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Billet avion pour Edimbourg (Royaume-Uni)
 

Edimbourg

Présentation

Édimbourg (Edinburgh ['?d?nb?r?] en anglais, Dùn Èideann en gaélique, Edinburrie en scots, Aneda en latin) est une ville de la côte est de l'Écosse, et sa capitale depuis 1437. Elle est le siège du Parlement écossais, qui a été rétabli en 1999. Sa population était de 448 624 habitants au recensement de 2001 (c'est la deuxième ville d'Écosse derrière Glasgow). Depuis 1329, Édimbourg possède officiellement le statut de cité.

La ville est dominée par le château dont les fondations remontent au VIIe siècle mais c'est à partir du XIe siècle que fut construite cette résidence royale avant de devenir une forteresse redoutable au XVIe siècle. Édimbourg fut affranchie en 1329 et s'entoura de murailles au XVe siècle. Après la défaite de Flodden (1513) contre les Anglais, les bourgeois de la ville décidèrent de construire à titre préventif une seconde enceinte baptisée le mur de Flodden. Après l'unification des Parlements d'Écosse et d'Angleterre (1707), la ville perdit de son importance politique mais resta un important centre économique et culturel. En plus du Château, Édimbourg compte de nombreux lieux intéressants comme le Royal Botanic Garden, la cathédrale St Gilles, la National Gallery, Charlotte Square, le Scott monument ou encore le Royal Museum of Scotland. Le palais de Holyrood (Holyrood Palace) est la résidence officielle de la reine lorsqu'elle séjourne dans la ville. Les districts de la vieille ville et de la nouvelle ville sont classés patrimoine mondial par l'UNESCO depuis 1995.

Édimbourg est célèbre pour son festival, le plus grand du monde, qui dure trois semaines en août et propose de nombreux spectacles de qualité dans toutes les disciplines.

La ville accueille une des plus prestigieuses universités d'Europe et du monde, l'université d'Édimbourg, pionnière dans l'informatique et le management. À Édimbourg se situe également la bibliothèque nationale d'Écosse (National Library of Scotland) qui est la plus importante bibliothèque d'Écosse (et l'une des plus grandes du Royaume-Uni).

Origines du nom de la ville

L'origine du nom de la ville viendrait du brittonique Din Eidyn (le fort d'Eydin), la ville n'étant alors qu'un fort au sommet d'une colline. Des sources romaines du Ier siècle, parlent des Votadini, comme la tribu bretonne régnant sur la région (la Bretagne étant le nom de la Grande-Bretagne donné par les Romains). Cette origine est confirmée par, le poème Y Gododdin, écrit aux environ de 600, qui décrit des guerriers festoyant dans le grand fort d'Eidin.

Après le siège des Angles de Bernicie, la ville devient Edin-burh, qui pourrait venir de l'anglo-saxon Edwin's fort (le fort d'Edwin). Ce fort tirerait lui-même son nom d'Edwin roi de Northumbrie au VIIe siècle, mais l'apparition possible du nom avant l'existence même du roi aurait tendance à contredire cette thèse. La partie burgh signifie forteresse ou groupe de bâtiments, et donc par extension une ville. Ce mot est à rapprocher de l'allemand Burg, du latin parcus, du grec pyrgos, etc. On peut faire remonter ce mot jusqu'au chaldéen perach signifiant croissance, une ville étant un groupe de bâtiments qui grandit depuis le sol.

La preuve de l'existence d'une ville en tant qu'entité séparée du fort apparaît dans une charte du début du XIIe siècle, probablement 1124. Le roi David Ier accorde alors des terres à l'église de Holyrood d'Édimbourg. Cela laisse penser que la ville commença réellement à se développer entre 1018 (quand le roi Malcolm II sécurisa la région des Lothians contre les attaques des Northumbriens) et 1124.

Le bénéficiaire de la charte est l'Ecclisie Sancte Crucis Edwinesburgensi (Église Sainte Croix d'Édimbourg en latin), ce qui pourrait signifier que ceux qui ont écrit cette charte pensaient qu'Edwin était la source originale du nom de la ville et auraient donc décidé de le latiniser. Mais une autre hypothèse est que le mot se serait modifié au cours des 600 années précédentes pour y intégrer un w. Dans tous les cas, cela allait devait changer rapidement de nouveau ; en 1170, le Roi Guillaume le Lion utilise Edenesburch dans une charte (en latin de nouveau) confirmant l'octroi de terre par David I.

Des documents du XIVe siècle mentionnent la ville sous sa forme actuelle. Bien que l'on trouve parfois les orthographes "Edynburgh" et "Edynburghe", elles ne sont que de simples variantes de l'orthographe actuelle.

Autres noms

La ville est affectueusement surnommée Auld reekie, la vieille enfumée en Scots, du fait des fumées noires qui s'échappaient des nombreuses cheminées, formant un nuage autour de la ville.

Elle est également appelée l'Athènes du Nord pour différentes raisons. La première similitude entre ces deux villes est leur topographie, la vieille ville d'Édimbourg jouant le rôle de l'Acropole. Les deux villes ont de fertiles terres agricoles descendant vers un port situé à plusieurs kilomètres de celles-ci. Si cette disposition est commune pour un certain nombre de cités du sud de l'Europe, elle est en revanche assez rare au nord.

Le XVIIIe siècle, période des Lumières écossaises, a beaucoup joué dans l'attribution de ce surnom. Des figures phares telles que David Hume et Adam Smith faisaient rayonner la ville en ce temps-là. Ayant perdu de son importance politique, certains espéraient qu'Édimbourg pourrait un jour rivaliser avec des centres culturels tels que Londres, comme Athènes ou Rome auparavant. Un autre facteur de ressemblance est la présence d'architecture néoclassique, particulièrement celle des bâtiments de William Henry Playfair. Mais l'appellation Athènes du nord est décrédibilisée depuis qu'un écrivain a facétieusement surnommé Édimbourg la Reykjavik du Sud.

Édimbourg a également été connue sous le nom de Dunedin, dérivant de son nom gaélique Dùn Eideann. Dunedin, en Nouvelle-Zélande, était à l'origine nommée New-Edinburgh et est toujours surnommée l'Édimbourg du sud.

Les poètes Robert Burns et Robert Fergusson appellent parfois la ville "Edina" dans leurs oeuvres. Ben Jonson la décrit comme "l'autre oeil de Grande-Bretagne" (Britain's other eye), et Sir Walter Scott l'appelle "Impératrice du Nord".

Le centre

Le centre historique d'Édimbourg est divisé en deux parties par les Jardins de Princes Street. Au sud de ces jardins se trouve la vieille ville (quartier de Old Town), dominée par le château, perché au sommet d'un ancien crag volcanique. L'axe majeur de la vieille ville, le Royal Mile, suit l'arrête du crag en descendant lentement vers le palais de Holyrood à l'est. Au nord des jardins, se trouve la Nouvelle ville (quartier de New Town). Ces jardins se trouvent à l'ancien emplacement de marécages et de la rivière Nor'Loch servant autrefois de douves au château.

À l'ouest du château se trouve le quartier financier, abritant de nombreuses banques et compagnies d'assurances. La construction qui attire sans doute le plus l'oeil est le bâtiment circulaire construit en grès et qui abrite le Centre International de Conférence.

La topographie de la ville est marquée par le "crag et sa queue", qui se sont formés pendant l'ère glaciaire lorsque les glaciers ont érodé le sol tendre autour d'un bloc de roches volcaniques plus dures. La colline qui en a résulté a été la plus ancienne partie de la ville à se développer, en étant tout d'abord fortifiée puis en devenant la château que l'on peut voir aujourd'hui. La ville s'est ensuite étendue en descendant le long de l'arête qui part du château. Cet emplacement était facile à défendre, entouré de marécages au sud et d'un lac, le Nor Loch au nord. L'accès à la voie principale était barré au moyen de murailles aujourd'hui quasiment disparues.

La vieille ville a préservé sa physionomie médiévale ainsi que de nombreux bâtiments datant de la Réforme. Elle est délimitée sur un côté par le château, d'où l'artère principale (le Royal Mile) descend. Des ruelles (appelées closes ou wynds), et qui partent de Royal Mile descendent de part et d'autre de la colline. De larges places marquent l'emplacement des marchés ou entourent les principaux bâtiments publics, comme autour de la cathédrale Saint Gilles ou le palais de justice par exemple. Les autres lieux dignes d'intérêt proches du Royal Mile sont le Royal Museum of Scotland, le collège royal de chirurgie, l'université d'Édimbourg... La conception de la ville, typique de vieux quartiers de beaucoup de cités d'Europe du Nord, est particulièrement pittoresque à Édimbourg, du fait de son château perché au sommet du crag.


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Billet avion pour le Royaume-Uni
 

Royaume-Uni

Présentation

Le Royaume-Uni est un État indépendant d'Europe du Nord créé en 1707, composé de la Grande-Bretagne (Angleterre, Écosse et pays de Galles) et de l'Irlande du Nord et membre de l'Union européenne depuis 1973. La plus grande partie de ses territoires sont situés à proximité de la côte nord-ouest de l'Europe continentale et sont entourés par la mer du Nord, la Manche, la mer d'Irlande et l'océan Atlantique.

Note : il ne faut pas confondre le Royaume-Uni avec l'Angleterre, l'un des pays qui le constitue, ni avec la Grande-Bretagne, l'île principale.

Histoire

Les royaumes d'Angleterre et d'Écosse ont cohabité en tant que nations souveraines et indépendantes avec leurs propres monarques et structures politiques depuis le IXe siècle. La jadis principauté indépendante de Galles tomba aux mains des monarques anglais de par le Statut de Rhuddlan en 1284. À travers l'Acte d'Union (1707), l'Angleterre (incluant le pays de Galles) et l'Écosse - qui furent déjà unis depuis l'Union des Couronnes en 1603, se mirent d'accord pour une union politique sous la forme d'un Royaume de Grande-Bretagne. L'Acte d'Union de 1800 a unifié le Royaume-Uni, qui s'appelait à l'époque Royaume de Grande-Bretagne et le Royaume d'Irlande, qui est lentement tombé sous contrôle anglais entre 1541 et 1691, pour former le Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande en 1801. L'indépendance de la République d'Irlande en 1922 a suivi la séparation de l'île d'Irlande deux ans auparavant avec six des neufs comtés de la province d'Ulster restant attachés au Royaume-Uni ce qui mène donc en 1927 au nom officiel actuel de Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande du Nord.

Le Royaume-Uni de Grande-Bretagne a joué un rôle important durant le siècle des Lumières avec une présence forte en philosophie et en sciences ainsi qu'une grande influence pour la tradition théâtrale et littéraire. Tout au long du siècle qui suivi, le royaume a pris une part importante dans le développement des idées occidentales de la démocratie parlementaire avec une remarquable contribution dans la littérature, les arts et les sciences. La richesse de l'Empire britannique, comme les autres grandes puissances, fut aussi en partie générée par l'exploitation coloniale dont l'industrialisation après 1750 du commerce d'esclaves avec la flotte britannique du XVIIIe siècle ; la plus imposante à l'époque. Cependant au début du XIXe siècle, la Grande-Bretagne a passé le Slave Trade Act (l'Acte du commerce esclavagiste) en 1807 et est devenue la première nation à avoir aboli durablement le commerce d'esclave.

Après la Révolution industrielle et la défaite de Napoléon lors des Guerres napoléoniennes, la Grande-Bretagne devint la première puissance mondiale du XIXe siècle. À son apogée, l'Empire britannique, considéré être à la fois le Royaume-Uni et toutes les entités dont il est légalement séparé mais qu'il contrôle, s'étendait sur 1/3 des terres émergées et englobait 1/3 de la population mondiale. L'Empire britannique fut donc le plus grand et le plus peuplé que l'histoire ait connu. On l'appelait communément l'« empire sur lequel le Soleil ne se couche jamais » (The empire on which the sun never sets) ; en effet, on dit qu'il y avait toujours une partie de l'empire où il faisait jour.

Sur tout le XIXe siècle, le pays a joué un rôle prédominant dans le développement de la démocratie parlementaire, en partie par l'émergence d'un système à multiples partis politiques et une expansion du suffrage universel. Le développement des arts et des sciences, avec des personnalités comme Isaac Newton, montre également le rôle moteur du Royaume-Uni dans la construction du patrimoine culturel et scientifique du XVIIIe siècle. À la fin de l'Époque victorienne, le Royaume-Uni a perdu énormément de son monopole industriel, en particulier au profit des États-Unis, qui a surpassé le pays en production et commerce industriel au tournant des années 1890, et de l'Empire allemand. Le pays resta quand même une superpuissance prépondérante et son empire atteignit sa superficie maximum en 1921.

Après que le pays se relève de la Première Guerre mondiale, le premier réseau médiatique international à grande échelle fut créé : la BBC. Le mouvement travailleur du pays a continué de se développer depuis la fin du XIXe siècle et en 1924 le tout premier gouvernement travailliste arriva au pouvoir. Le Royaume-Uni a combattu l'Allemagne Nazie durant la Seconde Guerre mondiale avec ses alliés du Commonwealth dont le Canada, l'Australie, la Nouvelle-Zélande, l'Afrique du Sud et l'Inde. Leader en temps de guerre, Winston Churchill et son successeur Clement Attlee ont supporté un plan d'après-guerre comme part du Big Three. La Seconde Guerre mondiale a pour autant rendu le Royaume-Uni très endommagé tant physiquement que financièrement. Les coûteux prêts de temps de guerre, prêts accordés par les États-Unis et le Canada, combinés avec les aides du plan Marshall des Américains ont fortement lancé le Royaume-Uni sur la voie de la reconstruction.

1945 a vu l'émergence d'un État providence et l'un des premiers services de santé des plus complets alors que les demandes d'une économie en pleine reconstruction poussaient les gens de tout le Commonwealth à bâtir un Royaume-Uni multi-ethnique. Après la Seconde Guerre mondiale commence la décolonisation. L'Inde devient indépendante en 1945, tandis que le Tanganyika et le Cameroun passent sous tutelle de l´ONU. Aussi, les nouvelles limites politiques d'après-guerre du Royaume-Uni furent confirmées par la crise du canal de Suez de 1956. Le Ghana devient indépendant en 1957, le Nigeria en 1960, la Zambie en 1964. La décolonisation de la Rhodésie du Sud et de l´Afrique du Sud poseront de vifs problèmes.

Suivant une période de stagnation économique et de différends industriels durant les années 1970 après une diminution globale de l'économie, les années 1980 ont été les années de pouvoir de Margaret Thatcher, sous laquelle une nette cession avec le consensus économique et politique d'après-guerre a mené, d'après ses supporters, vers un rétablissement économique mais aussi vers une plus grosse fracture sociale selon ses détracteurs. Depuis la moitié des années 1990, ces tendances ont en grande partie continué sous la conduite de Tony Blair.

Le Royaume-Uni est membre de l'Union européenne depuis 1973. L'attitude du gouvernement actuel concernant si plus ou moins d'intégration avec l'Union est floue. Le Parti conservateur favorise un retour à l'état de certains pouvoirs et capacités alors que les démocrates libéraux préconise davantage d'engagements.

Politique

Le Royaume-Uni est, comme son nom l'indique, un royaume, mais le pouvoir du monarque britannique (actuellement la reine Élisabeth II) est de facto entièrement cérémonial. Celui-ci règne mais ne gouverne pas. Le pouvoir exécutif de cette monarchie parlementaire est exercé, au nom de la Reine, par le Premier ministre (actuellement Gordon Brown), et les autres ministres du cabinet. Le cabinet est donc le gouvernement de Sa Majesté. Ses ministres viennent et sont responsables devant le Parlement : c'est le corps législatif considéré bien souvent comme suprême. Le Royaume-Uni est l'un des rares pays du monde actuel où la constitution n'est pas codifiée. Elle est constituée de conventions constitutionnelles et de divers éléments issus de coutumes et de la common law, ensemble que l'on désigne souvent sous la dénomination de loi constitutionnelle britannique mis en place depuis Guillaume le Conquérant (1066).

Le Royaume-Uni est membre de l'OTAN, de l'Union européenne et du G8. Il est également membre permanent du Conseil de sécurité des Nations unies. Il dispose aussi de la dissuasion nucléaire.


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Billet avion au départ de Dusseldorf (Allemagne)
 

Dusseldorf

Présentation

La ville est située au bord du Rhin au confluent de la Düssel, petite rivière dans la vallée de laquelle fut découvert en 1856 dans une grotte le squelette de ce qui est appelé aujourd'hui l'Homme de Néanderthal et qui se trouve près de Mettmann. Étymologiquement, "Düsseldorf" veut d'ailleurs dire : "village de la Düssel".

Géographie

Düsseldorf se situe le long du Rhin, au milieu de la plaine de Rhénanie. La ville se trouve plus précisément à l'endroit où la Düssel se jette dans le fleuve. C'est cette rivière qui a donné son nom à la ville. Düsseldorf est en majorité bâtie sur la rive droite.

Seuls les quartiers de Oberkassel, Niederkassel, Heerdt et Lörick se trouvent sur la rive opposée. La ville se trouve au sud de la Ruhr, la grande région industrielle du nord-ouest de l'Allemagne, et est en plein coeur de la mégalopole Rhin-Ruhr, qui, de Cologne à Essen, regroupe selon les calculs de 11 à 13 millions d'habitants sur environ 10 000 km².


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Billet avion au départ de l'Allemagne
 

Allemagne

Présentation

L'Allemagne (en allemand : Deutschland), officiellement la République fédérale d'Allemagne (en allemand : Bundesrepublik Deutschland), est un pays d'Europe de l'ouest, entouré par la mer du Nord, le Danemark, et la mer Baltique au nord, par la Pologne et la République tchèque à l'est, par l'Autriche et la Suisse au sud, et par la France, le Luxembourg, la Belgique et les Pays-Bas à l'ouest.

L'Allemagne est une république fédérale constituée de 16 États fédéraux (Bundesländer en allemand). Le pays a longtemps été constitué de plusieurs États plus ou moins autonomes, conscients de leur propre histoire, culture et affiliation religieuse. En 1871, à la fin de la guerre franco-allemande, ils furent réunis dans un État dominé par la Prusse, donnant ainsi naissance à l'Allemagne unifiée moderne. Sa capitale est Berlin.

Elle est membre du Conseil de l'Europe depuis 1951, de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), de l'Union de l'Europe occidentale depuis 1954, de l'OTAN depuis 1955, de l'ONU depuis 1973, de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), membre fondateur de l'Union européenne (1958), d'Eurocontrol (1960) et de la zone euro.

Avec plus de 82 millions d'habitants recensés en 2006, l'Allemagne est le pays le plus peuplé d'Europe, à l'exception de la partie européenne de la Russie. Elle est aussi une puissance économique majeure, la première d'Europe et quatrième du monde derrière les États-Unis, le Japon et la Chine par son PIB total.

Histoire

La formation du mot Deutschland révèle la longue histoire de ce pays. Au départ il y a un mot gotique thiuda signifiant peuple. Il a comme adjectif thiudisk. Thiudisk a été transformé en Theodischus par les Romains, puis en Teudischus. Teudischus est devenu diutisca en vieil allemand pour aboutir à Deutsch. En ancien français, le latin theodiscus a donné thodesche, puis tudesque. Le français moderne a préféré le mot allemand issu du latin Alama désignant le peuple des Alamans. L'italien a conservé l'origine latine dans son adjectif tedesco pour dire allemand.

La linguistique et les textes latins nous montrent que la mention du peuple germain remonte à l'époque romaine. Cependant les historiens s'entendent pour trouver les origines d'un territoire allemand au partage de Verdun de 843. Louis le Germanique a obtenu, lors de ce partage, l'est de l'empire carolingien, nommé Francie orientale. C'est de la Francie orientale qu'est issu le Saint Empire romain germanique fondé par Otton Ier, dit le Grand (936-973). Cet empire comprend, outre le territoire de l'actuelle Allemagne, l'Italie et la Bourgogne. Dès sa fondation, ce nouvel empire est entravé par le peu d'institutions sur lesquelles l'empereur peut asseoir son autorité et la faiblesse des revenus, les empereurs ne disposant que de leurs propres domaines pour financer leur politique. Le système d'élection de l'empereur par les princes-électeurs conduisit souvent à affaiblir le pouvoir du monarque. Traditionnellement, l'empereur élu entreprenait un voyage à Rome pour être couronné par le pape.

Le délitement du pouvoir impérial est accentué par l'obsession de certains empereurs à vouloir établir une autorité forte dans leurs possessions italiennes. Au XIIIe siècle, Frédéric II est tellement occupé par ses affaires italiennes qu'il renonce à tout pouvoir et tout contrôle dans les nombreuses principautés ecclésiastiques allemandes et qu'il abdique une grande partie de ceux-ci dans les principautés laïques. De ce fait les terres allemandes sont pratiquement indépendantes du pouvoir impérial dès cette époque.

A partir du XIe siècle, la Germanie déborde de ses limites traditionnelles entre le Rhin et l'Oder. Commence alors la colonisation de l'Europe centrale sous l'action de grand seigneurs, des rives de la mer Baltique par une croisade menée par les chevaliers Teutoniques et du sud du pays à partir du règne de Otton Ier. Des centaines de milliers d'Allemands de l'Ouest poussés par la surpopulation ont ainsi migré vers l'Est où des tenures plus vastes et des droits féodaux plus légers les attendent. Les villes rhénanes et les ports se développent mais prennent une part peu active au grand commerce européen du XIIe siècle. Après 1438, l'empereur porte le titre d'un « empereur élu » après son élection formelle par les sept "électeurs" de l'Empire à Francfort. À l'époque moderne, le Saint Empire compte plus de 300 États qui n'obéissent que de très loin à l'empereur Habsbourg.

Au XVIe siècle, la réforme luthérienne continue à diviser l'Allemagne. En 1546, l'empereur Charles Quint entre en guerre contre les nombreux princes et villes allemands qui se sont convertis au luthéranisme. Son échec à réduire le protestantisme dans le Saint Empire est sanctionné par la paix d'Augsbourg de 1555 qui permet à chaque prince et ville libre de choisir sa religion mais oblige les sujets à avoir la même religion que leur souverain  »” cujus regio, ejus religio. L'Allemagne n'en a pas pour autant fini avec les guerres de religion. Les progrès du calvinisme en Allemagne à la fin du XVIe siècle, la volonté de l'empereur Ferdinand II d'imposer son autorité et celle de la religion catholique aux États du Saint Empire entraine la guerre de Trente Ans qui ravage le pays de 1618 à 1648. Les traités de Westphalie entérinent l'affaiblissement du pouvoir impérial en favorisant les droits des 350 États allemands. La liberté religieuse des princes est réaffirmée.

Sous la pression de la France, le Saint Empire est dissous en 1806 et remplacé par la Confédération du Rhin sous protectorat français. Après le congrès de Vienne (novembre 1814-juin 1815), celle-ci est remplacée par la Confédération germanique ("Deutscher Bund") qui ne regroupe plus que 39 États sous la direction honorifique des Habsbourg qui ne porte plus que le titre d'Empereur d'Autriche. En fait, cette confédération ne peut exister que si l'Autriche et la Prusse s'entendent. À partir de 1834, le Zollverein ou union douanière commence à se constituer à l'initiative de la Prusse. Il construit un espace économique sans douane intérieure et définissant une même politique commerciale vis-à-vis de l'extérieur. Cet espace, progressivement élargi, exclut délibérément l'Autriche. Les révolutions de 1848 touchent la plupart des États allemands. Une assemblée élue au suffrage universel se réunit à Francfort et propose la couronne d'une Allemagne unifiée au roi de Prusse, Frédéric-Guillaume IV qui la refuse. En effet, il ne veut pas tenir son pouvoir de la souveraineté du peuple. Il est prêt à accepter la couronne que lui proposent les princes allemands mais l'Autriche force la Prusse à renoncer en 1850. L'Allemagne se retrouve dans la même situation politique qu'en 1815.

En 1862, Otto von Bismarck devient le ministre-président du roi de Prusse Guillaume Ier d'Allemagne. Il a compris que l'unité allemande ne se fera pas sans l'éviction de l'Autriche par la guerre. Il fait passer par la force les réformes modernisant l'armée. En 1866, l'armée prussienne écrase l'armée autrichienne à Sadowa. La Prusse annexe les territoires entre sa partie orientale et sa partie occidentale et dirige la Confédération d'Allemagne du Nord. Seul, quatre États du Sud n'y adhèrent pas. La France en déclarant la guerre à la Prusse le 19 juillet 1870 permet de fédérer tous les États allemands autour d'un ennemi commun. La défaite française permet la proclamation de l'Empire allemand le 18 janvier 1871 dans la galerie de glaces du château de Versailles et l'annexion de l'Alsace et du Nord de la Lorraine, deux régions françaises germanophones. L'unité allemande s'est faite par le haut et par la guerre comme le souhaitait Bismarck.

L'Allemagne, qui était devenue une des puissances politiques majeures en Europe s'engagea dans la Première Guerre mondiale aux côtés de l'Autriche-Hongrie (1914) et envahit la France. Après les premiers assauts, la guerre s'orienta vers une longue et lente guerre de position dans les tranchées, meurtrière d'un côté comme de l'autre. Elle prit fin en 1918, et l'empereur allemand, Kaiser Guillaume II, dut abdiquer en raison de la révolution allemande. Lors du traité de Versailles, l'Allemagne fut considérée comme responsable de la guerre et condamnée à payer de très lourdes réparations.

L'Allemagne, chose unique dans l'histoire diplomatique, n'est pas invitée aux discussions versaillaises. Elle est jugée comme principalement responsable (avec l'Autriche-Hongrie) de la guerre. Conservant la Rhénanie, au regret de la France qui voulait fixer la frontière sur le Rhin. La France n'obtient pas la Sarre (51 millions de tonnes de charbon, soit 2/3 des besoins français) mais l'Angleterre fait pression. La Sarre est placée sous la tutelle de la Société des Nations et un referendum sera organisé 15 ans plus tard pour décider son rattachement à la France ou à l'Allemagne. Le Schleswig est rattaché au Danemark après consultation de la population. Les cantons d'Eupen et de Malmédy sont rattachés à la Belgique. La Pologne obtient un corridor, le fameux « corridor de Dantzig », avec les populations Kabouches parlant un dialecte polonais mais étant favorable aux allemands. La ville de Dantzig n'est rattaché ni à l'Allemagne, ni à la Pologne, c'est une ville libre sous contrôle de la SDN. Solutions de compromis qui ne plaisent à personne. 80 kilomètres séparent la Prusse-Orientale du reste de l'Allemagne. La Haute-Silésie, rattachée après plébiscite à l'Allemagne en mars 1921 est occupée par la Pologne peu après. La SDN arbitre la situation et le partage, dénoncé par les deux parties est réalisé arbitrairement.


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