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Billet avion pour Québec (Canada)
Québec
Présentation
Le Québec (API : /keb?k/) est une province de la côte est du Canada, bordée à l'ouest par la province de l'Ontario et la Baie d'Hudson, au nord par le détroit d'Hudson et la baie d'Ungava, à l'est par les provinces de Terre-Neuve-et-Labrador et du Nouveau-Brunswick , et au sud par les États-Unis (États du Maine, du New Hampshire, du Vermont et de New York). C'est la seule province canadienne où le français est l'unique langue officielle. En 2003 l'Assemblée nationale du Québec ainsi que la Chambre des Communes du Canada en 2006 ont respectivement reconnu les Québécois comme formant une nation au sein du Canada uni,,.
La population compte 7 700 807 habitants, dont 82 % sont de langue française, faisant du Québec le seul territoire où cette langue est majoritaire en Amérique du Nord (hormis l'archipel français de Saint-Pierre-et-Miquelon). Outre le français, d'autres langues sont parlées au Québec, mais elles sont minoritaires. L'anglais est la langue de 7,9 % de la population québécoise (cette minorité anglophone, en déclin démographique, est de plus en plus bilingue, la quasi-totalité des jeunes anglophones de moins de 30 ans maîtrisent parfaitement le français ; elle est surtout concentrée dans l'ouest de l'île de Montréal et en Outaouais). Par ailleurs, le Québec compte 10,1 % d'allophones, c'est-à-dire de citoyens dont la langue maternelle n'est ni le français, ni l'anglais : ils sont de plus en plus nombreux au sein de la population québécoise.
Géographie du Québec
Le Québec occupe une position dominante dans l'est du continent nord-américain. D'une superficie d'environ 1 667 441 km², le Québec pourrait contenir près de trois fois la France métropolitaine,, quatre fois l'Allemagne, ou cinq fois le Japon.
Du sud au nord, le Québec s'étend sur un peu plus de 17 degrés de latitude, et de l'est à l'ouest, sur plus de 22 degrés de longitude.
Il partage une frontière avec quatre États du nord-est des États-Unis - l'État de New York, le Vermont, le New Hampshire et le Maine - ; trois provinces canadiennes - Terre-Neuve, le Nouveau-Brunswick et l'Ontario ; en plus d'une frontière maritime avec le territoire du Nunavut.
Vu de l'espace, le Québec se démarque par l'abondance de ses cours d'eau. Le Québec dispose d'une des plus importantes réserves d'eau douce du monde, qui occupe 12 % de sa superficie totale. Pas moins d'un demi-million de lacs - dont 30 d'une superficie supérieure à 250 km² - et 4 500 rivières déversent leurs torrents dans l'Atlantique, par le golfe du Saint-Laurent, et dans l'océan Arctique, par les baies de James, d'Hudson et d'Ungava.
Quatre saisons très contrastées se succèdent au Québec, dont un printemps doux et bref et un automne frais et coloré. Les saisons les plus marquées restent l'été et l'hiver. Les étés sont chauds et souvent très humides. Les hivers sont froids, plutôt longs et neigeux, et très humides eux aussi. Les températures varient énormément, pouvant atteindre les 35 °C en été, et descendre jusque sous la barre des -40 °C en hiver.
Ce climat et les conditions du sol sont propices à la croissance d'une forêt dense sur une grande partie du territoire. On estime que la forêt québécoise s'étend sur 750 300 km². Au nord, cette forêt est composée de conifères comme le pin et l'épinette. À ces deux essences, s'ajoutent graduellement le bouleau blanc, puis le bouleau jaune et d'autres feuillus, en se rapprochant du fleuve, vers le sud. Le sud du Saint-Laurent possède une forêt mixte, composée d'essences comme l'érable, le bouleau jaune, le tilleul et le caryer cordiforme.
Si le Québec est vaste, il est néanmoins très faiblement peuplé (densité de 4,9 habitants par kilomètre carré) et la répartition de la population est très inégale. Le nord du Québec est très peu peuplé alors que 80 % de la population québécoise vit près des rives du fleuve Saint-Laurent. Ainsi, en 2006, pas moins de 1 873 971 personnes s'agglutinaient dans les 498 km² de l'île de Montréal (pour une densité de 3 761,6 hab./km²). En revanche, seulement 40 637 Québécois habitaient la région du Nord-du-Québec, qui compte pourtant pour 43 % du territoire.
Histoire du Québec
Les premiers occupants humains - ceux qui, dans la terminologie officielle datant de la fin du XXe siècle, sont nommés Amérindiens ou Premières nations - se seraient établis dans ce qu'on appelle aujourd'hui le Québec il y a 10 000 ou 11 000 ans, au terme d'un long périple qui a accompagné la fin de la dernière période glaciaire.
Ces nomades, partis de l'Asie il y a 20 000 ans, auraient, selon l'hypothèse encore acceptée en ce début de XXIe siècle, traversé le détroit de Béring, pour ensuite traverser l'Amérique du Nord et se sédentariser dans différentes régions du continent américain.
De cette sédentarisation progressive, des groupes ethnoculturels distincts ont émergé pour donner naissance à 11 nations autochtones - 10 nations amérindiennes et la nation inuit - reconnues officiellement par le gouvernement du Québec. Les dix nations amérindiennes incluent les Innus, les Micmacs, les Malécites, les Abénaquis, les Atikamekws, les Naskapis, les Algonquins, les Cris, les Hurons-Wendat et les Mohawks.
Il existe plusieurs familles autochtones, mais il faut distinguer les nations dites « nomades » (par exemple, les Cris et les Algonquins) de celles plus « sédentaires » (par exemple, les Mohawks et les Hurons-Wendat ). Ces dernières ont une tradition d'organisation sociale plus importante. Les nations dites « nomades », quant à elles, suivent la migration des troupeaux d'animaux qui leur servent de proie, comme le bison, l'orignal ou le phoque.
Un fort esprit individualiste caractérise ces nations de chasseurs. Les Mohawks et les Hurons, pour leur part, optent plutôt pour une organisation matriarcale basée sur la « cabane longue », ou « longue maison » (une traduction littérale de l'expression « longhouse »), qui regroupe plusieurs familles sous l'autorité d'une doyenne.
Avant l'arrivée des premiers Européens, les nations autochtones du Québec, comme celles du reste de l'Amérique du Nord, ne forment pas un front monolithique. Même lorsque plusieurs nations iroquoises sont alliées, comme c'est le cas des Cinq-Nations, la fin des hostilités avec un des membres de la confédération n'interrompt pas nécessairement le conflit avec les autres nations qui auraient pu être partie prenante au conflit.
L'historiographie contemporaine rapporte que le premier contact entre les nations autochtones et des explorateurs venus d'Europe remonte au Xe siècle. Il est maintenant admis que les Vikings furent les premiers à entrer en contact avec les Amérindiens et les Inuits, à Terre-Neuve, au Labrador, sur l'Île de Baffin et au Groenland. Cependant, les établissements scandinaves furent finalement abandonnés.
Il fallut la chute de Constantinople, le 29 mai 1453, pour pousser les monarchies européennes à considérer des alternatives pouvant faciliter la poursuite du commerce des épices avec l'Orient. La recherche de la route des Indes a autant motivé les Portugais et les Espagnols, au sud, que les Anglais et les Français, au nord. Mandaté par le monarque anglais, Jean Cabot aurait circulé dans le golfe du Saint-Laurent en 1497.
Contrairement aux autres puissances de l'époque, la France tarde à entreprendre un programme d'exploration, d'autant plus que les guerres d'Italie, au début du XVIe siècle, accaparent l'attention du souverain. Financé par des banquiers italiens de Lyon, et avec la permission de François Ier, Giovanni da Verrazano entreprend, en 1524, la quête d'un passage vers l'ouest entre la Floride et Terre-Neuve. Il ne trouvera pas le passage désiré, mais sa reconnaissance de la côte est américaine lui permettra de rapporter des cartes d'une terre alors inconnue.
Considéré comme le premier explorateur européen en terre canadienne, Jacques Cartier est parti de Saint-Malo le 20 avril 1534, avec 61 hommes sur deux navires. La même année, il planta une croix à Gaspé. Puis, en 1535, il navigua sur le fleuve Saint-Laurent lors d'un second périple. Cartier s'aventura jusqu'au village d'Hochelaga (aujourd'hui Montréal), où l'équipage passa l'hiver : 20 personnes moururent du scorbut avant que Cartier n'obtienne des Iroquoiens du Saint-Laurent une recette à base de feuilles de Thuya d'occident (appellé cèdre au Québec) contre cette maladie.
En 1540, le Royaume de France, décidé à établir une colonie, donna le commandement d'une nouvelle expédition à Jean-François de la Rocque de Roberval. La nouvelle colonie connut un hiver difficile, qui coûta la vie à plus de 50 individus. Ayant d'autres préoccupations, en particulier les guerres européennes, la France cessa, durant le demi-siècle suivant, de s'intéresser au Canada. Cette période est communément appelée les « vaines tentatives[réf. nécessaire] ».
Les débuts de la Nouvelle-France, et, par le fait même, du Canada, province de cette colonie, remontent à 1600. De fait, cette date correspond à la fondation, par Pierre de Chauvin, Sieur de Tonnetuit, du comptoir de Tadoussac, soit du premier établissement français en Amérique du Nord.
En 1603, les premiers colons français, menés par Samuel de Champlain, s'allièrent aux tribus amérindiennes des Hurons-Wendats et des Algonquins contre les Iroquois. À cette époque, on comptait environ 30 000 Wendats et 15 000 Iroquois, mais une série d'épidémies abaissa la population des Wendats à 12 000, tandis que celle des Iroquois demeura inchangée. En 1608, le père de la Nouvelle-France, Samuel de Champlain, fondait la ville de Québec, alors utilisée comme simple comptoir de traite.
En 1627, la création, par le cardinal de Richelieu, de la Compagnie de la Nouvelle-France (ou Compagnie des Cent-Associés) permit à cent actionnaires de développer le Canada. L'année suivante, cette compagnie lançait sa première expédition. Celle-ci, qui comptait 400 personnes, ne parvint jamais à destination, tombant entre les mains des Britanniques.
De 1629 à 1632, suite à la capitulation de Québec face aux frères Kirke, les Anglais occupèrent le territoire de l'Acadie et de ce qui, aujourd'hui, constitue le Québec. Samuel de Champlain fut fait prisonnier et il s'ensuivit la faillite de la Compagnie des Cent-Associés. À la suite du traité de Saint-Germain-en-Laye, en 1632, le Royaume de France reprit toutefois possession de la colonie. Deux ans plus tard, la ville de Trois-Rivières était fondée.
En 1640, la Nouvelle-France ne comptait que 500 personnes. Les guerres iroquoises et les maladies étaient les principales causes de mortalité dans la colonie. En 1642, Paul de Chomedey de Maisonneuve fonda Ville-Marie (future Montréal). À l'époque, il ne s'agissait que d'un fort servant de protection contre les attaques des Iroquois (la première grande guerre iroquoise dura de 1642 à 1667).
De 1627 à 1663, la population passa de 100 habitants à quelques 2 500. En 35 ans, environ 1 250 immigrants français vinrent se joindre à la colonie. Pour ce qui est de la natalité, elle doubla le contingent.
Durant cette période, les immigrants vinrent de l'Île-de-France et des provinces du nord-ouest, du centre-ouest et du sud-ouest de la France (la Normandie, l'Aunis, le comté du Perche, le Poitou, le Maine, la Saintonge, l'Anjou et la Bretagne). Les régions du Midi et des Alpes françaises, quant à elles, ne participèrent que très peu.
En 1663, le ministre français des finances, Jean-Baptiste Colbert, mit en place un gouvernement royal en Nouvelle-France. Ainsi, le territoire devait être administré comme une province française, c'est-à-dire par un gouverneur.
Deux ans plus tard, le régiment de Carignan-Salières (régiment d'élite) arriva dans la colonie. Ce régiment, envoyé par le roi de France, devait vaincre les Iroquois.
En 1666, l'intendant de la Nouvelle-France, Jean Talon, organisa un premier recensement, dénombrant 3 215 habitants. Grâce aux politiques d'encouragement des naissances de Talon, ainsi qu'à l'envoi, par Louis XIV, de 900 jeunes filles à marier (les fameuses Filles du Roy), la population de la colonie passa, en 1672, à 6 700 habitants.
En 1684, encouragés par les Britanniques, les Iroquois dirigèrent une seconde série d'attaques contre les établissements français. Puis, en 1686, les Français s'emparèrent de trois forts anglais de la baie d'Hudson. Peu de temps après, soit en 1690, ils menèrent, sous la gouvernance de Frontenac, une série de raids contre des postes de la Nouvelle-Angleterre. Du même coup, ils chassèrent les Anglais de l'Acadie et de Terre-Neuve.
En 1697, la France et l'Angleterre signèrent le traité de Ryswick, mettant fin à la première guerre intercoloniale. Puis, à l'aube des années 1700, Français et Iroquois s'entendirent pour faire la paix. Enfin, avec la signature des traités d'Utrecht (1713), la France céda à la Grande-Bretagne l'Acadie (actuelle Nouvelle-Écosse), Terre-Neuve et la baie d'Hudson.
La guerre de Sept Ans (1756-1763), entre la Grande-Bretagne et la France, prit un tournant décisif en Amérique du Nord. En effet, les colonies britanniques s'unirent pour en finir avec la Nouvelle-France.
Dès 1755, les Britanniques déportèrent plus de 7 000 Acadiens, soit la plupart des Français établis en Nouvelle-Écosse. Craignant leur intervention dans le conflit, le lieutenant-gouverneur de cette province, Charles Lawrence, privilégia en effet cette mesure. De tous les exilés, bon nombre furent transportés plus au sud, vers la côte américaine.
En 1756, Louis-Joseph de Montcalm, général français, arriva en Nouvelle-France avec 3 000 hommes. Trois ans plus tard, James Wolfe, son homologue britannique, jetait l'ancre près de Québec.
Wolfe et son armée assiégèrent Québec pendant dix semaines. Puis, au terme d'une célèbre bataille, près de la ville (bataille des Plaines d'Abraham), les Français durent capituler. Quant à Wolfe et Montcalm, ils furent mortellement blessés durant le combat.
Le printemps suivant, le général Lévis, fort d'une nouvelle armée en provenance de Montréal, reconquérit Québec . Toutefois, cette victoire ne fut pas décisive: les Britanniques bénéficièrent eux aussi de renforts, puis s'emparèrent de Montréal et de Trois-Rivières, prenant pour de bon possession de la Nouvelle-France.
Le Canada (prononcé [kanada] en français et ['k?æn?d?] en anglais), deuxième pays du monde par sa superficie, occupe la majeure partie de l'Amérique du Nord. Il s'étend d'est en ouest de l'océan Atlantique à l'océan Pacifique et vers le nord jusqu'à l'océan Arctique. Le Canada partage deux frontières avec les États-Unis au sud et au nord-ouest (Alaska).
Fondé par l'explorateur français Jacques Cartier en 1534, le Canada prend son origine en tant que colonie française sur le territoire de l'actuelle ville de Québec d'abord occupé par les peuples autochtones. Après une période de colonisation anglaise, la confédération canadienne est née de l'union de trois colonies britanniques, lesquelles étaient constituées des territoires de la Nouvelle-France. Aujourd'hui le Canada est un État fédéral de dix provinces et de trois territoires qui a obtenu son indépendance du Royaume-Uni pacifiquement dans un processus qui s'est étalé de 1867 à 1982.
Le Canada est aujourd'hui une monarchie constitutionnelle à régime parlementaire, se définissant comme une nation bilingue et multiculturelle ; l'anglais et le français sont, à statut égal, les langues officielles. Nation industrialisée et technologiquement avancée, son économie diversifiée repose principalement sur l'abondance de ses ressources naturelles et sur le commerce effectué en grande partie avec les États-Unis, pays avec lequel perdure une relation complexe depuis les temps coloniaux et les débuts de la Confédération.
Le Canada est actuellement composé d'une seule province majoritairement francophone, le Québec ; 1 province bilingue socialement et légalement, le Nouveau-Brunswick et de 8 provinces majoritairement anglophones, aussi appelées « le Canada anglais » par comparaison avec le Canada Français. Le territoire du Yukon est officiellement bilingue (anglais et français). Les Territoires du Nord-Ouest, ainsi que le territoire du Nunavut dont il est issu, reconnaissent 11 langues officielles, dont l'anglais et le français.
Origine du nom
Différentes versions existent quant à l'origine du nom du « Canada ». Cependant, les historiens s'entendent pour dire que le "pays de Canada" désignait à l'origine la ville actuelle de Québec.
Selon la version admise par les historiens, le nom « Canada » provient du mot "canada", qui signifie village ou établissement dans la langue laurentienne parlée au début du XVIe siècle par les Iroquoiens du Saint-Laurent qui habitaient Stadaconé (Québec) et Hochelaga (Montréal). Dans la Deuxième relation (1545) de Jacques Cartier, un dictionnaire de la langue laurentienne "des pays et royaume de Hochelaga et Canada autrement dicte la Nouvelle-France", nous apprend qu'"ilz appellent une ville canada".
Jacques Cartier est donc le premier à employer le mot Canada, pour désigner le territoire qui correspond aujourd'hui à la ville de Québec et ses régions limitrophes, dont Stadaconé est le principal village. Il appelle les habitants iroquoiens de la région de Québec, les "Canadians". Des livres et des cartes européennes appliquent ensuite cette appellation au peuplement français établi le long des rives du Saint-Laurent (territoire intégré au Québec pour sa plus grande partie), puis elle est récupérée par les autorités de l'Empire britannique pour désigner l'ensemble de ses provinces du nord de l'Amérique.
Selon la version du traducteur Georges Kersaudy, lorsqu'il découvrit le pays et fonda la colonie, Jacques Cartier était accompagné par de nombreux interprètes parlant le japonais, le chinois, l'hindoustani, l'hébreu et le chaldéen. Mais aucun des interprètes ne put s'adresser aux Indiens Micmac qu'il rencontra dans l'embouchure du Saint Laurent. Jacques Cartier demanda alors en français au chef de la tribu : « Comment se nomme ce pays ? » Ne saisissant rien à ses paroles, le chef répondit par la phrase « Ac' nadá » qui signfie en micmac « Je ne comprends pas. » Satisfait de la réponse, Jacques Cartier déclara au scribe qui l'accompagnait : « Notez : ce pays s'appelle le Canada. » L'anecdote de Kersaudy n'est pas rapportée dans les Relations de Jacques Cartier.
Histoire du Canada
Certaines régions du territoire du Canada actuel sont habitées par les peuples autochtones depuis des temps immémoriaux. Les premières explorations européennes ont quant à elles commencé sur les côtes du Labrador et de l'île de Terre-Neuve, lesquelles ont été visitées par les Vikings et les Basques depuis le 1er millénaire. Ces derniers venaient y pratiquer la pêche. Puis, l'explorateur portugais João Fernandes Lavrador a longé le littoral du Labrador vers 1495, en compagnie de l'explorateur Pêro de Barcelos, mais sans prise de possession des terres.
Le « Canada », proprement dit, se réfère quant à lui à l'origine à un peuplement français situé sur le territoire de la ville actuelle de Québec, et en tant que colonie française constitue une des provinces de la Nouvelle-France. La colonie est fondée le long des berges du fleuve Saint-Laurent en 1534 lors de la découverte du Québec par Jacques Cartier, et du développement de relations diplomatiques avec les Amérindiens de la région, puis il faut attendre Tadoussac en 1600 pour y réussir le premier établissement d'un fort français permanent, origine du village actuel du même nom à l'embouchure de la rivière Saguenay.
En 1750, la province française du Canada s'étend jusqu'aux provinces d'Acadie (britannique depuis 1713) couvrant le trois quarts de l'Amérique du Nord - la partie continentale des provinces atlantiques actuelles, l'état du Maine, et Terra-Nova à l'est; presque jusqu'à l'Arctique au nord; jusqu'aux Montagnes Rocheuses à l'ouest; et jusqu'au milieu des Appalaches au sud. La limite entre la Louisiane et le Canada n'est pas clairement établie et doit se trouver quelque part dans la vallée de l'Ohio avec le Fort Duquesne (actuel Pittsburgh).
Entre autre motivés par le contrôle du commerce de la fourrure dans la vallée de l'Ohio, les armées britanniques de la Nouvelle-Angleterre attaquent à plusieurs reprises les Français, et s'insurgent sur les territoires de la Nouvelle-France. En Europe, principalement motivés par des buts européens, les Anglais et Français se heurtent à quatre reprises entre 1689 et 1763 ayant en l'occurrence des conséquences sur la Nouvelle-France. En 1759, avec la conquête de Québec par les armées anglaises, le Canada devient définitivement une colonie britannique à part entière.
En 1791, cette partie des colonies britanniques est divisée en deux provinces nommées le Haut-Canada et le Bas-Canada, et ayant pour but d'accomoder les revendications des Anglophones venus des États-Unis. Puis ces deux colonies sont fusionnées en 1840 afin de noyer les Canadiens Français au sein de la culture britannique suite aux Rébellions de 1837-1838. Puis, dès la naissance de la Confédération en 1867, le nom « Canada » est officiellement adopté par la couronne d'Angleterre dans l' Acte de l'Amérique du Nord britannique pour définir le nouveau dominion, et se prémunir contre l'expansionnisme américain.
Durant les guerres mondiales, les Canadiens combattent en tant que soldats britanniques dans des unités séparées souvent au côté des Écossais et des Australiens. Le statut de Westminster de 1931 donne au Canada une plus grande autonomie politique du Royaume-Uni, et permet au Canada d'attendre une semaine après le Royaume-Uni avant d'entrer dans la Deuxième Guerre mondiale. La guerre voit l'implication plus grande du rôle de l'état fédéral et ouvre la porte à une implication plus importante de l'état fédéral dans l'après-guerre et le début d'une nouvelle identité. En 1949, Terre-Neuve rejoint le Canada comme dixième province.
En 1982, la constitution canadienne est rapatriée de Londres. La Loi de 1982 sur le Canada ne se réfère qu'au nom Canada, de telle sorte que ce dernier est actuellement le seul nom légal. Cette modification est en outre officialisée par le changement de nom de la fête nationale qui devient en 1982 la fête du Canada, remplaçant ainsi l'ancienne dénomination de « Jour de la Confédération ».
Actuellement, le Canada est une monarchie constitutionnelle avec une organisation fédérale, et il compte 10 États fédérés, appelés provinces, et trois territoires organisés. En 1999, la création du troisième territoire, le Nunavut, est fondé en reprenant une partie des Territoires du Nord-Ouest.
De Saint-Malo sur les côtes armoricaines, à bord de deux navires, Jacques Cartier et son équipage de 61 hommes se dirigent vers le Nouveau Monde où ils visitent Terre-Neuve, le Golfe du Saint-Laurent, les Îles-de-la-Madeleine ainsi que l'Île-du-Prince-Édouard. Puis finalement, Cartier débarque en 1534 à Gaspé (surnommé le « Berceau du Canada-français »), y plante une croix, et prend possession de la terre au nom du roi de France, François 1er. Ainsi, Jacques Cartier devient le deuxième mandataire du roi de France à venir en Amérique suite au voyage de Giovanni da Verrazano en 1524, lequel longe le littoral s'étendant de la Floride à la Nouvelle-Écosse, et lequel devient le premier à utiliser la dénomination « Nouvelle-France ».
Lors de son second voyage, en 1535, à bord de la Grande Hermine (la Petite Hermine et l'Émérillon complètent ses vaisseaux), Cartier remonte le fleuve d'abord jusqu'à Stadaconé (Québec), où il revoit Donnacona, chef des Iroquoiens du Saint-Laurent (peuple aujourd'hui disparu ou assimilé, que l'on confond souvent à tord avec les Iroquois et les Hurons), qu'il avait déjà rencontré à Gaspé lors de son premier voyage. Il désigne le territoire autour de Stadaconé sous le nom de "pays de Canada" (en gros, Québec et sa région), dénomination qui sera généralisée par la suite à toute la vallée du St-Laurent, puis finalement à l'une des colonies de la Nouvelle-France. Puis il remonte le fleuve jusqu'à Hochelaga (aujourd'hui Montréal), arrêté par les rapides de Lachine. Lors de son troisième et dernier voyage en 1541, Jacques Cartier explore les terres du Canada en plus de ses régions avoisinantes, et y fonde Charlesbourg-Royal à l'embouchure de la rivière Cap-Rouge, à l'extrémité ouest du Cap aux Diamants, le village Iroquoien de Québec étant à l'extrémité est de ce Cap.
Bien qu'il ne soit pas encore prouvé que Giovanni Caboto ait débarqué au Canada, et à Terra Nova (Terre-Neuve), plusieurs explorateurs français reviennent explorer le Nouveau Monde après le départ de Jacques Cartier, dont Jean-François de La Rocque de Roberval, qui en 1542 explore le Royaume de Saguenay, et qui fonde France-Roy en l'emplacement de Charlesbourg-Royal laissé vacant. En 1555, Nicolas Durand de Villegagnon tente d'établir une colonie en France Antarctique dans la baie de Rio de Janeiro, mais est rapidement délogé par les Portugais. Puis de 1562 à 1565, les Français huguenots Jean Ribault et René de Goulaine de Laudonnière tentent de coloniser ce qui est aujourd'hui la Caroline du Sud et la Floride, mais sont massacrés par les Espagnols. À la recherche du Passage du Nord-Ouest, Martin Frobisher découvre quant à lui la région arctique de l'île de Baffin, notamment la baie de Frobisher (Iqaluit), en 1576 au nom de l'Angleterre, qui deviendra plus tard un territoire du Canada.
Entre 1598 et 1603, Henri IV charge Troilus de La Roche de Mesgouez, à titre de lieutenant général des pays de Canada, Terre-Neuve, Labrador et Norembègue, d'établir un nouveau poste de colonisation avec quelques dizaines d'hommes et femmes en Nouvelle-France. Cette deuxième tentative de colonisation s'effectuera sur l'île de Sable (île située au large de la Nouvelle-Écosse actuelle).
Après de nombreuses tentatives ratées (dont Nouvelle-Angoulême à Long Island et Saint-Augustine en Floride), les Français établissent finalement leur premier comptoir commercial estival, à Tadoussac (Québec) en 1600, de par un monopole accordé par le roi à Pierre Chauvin, sieur de Tonnetuit. Puis vient ensuite, par Pierre Dugua de Mons la fondation de Port Royal en 1605, première capitale de l'Acadie, en présence de l'explorateur-cartographe Samuel de Champlain. Ce dernier, déjà venu explorer la Grande Rivière de Canada en 1603, fonde Québec en 1608, mandaté par Pierre Dugua de Mons, « là où le fleuve se rétrécit », selon l'appellation algonquienne, et il en fait la capitale de la Nouvelle-France aussi dite le « Canada ». Québec sera, jusqu'aujourd'hui, le premier lieu habité à l'année de façon continue par des Français et leurs descendants, en Amérique du Nord. Champlain remonte aussi le fleuve en 1615 jusqu'au-delà du Sault Saint-Louis (rapides de Lachine), à la Baie Georgienne (partie ouest du Lac Huron) et navigue sur les eaux de la rivière Richelieu jusqu'à ce qui est aujourd'hui le lac Champlain. Tout au long de son périple en Nouvelle-France, il établit notamment avec les Innus-Montagnais, les Algonquins et les Hurons-Wendats, d'excellentes relations diplomatiques et commerciales, et agit, d'office (non en titre), comme premier gouverneur de la Nouvelle-France.
Cependant, les explorateurs européens apportent de nombreuses maladies qui, par les routes commerciales, se propagent rapidement au sein des populations autochtones, faisant des ravages parmi celles-ci. Les colons français, arrivant souvent très malades dans des bateaux qui ne sont pas très sains, sont sauvés par les remèdes amérindiens. Ainsi, pour soigner le scorbut, les Iroquoiens du St-Laurent proposent à Cartier des décoctions d'écorce de cèdre blanc, appelé annedda.
Après son retour de France en 1617, Samuel de Champlain reviendra à Québec avec l'apothicaire et laboureur Louis Hébert. Celui-ci sera accompagné de sa femme, son fils, ses deux filles et de son beau-frère. L'arrivée de cette famille jettera les bases de la colonie française en Nouvelle-France.
Les Récollets, premiers missionnaires catholiques en Nouvelle-France, arrivent en 1615 et se voient offrir une terre aux abords de la rivière Saint-Charles en 1620 pour y fonder un couvent. Bien que l'emplacement sera laissé vacant pendant quelques années, les Récollets reviendront en 1670 et se verront rétrocéder le site qu'ils dénommeront Notre-Dame-des-Anges. En 1692, Jean-Baptiste de la Croix de Chevrières, Monseigneur de Saint-Vallier, et alors Évêque de Québec depuis 1685, fera l'acquisition du site et y fondera l'hôpital général de Québec l'année suivante (aujourd'hui, l'hôpital forme une municipalité enclavée et séparée de Québec sous le nom de Notre-Dame-des-Anges).
Dans un but d'évangélisation et d'éducation des Amérindiens, les Jésuites arrivent en Nouvelle-France en 1625. Ils fonderont le Collège de Québec en 1635 pour y instruire les garçons français et les Hurons devenus chrétiens. Bien que leur principal but consiste en la conversion religieuse des tribus amérindiennes, il demeure que le rôle des missionnaires en est un de découvertes du territoire grâce à leurs relations avec les Hurons. Cependant, en 1648, les Iroquoiens, soutenus par les Anglais, attaqueront les missions de Saint-Joseph et de Saint-Michel en Huronnie, et y massacreront les pères catholiques, dont Jean de Brébeuf, connus aujourd'hui sous la dénomination des Saints-Martyrs-Canadiens.
C'est en 1627 qu'est créé le régime seigneurial, principal mode d'administration des terres de la Nouvelle-France. Ce système est inspiré du régime féodal de la France sous lequel le censitaire (ou habitant) est dépendant du seigneur. Fondé par Armand Jean du Plessis, Cardinal de Richelieu, la Compagnie des Cent-Associés, dont fait partie Samuel de Champlain, se voit octroyé les droits légaux et seigneuriaux, et ce, en plus du droit de distribution des terres. C'est ainsi que le territoire de la Nouvelle-France est divisé en seigneuries, chacune faisant face à un cours d'eau, remises aux colons les plus offrants afin d'en exploiter les richesses, et lesquelles deviendront des entités économiques essentielles à leur survie. Autre changement important pendant cette année : la Compagnie des Cent-Associés introduit la Coutume de Paris qui, en 1664, deviendra obligatoire en vertu de l'édit royal créant la Compagnie des Indes occidentales. Cet unique code de loi viendra ainsi uniformiser les rapports entre les citoyens à la grandeur de la colonie, notamment dans les affaires commerciales et civiles.
À la première conquête de 1629, la Nouvelle-France passe sous domination britannique lorsque le marchand Sir David Kirke, en compagnie de ses frères, prend possession du fort et château Saint-Louis après l'assaut sur la ville de Québec où il somme Samuel de Champlain à la capitulation. Ce dernier est emmené de force en Grande-Bretagne pour négocier les termes de la cession des territoires français en Amérique. Cependant, après une période de tergiversation de trois ans, celui-ci est libéré, et l'Angleterre restitue la Nouvelle-France à la France en 1632 lors de la signature du traité de Saint-Germain-en-Laye. À son retour en 1633, Samuel de Champlain fait construire l'église Notre-Dame-de-Recouvrance (sur le site de Place-Royale dans la basse-ville de Québec), et la nomme ainsi pour souligner le fait que la France vient de recouvrer sa colonie.
En 1634, la ville de Trois-Rivières est fondé par un certain Laviolette (dont nous ne savons rien d'autre, sinon qu'il est un émissaire de Samuel Champlain), sur la rive Nord du fleuve au confluent des trois chenaux dessinés par la rivière Saint-Maurice, à mi-chemin entre Québec et le futur site de Montréal. Ce site était, depuis le début du siècle, un endroit stratégique pour la traite des fourrures, avec développement vers le nord-ouest. Et c'est en 1639 que les premières religieuses de la congrégation des Ursulines s'établissent en Nouvelle-France dans la région de Québec, pour y fonder la première école pour filles en Amérique du Nord. En 1697, elles s'établiront à Trois-Rivières, et avec l'aide de l'Évêque de Québec, achèteront du gouverneur de Trois-Rivières, Claude de Ramezay, une maison dans laquelle elles auront pour mission d'ouvrir une école et un hôpital.
Lors de l'élargissement des frontières en terrains vacants et du développement de relations diplomatiques avec les Algonquiens, les Français sont aux prises avec la menace des offensives britanniques et iroquoises. C'est donc dans le but de protéger les colons que Ville-Marie (Montréal), fondée en 1642 par Paul de Chomedey de Maisonneuve, est érigée sur une île au pied du Mont Royal. Et c'est en cette même année que Jeanne Mance fonde l'hôpital de Ville-Marie, premier Hôtel-Dieu. Bien que relevant de l'état laïque, elle est toujours secondée par les Soeurs hospitalières de Saint-Joseph. En 1653, Sieur de Maisonneuve invite Marguerite Bourgeoys à s'installer à Ville-Marie pour y devenir institutrice. Elle fait construire en cette même année la chapelle Notre-Dame-de-Bon-Secours (dans le Vieux-Montréal actuel), et fondera la congrétation Notre-Dame en 1659.
Suite aux massacres des Jésuites, Charles le Moyne de Longueuil et Pierre Picoté de Belestre entreprennent à partir de 1648 une série d'expéditions diplomatiques en pays iroquois, lesquelles mèneront à l'expédition menée par le gouverneur Daniel de Rémy de Courcelles en 1666, et qui mettra définitivement fin à la menace iroquoise. Cependant, alors que les attaques iroquoises et anglaises s'intensifient et deviennent de plus en plus imminentes au cours de ces années, plusieurs Français se dévouent à la défense de la colonie et s'élèvent au rang des héros de la Nouvelle-France. Le plus connu sera sans doute Adam Dollard des Ormeaux, Sieur des Ormeaux et commandant de la garnison du Fort de Ville-Marie, qui se rendra en 1660, lors de la bataille de Long Sault, avec une équipe de jeunes soldats au Fort du Sault de la Chaudière, sur la rivière des Outaouais, afin de défendre la Nouvelle-France contre l'invasion iroquoise. Bien qu'il mourra au combat, il sera néanmoins reconnu pour avoir repoussé l'invasion. Son nom est encore aujourd'hui bien ancré dans l'imaginaire des Francophones du Québec et de l'Ontario qui le célèbre chaque année avec un jour férié au mois de mai. Puis une jeune femme de 14 ans du nom de Marie-Madeleine Jarret de Verchères défendra, en 1692, pendant huit jours le fort de Verchères grâce à un mouvement de va-et-vient et des habits de soldats en faisant croire aux assaillants que le fort est rempli d'hommes alors qu'un seul soldat y veillera.
Entre 1654 et 1656, Médard Chouart des Groseilliers élargit les limites de la Nouvelle-France en explorant les territoires de ce qui est aujourd'hui le nord de l'Ontario en plus de ceux du pourtour de la baie d'Hudson, et devient un des premiers Européens à atteindre le lac Supérieur. Il y retourne en 1659 avec Pierre-Esprit Radisson afin d'y exploiter le commerce de la fourrure. Cependant, à leur retour en 1660, ils sont réprimandés par le gouverneur Pierre de Voyer d'Argenson, vicomte de Mouzay, pour commerce illégal.
Comme la très grande majorité des familles pionnières du Canada, lesquelles s'établissent notamment à l'Île d'Orléans, Charles Aubert de La Chesnaye arrive en Nouvelle-France au courant des années 1650. À partir de ce moment, il développera l'activité économique de la colonie, notamment en devenant le premier homme d'affaires du Canada, et ce, en créant plusieurs commerces et en acquérant les droits de propriété de compagnies de traite de fourrures, mais aussi en devenant l'un des plus grands seigneurs et propriétaires terriens du Canada.
Peu après les débuts de la construction de la basilique Sainte-Anne-de-Beaupré en 1661, Monseigneur François de Montmorency-Laval, gouverneur intérimaire de la Nouvelle-France à deux occasions, devient le premier Évêque de Québec en fondant le Séminaire de Québec en 1663, à l'origine de la première université du Canada et la plus ancienne université francophone en Amérique, l'Université Laval. Et c'est en 1672 que l'on verra les débuts de la construction de la basilique Notre-Dame de Montréal grâce aux prêtres de Saint-Sulpice.
En 1665, Jean Talon, surnommé le bâtisseur, est nommé par Jean-Baptiste Colbert sous commission du roi Louis XIV à titre de premier intendant de la Nouvelle-France. Lors de son arrivée, le roi fait aussi venir des troupes militaires afin de défendre la colonie contre les menaces iroquoises. C'est ainsi que le lieutenant-général Alexandre de Prouville, marquis de Tracy, fait construire trois forts le long de la rivière Richelieu : le Fort Richelieu à l'emplacement actuel de la ville de Sorel-Tracy, le Fort Sainte-Thérèse près de Carignan et le Fort Saint-Jean près de la ville actuelle de Saint-Jean-sur-Richelieu. Toujours dans l'esprit de sa mission de bâtir la colonie, Jean Talon propose en outre d'instaurer le Conseil souverain au sein d'un gouvernement royal, et de créer des cours de justice dans les villes de Montréal, Québec et Trois-Rivières. En 1666, Jean Talon effectue le premier recensement de la Nouvelle-France, et suite aux conclusions tirées de ce dernier, il met en place une série de mesures de compensation et d'imposition afin d'encourager la nuptialité et la natalité. Il fait entre autre venir de France 800 femmes, communément appelées les "Filles du Roy" parce que dotées par le roi, et lesquelles sont accueillies par Marguerite Bourgeoys. Tout au long de son intendance, il encourage la colonisation de la vallée du Saint-Laurent, en y créant et attribuant la grande partie des seigneuries de la Nouvelle-France, tout comme les gouverneurs qui suivront. C'est ainsi qu'à partir de la fin de la première moitié du XVIIe siècle et tout au long de la seconde moitié, l'on assistera au début de la formation des régions actuelles du Québec avec l'arrivée des colons français et le développement du commerce de la fourrure. Ainsi, avec la sédentarisation des nouveaux colons canadiens et la traite de la fourrure, le site de plusieurs centres régionaux historiques actuels sera fixé. De ce fait, la Nouvelle-France assistera à la naissance des villes telles que Baie-Saint-Paul, Blainville, Boisbriand, Boucherville, Châteauguay, Lachute, Laval, Lavaltrie, Lévis, Longueuil, Matane, Montmagny, Repentigny, Rimouski, Rivière-du-Loup, Sept-Îles, Terrebonne, Varennes et Vaudreuil-Dorion, ainsi que La Tuque plus au nord, Beloeil sur la rivière Richelieu et Saguenay dans le fjord du Saguenay.
Jean Talon diversifie en outre l'économie grâce au système mercantile établi entre la Nouvelle-France, la métropole et les Antilles françaises, et il agrandit les limites de la Nouvelle-France en chargeant des explorateurs d'étudier de nouveaux territoires. C'est ainsi que Louis Jolliet et le père Jacques Marquette sont envoyés en exploration vers la vallée du Mississippi, mais c'est en 1682 que René Robert Cavelier de La Salle nommera le territoire s'étendant des Grands Lacs au Golfe du Mexique du nom de Louisiane en l'honneur du roi de France. De plus, Jean Talon envoit deux équipes à l'est afin de trouver une solution pour relier l'Acadie et le Québec par route terrestre. Dans la même lignée d'exploration, Charles Albanel et Paul Denys de Saint-Simon sont recrutés pour explorer la Baie d'Hudson et pour y appuyer la souveraineté de la France sur cette région au même moment où la Compagnie de la baie d'Hudson y commence ses activités. Simon François Daumont de Saint-Lusson a pour sa part la mission d'explorer la région de l'Outaouais et du bassin des Grands lacs, constituant en grande partie l'ensemble des Pays d'en Haut.
Dirigé par Pierre de Troyes, l'explorateur canadien Pierre LeMoyne d'Iberville est envoyé en expédition à la baie James, et se rend donc en 1686 dans la région de la baie d'Hudson avec pour mission d'y déloger les Anglais qui y avaient établis la Compagnie de la baie d'Hudson en 1670. Ces derniers avaient indûment pris possession des territoires entourant le plan d'eau après la trahison de Médard Chouart des Groseilliers et de Pierre-Esprit Radisson à l'endroit de la France. Ces deux explorateurs français avaient suscité l'intérêt de l'Angleterre afin de prendre le contrôle du commerce de la fourrure dans la région en 1668 après le refus de Louis XIV de leur accorder les permis d'exploitation. Le seul voyage de l'Angleterre dans la région se fit en 1610 lorsque Henry Hudson navigua sur les eaux de la baie d'Hudson. Ce dernier n'avait cependant établi qu'un campement hivernal sur la rive de la baie puisque pris par les glaces, sans exploration des territoires, puis fut laissé pour mort au printemps lors de la mutinerie de son équipage qui retourna en Angleterre.
La compétition pour les territoires, les bases navales, la fourrure et la pêche devenant de plus en plus féroce, maintes guerres éclatent impliquant les Français, les Hollandais, les Britanniques et les tribus amérindiennes comme alliées. Ainsi, le XVIIIe siècle sera caractérisé en grande partie par les guerres intercoloniales (nommées French and Indian Wars en Nouvelle-Angleterre) qui apparaissent entre les Français, avec pour alliés les Hurons et les Algonquins, et les Hollandais - au début - ainsi que les Britanniques par la suite, lesquels ont pour alliée la confédération iroquoise, afin de définir le contrôle du commerce de la fourrure, notamment dans la vallée de l'Ohio. Ces guerres intercoloniales se perpétreront environ au même moment que les quatre guerres franco-britanniques en Europe entre 1689 et 1763.
Dans le but de protéger la ville de Québec contre la Nouvelle-Angleterre, Louis de Buade, comte de Frontenac et gouverneur de Nouvelle-France, fait construire la première enceinte de la Citadelle de Québec en 1690. Au mois d'octobre de cette même année, le gouverneur Frontenac rejette l'offre de reddition de la ville, et réussit à repousser les Britanniques de William Phips à la bataille de Québec. De plus, en 1695, à l'emplacement actuel de Kingston en Ontario, celui-ci reprend la construction du Fort Frontenac, qui avait été détruit en 1688 par les Iroquois, alors que l'ancien fort avait été construit après négociations entre le gouverneur Frontenac et une délégation iroquoise en 1673 afin d'étendre le commerce de la fourrure dans les Pays d'en Haut, et de protéger Ville-Marie contre les Anglais.
Suite à la première guerre franco-britannique - la Guerre de la ligue d'Augsbourg, le traité de Ryswick de 1697 élargit les frontières de la Nouvelle-France, notamment grâce à la reconnaissance par l'Espagne de la partie ouest de Saint-Domingue (Haïti) comme étant possession française. Puis, en cette même année, Pierre LeMoyne d'Iberville est choisi par la France pour retourner découvrir l'embouchure du fleuve Mississippi et coloniser la Louisiane, laquelle est convoitée par les Britanniques. Il y fonde le premier peuplement, près de la baie de Biloxi, en compagnie de son frère, Jean-Baptiste Le Moyne de Bienville. Ce dernier fondera La Nouvelle-Orléans en 1718.
Dans la même période d'exploration qui s'étend vers le Pays des Illinois en Louisiane, et au même moment où les Français tentent de coloniser davantage les territoires du sud pour faire face à la menace britannique dans la vallée de l'Ohio, Antoine Laumet de La Mothe, Sieur de Cadillac, fonde en 1701 la ville de Détroit avec la construction du Fort Pontchartrain. La ville de Windsor, sur l'autre rive de la rivière Détroit, sera peuplé en 1748 à même ce fort, alors que le Fort Rouillé sera érigé en 1750 à l'emplacement actuel de la ville de Toronto sous l'ordonnance du gouverneur Jacques-Pierre de Taffanel de La Jonquière, marquis de La Jonquière.
Après la victoire britannique à la Guerre de Succession d'Espagne, les Anglais s'emparent, lors du traité d'Utrecht en 1713, de Saint-Christophe aux Antilles, de Terre-Neuve, de la Baie d'Hudson et de l'Acadie, puis mènent à la destruction complète de la capitale de cette dernière, Port-Royal (Annapolis Royal). Les territoires de l'Acadie formeront une nouvelle colonie anglaise qui prendra le nom de Nouvelle-Écosse. Cependant, par faute d'une évaluation exacte de la superficie du territoire par les Anglais, les Français conservent en partie l'Acadie - notamment les territoires constituant le Nouveau-Brunswick, l'Isle Saint-Jean (Île-du-Prince-Édouard) et l'Isle royale (île du Cap-Breton), sur laquelle ils entreprennent la construction de la forteresse de Louisbourg qui en devient en 1718 la capitale. Lors de la Guerre de Succession d'Autriche, les Britanniques venus de Nouvelle-Angleterre captureront la forteresse en 1745, mais cette dernière sera restituée à la France lors de la signature du traité d'Aix-la-Chapelle en 1748.
Pendant la période de paix qui suit le traité d'Utrecht, en plus de la forteresse de Louisbourg, les colons de la Nouvelle-France construisent le Chemin du Roy en 1737 afin de relier Québec, Trois-Rivières et Montréal sur la rive nord du fleuve. Ce chemin devient la première route carrossable au Canada, et est nommé ainsi dans l'espoir que le roi l'empruntera un jour. À partir de 1720, les fortifications de la ville de Québec sont par ailleurs érigées. De plus, la colonisation française commence à s'étendre le long de la rivière Chaudière, laquelle mène directement aux colonies de la Nouvelle-Angleterre à partir de la ville de Québec, et par conséquent développe la région de la Beauce allant même jusqu'au site actuel de Lac-Mégantic. Puis, en 1738, la Nouvelle-France agrandit son territoire de plus bel en terres inconnues avec l'exploration de l'ouest canadien. La région est explorée pour la première fois grâce à Pierre Gaultier, seigneur de Varennes et de La Vérendrye, lequel fait construire le Fort Rouge à l'emplacement actuel de la ville de Winnipeg. En 1740, son fils François atteint les Montagnes Rocheuses et explore les régions actuels du Montana et du Wyoming. Après la Guerre de Sucession d'Autriche, en 1748, Pierre de Rigaud de Vaudreuil, alors gouverneur de Montréal, reçoit une seigneurie du roi Louis XV sur les terres de la ville actuelle de Saint-Hyacinthe. Ce cadeau de la France devient le dernier legs au Canada.
La Nouvelle-France s'étend dorénavant des Montagnes Rocheuses aux Appalaches. Cependant, afin de prendre le contrôle du commerce de la fourrure et d'empêcher l'expansion du catholicisme en Amérique, les Britanniques tentent de plus bel de s'emparer des territoires de la Nouvelle-France, notamment en essayant de se rendre dans la vallée de l'Ohio. Lorsque la guerre de Sept Ans éclatera en 1756 entre la France et la Grande-Bretagne en Europe, la guerre fera donc déjà rage en Amérique.
Chicago est la troisième plus grande ville des États-Unis, elle est située dans la partie nord du Middle West, à 1 280 kilomètres à l'ouest de New York et à plus de 3 200 kilomètres au nord-est de Los Angeles. C'est la plus grande ville de l' État de l' Illinois et le chef-lieu du comté de Cook. Elle se trouve sur la rive sud-ouest du lac Michigan, l'un des cinq lacs intérieurs de l'Amérique du Nord, connus sous l'appellation commune des « Grands Lacs » (Great Lakes). La rivière Chicago traverse la ville.
Fondée en 1770 Chicago est devenue ville officielle en 1837, elle compte aujourd'hui 2 873 790 habitants et s'étend sur plus de 600 kilomètres carrés. Chicago est la troisième agglomération la plus peuplée des États-Unis avec une aire urbaine de 9 505 748 habitants s'étendant sur 28 163 km². Ses habitants s'appellent les Chicagoans. L' aire urbaine de Chicago-Naperville-Joliet (Chicagoland) est la quatrième métropole de l' Amérique du Nord après Mexico, New York et Los Angeles. C'est son climat autant que son passé politique agité qui lui ont valu le surnom de la « Ville des vents » (Windy City), du fait de son incapacité, malgré les déclarations dithyrambiques des politiciens locaux, d'inaugurer à temps l'Exposition universelle de la célébration du 400e anniversaire de l'arrivée de Christophe Colomb sur le continent. Celle-ci fut inaugurée un an plus tard, en 1893 ! Ce surnom signifiant en fait « qui brasse de l'air », lui fut donné par la presse de New York, et bien que péjoratif, lui est resté. Il correspond aussi à sa situation climatique. La première signification a en effet tendance à s'estomper dans la mémoire collective. Chicago est également surnommée la « Ville aux larges épaules » (City of Big Shoulders) ou encore la « Deuxième Ville » (Second City), car elle a été reconstruite en 1871 après un grand incendie et aussi parce qu'elle a longtemps été la deuxième ville la plus peuplée du pays.
Chicago est le deuxième centre industriel des États-Unis ; elle appartient à la « Ceinture des industries » (Manufacturing Belt), mais la ville est aussi l'une des plus importantes places financières du monde ; c'est ici, par exemple, que sont fixés les prix du blé et du soja aux États-Unis. Grâce à sa situation exceptionnelle, la ville constitue un centre de communication majeur de voies terrestres mais aussi par son aéroport international. Elle a acquis une grande renommée culturelle grâce à son architecture de gratte-ciel et attire des millions de visiteurs chaque année. Elle compte en outre plusieurs établissements d'enseignement supérieur, des musées, des théâtres et un orchestre symphonique réputé.
Chicago a presque définitivement fait oublier sa mauvaise réputation, héritée de la période agitée de la prohibition dans les années 1930, quand les activités d'Al Capone et de la pègre lui valurent le surnom de « Capitale du crime ». Dans le classement des villes les moins sûres des États-Unis, elle n'arrive qu'en 17e position, loin derrière Baltimore (qui occupe le premier rang). Chicago est une belle ville, agréable, propre, très vivante, avec de larges avenues bordées d'espaces verts.
Histoire
Avant l'arrivée des premiers Européens, la région de Chicago était occupée par les Amérindiens Potawatomis, qui prirent la place des Miami et des Sauk et Fox vers le milieu du XVIIIe siècle. Le nom de la ville proviendrait du mot indien « Checagou » ou « Checaguar » qui signifie « oignon sauvage », « marécage » ou encore « sconse », ce qui en dit long sur l'odeur pestilentielle qui y régnait autrefois.
Cet ancien point de passage et de liaison des Amérindiens, des explorateurs et des missionnaires, entre le Canada et le bassin du Mississippi, devient poste permanent de traite des fourrures. C'est le coureur des bois Louis Jolliet et le père jésuite Jacques Marquette qui, en 1673, revenant d'une expédition dans le Mississippi, parviennent au site actuel de Chicago. Situé au milieu de vastes plaines recouvertes d'herbes hautes et denses, ils l'appellent « Prairies ». Neuf ans plus tard, Cavelier de La Salle, autre explorateur français, prend possession des lieux, au nom du roi de France. Ces lieux couvraient tout le Mississippi jusqu'aux Montagnes Rocheuses. Il nomme ce nouveau territoire « Louisiane ».
Le premier immigré fut Jean Baptiste Pointe du Sable, un métis franco-Haïtien, qui s'installa sur le bord de la rivière Chicago vers 1779 et qui épousa une jeune Potawatomi. Il construisit un premier poste de traite qui connut un important développement et qui fut vendu par la suite à John Kinzie, un marchand de New York. En 1795, par le traité de Greenville et sous la contrainte du colonel Anthony Wayne, les Amérindiens durent céder la région au tout nouveau gouvernement américain.
En 1803, un premier fort militaire, le Fort Dearborn, est bâti et fut utilisé jusqu'en 1837. Pendant la guerre de 1812, ses occupants furent massacrés par les Potawatomis et il fallut reconstruire le fort en 1816. Deux ans plus tard naissait l'état d'Illinois.
Le 12 août 1833, la municipalité de Chicago se constitua avec une population de 350 âmes, sur les terres cédées par le chef amérindien Black Hawk. Ce noyau urbain était délimité par les rues de Kinzie, Des Plaines, Madison et State, qui englobaient une superficie d'environ un kilomètre carré. Elle reçut une charte par l'État d'Illinois le 4 mars 1837.
L'ouverture du canal Illinois-Michigan en 1848 permit aux bateaux circulant sur les Grands Lacs de rejoindre le Mississippi en passant par Chicago : la ville connut dès lors une forte croissance démographique et économique et devint le débouché des Grandes Plaines céréalières. La même année, le chemin de fer arrive dans la ville (Galena & Chicago Union Railroad). En 1860, onze lignes ont Chicago pour terminus et vingt autres y font un arrêt. La situation de carrefour est également un avantage pour les sociétés de vente au détail qui s'y implantent (Montgomery Ward et Sears, Roebuck and Company). La fondation de la Bourse de commerce de Chicago s'inscrit dans ce développement économique considérable.
Pourtant, les contraintes naturelles du site posèrent rapidement des problèmes d'aménagement. Chicago a souffert d'un environnement marécageux qui rendait très difficile l'installation de routes et d'égoûts. La boue envahissait les rues de la ville au printemps et l'image de Chicago était celle d'un endroit crasseux. Les autorités engagèrent des travaux importants afin de surélever les infrastructures et d'implanter un réseau d'évacuation des eaux usées dans les années 1850. Après l'épidémie de choléra et de typhoïde générée par la forte montée des eaux en 1885, on décida de détourner la rivière pour préserver l'eau potable du lac, en creusant un canal qui s'ouvre sur le Mississipi. Ainsi la rivière Chicago ne se déverse plus dans le lac Michigan, mais vers le golfe du Mexique.
En octobre 1871, 10 kilomètres carrés de la ville furent réduits en cendres par le grand incendie de Chicago (Great Chicago Fire). Le bilan fut dramatique puisque 300 personnes trouvèrent la mort et 18 000 bâtiments furent détruits, jetant à la rue environ 100 000 personnes. Le feu se propagea facilement car un grand nombre d'infrastructures et d'habitations étaient construites en bois.
L'incendie permit aux urbanistes de penser à une reconstruction de la ville selon des critères modernes. Quelques années plus tard fleurit l'école d'architecture de Chicago, qui eut un rayonnement international. La ville devient le laboratoire d'expériences architecturales : en 1885, le premier gratte-ciel au monde y est construit (Home Insurance Building) en utilisant une armature d'acier. En 1909 fut décidé le plan d'urbanisme de Daniel Burnham qui faisait la part belle aux parcs situés sur le littoral.
Malgré le grand incendie, l'exposition universelle World Columbian Exposition attira 26 millions de visiteurs en 1893. Marques de la grandeur de l'événement, certaines des constructions alors érigées font depuis partie du patrimoine urbanistique de Chicago : le Musée de la Science et de l'Industrie et le célèbre métro aérien, qui entoure toujours le quartier des affaires de la ville baptisé la Loop (Boucle). Tout cela ne doit pas faire oublier la crise sociale que traverse la ville à la fin du XIXe siècle et qui se manifeste par des manifestations et des émeutes. La plus célèbre demeure celle de la place Haymarket le 4 mai 1886 au cours de laquelle sept policiers meurent sous l'effet d'une bombe. La grève des 3 000 ouvriers de la Pullman Palace Car Company secoua la ville au mois de mai 1894. Les problèmes de racisme s'ajoutent aux difficultés sociales : depuis les années 1870, les Afro-Américains du sud du pays émigrent dans la Manufacturing Belt afin de trouver un emploi. Ils se retrouvent relégués dans les ghettos du coté sud de la ville. Les émeutes raciales de 1919 font 38 morts et nécessitent l'intervention de l'armée pour rétablir l'ordre.
Le 24 juillet 1915, une nouvelle tragédie frappe la ville, 845 personnes perdent la vie suite au naufrage du S.S. Eastland sur la Chicago River alors qu'avec deux autres navires de croisière, le Theodore Roosevelt et le Petoskey, il devait emmener des employés de la Western Electric de Chicago à un pic nique à Michigan City (Indiana).
Pendant la Prohibition, Chicago devint la capitale du crime organisé autour des figures de Frank Nitti, Bugs Moran et Al Capone. Les gangsters de la ville profitent de sa situation près du Canada, d'où venaient les cargaisons d'alcool de contrebande. Surtout, ils trouvent des complicités, des juges et des policiers corrompus. En 1929, la guerre des gangs fait 29 morts dans la ville. Le 14 février 1929, une fusillade entre les deux principaux gangs fait sept morts. C'est le temps des gangsters et de la violence : John Dillinger est tué au cours d'une fusillade en 1934, dans le Lincoln Park. Les Incorruptibles (Untouchables) est le surnom qui fut donné par la presse américaine à un groupe d'agents du trésor américain (dont le plus célèbre est Eliot Ness) qui lutta pour faire respecter la prohibition. Al Capone finit par être arrêté et emprisonné sur l'île d'Alcatraz, près de San Francisco. Les années 1920 sont aussi des années de développement industriel pour la ville et de l'arrivée de milliers d'Afro-américains du Sud rural. Entre 1910 et 1930, la population noire de Chicago passe de 44 000 à 160 000. Les Afro-américains souffrent du racisme et des discriminations. En juillet 1919, des émeutes éclatent après la noyade d'un jeune noir : elles durent 13 jours, font 38 morts, 537 blessés et des centaines de sans-abris.
20 % de la population parle une autre langue, l'espagnol étant la plus courante.
Les États-Unis d'Amérique sont une république fédérale d'Amérique du Nord constituée de cinquante États, dont quarante-huit situés entre le Canada au nord et le Mexique au sud, un à l'ouest du Canada (Alaska) et un dans l'océan Pacifique (Hawaii à 3 900 km au sud-ouest de la Californie) ainsi que de territoires disséminés dans les Caraïbes et le Pacifique.
Washington, D.C. (ou District of Columbia) est la capitale fédérale du pays, avec un statut spécial. D'autres territoires ont des statuts spécifiques, notamment des États (anciennes colonies) qui ne sont pas membres de droit de la fédération, mais qui sont en pratique intégrés : les Samoa américaines, Guam, les îles Mariannes du Nord, Porto Rico et les îles Vierges américaines.
Les États-Unis comptent plus de 300 millions d'habitants, nombre dépassé le 17 octobre 2006, et sont le troisième pays le plus peuplé du monde derrière la Chine et l'Inde.
Les États-Unis sont membres de l'OTAN, de l'ALENA, de l'OEA, de l'ANZUS, de l'OCDE, du G8, et membres permanents du Conseil de sécurité des Nations unies.
Dénomination
La désignation en forme courte de ce pays est États-Unis (en anglais United States, abrégé en US) et la forme longue est États-Unis d'Amérique (en anglais United States of America, abrégé en USA). Cette dénomination fut suggérée par Thomas Paine et adoptée lors de la déclaration d'indépendance, le 4 juillet 1776.
Histoire
Le territoire actuel des États-Unis fut d'abord occupé par les Indiens d'Amérique qui étaient divisés en tribus qui parlaient plusieurs centaines de langues différentes et avaient de nombreuses cultures différentes. Ils ont laissé peu de traces de leur présence, surtout pour les peuples nomades. Aux XVIe et XVIIe siècles, les premiers contacts avec les Européens, principalement Espagnols au sud, Anglais à l'est, et Français au nord et dans la vallée du Mississippi constituèrent un choc des cultures.
Le premier établissement anglais fut établi en 1607 à Jamestown, Virginie puis de nombreuses colonies furent établies le long de la côte est (Plymouth, Boston, Salem, Williamsburg). L'esclavage par le recours à la traite négrière fut rapidement utilisé afin de développer notamment les plantations du sud mais aussi pour le développement des infrastructures.
La population indienne fut quant à elle décimée par les épidémies (variole, rougeole) des maladies importées par les pionniers, et par les conflits avec ces derniers (Guerres indiennes). À l'occasion du plus grand de ces conflits, qui correspondait à la guerre de Sept Ans en Europe, les colons Britanniques conquirent la moitié des possessions françaises, doublant leur superficie.
Treize des colonies britanniques proclamèrent leur indépendance le 4 juillet 1776 face à la Grande-Bretagne (Déclaration d'Indépendance). Ils adoptèrent la constitution des États-Unis d'Amérique en 1787, la première du monde occidental. Ces deux textes sont fondateurs de l'identité américaine.
La question de l'esclavage et des problèmes d'économie déclenchèrent la guerre de Sécession en 1861. Mais cela n'empêcha pas les États-Unis de se développer grâce à l'immigration et l'industrialisation tout au long du XIXe siècle ainsi que d'entreprendre la conquête de l'Ouest grâce au chemin de fer.