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Billet avion Moscou Berlin
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 | Billet avion pour Berlin (Allemagne) |  | | | BerlinGénéralités
Si Berlin est redevenue en droit la capitale de l'Allemagne dès le 3 octobre 1990, il a fallu un vote très tendu et très serré au Bundestag pour que la décision soit prise de transférer effectivement les institutions de Bonn à Berlin. Le transfert du gouvernement et du chancelier à Berlin a eu lieu en 1999. Par référendum, les électeurs de Berlin et du Land de Brandebourg ont refusé l'unification de leurs Länder en 1996 (sous le nom proposé de "Prusse"). Pour les promoteurs de cette proposition, l'objectif était de créer une région-capitale importante, le projet reste d'ailleurs d'actualité, et une nouvelle consultation devrait se tenir quand l'opinion sera jugée prête par les dirigeants politiques.
Histoire
Berlin a été fondée aux alentours de 1200. Son nom aurait une étymologie d'origine slave et viendrait probablement du terme sorabe : barlen ou berlén, qui désigne des grillages en bois placés en certains endroits de la Spree par les pêcheurs. En 1307, elle est agrandie par l'unification des villes de Berlin et Köln, Berlin est donc une ville assez ancienne, même s'il reste peu de monuments ou de souvenirs de cette époque. Quelques restes sont à voir dans le Nikolaiviertel, à côté de l'hôtel de ville. En fait, visiter Berlin laisse une impression de totale discontinuité, reflétant l'évolution de l'histoire de l'Allemagne, notamment au XXe siècle.
Au XIVe siècle, Berlin est la ville principale de la Marche de Brandebourg. La croissance de Berlin s'accompagne d'une envie d'indépendance et, pour résister aux princes allemands, elle s'allie à la Hanse en 1430. La publication des thèses de Martin Luther au XVIe siècle y connaît un fort succès et Berlin devient alors essentiellement protestante. La Guerre de Trente Ans (1618-1648) laisse la ville exsangue.
Avec la paix et le Grand Électeur Frédéric-Guillaume, Berlin se reconstruit et retrouve sa magnificence. Elle s'agrandit, et de nouvelles villes, qui deviendront des quartiers comme Friedrichstadt, sont créées. Elles accueillent les protestants fuyant la France après la révocation de l'Édit de Nantes en 1685. Sous les rois de Prusse, la ville s'étend et est aménagée comme lieu de résidence royale. C'est aussi un lieu qui attire les étrangers et les intellectuels : Frédéric II, qui se veut un despote éclairé, invitera Voltaire à sa cour. Elle sera occupée par les armées de Napoléon en 1806 .
Avec le XIXe siècle, Berlin s'industrialise et accueille des sidérurgies et des usines de textile. En 1871, Berlin devient la capitale de l'Empire allemand qui vient d'être créé, notamment grâce à Bismarck. Après la Première Guerre mondiale, alors que l'empire allemand est dissous et laisse place à la République de Weimar, Berlin est maintenue capitale.
La ville voit la prise de pouvoir des Nazis (incendie du Reichstag en 1933), et devient le siège du pouvoir dictatorial de Hitler. Elle est alors durant la Seconde Guerre mondiale une cible prioritaire des bombardements alliés. La Bataille de Berlin avec les forces soviétiques est acharnée et les dégâts sont considérables : de 1939 à 1945, la population chute de 4,3 à 2,8 millions d'habitants ; la ville est en grande partie détruite, le centre-ville un désert de ruines, débarrassées par les « femmes des ruines ».
Cependant Berlin n'est pas, contrairement à une idée reçue, la ville la plus détruite d'Allemagne. En 1945, 20% des logements sont dits "inhabitables", ce qui est un taux relativement faible par rapport à d'autres cibles de l'aviation britannique, comme Dresde, Francfort ou Cologne. Les bombardements alliés se sont concentrés sur les quartiers centraux, mais ont épargné volontairement des zones proches des aéroports que l'on souhaitait utiliser après la fin des hostilités. De plus, la faible densité de Berlin, (moins de la moitié de celle de Paris), la largeur des boulevards, les nombreux espaces verts ont empêché de nombreuses munitions d'atteindre un objectif. Enfin les bombardements alliés les plus meurtriers et les plus destructeurs furent ceux, de sinistre mémoire, de Hambourg et de Dresde, du fait de techniques mixtes, mêlant explosifs et torches incendiaires, aux effets combinés dévastateurs. Ces formules n'ont jamais réussi à Berlin.
Enfin la plupart des monuments importants ont été reconstruits ou restaurés, surtout depuis 1989, la plus grande part du patrimoine important se trouvant jusqu'alors à "Berlin-Est". Ainsi, à l'instar de Munich, le visage actuel de Berlin a bien moins changé par rapport à l'avant guerre que celui d'autres villes allemandes.
À la fin de la guerre, Berlin est séparée en quatre secteurs d'occupation : américain, britannique, français et soviétique. Les secteurs américain, britannique et français sont regroupés et forment Berlin-Ouest tandis que le secteur soviétique devient Berlin-Est et capitale de la RDA. Durant la Guerre froide, Berlin constitue un point de discorde entre les deux blocs et l'URSS de Staline qui cherche à faire pression sur le bloc de l'Ouest en organisant un blocus à partir du 24 juin 1948. Les Américains y répondent dès le lendemain par un pont aérien qui dure jusqu'à la fin du blocus en mai 1949, transportant près d'un million neuf cent mille tonnes de ravitaillement (dont 80 % de charbon).
Les 16 et 17 juin 1953, Berlin-Est est le théâtre d'un soulèvement d'ouvriers contre les hausses des normes de productivité exigées par le régime. Très vite les manifestations tournent à l'insurrection contre le pouvoir communiste de la RDA.
L'armée soviétique intervient pour ce qui sera le premier écrasement militaire d'un mouvement d'émancipation dans un pays du bloc soviétique. Symboliquement, la RFA décide de faire du 17-Juin sa fête nationale, et l'artère ouest-berlinoise menant à la porte de Brandebourg est rebaptisée Strasse des 17. Juni (rue du 17 juin, en allemand). Le 13 août 1961, le Mur de Berlin est construit entre les deux parties de la ville par les autorités est-allemandes avec l'aval des Soviétiques afin d'empêcher les Berlinois de l'Est de fuir à l'Ouest. Jusqu'à la chute du mur le 9 novembre 1989, chaque moitié de Berlin se veut une vitrine idéologique de son camp. Berlin-Est est la capitale choyée de la RDA (grandes réalisations architecturales plus ou moins heureuses, vie culturelle dense et relativement libre), tandis que Berlin-Ouest est une île capitaliste et libertaire au milieu du bloc soviétique subventionnée par la RFA qui attire nombre d'artistes.
Politique et administration
L'actuelle Constitution de Berlin, de 1995, a remplacé le précédent texte, qui datait de 1950.
plus d'infos sur Berlin
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 | Billet avion pour l'Allemagne |  | | | AllemagnePrésentation
L'Allemagne (en allemand : Deutschland), officiellement la République fédérale d'Allemagne (en allemand : Bundesrepublik Deutschland), est un pays d'Europe de l'ouest, entouré par la mer du Nord, le Danemark, et la mer Baltique au nord, par la Pologne et la République tchèque à l'est, par l'Autriche et la Suisse au sud, et par la France, le Luxembourg, la Belgique et les Pays-Bas à l'ouest.
L'Allemagne est une république fédérale constituée de 16 États fédéraux (Bundesländer en allemand). Le pays a longtemps été constitué de plusieurs États plus ou moins autonomes, conscients de leur propre histoire, culture et affiliation religieuse. En 1871, à la fin de la guerre franco-allemande, ils furent réunis dans un État dominé par la Prusse, donnant ainsi naissance à l'Allemagne unifiée moderne. Sa capitale est Berlin.
Elle est membre du Conseil de l'Europe depuis 1951, de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), de l'Union de l'Europe occidentale depuis 1954, de l'OTAN depuis 1955, de l'ONU depuis 1973, de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), membre fondateur de l'Union européenne (1958), d'Eurocontrol (1960) et de la zone euro.
Avec plus de 82 millions d'habitants recensés en 2006, l'Allemagne est le pays le plus peuplé d'Europe, à l'exception de la partie européenne de la Russie. Elle est aussi une puissance économique majeure, la première d'Europe et quatrième du monde derrière les États-Unis, le Japon et la Chine par son PIB total.
Histoire
La formation du mot Deutschland révèle la longue histoire de ce pays. Au départ il y a un mot gotique thiuda signifiant peuple. Il a comme adjectif thiudisk. Thiudisk a été transformé en Theodischus par les Romains, puis en Teudischus. Teudischus est devenu diutisca en vieil allemand pour aboutir à Deutsch. En ancien français, le latin theodiscus a donné thodesche, puis tudesque. Le français moderne a préféré le mot allemand issu du latin Alama désignant le peuple des Alamans. L'italien a conservé l'origine latine dans son adjectif tedesco pour dire allemand.
La linguistique et les textes latins nous montrent que la mention du peuple germain remonte à l'époque romaine. Cependant les historiens s'entendent pour trouver les origines d'un territoire allemand au partage de Verdun de 843. Louis le Germanique a obtenu, lors de ce partage, l'est de l'empire carolingien, nommé Francie orientale. C'est de la Francie orientale qu'est issu le Saint Empire romain germanique fondé par Otton Ier, dit le Grand (936-973). Cet empire comprend, outre le territoire de l'actuelle Allemagne, l'Italie et la Bourgogne. Dès sa fondation, ce nouvel empire est entravé par le peu d'institutions sur lesquelles l'empereur peut asseoir son autorité et la faiblesse des revenus, les empereurs ne disposant que de leurs propres domaines pour financer leur politique. Le système d'élection de l'empereur par les princes-électeurs conduisit souvent à affaiblir le pouvoir du monarque. Traditionnellement, l'empereur élu entreprenait un voyage à Rome pour être couronné par le pape.
Le délitement du pouvoir impérial est accentué par l'obsession de certains empereurs à vouloir établir une autorité forte dans leurs possessions italiennes. Au XIIIe siècle, Frédéric II est tellement occupé par ses affaires italiennes qu'il renonce à tout pouvoir et tout contrôle dans les nombreuses principautés ecclésiastiques allemandes et qu'il abdique une grande partie de ceux-ci dans les principautés laïques. De ce fait les terres allemandes sont pratiquement indépendantes du pouvoir impérial dès cette époque.
A partir du XIe siècle, la Germanie déborde de ses limites traditionnelles entre le Rhin et l'Oder. Commence alors la colonisation de l'Europe centrale sous l'action de grand seigneurs, des rives de la mer Baltique par une croisade menée par les chevaliers Teutoniques et du sud du pays à partir du règne de Otton Ier. Des centaines de milliers d'Allemands de l'Ouest poussés par la surpopulation ont ainsi migré vers l'Est où des tenures plus vastes et des droits féodaux plus légers les attendent. Les villes rhénanes et les ports se développent mais prennent une part peu active au grand commerce européen du XIIe siècle. Après 1438, l'empereur porte le titre d'un « empereur élu » après son élection formelle par les sept "électeurs" de l'Empire à Francfort. À l'époque moderne, le Saint Empire compte plus de 300 États qui n'obéissent que de très loin à l'empereur Habsbourg.
Au XVIe siècle, la réforme luthérienne continue à diviser l'Allemagne. En 1546, l'empereur Charles Quint entre en guerre contre les nombreux princes et villes allemands qui se sont convertis au luthéranisme. Son échec à réduire le protestantisme dans le Saint Empire est sanctionné par la paix d'Augsbourg de 1555 qui permet à chaque prince et ville libre de choisir sa religion mais oblige les sujets à avoir la même religion que leur souverain » cujus regio, ejus religio. L'Allemagne n'en a pas pour autant fini avec les guerres de religion. Les progrès du calvinisme en Allemagne à la fin du XVIe siècle, la volonté de l'empereur Ferdinand II d'imposer son autorité et celle de la religion catholique aux États du Saint Empire entraine la guerre de Trente Ans qui ravage le pays de 1618 à 1648. Les traités de Westphalie entérinent l'affaiblissement du pouvoir impérial en favorisant les droits des 350 États allemands. La liberté religieuse des princes est réaffirmée.
Sous la pression de la France, le Saint Empire est dissous en 1806 et remplacé par la Confédération du Rhin sous protectorat français. Après le congrès de Vienne (novembre 1814-juin 1815), celle-ci est remplacée par la Confédération germanique ("Deutscher Bund") qui ne regroupe plus que 39 États sous la direction honorifique des Habsbourg qui ne porte plus que le titre d'Empereur d'Autriche. En fait, cette confédération ne peut exister que si l'Autriche et la Prusse s'entendent. À partir de 1834, le Zollverein ou union douanière commence à se constituer à l'initiative de la Prusse. Il construit un espace économique sans douane intérieure et définissant une même politique commerciale vis-à-vis de l'extérieur. Cet espace, progressivement élargi, exclut délibérément l'Autriche. Les révolutions de 1848 touchent la plupart des États allemands. Une assemblée élue au suffrage universel se réunit à Francfort et propose la couronne d'une Allemagne unifiée au roi de Prusse, Frédéric-Guillaume IV qui la refuse. En effet, il ne veut pas tenir son pouvoir de la souveraineté du peuple. Il est prêt à accepter la couronne que lui proposent les princes allemands mais l'Autriche force la Prusse à renoncer en 1850. L'Allemagne se retrouve dans la même situation politique qu'en 1815.
En 1862, Otto von Bismarck devient le ministre-président du roi de Prusse Guillaume Ier d'Allemagne. Il a compris que l'unité allemande ne se fera pas sans l'éviction de l'Autriche par la guerre. Il fait passer par la force les réformes modernisant l'armée. En 1866, l'armée prussienne écrase l'armée autrichienne à Sadowa. La Prusse annexe les territoires entre sa partie orientale et sa partie occidentale et dirige la Confédération d'Allemagne du Nord. Seul, quatre États du Sud n'y adhèrent pas. La France en déclarant la guerre à la Prusse le 19 juillet 1870 permet de fédérer tous les États allemands autour d'un ennemi commun. La défaite française permet la proclamation de l'Empire allemand le 18 janvier 1871 dans la galerie de glaces du château de Versailles et l'annexion de l'Alsace et du Nord de la Lorraine, deux régions françaises germanophones. L'unité allemande s'est faite par le haut et par la guerre comme le souhaitait Bismarck.
L'Allemagne, qui était devenue une des puissances politiques majeures en Europe s'engagea dans la Première Guerre mondiale aux côtés de l'Autriche-Hongrie (1914) et envahit la France. Après les premiers assauts, la guerre s'orienta vers une longue et lente guerre de position dans les tranchées, meurtrière d'un côté comme de l'autre. Elle prit fin en 1918, et l'empereur allemand, Kaiser Guillaume II, dut abdiquer en raison de la révolution allemande. Lors du traité de Versailles, l'Allemagne fut considérée comme responsable de la guerre et condamnée à payer de très lourdes réparations.
L'Allemagne, chose unique dans l'histoire diplomatique, n'est pas invitée aux discussions versaillaises. Elle est jugée comme principalement responsable (avec l'Autriche-Hongrie) de la guerre. Conservant la Rhénanie, au regret de la France qui voulait fixer la frontière sur le Rhin. La France n'obtient pas la Sarre (51 millions de tonnes de charbon, soit 2/3 des besoins français) mais l'Angleterre fait pression. La Sarre est placée sous la tutelle de la Société des Nations et un referendum sera organisé 15 ans plus tard pour décider son rattachement à la France ou à l'Allemagne. Le Schleswig est rattaché au Danemark après consultation de la population. Les cantons d'Eupen et de Malmédy sont rattachés à la Belgique. La Pologne obtient un corridor, le fameux « corridor de Dantzig », avec les populations Kabouches parlant un dialecte polonais mais étant favorable aux allemands. La ville de Dantzig n'est rattaché ni à l'Allemagne, ni à la Pologne, c'est une ville libre sous contrôle de la SDN. Solutions de compromis qui ne plaisent à personne. 80 kilomètres séparent la Prusse-Orientale du reste de l'Allemagne. La Haute-Silésie, rattachée après plébiscite à l'Allemagne en mars 1921 est occupée par la Pologne peu après. La SDN arbitre la situation et le partage, dénoncé par les deux parties est réalisé arbitrairement.
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 | Billet avion au départ de Moscou (Russie) |  | | | MoscouPrésentation
Moscou (en russe , Moskva, prononcé "Maskva") est la capitale et la plus grande ville de Russie et d'Europe.
Située sur la rivière Moskova, dans la partie européenne de la Russie et administrativement dans le district fédéral central, Moscou est la ville la plus peuplée d'Europe avec 12,6 millions d'habitants en 2007. Elle est le centre économique, politique et universitaire de la Russie, regroupant 8,9 % de la population du pays.
Moscou a joué un grand rôle dans l'histoire de la Russie : elle a été la capitale du Grand-duché de Moscou, puis de l'Empire russe avant que Pierre le Grand ne transfère la capitale dans la nouvelle ville de Saint-Pétersbourg puis est redevenue capitale en 1917 de la jeune république socialiste soviétique russe puis de l'Union des républiques socialistes soviétiques. Moscou est également connue pour son patrimoine architectural : le Kremlin avec ses palais et églises, la cathédrale Saint-Basile sur la place Rouge, la cathédrale du Christ Sauveur ainsi que les Sept Soeurs staliniennes. Le monastère Danilov à Moscou est aussi le siège du patriarche de l'église orthodoxe russe. Moscou a une place importante dans l'économie russe : elle produit 25% du PIB de la Fédération. La ville est le siège de nombreuses institutions universitaires et culturelles de la Fédération. Moscou a organisé les jeux Olympiques d'été de 1980.
Le noyau historique de la ville se situe sur la colline qui domine la rive gauche de la Moskova, à l'endroit où se trouvent aujourd'hui le Kremlin et la place Rouge.
Histoire
Au XIVe siècle Iouri III Moskovski disputait avec Michel III le Saint Vladimirski prince de Tver le trône de la principauté de Vladimir-Souzdal (dont la capitale était la ville de Vladimir). Ivan Ier l'emporta et devint le seul collecteur de taxes pour les suzerains Mongols de la Horde d'Or. Ce service permit d'obtenir des concessions notamment de transmettre le contrôle de la principauté à l'aîné et non de la diviser entre tous les enfants.
Mais, lorsque la croissance de l'empire lituanien commença à menacer toute la Russie, le Khan renforça Moscou, notamment en en faisant le siège de l'église orthodoxe, lui permettant de devenir la ville la plus importante de Russie. Il est généralement admis qu'Ivan III libéra finalement la ville du contrôle mongol en 1480, l'élevant au rang de capitale d'un empire qui finira par englober toute la Russie, y compris la Sibérie et bien d'autres territoires.
La tyrannie des tsars suivants, comme Ivan le Terrible, mena à un affaiblissement de l'État, même lorsque l'empire s'étendait. En 1571 les Tatars de Crimée de l'Empire ottoman saisirent et brûlèrent la ville. Entre 1610 et 1612 des troupes polonaises occupèrent Moscou comme la Pologne tentait sans succès d'installer un monarque sur le trône ou de constituer une union entre les États slaves. Cependant l'armée polonaise n'était que partiellement soutenue par l'aristocratie et son équivalent russe menée par le prince Pojarski obtint l'élection de Michel Romanov.
Moscou cessa d'être la capitale de la Russie quand en 1703 Pierre le Grand fit construire Saint-Pétersbourg sur la côte de la Baltique.
Le 14 septembre 1812, quand Napoléon envahit Moscou à la tête d'une partie de la Grande armée (moins de 100 000 hommes sur 400 000), la ville est incendiée par le gouverneur Rostoptchine. Le Tsar Alexandre refuse toute négociation, Napoléon quitte Moscou le 19 octobre. À partir de novembre, la neige tombe, la température chute brutalement et la retraite par une zone dévastée est une déroute.
Après le succès de la Révolution russe en 1917, Lénine en fit à nouveau la capitale.
Quand l'Allemagne envahit la Russie au cours de l'opération Barbarossa (le 22 juin 1941), l'armée Centre de la Wehrmacht avait Moscou comme objectif et parvint jusqu'à 60 km avant de devoir reculer.
Le 19 août 1991 une insurrection incendie le gigantesque parlement de l'Union soviétique. L'URSS implose et par conséquent cet évènement met fin aux fonctions de Mikhaïl Gorbatchev, son dernier président.
Population
Selon le recensement de 2002, la population de la ville était de 10.382.754 personnes. Les estimations pour 2007 indiquent que la population de la ville a dépassé les 10,5 millions d'habitants. Cependant, ce chiffre ne tient compte que des résidents légaux et non pas des immigrants illégaux et autres gastarbeiters vivant dans la ville, dont le nombre est estimé à plusieurs millions. En prenant justement compte de ce vaste nombre d'immigrants clandestins, le nombre de musulmans dans la ville pourrait aller jusqu'à 1,5 million. La ville serait par ailleurs le lieu de résidence de 100 000 Tchétchénes et entre 50 000 et 150 000 Chinois. Les millions d'immigrants clandestins sont originaires du Caucase (Azerbaidjan, Armenie, Georgie), de l'Asie Centrale (Kazakhstan, Ouzbékistan, Tadjikistan), ainsi que d'Ukraine et de Moldavie. On constate également une augmentation des flux de pays qui n'ont pas appartenu à l'ex-URSS.
La ville de Moscou est une des rares villes de la Fédération de Russie à avoir une croissance démographique positive: en 2006 elle s'élevait à +0,22%. La natalité en 2006 était de 9,2 pour mille, et la mortalité de 12 pour mille. L'écart entre les décès et les naissances est nettement moins prononcé à Moscou qu'au niveau national : -0,28% à Moscou contre -0,48% au niveau national. La croissance démographique de la ville est dûe au fait que la ville attire les immigrants nationaux et de l'ensemble des ex républiques soviétiques. La natalité est également en hausse rapide et constante: on enregistre 94 000 naissances en 2006 contre environ 70 000 au début des années 2000. Le cap des 100 000 naissances devrait par ailleurs être franchi en 2007, grâce, entre autres, à la politique nataliste lancée par le gouvernement. La mortalité à également considérablement baissé et l'espérance de vie est de 7 ans plus élevée que la moyenne nationale.
L'immigration reste un sujet sensible comme partout ailleurs en Russie, le maire de Moscou, Iouri Loujkov, a récemment annoncé qu'il réduirait le nombre de permis de travail de 800 000 à 500 000. Les expulsions de clandestins devraient par ailleurs se poursuivre. Ce climat agité autour de l'immigration se démontre également par les assassinats et les agressions à caractère raciste toujours plus courants dans la capitale. Moscou comporte également un système de passeport interne qui interdit aux non résidents de rester dans la capitale plus de 90 jours sans enregistrement auprès des autorités. De plus, l'augmentation de la xénophobie dans toutes les couches de la société est avérée par de multiples enquêtes et sondages, ainsi que l'orientation politique vers l'extrême droite d'un nombre toujours plus élevé de résidents.
Au niveau religieux, la ville est à une nette majorité orthodoxe, tout en comptant une communauté juive dont les effectifs ont beaucoup souffert de la vague d'émigration vers Israël dans les années 90. La ville comporte également une communauté musulmane constituant entre 10% et 15% de la population totale, essentiellement des immigrants clandestins originaires de l'ex-URSS. Comme partout ailleurs en Russie l'appartenance et la pratique religieuse ont énormément augmenté durant la dernière décennie et les chantiers de construction d'églises sont devenues fréquents, en particulier dans les périphéries.
plus d'infos sur Moscou
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 | Billet avion au départ de la Russie |  | | | RussiePrésentation
La Russie ou Fédération russe (en russe /Rossiïa ou ? /Rossiïskaïa Fédératsiïa) est le pays le plus vaste au monde et s'étend sur deux continents : l'Europe et l'Asie.
La Russie est membre fondateur de la Communauté des États indépendants (CEI), membre permanent du Conseil de sécurité des Nations unies et membre du G8 ainsi que du Conseil de l'Europe.
La Russie est considérée comme héritière de l'Union soviétique sur les plans diplomatique (entre autres elle a hérité sa place à l'ONU), financier (héritière des dettes et des créances, ainsi que des biens à l'étranger), culturel, militaire, historique. Sur le plan géographique et politique, en tant qu'État, la Fédération russe est une prolongation de la République socialiste fédérative soviétique de Russie (RSFSR), la plus grande des 15 républiques soviétiques, depuis la date du changement de son nom le 25 décembre 1991. La Russie représentait les 3/4 du territoire, plus de la moitié de la population, les 2/3 de l'industrie et environs la moitié de la production agricole de l'URSS.
La Russie possède des frontières terrestres avec 14 pays (dans l'ordre inverse des aiguilles d'une montre, en partant du plus au nord) : la Norvège 167 km, la Finlande 1 313 km, l'Estonie 294 km, la Lettonie 217 km, la Biélorussie 959 km, la Lituanie 227 km, la Pologne 206 km, l'Ukraine 1 576 km, la Géorgie 723 km, l'Azerbaïdjan 284 km, le Kazakhstan 6 846 km, la Chine 3 645 km, la Mongolie 3 441 km et la Corée du Nord 19 km.
Ses 37 653 km de côtes s'étendent de l'océan Arctique au nord à l'océan Pacifique à l'est. Elle est aussi baignée par la mer Baltique, la mer Noire, la mer Caspienne, la mer Blanche, la mer de Barents, la mer de Kara, la mer de Laptev, la mer de Sibérie, la mer d'Okhotsk, la mer de Béring et la mer du Japon.
Histoire
La Rous' de Kiev (Ruthénie) est le premier État fédéral slave (situé sur le territoire de l'actuelle Ukraine et une partie de la Russie occidentale). La désintégration de la Rous' donne naissance à une quizaine de Principautés situées sur les territoires des actuelles Ukraine, Biélorussie et Russie européenne.
Du XIIIe au XVIe siècle, l'une de ces principautés, la Moscovie (celle de Moscou), annexa tour à tour les autres pour devenir la Russie (d'où la titulature de Tsar de toutes les Russies de ses souverains) puis, avec l'aide des Cosaques, s'est progressivement étendue vers l'est aux dépens de la Horde d'Or mongole, vers le sud aux dépens de l'Empire ottoman et de la Moldavie, et vers l'ouest aux dépens de la Suède et de la Pologne : c'est la Russie impériale. Elle a même pris pied en Amérique du Nord : l'Alaska a été russe jusqu'en 1867.
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