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Billet avion Zurich Chicago

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Billet avion pour Chicago (Etats-Unis)
 

Chicago

Présentation

Chicago est la troisième plus grande ville des États-Unis, elle est située dans la partie nord du Middle West, à 1 280 kilomètres à l'ouest de New York et à plus de 3 200 kilomètres au nord-est de Los Angeles. C'est la plus grande ville de l' État de l' Illinois et le chef-lieu du comté de Cook. Elle se trouve sur la rive sud-ouest du lac Michigan, l'un des cinq lacs intérieurs de l'Amérique du Nord, connus sous l'appellation commune des « Grands Lacs » (Great Lakes). La rivière Chicago traverse la ville.

Fondée en 1770 Chicago est devenue ville officielle en 1837, elle compte aujourd'hui 2 873 790 habitants et s'étend sur plus de 600 kilomètres carrés. Chicago est la troisième agglomération la plus peuplée des États-Unis avec une aire urbaine de 9 505 748 habitants s'étendant sur 28 163 km². Ses habitants s'appellent les Chicagoans. L' aire urbaine de Chicago-Naperville-Joliet (Chicagoland) est la quatrième métropole de l' Amérique du Nord après Mexico, New York et Los Angeles. C'est son climat autant que son passé politique agité qui lui ont valu le surnom de la « Ville des vents » (Windy City), du fait de son incapacité, malgré les déclarations dithyrambiques des politiciens locaux, d'inaugurer à temps l'Exposition universelle de la célébration du 400e anniversaire de l'arrivée de Christophe Colomb sur le continent. Celle-ci fut inaugurée un an plus tard, en 1893 ! Ce surnom signifiant en fait « qui brasse de l'air », lui fut donné par la presse de New York, et bien que péjoratif, lui est resté. Il correspond aussi à sa situation climatique. La première signification a en effet tendance à s'estomper dans la mémoire collective. Chicago est également surnommée la « Ville aux larges épaules » (City of Big Shoulders) ou encore la « Deuxième Ville » (Second City), car elle a été reconstruite en 1871 après un grand incendie et aussi parce qu'elle a longtemps été la deuxième ville la plus peuplée du pays.

Chicago est le deuxième centre industriel des États-Unis ; elle appartient à la « Ceinture des industries » (Manufacturing Belt), mais la ville est aussi l'une des plus importantes places financières du monde ; c'est ici, par exemple, que sont fixés les prix du blé et du soja aux États-Unis. Grâce à sa situation exceptionnelle, la ville constitue un centre de communication majeur de voies terrestres mais aussi par son aéroport international. Elle a acquis une grande renommée culturelle grâce à son architecture de gratte-ciel et attire des millions de visiteurs chaque année. Elle compte en outre plusieurs établissements d'enseignement supérieur, des musées, des théâtres et un orchestre symphonique réputé.

Chicago a presque définitivement fait oublier sa mauvaise réputation, héritée de la période agitée de la prohibition dans les années 1930, quand les activités d'Al Capone et de la pègre lui valurent le surnom de « Capitale du crime ». Dans le classement des villes les moins sûres des États-Unis, elle n'arrive qu'en 17e position, loin derrière Baltimore (qui occupe le premier rang). Chicago est une belle ville, agréable, propre, très vivante, avec de larges avenues bordées d'espaces verts.

Histoire

Avant l'arrivée des premiers Européens, la région de Chicago était occupée par les Amérindiens Potawatomis, qui prirent la place des Miami et des Sauk et Fox vers le milieu du XVIIIe siècle. Le nom de la ville proviendrait du mot indien « Checagou » ou « Checaguar » qui signifie « oignon sauvage », « marécage » ou encore « sconse », ce qui en dit long sur l'odeur pestilentielle qui y régnait autrefois.

Cet ancien point de passage et de liaison des Amérindiens, des explorateurs et des missionnaires, entre le Canada et le bassin du Mississippi, devient poste permanent de traite des fourrures. C'est le coureur des bois Louis Jolliet et le père jésuite Jacques Marquette qui, en 1673, revenant d'une expédition dans le Mississippi, parviennent au site actuel de Chicago. Situé au milieu de vastes plaines recouvertes d'herbes hautes et denses, ils l'appellent « Prairies ». Neuf ans plus tard, Cavelier de La Salle, autre explorateur français, prend possession des lieux, au nom du roi de France. Ces lieux couvraient tout le Mississippi jusqu'aux Montagnes Rocheuses. Il nomme ce nouveau territoire « Louisiane ».

Le premier immigré fut Jean Baptiste Pointe du Sable, un métis franco-Haïtien, qui s'installa sur le bord de la rivière Chicago vers 1779 et qui épousa une jeune Potawatomi. Il construisit un premier poste de traite qui connut un important développement et qui fut vendu par la suite à John Kinzie, un marchand de New York. En 1795, par le traité de Greenville et sous la contrainte du colonel Anthony Wayne, les Amérindiens durent céder la région au tout nouveau gouvernement américain.

En 1803, un premier fort militaire, le Fort Dearborn, est bâti et fut utilisé jusqu'en 1837. Pendant la guerre de 1812, ses occupants furent massacrés par les Potawatomis et il fallut reconstruire le fort en 1816. Deux ans plus tard naissait l'état d'Illinois.

Le 12 août 1833, la municipalité de Chicago se constitua avec une population de 350 âmes, sur les terres cédées par le chef amérindien Black Hawk. Ce noyau urbain était délimité par les rues de Kinzie, Des Plaines, Madison et State, qui englobaient une superficie d'environ un kilomètre carré. Elle reçut une charte par l'État d'Illinois le 4 mars 1837.

L'ouverture du canal Illinois-Michigan en 1848 permit aux bateaux circulant sur les Grands Lacs de rejoindre le Mississippi en passant par Chicago : la ville connut dès lors une forte croissance démographique et économique et devint le débouché des Grandes Plaines céréalières. La même année, le chemin de fer arrive dans la ville (Galena & Chicago Union Railroad). En 1860, onze lignes ont Chicago pour terminus et vingt autres y font un arrêt. La situation de carrefour est également un avantage pour les sociétés de vente au détail qui s'y implantent (Montgomery Ward et Sears, Roebuck and Company). La fondation de la Bourse de commerce de Chicago s'inscrit dans ce développement économique considérable.

Pourtant, les contraintes naturelles du site posèrent rapidement des problèmes d'aménagement. Chicago a souffert d'un environnement marécageux qui rendait très difficile l'installation de routes et d'égoûts. La boue envahissait les rues de la ville au printemps et l'image de Chicago était celle d'un endroit crasseux. Les autorités engagèrent des travaux importants afin de surélever les infrastructures et d'implanter un réseau d'évacuation des eaux usées dans les années 1850. Après l'épidémie de choléra et de typhoïde générée par la forte montée des eaux en 1885, on décida de détourner la rivière pour préserver l'eau potable du lac, en creusant un canal qui s'ouvre sur le Mississipi. Ainsi la rivière Chicago ne se déverse plus dans le lac Michigan, mais vers le golfe du Mexique.

En octobre 1871, 10 kilomètres carrés de la ville furent réduits en cendres par le grand incendie de Chicago (Great Chicago Fire). Le bilan fut dramatique puisque 300 personnes trouvèrent la mort et 18 000 bâtiments furent détruits, jetant à la rue environ 100 000 personnes. Le feu se propagea facilement car un grand nombre d'infrastructures et d'habitations étaient construites en bois.

L'incendie permit aux urbanistes de penser à une reconstruction de la ville selon des critères modernes. Quelques années plus tard fleurit l'école d'architecture de Chicago, qui eut un rayonnement international. La ville devient le laboratoire d'expériences architecturales : en 1885, le premier gratte-ciel au monde y est construit (Home Insurance Building) en utilisant une armature d'acier. En 1909 fut décidé le plan d'urbanisme de Daniel Burnham qui faisait la part belle aux parcs situés sur le littoral.

Malgré le grand incendie, l'exposition universelle World Columbian Exposition attira 26 millions de visiteurs en 1893. Marques de la grandeur de l'événement, certaines des constructions alors érigées font depuis partie du patrimoine urbanistique de Chicago : le Musée de la Science et de l'Industrie et le célèbre métro aérien, qui entoure toujours le quartier des affaires de la ville baptisé la Loop (Boucle). Tout cela ne doit pas faire oublier la crise sociale que traverse la ville à la fin du XIXe siècle et qui se manifeste par des manifestations et des émeutes. La plus célèbre demeure celle de la place Haymarket le 4 mai 1886 au cours de laquelle sept policiers meurent sous l'effet d'une bombe. La grève des 3 000 ouvriers de la Pullman Palace Car Company secoua la ville au mois de mai 1894. Les problèmes de racisme s'ajoutent aux difficultés sociales : depuis les années 1870, les Afro-Américains du sud du pays émigrent dans la Manufacturing Belt afin de trouver un emploi. Ils se retrouvent relégués dans les ghettos du coté sud de la ville. Les émeutes raciales de 1919 font 38 morts et nécessitent l'intervention de l'armée pour rétablir l'ordre.

Le 24 juillet 1915, une nouvelle tragédie frappe la ville, 845 personnes perdent la vie suite au naufrage du S.S. Eastland sur la Chicago River alors qu'avec deux autres navires de croisière, le Theodore Roosevelt et le Petoskey, il devait emmener des employés de la Western Electric de Chicago à un pic nique à Michigan City (Indiana).

Pendant la Prohibition, Chicago devint la capitale du crime organisé autour des figures de Frank Nitti, Bugs Moran et Al Capone. Les gangsters de la ville profitent de sa situation près du Canada, d'où venaient les cargaisons d'alcool de contrebande. Surtout, ils trouvent des complicités, des juges et des policiers corrompus. En 1929, la guerre des gangs fait 29 morts dans la ville. Le 14 février 1929, une fusillade entre les deux principaux gangs fait sept morts. C'est le temps des gangsters et de la violence : John Dillinger est tué au cours d'une fusillade en 1934, dans le Lincoln Park. Les Incorruptibles (Untouchables) est le surnom qui fut donné par la presse américaine à un groupe d'agents du trésor américain (dont le plus célèbre est Eliot Ness) qui lutta pour faire respecter la prohibition. Al Capone finit par être arrêté et emprisonné sur l'île d'Alcatraz, près de San Francisco. Les années 1920 sont aussi des années de développement industriel pour la ville et de l'arrivée de milliers d'Afro-américains du Sud rural. Entre 1910 et 1930, la population noire de Chicago passe de 44 000 à 160 000. Les Afro-américains souffrent du racisme et des discriminations. En juillet 1919, des émeutes éclatent après la noyade d'un jeune noir : elles durent 13 jours, font 38 morts, 537 blessés et des centaines de sans-abris.


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Billet avion pour les États-Unis
 

États-Unis

Présentation

20 % de la population parle une autre langue, l'espagnol étant la plus courante.

Les États-Unis d'Amérique sont une république fédérale d'Amérique du Nord constituée de cinquante États, dont quarante-huit situés entre le Canada au nord et le Mexique au sud, un à l'ouest du Canada (Alaska) et un dans l'océan Pacifique (Hawaii à 3 900 km au sud-ouest de la Californie) ainsi que de territoires disséminés dans les Caraïbes et le Pacifique.

Washington, D.C. (ou District of Columbia) est la capitale fédérale du pays, avec un statut spécial. D'autres territoires ont des statuts spécifiques, notamment des États (anciennes colonies) qui ne sont pas membres de droit de la fédération, mais qui sont en pratique intégrés : les Samoa américaines, Guam, les îles Mariannes du Nord, Porto Rico et les îles Vierges américaines.

Les États-Unis comptent plus de 300 millions d'habitants, nombre dépassé le 17 octobre 2006, et sont le troisième pays le plus peuplé du monde derrière la Chine et l'Inde.

Les États-Unis sont membres de l'OTAN, de l'ALENA, de l'OEA, de l'ANZUS, de l'OCDE, du G8, et membres permanents du Conseil de sécurité des Nations unies.

Dénomination

La désignation en forme courte de ce pays est États-Unis (en anglais United States, abrégé en US) et la forme longue est États-Unis d'Amérique (en anglais United States of America, abrégé en USA). Cette dénomination fut suggérée par Thomas Paine et adoptée lors de la déclaration d'indépendance, le 4 juillet 1776.

Histoire

Le territoire actuel des États-Unis fut d'abord occupé par les Indiens d'Amérique qui étaient divisés en tribus qui parlaient plusieurs centaines de langues différentes et avaient de nombreuses cultures différentes. Ils ont laissé peu de traces de leur présence, surtout pour les peuples nomades. Aux XVIe et XVIIe siècles, les premiers contacts avec les Européens, principalement Espagnols au sud, Anglais à l'est, et Français au nord et dans la vallée du Mississippi constituèrent un choc des cultures.

Le premier établissement anglais fut établi en 1607 à Jamestown, Virginie puis de nombreuses colonies furent établies le long de la côte est (Plymouth, Boston, Salem, Williamsburg). L'esclavage par le recours à la traite négrière fut rapidement utilisé afin de développer notamment les plantations du sud mais aussi pour le développement des infrastructures.

La population indienne fut quant à elle décimée par les épidémies (variole, rougeole) des maladies importées par les pionniers, et par les conflits avec ces derniers (Guerres indiennes). À l'occasion du plus grand de ces conflits, qui correspondait à la guerre de Sept Ans en Europe, les colons Britanniques conquirent la moitié des possessions françaises, doublant leur superficie.

Treize des colonies britanniques proclamèrent leur indépendance le 4 juillet 1776 face à la Grande-Bretagne (Déclaration d'Indépendance). Ils adoptèrent la constitution des États-Unis d'Amérique en 1787, la première du monde occidental. Ces deux textes sont fondateurs de l'identité américaine.

La question de l'esclavage et des problèmes d'économie déclenchèrent la guerre de Sécession en 1861. Mais cela n'empêcha pas les États-Unis de se développer grâce à l'immigration et l'industrialisation tout au long du XIXe siècle ainsi que d'entreprendre la conquête de l'Ouest grâce au chemin de fer.


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Billet avion au départ de Zurich (Suisse)
 

Zurich

Présentation

Zurich [zyk] (allemand : Zürich   »‰ de-Zürich.ogg »‰écouter ['?yç], suisse allemand : Züri ['?yri], italien : Zurigo [?u'ri?go]) est une cité alémanique de Suisse, la première ville du pays par le nombre d'habitants (le 28.05.2007, on comptait 412 517 habitants ; agglomération: 1 191 732) et la capitale du canton de Zurich. Si l'allemand est la langue officielle, les zurichois parlent le suisse allemand, une variante de l'allemand (aussi vieille qu'elle) qui a tendance à contracter les mots de l'allemand traditionnel, et qui empreinte certains termes étrangers (français, italien, anglais...). À noter que l'on compte dans la ville près de 5% d'italophones. Zurich fait partie des villes mondiales.

Géographie

La ville est située à l'endroit où la rivière Limmat quitte l'extrémité nord du lac de Zurich avant d'être rejointe par la Sihl.

Histoire

Zurich est à l'origine une bourgade gallo-romaine nommée Turicum à la frontière de l'empire romain et des mondes germaniques, une garnison étant établie sur un promontoire surplombant la rivière Limat. Elle a donc une fonction défensive au départ. Détruite au Ve siècle par les Alamans, puis reconstruite, Zurich devint ville libre impériale en 1218, puis entra dans la Confédération suisse en 1351 et y prit une grande importance, grâce à l'acquisition de nombreuses seigneuries voisines et à la prospérité de son artisanat textile. Ulrich Zwingli introduisit la Réforme à Zurich à partir de 1519. La ville et le canton furent gouvernés jusqu'à la révolution libérale de 1830 par une riche bourgeoisie protestante ; ils se démocratisèrent progressivement dans le courant du XIXe siècle.


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Billet avion au départ de la Suisse
 

Suisse

Présentation

La Suisse, nom usuel de la Confédération suisse (Confoederatio Helvetica en latin, abrégé CH), est un pays d'Europe de l'Ouest bordé par l'Allemagne, la France, l'Italie, l'Autriche et le Liechtenstein. Elle est quadrilingue : allemand (die Schweiz), français, italien (Svizzera) et romanche (Svizra). Elle est constituée de la fédération des 26 cantons suisses. Le pays a une longue tradition de neutralité politique et militaire, et abrite de nombreuses organisations internationales.

Confédération suisse ou helvétique ?

Les termes de « Confédération suisse » (allemand : Schweizerische Eidgenossenschaft; italien : Confederazione svizzera, romanche : Confederaziun svizra, latin : Confoederatio helvetica), qui est l'appelation de la Suisse depuis 1803, est utilisée pour la première fois en allemand dans un document datant de la guerre de Trente ans (1618-1648). Elle ne devient cependant courante qu'au XVIIIe siècle où elle n'est alors ni officielle ni unique, puisque les termes « Corps helvétique », « Magna Liga », « Ligues » et « Helvetia » sont également utilisés pour la désigner. On ne retrouve pas non plus l'expression « Confédération suisse » dans l'Acte de médiation de 1803, bien que Bonaparte porte à cette occasion le titre de « Médiateur de la Confédération suisse ». La première occurrence légale se trouve dans l'article 15 du pacte fédéral de 1815 : « les XXII Cantons se constituent en Confédération suisse », nom qui ne fut plus modifié depuis lors.

Histoire

Peuplé dès la préhistoire, c'est néanmoins à l'époque celtique grâce aux Helvètes surtout, que le territoire suisse franchit le seuil de l'histoire. En 58 av. J.-C. les Helvètes, poussés par la pression migratoire des tribus germaniques, tentèrent de s'installer en Gaule mais battus à Bibracte par les armées de Jules César ils y sont reconduits dans le cadre de l'Empire romain. Déjà largement christianisée, la Suisse fut occupée par les Burgondes et les Alamans au Ve siècle.

Incorporée successivement aux royaumes de Bourgogne, des Francs puis à l'empire carolingien, elle fut rattachée au XIe siècle, à la chute du royaume de Bourgogne transjurane, au Saint-Empire romain germanique. Elle fut alors le théâtre de dures luttes féodales. Ce fut un comte de Habsbourg (du nom du château de Habsbourg situé dans l'actuel canton d'Argovie), appartenant à une famille réputée remontant au VIe siècle, qui devint roi des Romains en 1273, sous le nom de Rodolphe Ier du Saint-Empire. Et l'ironie de l'Histoire voulut que ce fut contre ce seigneur voisin, devenu empereur d'un Saint-Empire romain germanique déjà immense, que trois Suisses légendaires se réunirent en 1291 sur la non moins légendaire Prairie du Grütli, au bord du lac des Quatre Cantons, pour jurer de conquérir leur liberté.

La date de 1291 fut choisie à la fin du XIXe siècle comme date de naissance de la Suisse, car ce fut celle du pacte fédéral entre les cantons d'Uri, de Schwytz, qui donnera son nom au pays, et de Nidwald (vallée inférieure d'Unterwald), le plus vieux document écrit et retrouvé, parlant d'une alliance entre des cantons suisses. Ce texte était le renouvellement d'une alliance antérieure unissant ces trois cantons. Ces cantons confirmèrent leur volonté de liberté après la bataille de Morgarten contre l'armée du Saint-Empire romain germanique, en 1315, par le pacte de Brunnen.

Les territoires avoisinants, Lucerne, Zurich, Glaris, Zoug et Berne se rapprochèrent d'eux au XIVe siècle, fondant ce que l'on appelle aujourd'hui la confédération des VIII cantons. Le XVe siècle fut parsemé de conquêtes qui vit la Confédération atteindre le Rhin et la Suisse romande, tout en s'alliant avec les territoires environnants (Valais, Appenzell, Saint-Gall, Ligues grises (canton des Grisons) et Fribourg). Elle participa finalement aux guerres de Bourgogne. Enfin, à la suite des guerres de Souabe en 1499, les cantons furent indépendants de facto du Saint Empire. Ce n'est qu'aux traités de Westphalie en 1648 que cette indépendance fut reconnue.

La fin du XVe siècle vit une première opposition entre les villes et campagnes qui aboutit finalement au convenant de Stans (1481), avec l'aide de Nicolas de Flue, qui ouvrit la porte à cinq nouveaux cantons : Fribourg, Soleure, Appenzell, Bâle et Schaffhouse. Ainsi, au début du XVIe siècle, la confédération des XIII cantons est née. Elle renforce ses alliances locales (Bienne, Saint-Gall et Neuchâtel) et étend ses possessions au Tessin et dans le canton de Vaud. Les guerres d'Italie et surtout la bataille de Marignan (1515) sonnent la fin de ses activités militaires hors de son territoire. Seuls les mercenaires suisses feront désormais parler d'eux sur les champs de bataille européens et au Vatican.

Déchirée par la Réforme, les guerres de religion (Première guerre de Kappel (1529), évitées de justesse lors de l'épisode de la soupe au lait, Deuxième guerre de Kappel (1531), Première guerre de Villmergen (1656), Deuxième guerre de Villmergen (1712)) occupent la politique intérieure. La démocratie des premiers temps a laissé la place à des gouvernements oligarchiques bloquant toute réforme.

L'invasion française de 1798 libère les pays sujets et réforme profondément la Suisse en en faisant un état unitaire : la République Helvétique. Devant les troubles incessants, Napoléon impose l'Acte de médiation de 1803, rétablissant les cantons (Vaud, Argovie, Thurgovie et Saint-Gall devenant alors des cantons à part entière) tout en retirant Neuchâtel, Genève et le Valais qui redeviennent éphémèrement indépendants puis sont intégrés à l'Empire.


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