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Billet avion pour Prague (Republique tcheque)
 

Prague

Histoire

Prague, où se côtoient toujours et s'affrontent souvent Tchèques, Allemands et Juifs, devient un véritable « bouillon de culture ». La rivalité entre les communautés marque l'architecture de la ville : au Théâtre national tchèque (projeté dès 1844, achevé en 1881) fait pendant le Neuer Deutscher Theater (1883-1888); la Galerie nationale à Prague abrite, depuis 1796, les collections de la noblesse (pro-allemande) de Bohême ? qu'à cela ne tienne, les Tchèques fondent en 1818 leur Musée patriotique de Bohême. Le Rudolfinum, offert en 1885 à la « nation tchèque » par la première banque du royaume de Bohême est, sage compromis, dédié au prince-héritier Rodolphe de Habsbourg.

Les fortifications du Moyen Âge sont progressivement abattues pour faire place à une ville en pleine croissance (elle atteint le demi-million d'habitants à la fin du siècle). Les Tchèques prennent peu à peu le pouvoir et leur revanche : ils ont la majorité du premier conseil municipal en 1861.

En 1884, la municipalité met en place un plan de régulation de la Vltava et entreprend, en parallèle, l'assainissement du quartier de Josefov, peu ou prou rasé et reconstruit selon des critères hygiénistes avec rues larges, tout-à-l'égout, gaz, etc. Quelques années plus tard, elle se dote du tramway.

Avec l'indépendance de la Tchécoslovaquie, proclamée le 28 octobre 1918, Prague redevient capitale et nombre de rue sont rebaptisées.

La ville est modernisée et étendue. En 1922, la Grande Prague est fondée qui englobe ses faubourgs jusqu'alors indépendants comme Vinohrady, ?i?kov, Dejvice, Smíchov, St?esovice ou Kosí?e. Elle connait un développement urbain sans précédent, se voit adjoindre nombre de théâtres, un aéroport à Kbely, la place Venceslas est refaite, en 1928, pour faire place au trafic automobile, la cathédrale Saint-Guy est achevée en 1929 à temps pour fêter dignement le millénaire de la mort de saint Venceslas.

La crise de 1929 ralentit ce développement sans pour autant l'arrêter. L'aéroport de Praha-Ruzyn? est alors mis en service. En 1938, Prague compte un million d'habitants.

Le cubisme connaît une vogue toute particulière grâce à des architectes comme Pavel Janák, Josef Go?ár ou Josef Chochol qui créent ce style typiquement tchécoslovaque : le rondocubisme. Un quartier entièrement cubiste se construit à Vysehrad.

Peu avant la Seconde Guerre mondiale, Prague accueille les réfugiés tchèques expulsés des Sudètes rattachés au Troisième Reich suite aux accords de Munich. Le 15 mars 1939, la Bohême-Moravie est conquise dans son intégralité et Adolf Hitler parade au Château de Prague. Les universités et grandes écoles sont fermées et les manifestations estudiantines réprimées dans le sang. Le 27 mai 1942, dans Hrad?any, un attentat coûte la vie au SS-Obergruppenführer Reinhard Heydrich, surnommé « le bourreau ».

Prague perd une part importante, sinon en nombre du moins en ce qu'elle participait indéniablement au rayonnement culturel de la ville, de sa population. Exilés, suicidés (comme le poète Ji?í Orten) ou déportés au camp de concentration de Theresienstadt ou ailleurs, la communauté juive de Prague est - littéralement - décimée.

Le 5 mai 1945 éclate la Libération de la ville par une Résistance largement improvisée autour d'un Conseil national tchèque (?eská národní rada ou ?NR) qui prend la tête de l'insurrection. Le 8 mai, les troupes allemandes capitulent et selon des accords préalables, l'Armée rouge « libère » Prague le 9 mai 1945.

Peu après la Seconde Guerre mondiale, le Parti communiste tchécoslovaque monte en puissance. Les élections de 1946 et de 1948 donnent la majorité aux communistes à Prague qui y organisent, en février 1948 le coup de Prague.

Un impressionnant monument à la gloire du camarade Staline est construit sur le front du Parc de Letná : ouvriers, kolkhoziens et soldats se pressent derrière le « petit père des peuples » en un ensemble, sinon grandiose, du moins impressionnant.

En 1960, une nouvelle sectorisation de la ville est adoptée (de 1 à 10), laquelle est encore largement en place aux débuts du XXIe siècle et quatre villes de banlieue supplémentaires sont absorbées par la métropole. La décennie des années soixante est surtout marquée par un programme de construction massif dans les banlieues où la construction en panneaux préfabriqués fait surnommer les HLM tchécoslovaques panelák (mot construit à partir du mot « panneau »).

En 1968, le Printemps de Prague marque la ville de façon éphémère, il est écrasé en août par les tanks des armées du Pacte de Varsovie. L'aéroport de Praha-Ruzyn? voit atterrir les avions russes avec des équipements de combat. Les Pragois improvisent une résistance et des combats ont lieu, en particulier autour de la radio-télévision tchécoslovaque et du musée national tout proche. Le XIVe congrès du PCT marque la fin des hostilités, du Printemps de Prague et le début de la Normalisation en Tchécoslovaquie.

En 1969, Prague devient la capitale de la République socialiste tchèque, l'une des deux républiques de la République socialiste tchécoslovaque (dont elle reste la métropole) qui se transforme en une fédération sans que son nom, cependant, ne soit changé.

Mais ces années sombres au niveau politique et stagnantes au niveau économique n'empêchent pas la ville de continuer sa croissance. Le projet, presque centenaire, du métro de Prague et celui de la magistrála, la voie rapide qui traverse la ville sont mis en oeuvre. Le pont de Nusle joint les deux projets en faisant passer le métro sous l'entablement du pont routier.

Les années 1980 voient quelques grands travaux entrepris pour équiper ou embellir la ville : le théâtre national de Prague est restauré et rouvert en 1983, le Palais des congrès ouvre ses portes et le quartier de Pankrác se couvre de tours plus ambitieuses (et plus vides) les unes que les autres. À ?i?kov, la tour d'émission de la radio-télévision tchécoslovaque est alors édifiée et reste à ce jour le point culminant de la ville.

La Révolution de velours, en 1990, marque pour Prague comme pour le reste du pays un grand changement : les signes du pouvoir communiste sont supprimés et le nom de certaines rues, places ou stations du métro sont « démocratisés ». Le pape Jean-Paul II et le président George Bush honorent la ville de leur visite.

En 1992, le centre historique de la ville est inscrit sur la liste du patrimoine mondial. Au 1er janvier 1993, elle devient la capitale de la République tchèque.

Une réforme administrative, en 1995, définit une nouvelle segmentation des différents arrondissements de la ville qui deviennent plus autonomes. Vers la fin des années 1990, les banlieues voient l'éclosion des premiers centres commerciaux sur le modèle de ceux de l'ouest.

En 2000, Prague est nommée capitale européenne de la culture. En septembre de la même année, le sommet du Fonds monétaire international se réunit au palais des congrès de Prague, ce qui provoque nombre de manifestations de la part des mouvements anti-globalisation (essentiellement étrangers) qui affrontent la police durant toute la semaine. Un an plus tard, en octobre 2001, les chefs d'État de l'Organisation du traité de l'Atlantique Nord se réunissent dans la ville, ceci ainsi que le déménagement du siège de Radio Free Europe, entrainent des mesures de sécurités exceptionnelles qui paralysent partiellement la ville.

La crue « bimillénaire » de la Vltava, en août 2002, nécessite l'évacuation de parties entières de la ville : Karlín, Holesovice ou le bas de Malá Strana se retrouvent sous les eaux. Si le métro de Prague est alors, lui aussi, inondé et mis hors service pour environ six mois, cela a lieu au milieu de la nuit et on ne déplore aucune victime. Par chance également, la Vieille Ville est protégée par des barrières anti-inondations et, contrairement aux inondations précédentes, reste hors d'atteinte des eaux.

Le Championnat du monde de hockey sur glace 2004 se partage entre Prague et Ostrava, la ville se voit alors dotée d'un nouveau complexe sportif, la Sazka Arena dans Vyso?any.

Économie

Prague est traditionnellement le centre économique de la Tchéquie. Elle concentre les activités économiques centrales au pays telle que la Bourse de Prague, la Banque nationale tchèque, les Chemins de fer tchèques, etc.; les sièges sociaux des principales entreprises comme ?EZ ou des banques comme ?eskoslovenská obchodní banka et Komer?ní banka.

En plus de l'industrie du film et de l'évidente industrie du tourisme, on trouve à Prague de nombreuses entreprises de l'industrie de transformation.

Le produit intérieur brut de la ville s'élève en 2002 à 620 milliards de couronnes tchèques ce qui représente, pour environ 10 % de la population globale du pays, une contribution au PIB national de 25,7 %. Le PIB par habitant est ainsi de 226 % supérieur à celui des autres régions tchèques, supérieur également à la moyenne de l'Union européenne : en PIB à parité de pouvoir d'achat, Prague se situe à 152,8 % de la moyenne européenne .


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République tchèque

Préliminaire linguistique

Ce néologisme a été importé en français sous la forme de « Tchéquie », par l'ajout du suffixe "-ie". Le ministère tchèque des Affaires étrangères du nouveau pays, né de la scission de la Tchécoslovaquie, a recommandé, en 1993, l'usage de ?esko (« Tchéquie » en français, « Czechia » en anglais) pour tous les usages autres que la référence à l'État tchèque et ses institutions, dans lesquels cas, le terme de « République tchèque » s'applique. Autrement dit, on devrait écrire République tchèque là où l'on écrirait République française ou Royaume de Belgique et Tchéquie, et « Tchéquie » là où France et Belgique s'imposeraient.

Cette recommandation n'est pas entérinée ni par l'usage, ni par les organismes francophones officiels (ONU et IGN notamment) mais l'utilisation de la forme courte gagne du terrain[réf. nécessaire].

Pour ajouter à la confusion, il existe une subtilité linguistique qui étonne le visiteur néophyte. En effet, certains Moraves, citoyens de la République tchèque, refuseront pourtant de dire qu'ils sont « Tchèques » (?ech en tchèque) qui désigne pour eux un habitant de la Bohême (?echy en tchèque), mais se définiront comme tchèques (?eský) quand ils chercheront à se définir par rapport aux nationalités allemandes, polonaises ou slovaques.

Aussi la fédération tchèque de football, en tchèque, ?eskomoravský fotbalový svaz se traduit (littéralement) par « fédération tchécomorave de football ».

Le terme « Bohémien » trouve sa source avec l'arrivée en Europe, au cours du XVe siècle, des Rroms et désignait ce peuple nomade qui, venu de l'est, commençait à se disperser en Europe par la Bohême. Il ne s'agit en aucun cas des Tchèques.

La Bohème fait référence à la vie de bohème que l'on attribue aux « Bohémiens » et non la principale région de la Tchéquie.


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Metz

Histoire

La dynastie des Carolingiens est originaire de la ville, et divers membres de la famille de Charlemagne sont enterrés dans l'abbaye Saint-Arnould. Siège d'un évêché disposant du pouvoir temporel, Metz reste longtemps une ville libre du Saint Empire romain germanique. Les édifices religieux se multiplient dans la ville, la ville prospère et la bourgeoisie se développe. Au XIIIe siècle, la bourgeoisie fait de Metz une république oligarchique dirigée par le collège des Échevins.

En 1552, le roi de France Henri II devint souverain des trois villes épiscopales d'Empire Metz, Toul et Verdun après l'entrée en ville, alors ville libre du Saint Empire romain germanique. Charles Quint, voulut reprendre ces villes lorraines passées sous l'autorité du roi de France. Il organisa le siège de Metz qui fut défendue victorieusement par le duc François de Guise alors gouverneur français de la ville. Le siège fut levé en janvier 1553. Ce n'est cependant qu'en 1648, lors des traités des Westphalie, que Metz devint juridiquement sous souveraineté française, capitale de la province des Trois-Évêchés. Dès 1633, la ville était siège d'un Parlement.

Metz se transforme alors en ville de garnison, importante place forte du royaume de France, tout en continuant à se développer.

La proximité de la Suisse et du Saint-Empire propagent rapidement la Réforme à Metz qui devient un centre protestant important mais qui disparaît précocément suite à l'émigration messine à Berlin suite à la révocation de l'Édit de Nantes

Les Juifs ont été autorisés à s'installer à Metz en 1565 et leur communauté a atteint 2200 personnes au début du XVIIIe siècle (voir Metz et la Lorraine).

1861 Exposition universelle de l'agriculture, de l'industrie, de l'horticulture et des beaux-arts. Metz est assiégée pendant la guerre franco-allemande de 1870. Abandonnée par la majorité des députés français, y compris les députés lorrains de la Meurthe, qui ont voté à la quasi unanimité son annexion, est rattachée au nouvel Empire allemand, ratifié par le traité de Francfort et devient chef-lieu du district de la Lorraine (Lothringen) dans le Reichsland d'Alsace-Lorraine de 1871 à 1919.

Après l'annexion, et malgré le départ de ses élites et autres "optants" pour la France, la ville continue de s'agrandir et de se transformer dominée par la personnalité de son évêque français, Paul Dupont des Loges, qui est élu député "protestataire" au Reichstag. Metz se transforme et son urbanisme devient la vitrine de l'empire wilhelminien. On voit apparaître d'immenses bâtiments de style néo-roman ou néo-gothique dont le portail de la cathédrale, le temple protestant et le palais du gouverneur. Comme toutes les cités du Reich, elle reçoit une "colonne Bismark", colonne de pierre marquée de l'effigie du Chancelier, qui domine la cité depuis le Mont St Quentin et est désormais noyée dans la végétation.

Devenue un point stratégique majeur de la Défense du Reich allemand (carrefour routier et ferroviaire majeur), elle voit l'état-major allemand poursuivre les travaux de fortification entamés sous le Second Empire. En 1914, Metz est la plus grande forteresse du monde. Elle est cependant largement épargnée par les combats de la Première Guerre Mondiale.

Redevenue française en 1918, Metz conserve son rôle de garnison de première importance. Plus de 300 cafés font de la ville un "Petit Paris de l'Est". Par ailleurs, quoique francophone depuis toujours, la ville est devenue bilingue car plusieurs générations d'enfants ont été contraints non seulement d'apprendre, mais de parler (sous peine de sanctions) l'allemand à l'école. Dans les années 1980 encore, des "anciens" parlaient l'allemand entre eux et dans les cours d'école, les enfants jouant au loup ou à chat perché ne se disaient pas "pouce !" mais "frei !" sans comprendre un instant l'origine de ce terme.

A nouveau occupée et annexée durant la Seconde Guerre mondiale, Metz devient le coeur du Westmark, la "marche de l'Ouest", du Troisième Reich. Ses jeunes sont enrôlés de force dans la Wehrmacht comme les jeunes Alsaciens (ce sont les Malgré Nous) et envoyés sur le Front de l'Est pour limiter les désertions.

Metz est libérée en novembre 1944 par la 95e division d'infanterie US. Les combats sont très durs et le siège des fortifications de la ville coûte très chers aux forces américaines. Chars et bombardiers se heurtent à une ceinture de béton, de fer et de feu qui protège les approches de la cité messine. Même le napalm (employé sur les forts d'Ars sur Moselle, à 7 km au sud de Metz) est inefficace. Il faut dire que les forts sont défendus notamment par 300 vétérans du Front de l'Est, en formation au sein de l'école de Sous-Officiers de la Wehrmacht de Metz. Dans certains cas, c'est la faim qui poussera ces soldats allemands à la rédition. Il faudra toute la fougue et le courage des jeunes G.I. pour finir par briser la résistance ennemie et traverser la Moselle dans des conditions extrêmes, en plein coeur de l'hiver 1944. Un général allemand donne le surnom aux soldats américains "The Iron Men of Metz" (Les Hommes de Fer de Metz) pour avoir été la première armée à avoir réussi à capturer cette ville par la force alors que l'Etat Major allemand songeait à en faire un "Stalingrad bis" afin de bloquer l'avancée de Patton. Si un tel plan avait réussi, l'offensive allemande des Ardennes eut été dramatique pour les Alliés.

De nos jours, le rôle militaire de Metz a décru, et la ville a diversifié ses activités. Elle a ainsi pu poursuivre sa croissance malgré les difficultés économiques qui ont durement frappé la Lorraine (crise du charbon, de la sidérurgie, du textile...).

Désormais à 1h20 de Paris grâce au TGV, Metz développe son université qui compte plus de 15.000 étudiants. La cité n'est pas seulement la "ville la plus fleurie d'Europe", mais développe également ses pôles technologiques, axés sur les technologies de l'information et de la communication (Technopôle de Metz). Tournée vers l'Europe, la ville de Metz mène une politique de coopération active avec le Luxembourg et le Land de Sarre, eux aussi victimes au cours des siècles de l'antagonisme franco-allemand.


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France

Histoire

Dans le domaine colonial, le bilan est en revanche mitigé : malgré un bon départ en Amérique avec l'expédition de Jacques Cartier sous François Ier, une implantation réussie aux Antilles, en Louisiane, et au Sénégal sous Louis XIV, le manque de détermination de Louis XV a conduit à de graves échecs devant les Anglais en Inde et au Canada, et, ainsi, à rompre la dynamique créée par ses prédécesseurs.

Les difficultés financières, le refus des réformes et l'impatience du peuple conduisent à la Révolution française, de 1789 à 1799. Cet épisode marquant dans la construction de l'histoire nationale voit naître notamment la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789 et de la promotion des idéaux de liberté, égalité, fraternité.

La Révolution se déroule en plusieurs phases et commence par un essai de monarchie constitutionnelle, avec la réunion des États généraux, puis la prise de la Bastille le 14 juillet 1789, les troubles politiques et sociaux (opposition du tiers état face à la noblesse) aboutissent à la chute de la monarchie, le 10 août 1792. L'ébullition révolutionnaire conduit à une succession de régimes (République de la Convention, Directoire, Consulat) en conflit quasi permanent avec les autres pays européens inquiets d'une propagation des idées républicaines.

À partir de 1799, Napoléon Bonaparte prend le pouvoir, d'abord comme Premier consul, puis comme empereur. Cette période voit l'instauration de nouvelles institutions, tandis que la France s'étend à travers l'Europe avant une période de revirements militaires. L'épisode s'achève par la restauration des Bourbons en 1815.

La Restauration de 1815 marque le début d'une nouvelle tentative de monarchie constitutionnelle, mais les tensions des règnes de Louis XVIII puis surtout de Charles X conduisent à la Révolution de 1830 qui porte Louis-Philippe Ier au pouvoir. De 1830 à 1848, la Monarchie de Juillet est un régime soutenu par la bourgeoisie, mais qui suscite une opposition légitimiste, bonarpartiste et surtout républicaine.

Cette dernière entraîne la révolution de février 1848 qui voit une tentative de régime présidentiel, la Seconde République.

Le 2 décembre 1851, le président de la République, Louis-Napoléon Bonaparte, neveu de Napoléon Ier, organise un coup d'État. Le 14 janvier 1852, il est nommé empereur sous le nom de Napoléon III. Sous le Second Empire, le pays connaît les débuts de la deuxième industrialisation, impulsée par des orientations économiques libérales, fondées sur des constructions capitalistiques fortement structurantes (banques d'affaires, compagnies de chemin de fer et maritimes, industries lourdes et textiles, grands magasins, etc.). Sur le plan de la politique extérieure, Napoléon III s'assure la confiance du Royaume-Uni (guerre de Crimée) qui permet d'assoir l'influence de la France au Proche-Orient tandis que son action en Italie, contre l'Autriche, est couronnée de succès et conduit à la réunion à la France de régions du Piémont (Savoie]], Nice). Néanmoins, de graves revers ternissent considérablement l'image du régime, et renforcent une opposition extérieure (Victor Hugo) et intérieure. Le pari de la lutte contre la Prusse pour redonner un certain lustre à l'Empire, précipite en fait sa chute. Il se termine ainsi en 1870 après la défaite de Sedan. La perte de l'Alsace-Lorraine et les considérables indemnités dues à l'Empire allemand créé à la faveur de l'avantage pris par la Prusse, conduisent à un ressentiment national fort (la Revanche).

La guerre de 1870 entraîne la chute du Second Empire et le retour à la république, après l'insurrection de la Commune de Paris. Le Second Empire avait évolué vers un régime parlementaire, et son héritage est en partie repris par la IIIe République. Après quelques années d'hésitation, la Troisième République est finalement confirmée en 1875, la pratique des institutions en faisant un régime d'assemblée.

Sous la Troisième République, la France étend son empire colonial, dont la conquête avait commencé sous les monarchies du XIXe siècle (Afrique occidentale et équatoriale, Maroc, Tunisie, Madagascar, Indochine).

Sortie victorieuse, mais au prix de souffrances démographiques et économiques immenses de la Première Guerre mondiale, la France connaît une période de crise économique et politique dans les années 1930. La défaite de 1940 conduit à l'attribution par vote des pleins pouvoirs au maréchal Pétain pendant la Seconde Guerre mondiale. Celui-ci remplace la république par un État français contesté par la France libre du général de Gaulle jusqu'en 1944.

À la suite de la Seconde Guerre mondiale, la Quatrième République est promulguée le 27 octobre 1946, mais elle fait face à de graves difficultés dans l'Empire colonial, d'abord en Indochine, puis en Algérie, tandis qu'ailleurs la décolonisation se fait par négociation. L'instabilité gouvernementale qui en résulte, génère finalement une crise qui conduit à un changement de constitution. Pourtant, malgré les changements fréquents de ministères, une certaine constance de la politique de construction européenne a permis de participer activement tout d'abord à la Communauté européenne du charbon et de l'acier en 1950, puis à la signature du traité de Rome en 1957 fondateur du Marché commun. Par ailleurs, la politique de développement de l'industrie nucléaire tant civile que militaire, a permis d'assoir une politique indépendante dans les années 1960.

La Constitution de la Ve République, rédigée sous l'influence du général de Gaulle et de Michel Debré, est adoptée le 4 octobre 1958. Elle met en place une République à régime parlementaire qui s'avère mieux résister aux instabilités que les républiques parlementaires précédentes. En 1962, la conjonction de l'élection du président de la République au suffrage universel direct et du fait majoritaire au Parlement favorable au président vont modifier la Constitution pour en avoir une lecture favorable au président. On parle alors de régime parlementaire présidentialisé. Ce cas est unique à la France ; dans tous les autres régimes parlementaires, le chef de l'État s'est systématiquement effacé au profit du chef de gouvernement, qui est soutenu par la majorité parlementaire. Maurice Duverger, lui, a souhaité définir la Ve comme relevant d'une nouvelle catégorie, celle du régime semi-présidentiel. Cette typologie n'est cependant pas acceptée par tous.

À partir de 1973, l'économie française connaît une succession de crises économiques et de périodes de faible croissance, qui entraînent une alternance fréquente au sein du pouvoir. De 1986 à 1988, puis de 1993 à 1995 et enfin de 1997 à 2002, le phénomène de la cohabitation (annulation du fait majoritaire favorable au Président, ce qui fait que le Premier ministre est d'un différent bord politique que celui du Président) modifie encore la lecture de la Constitution, pour revenir à une lecture plus proche de sa conception en 1958, c'est-à-dire un régime parlementaire.

Depuis les années 1950, la réconciliation, puis la coopération avec l'Allemagne ont permis à la France de jouer un rôle de moteur dans la construction européenne, notamment avec la Communauté économique européenne. Elle est devenue l'un des principaux pays de l'Union européenne, partisan d'une Europe politique forte, bien qu'elle ait rejetée la Constitution européenne par 55% des suffrages le 29 mai 2005.

Politique

La France est une République constitutionnelle, « indivisible, laïque, démocratique et sociale » (article Ier de la Constitution de 1958) à régime parlementaire présidentialisé (dont la lecture se fait en faveur du Président de la République, parfois appelé à tort ou à raison régime semi-présidentiel). La réforme constitutionnelle du 28 mars 2003 (acte II de la décentralisation) a rajouté dans ce même article que l'organisation de la République était décentralisée.

Avant 1962, le président de la République française était élu au suffrage universel indirect par un collège électoral élargi. Celui-ci était élargi pour éviter la prépondérance du pouvoir législatif sur le pouvoir exécutif qui s'était produit sous la IVe République et qui avait provoqué le blocage des institutions. En novembre 1962, le président de la République a demandé par référendum qu'il soit élu au suffrage universel direct, en utilisant l'article 11 de la Constitution et non l'article 89 de celle-ci. L'article 11 permet de soumettre au référendum des lois sur les pouvoirs publics, sur l'organisation des institutions ou encore sur les traités internationaux tandis que l'article 89 permet de soumettre une révision constitutionnelle au peuple mais après l'accord du Parlement réuni en Congrès. Ce choix a entraîné le renversement du gouvernement Pompidou par une motion de censure. Cette motion de censure est la seule de la Ve République à avoir réussi.

Dans la Constitution de la Ve République, le pouvoir exécutif est renforcé au détriment du pouvoir législatif. Le président a acquis des pouvoirs propres tels que le droit de dissolution de l'Assemblée nationale (article 12 de la Constitution), le droit de soumettre au peuple un référendum (article 11 de la Constitution), le pouvoir de nommer le Premier ministre (article 8 de la Constitution) ou encore le droit de message au Parlement (article 18 de la Constitution). En ce qui concerne le gouvernement, celui-ci détermine et mène la politique de la nation. Il dispose également du pouvoir réglementaire lui permettant de faire adopter des lois. Il fixe également les 3/4 des ordres du jour à l'Assemblée nationale.

Depuis la réforme constitutionnelle de 2001, le président de la République est élu pour cinq ans au suffrage universel direct (contre 7 ans auparavant). Il nomme le Premier ministre.

Le Parlement est constitué de l'Assemblée nationale, réunissant 577 députés, et du Sénat, comprenant actuellement 331 sénateurs (il y en aura 346 en 2010) élus pour six ans au suffrage indirect et renouvelé de moitié tous les trois ans (à partir de 2010). Les Français de l'étranger voient leurs intérêts défendus auprès du Parlement par l'Assemblée des Français de l'Étranger.

La France fait partie des cinq pays qui sont juridiquement reconnus comme « États dotés de l'arme nucléaire » par le traité de non-prolifération nucléaire. L'armée française est, avec celle du Royaume-Uni, l'une des plus dotées financièrement en Europe. En effet, à elles deux, elles représentent plus de 40 % des dépenses militaires de l'Union européenne. La France lui consacre 2,5 % de son PIB (pour un budget de 38 milliards d'euros en 2006), là où ses homologues européens (hors Royaume-Uni et Grèce) y consacrent 1,5 % de leur PIB, d'après l'OTAN.

Depuis 1996, l'armée est devenue professionnelle et le service militaire réduit à une journée d'appel (mixte). D'une capacité de plus de 330 000 hommes, elle est déployée à travers le monde notamment au Kosovo, en Côte d'Ivoire, dans ses territoires d'outre-mer, mais également au Moyen-Orient où elle assure un maintien de la paix, ou une sécurisation de ses moyens d'approvisionnement en pétrole notamment. Elle mobilise également plus de 1000 hommes dans le cadre du plan Vigipirate.

Géographie

La France est le 47e État par sa surface terrestre et le 2e par la surface de sa zone économique exclusive.

La France métropolitaine est localisée en Europe occidentale (voir la liste de points extrêmes de la France). La France possède aussi des territoires, sous différents statuts administratifs, en dehors du territoire européen : en Amérique du Nord, dans les Antilles, en Amérique du Sud, dans l'océan Indien, dans le nord et le sud de l'océan Pacifique et en Antarctique. Elle partage en métropole 2970 km de frontières terrestres avec huit pays limitrophes : Espagne (650 km), Belgique (620 km), Suisse (572 km), Italie (515 km), Allemagne (450 km), Luxembourg (73 km), Andorre (57 km), Monaco (4,5 km). En Guyane, les frontières sont de 700 km avec le Brésil et 520 km avec le Suriname. Une frontière longue de 10,2 km (mais non matérialisée) sur l'île de Saint-Martin aux Antilles, sépare la partie française de celle sous souveraineté des Pays-Bas. Enfin la Terre Adélie (TAAF) revendiquée par la France est enclavée dans une partie de l'Antarctique revendiquée par l'Australie. Les côtes françaises présentent quatre façades maritimes tournées vers la mer du Nord, la Manche, l'océan Atlantique et la mer Méditerranée, ce qui fait de la France un carrefour de cultures et de communications unique en Europe.

D'une superficie métropolitaine de 551 500 km² (675 417 km² avec l'outre-mer), la France s'étend sur 1000 km du nord au sud et d'est en ouest (plus grande distance nord-sud : Bray-Dunes - Cerbère). C'est le troisième plus grand pays d'Europe, après la Russie et l'Ukraine (2e si on compte l'outre-mer) et le plus grand de l'Union Européenne. La France métropolitaine a quatre façades maritimes sur (du nord au sud) : la Mer du Nord, la Manche, l'océan Atlantique et la mer Méditerranée. La longueur totale de ses côtes atteint 3427 km. La France est un isthme.


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