Billet d'avion Bruxelles Djerba
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Billet d'avion pour Djerba (Tunisie) |
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DjerbaHistoire
Les Romains l'occupent temporairement lors de l'expédition du consul Caius Sempronius Blaesus en 253 av. J.-C.. On sait que l'île compte alors deux villes : Meninx et Thoar. L'île abrite par la suite trois centres urbains principaux. L'un d'entre eux, dont le nom moderne est Henchir Bourgou, a été découvert à proximité de Midoun (centre de l'île). On y trouve les vestiges d'une grande ville datant du IVe siècle av. J.-C. signalés par de hauts monticules » appelés « Roches de Bourgou » » et la présence importante de poteries ainsi que par une imposante tombe appartenant probablement à un membre d'une famille royale numide. Un autre centre, sur la côte sud-est, était un important site de production de colorants à base de murex. Il est cité par Pline l'Ancien comme occupant le second rang dans ce domaine derrière la cité de Tyr. Par ailleurs, de substantielles quantités de marbre coloré découverts sur place témoignent de sa richesse. Au IIIe siècle, ce centre semble avoir été appelée Girba, nom d'où serait venu le nom de l'île. Un troisième centre important, probablement l'ancienne Haribus, se trouvait sur la côte méridionale à proximité du village de Guellala.
Les empereurs romains Trébonien Galle et son fils Volusien sont natifs de l'île et deux de ses évêques ont laissés leurs noms dans l'histoire : Monnulus et Vincent qui assistent aux conciles de Carthage en 255 et 525. Les ruines de leur cathédrale peuvent être identifiées dans le sud-ouest de l'île.
En 665, Djerba tombe aux mains des Arabes dirigés par Ruwayfa ibn Thâbit pendant la campagne de Byzacène commandée par Muawiya Ben Hudaydj. L'île adopte alors les croyances kharidjites. Au XIe siècle, l'île devient indépendante, suite à l'invasion de l'Ifriqiya par les Hilaliens, et se convertit à la piraterie. Elle est reprise par Ali Ben Yahya en 1115-1116 (année 509 de l'hégire).
Durant le Moyen Âge, les chrétiens de Sicile et d'Aragon disputent leur possession aux ibadites locaux. De cette période subsistent de nombreuses petites mosquées, dont les premières datent du XIIe siècle, ainsi que deux forts imposants. L'île est contrôlée à deux reprises par les Normands menés par le roi Roger II de Sicile (1135-1158 et 1284-1333), périodes interrompues par une invasion almohade en 1160. En 1154, les habitants se rebellent mais les Normands écrasent la révolte dans le sang. Durant la seconde période, l'île devient un domaine féodal dirigés par une succession de seigneurs : Roger Ier (1284-1305), Roger II (1305-1310), Charles (1310) et Francis-Roger III (1310). Des gouverneurs royaux sont également nommés tels que Simon de Montolieu (vers 1305-1308) et Ramon Muntaner (1308-1315). En 1286, les Catalans prennent les Kerkennah qui deviennent une seigneurie pour la famille de Roger de Lauria. Ce dernier y fait construire une forteresse en 1289, près de l'antique Meninx, qui est appelée Castelló et plus tard Kashtil.
Les tentatives de révoltes de la part des habitants de l'île et des Tunisiens forcent le roi Frédéric II de Sicile à incorporer Djerba à la Sicile en 1309 et à nommer Muntaner comme dirigeant de l'île. En 1311, il y aura une famine durant plusieurs mois et l'île se révolte avec l'aide des Tunisiens du continent dont les Hafsides menés par Abû Yahyâ Abû Bakr al-Mutawakkil.
Les Catalans abandonnent l'île pendant leur guerre contre les Castillans (1334-1335). Ils la reprennent en 1383 avec l'aide d'une flotte gênoise mais ne la conservent que jusqu'à la fin de l'année 1392. De nouvelles attaques des Siciliens en 1424 et 1432 sont repoussées avec l'aide du souverain hafside Abû Fâris `Abd al-`Azîz al-Mutawakkil. Les musulmans construisent une forteresse dans le nord de l'île, à côté des ruines de l'antique Girba, qu'ils appellent Borj El Kébir. La ville de Houmt Souk grandira aux alentours.
En 1480, les habitants de l'île se révoltent contre le souverain hafside Abû `Umar `Uthmân et prennent le contrôle de la route romaine qui relie le continent à l'île. Les luttes internes entre Wahbiya et Nakkara, deux factions des sectes ibadites et kharidjites, qui dominent dans le nord-ouest et le sud-est de Djerba, n'arrêtent cependant pas le progrès économique de l'île. Les habitants paient alors un tribut au souverain mais restent indépendants.
Vers 1500, l'île passe sous occupation ottomane. En 1511, elle est attaquée par les troupes du royaume d'Espagne, placées sous le commandement de Pedro Navarro, pour y établir une forteresse qui assurera les conquêtes d'Oran, Bougie, Alger et Tripoli. En 1513, elle est pillée par les Gênois.
plus d'infos sur Djerba
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Billet d'avion pour la Tunisie |
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TunisieHistoire
En effet, la Tunisie apparaît comme un enjeu stratégique à la charnière des bassins occidental et oriental de la Méditerranée. Elle est donc l'objet des convoitises rivales de la France et de l'Italie, la première entendant assurer la sécurité de ses territoires algériens et éviter que l'Italie ne contrarie ses ambitions en Égypte et au Levant en prenant le contrôle des accès de la Méditerranée orientale. Confrontés à une surpopulation inquiétante, les dirigeants du jeune royaume d'Italie rêvent d'une grande politique coloniale et ce territoire, où la minorité européenne est constituée pour l'essentiel d'Italiens, est un objectif dont la conquête constitue une priorité pour le gouvernement de Rome. Roustan et Maccio, les deux consuls français et italien, se dépensent sans compter pour profiter des difficultés financières du bey. Les incursions des pillards kroumirs en territoire algérien fournissent le prétexte nécessaire et Jules Ferry, soutenu par Léon Gambetta, fait valoir qu'il est nécessaire d'aller s'emparer en Tunisie de la « clé de la maison algérienne ». En avril 1881, les troupes françaises pénétrent dans le pays et Sadok Bey, ne tentant pas de résister, accepte de signer, le 12 mai, le traité du Bardo qui fait de la Tunisie un protectorat français. En 1883, après avoir maté un soulèvement de tribus, les Français confient l'organisation de la conquête au résident général Paul Cambon. Après une période d'administration militaire, des contrôleurs civils venus d'Algérie se substituent aux caïds locaux.
Le pays est alors marqué par de profondes mutations touchant tous les domaines : il est doté d'une infrastructure ferroviaire, routière et portuaire, l'objectif de la colonisation étant la mainmise sur les ressources du pays. On entame également l'exploitation des ressources minières et d'importants investissements dans une agriculture mécanisée à hauts rendements. Or, la dégradation progressive de la situation économique et sociale suscite la formation d'une bourgeoisie réformiste, l'effervescence nationaliste et la conscientisation de la population autochtone. Le mouvement de libération nationale émerge avec des intellectuels de deux tendances : ceux issus du Collège Sadiki et de l'Université Zitouna dont Béchir Sfar et Ali Bach Hamba et ceux issus du Lycée Carnot dont Abdeljelil Zaouche et Hassen Guellaty. En 1911 et 1912, plusieurs émeutes déclenchées à Tunis au moment de la guerre italo-turque donnent le point de départ d'un mouvement d'opposition organisé mais faisant l'objet d'une répression très dure. Après la Première Guerre mondiale, la création du Destour, en 1920, relance le mouvement nationaliste qui est néanmoins touché par l'arrestation et l'exil, en 1925, des leaders de la Confédération générale des travailleurs tunisiens. La crise des années 1930 et les changements politiques, survenus en France et en Europe, favorisent la naissance de nouvelles organisations politiques, syndicales, philanthropiques, sportives, culturelles et de jeunesse. Cette dynamique nouvelle permet à Habib Bourguiba, aidé par ses camarades Mahmoud Materi, Tahar Sfar et Bahri Guiga, de quitter le Destour et de créer, le 2 mars 1934, le Néo-Destour.
Toutefois, les autorités du protectorat tentent de contenir toute tentative de renversement de l'ordre établi : les chefs du Néo-Destour sont déportés dans le sud du pays puis libérés, en 1936, par le gouvernement de Léon Blum qui ouvre des négociations interrompues en juin 1937. Des incidents sanglants se produisent en juillet et provoquent à nouveau l'arrestation des leaders du Néo-Destour et la proclamation, en 1938, de l'état de siège. Au cours de la Seconde Guerre mondiale, la Tunisie devient le théâtre des premières opérations communes entre l'armée américaine et son alliée britannique en 1942-1943. Le corps principal de l'armée britannique commandé par le général Bernard Montgomery avance à partir de la Libye, après sa victoire dans la bataille d'El-Alamein, en direction du sud de la Tunisie (ligne Mareth) tandis que les États-Unis et d'autres alliés approchent par l'ouest à la suite de leur débarquement en Algérie et au Maroc (Opération Torch). L'Allemagne étant alors engagée dans la bataille de Stalingrad, il est facile de considérer la campagne de Tunisie comme un événement mineur mais en réalité elle a un impact important : elle ouvre la route de la Sicile et de l'Italie aux Alliés. Le conflit interrompt à peine l'action des nationalistes : dès la fin des années 1940, le mouvement prend de l'ampleur. Pour avoir tenté de canaliser à son profit les idées nationalistes, Moncef Bey est déposé après la libération qui met fin à l'occupation allemande du pays (novembre 1942-mai 1943). Il est remplacé par son cousin Lamine Bey.
En août 1950, ce dernier forme un gouvernement auquel participe le secrétaire général du Néo-Destour. Cependant, face aux atermoiements de la France, Bourguiba se résout à la confrontation et encourage la résistance armée. Il est à nouveau arrêté en janvier 1952. En 1954, les choses changent brusquement avec l'arrivée de Pierre Mendès France à la tête du gouvernement français : la France consent à négocier avec les nationalistes. Dans un discours prononcé à Carthage, le 31 juillet, Mendès France s'engage à accorder l'autonomie interne qui fait l'objet des conventions signées, le 3 juin 1955, avec Tahar Ben Ammar. Le 20 mars 1956, un protocole abolit le traité du Bardo et reconnaît l'indépendance de la Tunisie.
Le Néo-Destour obtient 95 % des suffrages aux élections de mars 1956. Devenu chef du gouvernement, Habib Bourguiba brise l'opposition de Salah Ben Youssef, écarte Lamine Bey et, le 25 juillet 1957, proclame la république dont il devient le premier président. Il met sur pied un régime qui se veut à la fois moderniste (laïcisation de l'enseignement, promulgation du Code du statut personnel, etc.), libéral (reconnaissance des libertés fondamentales) et socialiste (réforme agraire et développement planifié). Les relations avec la France sont tout d'abord difficiles comme le révèle, en 1961, la crise de Bizerte (dernière base militaire française en Tunisie qui est finalement évacuée le 15 octobre 1963).
Néanmoins, passé les premiers temps de l'indépendance, sa politique suscite une montée des mécontentements. Une nouvelle série de nationalisations de terres en 1964 provoque la suspension de l'aide financière française. En septembre, le dinar tunisien doit être fortement dévalué. Réélu président le 8 novembre, Bourguiba est critiqué par les pays arabes pour ses positions modérées envers Israël avec qui il a demandé à ses pairs arabes de négocier pour résoudre la question palestinienne. Les relations diplomatiques avec l'Égypte sont rompues en octobre 1967, puis avec la Syrie en mai 1968. La détérioration des rapports entre le Parti socialiste destourien (PSD) et l'Union générale tunisienne du travail (UGTT) aboutit à l'arrestation et à la condamnation, en janvier 1966, d'Habib Achour (secrétaire général du syndicat). Le projet d'accélération de la réforme agraire provoque un mécontentement généralisé. En novembre 1969, le ministre en charge du dossier, Ahmed Ben Salah, est déchu et exclu du parti. Après la réélection de Bourguiba, le 2 novembre, le premier ministre Bahi Ladgham met fin à la réforme agraire, augmente les salaires des ouvriers et abaisse les prix. Bourguiba confie l'année suivante à Hédi Nouira le soin d'assurer la relance de l'économie tunisienne. La loi qu'il fait adoptée en avril 1972 encourage ainsi les investissements étrangers.
Au congrès du PSD (octobre 1971), les libéraux l'emportent mais sont écartés du bureau politique. Leur dirigeant, le ministre de l'intérieur Ahmed Mestiri, est exclu du parti en janvier 1972. En janvier 1974, Bourguiba et le colonel Mouammar Kadhafi décident de fusionner la Tunisie et la Libye. Le projet est annulé en mars et le ministre des affaires étrangères Mohamed Masmoudi est écarté du gouvernement. Élu président à vie du PSD, Bourguiba fait exclure les opposants et adopter le système du parti unique. Réélu le 3 novembre, il est élu, en mars 1975, président à vie. Mais les crises, dès lors, se succèdent. L'UGTT déclenche, le 26 janvier 1978, une grève générale qui dégénère en une émeute brutalement réprimée par l'armée. Les principaux responsables du syndicat sont arrêtés et Achour est condamné à 10 ans de travaux forcés. Face à la menace, les dirigeants de l'UGTT sont amnistiés (à l'exception de Ben Salah) et, lors du congrès du PSD (avril 1981), Bourguiba affirme les droits des syndicats à l'autonomie et l'évolution vers le multipartisme. Toutefois, la hausse du prix des produits de première nécessité provoque, début 1984, de graves émeutes. Bourguiba, malade et affaibli par l'âge, voit autour de lui se multiplier les candidats à sa succession et l'autorité de l'État s'amoindrir. Après l'attaque cérébrale de Nouira, il nomme Mohamed Mzali comme premier ministre. La politique économique est alors marquée par une crise financière grave marquée notamment par un épuisement des réserves en devises du pays. Bourguiba nomme au mois de juillet 1986 un technocrate, Rachid Sfar, à la tête du gouvernement. Mais sa santé se dégradant de plus en plus, il passe sous l'influence de son entourage et prend des décisions incohérentes alors que la confrontation avec le mouvement islamiste menace la stabilité du pays.
Déclaré « médicalement empêché », le président Bourguiba est destitué le 7 novembre 1987 et remplacé, conformément à la constitution, par le premier ministre Zine el-Abidine Ben Ali. Doté de nouvelles structures, le PSD devient le Rassemblement constitutionnel démocratique (RCD) et un processus de renouvellement des dirigeants est engagé. La constitution abolit les dispositions relatives à la présidence à vie et des mesures d'amnistie sélectives sont prises. Le 2 avril 1989, Ben Ali, est élu président et le RCD obtient la quasi-totalité des sièges à la Chambre des députés. Pourtant, de graves incidents se produisent, le 8 mai 1991, sur le campus universitaire de Tunis : deux étudiants sont tués. Le 22 mai, un projet de complot de l'organisation islamiste Ennahda, visant à assassiner le président Ben Ali, est découvert. Cinq auteurs de l'attaque sanglante (17 février) contre un local du RCD en plein centre de Tunis sont exécutés le 9 octobre. En juin 1992, la Ligue tunisienne des droits de l'homme est dissoute et 279 islamistes sont jugés au cours de deux procès, en juillet-août, pour le complot de 1991 : les principaux dirigeants d'Ennahda, dont certains sont en fuite, sont condamnés à la prison à perpétuité. Cependant, la libéralisation de l'économie et les efforts en faveur du développement économique se poursuivent.
Reconduit en 1994, le président Ben Ali renforce son emprise sur l'État et continue à répondre à la montée islamiste par une implacable répression. La modification du code électoral permet aux partis d'opposition de siéger à l'Assemblée nationale mais, aux élections municipales de 1995, l'opposition n'obtient, dans l'ensemble du pays, que six sièges sur 4 090. Ben Ali est ensuite reconduit en 1999 puis en 2004 (à la suite d'une modification constitutionnelle).
Politique
Le président de la République tunisienne est élu tous les cinq ans au suffrage universel et il peut se présenter aux élections autant de fois qu'il veut pour autant qu'il ait moins de 75 ans. Zine el-Abidine Ben Ali, l'actuel détenteur du poste, est élu le 24 octobre 2004 pour un quatrième mandat. La Tunisie ne connaît que deux présidents au cours de son histoire moderne : Habib Bourguiba (25 juillet 1957-7 novembre 1987), avec comme premiers ministres Bahi Ladgham, Hédi Nouira, Mohamed Mzali, Rachid Sfar et Zine el-Abidine Ben Ali, puis Ben Ali (depuis le 7 novembre 1987) avec comme premiers ministres Hédi Baccouche, Hamed Karoui et Mohamed Ghannouchi. Le pouvoir législatif, bicaméral depuis 2002, est exercé par la Chambre des députés, composée de 189 députés (dont 37 de l'opposition) élus au suffrage universel, et par la Chambre des conseillers (qui tient sa séance inaugurale le 16 août 2005) qui comprend 112 membres.
La constitution actuelle est celle qui est proclamée le 1er juin 1959, trois ans après l'indépendance. Elle a subi plusieurs amendements dont celui du 12 juillet 1988 pour limiter le nombre de mandats présidentiels à trois (après que Bourguiba eut été proclamé président à vie) et celui du 1er juin 2002 suite au référendum tenu le 26 mai de la même année, permettant notamment la suppression de la limite du nombre de mandats présidentiels, l'allongement de l'âge limite pour déposer une candidature à la présidence, l'instauration d'une immunité judiciaire pour le président (durant et après l'exercice de ses fonctions) et l'instauration d'un parlement bicaméral.
Le RCD, parti au pouvoir, fut durant 25 ans le seul parti politique légal » alors qu'il portait le nom de PSD » et domine toujours la vie politique avec plus de deux millions d'adhérents revendiqués. La scène politique du pays compte actuellement six partis politiques d'opposition légaux, un minimum de 20 % des 189 sièges de la Chambre des députés leur étant garanti par la loi.
Le manque de transparence politique, la faible liberté d'expression et la censure (notamment de la presse et de nombreux sites Web) font qu'une situation politique précise de la Tunisie est difficile à déterminer. De nombreuses ONG internationales pointent du doigt les atteintes aux droits de l'homme en Tunisie notamment en ce qui concerne les atteintes à la liberté d'expression, les prisonniers politiques et d'opinion détenus, l'instrumentalisation de la justice par le pouvoir exécutif, la torture et la situation dans les prisons tunisiennes, ainsi que le harcèlement de toute dissidence politique.
Le premier président, Habib Bourguiba, choisit le non-alignement durant la guerre froide tout en ayant des relations étroites avec l'Europe et les États-Unis. Son successeur, Zine el-Abidine Ben Ali, maintient la tradition tunisienne de bonnes relations avec l'Occident tout en jouant un rôle actif dans les instances régionales arabes et africaines : le pays accueille, en mai 2004, la 16e session ordinaire du sommet de la Ligue arabe (dont elle est membre depuis 1958) et envoie régulièrement de l'aide humanitaire aux Palestiniens et aux États arabo-musulmans en crise comme le Liban, en 2006, ou l'Indonésie après le tsunami du 26 décembre 2004. Le pays est également un membre fondateur de l'OUA, dont elle assure la présidence en 1994-1995, avant de participer à la fondation de l'Union africaine en juillet 2002. La Tunisie a également soutenu le développement de l'Union du Maghreb arabe qui inclut l'Algérie, le Maroc, la Mauritanie et la Libye. Toutefois, ses progrès restent limités en raison de tensions entre l'Algérie et le Maroc à propos du Sahara occidental. En février 2001, la Tunisie adhère à la Communauté des États sahélo-sahariens et accueille le siège de la Banque africaine de développement en 2003.
Le pays est depuis longtemps une voix modérateur sur la question du Proche-Orient : Bourguiba est ainsi le premier dirigeant arabe à appeler à la reconnaissance d'Israël par les pays arabes dans un discours prononcé à Jéricho le 3 mars 1965. Le pays abrite le quartier général de la Ligue arabe de 1979 à 1990 ainsi que celui de l'OLP de 1982 à 1993 (jusqu'à ce que son comité exécutif s'installe dans les Territoires occupés bien que son département politique reste à Tunis). Le pays joue également un rôle modérateur dans les négociations de paix au Proche-Orient : la Tunisie est le premier pays arabe à recevoir une délégation israélienne en 1993, dans le cadre du processus de paix, et maintient une représentation en Israël jusqu'au début de la seconde Intifada en 2000.
Coincée entre l'Algérie et la Libye, la Tunisie a toujours cherché à maintenir de bonnes relations avec ses voisins malgré des tensions occasionnelles. La Tunisie et l'Algérie ont résolu une longue dispute frontalière en 1993 et ont coopéré dans la construction du gazoduc transméditerranéen menant vers l'Italie. La Tunisie a par ailleurs récemment signé un accord avec l'Algérie pour démarquer la frontière maritime entre les deux pays. Vis-à-vis de son autre voisin, les relations avec sont plus difficiles à partir de l'annulation par la Tunisie d'un accord visant à la formation d'une union tuniso-libyenne en 1974. Les relations diplomatiques sont rompues entre 1976 et 1977 puis se détériorent à nouveau en 1980 lorsque des rebelles appuyés par la Libye tentent de prendre la ville de Gafsa. En 1982, la Cour internationale de justice tranche le différend relatif à la partition du plateau continental frontalier (riche en pétrole) en faveur de la Libye. L'expulsion par la Libye de nombreux travailleurs tunisiens en 1985 et les menaces militaires américaines conduisent la Tunisie à restreindre leurs relations qui sont à nouveau normalisées dès 1987. Tout en soutenant les sanctions de l'ONU imposées à la Libye, à la suite de bombardements aériens américains, la Tunisie prend soin de maintenir de bonnes relations avec son voisin. Elle soutient ainsi la levée de ces sanctions en 2003, la Libye redevenant ainsi l'un de ses partenaires commerciaux majeurs. Néanmoins, les deux pays ont encore un contentieux maritime sur leur frontière commune.
La Tunisie revendique également sa dimension méditerranéenne. Elle participe ainsi au Forum méditerranéen, dont elle organise l'édition 2005, et devient le premier pays du bassin méditerranéen à signer, le 17 juillet 1995, un accord d'association avec l'Union européenne dans le but de renforcer son ancrage à l'Europe. Avec son plus proche voisin européen, Malte, la Tunisie discute actuellement de l'exploitation pétrolière du plateau continental qui se trouve entre les deux pays.
L'action politique de la Tunisie dépasse pourtant les frontières régionales. Lors d'un discours prononcé devant l'Assemblée générale des Nations unies en 1999, le président Ben Ali appelle à la création d'un Fonds mondial de solidarité (en s'inspirant du Fonds de solidarité nationale) visant à contribuer à la lutte contre la pauvreté dans les zones les plus déshéritées dans le monde. L'Assemblée générale adopte à l'unanimité, le 20 décembre 2002, une résolution portant création de ce fonds et instaurant les modalités pratiques requises pour sa mise en place.
Gouvernorats
La Tunisie est divisée en 24 gouvernorats qui portent le nom de leurs chefs-lieux :
À leur tête se trouvent des gouverneurs, nommés par le président de la République, qui sont les « dépositaires » de l'autorité de l'État. Trois institutions les aident à accomplir leurs missions :
Aux côtés des gouverneurs se trouvent les Conseils régionaux qui sont chargés d'examiner « toutes les questions intéressant le gouvernorat dans les domaines économiques, sociaux et culturels. » Ils donnent ainsi leur avis sur les programmes et projets que l'État envisage de réaliser dans leur gouvernorat respectif, arrêtent le budget des gouvernorats et les impôts perçus au profit de la collectivité publique et établissent des relations de coopération avec des instances étrangères de niveau régional (après approbation du ministre de l'intérieur).
Justice
Le droit tunisien reste largement inspiré par le droit français, tant dans son contenu que dans ses grandes divisions (public et privé) et ses structures.
Modifiée à plusieurs reprises, la constitution tunisienne garantit les principes fondamentaux suivants :
Le système juridictionnel est précisé par la loi portant sur l'organisation judiciaire de 1967, les règles de compétence (attribution, compétence territoriale et compétence d'exception) étant stipulées dans d'autres textes dont le Code de procédure pénale du 24 juillet 1968. Le système judiciaire est composé de deux grands ensembles : les juridictions civiles (ordinaire, pénale et spéciale) placé sous le contrôle du ministère de la justice et les juridictions spéciales : Conseil de Prud'hommes, Tribunal immobilier, Conseil d'État (Tribunal administratif et Cour des comptes), Haute Cour (destinée à juger le crime de trahison commis par un membre du gouvernement) et Tribunal militaire (qui n'est pas une juridiction d'exception selon les autorités tunisiennes). Le domaine de compétence de ce dernier s'étend principalement aux atteintes à la sécurité nationale et à la sûreté intérieure de l'État.
Géographie
La Tunisie est le pays le plus au nord du continent africain. Il est séparé de l'Europe par 140 kilomètres au niveau du détroit de Sicile et rattaché au Maghreb dont il est le plus petit État. Disposant d'une superficie de 163 610 km², le pays est limité à l'ouest par l'Algérie (965 kilomètres de frontière commune), au sud-est par la Libye (459 kilomètres) et au nord et à l'est par la mer Méditerranée (1 298 kilomètres de côtes).
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BruxellesGénéralités
Il est généralement admis que Bruxelles est la capitale la plus verte d'Europe. Elle est également une des villes les plus cosmopolites du monde.
Bruxelles partage avec Washington le titre de ville comptant le plus de journalistes accrédités.
Géographie
Le climat de la région de Bruxelles est un climat tempéré océanique comme pour l'ensemble de la partie occidentale de la Belgique, cela grâce à la proximité de l'océan Atlantique qui régule le temps grâce à l'inertie calorifique de ses eaux. Le climat peut être influencé par des zones humides et douces en provenance de l'océan, mais aussi par des zones sèches (chaudes en été et froides en hiver) en provenance de l'intérieur du continent européen. En moyenne (moyenne faite sur une période couvrant les 100 dernières années), on observe environ 200 jours de pluie par an dans la région de Bruxelles.
Capitale multiple et centre diplomatique mondial
Bruxelles est souvent qualifiée (avec Strasbourg et Luxembourg) de capitale de l'Union européenne, bien que l'Union ne dispose pas formellement de capitale. En effet, y siègent de nombreuses institutions européennes, telles que :
C'est également à Bruxelles (Evere) que se situe le siège de l'OTAN.
Les principales confédérations syndicales internationales y ont leurs sièges : la Confédération européenne des syndicats (CES), la Confédération internationale des syndicats libres (CISL) et la Confédération mondiale du travail (CMT).
La ville accueille aussi 120 institutions internationales, 159 ambassades et plus de 2 500 diplomates, faisant de Bruxelles le deuxième centre de relations diplomatiques au monde (après New York).
Statut linguistique
En Belgique, pour décrire la situation linguistique de Bruxelles, on cite souvent la formule suivante : une entité très majoritairement francophone (à 90%) ayant un statut officiel bilingue français/néerlandais. C'est assez proche de la réalité du statut linguistique à Bruxelles.
Ce bilinguisme est avant tout une garantie accordée aux membres de chaque communauté linguistique de pouvoir utiliser librement sa langue dans ses rapports avec les autorités (exemples: procédures administratives, actions en justice, constitution d'une association, ...). Cependant, sur le plan politique, la parité ne saurait être d'application étant donné la faible proportion de néerlandophones sur le territoire. À ce niveau, il convient de distinguer la ville de Bruxelles (Bruxelles-Ville) et la région bruxelloise. La ville de Bruxelles est une commune de la région bruxelloise qui en compte un total de dix-neuf. C'est cette ville qui est la capitale de la Belgique. La région entière est officiellement bilingue. La Belgique étant un État fédéral, la Région possède des compétences qui lui sont expressément attribuées et qui sont exercées par un gouvernement et par un parlement élus au suffrage universel par les habitants de la Région en question. Au moment des élections chacun peut voter librement pour une liste francophone ou pour une liste néerlandophone et ce dans le secret de l'isoloir. De cette organisation, aurait pu émerger un parlement, et donc un gouvernement, dans lequel la proportion de néerlandophones serait extrêmement faible. Pour des raisons politiques et historiques, la Constitution et les lois spéciales prises en vertu de la Constitution ont établi la proportion suivante: 72 députés francophones et 17 députés néerlandophones. Ce parlement désignera les membres du gouvernement. Celui qui aura obtenu le plus de voix sera également ministre-président (équivalent d'un premier ministre au niveau régional). Parmi les quatre autres ministres, il y doit y avoir deux francophones et deux néerlandophones. En théorie, le ministre-président peut être de l'une ou de l'autre appartenance linguistique mais dans les faits, il est toujours francophone. Il y a donc, au sein du conseil des ministres, trois francophones et deux néerlandophones. Au niveau communal, les élections se font à Bruxelles comme dans n'importe quelle commune. Chaque habitant (belge ou étranger résidant sur le territoire communal) choisit librement de voter pour la liste qui lui convient, qu'elle soit francophone, néerlandophone ou bilingue. Les conseillers élus choisiront leurs échevins (dans les faits, on aura un néerlandophone pour neuf francophones) et leur bourgmestre (toujours francophone).
Ce statut bilingue, cette protection apportée à une minorité est justifiée par l'État de la manière suivante : même si Bruxelles est majoritairement francophone, elle est aussi la capitale d'un pays bilingue.
À l'aune de cet argument de l'État (qui n'a pas évoqué la présence d'une minorité flamande pour rendre le néerlandais co-officiel à Bruxelles, mais plutôt le caractère binational de la Belgique), il convient de noter que dans beaucoup de pays tout autant démocratiques que la Belgique, le taux de 10% de locuteurs d'une langue n'est effectivement pas toujours, en soi, une raison suffisante pour rendre officielle une langue minoritaire (ce qu'est le néerlandais à Bruxelles).
C'est donc bien souvent le rapport de force politique (plutôt que démographique) au sein d'un État ou d'un territoire de cet État qui détermine le rang officiel ou non d'une langue (par exemple, à Montréal, l'article 1 de la Charte de la ville-région consacre le français comme seule langue officielle alors que le taux de francophones est "seulement" de 67%, à comparer avec le taux de 87% de francophones à Bruxelles, ville néanmoins consacrée comme officiellement bilingue). Or, démographiquement, les Flamands sont majoritaires au niveau national (à 61%) : par un relatif consensus politique, ils prennent souvent l'initiative dans les réformes institutionnelles et en retirent donc une force politique qui leur permet très souvent d'obtenir satisfaction dans leurs revendications, y compris pour leur minorité linguistique flamande à Bruxelles.
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BelgiqueHistoire
Dans sa totalité, la Belgique fait partie de l'Europe rhénane, région la plus dynamique d'Europe et l'une des plus dynamiques du monde.
Genèse du fédéralisme belge : nationalisme flamand, régionalisme wallon et « belgitude » bruxelloise
Lors de l'indépendance de la Belgique en 1831, le français était une langue importante notamment dans les cours européennes et fut choisi naturellement comme langue officielle unique. Pourtant, la partie wallonne francophone du pays disposait d'un peu plus de la moitié territoriale de la Belgique tandis que la partie flamande en constituait l'autre presque moitié. À cette époque la partie wallonne disposait cependant de presque tous les centres industriels du pays. Ce fut la source de profonds malentendus à venir entre les deux communautés linguistiques du pays, mais aussi à l'intérieur de la communauté flamande, dans la mesure où le choix du français fut le fait des élites sociales tant flamandes que bruxelloises ou wallonnes. Cette langue officielle unique, qui n'était pas parlée par le peuple flamand ni par une majorité des Wallons à l'époque, n'était pas un parti-pris de l'État en faveur de la partie wallonne du pays, mais plutôt uniquement en faveur d'une langue qui était alors perçue par l'État belge comme le facteur d'union.
Dès la deuxième moitié du XIXe siècle, le mouvement flamand prit de l'ampleur, notamment en réaction à "l'État belge". Les Flamands se sentaient dépossédés de leur culture, mais surtout ils percevaient que leur représentation administrative et linguistique au niveau national ne correspondait pas à leur poids réel dans le pays. En Flandre même, une élite locale issue de la haute bourgeoisie flamande, avait adopté la langue française et dominait l'économie de la région (banques, finance, joailliers d'Anvers, grands industriels, etc.) : on les appelait les Fransquillons (du néerlandais "Franskiljons", littéralement les "petits Français"). Elle était largement prépondérante également dans l'ensemble de la classe politique francophone belge: regroupée essentiellement autour du Parti catholique, elle domina les gouvernements belges et ceci parfois même sans interruption comme de 1884 à 1914.
Tous ces éléments contribuaient à une sorte de sentiment général d'aliénation au sein de la population flamande et en particulier de la petite bourgeoisie. En 1898, l'État belge reconnut la langue néerlandaise comme deuxième langue officielle du pays, toutefois le territoire flamand (au nord) restait officiellement bilingue (jusqu'en 1921 et 1932 où il fut par étapes proclamé unilingue) et l'agglomération bruxelloise continuait à se franciser. Néanmoins, dans de nombreuses institutions nationales, le français dominait encore largement : dans l'armée, les administrations, etc. Au cours de la Première Guerre mondiale, le Front Partij animé par des démocrates-chrétiens mit en évidence le fait que cette armée, composée de soldats flamands en majorité (car les Flamands ont toujours été majoritaires), était toujours unilingue francophone officiellement, ce qui était souvent perçu comme une certaine humiliation par les soldats flamands. Francis Balace écrit : Flamands, Wallons et Bruxellois sont mélangés au sein des unités et commandés exclusivement en français, tandis que l'argot militaire tire indistinctement des deux langues ses expressions savoureuses.
Le nationalisme flamand reprit donc de l'ampleur après la fin de la guerre.
Certains, comme Giovanni Carpinelli, affirment qu'il est devenu hégémonique en Flandre dans les années 1920. Tandis que dans la Wallonie de l'entre-deux-guerres, le mouvement ouvrier se focalise autour d'objectifs sociaux globaux (suffrage universel, améliorations sociales, réformes économiques), le mouvement flamand englobe avec la démocratie chrétienne une partie du mouvement ouvrier. C'est ainsi qu'apparaît une classe dirigeante flamande, défendant les intérêts de la Flandre. Le mouvement wallon se réveille cependant notamment face à la politique de neutralité adoptée par la Belgique en 1936 dans la perspective d'un deuxième grave conflit mondial. La classe dirigeante francophone s'identifie dès le début au projet national belge qui réussit en 1830 et elle mise sur la richesse industrielle de la Wallonie, alors première région industrielle du monde en termes relatifs.
Après la seconde guerre mondiale, l'économie de la partie wallonne du pays s'essouffle. Conscientes de cet essoufflement, les élites politiques wallonnes déposent en vain au parlement plusieurs propositions de révisions de la Constitution dans le sens fédéral: en 1947 dans la ligne du Congrès national wallon, en 1952 avec Joseph Merlot. Cette revendication perce aussi dans de graves mouvements insurrectionnels comme avec le Gouvernement wallon séparatiste esquissé en 1950 lors de l'épilogue de la Question royale, au cours de la Grève générale de l'hiver 1960-1961. Ou bien encore par des initiatives prises en commun avec les Flamands comme l'Accord Schreurs-Couvreur fin 1952. Le Pétitionnement wallon organisé dans la foulée de la grande grève de 1960-1961 exigeait que l'adaptation (défavorable aux Wallons) des sièges parlementaires aux chiffres de la population soit postposée avant la réforme constitutionnelle et que celle-ci puisse s'opérer par voie référendaire d'initiative populaire. 645 499 signatures furent recueillies soit le tiers de l'électorat wallon (et plus de 100 000 à Bruxelles).
Les Flamands, portés par une économie florissante, exigeaient désormais la réalisation de revendications politiques et institutionnelles : obtenir l'égalité et l'abolition des discrimination restantes, fixation de la frontière linguistique (1962-1963), flamandisation totale des universités situées en territoire flamand (1968 : les Francophones sont expulsés de l'Université de Louvain), etc.
Selon la thèse de Michel Quévit dans Les causes du déclin wallon, EVO, BXL, 1978, le mouvement flamand est uni derrière la défense d'un intérêt commun, et le mouvement wallon écartelé entre un mouvement ouvrier internationaliste et une classe dirigeante à la recherche de son seul profit ; dans cet ouvrage, il estime que la "classe dirigeante wallonne" n'était pas solidaire de sa communauté (Robert Devleeshouwer) à la différence de la classe dirigeante flamande ; il ajoute que cette classe dirigeante francophone est demeurée indifférente aux difficultés économiques de la Wallonie. Au sein du parlement belge, la Flandre détient la majorité des sièges. Ce qui explique l'insuccès des fédéralistes wallons ou le fait que la frontière linguistique qu'ils désiraient fixer (voir les travaux du Centre Harmel), autant que les Flamands n'aient pas eu le tracé qu'ils souhaitaient.
La Flandre obtient par contre la flamandisation complète de l'Université catholique de Louvain en 1968 et d'une manière générale atteint ses objectifs d'autonomie culturelle dès la réforme de l'État en 1970. Celle-ci consacre également l'autonomie des Régions économiques (la revendication des Wallons), mais n'est concrétisée qu'en 1980 après plusieurs années de conflits politiques extrêmement durs (avec par exemple deux recours aux urnes se suivant de quelques mois en 1977 et 1978). D'ailleurs la Région de Bruxelles-capitale doit attendre 1989 pour exister réellement vu l'hostilité flamande à un fédéralisme à trois (et même au fédéralisme tout cours comme on le vit lors de la démission du Premier Ministre Léo Tindemans annoncée en pleine Chambre - fait sans précédent - en octobre 1978, démission qui torpille les projets de régionalisation du gouvernement et qui vaudra à son auteur l'hostilité du roi Baudouin Ier).
De fait, les Flamands sont toujours restés méfiants voire hostiles à l'égard de la Région bruxelloise en tant qu'institution : même si cette Région est officiellement bilingue (en raison des compromis politiques), leur discrimination y a existé longtemps, même si cela a beaucoup diminué depuis la fin du XIXe siècle. Inversement, la majorité des mandataires francophones à Bruxelles n'ont jamais considéré les Flamands sur un même pied que les Francophones par peur de se faire absorber, vu la toute puissance flamande au sein de l'État belge.
La Flandre est devenue l'une des régions les plus riches d'Europe, essentiellement en raison de son dynamisme économique depuis les années 1960, tandis que la Wallonie était affectée par la fermeture des charbonnages dès les années 1950, les difficultés de la sidérurgie dans les années 1970 et 1980, celles des industries métalliques dans les années 1970. Le chômage est beaucoup plus important en Wallonie qu'en Flandre et les performances économiques de la Flandre sont supérieures à celles de la Wallonie. On a observé que le déclin économique wallon a surtout été du à l'absence de réinvestissement en Wallonie par les grands groupes financiers belges après la crise de l'industrie lourde, et plus tard par la classe politique wallonne, défendant des emplois voués à péricliter pour des raisons électorales à court terme.
Les Wallons développent depuis 1912 une volonté d'autonomie économique, politique et culturelle afin de pouvoir échapper à la domination flamande dans l'État belge fondée sur le nombre (les Flamands ont toujours été les plus nombreux).
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