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Billet d'avion pour Acapulco (Mexique)
 

Acapulco

Présentation

La ville est construite sur une bande étroite (moins d'un kilomètre), de terrain plat, entre la côte et les montagnes qui encerclent la baie. Ces dernières sont d'une grande beauté mais provoquent un climat exceptionnellement chaud et malsain. L'effort pour introduire la brise de mer par un passage appelé l'Abra de San Nicolas a eu des effets bénéfiques.

Histoire

Acapulco est connu comme un carrefour de voyageurs depuis au moins un millénaire. Son nom était Nahuatl, signifiant « région des roseaux denses ». Les premiers vestiges, metates en pierre et des ustensiles en poterie, dateraient du troisième millénaire de notre ère. Bien après, des artisans sophistiqués fabriquèrent des figurines féminines "dodues". Certaines hypothèses trouvent des influences polynésiennes ou asiatiques d'au moins 1500 années avant l'arrivée de Christophe Colomb.


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Billet d'avion pour le Mexique
 

Mexique

Histoire

Durant l'automne 1835, les colons américains du Texas (85% de la population) se révoltent contre l'autorité mexicaine (siège de Fort-Alamo, et proclament, en mars 1836, la « République du Texas». Le Guatemala et l'éphémère République du Yucatán font sécession. Cette dernière réintégra par la force le Mexique après 2 tentatives.

Vint ensuite ce que l'on appelle l'ère de Santa-Anna. Santa-Anna fut onze fois président entre 1833 et 1855, défenseur malheureux de l'unité nationale pendant la guerre du Texas puis pendant l'invasion américaine de 1846-48.

En 1836 le Texas proclame son indépendance du Mexique, il sera annexé plus tard par les États-Unis. En 1846 le Mexique revendique le territoire compris entre le rio Bravo et le rio Nueces. En effet, la limite de la province texane était le rio Nueces situé à 300 km au nord du rio Bravo. Dès lors la guerre éclate entre le Mexique et les États-Unis et durera de 1846 à 1848.

Les troupes américaines envahissent le pays et l'occupent de 1847 à 1848. Après la bataille de Chapultepec, le 14 septembre 1847, les troupes américaines hissent le drapeau américain sur le Palais National: la ville de Mexico est occupée. Sous le contrôle de Winfield Scott, ses troupes exécutent de nombreux soldats d'origine irlandaise du bataillon Saint Patrick, déserteurs de l'US Army, qui collaboraient avec la résistance mexicaine face à l'occupant.

La guerre se termine par la signature du traité de Guadeloupe Hidalgo par lequel le Mexique reconnaît le rio Bravo comme étant sa frontière avec le Texas. De plus, le Mexique cède plus de 40 % de son territoire aux États-Unis, soit près de 2 000 000 de km². Les États de Californie, Nouveau-Mexique, Arizona, Nevada, Utah, la majeure partie du Colorado et le sud-ouest du Wyoming représentent les territoires que les États-Unis ont annexés suite à la guerre américano-mexicaine. En 1857 est promulguée la constitution qui règle les institutions politiques mexicaines jusqu'en 1917.

En 1861, le gouvernement de Juárez décide la suspension du paiement de sa dette extérieure. La France, l'un des créanciers du Mexique, saisit le prétexte des dettes pour y intervenir militairement avec l'appui de l'ancienne puissance coloniale l'Espagne et de l'Angleterre. Profitant de la guerre civile qui déchire et absorbe les ressources du voisin du Nord Napoléon III, avec la bénédiction du pape pensait établir au Mexique un empire "latin" et catholique qui contrebalancerait le pouvoir grandissant des anglo-saxons. Des forces maritimes de ces trois pays débarquent à Veracruz en 1862. Le gouvernement Mexicain après des négociations diplomatiques arrive à obtenir des Anglais et des Espagnols leur retrait. La France continue donc seule cette expédition visant à établir un empire catholique et ami de la France au Mexique.

À part la bataille de Puebla, gagnée par les forces mexicaines sous le commandement d'Ignacio Zaragoza, la campagne militaire française est un succès. La Légion étrangère s'y illustra lors du combat du 30 avril 1863 non loin du Cerro del Chiquihuite, Camaron, rebaptisée plus tard Villa Tejeda (dite Camerone en français). Devant l'avancée des forces ennemies, le gouvernement de Juárez est contraint de s'éloigner à San Luis Potosí le 31 mai 1863 puis finalement à Paso del Norte (devenue depuis Ciudad Juarez) près de la frontière avec les États-Unis. En juin 1863, Mexico tombe sous le contrôle des forces de Napoléon III. Le 10 juillet, une Assemblée des Notables à Mexico nomme Maximilien d'Autriche empereur. Il était un des frères de François-Joseph, empereur d'Autriche. Prince bien intentionné il déçut souvent les conservateurs par ses idées modernes et libérales, allant jusqu'à demander à Juarez de gouverner avec lui, mais Habsbourg imbu d'étiquette il commit des maladresses irréparables qui hâtèrent sa chute. Le pays resta peu sûr pour l'envahisseur, une guérilla féroce ne lui laissa aucun repos et épuisa ses forces et son moral, d'autre part les bandits pullulèrent ce qui ne fit qu'aggraver la situation.

Dès la fin de la guerre de sécession en 1865, Juárez trouve auprès des États-Unis en échange de concessions sur le territoire mexicain (isthme de (Tehuantepec) un soutien en armes et en hommes, ainsi que diplomatique (doctrine de Monroe). Ce nouvel appui et les succès militaires des républicains forcèrent les troupes françaises à se retirer. L'intervention au Mexique fut un grand échec pour Napoléon III. Le second empire mexicain durera jusqu'en 1867. L'empereur Maximilien est exécuté à Santiago de Querétaro et les libéraux revinrent au pouvoir Juárez reprit son poste de président.

Héros de la guerre contre les Français, Porfirio Díaz devient président du Mexique en 1876. Sa présidence durera jusqu'en 1910, apportant une longue période de tranquillité. Il travaillera pour la paix, le progrès, et l'ouverture du pays aux investisseurs étrangers. Ces réformes modernisent et enrichissent le pays, mais ne profitent pas à tous et approfondissent le fossé entre riches et pauvres. À chaque élection il fut réélu. Les dysfonctionnements du vote et le mécontentement d'une partie de la population surtout de la classe moyenne qui se sentait abandonnée au profit des très riches, déclenchent la Révolution, au cri de : « suffrage effectif - pas de réélection ». Il est l'auteur de la phrase « Pauvre Mexique, si loin de Dieu et si près des États-Unis. »

Porfirio Díaz, au pouvoir depuis une trentaine d'années, voulait se présenter aux élections présidentielles de 1910 de même que Francisco Madero. Díaz fit emprisonner Madero puis le relâcha. Díaz sortit victorieux des élections. Madero ne recueillit que quelques centaines de voix à travers tout le pays. De nombreuses personnes estimèrent qu'il y avait eu une fraude flagrante et se rebellèrent. Ainsi, débuta la guerre civile mexicaine, aussi appelée Révolution mexicaine.

Lors de la Révolution mexicaine, Diaz dut affronter plusieurs rébellions, dont celles de Francisco Villa dans le nord et d'Emiliano Zapata principalement dans l'État de Morelos. En 1911, après la prise de Ciudad Juarez, Diaz, qui voulait éviter une guerre civile préféra partir en exil en France.

La révolution dégénéra alors en une lutte pour le pouvoir entre révolutionnaires. Le président Madero (révolutionnaire) fut assassiné par Victoriano Huerta (réactionnaire) lui même chassé par Francisco Villa. Zapata fut assassiné en 1919, Carranza, l'assassin de Zapata, en 1920, et Francisco Villa en 1923.

La révolution se terminera officiellement en 1917, date de la nouvelle constitution mexicaine, mais la violence dura jusqu'aux années 1930 (assassinat d'Alvaro Obregon en 1928). Une autre vague de violence suit les mesures anticléricales adoptées par le gouvernement Calles en 1926 : c'est la guerre des Cristeros.

Les années 1930 furent marquées par le régime de Cárdenas et par les nationalisations, comme la création de Pemex (en espagnol Petróleos Mexicanos, Pétroles mexicains). Le Parti révolutionnaire institutionnel (PRI), membre de l'internationale socialiste fut fondé à la fin de la révolution et dirigea le pays sans interruption jusqu'en 2000, date de la victoire de Vicente Fox Quesada, candidat du PAN. (Voir la Liste des présidents du Mexique.)

En 2006 les résultats des élections nationales, qui donnent la majorité vainqueur par un infime pourcentage de voix, sont contestés par l'opposition, qui dénonce des centaines d'irrégularités, alors que les observateurs internationaux ont conclu à des élections « propres ». Un million de personnes descendent dans la rue à deux reprises pour montrer la contestation d'une partie de la population quant au résultat du scrutin . Le 9 août, un recomptage partiel a été effectué là où des irrégularités ont été prouvées , conduisant à la confirmation officielle du résultat par le Tribunal Électoral du Pouvoir Judiciaire de la Fédération.

Politique

Le Mexique est une république fédérale composée de 31 États et d'un District Fédéral. La séparation des trois pouvoirs (exécutif, législatif et judiciaire) est garantie par la constitution de 1917.

Le chef de l'exécutif est le président de la République, élu pour une période de 6 ans, non renouvelable, au suffrage universel direct à un seul tour et à la majorité relative. Il n'y a pas de Premier ministre. Le président nomme et révoque les ministres, le procureur général (ministre de la Justice), les ambassadeurs et les consuls généraux. En cas de démission ou de décès, le Congrès désigne un président intérimaire. Le président peut émettre des décrets dans le domaine économique et financier grâce aux pouvoirs que lui délègue le Congrès.

Depuis le 1er décembre 2006, Felipe Calderón (PAN) est le président du Mexique après avoir recueilli 35,88 % des suffrages aux élections présidentielles du 2 juillet 2006 contre 35,31 % pour Andrés Manuel López Obrador (PRD) et 22,27 % pour Roberto Madrazo (PRI).

Le 13 juillet, 359 recours de non-conformité avaient été introduits devant le TEPJF (Tribunal électoral du pouvoir judiciaire de la fédération), 227 présentés par la coalition Pour le Bien de Tous (PRD-PT-Convergence), 131 par le PAN et 1 par l'Alliance pour le Mexique (PRI-PVEM). Le 6 septembre, le TEPJF a donné sa décision (sans appel) et a confirmé la victoire de Felipe Calderón qui a pris officiellement ses fonctions le 1er décembre.

À condition de disposer d'un appui au sein du corps législatif, le gouvernement fédéral dispose de plus de pouvoirs que son équivalent nord-américain. Il peut destituer les gouverneurs des États élus au suffrage universel pour faute grave, corruption, etc. Par ailleurs, les revenus fiscaux sont réservés en majeure partie au Gouvernement fédéral qui n'en redistribue qu'une faible part aux États.

Depuis 1997, le Congrès joue un plus grand rôle puisque l'opposition obtint plus de sièges grâce à la désignation de 200 sièges de députés élus à la proportionnelle.

À la fin du XXe siècle, la classe politique mexicaine, dans son ensemble, dénonça le soi-disant manque d'intérêt porté par l'administration gouvernementale du PRI (membre de l'internationale socialiste) à leur État, le moins développé du Mexique. Ils réclamaient le désenclavement de leur État par le développement d'infrastructures. L'une de leurs principales revendications était aussi l'accession à la propriété des terres cultivables. Le fait est qu'un grand nombre de paysans (indigènes ou non) devaient payer un loyer à des propriétaires terriens, malgré que depuis les années 1920 le gouvernement mexicain a promis aux paysans la propriété des terres qu'ils ont cultivées depuis des générations. L'article 27 de la Constitution "garantissait" aux paysans le droit à un ejido ou propriété collective. (actuellement jugée peu productive et donc pas rentable, d'autre part la constitution garantit la propriété privée il faut aussi indemniser les propriétaires.. souvent d'anciens révolutionnaires devenus à leur tour propriétaires...

La réforme agraire fut terminée dans la plus grande partie du pays mais le Chiapas fut une exception. La crise de 1982 mit un terme au contrôle de l'économie par l'État et les privatisations qui s'ensuivirent donnèrent une place prépondérante aux entreprises privées mieux a même d'exploiter les terres. On cessa alors de faire croire que la réforme agraire était une priorité. Sous la présidence de Carlos Salinas de Gortari l'ouverture du pays au commerce mondial devint une priorité. La vague de réformes libérales eurent pour effet de moderniser une économie fermée et protectionniste et d'en faire une économie insérée dans le commerce mondial. Le gouvernement suspendit le droit constitutionnel pour les communautés rurales à posséder des ejidos, les terres disponibles devenant rares et chères. L'accord de libre-échange d'Amérique du Nord (ALENA) mis en application le 1er janvier 1994 fut considéré par certains des habitants du Chiapas comme une preuve de plus que le gouvernement fédéral les laissait de côté : le centre et le nord du pays se développait rapidement grâce au fort dynamisme de sa population et l'amélioration de ses infrastructures alors que le sud du pays restait dans l'inertie, la pauvreté et le sous-développement.

C'est par réaction qu'est né l'Armée zapatiste de libération nationale ou Ejercito Zapatista de Libéracion Nacional. Les zapatistes sont pacifiques bien qu'ils furent amenés à prendre les armes pour garantir le droit aux ejidos. Le Sous-commandant Marcos, (Marcos est un pseudonyme et ce n'est pas un indigène) non pas leader du mouvement zapatiste mais une figure de la cause indigène (il ne fait pas l'unanimité parmi ceux-ci et il existe au Chiapas et depuis des décennies de puissantes organisations de paysans qui s'opposent à ces méthodes ou le concurrencent) réussit à faire connaître l'EZLN à l'extérieur du pays grâce aux nouvelles technologies de l'information et donner à ce mouvement une importance qu'il n'a jamais eue. Ce mouvement est souvent plus connu et plus populaire à l'étranger qu'au Mexique ou le "zapatisme" a tellement été instrumentalisé et utilisé par les gouvernements successifs et les principaux médias qu'il y fait malheureusement figure de dinosaure usé et folklorique et le pseudo zapatisme actuel ne figure pas dans les préoccupations du mexicain moderne et citadin. De même que dans l'État du Chiapas il ne fait de loin pas l'unanimité de la population. Il est à noter qu'il ne faut pas utiliser le terme "indio" (indien) qui est impropre et dévalorisant, voir raciste au Mexique pour parler des indigènes. Il y a aussi des rivalités anciennes entre groupes ethniques et entre villages pour la possession de terres. En août 2003, l'EZLN déclara tout le territoire zapatiste comme autonome du Mexique, ce qui parut une farce à bien des observateurs...

Géographie

Le Mexique est un pays situé en Amérique du Nord. Il partage des frontières terrestres avec les États-Unis (3326 km) au Nord et avec le Belize (193 km) et Guatemala (962 km) au Sud. Il possède de nombreuses façades maritimes (10 143 km) notamment avec l'océan Pacifique et le golfe de Californie (7338 km) à l'Ouest et avec la mer des Caraïbes et le golfe du Mexique (2805 km) à l'Est. La superficie totale du pays est de 1 972 550 km² en incluant environ 6000 km² d'îles dans l'océan Pacifique, le golfe de Californie, la mer des Caraïbes et le golfe du Mexique. La zone économique exclusive (ZEE) mexicaine s'étend sur 370 km à partir de chaque côte et totalise environ 2,7 millions de km². Le territoire comporte aussi quelques îles comme Guadalupe et Revillagigedo (Pacifique). On trouve aussi de nombreux volcans. Le pic de Orizaba culmine à 5700 m, tandis que le point le moins élevé est la Laguna Salada qui se trouve à 10 m en dessous du niveau de la mer. Le pays est sujet aux tremblements de terre, parfois très violents.


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Genève

Histoire

Un mouvement de révolte éclate en 1707 en raison d'un mécontentement d'ordre économique. La révolte a pour chef un membre de l'aristocratie, l'avocat Pierre Fatio, qui fixe un programme aux aspirations confuses. Le soulèvement échoue grâce à l'appui de troupes bernoises et zurichoises et Fatio fusillé secrètement en prison. En 1737, une nouvelle révolte provoque onze morts. Vaincu, le gouvernement alerte la France qui intervient par un arbitrage satisfaisant pour les citoyens. Pourtant, démentant le certificat de tolérance décerné par l'Encyclopédie de Diderot et d'Alembert, le Petit Conseil condamne en 1762 deux ouvrages de Rousseau  »” Émile ou De l'éducation et Du Contrat social  »” à être brûlés devant l'Hôtel-de-Ville parce que « tendant à détruire la religion chrétienne et tous les gouvernements ». Les citoyens protestent en présentant au gouvernement des plaintes désignées sous le nom de « représentations ». Les bourgeois et les natifs finissent donc par occuper la ville en février 1781 et votent une loi octroyant l'égalité civile aux natifs, aux habitants et aux sujets de la campagne.

Mais l'aristocratie appelle Louis XVI à l'aide : trois armées coalisées  »” française, sarde et bernoise  »” assiègent Genève qui capitule le 2 juillet 1782. L'aristocratie retrouve le pouvoir mais les natifs conservent l'égalité civile. Un millier de Représentants s'exilent vers Paris  »” où leurs idées participeront à la Révolution française  »”, Bruxelles ou Constance. La fin de la haute conjoncture économique entre 1785 et 1789, conséquence de la crise générale qui marque la période précédant la Révolution française, frappe la population par une hausse des prix mais aussi les petits patrons. Le 26 janvier 1789, le gouvernement genevois augmente le prix du pain suite à une mauvaise récolte. Cette décision déclenche une émeute à Saint-Gervais qui conduit à l'annulation de la hausse et à la libéralisation progressive de la constitution.

Après la Révolution, l'encerclement de Genève par les révolutionnaires a pour résultat, en décembre 1792, un mouvement qui abat le gouvernement de l'Ancien Régime le 28 décembre et proclame l'égalité politique de toutes les catégories de la population. En 1793, l'Ancien Régime prend fin à Genève : une constitution, rédigée par une assemblée nationale et votée par les citoyens le 5 février 1794, institue un contrôle étendu de la part des citoyens sur les actes du gouvernement et de l'administration.

L'économie genevoise est alors dominée  »” 32% des actifs  »” par le secteur de l'horlogerie et ses métiers annexes regroupés sous le nom de « Fabrique », réseau de petits ateliers artisanaux situés à l'étage supérieur des bâtiments. Par ailleurs, le tissu économie voit se développer une industrie des indiennes  »” caractérisée par de grandes manufactures  »” dans le premier tiers du siècle pour devenir le second secteur en terme d'importance. Liées au développement du commerce international et aux besoins d'argent pour les guerres de Louis XIV, les activités bancaires deviennent l'un des pivots de l'économie genevoise à partir de 1700.

Le 15 avril 1798, le Traité de Réunion intègre Genève au territoire de la République française. Fin août, après avoir renoncé à sa souveraineté et à ses alliances, Genève est choisie comme préfecture et chef-lieu du département du Léman. Genève devient alors une ville française parmi d'autres et ses habitants font l'expérience du centralisme napoléonien. Mais la défaite de l'armée napoléonienne lui rend son indépendance. Le 30 décembre 1813, la garnison française quitte la ville et le général autrichien Ferdinand von Bubna und Littitz y fait son entrée. Le lendemain, après le retrait définitif du préfet, un gouvernement réactionnaire dirigé par l'ancien syndic Ami Lullin proclame la restauration de la république de l'Ancien Régime. Cependant, les magistrats sont conscients que Genève ne peut plus former un État isolé et se tournent vers les anciens alliés suisses en demandant l'entrée de la république dans la Confédération suisse. Malgré la crainte des catholiques suisses face à la « Rome protestante » et aux troubles qu'elle a connus au XVIIIe siècle, le rattachement est effectif le 19 mai 1815.

En 1833 et 1834, les grèves des tailleurs et des serruriers sont parmi les premières grèves du XIXe siècle en Suisse et, en novembre 1841, une émeute a pour conséquence l'élection d'une assemblée constituante. La constitution de 1842 adopte le suffrage universel masculin et dote la ville de Genève d'institutions municipales propres. Toutefois, la guerre du Sonderbund finit par entraîner la chute du régime. Le 3 octobre 1846, les autorités refusent de recommander aux membres genevois de la Diète fédérale de voter la dissolution du Sonderbund. Le quartier ouvrier de Saint-Gervais se soulève en conséquence, deux jours après, et repousse les troupes gouvernementales. C'est le déclenchement d'une révolution de gauche menée par le Parti radical de James Fazy qui renverse le gouvernement et établit une nouvelle constitution le 24 mai 1847 qui supprime notamment le caractère dominant du protestantisme.

Sur le plan économique, l'industrialisation de la région évolue, avec l'apparition d'ateliers de mécanique, d'appareillages électriques et d'automobiles, alors que l'électrification de la cité se fait sous l'impulsion du conseiller administratif Théodore Turrettini avec la construction des usines des Forces motrices et de Chèvres. Par ailleurs, la venue toujours plus massive d'ouvriers étrangers achève de transformer la physionomie sociale de l'agglomération. Alors qu'au début du XIXe siècle, on peut encore distinguer un campagnard d'un citadin, les différences s'estompent progressivement et la population présente un visage toujours plus cosmopolite.

La mission internationale de la ville s'affirme particulièrement après la Première Guerre mondiale : elle devient  »” notamment par l'action de Gustave Ador et William Rappard  »” le siège de la Société des Nations en 1919.

Dans le sillage de la Première Guerre mondiale, la lutte des classes s'accentue et conduit à la grève générale du 11 novembre 1918 dirigée depuis la Suisse alémanique. Mais la francophilie ambiante réduit grandement son impact à Genève. Des petits partis d'inspiration fasciste, comme l'Union nationale, attaquent les leaders socialistes le 9 novembre 1932, ce qui entraîne une manifestation de la gauche anti-fasciste. À cette occasion, de jeunes recrues tirent sans sommation sur la foule faisant treize morts et 63 blessés. Cette tragédie engendre, quelques jours plus tard, une nouvelle grève générale en signe de protestation.

Après la Seconde Guerre mondiale, le siège européen de l'ONU et de dizaines d'organisations internationales s'installe à Genève, ce qui sera profitable au développement du tourisme de loisirs et d'affaires. Avec l'arrivée des années 1960, Genève est l'une des premières régions suisses où les mouvements xénophobes connaissent un certain succès, avec l'apparition des Vigilants, mais aussi le troisième canton à accorder le droit de vote cantonal et communal aux femmes.

Architecture et urbanisme

Les principales attractions touristiques de Genève incluent le Mur des Réformateurs, l'Horloge fleurie, le Monument Brunswick, le Jet d'eau et le Palais des Nations qui abrite le siège européen des Nations unies.

L'un des monuments les plus visités de la ville reste la cathédrale Saint-Pierre située au sommet de la vieille-ville. Un musée souterrain présente l'évolution du site et l'implantation du christianisme dans la cité. Il est complété par le Musée international de la Réforme situé dans la Maison Mallet. Un couloir souterrain, rouvert à l'occasion de l'ouverture du musée de la Réforme, relie les deux bâtiments.

Un autre site apprécié des touristes est la vieille-ville elle-même. Elle préserve en effet l'architecture typique d'une ville européenne du XVIIIe siècle. De nombreuses personnalités ont vécu dans cette partie de la ville dont Jean-Jacques Rousseau et Franz Liszt.

Toutefois, le symbole de Genève reste le Jet d'eau, situé au bout de la jetée des Eaux-Vives, qui culmine à 140 mètres, ce qui le rend visible d'une bonne partie de la ville.

Il existe un grand nombre de communautés religieuses à Genève. Même si Genève est supposée être la « Rome protestante », les catholiques ont vu leur nombre croître en raison de l'immigration venue des pays latins. La communauté juive est l'une des plus anciennes de Genève alors que le communauté musulmane fait plus récemment son apparition.

De nombreux parcs couvrant 310 hectares (soit près de 20 % du territoire) forment de grands espaces de loisirs et de détente disséminés à travers les différents quartiers. La plupart, situés au bord du lac, abritent des maisons de maître et disposent d'une arborisation de grande qualité. Certains de ces parcs étaient auparavant de grandes propriétés privées rachetées ou offertes à la Ville de Genève au fil du temps. Leur entretien est assuré par le Service des espaces verts et de l'environnement.

L'île Rousseau, nommée en hommage à Jean-Jacques Rousseau, se trouve sur le Rhône (entre le pont du Mont-Blanc et le pont des Bergues) et accueille de nombreux oiseaux.

Entre le Jardin anglais et le Parc La Grange, une promenade permet de parcourir environ quatre kilomètres avant de rejoindre le siège de la Société nautique de Genève et Genève-Plage.

Démographie

Jusqu'en 1870, Genève est la plus peuplée des villes suisses. Aujourd'hui, elle est dépassée par Zurich mais demeure placée devant Bâle, Berne et Lausanne.

Genève compte par ailleurs le plus grand nombre d'étrangers habitant une ville suisse : ils représentent ainsi 44,2 % représentant de la population totale à la fin 2006, soit près de 180 nationalités. Même si Genève n'est pas une métropole au niveau mondial, les communautés étrangères sont nombreuses en raison de l'accueil qui a été fait aux migrants venus de France, d'Italie, d'Espagne, du Portugal ou encore d'ex-Yougoslavie ainsi qu'à la présence des organismes internationaux basés à Genève. Les expatriés jouent ainsi un grand rôle dans la vie sociale genevoise.

Culture

Genève dispose d'une vie culturelle d'une grande richesse. Elle est d'ailleurs la ville d'Europe qui consacre la plus grande part de son budget à la culture (plus de 20 %).

Ses très nombreux musées, ses bibliothèques, le Grand Théâtre et l'Orchestre de la Suisse romande ont fortement contribué à son rayonnement. Depuis une vingtaine d'années, un nouveau type d'espaces culturels urbains a été créé dans des bâtiments désaffectés et préservés au titre de monuments tels les Halles de l'Île, l'Usine ou la Maison des Arts du Grütli.

Les lieux d'expositions sont particulièrement nombreux à Genève. Musées municipaux, musées privés, centres d'art et galeries quadrillent la ville.


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Suisse

Histoire

En 1814 et 1815, la Restauration crée un premier État fédéral, formé de 22 cantons et neutre grâce à l'« Acte de reconnaissance de la neutralité perpétuelle de la Suisse » rédigé par Charles Pictet de Rochemont, un diplomate helvétique ( 20 novembre 1815) et signé bientôt par tous les gouvernements d'Europe. Les luttes entre les conservateurs et les libéraux-radicaux aboutissent à la guerre du Sonderbund en 1847 et à la victoire de ces derniers. La fin du siècle voit l'apparition de l'État fédéral qui abolit les frontières intérieures, impose une monnaie unique et une armée de milice fédérale. La première constitution fédérale, acceptée le 12 septembre 1848 met en place les bases politiques de la Suisse. Elle est révisée en 1874 pour y ajouter le droit de référendum puis en 1891 celui d'initiative constitutionnelle.

Le début du XXe siècle voit la suite du travail législatif : un code pénal, puis un code civil fédéral sont créés.

La Suisse échappe aux deux guerres mondiales et devient peu à peu le siège de nombreuses organisations internationales.

C'est en février 1971 que les Suisses, après plusieurs refus, acceptent avec 65,7% de oui la participation des femmes à la vie politique fédérale. L'adhésion de la Suisse et son intégration aux principales organisations internationales (Conseil de l'Europe en 1963, Organisation des Nations unies le 10 septembre 2002) se fait également avec un décalage par rapport à ses voisins.

Politique

La Suisse est constituée de 26 cantons. Les cantons d'Appenzell Rhodes-Intérieures, d'Appenzell Rhodes-Extérieures, Bâle-Campagne, Bâle-Ville, Nidwald et Obwald sont appelés des demi-cantons car ils n'ont qu'un représentant au Conseil des États et n'ont qu'une demi voix pour la majorité des cantons lors des votations fédérales. C'est là leur seule différence avec les autres cantons, et la constitution suisse n'utilise que le mot « canton ».

Les cantons sont souverains selon leur constitution respective. La répartition des compétences entre la Confédération et les cantons est formalisée dans la constitution fédérale. Celle-ci précise les limites de leur souveraineté. Certaines compétences sont attribuées explicitement aux cantons ou à la Confédération. Ce qui n'est pas explicitement délégué à la Confédération est du ressort des cantons.

La superficie des cantons varie entre 37 et 7 105 km² et leur population de 15 000 à 1 261 000 habitants (2004).

Chaque canton est divisés en communes. De nombreux cantons ont une subdivision intermédiaire nommée district. Chaque canton dispose de sa propre constitution. la Constitution fédérale garantit leur autonomie : ils prélèvent des impôts et adoptent des lois dans tous les domaines qui ne relèvent pas de la compétence de la Confédération. Un certain nombre de domaines sont ainsi gérés uniquement au niveau cantonal. On y trouve par exemple l'éducation (sauf les universités fédérales), la gestion des hôpitaux (sauf les hôpitaux communaux et privés), la construction et l'entretien de la majorité des routes (sauf les autoroutes et routes nationales) et la police (contrairement à l'armée), d'autres charges sociales ou encore le contrôle de la fiscalité. La souveraineté des cantons se limite donc à certains domaines et est en outre toujours limitée par le principe de la primauté du droit fédéral, ou force dérogatoire du droit fédéral (contrairement à l'équipollence des normes en vigueur en Belgique).

Les cantons ont tous leur propre parlement (appelé dans la plupart des cantons francophones Grand Conseil) et leur gouvernement (appelé dans la plupart des cantons francophones Conseil d'État). La structure politique de la Suisse est composée du pouvoir législatif, du pouvoir exécutif et du pouvoir judiciaire. Chaque canton définit la composition et le fonctionnement des trois pouvoirs. En principe, il appartient aux cantons d'appliquer non seulement le droit cantonal, mais aussi le droit fédéral (fédéralisme d'exécution, contrairement aux États-Unis et à la Belgique).


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