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Billet avion pour Marseille (France)
 

Marseille

Présentation

Marseille (en provençal Marselha ou Marsiho) est une grande ville du sud de la France. Avec ses 820 900 habitants, elle est la deuxième commune la plus peuplée du pays . Elle s'étend sur une superficie de 240 km². Surnommée la Cité phocéenne, en raison de sa fondation vers 600 avant J.-C. par des marins grecs originaires de Phocée en Asie Mineure sous le nom de Massalia, elle est la plus ancienne implantation urbaine de France. Elle est également le premier port de France et de Méditerranée. Selon les dernières estimations au 1er juillet 2005 de l'INSEE , son agglomération constitue la troisième du pays . La population de son aire urbaine est estimée à 1 605 000 habitants en 2007.

Située au sud-est de la France, (à vol d'oiseau, à 783 km de Paris, 319 km de Lyon, 160 km de Nice et 335 km de Barcelone), elle est bordée par la Méditerranée à l'ouest, enserrée par les massifs de l'Estaque au nord, de l'Étoile et du Garlaban à l'est et des Calanques au sud.

Marseille est la préfecture du département des Bouches-du-Rhône et le chef-lieu de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Elle abrite le club le plus titré du football français, l'Olympique de Marseille.

Géographie

Voir les Plans et vues par satellite de Marseille avec la localisation géographique 43°17 Â»Â²51 Â»Â³N 5°22 Â»Â²38 Â»Â³E / 43.2975, 5.37722, soit 43° de longitude Nord et 5° de latitude Est

La ville, deuxième de France selon l'INSEE (intramuros) mais troisième après Lyon en ce qui concerne l'agglomération et l'aire urbaine, est surtout la plus ancienne ville de France et une des plus vieilles d'Europe.

Marseille est une des rares villes qui n'ait pas de banlieues à proprement parler, ces dernières (les-dits Quartiers nord) sont en fait parties intégrantes de la ville regroupées dans les 13e, 14e, 15e et 16e arrondissements).

L'Huveaune est le seul fleuve traversant Marseille avec le ruisseau des Aygalades. Depuis dix ans, la majeure partie du cours d'eau est déviée vers la Station d'épuration des eaux de Marseille car son embouchure polluait les plages de la ville.

Marseille est alimentée en eau potable à 75% par le Canal de Marseille (eaux de la Durance), et à 25% par le Canal de Provence (eaux du Verdon).

Son territoire historique forme une sorte d'amphithéâtre, enserré par la mer à l'ouest, par des montagnes (les calanques) au sud avec Marseilleveyre, par la Côte Bleue au nord avec l'Estaque (immortalisé par le peintre Paul Cézanne) et par les chaînes de l'Étoile et du Garlaban au nord-est.

Près de la moitié de la superficie communale est en territoire naturel inconstructible et la ville s'étale sur un territoire extrêmement vaste, quatrième commune de la France métropolitaine par sa superficie. Ainsi sa densité (3 318 habitants au km²) est-elle largement inférieure à des villes entièrement urbanisées telles que Lyon (10 000 h/km²) ou Paris (20 164 h/km²) mais comparable à celle de Toulouse (3 300 h/km²) . De par sa taille, Marseille est 2,5 fois plus grande que Paris, ou encore cinq fois plus grande que Lyon. Dans le sens Nord/Sud, la ville s'étend sur 14 kilomètres, entre Notre Dame Limite et le Vieux port considéré comme le centre ville. Puis, il faut compter encore une grosse dizaine de kilomètres pour accéder aux calanques de Sormiou et Morgiou qui font partie du 9e arrondissement de Marseille. En longeant la mer Méditerranée cela fait un total de pas moins de 21 kilomètres pour rallier Callelongue, depuis l'Estaque.

Une telle immensité a rendu difficile le développement des transports. Marseille est une des seules villes de France de plus de 200 000 habitants à ne pas être dotée d'un périphérique urbain. Ceci se traduit par une traversée de la ville obligatoire pour tous ceux qui longent la côte.

Tournée vers la mer, la ville a longtemps « ignoré Â» l'arrière-pays provençal dont la seule voie de communication a longtemps été la vallée de l'Huveaune, vers Aubagne. Cependant, l'activité portuaire s'est déplacée progressivement vers le littoral nord de la ville, avant de se localiser sur le site de Fos-sur-Mer aménagé dans les années 1960.

Paradoxalement, Marseille est traversée par trois autoroutes qui déversent un flot continu de voitures en plein centre ville: l'A50 (Autoroute Est) qui rejoint Aubagne et Toulon, l'A55 (Autoroute du Littoral) qui joint la zone de Vitrolles, les installations industrielles de l'étang de Berre et Fos-sur-Mer et l'aéroport à Marignane et l'A7 (Autoroute Nord) qui dessert Aix-en-Provence et Lyon. Le tunnel Prado-Carénage, ancien tunnel ferroviaire reconverti en 1993 en tunnel routier à péage, relie l'extrémité de l'A50 au Vieux Port, tout près de la sortie de l'A55. La Rocade L2, dont la livraison ne cesse d'être repoussée, achèvera en fait une sorte d'intraphérique d'une totalité de 35 km. Elle devrait, à terme, permettre de désengorger le centre ville en rendant possible un contournement par l'est.

Outre les contraintes géographiques, l'urbanisme sur un tissu urbain marqué par la sédimentation de l'histoire rend tous les transports difficiles.

La ville s'est développée autour de l'ancien port grec devenu « Le Vieux-Port Â», notamment au cours de la deuxième moitié du XIXe siècle, période pendant laquelle, elle a connu un développement important, stimulé par la croissance du commerce vers le nouvel empire colonial français : l'Algérie, le Levant et l'Extrême Orient. La rue de la République est un exemple de cet urbanisme du second Empire avec son allure haussmannienne.

Le franchissement de l'obstacle naturel qu'est le port avait été résolu par la mise en place d'un pont transbordeur en 1905, dynamité par les allemands en 1944. Le franchissement du port a été rétabli par la mise en place dans les années soixante-dix de deux tunnels sous-marins.

La circulation reste très difficile en centre ville. D'un point de vue pratique, quand on circule régulièrement à Marseille, on constate que, malheureusement, c'est souvent le plus casse-cou qui a la priorité.

Les transports publics sont gérés par une régie municipale la Régie des Transports de Marseille (RTM) pour les bus et le métro mais le nouveau tramway a été concédé à un consortium  Â»Â” Le Tram  Â»Â” regroupant la RTM et le transporteur privé Véolia. Le réseau est articulé autour de :

Le métro permet de parcourir assez rapidement le centre et la banlieue qu'il dessert mais son horaire est limité  Â»Â” fermeture du réseau à 21h en semaine  Â»Â” et reste dépendant d'un réseau de bus qui l'alimente en usagers dans une ville relativement peu dense. Le réseau de bus, qui permet de desservir le moindre recoin de la commune, est marqué par une lenteur notable  Â»Â” considéré comme le réseau le plus lent de France  Â»Â” et des fréquences de passage peu élevées  Â»Â” une seule et unique ligne, le 21, affiche une fréquence journalière de 5 à 7 min  Â»Â” , celui-ci manque de couloirs protégés notamment dans le centre  Â»Â” les quelques couloirs en place sont mal respectés, tant par les particuliers que par les professionnels.

Le nouveau tramway devrait être l'occasion de revaloriser les transports en commun, point de faiblesse notoire de la ville. Cette amélioration reste limitée aux quelques quartiers qu'il dessert, il profite essentiellement à une partie des quartiers Est alors que certains secteurs, dans les arrondissements dits centraux, restent très mal desservis notamment autour de Saint-Victor et de la Belle de Mai.. Dans le centre, il dessert des quartiers déjà bien desservis par le métro la municipalité ayant misé sur lui comme catalyseur d'une revalorisation urbaine du centre ville.

Depuis le 12 octobre, le dispositif "LE VELO" est en place dans l'hyper-centre : de Mazargues à la Joliette et du Vieux-Port au Jarret, 130 stations (de 8 à 30 vélos) seront aménagées à terme pour accueillir 1000 vélos.

Le train permet d'arriver directement au coeur même de la ville. Depuis 2001, la ligne TGV Méditerranée relie Paris à Marseille en 3 heures. La gare Saint-Charles qui permet également de joindre la Bretagne, Lille, Bruxelles, la Bourgogne et la Lorraine directement par TGV, est aussi le point de convergence des principales lignes du réseau régional (T.E.R.). Elle est directement reliée aux deux lignes de métro marseillaises, ainsi qu'à la gare routière.

L'Aéroport International Marseille-Provence se situe à une trentaine de kilomètres de Marseille. Des autobus (toutes les vingt minutes) et des taxis relient en moins de 30 mn, l'aéroport au centre ville.

Près de 200 lignes maritimes régulières (la moitié vers la Méditerranée, l'Afrique et le Moyen-Orient) relient le port de Marseille à 320 ports de 120 pays différents.

Marseille bénéficie d'une durée exceptionnelle d'ensoleillement, avec près de 2 900 heures de soleil par an et une moyenne d'à peine 59 vrais jours de pluie (moins de 600 mm d'eau par an), en partie grâce au mistral qui souffle 90 jours par an et donne au ciel une pureté et une lumière vive caractéristique.

Toutefois malgré un climat généralement clément le thermomètre a atteint - 16°8 le 12 février 1956 et + 39°7 le 26 juillet 1983.

Et bien que la moyenne annuelle de précipitations entre 1971 et 2000 ait été de 572 mm, le 19 septembre 2000 et le 1er décembre 2003 il est tombé 200 mm de pluie en 24 heures.

Histoire de Marseille

De grands fachs resplend la cioutat de Marseilles (1257) (La Ville de Marseille resplendit par ses hauts faits), qui a été traduit en latin Actibus immensis urbs fulget Massiliensis, depuis 1691. Autres devises : Massilia civitas (1675), Massiliam vere victor civesque tuere (1691), Fama volat (1704), Illustrat quos summa fides (1705), Eximia civitas (1816)[réf. nécessaire].

Du grec Massalia (situer l'accent tonique sur le i conformément à la langue grecque), a été fondée par des marins venus de Phocée, Phokaia en grec. Cette racine est toujours associée à la ville de Marseille.

Cependant, plusieurs hypothèses sont fournies sur le premier nom de Marseille. La première concerne l'opinion courante qui donne Mas-Salia, la résidence des Salyens. Or, si le premier mot est provençal, le second est latin. Aussi, certains ont penché pour le grec M? (Massa). En effet, les Phocéens avaient pour habitude d'apporter d'Asie Mineure le nom de Massa à des villes, à des châteaux, rivières, etc. On trouve par exemple plus de trente Massa en Italie ; sachant que les mots M ou M signifient en latin Libum, offrande de gâteaux sacrés. Quant à la finale ? , il s'agit d'un formatif des adjectifs, les Marseillais étant des sacrificateurs ; la ville, celle des sacrifices.

Massalia devint ensuite Massilia à l'époque romaine puis en occitan provençal: Marselha [ma?'sej?/ma?'sij?] selon la norme classique ou Marsiho [ma?'sij?] selon la norme mistralienne. On appelle la ville Marsiglia en italien, Marsella en catalan et en espagnol, Marselha en portugais, Marseilles ou Marseille en anglais, Massilien autrefois en allemand (mais Marseille en allemand actuel).

En 1792, Rouget de Lisle, jeune officier du Génie, a composé à Strasbourg le « Chant de guerre de l'Armée du Rhin Â». Cet hymne, qui a été édité, est parvenu à Marseille qui a accueillit la Révolution avec enthousiasme. La ville, envoyant à Paris 500 volontaires, leur offre un banquet, au cours duquel quelqu'un chante l'oeuvre venue d'Alsace. Elle soulève l'enthousiasme et les assistants la reprennent en choeur. Quand ils défilent dans les rues de Paris leurs voix chaudes de Méridionaux, qui lancent à toute volée les strophes enflammées, électrisent la foule. Le nouvel hymne trouve aussitôt son nom : c'est «la Marseillaise». Une plaque commémorative est visible rue Rouget de Lisle, près de la rue Saint-Ferréol.

La topographie première du site de Marseille grecque est encore largement perceptible de nos jours, malgré les importantes modifications du XIXe s. Promontoire environné par la mer, il est dominé par trois buttes successives : la butte Saint-Laurent (26 m d'altitude en 1840), la butte des Moulins (42 m, associée à la butte de la Roquette, 38 m), et enfin la butte des Carmes (environ 40 m). Les cols entre ces hauteurs recueillaient les écoulements d'eau. Dernier élément de topographie naturelle, la zone du Fort Saint-Jean présentait, jusqu'au remblaiement volontaire pour la construction du fort, une pente vers la mer au nord qui n'est évidemment plus perceptible maintenant. Plusieurs talwegs se déversaient dans le port : l'un entre la butte des Carmes et la colline Saint-Charles, un second beaucoup plus important dans l'axe de la Canebière actuelle et enfin un troisième au sud (axe de la rue Breteuil, appelée vallée Fogaresse au Moyen Âge).

Le site est occupé depuis longtemps par les hommes ainsi qu'en témoigne la découverte en 1991 de la grotte Cosquer, dans l'une des calanques de Marseille et dont l'occupation entre 27 000 et 19 000 avant notre ère est attestée. Des fouilles récentes ont mis au jour des vestiges d'une implantation néolithique qui remonte à 6 000 avant notre ère, près de la gare Saint-Charles, autour de la rue Bernard Dubois. Récemment, les archéologues ont dégagé ce qui pourrait être des murs en terre crue, des trous de poteaux, ainsi que des outils en silex et des objets en coquillages.

Sa fondation, qui remonte à 600 avant J.-C., est le fait de Grecs venus de Phocée (ville aujourd'hui disparue située en Asie Mineure), les Phocéens fuyant les invasions perses en 546 av. J.-C.. La date est donnée par différents auteurs antiques, avec des variantes ; les découvertes archéologiques ne s'opposent pas à cette date.

Les conditions exactes de la fondation de la ville font défaut à l'histoire de la ville, on ne retient aujourd'hui qu'une légende peu précise. Deux auteurs antiques nous en ont gardé la description : Trogue-Pompée (abrégé par Justin) et Aristote dans sa Constitution des Marseillais.

Le territoire aurait été occupé par une tribu celto-ligure, celle des Ségobriges, qui se serait implanté vers le village actuel d'Allauch. Le jour de l'arrivée des Grecs, le chef de cette tribu, Nanos, organisa un repas pendant lequel sa fille Gyptis eut à choisir son époux en lui tendant une coupe. Les Grecs furent invités à se joindre au banquet et le jeune chef de ceux-ci, Protis, fut choisi, scellant ainsi la fondation d'une nouvelle cité qu'il érigea sur les bords de la corne du Lacydon, le petit fleuve qui débouchait au nord-est du Vieux Port.

Les Phocéens ont alors construit une cité tournée vers la mer et le commerce. La légende de la rencontre et de l'alliance entre le marin Protis (Phocéen) et de la belle Gyptis (Ligure) établit fermement sa tradition de ville commerciale.

Les fouilles archéologiques ont révélé les vestiges des premières traces de l'habitat grec directement au contact d'un sol vierge sur la partie la plus occidentale du site (butte Saint-Laurent). Dans l'état actuel de nos connaissances, la ville grecque ne semble pas avoir succédé à une occupation plus sommaire indigène. Très vite la ville s'agrandit et s'étend jusqu'au versant oriental de la butte des Moulins. Enfin, elle englobe la troisième butte (dite des Carmes) avant la fin du VIe siècle av. J.-C.. Une dernière extension à l'époque hellénistique lui permet d'atteindre une surface d'environ 50 ha, que la ville ne dépassera pas avant le XVIIe siècle.

La fortification grecque de la fin du VIe siècle av. J.-C. a été retrouvée en deux points de la ville : au Jardin des Vestiges et sur la butte des Carmes, lors de fouilles d'urgence dans les années 1980. Une reconstruction a lieu à l'époque grecque classique, dans la seconde moitié du IVe siècle av. J.-C.. Enfin, vers le milieu du IIe siècle av. J.-C., l'ensemble de la fortification est reconstruite en grand appareil de calcaire rose. Ce rempart est encore visible sur le Jardin des Vestiges (tour penchée et mur dit "de Crinas").


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Billet avion pour la France
 

France

Présentation

La France, officiellement la République française (souvent appelée l'hexagone dans la presse), est un pays constitué d'un territoire situé en Europe et nommé Métropole ainsi que de territoires situés outre-mer. La France est l'État de l'Union européenne dont le territoire européen est le plus étendu. Ce territoire, situé en Europe occidentale, est bordé par l'océan Atlantique à l'ouest, par la Manche (qui la sépare du Royaume-Uni) et la mer du Nord au nord, par la Belgique, le Luxembourg, l'Allemagne, la Suisse et l'Italie à l'est, et par la mer Méditerranée, l'Andorre, Monaco et l'Espagne au sud. Par les DOM-TOM, la France est également bordée par les Pays-Bas, le Brésil, le Suriname, l'Australie, mais aussi par l'océan Pacifique, l'océan Indien, la mer des Caraïbes, etc.

La France est, parmi tous les grands États européens, le plus anciennement constitué, autour d'un domaine royal initialement centré sur l'Île-de-France, sa capitale étant Paris. Membre du Conseil de l'Europe, c'est l'un des pays fondateurs de l'Union européenne, de la zone euro et de l'espace Schengen. Elle est l'un des cinq membres permanents du Conseil de sécurité des Nations unies et fait partie de l'Union latine, de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), de la Francophonie et du Groupe des huit (G8).

Les valeurs qu'elle défend et auxquelles elle est très attachée se fondent sur la démocratie et les droits de l'homme et du citoyen de 1789, dont elle est la patrie d'origine.

Militairement, la France est membre de l'Organisation du traité de l'Atlantique Nord (OTAN) - elle s'est retirée en 1966 de l'organisation militaire intégrée pour y revenir partiellement en 2002 - et dispose de la dissuasion nucléaire.

Son économie est de type capitaliste avec une intervention étatique non négligeable depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Néanmoins, depuis une trentaine d'années, des réformes successives ont entraîné un désengagement progressif de l'État de plusieurs entreprises publiques.

Au cours du « Grand Siècle Â», la France a été façonnée par les arts et la philosophie. Berceau des « Lumières Â», elle a influencé les révolutions américaines, puis la Révolution française a insufflé l'élan et l'exemple démocratique dans le monde entier, développant des valeurs de liberté, d'égalité, de fraternité et de laïcité. La culture française rayonne au-delà du cadre européen : du fait des explorations de la Renaissance, des XVIIIe et XIXe siècles, la France a diffusé sa culture et sa langue à de nombreux peuples, au Canada, en Afrique, mais aussi dans quelques régions du Moyen Orient, d'Asie et du Pacifique. Sa gastronomie est de réputation mondiale. De nos jours la France subit de plus en plus l´influence culturelle des États-Unis.

Le français est la langue officielle de la République, mais on y compte aussi 77 langues régionales.

Histoire

La France actuelle, pays de langue romane mais de superstrat germanique, occupe la plus grande partie des anciennes Gaules celtiques, conquises par Jules César, mais elle tire son nom des Francs, un peuple germanique, dont le nom signifie « hommes libres Â», qui se forma tardivement et s'installa sur une partie des terres de l'Empire romain.

Francia désigne à l'origine la région du nord de l'Europe, peuplée, ou plutôt dominée, par un peuple de guerriers germaniques qui se nomment eux-mêmes les Francs. Francia n'a alors pas une connotation politique mais plutôt géographique ou sociologique, comme Maghreb ou Balkans au XXIe siècle. Le peuple franc est avant tout un peuple de guerriers qui élit un chef de guerre nommé roi des Francs, et se place librement sous son autorité pour les affaires militaires. La guerre étant considérée comme la valeur par excellence de l'homme libre, franc finit par devenir synonyme de libre.

En 1204, le mot Francia désigne, pour la première fois, le territoire sur lequel s'exerce l'autorité de ce roi des Francs, qui commence sporadiquement à se nommer rex Francie. Cette autorité se limite encore à celle qu'autorise le lien de vassalité, et ne porte donc que sur les seigneurs eux-mêmes, à l'exclusion de leurs territoires, de la population de ceux-ci, et même des propres vassaux de ces seigneurs. On peut donc par exemple rapprocher cet événement de l'utilisation à partir de 1957 d'Europe dans un sens politico-économique. Ceci ouvre toutefois la porte au concept d'une autorité civile du roi sur un territoire. Mais il faut attendre le XVe siècle pour que ce concept soit reconnu, bon gré mal gré, sinon accepté (guerre folle), par la plupart des seigneurs.

Au début du XVIe siècle le concept de « chose publique Â» fait une réapparition timide après avoir disparu avec la chute de l'empire romain. En 1499, le contrat de mariage du roi de France, qui dispose de la propriété de la France, tente, sans succès, de constituer un engagement non seulement entre les signataires, mais aussi entre leurs descendants, et même leurs successeurs. La nationalité française est définie à cette époque.

C'est aussi vers cette époque qu'un embryon d'État commence progressivement à se mettre en place. Jusqu'au milieu du XVIe siècle, le roi est un nomade qui se déplace avec toute son administration, ne restant jamais plus de quelques semaines dans la même résidence, ce qui limite singulièrement les possibilités de centralisation des fonctions étatiques.

Au début du XVIIe siècle, la politique étrangère de la France commence à dépasser les seules agressions militaires directes. Richelieu introduit la diplomatie comme une façon de faire mener ses guerres par d'autres pays.

La révolution française constitue l'acte de naissance de la Nation française, et du peuple français en tant qu'acteur politique. Il ne s'agit alors pourtant encore que de concepts tout théoriques. Ce sont les guerres napoléoniennes, et surtout les grandes guerres de 1870, 1914 et 1939 qui font de la Nation française une image mentale partagée par les Français. Les difficultés économiques liées à la mondialisation du début et de la fin du XXe siècle exacerbent (comme dans le reste de l'Europe) ce sentiment national en un nationalisme.

La présence humaine sur le territoire de la France actuelle remonte au Paléolithique inférieur. L'un des sites les plus anciens (- 1 800 000 ans), contesté par certains auteurs, est le site de Chilhac (Haute-Loire). Plusieurs sites français ont donné leur nom à des faciès culturels, tels que l'Acheuléen, le Moustérien, le Solutréen ou le Magdalénien. Le territoire national compte un nombre important de grottes ornées du Paléolithique supérieur dont la plus connue est sans doute Lascaux (Dordogne, -15 000). À partir de -7000 environ, la région entre dans le Néolithique, le plus ancien village connu étant le site de Courthézon (Vaucluse), daté de 4560 av. J.-C. environ.

Arrivés vers -900 sur le territoire de la France actuelle, les Celtes en occupent l'ensemble au IIIe siècle av. J.-C.. Vers 680 av. J.-C., le littoral méditerranéen voit l'arrivée des premiers colons grecs, avec la fondation du comptoir d'Antibes.

La Gaule passe sous la domination romaine vers 125 av. J.-C. pour la Gaule narbonnaise, et en 51 av. J.-C., après la guerre des Gaules, pour le reste du territoire. Sous l'Empire, une civilisation gallo-romaine prospère se développe, apportant à la France une base de culture latine et conduisant indirectement à la christianisation, qui s'opère lentement du IIe au VIe siècle.

La Gaule connaît à partir du Ve siècle l'époque des migrations barbares, avec la présence de plusieurs peuples, notamment les Burgondes, les Wisigoths et les Francs.

Une grande partie des régions constituant la France actuelle sont réunies sous Clovis en 507 (réunion sous la domination franque, ou regnum francorum, des Alamans, des Burgondes et des Wisigoths au nord des Pyrénées). Ce « royaume des Francs Â» qui s'exerce sur ce que l'on appelait encore la Gaule tire sa légitimité et son unité de sa romanité culturelle. Mais il est partagé puis réuni à de multiples reprises au gré des héritages des héritiers de Clovis (dynastie des Mérovingiens). Ces royaumes ultérieurs s'appellent Neustrie (Paris), Austrasie (Metz), Bourgogne (Chalon), Aquitaine (Bordeaux).

À partir du milieu du VIIIe siècle Pépin le Bref, roi des Francs non mérovingien, étend considérablement le royaume des Francs, bientôt érigé en Empire par son fils Charlemagne et son petit-fils Louis le Pieux. Après la mort de Louis, son domaine est partagé en trois parties où l'autorité centrale s'effondre rapidement, ramenant l'organisation de la région à la situation antérieure : la Francia orientalis (à l'est), la Francia occidentalis (à l'ouest) et entre les deux l'éphémère Lotharingie, domaine d'un empereur très théorique. La partie orientale correspond à ce qui devint plus tard l'Allemagne et la partie occidentale, à la France. C'est de 842, avec les serments de Strasbourg passés entre les petits-fils de Charlemagne, que date la source la plus ancienne attestant l'usage de deux langues différentes de part et d'autre du Rhin (le tudesque et le roman). Ce texte a donc souvent été présenté comme l'acte fondateur de la France (et de l'Allemagne). Des descendants de Charlemagne  Â»Â” les Carolingiens  Â»Â” conservent une influence symbolique sur des territoires correspondant très grossièrement à la France jusqu'en 987, date à laquelle le duc Hugues Capet est élu roi des Francs.

Hugues Capet, en modifiant les règles de succession, crée les conditions qui permettront, au long des siècles suivants, la constitution de la France. Ses descendants, les Capétiens règnent alors sur la France, en trois dynasties successives (Capétiens directs, Valois et Bourbons), jusqu'en 1792 lorsque Louis XVI est déposé lors de la Révolution française, puis durant un intermède de trente ans, de 1814 à 1848.

Les premiers rois de la dynastie étendent progressivement le domaine royal, consolident la royauté franque malgré l'opposition des Plantagenêts, qui se matérialise par la guerre de Cent Ans. Mais ce n'est qu'à la fin du XIIe siècle que Philippe Auguste étend pour la troisième fois en un millénaire l'autorité du roi des Francs des Pyrénées à la Manche. C'est à cette époque qu'on commence à employer l'expression royaume de France, et que celui-ci acquiert un poids comparable à celui de l'Angleterre ou du Saint Empire romain germanique. Les derniers siècles du Moyen Âge, marqués par les crises de la Guerre de Cent Ans et de la peste noire, renforcent finalement l'autorité royale, qui ne devient incontestable qu'au XVe siècle, avec Louis XI.

À la fin du Moyen Âge l'Espagne des rois catholiques et les possessions des Habsbourg s'unissent, ce qui donne naissance à l'empire de Charles Quint. François Ier et son fils Henri II luttent contre cette nouvelle puissance avec des succès et des revers. Mais les guerres de religion qui marquent la seconde moitié du XVIe siècle et le règne des derniers Valois (François II, Charles IX, Henri III) éloignent la France du théâtre européen.

Il faut attendre Henri IV, puis Louis XIII et son ministre Richelieu, pour que la prépondérance espagnole soit remise en cause au profit de la France. Malgré la disparition prématurée de ces acteurs, l'équilibre des forces est rétabli puis renversé, par de grands politiques comme Mazarin, notamment en 1648 (traité de Westphalie) et 1659 (traité des Pyrénées).


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Edimbourg

Présentation

Édimbourg (Edinburgh ['?d?nb?r?] en anglais, Dùn Èideann en gaélique, Edinburrie en scots, Aneda en latin) est une ville de la côte est de l'Écosse, et sa capitale depuis 1437. Elle est le siège du Parlement écossais, qui a été rétabli en 1999. Sa population était de 448 624 habitants au recensement de 2001 (c'est la deuxième ville d'Écosse derrière Glasgow). Depuis 1329, Édimbourg possède officiellement le statut de cité.

La ville est dominée par le château dont les fondations remontent au VIIe siècle mais c'est à partir du XIe siècle que fut construite cette résidence royale avant de devenir une forteresse redoutable au XVIe siècle. Édimbourg fut affranchie en 1329 et s'entoura de murailles au XVe siècle. Après la défaite de Flodden (1513) contre les Anglais, les bourgeois de la ville décidèrent de construire à titre préventif une seconde enceinte baptisée le mur de Flodden. Après l'unification des Parlements d'Écosse et d'Angleterre (1707), la ville perdit de son importance politique mais resta un important centre économique et culturel. En plus du Château, Édimbourg compte de nombreux lieux intéressants comme le Royal Botanic Garden, la cathédrale St Gilles, la National Gallery, Charlotte Square, le Scott monument ou encore le Royal Museum of Scotland. Le palais de Holyrood (Holyrood Palace) est la résidence officielle de la reine lorsqu'elle séjourne dans la ville. Les districts de la vieille ville et de la nouvelle ville sont classés patrimoine mondial par l'UNESCO depuis 1995.

Édimbourg est célèbre pour son festival, le plus grand du monde, qui dure trois semaines en août et propose de nombreux spectacles de qualité dans toutes les disciplines.

La ville accueille une des plus prestigieuses universités d'Europe et du monde, l'université d'Édimbourg, pionnière dans l'informatique et le management. À Édimbourg se situe également la bibliothèque nationale d'Écosse (National Library of Scotland) qui est la plus importante bibliothèque d'Écosse (et l'une des plus grandes du Royaume-Uni).

Origines du nom de la ville

L'origine du nom de la ville viendrait du brittonique Din Eidyn (le fort d'Eydin), la ville n'étant alors qu'un fort au sommet d'une colline. Des sources romaines du Ier siècle, parlent des Votadini, comme la tribu bretonne régnant sur la région (la Bretagne étant le nom de la Grande-Bretagne donné par les Romains). Cette origine est confirmée par, le poème Y Gododdin, écrit aux environ de 600, qui décrit des guerriers festoyant dans le grand fort d'Eidin.

Après le siège des Angles de Bernicie, la ville devient Edin-burh, qui pourrait venir de l'anglo-saxon Edwin's fort (le fort d'Edwin). Ce fort tirerait lui-même son nom d'Edwin roi de Northumbrie au VIIe siècle, mais l'apparition possible du nom avant l'existence même du roi aurait tendance à contredire cette thèse. La partie burgh signifie forteresse ou groupe de bâtiments, et donc par extension une ville. Ce mot est à rapprocher de l'allemand Burg, du latin parcus, du grec pyrgos, etc. On peut faire remonter ce mot jusqu'au chaldéen perach signifiant croissance, une ville étant un groupe de bâtiments qui grandit depuis le sol.

La preuve de l'existence d'une ville en tant qu'entité séparée du fort apparaît dans une charte du début du XIIe siècle, probablement 1124. Le roi David Ier accorde alors des terres à l'église de Holyrood d'Édimbourg. Cela laisse penser que la ville commença réellement à se développer entre 1018 (quand le roi Malcolm II sécurisa la région des Lothians contre les attaques des Northumbriens) et 1124.

Le bénéficiaire de la charte est l'Ecclisie Sancte Crucis Edwinesburgensi (Église Sainte Croix d'Édimbourg en latin), ce qui pourrait signifier que ceux qui ont écrit cette charte pensaient qu'Edwin était la source originale du nom de la ville et auraient donc décidé de le latiniser. Mais une autre hypothèse est que le mot se serait modifié au cours des 600 années précédentes pour y intégrer un w. Dans tous les cas, cela allait devait changer rapidement de nouveau ; en 1170, le Roi Guillaume le Lion utilise Edenesburch dans une charte (en latin de nouveau) confirmant l'octroi de terre par David I.

Des documents du XIVe siècle mentionnent la ville sous sa forme actuelle. Bien que l'on trouve parfois les orthographes "Edynburgh" et "Edynburghe", elles ne sont que de simples variantes de l'orthographe actuelle.

Autres noms

La ville est affectueusement surnommée Auld reekie, la vieille enfumée en Scots, du fait des fumées noires qui s'échappaient des nombreuses cheminées, formant un nuage autour de la ville.

Elle est également appelée l'Athènes du Nord pour différentes raisons. La première similitude entre ces deux villes est leur topographie, la vieille ville d'Édimbourg jouant le rôle de l'Acropole. Les deux villes ont de fertiles terres agricoles descendant vers un port situé à plusieurs kilomètres de celles-ci. Si cette disposition est commune pour un certain nombre de cités du sud de l'Europe, elle est en revanche assez rare au nord.

Le XVIIIe siècle, période des Lumières écossaises, a beaucoup joué dans l'attribution de ce surnom. Des figures phares telles que David Hume et Adam Smith faisaient rayonner la ville en ce temps-là. Ayant perdu de son importance politique, certains espéraient qu'Édimbourg pourrait un jour rivaliser avec des centres culturels tels que Londres, comme Athènes ou Rome auparavant. Un autre facteur de ressemblance est la présence d'architecture néoclassique, particulièrement celle des bâtiments de William Henry Playfair. Mais l'appellation Athènes du nord est décrédibilisée depuis qu'un écrivain a facétieusement surnommé Édimbourg la Reykjavik du Sud.

Édimbourg a également été connue sous le nom de Dunedin, dérivant de son nom gaélique Dùn Eideann. Dunedin, en Nouvelle-Zélande, était à l'origine nommée New-Edinburgh et est toujours surnommée l'Édimbourg du sud.

Les poètes Robert Burns et Robert Fergusson appellent parfois la ville "Edina" dans leurs oeuvres. Ben Jonson la décrit comme "l'autre oeil de Grande-Bretagne" (Britain's other eye), et Sir Walter Scott l'appelle "Impératrice du Nord".

Le centre

Le centre historique d'Édimbourg est divisé en deux parties par les Jardins de Princes Street. Au sud de ces jardins se trouve la vieille ville (quartier de Old Town), dominée par le château, perché au sommet d'un ancien crag volcanique. L'axe majeur de la vieille ville, le Royal Mile, suit l'arrête du crag en descendant lentement vers le palais de Holyrood à l'est. Au nord des jardins, se trouve la Nouvelle ville (quartier de New Town). Ces jardins se trouvent à l'ancien emplacement de marécages et de la rivière Nor'Loch servant autrefois de douves au château.

À l'ouest du château se trouve le quartier financier, abritant de nombreuses banques et compagnies d'assurances. La construction qui attire sans doute le plus l'oeil est le bâtiment circulaire construit en grès et qui abrite le Centre International de Conférence.

La topographie de la ville est marquée par le "crag et sa queue", qui se sont formés pendant l'ère glaciaire lorsque les glaciers ont érodé le sol tendre autour d'un bloc de roches volcaniques plus dures. La colline qui en a résulté a été la plus ancienne partie de la ville à se développer, en étant tout d'abord fortifiée puis en devenant la château que l'on peut voir aujourd'hui. La ville s'est ensuite étendue en descendant le long de l'arête qui part du château. Cet emplacement était facile à défendre, entouré de marécages au sud et d'un lac, le Nor Loch au nord. L'accès à la voie principale était barré au moyen de murailles aujourd'hui quasiment disparues.

La vieille ville a préservé sa physionomie médiévale ainsi que de nombreux bâtiments datant de la Réforme. Elle est délimitée sur un côté par le château, d'où l'artère principale (le Royal Mile) descend. Des ruelles (appelées closes ou wynds), et qui partent de Royal Mile descendent de part et d'autre de la colline. De larges places marquent l'emplacement des marchés ou entourent les principaux bâtiments publics, comme autour de la cathédrale Saint Gilles ou le palais de justice par exemple. Les autres lieux dignes d'intérêt proches du Royal Mile sont le Royal Museum of Scotland, le collège royal de chirurgie, l'université d'Édimbourg... La conception de la ville, typique de vieux quartiers de beaucoup de cités d'Europe du Nord, est particulièrement pittoresque à Édimbourg, du fait de son château perché au sommet du crag.


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Billet avion au départ du Royaume-Uni
 

Royaume-Uni

Présentation

Le Royaume-Uni est un État indépendant d'Europe du Nord créé en 1707, composé de la Grande-Bretagne (Angleterre, Écosse et pays de Galles) et de l'Irlande du Nord et membre de l'Union européenne depuis 1973. La plus grande partie de ses territoires sont situés à proximité de la côte nord-ouest de l'Europe continentale et sont entourés par la mer du Nord, la Manche, la mer d'Irlande et l'océan Atlantique.

Note : il ne faut pas confondre le Royaume-Uni avec l'Angleterre, l'un des pays qui le constitue, ni avec la Grande-Bretagne, l'île principale.

Histoire

Les royaumes d'Angleterre et d'Écosse ont cohabité en tant que nations souveraines et indépendantes avec leurs propres monarques et structures politiques depuis le IXe siècle. La jadis principauté indépendante de Galles tomba aux mains des monarques anglais de par le Statut de Rhuddlan en 1284. À travers l'Acte d'Union (1707), l'Angleterre (incluant le pays de Galles) et l'Écosse - qui furent déjà unis depuis l'Union des Couronnes en 1603, se mirent d'accord pour une union politique sous la forme d'un Royaume de Grande-Bretagne. L'Acte d'Union de 1800 a unifié le Royaume-Uni, qui s'appelait à l'époque Royaume de Grande-Bretagne et le Royaume d'Irlande, qui est lentement tombé sous contrôle anglais entre 1541 et 1691, pour former le Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande en 1801. L'indépendance de la République d'Irlande en 1922 a suivi la séparation de l'île d'Irlande deux ans auparavant avec six des neufs comtés de la province d'Ulster restant attachés au Royaume-Uni ce qui mène donc en 1927 au nom officiel actuel de Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande du Nord.

Le Royaume-Uni de Grande-Bretagne a joué un rôle important durant le siècle des Lumières avec une présence forte en philosophie et en sciences ainsi qu'une grande influence pour la tradition théâtrale et littéraire. Tout au long du siècle qui suivi, le royaume a pris une part importante dans le développement des idées occidentales de la démocratie parlementaire avec une remarquable contribution dans la littérature, les arts et les sciences. La richesse de l'Empire britannique, comme les autres grandes puissances, fut aussi en partie générée par l'exploitation coloniale dont l'industrialisation après 1750 du commerce d'esclaves avec la flotte britannique du XVIIIe siècle ; la plus imposante à l'époque. Cependant au début du XIXe siècle, la Grande-Bretagne a passé le Slave Trade Act (l'Acte du commerce esclavagiste) en 1807 et est devenue la première nation à avoir aboli durablement le commerce d'esclave.

Après la Révolution industrielle et la défaite de Napoléon lors des Guerres napoléoniennes, la Grande-Bretagne devint la première puissance mondiale du XIXe siècle. À son apogée, l'Empire britannique, considéré être à la fois le Royaume-Uni et toutes les entités dont il est légalement séparé mais qu'il contrôle, s'étendait sur 1/3 des terres émergées et englobait 1/3 de la population mondiale. L'Empire britannique fut donc le plus grand et le plus peuplé que l'histoire ait connu. On l'appelait communément l'« empire sur lequel le Soleil ne se couche jamais Â» (The empire on which the sun never sets) ; en effet, on dit qu'il y avait toujours une partie de l'empire où il faisait jour.

Sur tout le XIXe siècle, le pays a joué un rôle prédominant dans le développement de la démocratie parlementaire, en partie par l'émergence d'un système à multiples partis politiques et une expansion du suffrage universel. Le développement des arts et des sciences, avec des personnalités comme Isaac Newton, montre également le rôle moteur du Royaume-Uni dans la construction du patrimoine culturel et scientifique du XVIIIe siècle. À la fin de l'Époque victorienne, le Royaume-Uni a perdu énormément de son monopole industriel, en particulier au profit des États-Unis, qui a surpassé le pays en production et commerce industriel au tournant des années 1890, et de l'Empire allemand. Le pays resta quand même une superpuissance prépondérante et son empire atteignit sa superficie maximum en 1921.

Après que le pays se relève de la Première Guerre mondiale, le premier réseau médiatique international à grande échelle fut créé : la BBC. Le mouvement travailleur du pays a continué de se développer depuis la fin du XIXe siècle et en 1924 le tout premier gouvernement travailliste arriva au pouvoir. Le Royaume-Uni a combattu l'Allemagne Nazie durant la Seconde Guerre mondiale avec ses alliés du Commonwealth dont le Canada, l'Australie, la Nouvelle-Zélande, l'Afrique du Sud et l'Inde. Leader en temps de guerre, Winston Churchill et son successeur Clement Attlee ont supporté un plan d'après-guerre comme part du Big Three. La Seconde Guerre mondiale a pour autant rendu le Royaume-Uni très endommagé tant physiquement que financièrement. Les coûteux prêts de temps de guerre, prêts accordés par les États-Unis et le Canada, combinés avec les aides du plan Marshall des Américains ont fortement lancé le Royaume-Uni sur la voie de la reconstruction.

1945 a vu l'émergence d'un État providence et l'un des premiers services de santé des plus complets alors que les demandes d'une économie en pleine reconstruction poussaient les gens de tout le Commonwealth à bâtir un Royaume-Uni multi-ethnique. Après la Seconde Guerre mondiale commence la décolonisation. L'Inde devient indépendante en 1945, tandis que le Tanganyika et le Cameroun passent sous tutelle de l´ONU. Aussi, les nouvelles limites politiques d'après-guerre du Royaume-Uni furent confirmées par la crise du canal de Suez de 1956. Le Ghana devient indépendant en 1957, le Nigeria en 1960, la Zambie en 1964. La décolonisation de la Rhodésie du Sud et de l´Afrique du Sud poseront de vifs problèmes.

Suivant une période de stagnation économique et de différends industriels durant les années 1970 après une diminution globale de l'économie, les années 1980 ont été les années de pouvoir de Margaret Thatcher, sous laquelle une nette cession avec le consensus économique et politique d'après-guerre a mené, d'après ses supporters, vers un rétablissement économique mais aussi vers une plus grosse fracture sociale selon ses détracteurs. Depuis la moitié des années 1990, ces tendances ont en grande partie continué sous la conduite de Tony Blair.

Le Royaume-Uni est membre de l'Union européenne depuis 1973. L'attitude du gouvernement actuel concernant si plus ou moins d'intégration avec l'Union est floue. Le Parti conservateur favorise un retour à l'état de certains pouvoirs et capacités alors que les démocrates libéraux préconise davantage d'engagements.

Politique

Le Royaume-Uni est, comme son nom l'indique, un royaume, mais le pouvoir du monarque britannique (actuellement la reine Élisabeth II) est de facto entièrement cérémonial. Celui-ci règne mais ne gouverne pas. Le pouvoir exécutif de cette monarchie parlementaire est exercé, au nom de la Reine, par le Premier ministre (actuellement Gordon Brown), et les autres ministres du cabinet. Le cabinet est donc le gouvernement de Sa Majesté. Ses ministres viennent et sont responsables devant le Parlement : c'est le corps législatif considéré bien souvent comme suprême. Le Royaume-Uni est l'un des rares pays du monde actuel où la constitution n'est pas codifiée. Elle est constituée de conventions constitutionnelles et de divers éléments issus de coutumes et de la common law, ensemble que l'on désigne souvent sous la dénomination de loi constitutionnelle britannique mis en place depuis Guillaume le Conquérant (1066).

Le Royaume-Uni est membre de l'OTAN, de l'Union européenne et du G8. Il est également membre permanent du Conseil de sécurité des Nations unies. Il dispose aussi de la dissuasion nucléaire.


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