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Billet d'avion Bruxelles Bologne
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Billet d'avion pour Bologne (Italie) |
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BologneHistoire
En 88 av J.-C., la ville devient une municipium. Elle est constituée de rues rectilignes avec six cardi et huit decumani, qui font encore la structure de la ville aujourd'hui. La ville compta près de 10 000 habitants sous l'Empire romain, ainsi que de nombreux temples, thermes, théâtres et une arène. Pour Pomponius Mela, Bononia figurait parmi les cinq opulentissimae ( plus riches ) villes d'Italie. La ville fut reconstruite par Néron après un incendie.
Après un long déclin, Bologne renaît au Ve siècle sous l'impulsion de l'évêque Petronius, qui a construit l'église de S. Stefano. Après la chute de l'Empire romain, Bologne a été transformée en forteresse sur les frontières de l'Exarchat de Ravenne dans le Pianura Padana. La ville était protégée par une enceinte qui ne protégeait néanmoins pas les ruines de l'ancienne ville antique romaine. En 728 la ville a été conquise par Liutprand, Roi des Lombards, et annexée au Royaume des Lombards.
Au XIe siècle, Bologne connaît une nouvelle période de croissance et elle devient une Commune puis rejoint la Ligue Lombarde en 1164 pour lutter contre Frédéric Barberousse. En 1088 l'Université de Bologne est créée, elle est aujourd'hui la plus vieille université d'Europe. Des personnages illustres ont fréquenté cette université aux Moyen Âge comme Irnerius, Dante, Boccaccio et Petrarca. Au XIIe siècle, le développement de la ville nécessite l'extension de son enceinte, suivie d'une nouvelle extension au XIVe siècle.
En 1256 Bologne promulgue le Legge del Paradiso (la "loi du paradis"), qui a supprimé le servage féodal et libéré les esclaves grâce à l'argent de la ville. Au même moment le centre de la ville se couvre de tours, construites par les riches et influentes familles de la ville pour montrer leur puissance, d'édifices publics, d'églises et d'abbayes. Cette croissance et cette richesse amène le ville à figurer en 1294 parmi les dix villes les plus peuplées d'Europe.
Comme la plupart des communes italiennes de l'époque, Bologne a été déchirée par les luttes internes, qui conduisirent à l'expulsion de la famille Ghibelin en 1274. Après avoir été écrasée lors de la bataille de Zappolino par Modène en 1325, Bologne commence à régresser et demande la protection du Pape au début du XIVe siècle.
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ItalieHistoire
Au Ier siècle, Rome dominait tout le bassin méditerranéen, mais à la suite de conflits internes, la république se transforma en empire. Le gouvernement des territoires contrôlés par Rome se caractérisa par le respect des cultures locales et par le développement économique, favorisé par la réalisation de grandes infrastructures.
Au IVe siècle, l'empire fut confronté au début d'une longue série d'invasions barbares : les Wisigoths, les Huns et les Ostrogoths. Sous le coup de ces invasions, l'empire se divisa en Empire romain d'Occident, qui s'effondra rapidement, et en Empire romain d'Orient (ou Empire byzantin), qui résista encore un millénaire.
Du XIVe au XVIIIe siècle, c'est la Renaissance en Italie avec des artistes tels que Michel Ange ou Raphaël, et des scientifiques comme Galilée qui font littéralement « renaître » l'art et la science, d'abord dans la péninsule puis dans l'Europe toute entière. À l'époque de Léonard de Vinci, l'Italie reste très morcelée sur le plan politique. Elle est constituée d'une mosaïque de principautés (duchés, cités-États...). Les princes italiens organisent chacun leur propre cour et se livrent souvent à des guerres sanglantes avec de multiples interventions extérieures, notamment de la France et de l'Espagne (guerres d'Italie). Les guerres incessantes du XVIe siècle ainsi que l'archaïsme de l'agriculture expliquent en partie le net déclin des principautés italiennes du XVIIe au XIXe siècle.
Les campagnes napoléoniennes ont pour conséquence de bouleverser l'ordre établi. Le souhait d'unifier la péninsule s'appuie alors sur le risorgimento, aboutissant à la proclamation du royaume d'Italie, à partir du royaume de Sardaigne, sous l'impulsion du roi Victor-Emmanuel II, complétée en 1870 par l'annexion de Rome qui devient la capitale du royaume unifié.
En même temps, dans le Nord de la péninsule, se développe une puissante industrialisation liée aux capitaux d'une agriculture modernisée dans la plaine du Pô et aux ressources hydroélectriques des Alpes. Cette industrialisation se concentre essentiellement sur le « Triangle d'Or », Turin, Milan et Gênes. Le Sud au contraire reste non seulement dominé par la production agricole mais aussi par des structures agraires quasi féodales : c'est le système des « latifundia », grandes exploitations aux propriétaires absentéistes et routiniers, aux ouvriers agricoles sous-payés et des « microfundia », minuscules propriétés qui ne parviennent pas à nourrir les nombreux enfants. Ainsi s'explique le contraste entre le Nord et le Sud du pays, le développement des mafias et la forte immigration vers l'Europe industrielle et les États-Unis.
L'Italie s'installe alors dans un régime démocratique, dominé par la Démocratie chrétienne et des partis laïques antifascistes, qui favorise malgré de fréquentes crises ministérielles, à la fois la reconnaissance internationale, l'intégration européenne et un développement économique sans précédents (le miracle). Un Parti communiste italien de plus en plus fort, et relativement modéré, empêche toute alternance électorale jusqu'en 1976, moment du compromis historique mais aussi des années de plomb, marquées par le terrorisme d'extrême droite et d'extrême gauche. Peu à peu, la Démocratie chrétienne, tout en restant incontournable, laisse une partie du pouvoir à des partis moins forts comme le Parti républicain italien ou le Parti socialiste italien. De réformes sociales majeures sont adoptées après référendum (le divorce, l'avortement) ou après le vote de lois (Psichiatria democratica). Un climat affairiste, de plus en plus corrompu, s'installe, ce qui provoque l'opération judiciaire dite Mani pulite (Mains propres). Il s'en suit une réorganisation politique massive qui voit la plupart des partis politiques disparaître ou changer d'orientation, ce qu'accentue le référendum de 1993 et l'adoption en 1994 du Mattarellum un système électoral mixte. Ces changements provoquent la descente politique de Silvio Berlusconi dont les affaires avaient bénéficié du gouvernement de Bettino Craxi. S'il est rapidement lâché par ses turbulents alliés (comme la xénophobe Ligue du Nord), il n'en revient pas moins au pouvoir en 2001 avec une victoire électorale écrasante, après un intermède, dominé par le centre-gauche, incapable de faire aboutir une réforme constitutionnelle majeure. Ce gouvernement Silvio Berlusconi II, le plus long de l'histoire républicaine, est aussi marqué par une crise politique, économique et morale sans précédents.
Du 6 au 10 novembre 2002 se déroule à Florence, le 1er Forum social européen, à la suite des violents affrontements du G8 à Gênes.
En 2006, la gauche, menée par Romano Prodi, revient au pouvoir suite à une courte victoire aux élections législatives. En aout 2006, Ehud Olmert demande à Romano Prodi que l'Italie prenne la direction de la Finul renforcée après le conflit israélo-libanais, ce qui sera le cas en février 2007.
Géographie
Bien que porteuse d'une riche histoire, l'Italie n'est un État unifié que depuis 1860. Ceci explique la force des particularismes régionaux et les différences de dynamisme économique. Mais l'histoire longue et mouvementée de l'Italie est aussi une source de richesses. Les villes-musées attirent chaque année des millions de touristes. Après la défaite du fascisme italien en 1945, la République italienne a eu à coeur de retrouver sa place dans l'échiquier européen. Elle participé à la fondation de la CECA en 1951 et à celle de la CEE en 1957.
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BruxellesGénéralités
Il est généralement admis que Bruxelles est la capitale la plus verte d'Europe. Elle est également une des villes les plus cosmopolites du monde.
Bruxelles partage avec Washington le titre de ville comptant le plus de journalistes accrédités.
Géographie
Le climat de la région de Bruxelles est un climat tempéré océanique comme pour l'ensemble de la partie occidentale de la Belgique, cela grâce à la proximité de l'océan Atlantique qui régule le temps grâce à l'inertie calorifique de ses eaux. Le climat peut être influencé par des zones humides et douces en provenance de l'océan, mais aussi par des zones sèches (chaudes en été et froides en hiver) en provenance de l'intérieur du continent européen. En moyenne (moyenne faite sur une période couvrant les 100 dernières années), on observe environ 200 jours de pluie par an dans la région de Bruxelles.
Capitale multiple et centre diplomatique mondial
Bruxelles est souvent qualifiée (avec Strasbourg et Luxembourg) de capitale de l'Union européenne, bien que l'Union ne dispose pas formellement de capitale. En effet, y siègent de nombreuses institutions européennes, telles que :
C'est également à Bruxelles (Evere) que se situe le siège de l'OTAN.
Les principales confédérations syndicales internationales y ont leurs sièges : la Confédération européenne des syndicats (CES), la Confédération internationale des syndicats libres (CISL) et la Confédération mondiale du travail (CMT).
La ville accueille aussi 120 institutions internationales, 159 ambassades et plus de 2 500 diplomates, faisant de Bruxelles le deuxième centre de relations diplomatiques au monde (après New York).
Statut linguistique
En Belgique, pour décrire la situation linguistique de Bruxelles, on cite souvent la formule suivante : une entité très majoritairement francophone (à 90%) ayant un statut officiel bilingue français/néerlandais. C'est assez proche de la réalité du statut linguistique à Bruxelles.
Ce bilinguisme est avant tout une garantie accordée aux membres de chaque communauté linguistique de pouvoir utiliser librement sa langue dans ses rapports avec les autorités (exemples: procédures administratives, actions en justice, constitution d'une association, ...). Cependant, sur le plan politique, la parité ne saurait être d'application étant donné la faible proportion de néerlandophones sur le territoire. À ce niveau, il convient de distinguer la ville de Bruxelles (Bruxelles-Ville) et la région bruxelloise. La ville de Bruxelles est une commune de la région bruxelloise qui en compte un total de dix-neuf. C'est cette ville qui est la capitale de la Belgique. La région entière est officiellement bilingue. La Belgique étant un État fédéral, la Région possède des compétences qui lui sont expressément attribuées et qui sont exercées par un gouvernement et par un parlement élus au suffrage universel par les habitants de la Région en question. Au moment des élections chacun peut voter librement pour une liste francophone ou pour une liste néerlandophone et ce dans le secret de l'isoloir. De cette organisation, aurait pu émerger un parlement, et donc un gouvernement, dans lequel la proportion de néerlandophones serait extrêmement faible. Pour des raisons politiques et historiques, la Constitution et les lois spéciales prises en vertu de la Constitution ont établi la proportion suivante: 72 députés francophones et 17 députés néerlandophones. Ce parlement désignera les membres du gouvernement. Celui qui aura obtenu le plus de voix sera également ministre-président (équivalent d'un premier ministre au niveau régional). Parmi les quatre autres ministres, il y doit y avoir deux francophones et deux néerlandophones. En théorie, le ministre-président peut être de l'une ou de l'autre appartenance linguistique mais dans les faits, il est toujours francophone. Il y a donc, au sein du conseil des ministres, trois francophones et deux néerlandophones. Au niveau communal, les élections se font à Bruxelles comme dans n'importe quelle commune. Chaque habitant (belge ou étranger résidant sur le territoire communal) choisit librement de voter pour la liste qui lui convient, qu'elle soit francophone, néerlandophone ou bilingue. Les conseillers élus choisiront leurs échevins (dans les faits, on aura un néerlandophone pour neuf francophones) et leur bourgmestre (toujours francophone).
Ce statut bilingue, cette protection apportée à une minorité est justifiée par l'État de la manière suivante : même si Bruxelles est majoritairement francophone, elle est aussi la capitale d'un pays bilingue.
À l'aune de cet argument de l'État (qui n'a pas évoqué la présence d'une minorité flamande pour rendre le néerlandais co-officiel à Bruxelles, mais plutôt le caractère binational de la Belgique), il convient de noter que dans beaucoup de pays tout autant démocratiques que la Belgique, le taux de 10% de locuteurs d'une langue n'est effectivement pas toujours, en soi, une raison suffisante pour rendre officielle une langue minoritaire (ce qu'est le néerlandais à Bruxelles).
C'est donc bien souvent le rapport de force politique (plutôt que démographique) au sein d'un État ou d'un territoire de cet État qui détermine le rang officiel ou non d'une langue (par exemple, à Montréal, l'article 1 de la Charte de la ville-région consacre le français comme seule langue officielle alors que le taux de francophones est "seulement" de 67%, à comparer avec le taux de 87% de francophones à Bruxelles, ville néanmoins consacrée comme officiellement bilingue). Or, démographiquement, les Flamands sont majoritaires au niveau national (à 61%) : par un relatif consensus politique, ils prennent souvent l'initiative dans les réformes institutionnelles et en retirent donc une force politique qui leur permet très souvent d'obtenir satisfaction dans leurs revendications, y compris pour leur minorité linguistique flamande à Bruxelles.
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BelgiqueHistoire
Dans sa totalité, la Belgique fait partie de l'Europe rhénane, région la plus dynamique d'Europe et l'une des plus dynamiques du monde.
Genèse du fédéralisme belge : nationalisme flamand, régionalisme wallon et « belgitude » bruxelloise
Lors de l'indépendance de la Belgique en 1831, le français était une langue importante notamment dans les cours européennes et fut choisi naturellement comme langue officielle unique. Pourtant, la partie wallonne francophone du pays disposait d'un peu plus de la moitié territoriale de la Belgique tandis que la partie flamande en constituait l'autre presque moitié. À cette époque la partie wallonne disposait cependant de presque tous les centres industriels du pays. Ce fut la source de profonds malentendus à venir entre les deux communautés linguistiques du pays, mais aussi à l'intérieur de la communauté flamande, dans la mesure où le choix du français fut le fait des élites sociales tant flamandes que bruxelloises ou wallonnes. Cette langue officielle unique, qui n'était pas parlée par le peuple flamand ni par une majorité des Wallons à l'époque, n'était pas un parti-pris de l'État en faveur de la partie wallonne du pays, mais plutôt uniquement en faveur d'une langue qui était alors perçue par l'État belge comme le facteur d'union.
Dès la deuxième moitié du XIXe siècle, le mouvement flamand prit de l'ampleur, notamment en réaction à "l'État belge". Les Flamands se sentaient dépossédés de leur culture, mais surtout ils percevaient que leur représentation administrative et linguistique au niveau national ne correspondait pas à leur poids réel dans le pays. En Flandre même, une élite locale issue de la haute bourgeoisie flamande, avait adopté la langue française et dominait l'économie de la région (banques, finance, joailliers d'Anvers, grands industriels, etc.) : on les appelait les Fransquillons (du néerlandais "Franskiljons", littéralement les "petits Français"). Elle était largement prépondérante également dans l'ensemble de la classe politique francophone belge: regroupée essentiellement autour du Parti catholique, elle domina les gouvernements belges et ceci parfois même sans interruption comme de 1884 à 1914.
Tous ces éléments contribuaient à une sorte de sentiment général d'aliénation au sein de la population flamande et en particulier de la petite bourgeoisie. En 1898, l'État belge reconnut la langue néerlandaise comme deuxième langue officielle du pays, toutefois le territoire flamand (au nord) restait officiellement bilingue (jusqu'en 1921 et 1932 où il fut par étapes proclamé unilingue) et l'agglomération bruxelloise continuait à se franciser. Néanmoins, dans de nombreuses institutions nationales, le français dominait encore largement : dans l'armée, les administrations, etc. Au cours de la Première Guerre mondiale, le Front Partij animé par des démocrates-chrétiens mit en évidence le fait que cette armée, composée de soldats flamands en majorité (car les Flamands ont toujours été majoritaires), était toujours unilingue francophone officiellement, ce qui était souvent perçu comme une certaine humiliation par les soldats flamands. Francis Balace écrit : Flamands, Wallons et Bruxellois sont mélangés au sein des unités et commandés exclusivement en français, tandis que l'argot militaire tire indistinctement des deux langues ses expressions savoureuses.
Le nationalisme flamand reprit donc de l'ampleur après la fin de la guerre.
Certains, comme Giovanni Carpinelli, affirment qu'il est devenu hégémonique en Flandre dans les années 1920. Tandis que dans la Wallonie de l'entre-deux-guerres, le mouvement ouvrier se focalise autour d'objectifs sociaux globaux (suffrage universel, améliorations sociales, réformes économiques), le mouvement flamand englobe avec la démocratie chrétienne une partie du mouvement ouvrier. C'est ainsi qu'apparaît une classe dirigeante flamande, défendant les intérêts de la Flandre. Le mouvement wallon se réveille cependant notamment face à la politique de neutralité adoptée par la Belgique en 1936 dans la perspective d'un deuxième grave conflit mondial. La classe dirigeante francophone s'identifie dès le début au projet national belge qui réussit en 1830 et elle mise sur la richesse industrielle de la Wallonie, alors première région industrielle du monde en termes relatifs.
Après la seconde guerre mondiale, l'économie de la partie wallonne du pays s'essouffle. Conscientes de cet essoufflement, les élites politiques wallonnes déposent en vain au parlement plusieurs propositions de révisions de la Constitution dans le sens fédéral: en 1947 dans la ligne du Congrès national wallon, en 1952 avec Joseph Merlot. Cette revendication perce aussi dans de graves mouvements insurrectionnels comme avec le Gouvernement wallon séparatiste esquissé en 1950 lors de l'épilogue de la Question royale, au cours de la Grève générale de l'hiver 1960-1961. Ou bien encore par des initiatives prises en commun avec les Flamands comme l'Accord Schreurs-Couvreur fin 1952. Le Pétitionnement wallon organisé dans la foulée de la grande grève de 1960-1961 exigeait que l'adaptation (défavorable aux Wallons) des sièges parlementaires aux chiffres de la population soit postposée avant la réforme constitutionnelle et que celle-ci puisse s'opérer par voie référendaire d'initiative populaire. 645 499 signatures furent recueillies soit le tiers de l'électorat wallon (et plus de 100 000 à Bruxelles).
Les Flamands, portés par une économie florissante, exigeaient désormais la réalisation de revendications politiques et institutionnelles : obtenir l'égalité et l'abolition des discrimination restantes, fixation de la frontière linguistique (1962-1963), flamandisation totale des universités situées en territoire flamand (1968 : les Francophones sont expulsés de l'Université de Louvain), etc.
Selon la thèse de Michel Quévit dans Les causes du déclin wallon, EVO, BXL, 1978, le mouvement flamand est uni derrière la défense d'un intérêt commun, et le mouvement wallon écartelé entre un mouvement ouvrier internationaliste et une classe dirigeante à la recherche de son seul profit ; dans cet ouvrage, il estime que la "classe dirigeante wallonne" n'était pas solidaire de sa communauté (Robert Devleeshouwer) à la différence de la classe dirigeante flamande ; il ajoute que cette classe dirigeante francophone est demeurée indifférente aux difficultés économiques de la Wallonie. Au sein du parlement belge, la Flandre détient la majorité des sièges. Ce qui explique l'insuccès des fédéralistes wallons ou le fait que la frontière linguistique qu'ils désiraient fixer (voir les travaux du Centre Harmel), autant que les Flamands n'aient pas eu le tracé qu'ils souhaitaient.
La Flandre obtient par contre la flamandisation complète de l'Université catholique de Louvain en 1968 et d'une manière générale atteint ses objectifs d'autonomie culturelle dès la réforme de l'État en 1970. Celle-ci consacre également l'autonomie des Régions économiques (la revendication des Wallons), mais n'est concrétisée qu'en 1980 après plusieurs années de conflits politiques extrêmement durs (avec par exemple deux recours aux urnes se suivant de quelques mois en 1977 et 1978). D'ailleurs la Région de Bruxelles-capitale doit attendre 1989 pour exister réellement vu l'hostilité flamande à un fédéralisme à trois (et même au fédéralisme tout cours comme on le vit lors de la démission du Premier Ministre Léo Tindemans annoncée en pleine Chambre - fait sans précédent - en octobre 1978, démission qui torpille les projets de régionalisation du gouvernement et qui vaudra à son auteur l'hostilité du roi Baudouin Ier).
De fait, les Flamands sont toujours restés méfiants voire hostiles à l'égard de la Région bruxelloise en tant qu'institution : même si cette Région est officiellement bilingue (en raison des compromis politiques), leur discrimination y a existé longtemps, même si cela a beaucoup diminué depuis la fin du XIXe siècle. Inversement, la majorité des mandataires francophones à Bruxelles n'ont jamais considéré les Flamands sur un même pied que les Francophones par peur de se faire absorber, vu la toute puissance flamande au sein de l'État belge.
La Flandre est devenue l'une des régions les plus riches d'Europe, essentiellement en raison de son dynamisme économique depuis les années 1960, tandis que la Wallonie était affectée par la fermeture des charbonnages dès les années 1950, les difficultés de la sidérurgie dans les années 1970 et 1980, celles des industries métalliques dans les années 1970. Le chômage est beaucoup plus important en Wallonie qu'en Flandre et les performances économiques de la Flandre sont supérieures à celles de la Wallonie. On a observé que le déclin économique wallon a surtout été du à l'absence de réinvestissement en Wallonie par les grands groupes financiers belges après la crise de l'industrie lourde, et plus tard par la classe politique wallonne, défendant des emplois voués à péricliter pour des raisons électorales à court terme.
Les Wallons développent depuis 1912 une volonté d'autonomie économique, politique et culturelle afin de pouvoir échapper à la domination flamande dans l'État belge fondée sur le nombre (les Flamands ont toujours été les plus nombreux).
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