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Billet avion Montreal Londres
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 | Billet avion pour Londres (Royaume-Uni) |  | | | LondresPrésentation
Londres (en anglais : London - /'l?nd?n/) est la capitale ainsi que la plus grande ville d'Angleterre et du Royaume-Uni. Fondée il y a plus de 2 000 ans par les Romains, elle est aujourd'hui devenue un centre culturel, commercial et financier d'envergure mondiale. Son influence majeure dans les domaines de la politique, de l'éducation, du divertissement, des spectacles, des médias, de la mode et de l'art a contribué à établir son statut de ville mondiale,,.
Londres compte 7 684 700 habitants, appelés Londoniens, et se trouve au coeur d'une région urbaine de 8 278 251 habitants et d'une aire urbaine dont la population varie de 12 à 14 millions. La ville produit 19 % du PIB du pays et est le siège de nombreuses institutions, sociétés et organisations internationales. Londres est une des principales places financières mondiales et la bourse de Londres est la troisième en terme de capitalisation après celles de New York et Tokyo . C'est également une des principales plates-formes de transport au monde avec cinq aéroports internationaux et un port.
Londres est également une des premières destinations touristiques mondiales. La capitale britannique accueille environ 27 millions de touristes par an et compte quatre sites listés au patrimoine mondial ainsi que de nombreux monuments emblématiques symbolisant la ville ou le Royaume-Uni à travers le monde : le Palais de Westminster, le Tower Bridge, la Tour de Londres, l'Abbaye de Westminster, le Palais de Buckingham mais également des institutions telles que British Museum ou la National Gallery.
Géographie et climat
La dénomination courante Londres peut désigner plusieurs ensembles géographiques ou administratifs différents, pouvant parfois porter à confusion.
L'emploi le plus courant fait référence au Grand Londres (Greater London), une des neuf subdivisions régionales de l'Angleterre, formé du territoire sous l'autorité du Greater London Authority et du maire de Londres. C'est cet ensemble d'environ 1 600 km² pour 7,5 millions d'habitants qui est couramment désigné lorsque l'on parle de la capitale britannique. Cependant, le Grand Londres n'est pas officiellement une cité, dont le statut, strictement défini au Royaume-Uni, est attribué à une ville par le monarque britannique sur des critères précis. Avant sa création en 1965, le territoire du Grand Londres faisait partie des comtés du Kent, Middlesex, Surrey, Essex et du Hertfordshire.
La cité de Londres (City of London, abrégé en City, ou bien Square Mile en référence à sa superficie de 1 mile carré), située au coeur du Grand Londres, correspond à la définition historique de Londres. C'est là que la ville moderne est née et c'est aujourd'hui le plus ancien quartier de la capitale. C'est également une circonscription à part entière avec un statut spécial. La cité de Londres et le reste du Grand Londres forment un comté cérémonial.
La vaste agglomération londonienne peut être décrite par la région urbaine de Londres, qui correspond à la zone occupée par les banlieues, et qui occupe un territoire à peu près similaire à la région du Grand Londres mais avec une population légèrement supérieure. Au-delà de la région urbaine se trouve l'aire urbaine de Londres (London commuter belt ou London Metropolitain Area) qui regroupe les territoires habités par des personnes se déplaçant quotidiennement (commuters) pour aller travailler à Londres. La région urbaine de Londres s'est considérablement agrandie durant l'époque victorienne puis de nouveau pendant l'entre-deux-guerres. Son expansion s'est arrêtée dans les années 1940 à cause de la Seconde Guerre mondiale et de la politique dite de la ceinture verte et sa superficie n'a pas beaucoup évolué depuis. Les limites du district de la Metropolitan Police et de la zone desservie par les transports londoniens ont évolué au fil du temps mais correspondent aujourd'hui approximativement à celle du Grand Londres.
D'autres termes tels que Inner London, Outer London, Central London, North London, South London, East London, East End of London, West London ou bien West End of London sous parfois utilisés, non traduits, pour désigner des quartiers, des unités statistiques ou des circonscriptions de Londres,
Contrairement à de nombreuses autres capitales, le statut de « capitale du Royaume-Uni » de Londres n'a jamais été officiellement accordé à la ville par décret ou par charte écrite. Sa position actuelle s'est établie par convention constitutionnelle, Londres étant le siège du pouvoir britannique. Son statut de capitale de facto en fait un élément de la constitution non écrite du Royaume-Uni. La capitale de l'Angleterre a été transférée de Winchester à Londres après la conquête normande.
Il se peut que les Romains aient marqué le centre de Londinium avec la pierre de Londres, toujours visible à Cannon Street . Les coordonnées du centre de Londres (traditionnellement situé à la Croix d'Éléonore à Charing Cross, près de l'intersection de Trafalgar Square et de Whitehall) sont approximativement 51°30 »²29 »³N 00°07 »²29 »³W / 51.50806, -0.12472. Trafalgar Square est également devenu un lieu de central de célébration et de manifestation.
Le Grand Londres se situe dans le sud-est de l'Angleterre, à 45 km à l'ouest de l'estuaire de la Tamise et s'étend sur une superficie de 1 579 km², ce qui place la ville à la trente-septième des grandes agglomérations les plus étendues . L'altitude varie du niveau de la mer jusqu'à 245 m à Biggin Hill, au sud de l'agglomération .
Le fleuve, qui traverse la ville d'ouest en est, a eu une influence majeure sur le développement de la ville. Londres a été fondée à l'origine sur la rive nord du fleuve et n'a disposé, pendant plusieurs siècles, que d'un seul pont, le pont de Londres (London Bridge). Le foyer principal de la ville s'est en conséquence cantonné sur cette rive de la Tamise, jusqu'à la construction, au XVIIIe siècle, d'une série d'autres ponts. La ville s'est alors étendue dans toutes les directions, cette expansion n'étant gênée par aucun obstacle naturel, dans une campagne presque dépourvue de reliefs, à l'exception de quelques collines (Parliament Hill, Primrose Hill).
La Tamise était autrefois plus large et plus profonde qu'aujourd'hui. Les rives du fleuve ont été massivement aménagées, la plupart des affluents ont été détournés et sont à présent souterrains, parfois transformés en égouts (ainsi, la rivière Fleet après laquelle est nommée la Fleet Street, l'ancienne rue des journalistes). La Tamise est sujette à la marée et Londres est largement inondable. Les menaces d'inondation augmentent d'ailleurs avec le temps compte tenu de l'élévation régulière du niveau de l'eau à marée haute et de la lente inclinaison de la Grande-Bretagne (relèvement au nord, abaissement au sud) causée par un phénomène de relèvement isostatique. Un barrage, la Thames Barrier, a été construit à travers la Tamise à Woolwich dans les années 1970, pour pallier cette menace. En 2005 cependant, il a été suggéré la construction d'un barrage d'une quinzaine de kilomètres de long plus bas en aval pour parer les risques futurs d'inondation.
On décrit souvent Londres par quartiers (Bloomsbury, Mayfair, Whitechapel par exemple). Ces noms n'ont pas d'utilisation officielle mais désignent souvent des paroisses (parishes) ou des circonscriptions (city wards) et sont restés en usage par tradition, chacun faisant référence à un quartier distinct avec ses propres caractéristiques mais sans délimitation officielle.
Il existe cependant une zone centrale de Londres qui possède une définition et un statut stricts, la Cité de Londres (City of London). Souvent appelée simplement la City, c'est le plus grand quartier financier[réf. nécessaire] (central business district) d'Europe. La City possède son propre corps gouvernant et ses propres frontières, lui donnant ainsi une complète autonomie politique et administrative. Le nouveau quartier financier et commercial des docklands se situe à l'est de la City et est dominé par Canary Wharf. L'autre quartier d'affaires se trouve dans la Cité de Westminster qui abrite également le gouvernement britannique et l'Abbaye de Westminster.
West End est le principal quartier commerçant et regroupant les principales attractions telles que Oxford Street, Leicester Square, Covent Garden et Piccadilly Circus. West London regroupe des zones résidentielles huppées telles que Notting Hill, Knightsbridge ou le district de Kensington et Chelsea où le prix moyen d'une maison dans certains quartiers est d'environ 5 500 000 livres et où une maison a été vendue 60 millions de livres . D'après un classement 2007 réalisé par le groupe immobilier Knight Frank et Citi Private Bank, filiale de Citigroup, Londres est la ville la plus chère du monde dans le domaine de l'immobilier résidentiel de luxe : 36 800 euros en moyenne par mètre carré dans ce secteur.
Les zones situées à l'est de Londres regroupent l'East End et les banlieues de l'Essex. Ces zones, situées au plus près du port de Londres original, sont connues pour avoir une proportion élevée d'immigrants et pour être une des plus pauvres de la capitale[réf. nécessaire]. La zone appelée East London a vu naître le développement industriel de Londres. Les nombreux terrains abandonnés qu'on y trouve aujourd'hui sont en plein redéveloppement, notamment grâce au plan Thames Gateway, qui inclut London Riverside et la Lower Lea Valley, qui accueillera le parc olympique ainsi que le stade des Jeux olympiques d'été de 2012. North London et South London sont également des termes utilisés pour désigner les deux zones de Londres séparées par la Tamise.
La densité de population varie considérablement à Londres. Le centre regroupe de nombreux emplois tandis que la périphérie de la ville regroupe des zones résidentielles plus ou moins densément peuplées, la densité étant plus élevée dans la proche banlieue (Inner London) que dans les banlieues plus éloignées (Outer London). Les zones densément peuplées regroupent principalement des immeubles de grande hauteur et les gratte-ciel de Londres sont concentrés dans les deux quartiers d'affaires, tels que le 30 St Mary Axe, Tower 42 et l'immeuble de la Lloyd dans la Cité de Londres, One Canada Square, 8 Canada Square et 25 Canada Square à Canary Wharf.
Récemment, la construction de très grands bâtiments a été encouragée par le plan londonien et de nombreux hauts bâtiments devraient voir le jour, particulièrement dans la cité de Londres et à Canary Wharf . Le Shard London Bridge, de 310 m pour 72 étages, près de London Bridge station, la tour Bishopsgate Tower de 288 m ainsi que 30 autres projets de gratte-ciel de plus de 150 m de hauteur proposés ou en construction pourraient transformer l'apparence de la ville.
D'autres bâtiments remarquables de Londres incluent la mairie à Southwark, la British Library à Somers Town, la grande cour du British Museum et le Millennium Dome près de la Tamise à Canary Wharf. La centrale électrique de Battersea, aujourd'hui désaffectée mais en voie de réhabilitation, est un symbole marquant, tandis que certaines gares, notamment Saint-Pancras et Paddington, sont de bons exemples de l'architecture victorienne.
Il n'existe pas un unique style architectural permettant de décrire Londres. Différents styles et influences se sont accumulés et mélangés au fil des années. De nombreux bâtiments sont construits en briques traditionnelles de couleur rouge-orangé, décorés de ciselures et de moulures. Nombre de quartiers sont caractérisés par des bâtiments en stuc ou blanchis à la chaux. Peu de constructions sont antérieures au grand incendie de 1666 à l'exception de quelques restes romains, de la tour de Londres et de quelques restes de l'époque Tudor. La majorité des constructions datent de l'époque édouardienne ou victorienne.
De nombreux monuments célèbrent des personnalités ou des événements qui ont marqué la ville. Le Monument, situé dans la cité de Londres, commémore le grand incendie de 1666 dans la cité de Londres, offrant une vaste perspective sur coeur historique de la ville, où l'incendie à débuté. Marble Arch et Wellington Arch, situées respectivement à l'extrémité nord et sud de Park Lane, sont liées à la monarchie britannique de même que l'Albert Memorial et le Royal Albert Hall à Kensington. La Colonne Nelson est un monument national situé à Trafalgar Square et sert généralement à marquer le centre de Londres.
Le climat de Londres est de type tempéré avec des précipitations régulières toute l'année mais, contrairement à l'ouest du Royaume-Uni, d'intensité plutôt légère. La moyenne annuelle des précipitations s'établit à 583,6 mm , février étant le mois le plus sec de l'année. Ce niveau est inférieur à Rome ou Sydney. Londres est en fait une des capitales européennes les plus sèches, disposant de ressources d'eau par personne inférieures à celles d'Israël par exemple .
Les étés sont chauds mais sans fortes chaleurs et les hivers froids mais rarement glaciaux. Le mois le plus chaud est juillet avec une température moyenne à Greenwich de 13,7 °C à 22,3 °C n'excédant que rarement les 33 °, quoique des niveaux plus élevés soient devenus plus fréquents récemment. La température la plus élevée jamais enregistrée à Londres a atteint 38,1 °, mesurée dans les jardins botaniques royaux de Kew, le 10 août 2003, pendant la canicule de 2003 . Le mois le plus froid est janvier avec des températures moyennes de 2,4 °C à 7,9 °C. La température la plus froide a été enregistrée le 1er janvier 1962 avec -16,1 C à Northolt .
Les chutes de neige abondantes sont presque inconnues. Au cours des hivers les plus récents, la neige a rarement excédé le niveau de 25 mm[réf. nécessaire]. Ceci est notamment dû au fait que la vaste agglomération londonienne créé un microclimat, avec une chaleur enfermée par les immeubles de la ville. La nuit, la température y est parfois de 5 à 9 ? supérieure aux zones environnantes . Le célèbre smog londonien, mélange de brouillard et de fumée, est devenu rarissime de nos jours dans les rues de la capitale anglaise.
Histoire
Les régions aux alentours de Londres (aujourd'hui situées à l'intérieur des frontières du Grand Londres) semblent avoir été habitées par des Bretons insulaires depuis les temps préhistoriques mais aucune trace archéologique n'a été mis à jour au nord du pont de Londres, lieu où la ville est véritablement née et d'où elle s'est développée. Les plus anciennes traces certaines d'installations durables remontent à l'an 43 et sont dues aux Romains qui, suite à la conquête de la Grande-Bretagne par les Romains, y ont bâti une première ville. Ce premier campement était appelé Londinium. Le pont de Londres se trouvait au centre du tout nouveau réseau de routes créé par les Romains et était un lieu de passage privilégié pour traverser la Tamise, ce qui a attiré de nombreux et y ainsi contribué à la croissance de la ville. Londres est vite devenue un important centre d'échange et de commerce, la Tamise permettant d'acheminer facilement des marchandises jusqu'au coeur de la ville.
plus d'infos sur Londres
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 | Billet avion pour le Royaume-Uni |  | | | Royaume-UniPrésentation
Le Royaume-Uni est un État indépendant d'Europe du Nord créé en 1707, composé de la Grande-Bretagne (Angleterre, Écosse et pays de Galles) et de l'Irlande du Nord et membre de l'Union européenne depuis 1973. La plus grande partie de ses territoires sont situés à proximité de la côte nord-ouest de l'Europe continentale et sont entourés par la mer du Nord, la Manche, la mer d'Irlande et l'océan Atlantique.
Note : il ne faut pas confondre le Royaume-Uni avec l'Angleterre, l'un des pays qui le constitue, ni avec la Grande-Bretagne, l'île principale.
Histoire
Les royaumes d'Angleterre et d'Écosse ont cohabité en tant que nations souveraines et indépendantes avec leurs propres monarques et structures politiques depuis le IXe siècle. La jadis principauté indépendante de Galles tomba aux mains des monarques anglais de par le Statut de Rhuddlan en 1284. À travers l'Acte d'Union (1707), l'Angleterre (incluant le pays de Galles) et l'Écosse - qui furent déjà unis depuis l'Union des Couronnes en 1603, se mirent d'accord pour une union politique sous la forme d'un Royaume de Grande-Bretagne. L'Acte d'Union de 1800 a unifié le Royaume-Uni, qui s'appelait à l'époque Royaume de Grande-Bretagne et le Royaume d'Irlande, qui est lentement tombé sous contrôle anglais entre 1541 et 1691, pour former le Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande en 1801. L'indépendance de la République d'Irlande en 1922 a suivi la séparation de l'île d'Irlande deux ans auparavant avec six des neufs comtés de la province d'Ulster restant attachés au Royaume-Uni ce qui mène donc en 1927 au nom officiel actuel de Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande du Nord.
Le Royaume-Uni de Grande-Bretagne a joué un rôle important durant le siècle des Lumières avec une présence forte en philosophie et en sciences ainsi qu'une grande influence pour la tradition théâtrale et littéraire. Tout au long du siècle qui suivi, le royaume a pris une part importante dans le développement des idées occidentales de la démocratie parlementaire avec une remarquable contribution dans la littérature, les arts et les sciences. La richesse de l'Empire britannique, comme les autres grandes puissances, fut aussi en partie générée par l'exploitation coloniale dont l'industrialisation après 1750 du commerce d'esclaves avec la flotte britannique du XVIIIe siècle ; la plus imposante à l'époque. Cependant au début du XIXe siècle, la Grande-Bretagne a passé le Slave Trade Act (l'Acte du commerce esclavagiste) en 1807 et est devenue la première nation à avoir aboli durablement le commerce d'esclave.
Après la Révolution industrielle et la défaite de Napoléon lors des Guerres napoléoniennes, la Grande-Bretagne devint la première puissance mondiale du XIXe siècle. À son apogée, l'Empire britannique, considéré être à la fois le Royaume-Uni et toutes les entités dont il est légalement séparé mais qu'il contrôle, s'étendait sur 1/3 des terres émergées et englobait 1/3 de la population mondiale. L'Empire britannique fut donc le plus grand et le plus peuplé que l'histoire ait connu. On l'appelait communément l'« empire sur lequel le Soleil ne se couche jamais » (The empire on which the sun never sets) ; en effet, on dit qu'il y avait toujours une partie de l'empire où il faisait jour.
Sur tout le XIXe siècle, le pays a joué un rôle prédominant dans le développement de la démocratie parlementaire, en partie par l'émergence d'un système à multiples partis politiques et une expansion du suffrage universel. Le développement des arts et des sciences, avec des personnalités comme Isaac Newton, montre également le rôle moteur du Royaume-Uni dans la construction du patrimoine culturel et scientifique du XVIIIe siècle. À la fin de l'Époque victorienne, le Royaume-Uni a perdu énormément de son monopole industriel, en particulier au profit des États-Unis, qui a surpassé le pays en production et commerce industriel au tournant des années 1890, et de l'Empire allemand. Le pays resta quand même une superpuissance prépondérante et son empire atteignit sa superficie maximum en 1921.
Après que le pays se relève de la Première Guerre mondiale, le premier réseau médiatique international à grande échelle fut créé : la BBC. Le mouvement travailleur du pays a continué de se développer depuis la fin du XIXe siècle et en 1924 le tout premier gouvernement travailliste arriva au pouvoir. Le Royaume-Uni a combattu l'Allemagne Nazie durant la Seconde Guerre mondiale avec ses alliés du Commonwealth dont le Canada, l'Australie, la Nouvelle-Zélande, l'Afrique du Sud et l'Inde. Leader en temps de guerre, Winston Churchill et son successeur Clement Attlee ont supporté un plan d'après-guerre comme part du Big Three. La Seconde Guerre mondiale a pour autant rendu le Royaume-Uni très endommagé tant physiquement que financièrement. Les coûteux prêts de temps de guerre, prêts accordés par les États-Unis et le Canada, combinés avec les aides du plan Marshall des Américains ont fortement lancé le Royaume-Uni sur la voie de la reconstruction.
1945 a vu l'émergence d'un État providence et l'un des premiers services de santé des plus complets alors que les demandes d'une économie en pleine reconstruction poussaient les gens de tout le Commonwealth à bâtir un Royaume-Uni multi-ethnique. Après la Seconde Guerre mondiale commence la décolonisation. L'Inde devient indépendante en 1945, tandis que le Tanganyika et le Cameroun passent sous tutelle de l´ONU. Aussi, les nouvelles limites politiques d'après-guerre du Royaume-Uni furent confirmées par la crise du canal de Suez de 1956. Le Ghana devient indépendant en 1957, le Nigeria en 1960, la Zambie en 1964. La décolonisation de la Rhodésie du Sud et de l´Afrique du Sud poseront de vifs problèmes.
Suivant une période de stagnation économique et de différends industriels durant les années 1970 après une diminution globale de l'économie, les années 1980 ont été les années de pouvoir de Margaret Thatcher, sous laquelle une nette cession avec le consensus économique et politique d'après-guerre a mené, d'après ses supporters, vers un rétablissement économique mais aussi vers une plus grosse fracture sociale selon ses détracteurs. Depuis la moitié des années 1990, ces tendances ont en grande partie continué sous la conduite de Tony Blair.
Le Royaume-Uni est membre de l'Union européenne depuis 1973. L'attitude du gouvernement actuel concernant si plus ou moins d'intégration avec l'Union est floue. Le Parti conservateur favorise un retour à l'état de certains pouvoirs et capacités alors que les démocrates libéraux préconise davantage d'engagements.
Politique
Le Royaume-Uni est, comme son nom l'indique, un royaume, mais le pouvoir du monarque britannique (actuellement la reine Élisabeth II) est de facto entièrement cérémonial. Celui-ci règne mais ne gouverne pas. Le pouvoir exécutif de cette monarchie parlementaire est exercé, au nom de la Reine, par le Premier ministre (actuellement Gordon Brown), et les autres ministres du cabinet. Le cabinet est donc le gouvernement de Sa Majesté. Ses ministres viennent et sont responsables devant le Parlement : c'est le corps législatif considéré bien souvent comme suprême. Le Royaume-Uni est l'un des rares pays du monde actuel où la constitution n'est pas codifiée. Elle est constituée de conventions constitutionnelles et de divers éléments issus de coutumes et de la common law, ensemble que l'on désigne souvent sous la dénomination de loi constitutionnelle britannique mis en place depuis Guillaume le Conquérant (1066).
Le Royaume-Uni est membre de l'OTAN, de l'Union européenne et du G8. Il est également membre permanent du Conseil de sécurité des Nations unies. Il dispose aussi de la dissuasion nucléaire.
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 | Billet avion au départ de Montreal (Canada) |  | | | MontrealPrésentation
Montréal est située sur l'île du même nom, la plus grande de l'archipel d'Hochelaga, au confluent du fleuve Saint-Laurent et de la rivière des Outaouais. En amont, la rivière des Outaouais se jette dans le lac des Deux-Montagnes, qui lui-même se déverse dans trois cours d'eau, dont la rivière des Prairies et le fleuve Saint-Laurent qui bordent l'île de Montréal au nord et au sud, respectivement. De fait, Montréal possède plus de 266 kilomètres de rives.
L'agglomération se compose également de 75 îles et îlots, dont l'île Jésus qui forme la ville de Laval, l'île Perrot, l'île Bizard, l'île des Soeurs, l'île Sainte-Hélène et l'île Notre-Dame.
La ville tient son nom de la proximité immédiate du mont Royal, montagne et vaste espace vert urbain, aujourd'hui ceint par l'urbanisation et porteur de l'image de la ville.
Près de 3 607 200 personnes habitent la région métropolitaine de Montréal. La population de l'île de Montréal est de quelque 1 850 000 personnes et celle de la ville comme telle, d'un million et demi.
Au sud-est de l'île, le Vieux-Montréal constitue le centre historique et abrite de nombreux attraits, notamment le Vieux-Port, la place Jacques-Cartier, l'hôtel de ville, la place d'Armes, et la basilique Notre-Dame.
Le centre-ville de Montréal recèle plusieurs gratte-ciel modernes tels le 1000 De La Gauchetière, le 1250 René-Lévesque, la tour CIBC, la tour de la Bourse. La plus célèbre reste la place Ville-Marie, conçue par l'architecte Ieoh Ming Pei (1962) et qui a consacré le déplacement du centre-ville en son site actuel. Cette tour cruciforme est sise au-dessus d'un centre commercial souterrain qui constitue la plaque tournante de la ville souterraine, l'une des plus grandes au monde, donnant accès à des centaines de commerces, restaurants, bureaux et boutiques intérieurs, ainsi qu'au réseau de métro et aux principaux terminus de transport, le tout à l'abri des intempéries.
Le Parc olympique situé dans l'est de la ville comprend le Biodôme (musée moderne et laboratoire permanent en écologie), l'Insectarium, et le Jardin botanique, le second jardin botanique en importance au monde après celui de Kew, en Angleterre. La ville de Montréal possède aussi un Planétarium ainsi qu'un musée dédié à l'eau, la Biosphère. De nombreux festivals sont organisés annuellement à Montréal.
Avec son quartier gai, le Village, le plus grand quartier du genre en Amérique du Nord et l'un des plus grands au monde, Montréal est l'un des pôles de la vie gaie et lesbienne au Canada. Montréal fut choisie, entre 1999 et 2000, afin de faire partie du groupe sélect de capitales gaies mondiales, comprenant, en 1999, les villes de Montréal, Paris, Munich, Manchester, Sydney et en 2000, Amsterdam, Berlin, Manchester et Paris. En 2006, elle a accueilli les premiers Outgames mondiaux (Jeux olympiques LGBT).
Montréal est classée la 15e métropole de l'Amérique du Nord et la 77e dans le monde. En 2006, Traveler's Digest et AskMen.com ont classé Montréal « meilleure ville où vivre pour sa culture, son architecture, son histoire et son ambiance ».
Histoire
Le village fortifié d'Hochelaga, des Iroquoiens du Saint-Laurent, se trouvait sur l'île lors de la visite de Jacques Cartier en octobre 1535. Il l'avait baptisée « Mons realis » (Mont royal en latin). Au XXe siècle, des archéologues découvrirent des artefacts permettant d'évaluer une présence humaine environ 3000 à 4000 ans avant notre ère. Toutefois, à l'époque de la fondation de la ville de Québec par Samuel de Champlain le 3 juillet 1608, il n'y avait plus de trace du village d'Hochelaga; son emplacement demeure inconnu.
En 1615, Samuel de Champlain émet l'idée d'une nouvelle ville sur le fleuve Saint-Laurent en vue de promouvoir la religion catholique parmi les Indiens de la Nouvelle-France.
Les Français ne s'y sont installés que le 17 mai 1642, quand un groupe de prêtres, religieuses et colons de la Société Notre-Dame de Montréal menés par Paul Chomedey de Maisonneuve a fondé le village de Ville-Marie. Parmi ces colonisateurs, on note Jeanne Mance qui fonda bientôt l'Hôtel-Dieu de Montréal, le premier hôpital d'Amérique du Nord.
En 1680, on dénombre 493 personnes à Montréal ; 75 Parisiens, 68 Normands, 54 Aunisiens (La Rochelle), 35 Angevins, 34 Poitevins, 28 Manceaux, 23 Saintongeais, 17 Bretons, 16 Percherons, 13 Angoumois, 12 Champenois et 10 Picards.
En août 1701, 1 300 Amérindiens du nord-est de l'Amérique se réunirent à Montréal (qui comptait alors 1 200 habitants) pour établir une paix entre leurs différentes nations ainsi qu'avec les Français. La Grande paix de Montréal, comme fut nommé ce traité, permit la fin des hostilités handicapant le commerce des fourrures en Nouvelle-France. À cette même époque, la ville compte plus de 2000 âmes.
Le village a ainsi grandi et est devenu un centre important de la traite des fourrures. Ce fut le point de départ de l'exploration française de l'intérieur par des explorateurs tels Louis Jolliet, La Salle, La Vérendrye et Duluth. Des remparts de bois sont construits dès 1725. Malgré le très puissant séisme qui eut lieu le 16 sept 1732, la ville continua à prospérer et fut par la suite fortifiée vers 1740 et reste française jusqu'en 1760, lorsque le Duc de Lévis se rend à l'armée britannique commandée par Lord Jeffrey Amherst.
En 1759, la ville française de Montréal comptait plus de 5 000 âmes. Après la conquête britannique de 1760, Montréal ressemble beaucoup aux villes de province française. Le fond de population et l'immense majorité est partout française. Mais le peuple francophone reste un peuple conquis. Les classes riches sont pour la plupart anglaises. Bien que le français soit la langue presque universellement parlée, la plupart des journaux, les affiches, et jusqu'aux enseignes des marchands français sont en anglais.
La croissance rapide de la ville fut accélérée par la construction en 1824 du canal de Lachine, permettant aux navires de franchir les rapides de Lachine au sud de l'île. L'industrie artisanale a peu à peu cédé la place à une industrialisation plus poussée. La seconde moitié du XIXe siècle a amené le rapide développement du chemin de fer et la compagnie ferroviaire du Canadien Pacifique y installa son siège social en 1880, faisant de la ville le noeud ferroviaire du Canada.
Entre les épidémies et les grands incendies, Montréal, alors le centre d'un vaste arrière-pays, développa une solide bourgeoisie commerciale puis industrielle, principalement anglaise. Elle fut cependant desservie par les troubles politiques lors de la rébellion des Patriotes de 1837-1838. Le Parlement du Canada-Uni y était situé entre 1843 et 1849 avant son incendie par des émeutiers anglais.
Le fort développement des banques et des autres institutions financières à la même époque donne l'élan permettant à Montréal de devenir le centre financier canadien durant toute la première moitié du XXe siècle. Une idée répandue chez les fédéralistes québécois veut que l'arrivée au pouvoir des indépendantistes à Montréal dans la deuxième moitié du XXe siècle ait déchu la ville du titre de métropole économique du Canada au profit de Toronto (Paul-André Linteau, Montréal, Boréal, 1992, science politique), alors que la cause de ce transfert aux dires des indépendantistes québécois est le développement de la voie maritime du St-Laurent, qui donnera lieu à un véritable boom économique dans l'Ontario des Grands Lacs, ainsi que certaines politiques économiques fédérales favorables à l'essor de Toronto.
Le déplacement graduel des populations vers l'ouest achèvera le déclassement de Montréal durant les décennies suivantes. Une importante restructuration industrielle et un développement des industries culturelles donneront ensuite un second souffle à la ville.
Le statut international de la ville a été assuré par l'Exposition universelle de 1967, tenue en même temps que les célébrations du 325e anniversaire de la ville et par les Jeux Olympiques d'été de 1976.
En date du 1er janvier 2002, l'ensemble des municipalités situées sur l'île de Montréal, totalisant une population de 1 871 774 personnes, ainsi que sur plusieurs îles périphériques qui composaient jusqu'à présent la Communauté urbaine de Montréal, furent fusionnées par une loi du gouvernement du Québec pour former la nouvelle ville de Montréal.
Vingt-sept banlieues ont ainsi été intégrées à l'ancienne ville et transformées en arrondissements, contre la volonté de certaines d'entre elles, particulièrement des banlieues anglophones du secteur ouest de l'île.
Après l'élection d'un gouvernement Libéral à Québec, un référendum sur les défusions municipales eut lieu le 20 juin 2004. Sur les 22 municipalités fusionnées en 2002 qui ont obtenu d'avoir la tenue d'un référendum sur la défusion suite à la signature de registres, 15 ont voté pour redevenir des municipalités autonomes. Cela leur fut accordé en date du 1er janvier 2006, bien qu'avec des pouvoirs réduits. La ville de Montréal et les municipalités défusionnées se retrouvent au sein d'un conseil d'agglomération qui gère les compétences d'agglomération (ex. : police, pompiers, eau, développement économique) et les villes défusionnées gèrent les compétences de proximité (loisirs, travaux publics, etc.).
Administration municipale
Le maire actuel de Montréal est Gérald Tremblay, membre de l'Union des citoyens et des citoyennes de l'Île de Montréal (UCIM).
Le Conseil de ville, élu démocratiquement, est l'organe décisionnel principal de la ville de Montréal. Il consiste en 64 membres, (le maire de la ville de Montréal), (45 conseillers de ville et 19 maires d'arrondissement), provenant de l'ensemble des arrondissements de la ville de Montréal. Le conseil a juridiction dans plusieurs domaines, incluant la sécurité publique, les échanges intergouvernementaux, l'environnement, l'urbanisme et certains programmes de subventions. Le Conseil de ville est également en charge de superviser ou approuver certaines décisions des conseils d'arrondissements.
Relevant directement du Conseil de ville, le Comité exécutif est en charge de la préparation de divers documents, tels le budget ou les règlements municipaux qui sont ensuite soumis au jugement du Conseil de ville. Il est en charge notamment de l'octroi des contrats, des subventions, de la gestion des ressources humaines et financières, de l'approvisionnement et des édifices municipaux.
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 | Billet avion au départ du Canada |  | | | CanadaPrésentation
Le Canada (prononcé [kanada] en français et ['k?æn?d?] en anglais), deuxième pays du monde par sa superficie, occupe la majeure partie de l'Amérique du Nord. Il s'étend d'est en ouest de l'océan Atlantique à l'océan Pacifique et vers le nord jusqu'à l'océan Arctique. Le Canada partage deux frontières avec les États-Unis au sud et au nord-ouest (Alaska).
Fondé par l'explorateur français Jacques Cartier en 1534, le Canada prend son origine en tant que colonie française sur le territoire de l'actuelle ville de Québec d'abord occupé par les peuples autochtones. Après une période de colonisation anglaise, la confédération canadienne est née de l'union de trois colonies britanniques, lesquelles étaient constituées des territoires de la Nouvelle-France. Aujourd'hui le Canada est un État fédéral de dix provinces et de trois territoires qui a obtenu son indépendance du Royaume-Uni pacifiquement dans un processus qui s'est étalé de 1867 à 1982.
Le Canada est aujourd'hui une monarchie constitutionnelle à régime parlementaire, se définissant comme une nation bilingue et multiculturelle ; l'anglais et le français sont, à statut égal, les langues officielles. Nation industrialisée et technologiquement avancée, son économie diversifiée repose principalement sur l'abondance de ses ressources naturelles et sur le commerce effectué en grande partie avec les États-Unis, pays avec lequel perdure une relation complexe depuis les temps coloniaux et les débuts de la Confédération.
Le Canada est actuellement composé d'une seule province majoritairement francophone, le Québec ; 1 province bilingue socialement et légalement, le Nouveau-Brunswick et de 8 provinces majoritairement anglophones, aussi appelées « le Canada anglais » par comparaison avec le Canada Français. Le territoire du Yukon est officiellement bilingue (anglais et français). Les Territoires du Nord-Ouest, ainsi que le territoire du Nunavut dont il est issu, reconnaissent 11 langues officielles, dont l'anglais et le français.
Origine du nom
Différentes versions existent quant à l'origine du nom du « Canada ». Cependant, les historiens s'entendent pour dire que le "pays de Canada" désignait à l'origine la ville actuelle de Québec.
Selon la version admise par les historiens, le nom « Canada » provient du mot "canada", qui signifie village ou établissement dans la langue laurentienne parlée au début du XVIe siècle par les Iroquoiens du Saint-Laurent qui habitaient Stadaconé (Québec) et Hochelaga (Montréal). Dans la Deuxième relation (1545) de Jacques Cartier, un dictionnaire de la langue laurentienne "des pays et royaume de Hochelaga et Canada autrement dicte la Nouvelle-France", nous apprend qu'"ilz appellent une ville canada".
Jacques Cartier est donc le premier à employer le mot Canada, pour désigner le territoire qui correspond aujourd'hui à la ville de Québec et ses régions limitrophes, dont Stadaconé est le principal village. Il appelle les habitants iroquoiens de la région de Québec, les "Canadians". Des livres et des cartes européennes appliquent ensuite cette appellation au peuplement français établi le long des rives du Saint-Laurent (territoire intégré au Québec pour sa plus grande partie), puis elle est récupérée par les autorités de l'Empire britannique pour désigner l'ensemble de ses provinces du nord de l'Amérique.
Selon la version du traducteur Georges Kersaudy, lorsqu'il découvrit le pays et fonda la colonie, Jacques Cartier était accompagné par de nombreux interprètes parlant le japonais, le chinois, l'hindoustani, l'hébreu et le chaldéen. Mais aucun des interprètes ne put s'adresser aux Indiens Micmac qu'il rencontra dans l'embouchure du Saint Laurent. Jacques Cartier demanda alors en français au chef de la tribu : « Comment se nomme ce pays ? » Ne saisissant rien à ses paroles, le chef répondit par la phrase « Ac' nadá » qui signfie en micmac « Je ne comprends pas. » Satisfait de la réponse, Jacques Cartier déclara au scribe qui l'accompagnait : « Notez : ce pays s'appelle le Canada. » L'anecdote de Kersaudy n'est pas rapportée dans les Relations de Jacques Cartier.
Histoire du Canada
Certaines régions du territoire du Canada actuel sont habitées par les peuples autochtones depuis des temps immémoriaux. Les premières explorations européennes ont quant à elles commencé sur les côtes du Labrador et de l'île de Terre-Neuve, lesquelles ont été visitées par les Vikings et les Basques depuis le 1er millénaire. Ces derniers venaient y pratiquer la pêche. Puis, l'explorateur portugais João Fernandes Lavrador a longé le littoral du Labrador vers 1495, en compagnie de l'explorateur Pêro de Barcelos, mais sans prise de possession des terres.
Le « Canada », proprement dit, se réfère quant à lui à l'origine à un peuplement français situé sur le territoire de la ville actuelle de Québec, et en tant que colonie française constitue une des provinces de la Nouvelle-France. La colonie est fondée le long des berges du fleuve Saint-Laurent en 1534 lors de la découverte du Québec par Jacques Cartier, et du développement de relations diplomatiques avec les Amérindiens de la région, puis il faut attendre Tadoussac en 1600 pour y réussir le premier établissement d'un fort français permanent, origine du village actuel du même nom à l'embouchure de la rivière Saguenay.
En 1750, la province française du Canada s'étend jusqu'aux provinces d'Acadie (britannique depuis 1713) couvrant le trois quarts de l'Amérique du Nord - la partie continentale des provinces atlantiques actuelles, l'état du Maine, et Terra-Nova à l'est; presque jusqu'à l'Arctique au nord; jusqu'aux Montagnes Rocheuses à l'ouest; et jusqu'au milieu des Appalaches au sud. La limite entre la Louisiane et le Canada n'est pas clairement établie et doit se trouver quelque part dans la vallée de l'Ohio avec le Fort Duquesne (actuel Pittsburgh).
Entre autre motivés par le contrôle du commerce de la fourrure dans la vallée de l'Ohio, les armées britanniques de la Nouvelle-Angleterre attaquent à plusieurs reprises les Français, et s'insurgent sur les territoires de la Nouvelle-France. En Europe, principalement motivés par des buts européens, les Anglais et Français se heurtent à quatre reprises entre 1689 et 1763 ayant en l'occurrence des conséquences sur la Nouvelle-France. En 1759, avec la conquête de Québec par les armées anglaises, le Canada devient définitivement une colonie britannique à part entière.
En 1791, cette partie des colonies britanniques est divisée en deux provinces nommées le Haut-Canada et le Bas-Canada, et ayant pour but d'accomoder les revendications des Anglophones venus des États-Unis. Puis ces deux colonies sont fusionnées en 1840 afin de noyer les Canadiens Français au sein de la culture britannique suite aux Rébellions de 1837-1838. Puis, dès la naissance de la Confédération en 1867, le nom « Canada » est officiellement adopté par la couronne d'Angleterre dans l' Acte de l'Amérique du Nord britannique pour définir le nouveau dominion, et se prémunir contre l'expansionnisme américain.
Durant les guerres mondiales, les Canadiens combattent en tant que soldats britanniques dans des unités séparées souvent au côté des Écossais et des Australiens. Le statut de Westminster de 1931 donne au Canada une plus grande autonomie politique du Royaume-Uni, et permet au Canada d'attendre une semaine après le Royaume-Uni avant d'entrer dans la Deuxième Guerre mondiale. La guerre voit l'implication plus grande du rôle de l'état fédéral et ouvre la porte à une implication plus importante de l'état fédéral dans l'après-guerre et le début d'une nouvelle identité. En 1949, Terre-Neuve rejoint le Canada comme dixième province.
En 1982, la constitution canadienne est rapatriée de Londres. La Loi de 1982 sur le Canada ne se réfère qu'au nom Canada, de telle sorte que ce dernier est actuellement le seul nom légal. Cette modification est en outre officialisée par le changement de nom de la fête nationale qui devient en 1982 la fête du Canada, remplaçant ainsi l'ancienne dénomination de « Jour de la Confédération ».
Actuellement, le Canada est une monarchie constitutionnelle avec une organisation fédérale, et il compte 10 États fédérés, appelés provinces, et trois territoires organisés. En 1999, la création du troisième territoire, le Nunavut, est fondé en reprenant une partie des Territoires du Nord-Ouest.
De Saint-Malo sur les côtes armoricaines, à bord de deux navires, Jacques Cartier et son équipage de 61 hommes se dirigent vers le Nouveau Monde où ils visitent Terre-Neuve, le Golfe du Saint-Laurent, les Îles-de-la-Madeleine ainsi que l'Île-du-Prince-Édouard. Puis finalement, Cartier débarque en 1534 à Gaspé (surnommé le « Berceau du Canada-français »), y plante une croix, et prend possession de la terre au nom du roi de France, François 1er. Ainsi, Jacques Cartier devient le deuxième mandataire du roi de France à venir en Amérique suite au voyage de Giovanni da Verrazano en 1524, lequel longe le littoral s'étendant de la Floride à la Nouvelle-Écosse, et lequel devient le premier à utiliser la dénomination « Nouvelle-France ».
Lors de son second voyage, en 1535, à bord de la Grande Hermine (la Petite Hermine et l'Émérillon complètent ses vaisseaux), Cartier remonte le fleuve d'abord jusqu'à Stadaconé (Québec), où il revoit Donnacona, chef des Iroquoiens du Saint-Laurent (peuple aujourd'hui disparu ou assimilé, que l'on confond souvent à tord avec les Iroquois et les Hurons), qu'il avait déjà rencontré à Gaspé lors de son premier voyage. Il désigne le territoire autour de Stadaconé sous le nom de "pays de Canada" (en gros, Québec et sa région), dénomination qui sera généralisée par la suite à toute la vallée du St-Laurent, puis finalement à l'une des colonies de la Nouvelle-France. Puis il remonte le fleuve jusqu'à Hochelaga (aujourd'hui Montréal), arrêté par les rapides de Lachine. Lors de son troisième et dernier voyage en 1541, Jacques Cartier explore les terres du Canada en plus de ses régions avoisinantes, et y fonde Charlesbourg-Royal à l'embouchure de la rivière Cap-Rouge, à l'extrémité ouest du Cap aux Diamants, le village Iroquoien de Québec étant à l'extrémité est de ce Cap.
Bien qu'il ne soit pas encore prouvé que Giovanni Caboto ait débarqué au Canada, et à Terra Nova (Terre-Neuve), plusieurs explorateurs français reviennent explorer le Nouveau Monde après le départ de Jacques Cartier, dont Jean-François de La Rocque de Roberval, qui en 1542 explore le Royaume de Saguenay, et qui fonde France-Roy en l'emplacement de Charlesbourg-Royal laissé vacant. En 1555, Nicolas Durand de Villegagnon tente d'établir une colonie en France Antarctique dans la baie de Rio de Janeiro, mais est rapidement délogé par les Portugais. Puis de 1562 à 1565, les Français huguenots Jean Ribault et René de Goulaine de Laudonnière tentent de coloniser ce qui est aujourd'hui la Caroline du Sud et la Floride, mais sont massacrés par les Espagnols. À la recherche du Passage du Nord-Ouest, Martin Frobisher découvre quant à lui la région arctique de l'île de Baffin, notamment la baie de Frobisher (Iqaluit), en 1576 au nom de l'Angleterre, qui deviendra plus tard un territoire du Canada.
Entre 1598 et 1603, Henri IV charge Troilus de La Roche de Mesgouez, à titre de lieutenant général des pays de Canada, Terre-Neuve, Labrador et Norembègue, d'établir un nouveau poste de colonisation avec quelques dizaines d'hommes et femmes en Nouvelle-France. Cette deuxième tentative de colonisation s'effectuera sur l'île de Sable (île située au large de la Nouvelle-Écosse actuelle).
Après de nombreuses tentatives ratées (dont Nouvelle-Angoulême à Long Island et Saint-Augustine en Floride), les Français établissent finalement leur premier comptoir commercial estival, à Tadoussac (Québec) en 1600, de par un monopole accordé par le roi à Pierre Chauvin, sieur de Tonnetuit. Puis vient ensuite, par Pierre Dugua de Mons la fondation de Port Royal en 1605, première capitale de l'Acadie, en présence de l'explorateur-cartographe Samuel de Champlain. Ce dernier, déjà venu explorer la Grande Rivière de Canada en 1603, fonde Québec en 1608, mandaté par Pierre Dugua de Mons, « là où le fleuve se rétrécit », selon l'appellation algonquienne, et il en fait la capitale de la Nouvelle-France aussi dite le « Canada ». Québec sera, jusqu'aujourd'hui, le premier lieu habité à l'année de façon continue par des Français et leurs descendants, en Amérique du Nord. Champlain remonte aussi le fleuve en 1615 jusqu'au-delà du Sault Saint-Louis (rapides de Lachine), à la Baie Georgienne (partie ouest du Lac Huron) et navigue sur les eaux de la rivière Richelieu jusqu'à ce qui est aujourd'hui le lac Champlain. Tout au long de son périple en Nouvelle-France, il établit notamment avec les Innus-Montagnais, les Algonquins et les Hurons-Wendats, d'excellentes relations diplomatiques et commerciales, et agit, d'office (non en titre), comme premier gouverneur de la Nouvelle-France.
Cependant, les explorateurs européens apportent de nombreuses maladies qui, par les routes commerciales, se propagent rapidement au sein des populations autochtones, faisant des ravages parmi celles-ci. Les colons français, arrivant souvent très malades dans des bateaux qui ne sont pas très sains, sont sauvés par les remèdes amérindiens. Ainsi, pour soigner le scorbut, les Iroquoiens du St-Laurent proposent à Cartier des décoctions d'écorce de cèdre blanc, appelé annedda.
Après son retour de France en 1617, Samuel de Champlain reviendra à Québec avec l'apothicaire et laboureur Louis Hébert. Celui-ci sera accompagné de sa femme, son fils, ses deux filles et de son beau-frère. L'arrivée de cette famille jettera les bases de la colonie française en Nouvelle-France.
Les Récollets, premiers missionnaires catholiques en Nouvelle-France, arrivent en 1615 et se voient offrir une terre aux abords de la rivière Saint-Charles en 1620 pour y fonder un couvent. Bien que l'emplacement sera laissé vacant pendant quelques années, les Récollets reviendront en 1670 et se verront rétrocéder le site qu'ils dénommeront Notre-Dame-des-Anges. En 1692, Jean-Baptiste de la Croix de Chevrières, Monseigneur de Saint-Vallier, et alors Évêque de Québec depuis 1685, fera l'acquisition du site et y fondera l'hôpital général de Québec l'année suivante (aujourd'hui, l'hôpital forme une municipalité enclavée et séparée de Québec sous le nom de Notre-Dame-des-Anges).
Dans un but d'évangélisation et d'éducation des Amérindiens, les Jésuites arrivent en Nouvelle-France en 1625. Ils fonderont le Collège de Québec en 1635 pour y instruire les garçons français et les Hurons devenus chrétiens. Bien que leur principal but consiste en la conversion religieuse des tribus amérindiennes, il demeure que le rôle des missionnaires en est un de découvertes du territoire grâce à leurs relations avec les Hurons. Cependant, en 1648, les Iroquoiens, soutenus par les Anglais, attaqueront les missions de Saint-Joseph et de Saint-Michel en Huronnie, et y massacreront les pères catholiques, dont Jean de Brébeuf, connus aujourd'hui sous la dénomination des Saints-Martyrs-Canadiens.
C'est en 1627 qu'est créé le régime seigneurial, principal mode d'administration des terres de la Nouvelle-France. Ce système est inspiré du régime féodal de la France sous lequel le censitaire (ou habitant) est dépendant du seigneur. Fondé par Armand Jean du Plessis, Cardinal de Richelieu, la Compagnie des Cent-Associés, dont fait partie Samuel de Champlain, se voit octroyé les droits légaux et seigneuriaux, et ce, en plus du droit de distribution des terres. C'est ainsi que le territoire de la Nouvelle-France est divisé en seigneuries, chacune faisant face à un cours d'eau, remises aux colons les plus offrants afin d'en exploiter les richesses, et lesquelles deviendront des entités économiques essentielles à leur survie. Autre changement important pendant cette année : la Compagnie des Cent-Associés introduit la Coutume de Paris qui, en 1664, deviendra obligatoire en vertu de l'édit royal créant la Compagnie des Indes occidentales. Cet unique code de loi viendra ainsi uniformiser les rapports entre les citoyens à la grandeur de la colonie, notamment dans les affaires commerciales et civiles.
À la première conquête de 1629, la Nouvelle-France passe sous domination britannique lorsque le marchand Sir David Kirke, en compagnie de ses frères, prend possession du fort et château Saint-Louis après l'assaut sur la ville de Québec où il somme Samuel de Champlain à la capitulation. Ce dernier est emmené de force en Grande-Bretagne pour négocier les termes de la cession des territoires français en Amérique. Cependant, après une période de tergiversation de trois ans, celui-ci est libéré, et l'Angleterre restitue la Nouvelle-France à la France en 1632 lors de la signature du traité de Saint-Germain-en-Laye. À son retour en 1633, Samuel de Champlain fait construire l'église Notre-Dame-de-Recouvrance (sur le site de Place-Royale dans la basse-ville de Québec), et la nomme ainsi pour souligner le fait que la France vient de recouvrer sa colonie.
En 1634, la ville de Trois-Rivières est fondé par un certain Laviolette (dont nous ne savons rien d'autre, sinon qu'il est un émissaire de Samuel Champlain), sur la rive Nord du fleuve au confluent des trois chenaux dessinés par la rivière Saint-Maurice, à mi-chemin entre Québec et le futur site de Montréal. Ce site était, depuis le début du siècle, un endroit stratégique pour la traite des fourrures, avec développement vers le nord-ouest. Et c'est en 1639 que les premières religieuses de la congrégation des Ursulines s'établissent en Nouvelle-France dans la région de Québec, pour y fonder la première école pour filles en Amérique du Nord. En 1697, elles s'établiront à Trois-Rivières, et avec l'aide de l'Évêque de Québec, achèteront du gouverneur de Trois-Rivières, Claude de Ramezay, une maison dans laquelle elles auront pour mission d'ouvrir une école et un hôpital.
Lors de l'élargissement des frontières en terrains vacants et du développement de relations diplomatiques avec les Algonquiens, les Français sont aux prises avec la menace des offensives britanniques et iroquoises. C'est donc dans le but de protéger les colons que Ville-Marie (Montréal), fondée en 1642 par Paul de Chomedey de Maisonneuve, est érigée sur une île au pied du Mont Royal. Et c'est en cette même année que Jeanne Mance fonde l'hôpital de Ville-Marie, premier Hôtel-Dieu. Bien que relevant de l'état laïque, elle est toujours secondée par les Soeurs hospitalières de Saint-Joseph. En 1653, Sieur de Maisonneuve invite Marguerite Bourgeoys à s'installer à Ville-Marie pour y devenir institutrice. Elle fait construire en cette même année la chapelle Notre-Dame-de-Bon-Secours (dans le Vieux-Montréal actuel), et fondera la congrétation Notre-Dame en 1659.
Suite aux massacres des Jésuites, Charles le Moyne de Longueuil et Pierre Picoté de Belestre entreprennent à partir de 1648 une série d'expéditions diplomatiques en pays iroquois, lesquelles mèneront à l'expédition menée par le gouverneur Daniel de Rémy de Courcelles en 1666, et qui mettra définitivement fin à la menace iroquoise. Cependant, alors que les attaques iroquoises et anglaises s'intensifient et deviennent de plus en plus imminentes au cours de ces années, plusieurs Français se dévouent à la défense de la colonie et s'élèvent au rang des héros de la Nouvelle-France. Le plus connu sera sans doute Adam Dollard des Ormeaux, Sieur des Ormeaux et commandant de la garnison du Fort de Ville-Marie, qui se rendra en 1660, lors de la bataille de Long Sault, avec une équipe de jeunes soldats au Fort du Sault de la Chaudière, sur la rivière des Outaouais, afin de défendre la Nouvelle-France contre l'invasion iroquoise. Bien qu'il mourra au combat, il sera néanmoins reconnu pour avoir repoussé l'invasion. Son nom est encore aujourd'hui bien ancré dans l'imaginaire des Francophones du Québec et de l'Ontario qui le célèbre chaque année avec un jour férié au mois de mai. Puis une jeune femme de 14 ans du nom de Marie-Madeleine Jarret de Verchères défendra, en 1692, pendant huit jours le fort de Verchères grâce à un mouvement de va-et-vient et des habits de soldats en faisant croire aux assaillants que le fort est rempli d'hommes alors qu'un seul soldat y veillera.
Entre 1654 et 1656, Médard Chouart des Groseilliers élargit les limites de la Nouvelle-France en explorant les territoires de ce qui est aujourd'hui le nord de l'Ontario en plus de ceux du pourtour de la baie d'Hudson, et devient un des premiers Européens à atteindre le lac Supérieur. Il y retourne en 1659 avec Pierre-Esprit Radisson afin d'y exploiter le commerce de la fourrure. Cependant, à leur retour en 1660, ils sont réprimandés par le gouverneur Pierre de Voyer d'Argenson, vicomte de Mouzay, pour commerce illégal.
Comme la très grande majorité des familles pionnières du Canada, lesquelles s'établissent notamment à l'Île d'Orléans, Charles Aubert de La Chesnaye arrive en Nouvelle-France au courant des années 1650. À partir de ce moment, il développera l'activité économique de la colonie, notamment en devenant le premier homme d'affaires du Canada, et ce, en créant plusieurs commerces et en acquérant les droits de propriété de compagnies de traite de fourrures, mais aussi en devenant l'un des plus grands seigneurs et propriétaires terriens du Canada.
Peu après les débuts de la construction de la basilique Sainte-Anne-de-Beaupré en 1661, Monseigneur François de Montmorency-Laval, gouverneur intérimaire de la Nouvelle-France à deux occasions, devient le premier Évêque de Québec en fondant le Séminaire de Québec en 1663, à l'origine de la première université du Canada et la plus ancienne université francophone en Amérique, l'Université Laval. Et c'est en 1672 que l'on verra les débuts de la construction de la basilique Notre-Dame de Montréal grâce aux prêtres de Saint-Sulpice.
En 1665, Jean Talon, surnommé le bâtisseur, est nommé par Jean-Baptiste Colbert sous commission du roi Louis XIV à titre de premier intendant de la Nouvelle-France. Lors de son arrivée, le roi fait aussi venir des troupes militaires afin de défendre la colonie contre les menaces iroquoises. C'est ainsi que le lieutenant-général Alexandre de Prouville, marquis de Tracy, fait construire trois forts le long de la rivière Richelieu : le Fort Richelieu à l'emplacement actuel de la ville de Sorel-Tracy, le Fort Sainte-Thérèse près de Carignan et le Fort Saint-Jean près de la ville actuelle de Saint-Jean-sur-Richelieu. Toujours dans l'esprit de sa mission de bâtir la colonie, Jean Talon propose en outre d'instaurer le Conseil souverain au sein d'un gouvernement royal, et de créer des cours de justice dans les villes de Montréal, Québec et Trois-Rivières. En 1666, Jean Talon effectue le premier recensement de la Nouvelle-France, et suite aux conclusions tirées de ce dernier, il met en place une série de mesures de compensation et d'imposition afin d'encourager la nuptialité et la natalité. Il fait entre autre venir de France 800 femmes, communément appelées les "Filles du Roy" parce que dotées par le roi, et lesquelles sont accueillies par Marguerite Bourgeoys. Tout au long de son intendance, il encourage la colonisation de la vallée du Saint-Laurent, en y créant et attribuant la grande partie des seigneuries de la Nouvelle-France, tout comme les gouverneurs qui suivront. C'est ainsi qu'à partir de la fin de la première moitié du XVIIe siècle et tout au long de la seconde moitié, l'on assistera au début de la formation des régions actuelles du Québec avec l'arrivée des colons français et le développement du commerce de la fourrure. Ainsi, avec la sédentarisation des nouveaux colons canadiens et la traite de la fourrure, le site de plusieurs centres régionaux historiques actuels sera fixé. De ce fait, la Nouvelle-France assistera à la naissance des villes telles que Baie-Saint-Paul, Blainville, Boisbriand, Boucherville, Châteauguay, Lachute, Laval, Lavaltrie, Lévis, Longueuil, Matane, Montmagny, Repentigny, Rimouski, Rivière-du-Loup, Sept-Îles, Terrebonne, Varennes et Vaudreuil-Dorion, ainsi que La Tuque plus au nord, Beloeil sur la rivière Richelieu et Saguenay dans le fjord du Saguenay.
Jean Talon diversifie en outre l'économie grâce au système mercantile établi entre la Nouvelle-France, la métropole et les Antilles françaises, et il agrandit les limites de la Nouvelle-France en chargeant des explorateurs d'étudier de nouveaux territoires. C'est ainsi que Louis Jolliet et le père Jacques Marquette sont envoyés en exploration vers la vallée du Mississippi, mais c'est en 1682 que René Robert Cavelier de La Salle nommera le territoire s'étendant des Grands Lacs au Golfe du Mexique du nom de Louisiane en l'honneur du roi de France. De plus, Jean Talon envoit deux équipes à l'est afin de trouver une solution pour relier l'Acadie et le Québec par route terrestre. Dans la même lignée d'exploration, Charles Albanel et Paul Denys de Saint-Simon sont recrutés pour explorer la Baie d'Hudson et pour y appuyer la souveraineté de la France sur cette région au même moment où la Compagnie de la baie d'Hudson y commence ses activités. Simon François Daumont de Saint-Lusson a pour sa part la mission d'explorer la région de l'Outaouais et du bassin des Grands lacs, constituant en grande partie l'ensemble des Pays d'en Haut.
Dirigé par Pierre de Troyes, l'explorateur canadien Pierre LeMoyne d'Iberville est envoyé en expédition à la baie James, et se rend donc en 1686 dans la région de la baie d'Hudson avec pour mission d'y déloger les Anglais qui y avaient établis la Compagnie de la baie d'Hudson en 1670. Ces derniers avaient indûment pris possession des territoires entourant le plan d'eau après la trahison de Médard Chouart des Groseilliers et de Pierre-Esprit Radisson à l'endroit de la France. Ces deux explorateurs français avaient suscité l'intérêt de l'Angleterre afin de prendre le contrôle du commerce de la fourrure dans la région en 1668 après le refus de Louis XIV de leur accorder les permis d'exploitation. Le seul voyage de l'Angleterre dans la région se fit en 1610 lorsque Henry Hudson navigua sur les eaux de la baie d'Hudson. Ce dernier n'avait cependant établi qu'un campement hivernal sur la rive de la baie puisque pris par les glaces, sans exploration des territoires, puis fut laissé pour mort au printemps lors de la mutinerie de son équipage qui retourna en Angleterre.
La compétition pour les territoires, les bases navales, la fourrure et la pêche devenant de plus en plus féroce, maintes guerres éclatent impliquant les Français, les Hollandais, les Britanniques et les tribus amérindiennes comme alliées. Ainsi, le XVIIIe siècle sera caractérisé en grande partie par les guerres intercoloniales (nommées French and Indian Wars en Nouvelle-Angleterre) qui apparaissent entre les Français, avec pour alliés les Hurons et les Algonquins, et les Hollandais - au début - ainsi que les Britanniques par la suite, lesquels ont pour alliée la confédération iroquoise, afin de définir le contrôle du commerce de la fourrure, notamment dans la vallée de l'Ohio. Ces guerres intercoloniales se perpétreront environ au même moment que les quatre guerres franco-britanniques en Europe entre 1689 et 1763.
Dans le but de protéger la ville de Québec contre la Nouvelle-Angleterre, Louis de Buade, comte de Frontenac et gouverneur de Nouvelle-France, fait construire la première enceinte de la Citadelle de Québec en 1690. Au mois d'octobre de cette même année, le gouverneur Frontenac rejette l'offre de reddition de la ville, et réussit à repousser les Britanniques de William Phips à la bataille de Québec. De plus, en 1695, à l'emplacement actuel de Kingston en Ontario, celui-ci reprend la construction du Fort Frontenac, qui avait été détruit en 1688 par les Iroquois, alors que l'ancien fort avait été construit après négociations entre le gouverneur Frontenac et une délégation iroquoise en 1673 afin d'étendre le commerce de la fourrure dans les Pays d'en Haut, et de protéger Ville-Marie contre les Anglais.
Suite à la première guerre franco-britannique - la Guerre de la ligue d'Augsbourg, le traité de Ryswick de 1697 élargit les frontières de la Nouvelle-France, notamment grâce à la reconnaissance par l'Espagne de la partie ouest de Saint-Domingue (Haïti) comme étant possession française. Puis, en cette même année, Pierre LeMoyne d'Iberville est choisi par la France pour retourner découvrir l'embouchure du fleuve Mississippi et coloniser la Louisiane, laquelle est convoitée par les Britanniques. Il y fonde le premier peuplement, près de la baie de Biloxi, en compagnie de son frère, Jean-Baptiste Le Moyne de Bienville. Ce dernier fondera La Nouvelle-Orléans en 1718.
Dans la même période d'exploration qui s'étend vers le Pays des Illinois en Louisiane, et au même moment où les Français tentent de coloniser davantage les territoires du sud pour faire face à la menace britannique dans la vallée de l'Ohio, Antoine Laumet de La Mothe, Sieur de Cadillac, fonde en 1701 la ville de Détroit avec la construction du Fort Pontchartrain. La ville de Windsor, sur l'autre rive de la rivière Détroit, sera peuplé en 1748 à même ce fort, alors que le Fort Rouillé sera érigé en 1750 à l'emplacement actuel de la ville de Toronto sous l'ordonnance du gouverneur Jacques-Pierre de Taffanel de La Jonquière, marquis de La Jonquière.
Après la victoire britannique à la Guerre de Succession d'Espagne, les Anglais s'emparent, lors du traité d'Utrecht en 1713, de Saint-Christophe aux Antilles, de Terre-Neuve, de la Baie d'Hudson et de l'Acadie, puis mènent à la destruction complète de la capitale de cette dernière, Port-Royal (Annapolis Royal). Les territoires de l'Acadie formeront une nouvelle colonie anglaise qui prendra le nom de Nouvelle-Écosse. Cependant, par faute d'une évaluation exacte de la superficie du territoire par les Anglais, les Français conservent en partie l'Acadie - notamment les territoires constituant le Nouveau-Brunswick, l'Isle Saint-Jean (Île-du-Prince-Édouard) et l'Isle royale (île du Cap-Breton), sur laquelle ils entreprennent la construction de la forteresse de Louisbourg qui en devient en 1718 la capitale. Lors de la Guerre de Succession d'Autriche, les Britanniques venus de Nouvelle-Angleterre captureront la forteresse en 1745, mais cette dernière sera restituée à la France lors de la signature du traité d'Aix-la-Chapelle en 1748.
Pendant la période de paix qui suit le traité d'Utrecht, en plus de la forteresse de Louisbourg, les colons de la Nouvelle-France construisent le Chemin du Roy en 1737 afin de relier Québec, Trois-Rivières et Montréal sur la rive nord du fleuve. Ce chemin devient la première route carrossable au Canada, et est nommé ainsi dans l'espoir que le roi l'empruntera un jour. À partir de 1720, les fortifications de la ville de Québec sont par ailleurs érigées. De plus, la colonisation française commence à s'étendre le long de la rivière Chaudière, laquelle mène directement aux colonies de la Nouvelle-Angleterre à partir de la ville de Québec, et par conséquent développe la région de la Beauce allant même jusqu'au site actuel de Lac-Mégantic. Puis, en 1738, la Nouvelle-France agrandit son territoire de plus bel en terres inconnues avec l'exploration de l'ouest canadien. La région est explorée pour la première fois grâce à Pierre Gaultier, seigneur de Varennes et de La Vérendrye, lequel fait construire le Fort Rouge à l'emplacement actuel de la ville de Winnipeg. En 1740, son fils François atteint les Montagnes Rocheuses et explore les régions actuels du Montana et du Wyoming. Après la Guerre de Sucession d'Autriche, en 1748, Pierre de Rigaud de Vaudreuil, alors gouverneur de Montréal, reçoit une seigneurie du roi Louis XV sur les terres de la ville actuelle de Saint-Hyacinthe. Ce cadeau de la France devient le dernier legs au Canada.
La Nouvelle-France s'étend dorénavant des Montagnes Rocheuses aux Appalaches. Cependant, afin de prendre le contrôle du commerce de la fourrure et d'empêcher l'expansion du catholicisme en Amérique, les Britanniques tentent de plus bel de s'emparer des territoires de la Nouvelle-France, notamment en essayant de se rendre dans la vallée de l'Ohio. Lorsque la guerre de Sept Ans éclatera en 1756 entre la France et la Grande-Bretagne en Europe, la guerre fera donc déjà rage en Amérique.
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