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Billet avion Berlin Monastir
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 | Billet avion pour la Tunisie |  | | | TunisiePrésentation
La Tunisie (?) est un pays d'Afrique du Nord appartenant au Maghreb. Elle est bordée au nord et à l'est par la mer Méditerranée. Sa frontière ouest s'ouvre sur l'Algérie (965 km) et sa frontière sud-est sur la Libye (459 km). Son nom est dérivé de celui de sa capitale, Tunis, située dans le nord du pays.
Près de 40 % de la superficie du territoire est occupée par le désert du Sahara, le reste étant constitué de terres très fertiles, berceau de la civilisation carthaginoise qui atteignit son apogée au IIIe siècle av. J.-C., avant de devenir le « grenier à blé » de l'Empire romain.
Longtemps appelée Régence de Tunis, notamment sous la domination ottomane, la Tunisie passe sous protectorat français en 1881. Avec l'avènement de l'indépendance, le 20 mars 1956, le pays prend l'appellation officielle de Royaume de Tunisie sous le règne de Lamine Bey, seul souverain tunisien à porter le titre de roi. Avec la proclamation de la république, le 25 juillet 1957, c'est le leader nationaliste Habib Bourguiba qui devient le premier président de la République tunisienne et modernise le pays. Toutefois, au terme de 30 ans de règne dont la fin est marquée par le clientélisme et la montée de l'islamisme, le premier ministre Zine el-Abidine Ben Ali finit par le déposer mais poursuit dès lors les principaux objectifs du bourguibisme tout en libéralisant l'économie.
Intégrée aux principales instances de la communauté internationale, la Tunisie fait également partie de la Ligue arabe, de l'Union africaine et de la Communauté des États sahélo-sahariens.
Histoire
De nombreuses traces d'industrie humaine datant du Paléolithique inférieur témoignent de l'ancienneté du peuplement de l'actuelle Tunisie.
À 20 kilomètres à l'est de Gafsa, le site moustérien d'El Guettar (vieux de plus de 40 000 ans) a livré une structure formée par un amas de pierres rondes disposées en un cône d'environ 75 centimètres de haut pour un diamètre de 130 centimètres. Ces pierres rondes, en calcaire ou en silex, sont parfois façonnées. Elle sont associées à des ossements d'animaux, des dents et des objets de silex taillé moustériens ainsi qu'une pointe pédonculée atérienne. M. Gruet, l'archéologue qui l'a découverte, interprète cette structure comme un édifice réalisé en offrande à la source voisine, aujourd'hui asséchée, et traduisant un sentiment religieux ou magique, . Elle est connue sous le nom d'Hermaïon d'El Guettar, par référence aux tas de pierre édifiés dans l'Antiquité en relation avec le culte d'Hermès, et se trouve exposée au Musée national du Bardo.
À une civilisation épipaléolithique littorale dite ibéromaurusienne et à une autre dite capsienne succède le Néolithique. À cette période, la présence humaine est conditionnée par la formation du Sahara qui acquiert son climat actuel. De même, c'est à cette époque que le peuplement de l'actuelle Tunisie voit sa population s'enrichir par l'apport des Berbères.
La Tunisie entre dans l'Histoire avec l'expansion des Phéniciens qui, cherchant à développer leur réseau commercial, fondèrent une série de comptoirs dans le bassin occidental de la Méditerranée et au-delà du détroit de Gibraltar. Celui de ces comptoirs qui connaît le développement le plus considérable est Carthage qui est fondé sur la côte tunisienne par des Tyriens en 814 av. J.-C.. D'après la légende, c'est la reine Élyssa (Didon chez les Romains), soeur de Pygmalion, roi de Tyr, qui fonde la cité.
Entre le VIe et le Ve siècle, la rivalité avec les Grecs amène Carthage à développer ses ressources propres : contrôlant bientôt tout le nord-est du pays, cette colonie renforce son autorité sur les autres comptoirs phéniciens de la côte d'Afrique. Elle entreprend alors de plus lointaines reconnaissances vers le nord, attirée par le commerce de l'étain, et vers le sud pour bénéficier du commerce de l'or avec le Soudan.
Au début du IIIe siècle av. J.-C., Carthage s'affirme comme une grande puissance maritime et commerciale qui contrôle la totalité du commerce et de la navigation dans les eaux de la Méditerranée occidentale. Elle possède également de nombreux territoires hors d'Afrique : sud de la péninsule Ibérique, îles Baléares, ouest de la Sicile, Corse, Sardaigne et Malte. Mais son incapacité à intégrer les populations berbères dans sa civilisation la rendent vulnérable lorsque les Romains supplantent les Grecs comme principaux concurrents. Rivales pour la maîtrise de la Méditerranée occidentale, les deux puissances entrent en conflit (guerres puniques). La possession de la Sicile est alors au centre des enjeux qui opposent à trois reprises les deux cités à partir de 264 av. J.-C..
Une révolte des Berbères durant la Première Guerre punique contribue à éviter la victoire de Carthage sur Rome. La victoire d'Hannibal Barca à la bataille de Cannes en 216 av. J.-C. donne un moment l'avantage à Carthage mais, à l'issue de la Deuxième Guerre punique, la victoire romaine, encore une fois facilitée par une révolte des Berbères sous la conduite de leur roi Massinissa, se matérialise par la conquête de nombreux territoires carthaginois. Enfin, à l'issue de la Troisième Guerre punique, Rome écrase définitivement Carthage et s'installe sur les décombres de la ville en 146 av. J.-C.. La fin des guerres puniques marque alors l'établissement de la province romaine d'Afrique. Utique en devient la première capitale mais le site de Carthage va s'imposer à nouveau par ses avantages. En 44 avant J.-C., Jules César décide d'y fonder une colonie romaine mais c'est Auguste qui lance véritablement les travaux quelques décennies plus tard.
Elle devient plus tard la capitale de la province. C'est alors une période de prospérité où l'Afrique devient pour Rome un fournisseur essentiel de blé et d'huile, aidé en cela par sa position de plaque tournante du négoce d'esclaves africains. Le fameux port circulaire de Carthage se mue en port d'attache monumental d'une flotte céréalière dont l'arrivée est chaque année impatiemment attendue à Rome. Partie intégrante de la République puis de l'Empire, avec la Numidie, la Tunisie devient pendant six siècles le siège d'une civilisation romano-africaine.
En s'implantant en Tunisie, et au Maghreb en général, le christianisme ne se heurte pas seulement aux édits impériaux mais d'abord à une véritable opposition populaire. En effet, en s'implantant parmi ces populations, le christianisme déchire un tissu social très serré. Le paganisme imprégnant la vie quotidienne, les chrétiens sont conduits à vivre à l'écart de la vie domestique et de la vie publique. La cohésion de la famille et de la cité est donc menacée, ce qui entraîne des ripostes comme le saccage de tombes chrétiennes par ces populations. Dès le IIe siècle, Carthage applique également les persécutions impériales : la mise en oeuvre de l'édit impérial est conduite avec vigueur. Ceux qui refusent de se rallier au culte officiel sont soumis à la torture pour leur arracher un simulacre de soumission. S'ils s'obstinent dans le refus, leurs biens sont confisqués et ils sont bannis ou même déportés. Mais, malgré cette situation difficile, la nouvelle foi s'implante beaucoup plus rapidement qu'en Europe notamment en raison du rôle social de l'Église qui apparaît dans la seconde moitié du IIIe siècle. L'Église d'Afrique s'implantant progressivement, Carthage devient, au IVe siècle, l'une des plus grandes capitales spirituelles d'Occident : Tertullien, saint Cyprien ou saint Aurèle en sont originaires et le donatisme, doctrine schismatique puis déclarée hérétique, prend son essor entre le IVe et le Ve siècle.
En 429, menés par leur chef Genséric, les Vandales franchissent le détroit de Gibraltar. Dix ans plus tard, après s'être rendus maîtres d'Hippone, ils entrent dans Carthage où ils installent leur royaume pour près d'un siècle. Ces derniers sont adeptes de l'arianisme, ce qui ne facilite pas les relations entre eux et les notables locaux majoritairement catholiques. Ces derniers sont persécutés dès lors qu'ils tentent de s'opposer au pouvoir vandale : de nombreux hommes d'église sont martyrisés, emprisonnés voire exilés dans des camps au sud de Gafsa. Cependant, la culture latine est largement préservée et le christianisme prospère tant qu'il ne s'oppose pas au souverain en place.
Les Vandales eux-mêmes, devenus les maîtres de la province romaine la plus riche de l'Empire, se laissent aller à la douceur de vivre de la Tunisie. Le recrutement de leur armée en souffre à tel point qu'ils préfèrent enrôler des autochtones berbères (romanisés pour la plupart). Toutefois, incapables de contenir les tribus hostiles qui s'agitent aux frontières de leur territoire, leur défaite devant ces dernières, en 530, fournit à l'empereur byzantin Justinien l'occasion de s'emparer du territoire (septembre 533). La majeure partie du peuple vandale est déportée vers l'Orient, servant comme esclaves, tandis que d'autres sont enrôlés de gré ou de force dans l'armée byzantine comme soldats auxiliaires. Justinien fait alors de Carthage le siège de son diocèse d'Afrique. À la suite de la crise monothéliste, les empereurs byzantins, opposés à l'Église locale, se détournent de Carthage. De plus, en proie à d'incessantes querelles et luttes religieuses, les Byzantins ne peuvent pas davantage intégrer dans la structure de leur empire les Berbères qui se soulèvent à plusieurs reprises.
Dans ce contexte, trois expéditions sont nécessaires pour que les Arabes réussissent à conquérir la Tunisie. De plus, la conversion des tribus ne se déroule pas uniformément et connaît des résistances, des apostasies ponctuelles ou l'adoption de syncrétismes. L'arabisation se fera de manière plus lente encore mais finira par être totale.
La première expédition est lancée en 647. L'exarque Grégoire est battu à Sbeïtla, ce qui démontre l'existence de points faibles chez les Byzantins. En 661, une seconde expédition est lancée et se termine par la prise de Bizerte. La troisième, menée en 670 par Oqba Ibn Nafaa est décisive : Ibn Nafaa fonde la ville de Kairouan durant la même année et la ville devient le centre des expéditions lancées contre le nord et l'ouest du Maghreb. L'invasion complète faillit échouer avec l'assassinat d'Ibn Nafaa en 683 et les Maures parviennent à chasser les troupes arabes hors de Kairouan. Ces dernières reviennent en 688 mais sont repoussées en Libye. En 695, elles réussissent à prendre Carthage aux Grecs mais les Byzantins la reprennent en 696. La ville est définitivement conquise en 698.
Contrairement aux précédents envahisseurs, les Arabes ne se contentent pas d'occuper la côte et entreprennent de conquérir l'intérieur du pays. Après avoir une fois de plus vaillamment résisté, les Berbères, après la défaite de la Kahena, se convertissent à la religion de leurs nouveaux conquérants. Toutefois, refusant l'assimilation, ils sont nombreux à rejeter la religion dominante et à adhérer au kharidjisme, hérésie née en Orient et proclamant l'égalité de tous les musulmans sans distinction de races ni de classes. En 745, les kharidjites berbères s'emparent d'ailleurs de Kairouan. La région reste une province omeyyade jusqu'en 750.
En 800, le calife Haroun ar-Rachid délègue son pouvoir en Ifriqiya à l'émir Ibrahim ibn Al-Aghlab qui établit la dynastie des Aghlabides qui y règne durant un siècle. La Tunisie devient un foyer culturel important avec le rayonnement de Kairouan. Des vagues importantes et successives d'immigrants arabes, venus de la péninsule arabique et plus généralement du Moyen-Orient, s'installent sur le territoire tunisien et se mélangent souvent aux populations berbères autochtones. Les Aghlabides se dotent d'une importante flotte de combat pour écarter le danger venant de la mer. En décembre 909, Abu Abd Allah al-Husayn al-Shi'i, aidé par les Berbères qui refusent la domination aghlabide, déclare descendre de Fatima Zahra (fille de Mahomet), se proclame chef et imam de Tunisie et fonde la dynastie chiite des Fatimides. Ces derniers déclarent dès lors comme usurpateurs les califes omeyyades et abbassides ralliés au sunnisme.
En 921, la ville de Mahdia est fondée et proclamée capitale du califat fatimide. Le troisième calife, Ismâ`îl al-Mansûr, transfère la capitale fatimide à Kairouan et s'empare de la Sicile en 948.
Quand les Fatimides déplacent leur base en Égypte en 972, les Zirides prennent peu à peu leur indépendance vis-à-vis de ceux-ci. Installés à Kairouan puis à Mahdia, la rupture avec les Fatimides intervient en 1048 à l'initiative du souverain qui reçoit alors du calife abbasside le titre de « commandeur des croyants au gouvernement de tout le Maghreb ». En rompant avec son suzerain fatimide, il inaugure ainsi l'ère de l'émancipation des Berbères. En représailles, les Fatimides envoient des tribus nomades d'Égypte, comptant plusieurs centaines de milliers de membres, les Hilaliens, envahir la région. Kairouan, pourtant fortifiée, résiste pendant cinq ans mais finit par être occupée. Les boutiques sont pillées, les édifices publics abattus et les maisons saccagées. Cette « invasion » nomade se caractérise pourtant par une intégration diffuse de familles entières, rompant l'équilibre traditionnel entre Berbères nomades et sédentaires. Il s'ensuit tout naturellement un métissage de la population. Toutefois, l'effritement politique de l'Ifriqiya, conséquence de la disparition des Zirides, plonge le pays dans l'anarchie. Mais, comme Mahdia et les autres villes d'Ifriqiya, Tunis finit par tomber aux mains du sultan almohade Abd al-Mumin lors de son expédition qui appareille du nord du Maroc en 1159. Bien avant l'arrivée des Hilaliens, et à compter de la seconde moitié du VIIe siècle, la région s'ouvre à l'islam mais la langue arabe classique demeure encore l'apanage des élites citadines et des gens de la cour. Avec l'invasion hilalienne et l'établissement supplémentaire de centaines de milliers d'immigrants arabes, les dialectes berbères vont, sinon céder la place à la langue arabe, du moins devenir plus ou moins marqués par l'arabisation.
À partir du premier tiers du XIIe siècle, la Tunisie est régulièrement attaquée par les Normands de Sicile et du sud de l'Italie (Royaume normanno-sicilien). En 1135, le roi normand Roger II s'empare de Djerba. En 1148, c'est Mahdia, Sousse et Sfax qui tombent aux mains des Normands. Toutefois, ils seront progressivement chassés et Mahdia, leur dernière place forte, n'est reprise par les Almohades marocains qu'en janvier 1160. Dans le même temps a lieu l'unification du Maghreb. L'économie devient florissante et des relations commerciales s'établissent avec les principales villes du pourtour méditerranéen (Pise, Gênes, Marseille, Venise et certaines villes d'Espagne). L'essor touche également le domaine culturel avec les oeuvres du grand historien et père de la sociologie Ibn Khaldoun. Les Almohades confient la Tunisie à Abd al-Wâhid ibn Hafs mais son fils Abû Zakariyâ' Yahyâ se sépare d'eux en 1228 et fonde la nouvelle dynastie des Hafsides. Elle règne durant trois siècles et devient totalement indépendante dès 1236. Les XVe et XVIe siècles voient l'arrivée des maures musulmans et juifs andalous chassés d'Espagne par la reconquête (ou Reconquista).
Au début du XVIe siècle, le Maghreb traverse une crise politique profonde qui permet l'émergence de principautés et de cités portuaires indépendantes qui relancent l'activité des corsaires. Les souverains d'Espagne, Ferdinand d'Aragon et Isabelle de Castille, pour protéger leurs côtes, décident de poursuivre la reconquête jusque sur les côtes maghrébines. En une dizaine d'années, ils conquièrent plusieurs places : Mers el Kébir, Oran, Bougie, Tripoli et l'îlot situé en face d'Alger. Pour s'en libérer, les autorités d'Alger sollicitent l'aide de deux corsaires renommés : les frères Arudj et Khayr ad-Din Barberousse. Cette intervention est un événement majeur qui marque le début d'une période de confrontation entre l'Espagne et l'Empire ottoman pour la domination des territoires du Maghreb et celle du bassin occidental de la Méditerranée. En 1534, Khayr ad-Din Barberousse s'empare de Tunis mais est obligé de s'enfuir après la prise de la ville par les Espagnols de Charles Quint. Le gouvernement ottoman décide alors de se doter enfin de la flotte qui lui manque. En 1560, Dragut prend Djerba à la suite de la bataille éponyme et, 35 ans plus tard, Tunis est définitivement reprise par les Ottomans. En 1575, la Tunisie devient une province de l'empire mais les gouverneurs vivent retranchés dans les ports, les Bédouins étant livrés à eux-mêmes. La conquête de l'intérieur n'est vraiment achevée que par Ali I Bey et Hammouda Bey. Tunis, mais également Alger et Tripoli, deviennent dès lors pour les chrétiens les « régences barbaresques ». Le XVIIe siècle voit une émancipation progressive des régences vis-à-vis de la tutelle ottomane car, les Ottomans étant peu nombreux au Maghreb, leur rôle ne cesse de décroître au profit des indigènes.
Au bout de quelques années d'administration turque (1590), les 4 000 janissaires de Tunis s'insurgent et placent à la tête de l'État un dey, et sous ses ordres, un bey chargé du contrôle du territoire et de la collecte des impôts. Rapidement, ce dernier devient le personnage principal de la régence aux côtés du pacha, qui est confiné dans le rôle honorifique de représentant du sultan ottoman, au point que qu'une dynastie beylicale est fondée par Mourad Ier en 1612. Durant la même période, les activités des corsaires connaissent leur paroxysme car l'autonomie croissante vis-à-vis du sultan entraîne une baisse de son soutien financier et les régences doivent donc accroître le nombre de leurs prises sur mer afin de survivre.
Le XVIIIe siècle voit s'ériger Tunis et ses voisins en États quasi-indépendants, la dynastie des Husseinites ne reconnaissant plus qu'un vague lien de sujétion vis-à-vis du sultan. Ils ne lui paient plus de tribut mais lui envoient des cadeaux. Dans le même temps, la course, si elle ne disparaît pas, décline largement. De plus, le détournement vers l'Atlantique d'une grande partie du trafic commercial ainsi que la mauvaise gestion beylicale entraînent l'asphyxie financière du territoire qui est de plus en plus convoité par les Européens.
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 | Billet avion au départ de Berlin (Allemagne) |  | | | BerlinGénéralités
Si Berlin est redevenue en droit la capitale de l'Allemagne dès le 3 octobre 1990, il a fallu un vote très tendu et très serré au Bundestag pour que la décision soit prise de transférer effectivement les institutions de Bonn à Berlin. Le transfert du gouvernement et du chancelier à Berlin a eu lieu en 1999. Par référendum, les électeurs de Berlin et du Land de Brandebourg ont refusé l'unification de leurs Länder en 1996 (sous le nom proposé de "Prusse"). Pour les promoteurs de cette proposition, l'objectif était de créer une région-capitale importante, le projet reste d'ailleurs d'actualité, et une nouvelle consultation devrait se tenir quand l'opinion sera jugée prête par les dirigeants politiques.
Histoire
Berlin a été fondée aux alentours de 1200. Son nom aurait une étymologie d'origine slave et viendrait probablement du terme sorabe : barlen ou berlén, qui désigne des grillages en bois placés en certains endroits de la Spree par les pêcheurs. En 1307, elle est agrandie par l'unification des villes de Berlin et Köln, Berlin est donc une ville assez ancienne, même s'il reste peu de monuments ou de souvenirs de cette époque. Quelques restes sont à voir dans le Nikolaiviertel, à côté de l'hôtel de ville. En fait, visiter Berlin laisse une impression de totale discontinuité, reflétant l'évolution de l'histoire de l'Allemagne, notamment au XXe siècle.
Au XIVe siècle, Berlin est la ville principale de la Marche de Brandebourg. La croissance de Berlin s'accompagne d'une envie d'indépendance et, pour résister aux princes allemands, elle s'allie à la Hanse en 1430. La publication des thèses de Martin Luther au XVIe siècle y connaît un fort succès et Berlin devient alors essentiellement protestante. La Guerre de Trente Ans (1618-1648) laisse la ville exsangue.
Avec la paix et le Grand Électeur Frédéric-Guillaume, Berlin se reconstruit et retrouve sa magnificence. Elle s'agrandit, et de nouvelles villes, qui deviendront des quartiers comme Friedrichstadt, sont créées. Elles accueillent les protestants fuyant la France après la révocation de l'Édit de Nantes en 1685. Sous les rois de Prusse, la ville s'étend et est aménagée comme lieu de résidence royale. C'est aussi un lieu qui attire les étrangers et les intellectuels : Frédéric II, qui se veut un despote éclairé, invitera Voltaire à sa cour. Elle sera occupée par les armées de Napoléon en 1806 .
Avec le XIXe siècle, Berlin s'industrialise et accueille des sidérurgies et des usines de textile. En 1871, Berlin devient la capitale de l'Empire allemand qui vient d'être créé, notamment grâce à Bismarck. Après la Première Guerre mondiale, alors que l'empire allemand est dissous et laisse place à la République de Weimar, Berlin est maintenue capitale.
La ville voit la prise de pouvoir des Nazis (incendie du Reichstag en 1933), et devient le siège du pouvoir dictatorial de Hitler. Elle est alors durant la Seconde Guerre mondiale une cible prioritaire des bombardements alliés. La Bataille de Berlin avec les forces soviétiques est acharnée et les dégâts sont considérables : de 1939 à 1945, la population chute de 4,3 à 2,8 millions d'habitants ; la ville est en grande partie détruite, le centre-ville un désert de ruines, débarrassées par les « femmes des ruines ».
Cependant Berlin n'est pas, contrairement à une idée reçue, la ville la plus détruite d'Allemagne. En 1945, 20% des logements sont dits "inhabitables", ce qui est un taux relativement faible par rapport à d'autres cibles de l'aviation britannique, comme Dresde, Francfort ou Cologne. Les bombardements alliés se sont concentrés sur les quartiers centraux, mais ont épargné volontairement des zones proches des aéroports que l'on souhaitait utiliser après la fin des hostilités. De plus, la faible densité de Berlin, (moins de la moitié de celle de Paris), la largeur des boulevards, les nombreux espaces verts ont empêché de nombreuses munitions d'atteindre un objectif. Enfin les bombardements alliés les plus meurtriers et les plus destructeurs furent ceux, de sinistre mémoire, de Hambourg et de Dresde, du fait de techniques mixtes, mêlant explosifs et torches incendiaires, aux effets combinés dévastateurs. Ces formules n'ont jamais réussi à Berlin.
Enfin la plupart des monuments importants ont été reconstruits ou restaurés, surtout depuis 1989, la plus grande part du patrimoine important se trouvant jusqu'alors à "Berlin-Est". Ainsi, à l'instar de Munich, le visage actuel de Berlin a bien moins changé par rapport à l'avant guerre que celui d'autres villes allemandes.
À la fin de la guerre, Berlin est séparée en quatre secteurs d'occupation : américain, britannique, français et soviétique. Les secteurs américain, britannique et français sont regroupés et forment Berlin-Ouest tandis que le secteur soviétique devient Berlin-Est et capitale de la RDA. Durant la Guerre froide, Berlin constitue un point de discorde entre les deux blocs et l'URSS de Staline qui cherche à faire pression sur le bloc de l'Ouest en organisant un blocus à partir du 24 juin 1948. Les Américains y répondent dès le lendemain par un pont aérien qui dure jusqu'à la fin du blocus en mai 1949, transportant près d'un million neuf cent mille tonnes de ravitaillement (dont 80 % de charbon).
Les 16 et 17 juin 1953, Berlin-Est est le théâtre d'un soulèvement d'ouvriers contre les hausses des normes de productivité exigées par le régime. Très vite les manifestations tournent à l'insurrection contre le pouvoir communiste de la RDA.
L'armée soviétique intervient pour ce qui sera le premier écrasement militaire d'un mouvement d'émancipation dans un pays du bloc soviétique. Symboliquement, la RFA décide de faire du 17-Juin sa fête nationale, et l'artère ouest-berlinoise menant à la porte de Brandebourg est rebaptisée Strasse des 17. Juni (rue du 17 juin, en allemand). Le 13 août 1961, le Mur de Berlin est construit entre les deux parties de la ville par les autorités est-allemandes avec l'aval des Soviétiques afin d'empêcher les Berlinois de l'Est de fuir à l'Ouest. Jusqu'à la chute du mur le 9 novembre 1989, chaque moitié de Berlin se veut une vitrine idéologique de son camp. Berlin-Est est la capitale choyée de la RDA (grandes réalisations architecturales plus ou moins heureuses, vie culturelle dense et relativement libre), tandis que Berlin-Ouest est une île capitaliste et libertaire au milieu du bloc soviétique subventionnée par la RFA qui attire nombre d'artistes.
Politique et administration
L'actuelle Constitution de Berlin, de 1995, a remplacé le précédent texte, qui datait de 1950.
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 | Billet avion au départ de l'Allemagne |  | | | AllemagnePrésentation
L'Allemagne (en allemand : Deutschland), officiellement la République fédérale d'Allemagne (en allemand : Bundesrepublik Deutschland), est un pays d'Europe de l'ouest, entouré par la mer du Nord, le Danemark, et la mer Baltique au nord, par la Pologne et la République tchèque à l'est, par l'Autriche et la Suisse au sud, et par la France, le Luxembourg, la Belgique et les Pays-Bas à l'ouest.
L'Allemagne est une république fédérale constituée de 16 États fédéraux (Bundesländer en allemand). Le pays a longtemps été constitué de plusieurs États plus ou moins autonomes, conscients de leur propre histoire, culture et affiliation religieuse. En 1871, à la fin de la guerre franco-allemande, ils furent réunis dans un État dominé par la Prusse, donnant ainsi naissance à l'Allemagne unifiée moderne. Sa capitale est Berlin.
Elle est membre du Conseil de l'Europe depuis 1951, de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), de l'Union de l'Europe occidentale depuis 1954, de l'OTAN depuis 1955, de l'ONU depuis 1973, de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), membre fondateur de l'Union européenne (1958), d'Eurocontrol (1960) et de la zone euro.
Avec plus de 82 millions d'habitants recensés en 2006, l'Allemagne est le pays le plus peuplé d'Europe, à l'exception de la partie européenne de la Russie. Elle est aussi une puissance économique majeure, la première d'Europe et quatrième du monde derrière les États-Unis, le Japon et la Chine par son PIB total.
Histoire
La formation du mot Deutschland révèle la longue histoire de ce pays. Au départ il y a un mot gotique thiuda signifiant peuple. Il a comme adjectif thiudisk. Thiudisk a été transformé en Theodischus par les Romains, puis en Teudischus. Teudischus est devenu diutisca en vieil allemand pour aboutir à Deutsch. En ancien français, le latin theodiscus a donné thodesche, puis tudesque. Le français moderne a préféré le mot allemand issu du latin Alama désignant le peuple des Alamans. L'italien a conservé l'origine latine dans son adjectif tedesco pour dire allemand.
La linguistique et les textes latins nous montrent que la mention du peuple germain remonte à l'époque romaine. Cependant les historiens s'entendent pour trouver les origines d'un territoire allemand au partage de Verdun de 843. Louis le Germanique a obtenu, lors de ce partage, l'est de l'empire carolingien, nommé Francie orientale. C'est de la Francie orientale qu'est issu le Saint Empire romain germanique fondé par Otton Ier, dit le Grand (936-973). Cet empire comprend, outre le territoire de l'actuelle Allemagne, l'Italie et la Bourgogne. Dès sa fondation, ce nouvel empire est entravé par le peu d'institutions sur lesquelles l'empereur peut asseoir son autorité et la faiblesse des revenus, les empereurs ne disposant que de leurs propres domaines pour financer leur politique. Le système d'élection de l'empereur par les princes-électeurs conduisit souvent à affaiblir le pouvoir du monarque. Traditionnellement, l'empereur élu entreprenait un voyage à Rome pour être couronné par le pape.
Le délitement du pouvoir impérial est accentué par l'obsession de certains empereurs à vouloir établir une autorité forte dans leurs possessions italiennes. Au XIIIe siècle, Frédéric II est tellement occupé par ses affaires italiennes qu'il renonce à tout pouvoir et tout contrôle dans les nombreuses principautés ecclésiastiques allemandes et qu'il abdique une grande partie de ceux-ci dans les principautés laïques. De ce fait les terres allemandes sont pratiquement indépendantes du pouvoir impérial dès cette époque.
A partir du XIe siècle, la Germanie déborde de ses limites traditionnelles entre le Rhin et l'Oder. Commence alors la colonisation de l'Europe centrale sous l'action de grand seigneurs, des rives de la mer Baltique par une croisade menée par les chevaliers Teutoniques et du sud du pays à partir du règne de Otton Ier. Des centaines de milliers d'Allemands de l'Ouest poussés par la surpopulation ont ainsi migré vers l'Est où des tenures plus vastes et des droits féodaux plus légers les attendent. Les villes rhénanes et les ports se développent mais prennent une part peu active au grand commerce européen du XIIe siècle. Après 1438, l'empereur porte le titre d'un « empereur élu » après son élection formelle par les sept "électeurs" de l'Empire à Francfort. À l'époque moderne, le Saint Empire compte plus de 300 États qui n'obéissent que de très loin à l'empereur Habsbourg.
Au XVIe siècle, la réforme luthérienne continue à diviser l'Allemagne. En 1546, l'empereur Charles Quint entre en guerre contre les nombreux princes et villes allemands qui se sont convertis au luthéranisme. Son échec à réduire le protestantisme dans le Saint Empire est sanctionné par la paix d'Augsbourg de 1555 qui permet à chaque prince et ville libre de choisir sa religion mais oblige les sujets à avoir la même religion que leur souverain » cujus regio, ejus religio. L'Allemagne n'en a pas pour autant fini avec les guerres de religion. Les progrès du calvinisme en Allemagne à la fin du XVIe siècle, la volonté de l'empereur Ferdinand II d'imposer son autorité et celle de la religion catholique aux États du Saint Empire entraine la guerre de Trente Ans qui ravage le pays de 1618 à 1648. Les traités de Westphalie entérinent l'affaiblissement du pouvoir impérial en favorisant les droits des 350 États allemands. La liberté religieuse des princes est réaffirmée.
Sous la pression de la France, le Saint Empire est dissous en 1806 et remplacé par la Confédération du Rhin sous protectorat français. Après le congrès de Vienne (novembre 1814-juin 1815), celle-ci est remplacée par la Confédération germanique ("Deutscher Bund") qui ne regroupe plus que 39 États sous la direction honorifique des Habsbourg qui ne porte plus que le titre d'Empereur d'Autriche. En fait, cette confédération ne peut exister que si l'Autriche et la Prusse s'entendent. À partir de 1834, le Zollverein ou union douanière commence à se constituer à l'initiative de la Prusse. Il construit un espace économique sans douane intérieure et définissant une même politique commerciale vis-à-vis de l'extérieur. Cet espace, progressivement élargi, exclut délibérément l'Autriche. Les révolutions de 1848 touchent la plupart des États allemands. Une assemblée élue au suffrage universel se réunit à Francfort et propose la couronne d'une Allemagne unifiée au roi de Prusse, Frédéric-Guillaume IV qui la refuse. En effet, il ne veut pas tenir son pouvoir de la souveraineté du peuple. Il est prêt à accepter la couronne que lui proposent les princes allemands mais l'Autriche force la Prusse à renoncer en 1850. L'Allemagne se retrouve dans la même situation politique qu'en 1815.
En 1862, Otto von Bismarck devient le ministre-président du roi de Prusse Guillaume Ier d'Allemagne. Il a compris que l'unité allemande ne se fera pas sans l'éviction de l'Autriche par la guerre. Il fait passer par la force les réformes modernisant l'armée. En 1866, l'armée prussienne écrase l'armée autrichienne à Sadowa. La Prusse annexe les territoires entre sa partie orientale et sa partie occidentale et dirige la Confédération d'Allemagne du Nord. Seul, quatre États du Sud n'y adhèrent pas. La France en déclarant la guerre à la Prusse le 19 juillet 1870 permet de fédérer tous les États allemands autour d'un ennemi commun. La défaite française permet la proclamation de l'Empire allemand le 18 janvier 1871 dans la galerie de glaces du château de Versailles et l'annexion de l'Alsace et du Nord de la Lorraine, deux régions françaises germanophones. L'unité allemande s'est faite par le haut et par la guerre comme le souhaitait Bismarck.
L'Allemagne, qui était devenue une des puissances politiques majeures en Europe s'engagea dans la Première Guerre mondiale aux côtés de l'Autriche-Hongrie (1914) et envahit la France. Après les premiers assauts, la guerre s'orienta vers une longue et lente guerre de position dans les tranchées, meurtrière d'un côté comme de l'autre. Elle prit fin en 1918, et l'empereur allemand, Kaiser Guillaume II, dut abdiquer en raison de la révolution allemande. Lors du traité de Versailles, l'Allemagne fut considérée comme responsable de la guerre et condamnée à payer de très lourdes réparations.
L'Allemagne, chose unique dans l'histoire diplomatique, n'est pas invitée aux discussions versaillaises. Elle est jugée comme principalement responsable (avec l'Autriche-Hongrie) de la guerre. Conservant la Rhénanie, au regret de la France qui voulait fixer la frontière sur le Rhin. La France n'obtient pas la Sarre (51 millions de tonnes de charbon, soit 2/3 des besoins français) mais l'Angleterre fait pression. La Sarre est placée sous la tutelle de la Société des Nations et un referendum sera organisé 15 ans plus tard pour décider son rattachement à la France ou à l'Allemagne. Le Schleswig est rattaché au Danemark après consultation de la population. Les cantons d'Eupen et de Malmédy sont rattachés à la Belgique. La Pologne obtient un corridor, le fameux « corridor de Dantzig », avec les populations Kabouches parlant un dialecte polonais mais étant favorable aux allemands. La ville de Dantzig n'est rattaché ni à l'Allemagne, ni à la Pologne, c'est une ville libre sous contrôle de la SDN. Solutions de compromis qui ne plaisent à personne. 80 kilomètres séparent la Prusse-Orientale du reste de l'Allemagne. La Haute-Silésie, rattachée après plébiscite à l'Allemagne en mars 1921 est occupée par la Pologne peu après. La SDN arbitre la situation et le partage, dénoncé par les deux parties est réalisé arbitrairement.
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