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Billet avion Toulouse Vancouver

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Billet avion pour Vancouver (Canada)
 

Vancouver

Présentation

Vancouver est une ville portuaire, la plus importante de l'Ouest canadien dans la province de la Colombie-Britannique.

Situation

Elle est la métropole du Greater Vancouver Regional District (GVRD) le district de la région connue sous le nom de Lower Mainland (région métropolitaine se trouvant dans le coin sud-ouest de la province), où vivent 2 200 000 personnes (2004). Depuis novembre 2005, Vancouver a un nouveau maire, Sam Sullivan. Pour la première fois, en Amérique du Nord, le maire d'une grande ville est un tétraplégique. Il a eu un accident il y a plusieurs années. Aux Jeux Olympiques d'hiver de 2006, il s'est rendu lui-même à Turin, en Italie, pour prendre le relais olympique.

Vancouver est la troisième agglomération la plus importante du pays et la capitale économique de la Colombie-Britannique.

Vancouver est actuellement en plein changement et a plusieurs grands projets et évènements en branle :

Situation géographique

Située à l'extrême sud-ouest du Canada (49° de latitude Nord et 123° de longitude Ouest), Vancouver est entourée par le fleuve Fraser, du détroit de Georgia et de la Chaîne côtière. Les montagnes s'élèvent à plus de 1 500 mètres le long du Howe Sound et du corridor « Sea to Sky ». Les précipitations abondantes ont fait de la région de Vancouver un endroit où la végétation est luxuriante, où les arbres sont gigantesques et où de multiples jardins fleurissent. Cependant, les éléments naturels qui composent sa région restreignent l'espace disponible pour l'urbanisation ce qui fait aujourd'hui de Vancouver une ville compacte, centralisée et où la densité du centre-ville est l'une des plus fortes du continent nord-américain. Actuellement, plus de 560 000 personnes ont élu domicile à Vancouver. L'agglomération de Vancouver dépasse les deux millions d'habitants et englobe un territoire de 2 900 km², divisé en vingt et une municipalités situées à l'intérieur ou dans les environs du delta du Fraser. Certaines de ces municipalités se trouvent également plus au nord, le long du Howe Sound et du Burrard Inlet. L'agglomération rejoint la frontière avec les États-Unis qui est située à 38 km du centre-ville. Vancouver est située dans la zone horaire pacifique (UTC-8). Elle est adjacente au détroit de Georgia qui la sépare de l'île de Vancouver et rejoint l'océan Pacifique.

Histoire

L'écosystème, avec son abondance de plantes et de vie animale, procure une variété de nourriture et de matériaux qui ont permis à une grande population d'amérindiens d'y vivre pendant plus de 10 000 ans. Un camp nommé « Wu'muthkweyum » (Musqueam), signifiant « peuple de l'herbe », près de l'embouchure du fleuve Fraser, remonte à 3 000 ans. Les Squamishs avaient des villages dans la zone côtière.

Le capitaine espagnol José Maria Narvaez fut le premier Européen à explorer le détroit de Georgia en 1791. L'année suivante, en 1792, le capitaine naval britannique George Vancouver de King's Lynn dans le Norfolk rejoint l'expédition espagnole basée au fjord de Nootka sur la côte ouest de l'île de Vancouver puis explore le détroit de la Géorgie, ainsi que Puget Sound.

La coupe des arbres notamment pour les mâts des navires fut la première industrie le long du bras de mer Burrard, maintenant le site du port. La première scierie commença ses activités en 1863 à Moodyville (rebaptisée « North Vancouver » en 1915). La première exportation de bois de construction eu lieu en 1865 vers l'Australie.


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Billet avion pour le Canada
 

Canada

Présentation

Le Canada (prononcé [kanada] en français et ['k?æn?d?] en anglais), deuxième pays du monde par sa superficie, occupe la majeure partie de l'Amérique du Nord. Il s'étend d'est en ouest de l'océan Atlantique à l'océan Pacifique et vers le nord jusqu'à l'océan Arctique. Le Canada partage deux frontières avec les États-Unis au sud et au nord-ouest (Alaska).

Fondé par l'explorateur français Jacques Cartier en 1534, le Canada prend son origine en tant que colonie française sur le territoire de l'actuelle ville de Québec d'abord occupé par les peuples autochtones. Après une période de colonisation anglaise, la confédération canadienne est née de l'union de trois colonies britanniques, lesquelles étaient constituées des territoires de la Nouvelle-France. Aujourd'hui le Canada est un État fédéral de dix provinces et de trois territoires qui a obtenu son indépendance du Royaume-Uni pacifiquement dans un processus qui s'est étalé de 1867 à 1982.

Le Canada est aujourd'hui une monarchie constitutionnelle à régime parlementaire, se définissant comme une nation bilingue et multiculturelle ; l'anglais et le français sont, à statut égal, les langues officielles. Nation industrialisée et technologiquement avancée, son économie diversifiée repose principalement sur l'abondance de ses ressources naturelles et sur le commerce effectué en grande partie avec les États-Unis, pays avec lequel perdure une relation complexe depuis les temps coloniaux et les débuts de la Confédération.

Le Canada est actuellement composé d'une seule province majoritairement francophone, le Québec ; 1 province bilingue socialement et légalement, le Nouveau-Brunswick et de 8 provinces majoritairement anglophones, aussi appelées « le Canada anglais » par comparaison avec le Canada Français. Le territoire du Yukon est officiellement bilingue (anglais et français). Les Territoires du Nord-Ouest, ainsi que le territoire du Nunavut dont il est issu, reconnaissent 11 langues officielles, dont l'anglais et le français.

Origine du nom

Différentes versions existent quant à l'origine du nom du « Canada ». Cependant, les historiens s'entendent pour dire que le "pays de Canada" désignait à l'origine la ville actuelle de Québec.

Selon la version admise par les historiens, le nom « Canada » provient du mot "canada", qui signifie village ou établissement dans la langue laurentienne parlée au début du XVIe siècle par les Iroquoiens du Saint-Laurent qui habitaient Stadaconé (Québec) et Hochelaga (Montréal). Dans la Deuxième relation (1545) de Jacques Cartier, un dictionnaire de la langue laurentienne "des pays et royaume de Hochelaga et Canada autrement dicte la Nouvelle-France", nous apprend qu'"ilz appellent une ville canada".

Jacques Cartier est donc le premier à employer le mot Canada, pour désigner le territoire qui correspond aujourd'hui à la ville de Québec et ses régions limitrophes, dont Stadaconé est le principal village. Il appelle les habitants iroquoiens de la région de Québec, les "Canadians". Des livres et des cartes européennes appliquent ensuite cette appellation au peuplement français établi le long des rives du Saint-Laurent (territoire intégré au Québec pour sa plus grande partie), puis elle est récupérée par les autorités de l'Empire britannique pour désigner l'ensemble de ses provinces du nord de l'Amérique.

Selon la version du traducteur Georges Kersaudy, lorsqu'il découvrit le pays et fonda la colonie, Jacques Cartier était accompagné par de nombreux interprètes parlant le japonais, le chinois, l'hindoustani, l'hébreu et le chaldéen. Mais aucun des interprètes ne put s'adresser aux Indiens Micmac qu'il rencontra dans l'embouchure du Saint Laurent. Jacques Cartier demanda alors en français au chef de la tribu : « Comment se nomme ce pays ? » Ne saisissant rien à ses paroles, le chef répondit par la phrase « Ac' nadá » qui signfie en micmac « Je ne comprends pas. » Satisfait de la réponse, Jacques Cartier déclara au scribe qui l'accompagnait : « Notez : ce pays s'appelle le Canada. » L'anecdote de Kersaudy n'est pas rapportée dans les Relations de Jacques Cartier.

Histoire du Canada

Certaines régions du territoire du Canada actuel sont habitées par les peuples autochtones depuis des temps immémoriaux. Les premières explorations européennes ont quant à elles commencé sur les côtes du Labrador et de l'île de Terre-Neuve, lesquelles ont été visitées par les Vikings et les Basques depuis le 1er millénaire. Ces derniers venaient y pratiquer la pêche. Puis, l'explorateur portugais João Fernandes Lavrador a longé le littoral du Labrador vers 1495, en compagnie de l'explorateur Pêro de Barcelos, mais sans prise de possession des terres.

Le « Canada », proprement dit, se réfère quant à lui à l'origine à un peuplement français situé sur le territoire de la ville actuelle de Québec, et en tant que colonie française constitue une des provinces de la Nouvelle-France. La colonie est fondée le long des berges du fleuve Saint-Laurent en 1534 lors de la découverte du Québec par Jacques Cartier, et du développement de relations diplomatiques avec les Amérindiens de la région, puis il faut attendre Tadoussac en 1600 pour y réussir le premier établissement d'un fort français permanent, origine du village actuel du même nom à l'embouchure de la rivière Saguenay.

En 1750, la province française du Canada s'étend jusqu'aux provinces d'Acadie (britannique depuis 1713) couvrant le trois quarts de l'Amérique du Nord - la partie continentale des provinces atlantiques actuelles, l'état du Maine, et Terra-Nova à l'est; presque jusqu'à l'Arctique au nord; jusqu'aux Montagnes Rocheuses à l'ouest; et jusqu'au milieu des Appalaches au sud. La limite entre la Louisiane et le Canada n'est pas clairement établie et doit se trouver quelque part dans la vallée de l'Ohio avec le Fort Duquesne (actuel Pittsburgh).

Entre autre motivés par le contrôle du commerce de la fourrure dans la vallée de l'Ohio, les armées britanniques de la Nouvelle-Angleterre attaquent à plusieurs reprises les Français, et s'insurgent sur les territoires de la Nouvelle-France. En Europe, principalement motivés par des buts européens, les Anglais et Français se heurtent à quatre reprises entre 1689 et 1763 ayant en l'occurrence des conséquences sur la Nouvelle-France. En 1759, avec la conquête de Québec par les armées anglaises, le Canada devient définitivement une colonie britannique à part entière.

En 1791, cette partie des colonies britanniques est divisée en deux provinces nommées le Haut-Canada et le Bas-Canada, et ayant pour but d'accomoder les revendications des Anglophones venus des États-Unis. Puis ces deux colonies sont fusionnées en 1840 afin de noyer les Canadiens Français au sein de la culture britannique suite aux Rébellions de 1837-1838. Puis, dès la naissance de la Confédération en 1867, le nom « Canada » est officiellement adopté par la couronne d'Angleterre dans l' Acte de l'Amérique du Nord britannique pour définir le nouveau dominion, et se prémunir contre l'expansionnisme américain.

Durant les guerres mondiales, les Canadiens combattent en tant que soldats britanniques dans des unités séparées souvent au côté des Écossais et des Australiens. Le statut de Westminster de 1931 donne au Canada une plus grande autonomie politique du Royaume-Uni, et permet au Canada d'attendre une semaine après le Royaume-Uni avant d'entrer dans la Deuxième Guerre mondiale. La guerre voit l'implication plus grande du rôle de l'état fédéral et ouvre la porte à une implication plus importante de l'état fédéral dans l'après-guerre et le début d'une nouvelle identité. En 1949, Terre-Neuve rejoint le Canada comme dixième province.

En 1982, la constitution canadienne est rapatriée de Londres. La Loi de 1982 sur le Canada ne se réfère qu'au nom Canada, de telle sorte que ce dernier est actuellement le seul nom légal. Cette modification est en outre officialisée par le changement de nom de la fête nationale qui devient en 1982 la fête du Canada, remplaçant ainsi l'ancienne dénomination de « Jour de la Confédération ».

Actuellement, le Canada est une monarchie constitutionnelle avec une organisation fédérale, et il compte 10 États fédérés, appelés provinces, et trois territoires organisés. En 1999, la création du troisième territoire, le Nunavut, est fondé en reprenant une partie des Territoires du Nord-Ouest.

De Saint-Malo sur les côtes armoricaines, à bord de deux navires, Jacques Cartier et son équipage de 61 hommes se dirigent vers le Nouveau Monde où ils visitent Terre-Neuve, le Golfe du Saint-Laurent, les Îles-de-la-Madeleine ainsi que l'Île-du-Prince-Édouard. Puis finalement, Cartier débarque en 1534 à Gaspé (surnommé le « Berceau du Canada-français »), y plante une croix, et prend possession de la terre au nom du roi de France, François 1er. Ainsi, Jacques Cartier devient le deuxième mandataire du roi de France à venir en Amérique suite au voyage de Giovanni da Verrazano en 1524, lequel longe le littoral s'étendant de la Floride à la Nouvelle-Écosse, et lequel devient le premier à utiliser la dénomination « Nouvelle-France ».

Lors de son second voyage, en 1535, à bord de la Grande Hermine (la Petite Hermine et l'Émérillon complètent ses vaisseaux), Cartier remonte le fleuve d'abord jusqu'à Stadaconé (Québec), où il revoit Donnacona, chef des Iroquoiens du Saint-Laurent (peuple aujourd'hui disparu ou assimilé, que l'on confond souvent à tord avec les Iroquois et les Hurons), qu'il avait déjà rencontré à Gaspé lors de son premier voyage. Il désigne le territoire autour de Stadaconé sous le nom de "pays de Canada" (en gros, Québec et sa région), dénomination qui sera généralisée par la suite à toute la vallée du St-Laurent, puis finalement à l'une des colonies de la Nouvelle-France. Puis il remonte le fleuve jusqu'à Hochelaga (aujourd'hui Montréal), arrêté par les rapides de Lachine. Lors de son troisième et dernier voyage en 1541, Jacques Cartier explore les terres du Canada en plus de ses régions avoisinantes, et y fonde Charlesbourg-Royal à l'embouchure de la rivière Cap-Rouge, à l'extrémité ouest du Cap aux Diamants, le village Iroquoien de Québec étant à l'extrémité est de ce Cap.

Bien qu'il ne soit pas encore prouvé que Giovanni Caboto ait débarqué au Canada, et à Terra Nova (Terre-Neuve), plusieurs explorateurs français reviennent explorer le Nouveau Monde après le départ de Jacques Cartier, dont Jean-François de La Rocque de Roberval, qui en 1542 explore le Royaume de Saguenay, et qui fonde France-Roy en l'emplacement de Charlesbourg-Royal laissé vacant. En 1555, Nicolas Durand de Villegagnon tente d'établir une colonie en France Antarctique dans la baie de Rio de Janeiro, mais est rapidement délogé par les Portugais. Puis de 1562 à 1565, les Français huguenots Jean Ribault et René de Goulaine de Laudonnière tentent de coloniser ce qui est aujourd'hui la Caroline du Sud et la Floride, mais sont massacrés par les Espagnols. À la recherche du Passage du Nord-Ouest, Martin Frobisher découvre quant à lui la région arctique de l'île de Baffin, notamment la baie de Frobisher (Iqaluit), en 1576 au nom de l'Angleterre, qui deviendra plus tard un territoire du Canada.

Entre 1598 et 1603, Henri IV charge Troilus de La Roche de Mesgouez, à titre de lieutenant général des pays de Canada, Terre-Neuve, Labrador et Norembègue, d'établir un nouveau poste de colonisation avec quelques dizaines d'hommes et femmes en Nouvelle-France. Cette deuxième tentative de colonisation s'effectuera sur l'île de Sable (île située au large de la Nouvelle-Écosse actuelle).

Après de nombreuses tentatives ratées (dont Nouvelle-Angoulême à Long Island et Saint-Augustine en Floride), les Français établissent finalement leur premier comptoir commercial estival, à Tadoussac (Québec) en 1600, de par un monopole accordé par le roi à Pierre Chauvin, sieur de Tonnetuit. Puis vient ensuite, par Pierre Dugua de Mons la fondation de Port Royal en 1605, première capitale de l'Acadie, en présence de l'explorateur-cartographe Samuel de Champlain. Ce dernier, déjà venu explorer la Grande Rivière de Canada en 1603, fonde Québec en 1608, mandaté par Pierre Dugua de Mons, « là où le fleuve se rétrécit », selon l'appellation algonquienne, et il en fait la capitale de la Nouvelle-France aussi dite le « Canada ». Québec sera, jusqu'aujourd'hui, le premier lieu habité à l'année de façon continue par des Français et leurs descendants, en Amérique du Nord. Champlain remonte aussi le fleuve en 1615 jusqu'au-delà du Sault Saint-Louis (rapides de Lachine), à la Baie Georgienne (partie ouest du Lac Huron) et navigue sur les eaux de la rivière Richelieu jusqu'à ce qui est aujourd'hui le lac Champlain. Tout au long de son périple en Nouvelle-France, il établit notamment avec les Innus-Montagnais, les Algonquins et les Hurons-Wendats, d'excellentes relations diplomatiques et commerciales, et agit, d'office (non en titre), comme premier gouverneur de la Nouvelle-France.

Cependant, les explorateurs européens apportent de nombreuses maladies qui, par les routes commerciales, se propagent rapidement au sein des populations autochtones, faisant des ravages parmi celles-ci. Les colons français, arrivant souvent très malades dans des bateaux qui ne sont pas très sains, sont sauvés par les remèdes amérindiens. Ainsi, pour soigner le scorbut, les Iroquoiens du St-Laurent proposent à Cartier des décoctions d'écorce de cèdre blanc, appelé annedda.

Après son retour de France en 1617, Samuel de Champlain reviendra à Québec avec l'apothicaire et laboureur Louis Hébert. Celui-ci sera accompagné de sa femme, son fils, ses deux filles et de son beau-frère. L'arrivée de cette famille jettera les bases de la colonie française en Nouvelle-France.

Les Récollets, premiers missionnaires catholiques en Nouvelle-France, arrivent en 1615 et se voient offrir une terre aux abords de la rivière Saint-Charles en 1620 pour y fonder un couvent. Bien que l'emplacement sera laissé vacant pendant quelques années, les Récollets reviendront en 1670 et se verront rétrocéder le site qu'ils dénommeront Notre-Dame-des-Anges. En 1692, Jean-Baptiste de la Croix de Chevrières, Monseigneur de Saint-Vallier, et alors Évêque de Québec depuis 1685, fera l'acquisition du site et y fondera l'hôpital général de Québec l'année suivante (aujourd'hui, l'hôpital forme une municipalité enclavée et séparée de Québec sous le nom de Notre-Dame-des-Anges).

Dans un but d'évangélisation et d'éducation des Amérindiens, les Jésuites arrivent en Nouvelle-France en 1625. Ils fonderont le Collège de Québec en 1635 pour y instruire les garçons français et les Hurons devenus chrétiens. Bien que leur principal but consiste en la conversion religieuse des tribus amérindiennes, il demeure que le rôle des missionnaires en est un de découvertes du territoire grâce à leurs relations avec les Hurons. Cependant, en 1648, les Iroquoiens, soutenus par les Anglais, attaqueront les missions de Saint-Joseph et de Saint-Michel en Huronnie, et y massacreront les pères catholiques, dont Jean de Brébeuf, connus aujourd'hui sous la dénomination des Saints-Martyrs-Canadiens.

C'est en 1627 qu'est créé le régime seigneurial, principal mode d'administration des terres de la Nouvelle-France. Ce système est inspiré du régime féodal de la France sous lequel le censitaire (ou habitant) est dépendant du seigneur. Fondé par Armand Jean du Plessis, Cardinal de Richelieu, la Compagnie des Cent-Associés, dont fait partie Samuel de Champlain, se voit octroyé les droits légaux et seigneuriaux, et ce, en plus du droit de distribution des terres. C'est ainsi que le territoire de la Nouvelle-France est divisé en seigneuries, chacune faisant face à un cours d'eau, remises aux colons les plus offrants afin d'en exploiter les richesses, et lesquelles deviendront des entités économiques essentielles à leur survie. Autre changement important pendant cette année : la Compagnie des Cent-Associés introduit la Coutume de Paris qui, en 1664, deviendra obligatoire en vertu de l'édit royal créant la Compagnie des Indes occidentales. Cet unique code de loi viendra ainsi uniformiser les rapports entre les citoyens à la grandeur de la colonie, notamment dans les affaires commerciales et civiles.

À la première conquête de 1629, la Nouvelle-France passe sous domination britannique lorsque le marchand Sir David Kirke, en compagnie de ses frères, prend possession du fort et château Saint-Louis après l'assaut sur la ville de Québec où il somme Samuel de Champlain à la capitulation. Ce dernier est emmené de force en Grande-Bretagne pour négocier les termes de la cession des territoires français en Amérique. Cependant, après une période de tergiversation de trois ans, celui-ci est libéré, et l'Angleterre restitue la Nouvelle-France à la France en 1632 lors de la signature du traité de Saint-Germain-en-Laye. À son retour en 1633, Samuel de Champlain fait construire l'église Notre-Dame-de-Recouvrance (sur le site de Place-Royale dans la basse-ville de Québec), et la nomme ainsi pour souligner le fait que la France vient de recouvrer sa colonie.

En 1634, la ville de Trois-Rivières est fondé par un certain Laviolette (dont nous ne savons rien d'autre, sinon qu'il est un émissaire de Samuel Champlain), sur la rive Nord du fleuve au confluent des trois chenaux dessinés par la rivière Saint-Maurice, à mi-chemin entre Québec et le futur site de Montréal. Ce site était, depuis le début du siècle, un endroit stratégique pour la traite des fourrures, avec développement vers le nord-ouest. Et c'est en 1639 que les premières religieuses de la congrégation des Ursulines s'établissent en Nouvelle-France dans la région de Québec, pour y fonder la première école pour filles en Amérique du Nord. En 1697, elles s'établiront à Trois-Rivières, et avec l'aide de l'Évêque de Québec, achèteront du gouverneur de Trois-Rivières, Claude de Ramezay, une maison dans laquelle elles auront pour mission d'ouvrir une école et un hôpital.

Lors de l'élargissement des frontières en terrains vacants et du développement de relations diplomatiques avec les Algonquiens, les Français sont aux prises avec la menace des offensives britanniques et iroquoises. C'est donc dans le but de protéger les colons que Ville-Marie (Montréal), fondée en 1642 par Paul de Chomedey de Maisonneuve, est érigée sur une île au pied du Mont Royal. Et c'est en cette même année que Jeanne Mance fonde l'hôpital de Ville-Marie, premier Hôtel-Dieu. Bien que relevant de l'état laïque, elle est toujours secondée par les Soeurs hospitalières de Saint-Joseph. En 1653, Sieur de Maisonneuve invite Marguerite Bourgeoys à s'installer à Ville-Marie pour y devenir institutrice. Elle fait construire en cette même année la chapelle Notre-Dame-de-Bon-Secours (dans le Vieux-Montréal actuel), et fondera la congrétation Notre-Dame en 1659.

Suite aux massacres des Jésuites, Charles le Moyne de Longueuil et Pierre Picoté de Belestre entreprennent à partir de 1648 une série d'expéditions diplomatiques en pays iroquois, lesquelles mèneront à l'expédition menée par le gouverneur Daniel de Rémy de Courcelles en 1666, et qui mettra définitivement fin à la menace iroquoise. Cependant, alors que les attaques iroquoises et anglaises s'intensifient et deviennent de plus en plus imminentes au cours de ces années, plusieurs Français se dévouent à la défense de la colonie et s'élèvent au rang des héros de la Nouvelle-France. Le plus connu sera sans doute Adam Dollard des Ormeaux, Sieur des Ormeaux et commandant de la garnison du Fort de Ville-Marie, qui se rendra en 1660, lors de la bataille de Long Sault, avec une équipe de jeunes soldats au Fort du Sault de la Chaudière, sur la rivière des Outaouais, afin de défendre la Nouvelle-France contre l'invasion iroquoise. Bien qu'il mourra au combat, il sera néanmoins reconnu pour avoir repoussé l'invasion. Son nom est encore aujourd'hui bien ancré dans l'imaginaire des Francophones du Québec et de l'Ontario qui le célèbre chaque année avec un jour férié au mois de mai. Puis une jeune femme de 14 ans du nom de Marie-Madeleine Jarret de Verchères défendra, en 1692, pendant huit jours le fort de Verchères grâce à un mouvement de va-et-vient et des habits de soldats en faisant croire aux assaillants que le fort est rempli d'hommes alors qu'un seul soldat y veillera.

Entre 1654 et 1656, Médard Chouart des Groseilliers élargit les limites de la Nouvelle-France en explorant les territoires de ce qui est aujourd'hui le nord de l'Ontario en plus de ceux du pourtour de la baie d'Hudson, et devient un des premiers Européens à atteindre le lac Supérieur. Il y retourne en 1659 avec Pierre-Esprit Radisson afin d'y exploiter le commerce de la fourrure. Cependant, à leur retour en 1660, ils sont réprimandés par le gouverneur Pierre de Voyer d'Argenson, vicomte de Mouzay, pour commerce illégal.

Comme la très grande majorité des familles pionnières du Canada, lesquelles s'établissent notamment à l'Île d'Orléans, Charles Aubert de La Chesnaye arrive en Nouvelle-France au courant des années 1650. À partir de ce moment, il développera l'activité économique de la colonie, notamment en devenant le premier homme d'affaires du Canada, et ce, en créant plusieurs commerces et en acquérant les droits de propriété de compagnies de traite de fourrures, mais aussi en devenant l'un des plus grands seigneurs et propriétaires terriens du Canada.

Peu après les débuts de la construction de la basilique Sainte-Anne-de-Beaupré en 1661, Monseigneur François de Montmorency-Laval, gouverneur intérimaire de la Nouvelle-France à deux occasions, devient le premier Évêque de Québec en fondant le Séminaire de Québec en 1663, à l'origine de la première université du Canada et la plus ancienne université francophone en Amérique, l'Université Laval. Et c'est en 1672 que l'on verra les débuts de la construction de la basilique Notre-Dame de Montréal grâce aux prêtres de Saint-Sulpice.

En 1665, Jean Talon, surnommé le bâtisseur, est nommé par Jean-Baptiste Colbert sous commission du roi Louis XIV à titre de premier intendant de la Nouvelle-France. Lors de son arrivée, le roi fait aussi venir des troupes militaires afin de défendre la colonie contre les menaces iroquoises. C'est ainsi que le lieutenant-général Alexandre de Prouville, marquis de Tracy, fait construire trois forts le long de la rivière Richelieu : le Fort Richelieu à l'emplacement actuel de la ville de Sorel-Tracy, le Fort Sainte-Thérèse près de Carignan et le Fort Saint-Jean près de la ville actuelle de Saint-Jean-sur-Richelieu. Toujours dans l'esprit de sa mission de bâtir la colonie, Jean Talon propose en outre d'instaurer le Conseil souverain au sein d'un gouvernement royal, et de créer des cours de justice dans les villes de Montréal, Québec et Trois-Rivières. En 1666, Jean Talon effectue le premier recensement de la Nouvelle-France, et suite aux conclusions tirées de ce dernier, il met en place une série de mesures de compensation et d'imposition afin d'encourager la nuptialité et la natalité. Il fait entre autre venir de France 800 femmes, communément appelées les "Filles du Roy" parce que dotées par le roi, et lesquelles sont accueillies par Marguerite Bourgeoys. Tout au long de son intendance, il encourage la colonisation de la vallée du Saint-Laurent, en y créant et attribuant la grande partie des seigneuries de la Nouvelle-France, tout comme les gouverneurs qui suivront. C'est ainsi qu'à partir de la fin de la première moitié du XVIIe siècle et tout au long de la seconde moitié, l'on assistera au début de la formation des régions actuelles du Québec avec l'arrivée des colons français et le développement du commerce de la fourrure. Ainsi, avec la sédentarisation des nouveaux colons canadiens et la traite de la fourrure, le site de plusieurs centres régionaux historiques actuels sera fixé. De ce fait, la Nouvelle-France assistera à la naissance des villes telles que Baie-Saint-Paul, Blainville, Boisbriand, Boucherville, Châteauguay, Lachute, Laval, Lavaltrie, Lévis, Longueuil, Matane, Montmagny, Repentigny, Rimouski, Rivière-du-Loup, Sept-Îles, Terrebonne, Varennes et Vaudreuil-Dorion, ainsi que La Tuque plus au nord, Beloeil sur la rivière Richelieu et Saguenay dans le fjord du Saguenay.

Jean Talon diversifie en outre l'économie grâce au système mercantile établi entre la Nouvelle-France, la métropole et les Antilles françaises, et il agrandit les limites de la Nouvelle-France en chargeant des explorateurs d'étudier de nouveaux territoires. C'est ainsi que Louis Jolliet et le père Jacques Marquette sont envoyés en exploration vers la vallée du Mississippi, mais c'est en 1682 que René Robert Cavelier de La Salle nommera le territoire s'étendant des Grands Lacs au Golfe du Mexique du nom de Louisiane en l'honneur du roi de France. De plus, Jean Talon envoit deux équipes à l'est afin de trouver une solution pour relier l'Acadie et le Québec par route terrestre. Dans la même lignée d'exploration, Charles Albanel et Paul Denys de Saint-Simon sont recrutés pour explorer la Baie d'Hudson et pour y appuyer la souveraineté de la France sur cette région au même moment où la Compagnie de la baie d'Hudson y commence ses activités. Simon François Daumont de Saint-Lusson a pour sa part la mission d'explorer la région de l'Outaouais et du bassin des Grands lacs, constituant en grande partie l'ensemble des Pays d'en Haut.

Dirigé par Pierre de Troyes, l'explorateur canadien Pierre LeMoyne d'Iberville est envoyé en expédition à la baie James, et se rend donc en 1686 dans la région de la baie d'Hudson avec pour mission d'y déloger les Anglais qui y avaient établis la Compagnie de la baie d'Hudson en 1670. Ces derniers avaient indûment pris possession des territoires entourant le plan d'eau après la trahison de Médard Chouart des Groseilliers et de Pierre-Esprit Radisson à l'endroit de la France. Ces deux explorateurs français avaient suscité l'intérêt de l'Angleterre afin de prendre le contrôle du commerce de la fourrure dans la région en 1668 après le refus de Louis XIV de leur accorder les permis d'exploitation. Le seul voyage de l'Angleterre dans la région se fit en 1610 lorsque Henry Hudson navigua sur les eaux de la baie d'Hudson. Ce dernier n'avait cependant établi qu'un campement hivernal sur la rive de la baie puisque pris par les glaces, sans exploration des territoires, puis fut laissé pour mort au printemps lors de la mutinerie de son équipage qui retourna en Angleterre.

La compétition pour les territoires, les bases navales, la fourrure et la pêche devenant de plus en plus féroce, maintes guerres éclatent impliquant les Français, les Hollandais, les Britanniques et les tribus amérindiennes comme alliées. Ainsi, le XVIIIe siècle sera caractérisé en grande partie par les guerres intercoloniales (nommées French and Indian Wars en Nouvelle-Angleterre) qui apparaissent entre les Français, avec pour alliés les Hurons et les Algonquins, et les Hollandais - au début - ainsi que les Britanniques par la suite, lesquels ont pour alliée la confédération iroquoise, afin de définir le contrôle du commerce de la fourrure, notamment dans la vallée de l'Ohio. Ces guerres intercoloniales se perpétreront environ au même moment que les quatre guerres franco-britanniques en Europe entre 1689 et 1763.

Dans le but de protéger la ville de Québec contre la Nouvelle-Angleterre, Louis de Buade, comte de Frontenac et gouverneur de Nouvelle-France, fait construire la première enceinte de la Citadelle de Québec en 1690. Au mois d'octobre de cette même année, le gouverneur Frontenac rejette l'offre de reddition de la ville, et réussit à repousser les Britanniques de William Phips à la bataille de Québec. De plus, en 1695, à l'emplacement actuel de Kingston en Ontario, celui-ci reprend la construction du Fort Frontenac, qui avait été détruit en 1688 par les Iroquois, alors que l'ancien fort avait été construit après négociations entre le gouverneur Frontenac et une délégation iroquoise en 1673 afin d'étendre le commerce de la fourrure dans les Pays d'en Haut, et de protéger Ville-Marie contre les Anglais.

Suite à la première guerre franco-britannique - la Guerre de la ligue d'Augsbourg, le traité de Ryswick de 1697 élargit les frontières de la Nouvelle-France, notamment grâce à la reconnaissance par l'Espagne de la partie ouest de Saint-Domingue (Haïti) comme étant possession française. Puis, en cette même année, Pierre LeMoyne d'Iberville est choisi par la France pour retourner découvrir l'embouchure du fleuve Mississippi et coloniser la Louisiane, laquelle est convoitée par les Britanniques. Il y fonde le premier peuplement, près de la baie de Biloxi, en compagnie de son frère, Jean-Baptiste Le Moyne de Bienville. Ce dernier fondera La Nouvelle-Orléans en 1718.

Dans la même période d'exploration qui s'étend vers le Pays des Illinois en Louisiane, et au même moment où les Français tentent de coloniser davantage les territoires du sud pour faire face à la menace britannique dans la vallée de l'Ohio, Antoine Laumet de La Mothe, Sieur de Cadillac, fonde en 1701 la ville de Détroit avec la construction du Fort Pontchartrain. La ville de Windsor, sur l'autre rive de la rivière Détroit, sera peuplé en 1748 à même ce fort, alors que le Fort Rouillé sera érigé en 1750 à l'emplacement actuel de la ville de Toronto sous l'ordonnance du gouverneur Jacques-Pierre de Taffanel de La Jonquière, marquis de La Jonquière.

Après la victoire britannique à la Guerre de Succession d'Espagne, les Anglais s'emparent, lors du traité d'Utrecht en 1713, de Saint-Christophe aux Antilles, de Terre-Neuve, de la Baie d'Hudson et de l'Acadie, puis mènent à la destruction complète de la capitale de cette dernière, Port-Royal (Annapolis Royal). Les territoires de l'Acadie formeront une nouvelle colonie anglaise qui prendra le nom de Nouvelle-Écosse. Cependant, par faute d'une évaluation exacte de la superficie du territoire par les Anglais, les Français conservent en partie l'Acadie - notamment les territoires constituant le Nouveau-Brunswick, l'Isle Saint-Jean (Île-du-Prince-Édouard) et l'Isle royale (île du Cap-Breton), sur laquelle ils entreprennent la construction de la forteresse de Louisbourg qui en devient en 1718 la capitale. Lors de la Guerre de Succession d'Autriche, les Britanniques venus de Nouvelle-Angleterre captureront la forteresse en 1745, mais cette dernière sera restituée à la France lors de la signature du traité d'Aix-la-Chapelle en 1748.

Pendant la période de paix qui suit le traité d'Utrecht, en plus de la forteresse de Louisbourg, les colons de la Nouvelle-France construisent le Chemin du Roy en 1737 afin de relier Québec, Trois-Rivières et Montréal sur la rive nord du fleuve. Ce chemin devient la première route carrossable au Canada, et est nommé ainsi dans l'espoir que le roi l'empruntera un jour. À partir de 1720, les fortifications de la ville de Québec sont par ailleurs érigées. De plus, la colonisation française commence à s'étendre le long de la rivière Chaudière, laquelle mène directement aux colonies de la Nouvelle-Angleterre à partir de la ville de Québec, et par conséquent développe la région de la Beauce allant même jusqu'au site actuel de Lac-Mégantic. Puis, en 1738, la Nouvelle-France agrandit son territoire de plus bel en terres inconnues avec l'exploration de l'ouest canadien. La région est explorée pour la première fois grâce à Pierre Gaultier, seigneur de Varennes et de La Vérendrye, lequel fait construire le Fort Rouge à l'emplacement actuel de la ville de Winnipeg. En 1740, son fils François atteint les Montagnes Rocheuses et explore les régions actuels du Montana et du Wyoming. Après la Guerre de Sucession d'Autriche, en 1748, Pierre de Rigaud de Vaudreuil, alors gouverneur de Montréal, reçoit une seigneurie du roi Louis XV sur les terres de la ville actuelle de Saint-Hyacinthe. Ce cadeau de la France devient le dernier legs au Canada.

La Nouvelle-France s'étend dorénavant des Montagnes Rocheuses aux Appalaches. Cependant, afin de prendre le contrôle du commerce de la fourrure et d'empêcher l'expansion du catholicisme en Amérique, les Britanniques tentent de plus bel de s'emparer des territoires de la Nouvelle-France, notamment en essayant de se rendre dans la vallée de l'Ohio. Lorsque la guerre de Sept Ans éclatera en 1756 entre la France et la Grande-Bretagne en Europe, la guerre fera donc déjà rage en Amérique.


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Toulouse

Présentation

Toulouse (en occitan : Tolosa [tu'luzo]), est une ville et une commune du sud-ouest de la France. C'est la préfecture de la Haute-Garonne et de la région Midi-Pyrénées.

Avec 435 000 habitants en 2005, elle est la quatrième commune de France en terme de population. Son agglomération regroupe 870 000 habitants et son aire urbaine 1 120 000. Toulouse est surnommée la « ville rose » en raison de la couleur du matériau de construction traditionnel local, la brique en terre cuite.

La ville n'est pas uniquement le berceau de la firme Airbus, c'est aujourd'hui une technopole européenne qui regroupe de nombreuses industries de pointe en matière d'informatique et de spatial, ainsi que de nombreux instituts de recherche comme le Cancéropôle de Toulouse dont l'ouverture est prévue en 2009. C'est aussi une ville étudiante, la troisième de France avec 97 000 étudiants, qui inaugure régulièrement de nouveaux équipements culturels comme le centre des congrès, la médiathèque José Cabanis, le Zénith, le musée d'art moderne et contemporain des Abattoirs, la cité de l'Espace ou encore le Théâtre national de Toulouse (TNT).

La ville rose ne cesse d'attirer de nouveaux habitants et possède le plus fort solde migratoire positif des grandes villes d'Europe. Si la croissance se poursuit au rythme actuel, son agglomération entrera dans le cercle des agglomérations françaises de plus d'un million d'habitants. La qualité de son cadre de vie et son dynamisme sont salués par la presse française et étrangère. Ainsi, dans un journal français, Toulouse a été nommée "ville où il fait « le plus bon vivre en France » en 2006" selon son positionnement face à une trentaine de critères. C'est aussi une grande ville touristique dont l'architecture est caractéristique.

La devise de la ville est « Per Tolosa totjorn mai » (« Pour Toulouse, toujours plus »).

Toponymie

L'origine du nom de Toulouse est aujourd'hui encore incertaine, les linguistes la considérant tantôt celte, tantôt ibère, voire aquitanique (ancêtre lointain du basque). Toujours est-il que le nom de Tolosa apparaît pour la première fois dans les écrits au IIe siècle av. J.-C. associé à celui des Volques Tectosages.

Selon la version la plus répandue, Tolosa proviendrait du préfixe Tol, qui désigne un gué ou une rivière . L'emplacement de la ville permettait en effet de contrôler l'accès à gué entre le bassin aquitain d'un côté, et le bassin méditerranéen de l'autre, en faisant un emplacement stratégique au niveau commercial et militaire.

Pour d'autres, le nom Tolosa existait bien avant l'arrivée des Volques Tectosages. Les premiers habitants de Tolosa auraient été des Aquitains, un peuple apparenté aux Basques. Des chercheurs pensent donc que le nom Tolosa pourrait provenir de la langue aquitanique, du mot Tolso qui signifie torsadée, tordue, à l'image de la Garonne à cet endroit.

Enfin, selon une légende en vogue à la Renaissance, la ville rose aurait été fondée par Tholus, petit-fils de Japhet, lui-même deuxième fils de Noé, qui aurait donné son nom à la cité.

Par la suite, le nom latin Tolosa devient Tholose en Français, avant de se transformer en Toulouse, probablement sous l'influence de la prononciation occitane, vers la fin du XVIIe siècle.

Géographie

Toulouse est située dans le sud-ouest de la France, au nord du département de la Haute-Garonne, sur l'axe de communication entre la mer Méditerranée et l'océan Atlantique. Elle est située sur un coude de la Garonne qui, provenant des Pyrénées, s'oriente au nord-est vers la Méditerranée avant de changer de direction au niveau de Toulouse pour se diriger au nord-ouest vers l'Atlantique. Vers le sud par temps clair, la chaîne de montagne pyrénéenne est souvent visible. C'est sur ce coude de la Garonne, carrefour naturelle des voies de communication que les premiers hommes à l'origine de Toulouse se sont implantés.

Le relief est marqué par la convergence des vallées d'affluents de la Garonne. L'Ariège au sud est dominé par les coteaux pentus du Lauragais de Vieille-Toulouse qui dominent la ville sur le promontoire de Pech David. L'Hers-Mort, qui se jette dans la Garonne au nord de Toulouse, forme une vaste plaine dite de « Lalande ». Elle est séparée à l'est par une ligne formée des collines de Montaudran et de Jolimont. À l'ouest de la ville, à bonne distance du centre-ville (6 à 7 km en moyenne), trois terrasses s'étagent pour atteindre les coteaux de Gascogne.

Elle est distante d'environ 240 km de Bordeaux à l'ouest en région Aquitaine et à 240 km de Montpellier à l'est en région Languedoc-Roussillon. La distance entre Toulouse et Paris est d'environ 576 km à vol d'oiseau pour un cap de 6.33° (678 km par autoroute).

La ville bénéficie d'un climat tempéré doux en automne et au printemps et assez chaud et sec en été. Les vents dominants sont, par ordre d'importance, le vent d'ouest (amenant généralement l'humidité de l'océan Atlantique), le vent de sud-est (aussi appelé vent d'autan, plutôt chaud et sec) et le vent du nord, nettement moins fréquent et généralement froid et sec (amenant l'air de masses anticycloniques froides placées sur le nord de l'Europe).

Bien que située au sud de Nice, Toulouse bénéficie d'un ensoleillement annuel inférieur en raison de son climat de type océanique à été chaud. Le vent d'autan qui vient de l'Est, est aussi souvent appelé « le vent qui rend fou », voire « le vent du diable ». Parfois, ce vent peut devenir très puissant comme le 4 mai 1916, où il renversa le train Toulouse-Revel. On a coutume de dire qu'il influence les comportements humains et animaux par ses rafales et ses tourbillons.

Toulouse connait 24 jours de fortes chaleurs et 33 jours de gel. Les mois les plus pluvieux sont les mois d'avril, mai et juin. Les températures minimales interviennent en janvier avec en moyenne 5°C, et les températures maximales en août avec 23°C. La température la plus chaude fut de 44°C le 8 août 1923 (record national) et la température la plus froide de -19,2°C le 15 février 1956. Le jour le plus arrosé eut quant à lui une pluviométrie de 82,7 mm le 7 juillet 1977 selon les sources de Météo France. Toulouse fut frappée par une tornade le 15 mai 1980 vers 20h15. La tornade s'était formée sur l'aéroport de Blagnac puis a continué en direction de Toulouse pour finir sa course vers le quartier de Casselardit, près de Purpan. Cette tornade, classée F2, avec des vents de 200 km/h, arracha des toits et causa d'autres dommages importants.

La rive droite de Toulouse se trouve sur une terrasse insubmersible sur laquelle la ville romaine s'est établie. C'est aussi sur cette terrasse que la ville marchande et commerciale de Toulouse s'est formée. De l'autre côté de la Garonne, se trouve la rive gauche avec l'ancien faubourg Saint-Cyprien, longtemps quartier pauvre en raison de sa situation morphologique. Situé en contrebas de quelques mètres par rapport à la rive droite, le quartier Saint-Cyprien a souvent été soumis à de fortes inondations. Ainsi en 1875, le quartier Saint-Cyprien fut submergé par les eaux de la Garonne et plusieurs ponts furent emportés. Cette situation basse explique l'évolution de la courbe du fleuve au fil des siècles du côté de la rive gauche, entre la rivière Touch qui se jette au nord de Purpan et l'actuelle chaussée du Bazacle.

Le canal du Midi, oeuvre de Pierre-Paul Riquet, qui reprend une courbe artificielle de la Garonne vers la Méditerranée, remonte au sud-est la vallée de l'Hers mort et traverse la rive droite de la ville.

La commune de Toulouse a une superficie de 11 830 hectares, soit environ 1 300 hectares de plus que Paris et 7 000 hectares de plus que Lyon, mais 12 000 de moins que Marseille.

Depuis plusieurs décennies, le dynamisme économique et la forte poussée démographique sont à l'origine d'une profonde mutation des infrastructures, des logements et des installations industrielles.

La commune est divisée en 17 quartiers administratifs possédant chacun une mairie de quartier et un maire délégué s'occupant de celui-ci. Ce découpage suit le découpage historique de petits quartiers ou d'anciens bourgs ou village comme Saint-Martin-du-Touch. Mais, il ne suit pas le découpage cantonal qui coupe certains quartiers historiques en deux, comme le quartier des Minimes.

L'architecture de Toulouse est marquée par la brique, dont la couleur chaude rouge-orangée lui confère le surnom de « ville rose ». Ce matériau a été introduit par les romains au Ier siècle avant J.C., comme le montrent les ruines du rempart romain place Saint-Jacques. Autrefois, la brique était couramment recouverte d'enduit car elle était considérée comme la pierre du pauvre. Elle est majoritairement utilisée dans la région car la pierre de taille y est rare et son transport très coûteux. Au contraire, l'argile est abondante et facilement malléable. Aujourd'hui, la brique est mise en valeur comme un symbole de la ville. Cependant, dans les constructions modernes, elle n'est utilisée que comme parement décoratif.

Toulouse comptait 226 154 logements en 1999. Les constructions neuves sont peu présentes puisqu'en 1999, seulement 16,8 % des résidences principales dataient de 1990 ou après. Près de la moitié du parc de logements date d'entre 1949 et 1974. 88,2 % des logements sont des résidences principales, réparties à 17,7 % en maisons individuelles et à 82,3 % en appartements (respectivement 68,2 % et 31,8 % dans la région).

31,4 % des habitants sont propriétaires de leur logement, contre 64,1 % qui ne sont que locataires (respectivement 58,9 % et 35,6 % dans la région)'. En effet, Toulouse compte de nombreux immeubles anciens, dont la majorité sont des résidences principales.

À noter qu'avec 28 642 logements HLM, soit 14,4 % du parc en 1999 (8,5% pour la région), la ville ne respecte pas les dispositions de l'article 55 de la loi solidarité et renouvellement urbain (SRU) de décembre 2000 fixant à 20 % le taux minimum de logements sociaux pour les communes les plus importantes. En outre, en 1999, 9,4 % des logements étaient vacants, contre seulement 7,5 % dans la région.

La plupart des habitations possèdent 4 pièces (36 %), ou 3 pièces (24,3 %), puis 2 pièces (21,8 %). Les petits logements restent peu nombreux (studios : 17,8 %). La ville possède par conséquent des logements de taille assez importante '. Enfin il faut préciser que ces logements sont bien dotés puisque 96,4 % ont le chauffage central et 53,9 possèdent un garage, box ou parking (respectivement 80% et 66,6 % pour la région).

Le prix du mètre carré en 2003 hors charge pour l'ensemble des logements est 6,79 ?/m² soit 406,10 ? pour 60 m², pour les logements en relocation est 7,49 ?/m² soit 420,11 ? pour 56 m² et pour les logements datant d'après 1990 est de 8,19 ?/m² soit 413,89 ? pour 51 m². Comme beaucoup de grandes villes françaises, Toulouse connaît depuis une quinzaine d'années une importante hausse des loyers. Elle concerne tous les types de logements. La hausse des loyers en 2003 pour les appartements est 2,8 % pour l'ensemble et 6% pour un appartement reloué en 2002. Pour les maisons, la hausse est de 3,8% pour l'ensemble et de 6,3% pour une maison relouée. Les secteurs les plus chers sont le centre de Toulouse et le sud-est mais aussi de nouveaux quartier comme Borderouge.

De nombreux projets sont inscrits dans l'optique du développement de la ville et de sa diversification économique.

Histoire

Les environs de Toulouse sont occupés dès le paléolithique inférieur (environ -1 Ma) mais ce n'est qu'au néolithique que des traces d'occupation humaine sont retrouvées sous forme de village comme à Villeneuve-Tolosane. D'autres traces d'occupation par l'homme au VIIIe siècle av. J.-C. et au VIIe siècle av. J.-C. ont été trouvées comme en témoigne la nécropole du quartier Saint-Roch (vers la rue Fénétra), mise au jour en 2002.

Dès la moitié du IIIe siècle av. J.-C., bien avant l'installation romaine, la région de Toulouse est occupée par une tribu celtique : les Volques Tectosages. Des témoignages de cette occupation ont été retrouvés dans le sud du site actuel de la ville, notamment à Vieille-Toulouse sur le promontoire de Pech David. Ces tribus celtes entretiennent des liens commerciaux avec l'Espagne et l'Italie par l'échange de vin, le blé et de métaux. De nombreuses amphores ont été retrouvées et prouvent la vigueur de ces échanges.

Après avoir défait les Volques Tectosages, les Romains fondent la ville de Tolosa (en latin). La ville est alors un important centre administratif et militaire de la province Narbonnaise. Les habitants de Vieille-Toulouse sont attirés par cette nouvelle ville. Les Romains, comme en d'autres grandes villes, édifient un très important aqueduc, maintenant détruit. Dès l'an 30, ils entourent la ville d'un grand mur d'enceinte fait de brique dont des pans sont encore debout de nos jours.

En 250, Toulouse est marquée par le supplice de Saturnin de Toulouse qui deviendra Saint-Sernin. Cet épisode marque l'apparition d'un culte minoritaire dans le Haut-Empire. Le IIIe siècle et IVe siècle est prospère et la ville grandit. La brique est largement utilisée comme matériau de construction. Au Ve siècle, les wisigoths envahissent la ville et choisissent Toulouse comme capitale de leur royaume. Toulouse acquiert une autonomie puis l'indépendance. La première basilique Saint-Sernin est construite en 403 avec l'essor du christianisme dans la région. Les gallo-romains et les wisigoths se côtoient à Toulouse jusqu'en 508 lorsque Clovis boute les wisigoths du sud de la France.

La ville est détenue par les Francs jusqu'au Xe siècle qui sont peu présents dans la ville et se contentent de récolter la dîme. Toulouse sert de place-forte face à la Septimanie à l'est et l'Espagne au sud détenus par les Wisigoths. Au Moyen Âge, la ville reste longtemps indépendante. Les comtes de Toulouse étendent leur domaine sur la plus grande partie du Midi de la France constituant ainsi la province de Languedoc. Suite à la croisade contre les Albigeois, l'Université de Toulouse est fondée en 1229, et le Languedoc est rattaché au domaine royal en 1271. Témoin de la présence des comtes de Toulouse, les restes des fondations du château comtal ont été récemment mis au jour près de la porte sud de la ville médiévale à l'emplacement de la place du Salin. Le christianisme s'impose à Toulouse et de nombreuses églises sont construites. En 1096, le pape Urbain II se rend à Toulouse pour consacrer la basilique Saint-Sernin. La cathédrale Saint-Étienne est édifiée au XIIIe siècle.


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France

Présentation

La France, officiellement la République française (souvent appelée l'hexagone dans la presse), est un pays constitué d'un territoire situé en Europe et nommé Métropole ainsi que de territoires situés outre-mer. La France est l'État de l'Union européenne dont le territoire européen est le plus étendu. Ce territoire, situé en Europe occidentale, est bordé par l'océan Atlantique à l'ouest, par la Manche (qui la sépare du Royaume-Uni) et la mer du Nord au nord, par la Belgique, le Luxembourg, l'Allemagne, la Suisse et l'Italie à l'est, et par la mer Méditerranée, l'Andorre, Monaco et l'Espagne au sud. Par les DOM-TOM, la France est également bordée par les Pays-Bas, le Brésil, le Suriname, l'Australie, mais aussi par l'océan Pacifique, l'océan Indien, la mer des Caraïbes, etc.

La France est, parmi tous les grands États européens, le plus anciennement constitué, autour d'un domaine royal initialement centré sur l'Île-de-France, sa capitale étant Paris. Membre du Conseil de l'Europe, c'est l'un des pays fondateurs de l'Union européenne, de la zone euro et de l'espace Schengen. Elle est l'un des cinq membres permanents du Conseil de sécurité des Nations unies et fait partie de l'Union latine, de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), de la Francophonie et du Groupe des huit (G8).

Les valeurs qu'elle défend et auxquelles elle est très attachée se fondent sur la démocratie et les droits de l'homme et du citoyen de 1789, dont elle est la patrie d'origine.

Militairement, la France est membre de l'Organisation du traité de l'Atlantique Nord (OTAN) - elle s'est retirée en 1966 de l'organisation militaire intégrée pour y revenir partiellement en 2002 - et dispose de la dissuasion nucléaire.

Son économie est de type capitaliste avec une intervention étatique non négligeable depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Néanmoins, depuis une trentaine d'années, des réformes successives ont entraîné un désengagement progressif de l'État de plusieurs entreprises publiques.

Au cours du « Grand Siècle », la France a été façonnée par les arts et la philosophie. Berceau des « Lumières », elle a influencé les révolutions américaines, puis la Révolution française a insufflé l'élan et l'exemple démocratique dans le monde entier, développant des valeurs de liberté, d'égalité, de fraternité et de laïcité. La culture française rayonne au-delà du cadre européen : du fait des explorations de la Renaissance, des XVIIIe et XIXe siècles, la France a diffusé sa culture et sa langue à de nombreux peuples, au Canada, en Afrique, mais aussi dans quelques régions du Moyen Orient, d'Asie et du Pacifique. Sa gastronomie est de réputation mondiale. De nos jours la France subit de plus en plus l´influence culturelle des États-Unis.

Le français est la langue officielle de la République, mais on y compte aussi 77 langues régionales.

Histoire

La France actuelle, pays de langue romane mais de superstrat germanique, occupe la plus grande partie des anciennes Gaules celtiques, conquises par Jules César, mais elle tire son nom des Francs, un peuple germanique, dont le nom signifie « hommes libres », qui se forma tardivement et s'installa sur une partie des terres de l'Empire romain.

Francia désigne à l'origine la région du nord de l'Europe, peuplée, ou plutôt dominée, par un peuple de guerriers germaniques qui se nomment eux-mêmes les Francs. Francia n'a alors pas une connotation politique mais plutôt géographique ou sociologique, comme Maghreb ou Balkans au XXIe siècle. Le peuple franc est avant tout un peuple de guerriers qui élit un chef de guerre nommé roi des Francs, et se place librement sous son autorité pour les affaires militaires. La guerre étant considérée comme la valeur par excellence de l'homme libre, franc finit par devenir synonyme de libre.

En 1204, le mot Francia désigne, pour la première fois, le territoire sur lequel s'exerce l'autorité de ce roi des Francs, qui commence sporadiquement à se nommer rex Francie. Cette autorité se limite encore à celle qu'autorise le lien de vassalité, et ne porte donc que sur les seigneurs eux-mêmes, à l'exclusion de leurs territoires, de la population de ceux-ci, et même des propres vassaux de ces seigneurs. On peut donc par exemple rapprocher cet événement de l'utilisation à partir de 1957 d'Europe dans un sens politico-économique. Ceci ouvre toutefois la porte au concept d'une autorité civile du roi sur un territoire. Mais il faut attendre le XVe siècle pour que ce concept soit reconnu, bon gré mal gré, sinon accepté (guerre folle), par la plupart des seigneurs.

Au début du XVIe siècle le concept de « chose publique » fait une réapparition timide après avoir disparu avec la chute de l'empire romain. En 1499, le contrat de mariage du roi de France, qui dispose de la propriété de la France, tente, sans succès, de constituer un engagement non seulement entre les signataires, mais aussi entre leurs descendants, et même leurs successeurs. La nationalité française est définie à cette époque.

C'est aussi vers cette époque qu'un embryon d'État commence progressivement à se mettre en place. Jusqu'au milieu du XVIe siècle, le roi est un nomade qui se déplace avec toute son administration, ne restant jamais plus de quelques semaines dans la même résidence, ce qui limite singulièrement les possibilités de centralisation des fonctions étatiques.

Au début du XVIIe siècle, la politique étrangère de la France commence à dépasser les seules agressions militaires directes. Richelieu introduit la diplomatie comme une façon de faire mener ses guerres par d'autres pays.

La révolution française constitue l'acte de naissance de la Nation française, et du peuple français en tant qu'acteur politique. Il ne s'agit alors pourtant encore que de concepts tout théoriques. Ce sont les guerres napoléoniennes, et surtout les grandes guerres de 1870, 1914 et 1939 qui font de la Nation française une image mentale partagée par les Français. Les difficultés économiques liées à la mondialisation du début et de la fin du XXe siècle exacerbent (comme dans le reste de l'Europe) ce sentiment national en un nationalisme.

La présence humaine sur le territoire de la France actuelle remonte au Paléolithique inférieur. L'un des sites les plus anciens (- 1 800 000 ans), contesté par certains auteurs, est le site de Chilhac (Haute-Loire). Plusieurs sites français ont donné leur nom à des faciès culturels, tels que l'Acheuléen, le Moustérien, le Solutréen ou le Magdalénien. Le territoire national compte un nombre important de grottes ornées du Paléolithique supérieur dont la plus connue est sans doute Lascaux (Dordogne, -15 000). À partir de -7000 environ, la région entre dans le Néolithique, le plus ancien village connu étant le site de Courthézon (Vaucluse), daté de 4560 av. J.-C. environ.

Arrivés vers -900 sur le territoire de la France actuelle, les Celtes en occupent l'ensemble au IIIe siècle av. J.-C.. Vers 680 av. J.-C., le littoral méditerranéen voit l'arrivée des premiers colons grecs, avec la fondation du comptoir d'Antibes.

La Gaule passe sous la domination romaine vers 125 av. J.-C. pour la Gaule narbonnaise, et en 51 av. J.-C., après la guerre des Gaules, pour le reste du territoire. Sous l'Empire, une civilisation gallo-romaine prospère se développe, apportant à la France une base de culture latine et conduisant indirectement à la christianisation, qui s'opère lentement du IIe au VIe siècle.

La Gaule connaît à partir du Ve siècle l'époque des migrations barbares, avec la présence de plusieurs peuples, notamment les Burgondes, les Wisigoths et les Francs.

Une grande partie des régions constituant la France actuelle sont réunies sous Clovis en 507 (réunion sous la domination franque, ou regnum francorum, des Alamans, des Burgondes et des Wisigoths au nord des Pyrénées). Ce « royaume des Francs » qui s'exerce sur ce que l'on appelait encore la Gaule tire sa légitimité et son unité de sa romanité culturelle. Mais il est partagé puis réuni à de multiples reprises au gré des héritages des héritiers de Clovis (dynastie des Mérovingiens). Ces royaumes ultérieurs s'appellent Neustrie (Paris), Austrasie (Metz), Bourgogne (Chalon), Aquitaine (Bordeaux).

À partir du milieu du VIIIe siècle Pépin le Bref, roi des Francs non mérovingien, étend considérablement le royaume des Francs, bientôt érigé en Empire par son fils Charlemagne et son petit-fils Louis le Pieux. Après la mort de Louis, son domaine est partagé en trois parties où l'autorité centrale s'effondre rapidement, ramenant l'organisation de la région à la situation antérieure : la Francia orientalis (à l'est), la Francia occidentalis (à l'ouest) et entre les deux l'éphémère Lotharingie, domaine d'un empereur très théorique. La partie orientale correspond à ce qui devint plus tard l'Allemagne et la partie occidentale, à la France. C'est de 842, avec les serments de Strasbourg passés entre les petits-fils de Charlemagne, que date la source la plus ancienne attestant l'usage de deux langues différentes de part et d'autre du Rhin (le tudesque et le roman). Ce texte a donc souvent été présenté comme l'acte fondateur de la France (et de l'Allemagne). Des descendants de Charlemagne  »” les Carolingiens  »” conservent une influence symbolique sur des territoires correspondant très grossièrement à la France jusqu'en 987, date à laquelle le duc Hugues Capet est élu roi des Francs.

Hugues Capet, en modifiant les règles de succession, crée les conditions qui permettront, au long des siècles suivants, la constitution de la France. Ses descendants, les Capétiens règnent alors sur la France, en trois dynasties successives (Capétiens directs, Valois et Bourbons), jusqu'en 1792 lorsque Louis XVI est déposé lors de la Révolution française, puis durant un intermède de trente ans, de 1814 à 1848.

Les premiers rois de la dynastie étendent progressivement le domaine royal, consolident la royauté franque malgré l'opposition des Plantagenêts, qui se matérialise par la guerre de Cent Ans. Mais ce n'est qu'à la fin du XIIe siècle que Philippe Auguste étend pour la troisième fois en un millénaire l'autorité du roi des Francs des Pyrénées à la Manche. C'est à cette époque qu'on commence à employer l'expression royaume de France, et que celui-ci acquiert un poids comparable à celui de l'Angleterre ou du Saint Empire romain germanique. Les derniers siècles du Moyen Âge, marqués par les crises de la Guerre de Cent Ans et de la peste noire, renforcent finalement l'autorité royale, qui ne devient incontestable qu'au XVe siècle, avec Louis XI.

À la fin du Moyen Âge l'Espagne des rois catholiques et les possessions des Habsbourg s'unissent, ce qui donne naissance à l'empire de Charles Quint. François Ier et son fils Henri II luttent contre cette nouvelle puissance avec des succès et des revers. Mais les guerres de religion qui marquent la seconde moitié du XVIe siècle et le règne des derniers Valois (François II, Charles IX, Henri III) éloignent la France du théâtre européen.

Il faut attendre Henri IV, puis Louis XIII et son ministre Richelieu, pour que la prépondérance espagnole soit remise en cause au profit de la France. Malgré la disparition prématurée de ces acteurs, l'équilibre des forces est rétabli puis renversé, par de grands politiques comme Mazarin, notamment en 1648 (traité de Westphalie) et 1659 (traité des Pyrénées).


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