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Billet avion pour Belgrade (Serbie-et-Montenegro)
 

Belgrade

Histoire

Quelques dates marquent cette période agitée. En 896, les Hongrois s'emparèrent de Belgrade. En 971, l'Empire byzantin reprit la ville. Vers 976, elle fut conquise par Samuel de Bulgarie. En 1018, l'empereur Basile II réintégra Belgrade dans l'Empire byzantin. En 1096, Belgrade fut détruite par les Hongrois, mais les Byzantins en gardèrent le contrôle.

En 1076, Jérusalem était tombée entre les mains des Turcs. En 1096 et en 1147, les Croisés, en partance pour la Terre sainte, passèrent à Belgrade. En 1127, le roi Étienne II de Hongrie détruisit la ville et en récupéra les pierres pour construire une forteresse à Zemun. À son tour, en 1154, l'empereur byzantin Manuel Ier Comnène détruisit Zemun et en récupéra les pierres pour reconstruire Belgrade ; le géographe et cartographe arabe Al Idrissi, de passage dans la cité, décrit Belgrade comme une ville « bien peuplée et animée »,. En 1182, les Hongrois, de nouveau, saccagèrent la ville mais, dès 1185, les Byzantins la récupérèrent par la négociation. En 1189, l'empereur romain germanique Frédéric Barberousse, un des chefs de la troisième croisade, passa lui aussi à Belgrade à la tête de 190 000 pèlerins ; la ville était devenue un champ de ruines. En 1230, Belgrade fut rattachée à la Bulgarie puis, en 1232, la ville passa à la Hongrie.

En 1284, Le premier souverain serbe à régner sur Belgrade fut Stefan Dragutin, qui avait été roi de Serbie entre 1276 et 1282. Il reçut la ville en cadeau de son beau-père le roi Ladislas IV de Hongrie. La cité intégra ainsi le royaume de Syrmie (Srem). Dragutin tenait sa cour à Belgrade ; il fit construire une cathédrale orthodoxe, symbole de la puissance et de la prospérité du nouvel État serbe.

À sa mort en 1316, son frère Stefan Milutin régna à son tour sur Belgrade. Mais dès 1319, les Hongrois s'emparèrent de nouveau de la ville et la détruisirent complètement. Belgrade devint une forteresse qui servait de tête de pont pour les Hongrois hostiles à l'expansion de l'État serbe situé plus au sud.

Au cours du XIVe siècle, les Turcs firent leur entrée dans cette partie des Balkans. Après la bataille de la Maritza en 1371 et celle de Kosovo Polje en 1389, ils conquirent le sud de la Serbie tandis que le nord résista sous la forme du despotat de Serbie. Conscient de la menace ottomane et du rempart que constituait le despotat, le roi de Hongrie Sigismond se rapprocha du despote serbe Stefan Lazarevi?. En 1403, Stefan Lazarevi?, le fils du prince Lazar, fut autorisé à faire de Belgrade la capitale du despotat. De 1403 à 1427, la ville connut une nouvelle ère de prospérité. Une citadelle y fut construite, dont il subsiste la Tour du despote, encore visible dans la forteresse de Kalemegdan. De nombreux habitants, fuyant les Ottomans, vinrent se réfugier à Belgrade ; à cette époque, on considère que la ville comptait entre 40 000 et 50 000 habitants. L'historien Dusan Batkovi? commente ainsi la portée de cette période pour la ville : « La signification de Belgrade dans l'histoire serbe ne fit qu'augmenter à mesure que se rapprochait la chute du régime du despotat serbe. Belgrade devint le symbole des efforts conjugués afin d'empêcher les Turcs de pénétrer en Pannonie et jusqu'au centre du continent européen ».

À la mort de Stefan Lazarevi? en 1327, le nouveau despote ?ura? Brankovi?, conformément aux accords passés en 1403, dut restituer la ville à la Hongrie. Smederevo, non loin de Belgrade, devint la nouvelle capitale du despotat ; ?ura? Brankovi? y fit construire une nouvelle forteresse,. Néanmoins, sous son règne, le despotat tomba presque entièrement entre les mains des Ottomans.

En 1440, le sultan Mourad II, conscient de l'importance stratégique de Belgrade pour la conquête de l'Europe centrale, à la tête de plus de 100 000 Turcs mit une première fois le siège devant la cité mais la ville résista,. En 1443, une armée fut levée et placée sous le commandement de Vladislas I Jagellon, roi de Pologne et de Hongrie, qui choisit pour le seconder Jean Hunyadi et ?ura? Brankovi? ; l'armée se rassembla à Belgrade. Ses succès contre les forces ottomanes contraignirent Mourad II à temporiser. Mais son successeur, Mehmed II, reprit l'offensive. En 1453, il s'empara de Constantinople. Belgrade fut une nouvelle fois assiégée en 1456 mais la ville put encore résister, notamment grâce à Jean Hunyadi. En revanche, Smederevo tomba aux mains des Turcs en 1459 et peu après le despotat de Serbie se retrouva sous leur domination.

En 1521, Soliman le magnifique mit à nouveau le siège devant Belgrade. Le 28 août, il réussit à s'emparer de la ville, qui fut rasée,. Conformément à ses attentes, cette conquête lui ouvrit les portes de l'Europe centrale : il réussit à mettre le siège devant la ville de Vienne en 1529. Pendant 150 ans, la ville fut le chef lieu d'un sandjak, un district de l'Empire ottoman. Elle attira de nouveaux marchands et de nouveaux habitants turcs, arméniens, grecs, ainsi que des marchands venus de Raguse. On estime à 100 000 habitants la population de Belgrade au début du XVIIe siècle, ce qui en fit la deuxième ville de l'Empire ottoman après Istanbul. Elle prit progressivement l'allure d'une ville orientale, avec des bâtiments d'architecture ottomane et de nouvelles mosquées. Cet aspect oriental frappera encore les voyageurs du XIXe siècle.

La ville fut touchée par une révolte serbe majeure qui eut lieu en 1594, la révolte du Banat, et qui fut écrasée par les Turcs. Pour impressionner la population, le pacha de Belgrade ordonna que l'on fît venir les reliques de Saint Sava qui reposaient au monastère de Mileseva ; le 24 avril 1594, elles furent brûlées en public sur le plateau de Vra?ar (aujourd'hui un quartier de Belgrade). À l'emplacement de ce bûcher s'élève l'actuel temple de Saint Sava.

Après l'échec des Ottomans devant Vienne en 1688, le duc Maximilien-Emmanuel de Bavière s'empara de Belgrade. Les Turcs reprirent la ville en 1690. En 1717, le Prince Eugène de Savoie conquit la ville à nouveau. Entre 1723 et 1736, Nikola Doksat y construisit la forteresse de Kalemegdan. Mais par le traité de Belgrade, signé le 18 septembre 1739, les Habsbourgs rendirent la ville aux Turcs. Par deux fois, les Ottomans punirent la population de la ville en se livrant à des destructions,. Dans les deux cas, la reconquête par les Turcs s'accompagna d'une importante émigration serbe : des populations nombreuses, fuyant la région de Belgrade, vinrent s'installer en Autriche, en Voïvodine et en Slavonie,.

En 1789, lors de la guerre austro-turque de 1788-1791, le maréchal Ernst Gideon von Laudon s'empara à nouveau de la ville. Mais par le traité de Svishtov (1791), Belgrade fut une nouvelle fois restituée aux Ottomans. En échange, les janissaires durent quitter le pachalik de Belgrade.

En 1799, pour calmer l'agitation qui secouait son empire, le sultan Selim III autorisa le retour des janissaires dans le pachalik de Belgrade. En 1801, de plus en plus indépendants, ces janissaires tuèrent le pacha Hadji Mustafa et multiplièrent les exactions. Pour réprimer les révoltes naissantes, le 4 février 1804, ils firent arrêter et tuer 70 notables serbes. Cet événement, connu sous le nom de "Massacre des notables" ou "Massacre des Princes" (se?a knezova), fut en fait à l'origine de la première révolte serbe contre les Turcs (1804-1813),. Le 8 janvier 1806, Belgrade fut libérée par les rebelles serbes commandés par ?or?e Petrovi?, plus connu sous le nom de Karageorges (Georges le Noir). En 1807, le Praviteljstvujus?i Sovjet (gouvernement serbe) se réunit à Belgrade et, en 1811, les ministres s'y établirent. En 1808, l'écrivain Dositej Obradovi?, y fonda la première Haute École, ébauche de ce qui allait devenir l'université de Belgrade. En revanche, après l'échec de cette première révolte, la ville fut reprise par les Tucs en 1813.

La répression qui s'ensuivit donna lieu en 1815 à une seconde révolte conduite par le prince Milos Obrenovi?. À l'issue des négociations, les Turcs conservèrent la forteresse de Kalemegdan, mais la Serbie devenait de facto une principauté autonome à l'intérieur de l'Empire ottoman,. En 1818, Kragujevac, et non Belgrade, fut choisie comme capitale de la nouvelle Principauté de Serbie. Le sultan Mahmoud II reconnut officiellement l'autonomie de la Serbie en 1830.

L'autonomie de la Serbie ouvrit pour Belgrade une période de mutations. Des bâtiments importants y furent construits comme la résidence kneginja Ljubica (1829-1831), la résidence Milosev (1831-1834), dans le quartier de Top?ider, ou encore la cathédrale Saint-Michel (1837-1840). Outre ses fonctions économiques, Belgrade devint un important centre culturel. En 1831, la première imprimerie y fut installée et, en 1835, le journal "Novine Srpske" commença à y paraître. La Faculté de Théologie et le premier Lycée y furent créés et la ville attira des intellectuels de premier plan comme Vuk Stefanovi? Karad?i?, le grand réformateur de la langue serbe, Jovan Sterija Popovi?, un dramaturge célèbre, Joakim Vuji?, lui aussi dramaturge et écrivain, ou encore Dimitrije Davidovi?, qui fut journaliste, ministre de Milos Ier Obrenovi? et, dans ces fonctions, l'instigateur de la Bibliothèque nationale de Serbie.

En 1867, le prince Michel III Obrenovi?, le fils du prince Milos, obtint le départ définitif des Turcs de la forteresse de Kalemegdan après 346 ans de domination et Belgrade devint officiellement la capitale de la Principauté. La Serbie devint indépendante en 1878 sous le règne du prince Milan IV Obrenovi?, qui devint roi de Serbie en 1882 sous le nom de Milan Ier.

Le départ définitif des Turcs et l'indépendance accélérèrent l'occidentalisation de Belgrade, notamment sur le plan de l'urbanisme. La rue Knez Mihailova fut ouverte à la place d'anciennes rues tortueuses et elle relia la forteresse de Kalemegdan à la ville ; la Place de la République (Trg Republike) fut créée en 1866. De nombreux bâtiments furent construits dans un style européen (banques, bâtiments officiels...). La ville connut un développement industriel important. En 1884, elle fut reliée par chemin de fer à Nis, la deuxième ville de Serbie par son importance ; l'électricité y fut installée. D'importantes institutions culturelles virent le jour comme le Musée National en 1844, le Théâtre National en 1869 ou encore l'Académie serbe des sciences et des arts en 1886. Auguste et Louis Lumière donnèrent à Belgrade la première séance de cinéma des Balkans et d'Europe centrale en juin 1896. Johann Strauss II y joua la même année.

En 1900, la capitale ne comptait que 69 100 habitants. Mais en 1905 elle en comptait déjà plus de 80 000 et, à la veille de la Première guerre mondiale, elle dépassait déjà les 100 000 habitants, sans compter Zemun qui appartenait encore à l'Autriche-Hongrie,.

Il existait un antagonisme important entre le Royaume de Serbie, qui souhaitait réaliser l'unité tous les peuples slaves des Balkans à l'intérieur d'une Grande Serbie, et l'Empire d'Autriche-Hongrie, présent dans la région, et souhaitant, notamment, poursuivre son avancée dans la vallée du Danube jusqu'à la mer Noire. Le 28 juin 1914 Gavrilo Princip, un anarchiste serbe né en Bosnie assassine à Sarajevo l'archiduc François-Ferdinand, héritier du trône impérial d'Autriche-Hongrie. La Serbie refusant d'ouvrir son territoire à des enquêteurs autrichiens, cet événement déclencha la Première guerre mondiale.

Le 29 juillet 1914, des monitors de la marine austro-hongroise bombardèrent Belgrade et, le 30 novembre, la ville fut prise une première fois par le général Potiorek avant d'être libérée par le maréchal Putnik le 15 décembre. Le 9 octobre 1915, Belgrade fut prise une nouvelle fois par les troupes allemandes et autrichiennes commandées par August von Mackensen ; la bataille avait fait rage plusieurs jours et la ville avait subi de nombreuses destructions.

Belgrade fut finalement libérée le 1er novembre 1918 grâce à une armée franco-serbe commandée conjointement par le maréchal Louis Franchet d'Espérey et le prince héritier Alexandre de Serbie. À la fin de la guerre, la Serbie avait perdu 28% de sa population, tandis que Belgrade était la ville du pays qui avait subi le plus de destructions.

En 1918, Belgrade devint la capitale du Royaume des Serbes, des Croates et des Slovènes (proclamé à Zagreb), puis, en 1929, celle du Royaume de Yougoslavie. La ville se modernisa et connut une importante croissance démographique. Elle incorpora la ville de Zemun qui était restée autrichienne jusqu'à la guerre ; en 1931, elle comptait 239 000 habitants et, en 1940, elle en comptait 320 000, la population augmentant en moyenne de 4,08% entre 1921 et 1948. En 1927, fut ouvert le premier aéroport de Belgrade et, en 1929, sa première station de radio commença à émettre. Le pont de Pan?evo, qui franchissait le Danube, fut ouvert à la circulation en 1935.

Le 25 mars 1941, sous la pression d'Hitler, le président du Conseil Dragisa Cvetkovi? et son ministre des Affaires étrangères signèrent à Vienne l'adhésion de la Yougoslavie au Pacte tripartite, rangeant ainsi le pays au côté des puissances de l'Axe ; par cet accord, le prince Paul, régent du royaume, espérait tenir le royaume à l'écart de la Seconde guerre mondiale. À Belgrade, cette décision suscita immédiatement de nombreuses et importantes manifestations de rue ; et, le 27 mars, avec l'appui de la Grande-Bretagne, un coup d'État, conduit par le général Dusan Simovi? et organisé par le général Borivoje Mirkovi?,, força le prince Paul à quitter le pouvoir et installa sur le trône le roi Pierre II avant sa majorité.

Par voie de conséquence, le 6 avril 1941, Belgrade, pourtant déclarée ville ouverte, fut bombardée par la Luftwaffe, bombardement qui fit au moins 2 274 morts ; la Bibliothèque nationale de Serbie fut incendiée, ce qui provoqua la destruction de dizaines de milliers de livres rares parmi lesquels figuraient de précieux manuscrits du Moyen-Âge,. La Yougoslavie fut envahie et, le 17 avril 1941, la capitulation du royaume fut signée à Belgrade. La Serbie et le Banat furent placés sous l'autorité des Nazis, une Croatie indépendante fut créée, tandis que le reste du royaume fut partagé entre les diverses puissances de l'Axe ; le gouvernement royal partit en exil à Londres et un gouvernement dirigé par le général Milan Nedi? fut installé à Belgrade par les nazis.

Très vite la résistance s'organisa autour de deux hommes : Dra?a Mihailovi?, un fidèle partisan de la monarchie, coordonna l'action des tchetniks (à partir de mai 1941) ; Josip Broz Tito fut à la tête des partisans communistes (à partir de juillet 1941). En représailles à la guérilla qui s'installait, à l'automne et au cours de l'hiver 1941, le général Franz Böhme, le gouverneur militaire de la Serbie, fit arrêter et tuer de nombreux Belgradois et, en particulier, des membres de la communauté juive ; sa "règle" était d'exécuter 100 Serbes ou Juifs pour tout Allemand tué.

Le 6 avril 1944, les Alliés bombardèrent Belgrade, faisant environ 1 160 morts. La ville resta occupée par les nazis jusqu'au 20 octobre 1944, date à laquelle, avec l'accord de Churchill, elle fut libérée par les Partisans communistes et par l'Armée rouge. Pendant la guerre, Belgrade avait perdu environ 50 000 habitants et souffert d'importants dommages matériels.


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Billet avion pour la Serbie-et-Monténégro
 

Serbie-et-Monténégro

Histoire

Le gouvernement monténégrin, qui s'était opposé à Milosevi? de 1997 à sa chute en septembre 2000, soutenait ouvertement l'indépendance de son pays. L'Union européenne et notamment le Commissaire européen Javier Solana l'a convaincu de former une fédération moins étroite avec la Serbie, tout en assurant son caractère provisoire. L'accord prévoit donc de ne coopérer que dans certains domaines politiques (comme la Défense). Les deux républiques constitutives auront le droit de demander leur pleine indépendance trois ans après l'adoption de la nouvelle Constitution, qui eut lieu le 4 février 2003, sans d'ailleurs respecter les formes prévues par la Constitution antérieure, tant le scepticisme était grand d'un côté comme de l'autre.

Cependant, après cette période probatoire, le 21 mai 2006, un référendum sur l'indépendance du Monténégro est organisé dans cette république, où le camp indépendantiste l'emporte avec 55,5% des voix.


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Billet avion au départ de Istanbul (Turquie)
 

Istanbul

Noms de la ville

Les peuples slaves sous la domination byzantine puis ottomane l'ont appelé Tzargrad : la ville de l'Empereur.

Histoire

Elle fut fondée par l'empereur romain Constantin Ier en 330 sur le site de l'ancienne colonie grecque Byzantium qui existe depuis le 7e siècle avant J.C. La ville fut baptisée Constantinople en l'honneur de l'Empereur (ce n'est que le 28 mars 1930 que le nom d'?stanbul devint officiel). La ville devint la capitale orientale de l'Empire romain et plus tard celle de l'Empire byzantin. Après la chute de Constantinople le 29 mai 1453, elle fut incorporée à l'Empire ottoman par Mehmet II le Conquérant et en devint la nouvelle capitale, remplaçant Edirne (Andrinople) en Thrace. Elle demeura la capitale de l'Empire ottoman pendant cinq siècles mais a perdu cette fonction le 1er octobre 1923, en faveur d'Ankara, la capitale de la République de Turquie. Suite à des migrations à partir des années 1950 depuis les villages d'Anatolie, la ville devint rapidement l'une des plus importantes agglomérations d'Europe. La ville comptait 700 000 habitants en 1927, 1 million en 1950, 2 millions en 1960, 3,5 millions en 1970 et finalement 12 millions à ce jour. Des estimations non-officielles compteraient jusqu'à 12 millions d'habitants en 2007, vu l'afflux important des personnes venant de l'Anatolie de l'est, installés dans des bidonvilles aux constructions sauvages, et non recensées.

Démographie et religion

La ville fut toujours un centre important pour les religions chrétienne et musulmane. En 1454, le sultan Mehmet II qui venait de conquérir la ville et de mettre fin à l'Empire byzantin décida de perpétuer le rôle de Constantinople comme centre spirituel du monde chrétien orthodoxe grâce à la nomination du patriarche grec Gennadios à la tête du patriarcat oecuménique. Istanbul devint en 1517 le siège du califat après la conquête de l'Égypte par les Ottomans et le transfert des symboles califales à la capitale impériale qu'est Istanbul. Cependant, le titre de calife fut porté par les sultans et une institution califale en tant que telle n'a jamais existé séparément en dehors du système étatique. Le califat fut aboli en mars 1924 par Mustafa Kemal Atatürk.

Dans ce même cadre, un patriarcat arménien apostolique s'établit en 1461 également par ordre du sultan Mehmet II. L'exarchat bulgare orthodoxe avait pour siège Istanbul entre 1870 et 1912.

En 1492, suite à l'autorisation du sultan Bayezid II, ?stanbul accueillit de nombreux juifs persécutés par l'inquisition espagnole et chassés d'Espagne par Isabelle la Catholique. La ville abrite toujours la communauté juive la plus importante du pays (22 000 personnes sur 25 000). La communauté possède seize synagogues (dont la plus grande est Névé Shalom et la plus ancienne est Ahrida), un hôpital (Or haHayim), une école (UOML), une maison de retraite et un hebdomadaire bilingue (turc-ladino) : ?alom. Le chef de la communauté est le grand rabbin Isaac Haléva.

La ville abrite également la plupart des Sabbatéens de Turquie, partisans de Sabbataï Tsevi.

La nuit du 24 avril 1915, durant laquelle deux-cent quarante intellectuels arméniens furent arrêtés à ?stanbul, marque le début du génocide arménien et de la quasi-disparition des minorités chrétiennes de l'Empire ottoman. Cette date est commémorée chaque année en mémoire des victimes (300 000 à 500 000 selon l'État turc, 1 200 000 selon la plupart des historiens occidentaux, 1 500 000 selon l'État arménien). Toutefois, les Arméniens stambouliotes ne furent pas concernés par les déportations, à l'instar de ceux qui habitaient à Smyrne ou Alep. Aujourd'hui la communauté arménienne d'Istanbul, évaluée à 60 000 personnes, possède trente-trois églises apostoliques, douze églises catholiques et trois églises protestantes ; deux hôpitaux (Sourp Pirgitch et Sourp Agop), deux orphelinats, dix-neuf écoles et trois journaux en langue arménienne, dont Jamanak (fondé en 1908) actuellement le plus vieux quotidien de Turquie. Les leaders de la communauté sont le patriarche apostolique Mesrob II Mutafyan (depuis 1998) et l'archevêque catholique Hovhannes Tcholakian (depuis 1961). L'immigration des arméniens de Turquie vers l'étranger a perdu son caractère massif dans les années 1980 et leur nombre s'est stabilisé.


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Billet avion au départ de la Turquie
 

Turquie

Population et société turque

La Turquie est un pays laïc, donc il n'y a pas de religion officielle.

La religion principale de la Turquie est l'islam, majoritairement sunnite hanafite (branche de l'islam) avec d'importantes communautés chiites. Aujourd'hui, les alévis représenteraient environ 20-25 % de la population turque.

La Turquie est l'un des berceaux du christianisme. Selon les actes des Apôtres, c'est à Antakya que les disciples reçurent pour la première fois le nom de chrétiens. Saint Paul est originaire de Tarse et il voyagea beaucoup en Turquie : Antakya, Konya, Ankara (capitale des Galates), Ephèse. Cette dernière est attachée à la mémoire de saint Jean. Selon une tradition, la Vierge Marie passa ses dernières années près d'Ephèse, à Selçuk. La grotte des Sept Dormants d'Éphèse se situe près d'Ephèse comme son nom l'indique. De nombreux conciles oecuméniques se rassemblèrent en Turquie actuelle (Ephèse, Nicée, Constantinople, Chalcédoine). On trouve des vestiges de la chrétienté en Cappadoce et à Trabzon.

Le nombre des chrétiens en Turquie ne dépasse pas les cent mille ; les Arméniens étant les plus nombreux (60 000 environ, répartis en trois communautés : apostoliques (57 000), catholiques (3 000), protestants (500) à Istanbul, Antakya et Kayseri). On peut également citer les Syriaques (15 000 dont 2 000 catholiques, à Istanbul et Mardin), les Chaldéens (10 000, pour la plupart de nationalité irakienne), les Latins (5 000, concentrés à Istanbul et Izmir ; petites communautés à Bursa, Konya, Mersin, Tarsus, Antakya, Iskenderun, Samsun, Trabzon), les orthodoxes grecs (3 000, à Istanbul, Antakya, Gökçeada et Bozcaada).

Les juifs (25 000) sont concentrés à Istanbul (22 000), ?zmir (2 500) et Bursa (env. 500), Çanakkale (quatre familles).

Une enquête publiée en décembre 2004 dans le Wall Street Journal version européenne annonce que 95 % des Turcs sont musulmans et 72 % observent les prescriptions de l'islam.

Alors que la constitution du 20 janvier 1921 ne mentionnait pas la religion, la loi constitutionnelle du 29 octobre 1923 modifie l'article 2 en indiquant que « la religion de l'État turc est l'islam » (Türkiye Devletinin dini, Dîn-i ?slâmd?r). Cette mention est conservée dans la constitution du 20 avril 1924 (dont l'article 75 proclame pourtant la liberté de conscience et de culte - à condition qu'elles ne s'opposent pas aux lois), supprimée le 11 avril 1928 et remplacée le 10 décembre 1937 par « l'État turc est républicain, nationaliste, populiste, étatiste, laïque et réformateur » (Türkiye Devleti, Cumhûriyetçi, Milliyetçi, Hâlkç?, Devletçi, Laik ve ?nk?lâpç?'d?r), les « six principes d'Atatürk ».

Certaines de ces mesures ont été abolies lors de l'accession au pouvoir du Demokrat Parti (Parti démocrate) d'Adnan Menderes en 1950, mais la religion est restée sous contrôle de l'État.

Bien que des réformes allant dans le sens de la laïcité aient été accomplies sous Atatürk (abolition du califat, etc.), la Turquie n'est pourtant pas un état strictement laïc dans le sens où il n'y a pas de séparation entre la religion et l'État mais plutôt une mise sous tutelle de la religion par l'État ; chacun reste cependant libre de ses croyances. C'est ainsi que la religion est mentionnée sur les papiers d'identité et qu'il existe une administration dite « Présidence des affaires religieuses » (diyanet) qui instrumentalise parfois l'islam pour légitimer l'État et qui gère les 77.500 mosquées du pays. Seul le culte musulman est financé, les autres cultes devant au contraire assurer un fonctionnement financièrement autonome, quand ils ne rencontrent pas d'obstacle administratif à ce même fonctionnement. À certaines périodes de la République turque (sous Turgut Özal) l'enseignement religieux dans le secondaire est même devenu obligatoire. Malgré la mise en place de la politique laïque en Turquie, la proportion de la population chrétienne est passée de 10% en 1920 à 0.3% au début du XXIe siècle, et a déjà subit des agressions en raison de la religion.

Pour les écoles francophones voir: Lycée Français Charles-de-Gaulle, Lycée Français Pierre Loti, Lycée Saint-Benoît, Lycée Tevfik Fikret, Lycée Notre-Dame de Sion, Lycée Sainte-Pulchérie, Lycée Saint-Michel, Lycée Saint-Joseph (un à Istanbul et un autre à Izmir), Lycée de Galatasaray, l'Université Galatasaray.

Le sport national est la lutte gréco-romaine (réservé aux hommes). Le football est très probablement le sport le plus populaire ; la vie s'arrête pratiquement lors des rencontres entre Galatasaray, Fenerbahçe et Besiktas.Voir l'article : football turc. Le pays compte beaucoup de médailles et de records en haltérophilie notamment grâce à Naim Süleymano?lu et Halil Mutlu. La Turquie fait aussi partie des meilleurs nations en basket-ball avec comme star Mehmet Okur, premier turc sélectionné pour le All Star de la NBA en 2007. Le volley-ball et le beach-volley sont très appréciés par les femmes comme par les hommes. L'équipe de volley-ball féminine turque a fait de grands progrès depuis quelques années et est devenue l'une des équipes les plus fortes d'Europe. En 2007, Kenan Sofuoglu est devenu le premier turc champion du monde d'un sport mécanique : il a remporté le championnat de Mondial Supersport, une compétition de moto réservée aux 600cc.


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