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Inde
Religions
Les principales religions pratiquées en Inde sont l'hindouisme (79,8%) et l'islam (13,7%). On trouve aussi des jaïns, des sikhs, des zoroastriens (pârsîs), des bouddhistes, des juifs et des chrétiens - ceux-ci issus d'une évangélisation soit très ancienne (St Thomas (apôtre) au Kerala et au Karnataka) soit consécutive à l'arrivée des Européens : Portugais, Français, Anglais. Alors que le bouddhisme est originaire du nord de l'Inde, il n'est plus pratiqué à l'heure actuelle que par une partie infime de la population, surtout les Tibétains déplacés lors de l'invasion du Tibet par la Chine et quelques milliers d'ex-intouchables qui se sont convertis en suivant l'exemple de Bhimrao Ramji Ambedkar, un grand leader intouchable de l'indépendance. Des religions naturelles, classées comme Animistes, sont encore très vivantes parmi les groupes tribaux du centre du pays.
L'Inde possède de nombreuses religions aux statuts divers. Plusieurs des « grandes » religions sont originaires de l'Inde, dont l'hindouisme et le bouddhisme, et certaines sont presque exclusives à l'Inde.
L'hindouisme est de loin la première religion de l'Inde elle comprend 878 millions de fidèles soit 79,8 % de la population indienne.
L'islam avec environ 150 millions de fidèles (env. 13,7 % de la population Indienne), fait de l'Inde, le troisième pays musulman au monde après l'Indonésie et le Pakistan.
L'Inde compte environ 25 millions de chrétiens (orthodoxes, protestants et catholiques ensemble forment env. 2,5 % de la population indienne) dont une partie (dans le Kerala) appartient à l'une des communautés chrétiennes les plus anciennes au monde (Mar Thomas). Les chrétiens sont surtout appréciés pour leur vaste réseau éducatif et la qualité de l'enseignement que l'on y donne.
Le sikhisme est une religion propre à l'Inde qui comprend 18 millions de fidèles (env. 2,1 % de la population indienne). La majorité des Sikhs habitent au Penjab. Les Sikhs sont très présents dans l'armée.
Le bouddhisme, qui avait disparu vers le Xe siècle, renaît en Inde de plusieurs façons, notamment sous la forme de la pratique de vipassana, et grâce au mouvement de conversion en masse de Dalits ou intouchables, initié en 1954 par Bhimrao Ramji Ambedkar et qui se poursuit de nos jours : les néo-bouddhistes. Le nombre de bouddhistes en Inde est aujourd'hui estimé à 7,5 millions de personnes soit environ 0,8% de la population indienne.
Le jaïnisme est une religion propre à l'Inde qui comprend entre 3 et 4 millions de fidèles (env. 0,5% de la population Indienne) et dont la majorité des pratiquants habitent au Maharashtra et Gujarat. Le jaïnisme se caractérise par un respect absolu de toute forme de vie.
La communauté Pârsî décroît rapidement. Des religions indiennes sont apparues sur le territoire indien pour y disparaître, comme les Ajîvika.
Les tensions interreligieuses peuvent être vives en Inde. Après l'indépendance en 1947, les déplacements forcés de populations entre l'Inde et le Pakistan avaient provoqué des émeutes extrêmement violentes entre les communautés hindouistes et musulmanes, qui firent, selon certaines estimations, un millions de morts. En 1984, après l'assassinat d'Indira Gandhi, les pogroms touchent la communauté sikh. En 1992, la destruction de la mosquée historique d'Ayodhya (il est d'ailleurs important de noter que la structure qui fut détruite le 6 décembre 1992 ne fonctionnait plus en tant que mosquée depuis des décennies, mais comme un temple hindou depuis 42 ans) par des hindous avait entraîné des violences entre musulmans et hindouistes, notamment à Bombay, faisant plus de 2 000 morts dans le pays.
En octobre 2001, un attentat suicide frappe le Parlement du Jammu-et-Cachemire à Srinagar (38 morts). Le 13 décembre 2001, le Parlement fédéral subit une attaque suicide qui provoque la mort de 14 personnes.
En 2002, des affrontements entre hindous et musulmans font plus de 250 morts en trois jours à Ahmedabad. Les émeutes font suite à l'incendie par des musulmans, le 27 février, d'un train ramenant des extrémistes hindous, tensions liées à la destruction de la mosquée d'Ayodhya en 1992.
Le 7 mars 2006, la ville de Bénarès connaît un triple attentat, revendiqué par le Lashkar-e-Qadar. Le 8 septembre 2006, l'explositon de trois bombes près de la mosquée de Malegaon, dans l'État du Maharashtra, fait 37 morts. Le 25 août 2007, deux attentats à la bombe frappent la ville d'Hyderabad, tuant au moins 43 personnes.
Démographie
L'Inde est le deuxième pays le plus peuplé au monde après la Chine et compte 1 095 351 995 habitants. C'est un pays jeune qui compte 560 millions de personnes de moins de 25 ans. En 2004, un habitant sur deux avait moins de 25 ans et 70% de la population habite à la campagne.
Toutefois, ayant presque atteint la maîtrise de sa démographie si on parle en termes occidentaux, l'Inde connaît une augmentation rapide de sa population. La population indienne augmente d'environ 19 millions d'individus par an (conséquence d'une fécondité de 3,1 enfants par femme en moyenne » contre 1,7 pour la Chine). On prévoit que l'Inde deviendra le pays le plus peuplé au monde aux alentours de 2035. Pour les années 2000/2005, la population indienne supplémentaire qu'il faut nourrir, loger, habiller et éduquer chaque année correspond presque à la population australienne totale.
Si la fécondité indienne s'est effondrée en 50 ans, la baisse du taux de croissance démographique est irrégulière et relativement lente. Cela est attribué à une politique démographique incohérente (là où la Chine a misé sur la politique de l'enfant unique).
L'Inde, du fait de la nature démocratique de son régime politique, axe sa politique sur la responsabilisation individuelle (centres d'information sur la contraception) plutôt que sur des politiques contraignantes, contrairement à la Chine où la politique imposée de l'enfant unique n'a pas varié depuis sa mise en vigueur (avec seulement des aménagements pour les populations rurales).
Les facteurs qui semblent avoir eu le plus d'impact sur la natalité semblent être :
Néanmoins, l'Inde est aujourd'hui confrontée à un phénomène problématique : la baisse du nombre de femmes par rapport au nombre d'hommes, en raison de l'élimination prénatale massive des foetus féminins. Le ratio dans la population est de l'ordre de 900 femmes pour 1000 hommes. Dans certaines parties de l'Inde, il n'est plus que de 800 femmes pour 1000 hommes. En conséquence, de nombreux hommes vivent aujourd'hui un célibat forcé, en même temps que se développent de vastes trafics de filles à marier et que l'ancienne pratique de la polyandrie tend, dans certains endroits, à renaître . La pratique abusive de l'échographie, qui permet la détermination précoce du sexe de l'enfant à venir, a entraîné l'augmentation du recours à l'avortement sélectif. Ce phénomène est relativement fréquent dans les familles vivant en zone urbaine et de classe moyenne. Aussi, le modèle de la famille à un garçon et une fille tend à se généraliser dans cette couche de la population. La cause souvent avancée pour expliquer l'élimination des foetus féminins est d'ordre socio-culturel : le destin d'une fille en Inde est de quitter sa famille à son mariage pour vivre dans celle de son époux et contribuer à l'économie du foyer de ses beaux-parents. En outre, la famille de la fiancée doit s'acquitter d'une dot envers la belle-famille, pratique autrefois circonscrite aux familles de caste brahmane mais qui tend à s'étendre à l'ensemble de la population, et qui donne parfois lieu à des abus. Son versement peut ainsi entraîner de graves difficultés financières, voire la ruine, pour la famille de la mariée. Les cas de meurtres de jeunes mariées perpétrés par leur belle famille sont souvent dénoncés dans la presse indienne et sont présentés comme la conséquence d'un défaut de paiement de la dot par leur famille d'origine.En 2006, on estimait ainsi officiellement qu'un cas de dowry death était rapporté à la police toutes les 77 minutes.
La famille
Les valeurs indiennes traditionnelles de la famille sont fortement respectées, bien que dans les milieux urbains le modèle de la famille nucléaire soit prévalent. Cependant, la « joint-familly » est encore très présente dans les campagnes et petites villes (70 % de la population). On trouve ainsi parfois plus de vingt personnes vivant sous un même toit.
A leur mariage, les fils restent vivre près de leurs parents, prenant petit à petit la relève pour subvenir aux besoins de la maison. La relation entre frères est des plus codées selon la place dans la fratrie. Les épouses qui sont sous les ordres de leur belle-mère dans les premières années suivant le mariage prennent leur place et exercent leur autorité dans la maisonnée. La tradition n'est pas figée, tous les modèles sont possibles : cuisines séparées ou cuisine commune, maison mitoyenne...
Au sein du foyer, l'entraide est de rigueur : la charge des vieux parents est partagée entre tous. Ils sont intégrés à la vie quotidienne pour accomplir des petits travaux ou services relevant de l'économie domestique, qui dans nos sociétés occidentales contemporaines sont fréquemment mécanisés ou confiés à des tiers : par exemple, raconter des histoires aux enfants, ou éplucher les légumes pour la préparation des repas.
Défense
L'Inde a la plus grande armée de réserve au monde. L'Armée de l'Air de l'Inde est la quatrième plus grande au monde, derrière celles des États-Unis, de la Russie et de la Chine.
Les forces armées indiennes disposaient en 2006 d'un effectif de 1 325 000 militaires et 535 000 réservistes [réf. nécessaire].































