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Billet d'avion Djerba Nice

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Billet d'avion pour Nice (France)
 

Nice

Géographie

Parmi les collines qui dominent la ville, la plus connue est celle de Cimiez avec ses vestiges antiques et son Parc qui abrite le MusĂ©e Matisse et le cĂ©lèbre "Festival de Jazz" en Juillet. Autre colline lĂ©gendaire, celle du Château, qui sĂ©pare la vieille ville du Port. Les diverses collines gĂŞnent l'extension de la ville : celle-ci s'est faite soit vers le Nord, en suivant le cours du Paillon, soit dans la plaine de l'ouest jusqu'Ă  Saint-Laurent-du-Var.

La ville est traversĂ©e par deux petits fleuves torrentueux, souvent Ă  sec en Ă©tĂ© : le Paillon Ă  l'est (34 km), qui naĂ®t au-dessus de Coaraze et reçoit les torrents de Laghet et de Saint-AndrĂ© (il reçoit, Ă©galement, Ă  hauteur du pont de Peille les eaux du Paillon de l'Escarène), et le Magnan Ă  l'ouest, beaucoup plus petit, venu des montagnes d'Aspremont, qui traverse le quartier de la Madeleine avant de se jeter dans la mer, dans le quartier qui porte son nom.

La ville de Nice est découpée en huit territoires que l'on pourrait confondre avec des arrondissements municipaux, possédant chacun une mairie annexe dirigée par un conseiller municipal.

La ville de Nice compte plus d'une quarantaine de quartiers regroupés en huit territoires.

Quartiers : Saint-Augustin, Sainte-Marguerite, Les Moulins, ArĂ©nas, Saint-Isidore, Lingostière, Les Combes, Bellet, Saint Antoine

Quartiers : L'Ariane, La Lauvette, L'Abadie, Pasteur, Saint-Pons, Le Trident, Roquebillière, Saint-Charles, Bon-Voyage, Mont Gros

Quartiers : Las Planas, Saint-Sylvestre, Cessole, Gorbella, Borriglione, Saint-Maurice, Le Ray, Vallon des Fleurs

Quartiers : La Madeleine, Magnan, Californie, Fabron, Canta-Galet, Ventabrun, Carras, Ferber, La Lanterne

Une particularitĂ© niçoise est le grand nombre de bâtiments et d'immeubles qualifiĂ©s de palais : ils sont de toutes Ă©poques et de qualitĂ© toute aussi variĂ©e.

Actuellement (2006), Nice connaît une longue période de travaux en vue de la réalisation du futur tramway (initié par le maire de Nice Jacques Peyrat) qui devrait être terminé en octobre/novembre 2007.

Comme toute ville méditerranéenne, la ville de Nice dispose de plusieurs places, forums ou cours; permettant ainsi de se rassembler, d'organiser de grandes manifestations, ou de s'assoir à une terrasse.

La plus grande place de la ville, avant le recouvrement du fleuve du paillon, le Pont-neuf était le seul accès entre la vielle-ville et la ville-moderne, la place était donc divisée en deux parties (Nord et Sud) en 1824. Aujourd'hui aérée depuis la destruction du Casino Masséna en 1979 elle est bordée d'immeubles d'architecture italienne d'un ocre rouge.

Les travaux du tramway ont rendu cette place aux piétons, elle n'est ainsi plus une sorte de rond-point rectangulaire, mais bien une place méditerranéenne au sens propre du terme, bordée de pins parasols et de palmiers. La place Masséna à toujours été depuis sa construction le lieu des grandes manifestations, comme des concerts pendant toute l'année et particulièrement les fêtes d'été, le corso Carnavalesque, défilé militaire du 14 juillet, ainsi que divers festins et fêtes traditionnelles locales.

Situation: A deux pas de la Promenade des Anglais, de la vielle-ville et de la ville-moderne, des jardins Albert 1er. Elle est aussi un grand carrefour entre les avenues Jean-Medecin, Felix-Faure, Jean-Jaurès(Boulevard), Verdun et des Ponchettes.

La place Garibaldi se distingue aussi par son architecture et son histoire, elle doit son nom au "sauveur de la ville" Giuseppe Garibaldi. Au centre de cette place rectangulaire se trouve la statue de cet homme. Les travaux du tramway, ont permis à cette place de devenir semi-piétonne, et d'être embellie.

Situation: Egalement lieu de rencontre entre le vieux-Nice et Nice-Ville, elle est proche des quartiers est de Nice, du port Lympia, et des TNL. La place Garibaldi est aussi le carrefour des avenues Jean-Jaurès (boulevard), République, Cassini, et Catherine-Ségurane.

Entièrement fermée et piétonne, cette place est située au coeur du Vieux-Nice, de ces façades de couleurs ocres, avec sa fontaine, et l'église Sainte-Reparate, elle est un lieu incontournable du "Vieux". La journée, la place est occupée par les terrasses de restaurants traditionnels et des plus grands glaciers niçois. La nuit l'ambiance change, les plus jeunes et les touristes la prennent d'assaut, la musique résonne entre les quatres murs de cette place resserrée, et l'éclairage lui donne un aspect magique.

Anciennement lieu de la haute bourgeoisie, il s'agit de l'endroit le plus traditionnel de la ville, avec son marché aux fleurs et son ancien Palais Municipal (Lou Municipio). Aujourd'hui le Cours Saleya est surtout un haut lieu de divertissement, entre bonnes adresse s pour manger Niçois, et les multiples Pubs et Clubs de la ville. Le cours Saleya reste un des lieux les plus vivants de Nice.

Situation: Parallèle au Quais des Etats Unis (Prolongement Est de La Promenade des Anglais), donne sur les rues St François de Paule, Louis Gassin, Benoit Bunico.

Comme son nom l'indique, c'est à cette place que se situe le Palais de Justice de Nice (et le Palais Rusca, siège du T.I.), place emblématique due à la présence de l'horloge de la ville. Aujourd'hui la place du palais, vivante jour et nuit, est surtout appréciée par les jeunes qui s'assoient la nuit tombée sur les marches du Palais, bouteilles d'alcool en main, bien entendu cette place n'est pas qu'un "grand bar aéré", mais est aussi le lieu de concerts et animations urbaines.

Il reste d'autres grandes places et lieux à définir merci de nous apporter votre aide

Démographie

Selon les estimations de l'INSEE, la population de la ville de Nice est de 347 900 habitants au 1er janvier 2005. Nice revendique ainsi la place de cinquième ville de France, derrière Paris, Marseille, Lyon et Toulouse. L'agglomĂ©ration, dĂ©finie par l'INSEE, comprend 888 784 habitants (cinquième de France) et l'aire urbaine en totalise 933 080 ce qui en fait la sixième de France.


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Billet d'avion pour la France
 

France

Histoire

Dans le domaine colonial, le bilan est en revanche mitigĂ© : malgrĂ© un bon dĂ©part en AmĂ©rique avec l'expĂ©dition de Jacques Cartier sous François Ier, une implantation rĂ©ussie aux Antilles, en Louisiane, et au SĂ©nĂ©gal sous Louis XIV, le manque de dĂ©termination de Louis XV a conduit Ă  de graves Ă©checs devant les Anglais en Inde et au Canada, et, ainsi, Ă  rompre la dynamique créée par ses prĂ©dĂ©cesseurs.

Les difficultés financières, le refus des réformes et l'impatience du peuple conduisent à la Révolution française, de 1789 à 1799. Cet épisode marquant dans la construction de l'histoire nationale voit naître notamment la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789 et de la promotion des idéaux de liberté, égalité, fraternité.

La Révolution se déroule en plusieurs phases et commence par un essai de monarchie constitutionnelle, avec la réunion des États généraux, puis la prise de la Bastille le 14 juillet 1789, les troubles politiques et sociaux (opposition du tiers état face à la noblesse) aboutissent à la chute de la monarchie, le 10 août 1792. L'ébullition révolutionnaire conduit à une succession de régimes (République de la Convention, Directoire, Consulat) en conflit quasi permanent avec les autres pays européens inquiets d'une propagation des idées républicaines.

À partir de 1799, Napoléon Bonaparte prend le pouvoir, d'abord comme Premier consul, puis comme empereur. Cette période voit l'instauration de nouvelles institutions, tandis que la France s'étend à travers l'Europe avant une période de revirements militaires. L'épisode s'achève par la restauration des Bourbons en 1815.

La Restauration de 1815 marque le début d'une nouvelle tentative de monarchie constitutionnelle, mais les tensions des règnes de Louis XVIII puis surtout de Charles X conduisent à la Révolution de 1830 qui porte Louis-Philippe Ier au pouvoir. De 1830 à 1848, la Monarchie de Juillet est un régime soutenu par la bourgeoisie, mais qui suscite une opposition légitimiste, bonarpartiste et surtout républicaine.

Cette dernière entraîne la révolution de février 1848 qui voit une tentative de régime présidentiel, la Seconde République.

Le 2 dĂ©cembre 1851, le prĂ©sident de la RĂ©publique, Louis-NapolĂ©on Bonaparte, neveu de NapolĂ©on Ier, organise un coup d'État. Le 14 janvier 1852, il est nommĂ© empereur sous le nom de NapolĂ©on III. Sous le Second Empire, le pays connaĂ®t les dĂ©buts de la deuxième industrialisation, impulsĂ©e par des orientations Ă©conomiques libĂ©rales, fondĂ©es sur des constructions capitalistiques fortement structurantes (banques d'affaires, compagnies de chemin de fer et maritimes, industries lourdes et textiles, grands magasins, etc.). Sur le plan de la politique extĂ©rieure, NapolĂ©on III s'assure la confiance du Royaume-Uni (guerre de CrimĂ©e) qui permet d'assoir l'influence de la France au Proche-Orient tandis que son action en Italie, contre l'Autriche, est couronnĂ©e de succès et conduit Ă  la rĂ©union Ă  la France de rĂ©gions du PiĂ©mont (Savoie]], Nice). NĂ©anmoins, de graves revers ternissent considĂ©rablement l'image du rĂ©gime, et renforcent une opposition extĂ©rieure (Victor Hugo) et intĂ©rieure. Le pari de la lutte contre la Prusse pour redonner un certain lustre Ă  l'Empire, prĂ©cipite en fait sa chute. Il se termine ainsi en 1870 après la dĂ©faite de Sedan. La perte de l'Alsace-Lorraine et les considĂ©rables indemnitĂ©s dues Ă  l'Empire allemand créé Ă  la faveur de l'avantage pris par la Prusse, conduisent Ă  un ressentiment national fort (la Revanche).

La guerre de 1870 entraîne la chute du Second Empire et le retour à la république, après l'insurrection de la Commune de Paris. Le Second Empire avait évolué vers un régime parlementaire, et son héritage est en partie repris par la IIIe République. Après quelques années d'hésitation, la Troisième République est finalement confirmée en 1875, la pratique des institutions en faisant un régime d'assemblée.

Sous la Troisième RĂ©publique, la France Ă©tend son empire colonial, dont la conquĂŞte avait commencĂ© sous les monarchies du XIXe siècle (Afrique occidentale et Ă©quatoriale, Maroc, Tunisie, Madagascar, Indochine).

Sortie victorieuse, mais au prix de souffrances démographiques et économiques immenses de la Première Guerre mondiale, la France connaît une période de crise économique et politique dans les années 1930. La défaite de 1940 conduit à l'attribution par vote des pleins pouvoirs au maréchal Pétain pendant la Seconde Guerre mondiale. Celui-ci remplace la république par un État français contesté par la France libre du général de Gaulle jusqu'en 1944.

À la suite de la Seconde Guerre mondiale, la Quatrième République est promulguée le 27 octobre 1946, mais elle fait face à de graves difficultés dans l'Empire colonial, d'abord en Indochine, puis en Algérie, tandis qu'ailleurs la décolonisation se fait par négociation. L'instabilité gouvernementale qui en résulte, génère finalement une crise qui conduit à un changement de constitution. Pourtant, malgré les changements fréquents de ministères, une certaine constance de la politique de construction européenne a permis de participer activement tout d'abord à la Communauté européenne du charbon et de l'acier en 1950, puis à la signature du traité de Rome en 1957 fondateur du Marché commun. Par ailleurs, la politique de développement de l'industrie nucléaire tant civile que militaire, a permis d'assoir une politique indépendante dans les années 1960.

La Constitution de la Ve RĂ©publique, rĂ©digĂ©e sous l'influence du gĂ©nĂ©ral de Gaulle et de Michel DebrĂ©, est adoptĂ©e le 4 octobre 1958. Elle met en place une RĂ©publique Ă  rĂ©gime parlementaire qui s'avère mieux rĂ©sister aux instabilitĂ©s que les rĂ©publiques parlementaires prĂ©cĂ©dentes. En 1962, la conjonction de l'Ă©lection du prĂ©sident de la RĂ©publique au suffrage universel direct et du fait majoritaire au Parlement favorable au prĂ©sident vont modifier la Constitution pour en avoir une lecture favorable au prĂ©sident. On parle alors de rĂ©gime parlementaire prĂ©sidentialisĂ©. Ce cas est unique Ă  la France ; dans tous les autres rĂ©gimes parlementaires, le chef de l'État s'est systĂ©matiquement effacĂ© au profit du chef de gouvernement, qui est soutenu par la majoritĂ© parlementaire. Maurice Duverger, lui, a souhaitĂ© dĂ©finir la Ve comme relevant d'une nouvelle catĂ©gorie, celle du rĂ©gime semi-prĂ©sidentiel. Cette typologie n'est cependant pas acceptĂ©e par tous.

À partir de 1973, l'économie française connaît une succession de crises économiques et de périodes de faible croissance, qui entraînent une alternance fréquente au sein du pouvoir. De 1986 à 1988, puis de 1993 à 1995 et enfin de 1997 à 2002, le phénomène de la cohabitation (annulation du fait majoritaire favorable au Président, ce qui fait que le Premier ministre est d'un différent bord politique que celui du Président) modifie encore la lecture de la Constitution, pour revenir à une lecture plus proche de sa conception en 1958, c'est-à-dire un régime parlementaire.

Depuis les années 1950, la réconciliation, puis la coopération avec l'Allemagne ont permis à la France de jouer un rôle de moteur dans la construction européenne, notamment avec la Communauté économique européenne. Elle est devenue l'un des principaux pays de l'Union européenne, partisan d'une Europe politique forte, bien qu'elle ait rejetée la Constitution européenne par 55% des suffrages le 29 mai 2005.

Politique

La France est une RĂ©publique constitutionnelle, « indivisible, laĂŻque, dĂ©mocratique et sociale Â» (article Ier de la Constitution de 1958) Ă  rĂ©gime parlementaire prĂ©sidentialisĂ© (dont la lecture se fait en faveur du PrĂ©sident de la RĂ©publique, parfois appelĂ© Ă  tort ou Ă  raison rĂ©gime semi-prĂ©sidentiel). La rĂ©forme constitutionnelle du 28 mars 2003 (acte II de la dĂ©centralisation) a rajoutĂ© dans ce mĂŞme article que l'organisation de la RĂ©publique Ă©tait dĂ©centralisĂ©e.

Avant 1962, le président de la République française était élu au suffrage universel indirect par un collège électoral élargi. Celui-ci était élargi pour éviter la prépondérance du pouvoir législatif sur le pouvoir exécutif qui s'était produit sous la IVe République et qui avait provoqué le blocage des institutions. En novembre 1962, le président de la République a demandé par référendum qu'il soit élu au suffrage universel direct, en utilisant l'article 11 de la Constitution et non l'article 89 de celle-ci. L'article 11 permet de soumettre au référendum des lois sur les pouvoirs publics, sur l'organisation des institutions ou encore sur les traités internationaux tandis que l'article 89 permet de soumettre une révision constitutionnelle au peuple mais après l'accord du Parlement réuni en Congrès. Ce choix a entraîné le renversement du gouvernement Pompidou par une motion de censure. Cette motion de censure est la seule de la Ve République à avoir réussi.

Dans la Constitution de la Ve République, le pouvoir exécutif est renforcé au détriment du pouvoir législatif. Le président a acquis des pouvoirs propres tels que le droit de dissolution de l'Assemblée nationale (article 12 de la Constitution), le droit de soumettre au peuple un référendum (article 11 de la Constitution), le pouvoir de nommer le Premier ministre (article 8 de la Constitution) ou encore le droit de message au Parlement (article 18 de la Constitution). En ce qui concerne le gouvernement, celui-ci détermine et mène la politique de la nation. Il dispose également du pouvoir réglementaire lui permettant de faire adopter des lois. Il fixe également les 3/4 des ordres du jour à l'Assemblée nationale.

Depuis la réforme constitutionnelle de 2001, le président de la République est élu pour cinq ans au suffrage universel direct (contre 7 ans auparavant). Il nomme le Premier ministre.

Le Parlement est constitué de l'Assemblée nationale, réunissant 577 députés, et du Sénat, comprenant actuellement 331 sénateurs (il y en aura 346 en 2010) élus pour six ans au suffrage indirect et renouvelé de moitié tous les trois ans (à partir de 2010). Les Français de l'étranger voient leurs intérêts défendus auprès du Parlement par l'Assemblée des Français de l'Étranger.

La France fait partie des cinq pays qui sont juridiquement reconnus comme « Ă‰tats dotĂ©s de l'arme nuclĂ©aire Â» par le traitĂ© de non-prolifĂ©ration nuclĂ©aire. L'armĂ©e française est, avec celle du Royaume-Uni, l'une des plus dotĂ©es financièrement en Europe. En effet, Ă  elles deux, elles reprĂ©sentent plus de 40 % des dĂ©penses militaires de l'Union europĂ©enne. La France lui consacre 2,5 % de son PIB (pour un budget de 38 milliards d'euros en 2006), lĂ  oĂą ses homologues europĂ©ens (hors Royaume-Uni et Grèce) y consacrent 1,5 % de leur PIB, d'après l'OTAN.

Depuis 1996, l'armĂ©e est devenue professionnelle et le service militaire rĂ©duit Ă  une journĂ©e d'appel (mixte). D'une capacitĂ© de plus de 330 000 hommes, elle est dĂ©ployĂ©e Ă  travers le monde notamment au Kosovo, en CĂ´te d'Ivoire, dans ses territoires d'outre-mer, mais Ă©galement au Moyen-Orient oĂą elle assure un maintien de la paix, ou une sĂ©curisation de ses moyens d'approvisionnement en pĂ©trole notamment. Elle mobilise Ă©galement plus de 1000 hommes dans le cadre du plan Vigipirate.

Géographie

La France est le 47e État par sa surface terrestre et le 2e par la surface de sa zone économique exclusive.

La France mĂ©tropolitaine est localisĂ©e en Europe occidentale (voir la liste de points extrĂŞmes de la France). La France possède aussi des territoires, sous diffĂ©rents statuts administratifs, en dehors du territoire europĂ©en : en AmĂ©rique du Nord, dans les Antilles, en AmĂ©rique du Sud, dans l'ocĂ©an Indien, dans le nord et le sud de l'ocĂ©an Pacifique et en Antarctique. Elle partage en mĂ©tropole 2970 km de frontières terrestres avec huit pays limitrophes : Espagne (650 km), Belgique (620 km), Suisse (572 km), Italie (515 km), Allemagne (450 km), Luxembourg (73 km), Andorre (57 km), Monaco (4,5 km). En Guyane, les frontières sont de 700 km avec le BrĂ©sil et 520 km avec le Suriname. Une frontière longue de 10,2 km (mais non matĂ©rialisĂ©e) sur l'Ă®le de Saint-Martin aux Antilles, sĂ©pare la partie française de celle sous souverainetĂ© des Pays-Bas. Enfin la Terre AdĂ©lie (TAAF) revendiquĂ©e par la France est enclavĂ©e dans une partie de l'Antarctique revendiquĂ©e par l'Australie. Les cĂ´tes françaises prĂ©sentent quatre façades maritimes tournĂ©es vers la mer du Nord, la Manche, l'ocĂ©an Atlantique et la mer MĂ©diterranĂ©e, ce qui fait de la France un carrefour de cultures et de communications unique en Europe.

D'une superficie mĂ©tropolitaine de 551 500 km² (675 417 km² avec l'outre-mer), la France s'Ă©tend sur 1000 km du nord au sud et d'est en ouest (plus grande distance nord-sud : Bray-Dunes - Cerbère). C'est le troisième plus grand pays d'Europe, après la Russie et l'Ukraine (2e si on compte l'outre-mer) et le plus grand de l'Union EuropĂ©enne. La France mĂ©tropolitaine a quatre façades maritimes sur (du nord au sud) : la Mer du Nord, la Manche, l'ocĂ©an Atlantique et la mer MĂ©diterranĂ©e. La longueur totale de ses cĂ´tes atteint 3427 km. La France est un isthme.


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Billet d'avion au départ de Djerba (Tunisie)
 

Djerba

Histoire

Les Romains l'occupent temporairement lors de l'expĂ©dition du consul Caius Sempronius Blaesus en 253 av. J.-C.. On sait que l'Ă®le compte alors deux villes : Meninx et Thoar. L'Ă®le abrite par la suite trois centres urbains principaux. L'un d'entre eux, dont le nom moderne est Henchir Bourgou, a Ă©tĂ© dĂ©couvert Ă  proximitĂ© de Midoun (centre de l'Ă®le). On y trouve les vestiges d'une grande ville datant du IVe siècle av. J.-C. signalĂ©s par de hauts monticules  Â»Â” appelĂ©s « Roches de Bourgou Â»  Â»Â” et la prĂ©sence importante de poteries ainsi que par une imposante tombe appartenant probablement Ă  un membre d'une famille royale numide. Un autre centre, sur la cĂ´te sud-est, Ă©tait un important site de production de colorants Ă  base de murex. Il est citĂ© par Pline l'Ancien comme occupant le second rang dans ce domaine derrière la citĂ© de Tyr. Par ailleurs, de substantielles quantitĂ©s de marbre colorĂ© dĂ©couverts sur place tĂ©moignent de sa richesse. Au IIIe siècle, ce centre semble avoir Ă©tĂ© appelĂ©e Girba, nom d'oĂą serait venu le nom de l'Ă®le. Un troisième centre important, probablement l'ancienne Haribus, se trouvait sur la cĂ´te mĂ©ridionale Ă  proximitĂ© du village de Guellala.

Les empereurs romains TrĂ©bonien Galle et son fils Volusien sont natifs de l'Ă®le et deux de ses Ă©vĂŞques ont laissĂ©s leurs noms dans l'histoire : Monnulus et Vincent qui assistent aux conciles de Carthage en 255 et 525. Les ruines de leur cathĂ©drale peuvent ĂŞtre identifiĂ©es dans le sud-ouest de l'Ă®le.

En 665, Djerba tombe aux mains des Arabes dirigĂ©s par Ruwayfa ibn Thâbit pendant la campagne de Byzacène commandĂ©e par Muawiya Ben Hudaydj. L'Ă®le adopte alors les croyances kharidjites. Au XIe siècle, l'Ă®le devient indĂ©pendante, suite Ă  l'invasion de l'Ifriqiya par les Hilaliens, et se convertit Ă  la piraterie. Elle est reprise par Ali Ben Yahya en 1115-1116 (annĂ©e 509 de l'hĂ©gire).

Durant le Moyen Ă‚ge, les chrĂ©tiens de Sicile et d'Aragon disputent leur possession aux ibadites locaux. De cette pĂ©riode subsistent de nombreuses petites mosquĂ©es, dont les premières datent du XIIe siècle, ainsi que deux forts imposants. L'Ă®le est contrĂ´lĂ©e Ă  deux reprises par les Normands menĂ©s par le roi Roger II de Sicile (1135-1158 et 1284-1333), pĂ©riodes interrompues par une invasion almohade en 1160. En 1154, les habitants se rebellent mais les Normands Ă©crasent la rĂ©volte dans le sang. Durant la seconde pĂ©riode, l'Ă®le devient un domaine fĂ©odal dirigĂ©s par une succession de seigneurs : Roger Ier (1284-1305), Roger II (1305-1310), Charles (1310) et Francis-Roger III (1310). Des gouverneurs royaux sont Ă©galement nommĂ©s tels que Simon de Montolieu (vers 1305-1308) et Ramon Muntaner (1308-1315). En 1286, les Catalans prennent les Kerkennah qui deviennent une seigneurie pour la famille de Roger de Lauria. Ce dernier y fait construire une forteresse en 1289, près de l'antique Meninx, qui est appelĂ©e CastellĂł et plus tard Kashtil.

Les tentatives de révoltes de la part des habitants de l'île et des Tunisiens forcent le roi Frédéric II de Sicile à incorporer Djerba à la Sicile en 1309 et à nommer Muntaner comme dirigeant de l'île. En 1311, il y aura une famine durant plusieurs mois et l'île se révolte avec l'aide des Tunisiens du continent dont les Hafsides menés par Abû Yahyâ Abû Bakr al-Mutawakkil.

Les Catalans abandonnent l'île pendant leur guerre contre les Castillans (1334-1335). Ils la reprennent en 1383 avec l'aide d'une flotte gênoise mais ne la conservent que jusqu'à la fin de l'année 1392. De nouvelles attaques des Siciliens en 1424 et 1432 sont repoussées avec l'aide du souverain hafside Abû Fâris `Abd al-`Azîz al-Mutawakkil. Les musulmans construisent une forteresse dans le nord de l'île, à côté des ruines de l'antique Girba, qu'ils appellent Borj El Kébir. La ville de Houmt Souk grandira aux alentours.

En 1480, les habitants de l'île se révoltent contre le souverain hafside Abû `Umar `Uthmân et prennent le contrôle de la route romaine qui relie le continent à l'île. Les luttes internes entre Wahbiya et Nakkara, deux factions des sectes ibadites et kharidjites, qui dominent dans le nord-ouest et le sud-est de Djerba, n'arrêtent cependant pas le progrès économique de l'île. Les habitants paient alors un tribut au souverain mais restent indépendants.

Vers 1500, l'île passe sous occupation ottomane. En 1511, elle est attaquée par les troupes du royaume d'Espagne, placées sous le commandement de Pedro Navarro, pour y établir une forteresse qui assurera les conquêtes d'Oran, Bougie, Alger et Tripoli. En 1513, elle est pillée par les Gênois.


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Billet d'avion au départ de la Tunisie
 

Tunisie

Histoire

En effet, la Tunisie apparaĂ®t comme un enjeu stratĂ©gique Ă  la charnière des bassins occidental et oriental de la MĂ©diterranĂ©e. Elle est donc l'objet des convoitises rivales de la France et de l'Italie, la première entendant assurer la sĂ©curitĂ© de ses territoires algĂ©riens et Ă©viter que l'Italie ne contrarie ses ambitions en Égypte et au Levant en prenant le contrĂ´le des accès de la MĂ©diterranĂ©e orientale. ConfrontĂ©s Ă  une surpopulation inquiĂ©tante, les dirigeants du jeune royaume d'Italie rĂŞvent d'une grande politique coloniale et ce territoire, oĂą la minoritĂ© europĂ©enne est constituĂ©e pour l'essentiel d'Italiens, est un objectif dont la conquĂŞte constitue une prioritĂ© pour le gouvernement de Rome. Roustan et Maccio, les deux consuls français et italien, se dĂ©pensent sans compter pour profiter des difficultĂ©s financières du bey. Les incursions des pillards kroumirs en territoire algĂ©rien fournissent le prĂ©texte nĂ©cessaire et Jules Ferry, soutenu par LĂ©on Gambetta, fait valoir qu'il est nĂ©cessaire d'aller s'emparer en Tunisie de la « clĂ© de la maison algĂ©rienne Â». En avril 1881, les troupes françaises pĂ©nĂ©trent dans le pays et Sadok Bey, ne tentant pas de rĂ©sister, accepte de signer, le 12 mai, le traitĂ© du Bardo qui fait de la Tunisie un protectorat français. En 1883, après avoir matĂ© un soulèvement de tribus, les Français confient l'organisation de la conquĂŞte au rĂ©sident gĂ©nĂ©ral Paul Cambon. Après une pĂ©riode d'administration militaire, des contrĂ´leurs civils venus d'AlgĂ©rie se substituent aux caĂŻds locaux.

Le pays est alors marquĂ© par de profondes mutations touchant tous les domaines : il est dotĂ© d'une infrastructure ferroviaire, routière et portuaire, l'objectif de la colonisation Ă©tant la mainmise sur les ressources du pays. On entame Ă©galement l'exploitation des ressources minières et d'importants investissements dans une agriculture mĂ©canisĂ©e Ă  hauts rendements. Or, la dĂ©gradation progressive de la situation Ă©conomique et sociale suscite la formation d'une bourgeoisie rĂ©formiste, l'effervescence nationaliste et la conscientisation de la population autochtone. Le mouvement de libĂ©ration nationale Ă©merge avec des intellectuels de deux tendances : ceux issus du Collège Sadiki et de l'UniversitĂ© Zitouna dont BĂ©chir Sfar et Ali Bach Hamba et ceux issus du LycĂ©e Carnot dont Abdeljelil Zaouche et Hassen Guellaty. En 1911 et 1912, plusieurs Ă©meutes dĂ©clenchĂ©es Ă  Tunis au moment de la guerre italo-turque donnent le point de dĂ©part d'un mouvement d'opposition organisĂ© mais faisant l'objet d'une rĂ©pression très dure. Après la Première Guerre mondiale, la crĂ©ation du Destour, en 1920, relance le mouvement nationaliste qui est nĂ©anmoins touchĂ© par l'arrestation et l'exil, en 1925, des leaders de la ConfĂ©dĂ©ration gĂ©nĂ©rale des travailleurs tunisiens. La crise des annĂ©es 1930 et les changements politiques, survenus en France et en Europe, favorisent la naissance de nouvelles organisations politiques, syndicales, philanthropiques, sportives, culturelles et de jeunesse. Cette dynamique nouvelle permet Ă  Habib Bourguiba, aidĂ© par ses camarades Mahmoud Materi, Tahar Sfar et Bahri Guiga, de quitter le Destour et de crĂ©er, le 2 mars 1934, le NĂ©o-Destour.

Toutefois, les autoritĂ©s du protectorat tentent de contenir toute tentative de renversement de l'ordre Ă©tabli : les chefs du NĂ©o-Destour sont dĂ©portĂ©s dans le sud du pays puis libĂ©rĂ©s, en 1936, par le gouvernement de LĂ©on Blum qui ouvre des nĂ©gociations interrompues en juin 1937. Des incidents sanglants se produisent en juillet et provoquent Ă  nouveau l'arrestation des leaders du NĂ©o-Destour et la proclamation, en 1938, de l'Ă©tat de siège. Au cours de la Seconde Guerre mondiale, la Tunisie devient le théâtre des premières opĂ©rations communes entre l'armĂ©e amĂ©ricaine et son alliĂ©e britannique en 1942-1943. Le corps principal de l'armĂ©e britannique commandĂ© par le gĂ©nĂ©ral Bernard Montgomery avance Ă  partir de la Libye, après sa victoire dans la bataille d'El-Alamein, en direction du sud de la Tunisie (ligne Mareth) tandis que les États-Unis et d'autres alliĂ©s approchent par l'ouest Ă  la suite de leur dĂ©barquement en AlgĂ©rie et au Maroc (OpĂ©ration Torch). L'Allemagne Ă©tant alors engagĂ©e dans la bataille de Stalingrad, il est facile de considĂ©rer la campagne de Tunisie comme un Ă©vĂ©nement mineur mais en rĂ©alitĂ© elle a un impact important : elle ouvre la route de la Sicile et de l'Italie aux AlliĂ©s. Le conflit interrompt Ă  peine l'action des nationalistes : dès la fin des annĂ©es 1940, le mouvement prend de l'ampleur. Pour avoir tentĂ© de canaliser Ă  son profit les idĂ©es nationalistes, Moncef Bey est dĂ©posĂ© après la libĂ©ration qui met fin Ă  l'occupation allemande du pays (novembre 1942-mai 1943). Il est remplacĂ© par son cousin Lamine Bey.

En aoĂ»t 1950, ce dernier forme un gouvernement auquel participe le secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral du NĂ©o-Destour. Cependant, face aux atermoiements de la France, Bourguiba se rĂ©sout Ă  la confrontation et encourage la rĂ©sistance armĂ©e. Il est Ă  nouveau arrĂŞtĂ© en janvier 1952. En 1954, les choses changent brusquement avec l'arrivĂ©e de Pierre Mendès France Ă  la tĂŞte du gouvernement français : la France consent Ă  nĂ©gocier avec les nationalistes. Dans un discours prononcĂ© Ă  Carthage, le 31 juillet, Mendès France s'engage Ă  accorder l'autonomie interne qui fait l'objet des conventions signĂ©es, le 3 juin 1955, avec Tahar Ben Ammar. Le 20 mars 1956, un protocole abolit le traitĂ© du Bardo et reconnaĂ®t l'indĂ©pendance de la Tunisie.

Le NĂ©o-Destour obtient 95 % des suffrages aux Ă©lections de mars 1956. Devenu chef du gouvernement, Habib Bourguiba brise l'opposition de Salah Ben Youssef, Ă©carte Lamine Bey et, le 25 juillet 1957, proclame la rĂ©publique dont il devient le premier prĂ©sident. Il met sur pied un rĂ©gime qui se veut Ă  la fois moderniste (laĂŻcisation de l'enseignement, promulgation du Code du statut personnel, etc.), libĂ©ral (reconnaissance des libertĂ©s fondamentales) et socialiste (rĂ©forme agraire et dĂ©veloppement planifiĂ©). Les relations avec la France sont tout d'abord difficiles comme le rĂ©vèle, en 1961, la crise de Bizerte (dernière base militaire française en Tunisie qui est finalement Ă©vacuĂ©e le 15 octobre 1963).

Néanmoins, passé les premiers temps de l'indépendance, sa politique suscite une montée des mécontentements. Une nouvelle série de nationalisations de terres en 1964 provoque la suspension de l'aide financière française. En septembre, le dinar tunisien doit être fortement dévalué. Réélu président le 8 novembre, Bourguiba est critiqué par les pays arabes pour ses positions modérées envers Israël avec qui il a demandé à ses pairs arabes de négocier pour résoudre la question palestinienne. Les relations diplomatiques avec l'Égypte sont rompues en octobre 1967, puis avec la Syrie en mai 1968. La détérioration des rapports entre le Parti socialiste destourien (PSD) et l'Union générale tunisienne du travail (UGTT) aboutit à l'arrestation et à la condamnation, en janvier 1966, d'Habib Achour (secrétaire général du syndicat). Le projet d'accélération de la réforme agraire provoque un mécontentement généralisé. En novembre 1969, le ministre en charge du dossier, Ahmed Ben Salah, est déchu et exclu du parti. Après la réélection de Bourguiba, le 2 novembre, le premier ministre Bahi Ladgham met fin à la réforme agraire, augmente les salaires des ouvriers et abaisse les prix. Bourguiba confie l'année suivante à Hédi Nouira le soin d'assurer la relance de l'économie tunisienne. La loi qu'il fait adoptée en avril 1972 encourage ainsi les investissements étrangers.

Au congrès du PSD (octobre 1971), les libĂ©raux l'emportent mais sont Ă©cartĂ©s du bureau politique. Leur dirigeant, le ministre de l'intĂ©rieur Ahmed Mestiri, est exclu du parti en janvier 1972. En janvier 1974, Bourguiba et le colonel Mouammar Kadhafi dĂ©cident de fusionner la Tunisie et la Libye. Le projet est annulĂ© en mars et le ministre des affaires Ă©trangères Mohamed Masmoudi est Ă©cartĂ© du gouvernement. Élu prĂ©sident Ă  vie du PSD, Bourguiba fait exclure les opposants et adopter le système du parti unique. Réélu le 3 novembre, il est Ă©lu, en mars 1975, prĂ©sident Ă  vie. Mais les crises, dès lors, se succèdent. L'UGTT dĂ©clenche, le 26 janvier 1978, une grève gĂ©nĂ©rale qui dĂ©gĂ©nère en une Ă©meute brutalement rĂ©primĂ©e par l'armĂ©e. Les principaux responsables du syndicat sont arrĂŞtĂ©s et Achour est condamnĂ© Ă  10 ans de travaux forcĂ©s. Face Ă  la menace, les dirigeants de l'UGTT sont amnistiĂ©s (Ă  l'exception de Ben Salah) et, lors du congrès du PSD (avril 1981), Bourguiba affirme les droits des syndicats Ă  l'autonomie et l'Ă©volution vers le multipartisme. Toutefois, la hausse du prix des produits de première nĂ©cessitĂ© provoque, dĂ©but 1984, de graves Ă©meutes. Bourguiba, malade et affaibli par l'âge, voit autour de lui se multiplier les candidats Ă  sa succession et l'autoritĂ© de l'État s'amoindrir. Après l'attaque cĂ©rĂ©brale de Nouira, il nomme Mohamed Mzali comme premier ministre. La politique Ă©conomique est alors marquĂ©e par une crise financière grave marquĂ©e notamment par un Ă©puisement des rĂ©serves en devises du pays. Bourguiba nomme au mois de juillet 1986 un technocrate, Rachid Sfar, Ă  la tĂŞte du gouvernement. Mais sa santĂ© se dĂ©gradant de plus en plus, il passe sous l'influence de son entourage et prend des dĂ©cisions incohĂ©rentes alors que la confrontation avec le mouvement islamiste menace la stabilitĂ© du pays.

DĂ©clarĂ© « mĂ©dicalement empĂŞchĂ© Â», le prĂ©sident Bourguiba est destituĂ© le 7 novembre 1987 et remplacĂ©, conformĂ©ment Ă  la constitution, par le premier ministre Zine el-Abidine Ben Ali. DotĂ© de nouvelles structures, le PSD devient le Rassemblement constitutionnel dĂ©mocratique (RCD) et un processus de renouvellement des dirigeants est engagĂ©. La constitution abolit les dispositions relatives Ă  la prĂ©sidence Ă  vie et des mesures d'amnistie sĂ©lectives sont prises. Le 2 avril 1989, Ben Ali, est Ă©lu prĂ©sident et le RCD obtient la quasi-totalitĂ© des sièges Ă  la Chambre des dĂ©putĂ©s. Pourtant, de graves incidents se produisent, le 8 mai 1991, sur le campus universitaire de Tunis : deux Ă©tudiants sont tuĂ©s. Le 22 mai, un projet de complot de l'organisation islamiste Ennahda, visant Ă  assassiner le prĂ©sident Ben Ali, est dĂ©couvert. Cinq auteurs de l'attaque sanglante (17 fĂ©vrier) contre un local du RCD en plein centre de Tunis sont exĂ©cutĂ©s le 9 octobre. En juin 1992, la Ligue tunisienne des droits de l'homme est dissoute et 279 islamistes sont jugĂ©s au cours de deux procès, en juillet-aoĂ»t, pour le complot de 1991 : les principaux dirigeants d'Ennahda, dont certains sont en fuite, sont condamnĂ©s Ă  la prison Ă  perpĂ©tuitĂ©. Cependant, la libĂ©ralisation de l'Ă©conomie et les efforts en faveur du dĂ©veloppement Ă©conomique se poursuivent.

Reconduit en 1994, le prĂ©sident Ben Ali renforce son emprise sur l'État et continue Ă  rĂ©pondre Ă  la montĂ©e islamiste par une implacable rĂ©pression. La modification du code Ă©lectoral permet aux partis d'opposition de siĂ©ger Ă  l'AssemblĂ©e nationale mais, aux Ă©lections municipales de 1995, l'opposition n'obtient, dans l'ensemble du pays, que six sièges sur 4 090. Ben Ali est ensuite reconduit en 1999 puis en 2004 (Ă  la suite d'une modification constitutionnelle).

Politique

Le prĂ©sident de la RĂ©publique tunisienne est Ă©lu tous les cinq ans au suffrage universel et il peut se prĂ©senter aux Ă©lections autant de fois qu'il veut pour autant qu'il ait moins de 75 ans. Zine el-Abidine Ben Ali, l'actuel dĂ©tenteur du poste, est Ă©lu le 24 octobre 2004 pour un quatrième mandat. La Tunisie ne connaĂ®t que deux prĂ©sidents au cours de son histoire moderne : Habib Bourguiba (25 juillet 1957-7 novembre 1987), avec comme premiers ministres Bahi Ladgham, HĂ©di Nouira, Mohamed Mzali, Rachid Sfar et Zine el-Abidine Ben Ali, puis Ben Ali (depuis le 7 novembre 1987) avec comme premiers ministres HĂ©di Baccouche, Hamed Karoui et Mohamed Ghannouchi. Le pouvoir lĂ©gislatif, bicamĂ©ral depuis 2002, est exercĂ© par la Chambre des dĂ©putĂ©s, composĂ©e de 189 dĂ©putĂ©s (dont 37 de l'opposition) Ă©lus au suffrage universel, et par la Chambre des conseillers (qui tient sa sĂ©ance inaugurale le 16 aoĂ»t 2005) qui comprend 112 membres.

La constitution actuelle est celle qui est proclamĂ©e le 1er juin 1959, trois ans après l'indĂ©pendance. Elle a subi plusieurs amendements dont celui du 12 juillet 1988 pour limiter le nombre de mandats prĂ©sidentiels Ă  trois (après que Bourguiba eut Ă©tĂ© proclamĂ© prĂ©sident Ă  vie) et celui du 1er juin 2002 suite au rĂ©fĂ©rendum tenu le 26 mai de la mĂŞme annĂ©e, permettant notamment la suppression de la limite du nombre de mandats prĂ©sidentiels, l'allongement de l'âge limite pour dĂ©poser une candidature Ă  la prĂ©sidence, l'instauration d'une immunitĂ© judiciaire pour le prĂ©sident (durant et après l'exercice de ses fonctions) et l'instauration d'un parlement bicamĂ©ral.

Le RCD, parti au pouvoir, fut durant 25 ans le seul parti politique lĂ©gal  Â»Â” alors qu'il portait le nom de PSD  Â»Â” et domine toujours la vie politique avec plus de deux millions d'adhĂ©rents revendiquĂ©s. La scène politique du pays compte actuellement six partis politiques d'opposition lĂ©gaux, un minimum de 20 % des 189 sièges de la Chambre des dĂ©putĂ©s leur Ă©tant garanti par la loi.

Le manque de transparence politique, la faible liberté d'expression et la censure (notamment de la presse et de nombreux sites Web) font qu'une situation politique précise de la Tunisie est difficile à déterminer. De nombreuses ONG internationales pointent du doigt les atteintes aux droits de l'homme en Tunisie notamment en ce qui concerne les atteintes à la liberté d'expression, les prisonniers politiques et d'opinion détenus, l'instrumentalisation de la justice par le pouvoir exécutif, la torture et la situation dans les prisons tunisiennes, ainsi que le harcèlement de toute dissidence politique.

Le premier prĂ©sident, Habib Bourguiba, choisit le non-alignement durant la guerre froide tout en ayant des relations Ă©troites avec l'Europe et les États-Unis. Son successeur, Zine el-Abidine Ben Ali, maintient la tradition tunisienne de bonnes relations avec l'Occident tout en jouant un rĂ´le actif dans les instances rĂ©gionales arabes et africaines : le pays accueille, en mai 2004, la 16e session ordinaire du sommet de la Ligue arabe (dont elle est membre depuis 1958) et envoie rĂ©gulièrement de l'aide humanitaire aux Palestiniens et aux États arabo-musulmans en crise comme le Liban, en 2006, ou l'IndonĂ©sie après le tsunami du 26 dĂ©cembre 2004. Le pays est Ă©galement un membre fondateur de l'OUA, dont elle assure la prĂ©sidence en 1994-1995, avant de participer Ă  la fondation de l'Union africaine en juillet 2002. La Tunisie a Ă©galement soutenu le dĂ©veloppement de l'Union du Maghreb arabe qui inclut l'AlgĂ©rie, le Maroc, la Mauritanie et la Libye. Toutefois, ses progrès restent limitĂ©s en raison de tensions entre l'AlgĂ©rie et le Maroc Ă  propos du Sahara occidental. En fĂ©vrier 2001, la Tunisie adhère Ă  la CommunautĂ© des États sahĂ©lo-sahariens et accueille le siège de la Banque africaine de dĂ©veloppement en 2003.

Le pays est depuis longtemps une voix modĂ©rateur sur la question du Proche-Orient : Bourguiba est ainsi le premier dirigeant arabe Ă  appeler Ă  la reconnaissance d'IsraĂ«l par les pays arabes dans un discours prononcĂ© Ă  JĂ©richo le 3 mars 1965. Le pays abrite le quartier gĂ©nĂ©ral de la Ligue arabe de 1979 Ă  1990 ainsi que celui de l'OLP de 1982 Ă  1993 (jusqu'Ă  ce que son comitĂ© exĂ©cutif s'installe dans les Territoires occupĂ©s bien que son dĂ©partement politique reste Ă  Tunis). Le pays joue Ă©galement un rĂ´le modĂ©rateur dans les nĂ©gociations de paix au Proche-Orient : la Tunisie est le premier pays arabe Ă  recevoir une dĂ©lĂ©gation israĂ©lienne en 1993, dans le cadre du processus de paix, et maintient une reprĂ©sentation en IsraĂ«l jusqu'au dĂ©but de la seconde Intifada en 2000.

Coincée entre l'Algérie et la Libye, la Tunisie a toujours cherché à maintenir de bonnes relations avec ses voisins malgré des tensions occasionnelles. La Tunisie et l'Algérie ont résolu une longue dispute frontalière en 1993 et ont coopéré dans la construction du gazoduc transméditerranéen menant vers l'Italie. La Tunisie a par ailleurs récemment signé un accord avec l'Algérie pour démarquer la frontière maritime entre les deux pays. Vis-à-vis de son autre voisin, les relations avec sont plus difficiles à partir de l'annulation par la Tunisie d'un accord visant à la formation d'une union tuniso-libyenne en 1974. Les relations diplomatiques sont rompues entre 1976 et 1977 puis se détériorent à nouveau en 1980 lorsque des rebelles appuyés par la Libye tentent de prendre la ville de Gafsa. En 1982, la Cour internationale de justice tranche le différend relatif à la partition du plateau continental frontalier (riche en pétrole) en faveur de la Libye. L'expulsion par la Libye de nombreux travailleurs tunisiens en 1985 et les menaces militaires américaines conduisent la Tunisie à restreindre leurs relations qui sont à nouveau normalisées dès 1987. Tout en soutenant les sanctions de l'ONU imposées à la Libye, à la suite de bombardements aériens américains, la Tunisie prend soin de maintenir de bonnes relations avec son voisin. Elle soutient ainsi la levée de ces sanctions en 2003, la Libye redevenant ainsi l'un de ses partenaires commerciaux majeurs. Néanmoins, les deux pays ont encore un contentieux maritime sur leur frontière commune.

La Tunisie revendique également sa dimension méditerranéenne. Elle participe ainsi au Forum méditerranéen, dont elle organise l'édition 2005, et devient le premier pays du bassin méditerranéen à signer, le 17 juillet 1995, un accord d'association avec l'Union européenne dans le but de renforcer son ancrage à l'Europe. Avec son plus proche voisin européen, Malte, la Tunisie discute actuellement de l'exploitation pétrolière du plateau continental qui se trouve entre les deux pays.

L'action politique de la Tunisie dĂ©passe pourtant les frontières rĂ©gionales. Lors d'un discours prononcĂ© devant l'AssemblĂ©e gĂ©nĂ©rale des Nations unies en 1999, le prĂ©sident Ben Ali appelle Ă  la crĂ©ation d'un Fonds mondial de solidaritĂ© (en s'inspirant du Fonds de solidaritĂ© nationale) visant Ă  contribuer Ă  la lutte contre la pauvretĂ© dans les zones les plus dĂ©shĂ©ritĂ©es dans le monde. L'AssemblĂ©e gĂ©nĂ©rale adopte Ă  l'unanimitĂ©, le 20 dĂ©cembre 2002, une rĂ©solution portant crĂ©ation de ce fonds et instaurant les modalitĂ©s pratiques requises pour sa mise en place.

Gouvernorats

La Tunisie est divisĂ©e en 24 gouvernorats qui portent le nom de leurs chefs-lieux :

Ă€ leur tĂŞte se trouvent des gouverneurs, nommĂ©s par le prĂ©sident de la RĂ©publique, qui sont les « dĂ©positaires Â» de l'autoritĂ© de l'État. Trois institutions les aident Ă  accomplir leurs missions :

Aux cĂ´tĂ©s des gouverneurs se trouvent les Conseils rĂ©gionaux qui sont chargĂ©s d'examiner « toutes les questions intĂ©ressant le gouvernorat dans les domaines Ă©conomiques, sociaux et culturels. Â» Ils donnent ainsi leur avis sur les programmes et projets que l'État envisage de rĂ©aliser dans leur gouvernorat respectif, arrĂŞtent le budget des gouvernorats et les impĂ´ts perçus au profit de la collectivitĂ© publique et Ă©tablissent des relations de coopĂ©ration avec des instances Ă©trangères de niveau rĂ©gional (après approbation du ministre de l'intĂ©rieur).

Justice

Le droit tunisien reste largement inspiré par le droit français, tant dans son contenu que dans ses grandes divisions (public et privé) et ses structures.

ModifiĂ©e Ă  plusieurs reprises, la constitution tunisienne garantit les principes fondamentaux suivants :

Le système juridictionnel est prĂ©cisĂ© par la loi portant sur l'organisation judiciaire de 1967, les règles de compĂ©tence (attribution, compĂ©tence territoriale et compĂ©tence d'exception) Ă©tant stipulĂ©es dans d'autres textes dont le Code de procĂ©dure pĂ©nale du 24 juillet 1968. Le système judiciaire est composĂ© de deux grands ensembles : les juridictions civiles (ordinaire, pĂ©nale et spĂ©ciale) placĂ© sous le contrĂ´le du ministère de la justice et les juridictions spĂ©ciales : Conseil de Prud'hommes, Tribunal immobilier, Conseil d'État (Tribunal administratif et Cour des comptes), Haute Cour (destinĂ©e Ă  juger le crime de trahison commis par un membre du gouvernement) et Tribunal militaire (qui n'est pas une juridiction d'exception selon les autoritĂ©s tunisiennes). Le domaine de compĂ©tence de ce dernier s'Ă©tend principalement aux atteintes Ă  la sĂ©curitĂ© nationale et Ă  la sĂ»retĂ© intĂ©rieure de l'État.

Géographie

La Tunisie est le pays le plus au nord du continent africain. Il est sĂ©parĂ© de l'Europe par 140 kilomètres au niveau du dĂ©troit de Sicile et rattachĂ© au Maghreb dont il est le plus petit État. Disposant d'une superficie de 163 610 km², le pays est limitĂ© Ă  l'ouest par l'AlgĂ©rie (965 kilomètres de frontière commune), au sud-est par la Libye (459 kilomètres) et au nord et Ă  l'est par la mer MĂ©diterranĂ©e (1 298 kilomètres de cĂ´tes).


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