qui dure jusqu'à la fin du blocus en mai 1949, transportant près d'un million neuf cent mille tonnes de ravitaillement (dont 80 % de charbon).

Les 16 et 17 juin 1953, Berlin-Est est le théâtre d'un soulèvement d'ouvriers contre les hausses des normes de productivité exigées par le régime. Très vite les manifestations tournent à l'insurrection contre le pouvoir communiste de la RDA.

L'armée soviétique intervient pour ce qui sera le premier écrasement militaire d'un mouvement d'émancipation dans un pays du bloc soviétique. Symboliquement, la RFA décide de faire du 17-Juin sa fête nationale, et l'artère ouest-berlinoise menant à la porte de Brandebourg est rebaptisée Strasse des 17. Juni (rue du 17 juin, en allemand). Le 13 août 1961, le Mur de Berlin est construit entre les deux parties de la ville par les autorités est-allemandes avec l'aval des Soviétiques afin d'empêcher les Berlinois de l'Est de fuir à l'Ouest. Jusqu'à la chute du mur le 9 novembre 1989, chaque moitié de Berlin se veut une vitrine idéologique de son camp. Berlin-Est est la capitale choyée de la RDA (grandes réalisations architecturales plus ou moins heureuses, vie culturelle dense et relativement libre), tandis que Berlin-Ouest est une île capitaliste et libertaire au milieu du bloc soviétique subventionnée par la RFA qui attire nombre d'artistes.

Politique et administration

L'actuelle Constitution de Berlin, de 1995, a remplacé le précédent texte, qui datait de 1950.


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Allemagne

Présentation

L'Allemagne (en allemand : Deutschland), officiellement la République fédérale d'Allemagne (en allemand : Bundesrepublik Deutschland), est un pays d'Europe de l'ouest, entouré par la mer du Nord, le Danemark, et la mer Baltique au nord, par la Pologne et la République tchèque à l'est, par l'Autriche et la Suisse au sud, et par la France, le Luxembourg, la Belgique et les Pays-Bas à l'ouest.

L'Allemagne est une république fédérale constituée de 16 États fédéraux (Bundesländer en allemand). Le pays a longtemps été constitué de plusieurs États plus ou moins autonomes, conscients de leur propre histoire, culture et affiliation religieuse. En 1871, à la fin de la guerre franco-allemande, ils furent réunis dans un État dominé par la Prusse, donnant ainsi naissance à l'Allemagne unifiée moderne. Sa capitale est Berlin.

Elle est membre du Conseil de l'Europe depuis 1951, de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), de l'Union de l'Europe occidentale depuis 1954, de l'OTAN depuis 1955, de l'ONU depuis 1973, de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), membre fondateur de l'Union européenne (1958), d'Eurocontrol (1960) et de la zone euro.

Avec plus de 82 millions d'habitants recensés en 2006, l'Allemagne est le pays le plus peuplé d'Europe, à l'exception de la partie européenne de la Russie. Elle est aussi une puissance économique majeure, la première d'Europe et quatrième du monde derrière les États-Unis, le Japon et la Chine par son PIB total.

Histoire

La formation du mot Deutschland révèle la longue histoire de ce pays. Au départ il y a un mot gotique thiuda signifiant peuple. Il a comme adjectif thiudisk. Thiudisk a été transformé en Theodischus par les Romains, puis en Teudischus. Teudischus est devenu diutisca en vieil allemand pour aboutir à Deutsch. En ancien français, le latin theodiscus a donné thodesche, puis tudesque. Le français moderne a préféré le mot allemand issu du latin Alama désignant le peuple des Alamans. L'italien a conservé l'origine latine dans son adjectif tedesco pour dire allemand.

La linguistique et les textes latins nous montrent que la mention du peuple germain remonte à l'époque romaine. Cependant les historiens s'entendent pour trouver les origines d'un territoire allemand au partage de Verdun de 843. Louis le Germanique a obtenu, lors de ce partage, l'est de l'empire carolingien, nommé Francie orientale. C'est de la Francie orientale qu'est issu le Saint Empire romain germanique fondé par Otton Ier, dit le Grand (936-973). Cet empire comprend, outre le territoire de l'actuelle Allemagne, l'Italie et la Bourgogne. Dès sa fondation, ce nouvel empire est entravé par le peu d'institutions sur lesquelles l'empereur peut asseoir son autorité et la faiblesse des revenus, les empereurs ne disposant que de leurs propres domaines pour financer leur politique. Le système d'élection de l'empereur par les princes-électeurs conduisit souvent à affaiblir le pouvoir du monarque. Traditionnellement, l'empereur élu entreprenait un voyage à Rome pour être couronné par le pape.

Le délitement du pouvoir impérial est accentué par l'obsession de certains empereurs à vouloir établir une autorité forte dans leurs possessions italiennes. Au XIIIe siècle, Frédéric II est tellement occupé par ses affaires italiennes qu'il renonce à tout pouvoir et tout contrôle dans les nombreuses principautés ecclésiastiques allemandes et qu'il abdique une grande partie de ceux-ci dans les principautés laïques. De ce fait les terres allemandes sont pratiquement indépendantes du pouvoir impérial dès cette époque.

A partir du XIe siècle, la Germanie déborde de ses limites traditionnelles entre le Rhin et l'Oder. Commence alors la colonisation de l'Europe centrale sous l'action de grand seigneurs, des rives de la mer Baltique par une croisade menée par les chevaliers Teutoniques et du sud du pays à partir du règne de Otton Ier. Des centaines de milliers d'Allemands de l'Ouest poussés par la surpopulation ont ainsi migré vers l'Est où des tenures plus vastes et des droits féodaux plus légers les attendent. Les villes rhénanes et les ports se développent mais prennent une part peu active au grand commerce européen du XIIe siècle. Après 1438, l'empereur porte le titre d'un « empereur élu » après son élection formelle par les sept "électeurs" de l'Empire à Francfort. À l'époque moderne, le Saint Empire compte plus de 300 États qui n'obéissent que de très loin à l'empereur Habsbourg.

Au XVIe siècle, la réforme luthérienne continue à diviser l'Allemagne. En 1546, l'empereur Charles Quint entre en guerre contre les nombreux princes et villes allemands qui se sont convertis au luthéranisme. Son échec à réduire le protestantisme dans le Saint Empire est sanctionné par la paix d'Augsbourg de 1555 qui permet à chaque prince et ville libre de choisir sa religion mais oblige les sujets à avoir la même religion que leur souverain  »” cujus regio, ejus religio. L'Allemagne n'en a pas pour autant fini avec les guerres de religion. Les progrès du calvinisme en Allemagne à la fin du XVIe siècle, la volonté de l'empereur Ferdinand II d'imposer son autorité et celle de la religion catholique aux États du Saint Empire entraine la guerre de Trente Ans qui ravage le pays de 1618 à 1648. Les traités de Westphalie entérinent l'affaiblissement du pouvoir impérial en favorisant les droits des 350 États allemands. La liberté religieuse des princes est réaffirmée.

Sous la pression de la France, le Saint Empire est dissous en 1806 et remplacé par la Confédération du Rhin sous protectorat français. Après le congrès de Vienne (novembre 1814-juin 1815), celle-ci est remplacée par la Confédération germanique ("Deutscher Bund") qui ne regroupe plus que 39 États sous la direction honorifique des Habsbourg qui ne porte plus que le titre d'Empereur d'Autriche. En fait, cette confédération ne peut exister que si l'Autriche et la Prusse s'entendent. À partir de 1834, le Zollverein ou union douanière commence à se constituer à l'initiative de la Prusse. Il construit un espace économique sans douane intérieure et définissant une même politique commerciale vis-à-vis de l'extérieur. Cet espace, progressivement élargi, exclut délibérément l'Autriche. Les révolutions de 1848 touchent la plupart des États allemands. Une assemblée élue au suffrage universel se réunit à Francfort et propose la couronne d'une Allemagne unifiée au roi de Prusse, Frédéric-Guillaume IV qui la refuse. En effet, il ne veut pas tenir son pouvoir de la souveraineté du peuple. Il est prêt à accepter la couronne que lui proposent les princes allemands mais l'Autriche force la Prusse à renoncer en 1850. L'Allemagne se retrouve dans la même situation politique qu'en 1815.

En 1862, Otto von Bismarck devient le ministre-président du roi de Prusse Guillaume Ier d'Allemagne. Il a compris que l'unité allemande ne se fera pas sans l'éviction de l'Autriche par la guerre. Il fait passer par la force les réformes modernisant l'armée. En 1866, l'armée prussienne écrase l'armée autrichienne à Sadowa. La Prusse annexe les territoires entre sa partie orientale et sa partie occidentale et dirige la Confédération d'Allemagne du Nord. Seul, quatre États du Sud n'y adhèrent pas. La France en déclarant la guerre à la Prusse le 19 juillet 1870 permet de fédérer tous les États allemands autour d'un ennemi commun. La défaite française permet la proclamation de l'Empire allemand le 18 janvier 1871 dans la galerie de glaces du château de Versailles et l'annexion de l'Alsace et du Nord de la Lorraine, deux régions françaises germanophones. L'unité allemande s'est faite par le haut et par la guerre comme le souhaitait Bismarck.

L'Allemagne, qui était devenue une des puissances politiques majeures en Europe s'engagea dans la Première Guerre mondiale aux côtés de l'Autriche-Hongrie (1914) et envahit la France. Après les premiers assauts, la guerre s'orienta vers une longue et lente guerre de position dans les tranchées, meurtrière d'un côté comme de l'autre. Elle prit fin en 1918, et l'empereur allemand, Kaiser Guillaume II, dut abdiquer en raison de la révolution allemande. Lors du traité de Versailles, l'Allemagne fut considérée comme responsable de la guerre et condamnée à payer de très lourdes réparations.

L'Allemagne, chose unique dans l'histoire diplomatique, n'est pas invitée aux discussions versaillaises. Elle est jugée comme principalement responsable (avec l'Autriche-Hongrie) de la guerre. Conservant la Rhénanie, au regret de la France qui voulait fixer la frontière sur le Rhin. La France n'obtient pas la Sarre (51 millions de tonnes de charbon, soit 2/3 des besoins français) mais l'Angleterre fait pression. La Sarre est placée sous la tutelle de la Société des Nations et un referendum sera organisé 15 ans plus tard pour décider son rattachement à la France ou à l'Allemagne. Le Schleswig est rattaché au Danemark après consultation de la population. Les cantons d'Eupen et de Malmédy sont rattachés à la Belgique. La Pologne obtient un corridor, le fameux « corridor de Dantzig », avec les populations Kabouches parlant un dialecte polonais mais étant favorable aux allemands. La ville de Dantzig n'est rattaché ni à l'Allemagne, ni à la Pologne, c'est une ville libre sous contrôle de la SDN. Solutions de compromis qui ne plaisent à personne. 80 kilomètres séparent la Prusse-Orientale du reste de l'Allemagne. La Haute-Silésie, rattachée après plébiscite à l'Allemagne en mars 1921 est occupée par la Pologne peu après. La SDN arbitre la situation et le partage, dénoncé par les deux parties est réalisé arbitrairement.


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