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Billet d'avion pour Brest (France)
 

Brest

Histoire

En 1683, Vauban fortifia la ville. Ă€ la fin du règne de Louis XIV la ville est dĂ©sormais constituĂ©e et compte environ 15 000 habitants.

En 1686, venus par la mer à bord de l'Oiseau et de la Maligne, débarquent à Brest, trois ambassadeurs du roi de Siam accompagnés de six mandarins, trois interprètes, deux secrétaires et une vingtaine de domestiques, chargés de nombreux présents, ils venaient rendre visite au roi Louis XIV à Versailles. Empruntant à pied la rue Saint-Pierre, ils émerveillèrent les Brestois qui rebaptisèrent la rue en rue de Siam.

Au XVIIIe siècle l'ingĂ©nieur brestois Antoine Choquet de Lindu dirigea les travaux du port et, en 1750, bâtit le bagne de Brest qui ne sera dĂ©saffectĂ© qu'au milieu du XIXe siècle. Vidocq, fils d'un boulanger d'Arras et le plus cĂ©lèbre forçat brestois, parviendra Ă  s'en Ă©vader.

Mi-parti de France et de Bretagne ou bien Parti : au 1er d'azur Ă  trois fleurs de lis d'or ; au 2e d'hermine.

Ceci signifie que l'écu est divisé en deux dans le sens de la hauteur, que figurent sur la moitié gauche les armes de France (des fleurs de lys dorées sur fond bleu) et sur la moitié droite un semi d'hermines, emblème de la Bretagne.

C'est dans un registre de délibérations du conseil municipal que figure, à la date du 15 juillet 1683, la première mention de ces armoiries brestoises.

Sous la RĂ©volution, Brest prend une nouvelle importance. Ce grand port militaire doit Ă  tout prix rester acquis Ă  la France. En 1789, la ville s'engage majoritairement pour la RĂ©volution. Plus grande ville de l'ouest de la Bretagne, on lui prĂ©fĂ©ra pourtant Quimper comme chef-lieu de dĂ©partement du Finistère lors de sa crĂ©ation sous l'AssemblĂ©e constituante en 1791. En 1792, ce sont mĂŞme les fĂ©dĂ©rĂ©s brestois qui, avec les fĂ©dĂ©rĂ©s marseillais, prennent les Tuileries lors de la journĂ©e du 10 aoĂ»t, afin d'emprisonner le roi. Cependant, après la radicalisation rĂ©volutionnaire, notamment le coup d'État des Montagnards contre les Girondins en juin 1793, la commune de Brest, majoritairement girondine, se dĂ©tache de la nouvelle orientation girondine. Elle prend part Ă  ce qu'on appelle alors le « fĂ©dĂ©ralisme Â».

Après l'Ă©chec de ce mouvement, la rĂ©pression est activĂ©e : en 1794, les diffĂ©rents reprĂ©sentants du peuple en mission installent le Tribunal rĂ©volutionnaire de Brest, qui condamnera soixante-dix personnes Ă  la guillotine. Parallèlement, la marine est redressĂ©e par AndrĂ© Jeanbon Saint AndrĂ©. Après la mort de Robespierre, la nouvelle arrive Ă  Brest tardivement et n'engendre dans un premier temps aucun changement : la guillotine poursuit son travail. Toutefois, dès septembre, des prisonniers de la Terreur sont libĂ©rĂ©s : ceux-ci lancent un vaste mouvement d'opinion contre les Jacobins qu'ils appellent rapidement « terroristes Â». Ils les accusent notamment d'avoir Ă©tĂ© sanguinaires, et mĂŞme d'avoir bu le sang des victimes (sans qu'il n'y ait aucune trace dans les sources). La surenchère amène finalement l'arrestation de la plupart de ceux qui ont Ă©tĂ© liĂ©s Ă  la Terreur.

Les anciens notables de la ville, ceux qui avaient été au pouvoir lors des débuts de la Révolution, retrouvent leur influence et leur place au sein des organes de la ville. Ainsi, lors des élections de 1795 pour les nouvelles assemblées directoriales, trois girondins sont élus. En 1800, Charles Ambroise de Caffarelli du Falga est nommé préfet maritime de l'Atlantique.

La ville perd cependant beaucoup d'influence : en raison du blocus anglais permanent, la Marine est quasi paralysĂ©e et ne peut plus jouer le rĂ´le d'avant-poste de la RĂ©publique. Ainsi, la ville connaĂ®t une phase d'accalmie. Le tĂ©moignage de Jules Michelet dĂ©crit bien l'ambiance de ce port en 1833 lors de sa visite, mais aussi les difficultĂ©s qu'y rencontre la Marine:

« Ă€ l'autre bout, c'est Brest, le grand port militaire, la pensĂ©e de Richelieu, la main de Louis XIV; fort, arsenal et bagne, canons et vaisseaux, armĂ©es et millions, la force de la France entassĂ©e au bout de la France: tout cela dans un port serrĂ©, oĂą l'on Ă©touffe entre deux montagnes chargĂ©es d'immenses constructions. Quand vous parcourez ce port, c'est comme si vous passiez dans une petite barque entre deux vaisseaux de haut bord; il semble que ces lourdes masses vont venir Ă  vous et que vous allez ĂŞtre pris entre elles. L'impression gĂ©nĂ©rale est grande, mais pĂ©nible. C'est un prodigieux tour de force, un dĂ©fi portĂ© Ă  l'Angleterre et Ă  la nature. J'y sens partout l'effort, et l'air du bagne et la chaĂ®ne du forçat. C'est justement Ă  cette pointe oĂą la mer, Ă©chappĂ©e du dĂ©troit de la Manche, vient briser avec tant de fureur que nous avons placĂ© le grand dĂ©pĂ´t de notre marine. Certes, il est bien gardĂ©. J'y ai vu mille canons. L'on n'y entrera pas; mais l'on n'en sort pas comme on veut. Plus d'un vaisseau a pĂ©ri Ă  la passe de Brest. Toute cette cĂ´te est un cimetière. Il s'y perd soixante embarcations chaque hiver. La mer est anglaise d'inclination; elle n'aime pas la France; elle brise nos vaisseaux; elle ensable nos ports. Â»      Â»Â” Jules Michelet, Histoire de France, 1861, Chamerot, Paris. (tome II, pages 9-10)

Après un siècle de marasme, le développement de Brest reprit sous le Second Empire. En 1856, Napoléon III permit à la ville de jeter un pont sur la Penfeld. L'Empereur et l'Impératrice furent reçus magnifiquement quand ils séjournèrent à Brest du 9 août au 12 août 1858. En reconnaissance de cet accueil, Napoléon III fit agrandir l'arsenal et prolonger deux lignes de chemin de fer jusqu'à Brest et créa le port de commerce.

Cependant, Napoléon III se mit au plus mal avec les notables de la ville. En effet, la coutume voulait que le Roi salue les riches bourgeois avant les officiers et les nouveaux riches, tous devant être placés alors sur la tribune d'accueil selon leur niveau de richesse (plus on était riche plus on était proche du Roi). Lorsque Napoléon III inaugura le pont de Recouvrance, il se dirigea directement vers l'extrême droite de la tribune, alors que Joséphine s'avança vers l'extrême gauche, saluant donc d'abord les moins riches des notables, puis il tourna le dos aux nobles et ne les salua point.

En 1917, Brest devient port de débarquement des Américains à destination des tranchées de la Première Guerre mondiale.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, les troupes allemandes entrent à Brest le 19 juin 1940. Ils y construisent alors une base sous-marine. Les premiers bombardements des Alliés sur la ville commencent en 1941 et dureront jusqu'à la libération de la ville le 18 septembre 1944 par les troupes américaines après un siège de quarante-trois jours, la bataille de Brest. Il ne restait alors plus rien du vieux Brest. Seuls le château, la Tour Tanguy et la rue Saint-Malo ont résisté aux bombes et ont été conservés.

Barbara, un poème de Jacques PrĂ©vert rappelle la dramatique destruction de Brest dans ces quelques vers :


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Billet d'avion pour la France
 

France

Histoire

Dans le domaine colonial, le bilan est en revanche mitigĂ© : malgrĂ© un bon dĂ©part en AmĂ©rique avec l'expĂ©dition de Jacques Cartier sous François Ier, une implantation rĂ©ussie aux Antilles, en Louisiane, et au SĂ©nĂ©gal sous Louis XIV, le manque de dĂ©termination de Louis XV a conduit Ă  de graves Ă©checs devant les Anglais en Inde et au Canada, et, ainsi, Ă  rompre la dynamique créée par ses prĂ©dĂ©cesseurs.

Les difficultés financières, le refus des réformes et l'impatience du peuple conduisent à la Révolution française, de 1789 à 1799. Cet épisode marquant dans la construction de l'histoire nationale voit naître notamment la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789 et de la promotion des idéaux de liberté, égalité, fraternité.

La Révolution se déroule en plusieurs phases et commence par un essai de monarchie constitutionnelle, avec la réunion des États généraux, puis la prise de la Bastille le 14 juillet 1789, les troubles politiques et sociaux (opposition du tiers état face à la noblesse) aboutissent à la chute de la monarchie, le 10 août 1792. L'ébullition révolutionnaire conduit à une succession de régimes (République de la Convention, Directoire, Consulat) en conflit quasi permanent avec les autres pays européens inquiets d'une propagation des idées républicaines.

À partir de 1799, Napoléon Bonaparte prend le pouvoir, d'abord comme Premier consul, puis comme empereur. Cette période voit l'instauration de nouvelles institutions, tandis que la France s'étend à travers l'Europe avant une période de revirements militaires. L'épisode s'achève par la restauration des Bourbons en 1815.

La Restauration de 1815 marque le début d'une nouvelle tentative de monarchie constitutionnelle, mais les tensions des règnes de Louis XVIII puis surtout de Charles X conduisent à la Révolution de 1830 qui porte Louis-Philippe Ier au pouvoir. De 1830 à 1848, la Monarchie de Juillet est un régime soutenu par la bourgeoisie, mais qui suscite une opposition légitimiste, bonarpartiste et surtout républicaine.

Cette dernière entraîne la révolution de février 1848 qui voit une tentative de régime présidentiel, la Seconde République.

Le 2 dĂ©cembre 1851, le prĂ©sident de la RĂ©publique, Louis-NapolĂ©on Bonaparte, neveu de NapolĂ©on Ier, organise un coup d'État. Le 14 janvier 1852, il est nommĂ© empereur sous le nom de NapolĂ©on III. Sous le Second Empire, le pays connaĂ®t les dĂ©buts de la deuxième industrialisation, impulsĂ©e par des orientations Ă©conomiques libĂ©rales, fondĂ©es sur des constructions capitalistiques fortement structurantes (banques d'affaires, compagnies de chemin de fer et maritimes, industries lourdes et textiles, grands magasins, etc.). Sur le plan de la politique extĂ©rieure, NapolĂ©on III s'assure la confiance du Royaume-Uni (guerre de CrimĂ©e) qui permet d'assoir l'influence de la France au Proche-Orient tandis que son action en Italie, contre l'Autriche, est couronnĂ©e de succès et conduit Ă  la rĂ©union Ă  la France de rĂ©gions du PiĂ©mont (Savoie]], Nice). NĂ©anmoins, de graves revers ternissent considĂ©rablement l'image du rĂ©gime, et renforcent une opposition extĂ©rieure (Victor Hugo) et intĂ©rieure. Le pari de la lutte contre la Prusse pour redonner un certain lustre Ă  l'Empire, prĂ©cipite en fait sa chute. Il se termine ainsi en 1870 après la dĂ©faite de Sedan. La perte de l'Alsace-Lorraine et les considĂ©rables indemnitĂ©s dues Ă  l'Empire allemand créé Ă  la faveur de l'avantage pris par la Prusse, conduisent Ă  un ressentiment national fort (la Revanche).

La guerre de 1870 entraîne la chute du Second Empire et le retour à la république, après l'insurrection de la Commune de Paris. Le Second Empire avait évolué vers un régime parlementaire, et son héritage est en partie repris par la IIIe République. Après quelques années d'hésitation, la Troisième République est finalement confirmée en 1875, la pratique des institutions en faisant un régime d'assemblée.

Sous la Troisième RĂ©publique, la France Ă©tend son empire colonial, dont la conquĂŞte avait commencĂ© sous les monarchies du XIXe siècle (Afrique occidentale et Ă©quatoriale, Maroc, Tunisie, Madagascar, Indochine).

Sortie victorieuse, mais au prix de souffrances démographiques et économiques immenses de la Première Guerre mondiale, la France connaît une période de crise économique et politique dans les années 1930. La défaite de 1940 conduit à l'attribution par vote des pleins pouvoirs au maréchal Pétain pendant la Seconde Guerre mondiale. Celui-ci remplace la république par un État français contesté par la France libre du général de Gaulle jusqu'en 1944.

À la suite de la Seconde Guerre mondiale, la Quatrième République est promulguée le 27 octobre 1946, mais elle fait face à de graves difficultés dans l'Empire colonial, d'abord en Indochine, puis en Algérie, tandis qu'ailleurs la décolonisation se fait par négociation. L'instabilité gouvernementale qui en résulte, génère finalement une crise qui conduit à un changement de constitution. Pourtant, malgré les changements fréquents de ministères, une certaine constance de la politique de construction européenne a permis de participer activement tout d'abord à la Communauté européenne du charbon et de l'acier en 1950, puis à la signature du traité de Rome en 1957 fondateur du Marché commun. Par ailleurs, la politique de développement de l'industrie nucléaire tant civile que militaire, a permis d'assoir une politique indépendante dans les années 1960.

La Constitution de la Ve RĂ©publique, rĂ©digĂ©e sous l'influence du gĂ©nĂ©ral de Gaulle et de Michel DebrĂ©, est adoptĂ©e le 4 octobre 1958. Elle met en place une RĂ©publique Ă  rĂ©gime parlementaire qui s'avère mieux rĂ©sister aux instabilitĂ©s que les rĂ©publiques parlementaires prĂ©cĂ©dentes. En 1962, la conjonction de l'Ă©lection du prĂ©sident de la RĂ©publique au suffrage universel direct et du fait majoritaire au Parlement favorable au prĂ©sident vont modifier la Constitution pour en avoir une lecture favorable au prĂ©sident. On parle alors de rĂ©gime parlementaire prĂ©sidentialisĂ©. Ce cas est unique Ă  la France ; dans tous les autres rĂ©gimes parlementaires, le chef de l'État s'est systĂ©matiquement effacĂ© au profit du chef de gouvernement, qui est soutenu par la majoritĂ© parlementaire. Maurice Duverger, lui, a souhaitĂ© dĂ©finir la Ve comme relevant d'une nouvelle catĂ©gorie, celle du rĂ©gime semi-prĂ©sidentiel. Cette typologie n'est cependant pas acceptĂ©e par tous.

À partir de 1973, l'économie française connaît une succession de crises économiques et de périodes de faible croissance, qui entraînent une alternance fréquente au sein du pouvoir. De 1986 à 1988, puis de 1993 à 1995 et enfin de 1997 à 2002, le phénomène de la cohabitation (annulation du fait majoritaire favorable au Président, ce qui fait que le Premier ministre est d'un différent bord politique que celui du Président) modifie encore la lecture de la Constitution, pour revenir à une lecture plus proche de sa conception en 1958, c'est-à-dire un régime parlementaire.

Depuis les années 1950, la réconciliation, puis la coopération avec l'Allemagne ont permis à la France de jouer un rôle de moteur dans la construction européenne, notamment avec la Communauté économique européenne. Elle est devenue l'un des principaux pays de l'Union européenne, partisan d'une Europe politique forte, bien qu'elle ait rejetée la Constitution européenne par 55% des suffrages le 29 mai 2005.

Politique

La France est une RĂ©publique constitutionnelle, « indivisible, laĂŻque, dĂ©mocratique et sociale Â» (article Ier de la Constitution de 1958) Ă  rĂ©gime parlementaire prĂ©sidentialisĂ© (dont la lecture se fait en faveur du PrĂ©sident de la RĂ©publique, parfois appelĂ© Ă  tort ou Ă  raison rĂ©gime semi-prĂ©sidentiel). La rĂ©forme constitutionnelle du 28 mars 2003 (acte II de la dĂ©centralisation) a rajoutĂ© dans ce mĂŞme article que l'organisation de la RĂ©publique Ă©tait dĂ©centralisĂ©e.

Avant 1962, le président de la République française était élu au suffrage universel indirect par un collège électoral élargi. Celui-ci était élargi pour éviter la prépondérance du pouvoir législatif sur le pouvoir exécutif qui s'était produit sous la IVe République et qui avait provoqué le blocage des institutions. En novembre 1962, le président de la République a demandé par référendum qu'il soit élu au suffrage universel direct, en utilisant l'article 11 de la Constitution et non l'article 89 de celle-ci. L'article 11 permet de soumettre au référendum des lois sur les pouvoirs publics, sur l'organisation des institutions ou encore sur les traités internationaux tandis que l'article 89 permet de soumettre une révision constitutionnelle au peuple mais après l'accord du Parlement réuni en Congrès. Ce choix a entraîné le renversement du gouvernement Pompidou par une motion de censure. Cette motion de censure est la seule de la Ve République à avoir réussi.

Dans la Constitution de la Ve République, le pouvoir exécutif est renforcé au détriment du pouvoir législatif. Le président a acquis des pouvoirs propres tels que le droit de dissolution de l'Assemblée nationale (article 12 de la Constitution), le droit de soumettre au peuple un référendum (article 11 de la Constitution), le pouvoir de nommer le Premier ministre (article 8 de la Constitution) ou encore le droit de message au Parlement (article 18 de la Constitution). En ce qui concerne le gouvernement, celui-ci détermine et mène la politique de la nation. Il dispose également du pouvoir réglementaire lui permettant de faire adopter des lois. Il fixe également les 3/4 des ordres du jour à l'Assemblée nationale.

Depuis la réforme constitutionnelle de 2001, le président de la République est élu pour cinq ans au suffrage universel direct (contre 7 ans auparavant). Il nomme le Premier ministre.

Le Parlement est constitué de l'Assemblée nationale, réunissant 577 députés, et du Sénat, comprenant actuellement 331 sénateurs (il y en aura 346 en 2010) élus pour six ans au suffrage indirect et renouvelé de moitié tous les trois ans (à partir de 2010). Les Français de l'étranger voient leurs intérêts défendus auprès du Parlement par l'Assemblée des Français de l'Étranger.

La France fait partie des cinq pays qui sont juridiquement reconnus comme « Ă‰tats dotĂ©s de l'arme nuclĂ©aire Â» par le traitĂ© de non-prolifĂ©ration nuclĂ©aire. L'armĂ©e française est, avec celle du Royaume-Uni, l'une des plus dotĂ©es financièrement en Europe. En effet, Ă  elles deux, elles reprĂ©sentent plus de 40 % des dĂ©penses militaires de l'Union europĂ©enne. La France lui consacre 2,5 % de son PIB (pour un budget de 38 milliards d'euros en 2006), lĂ  oĂą ses homologues europĂ©ens (hors Royaume-Uni et Grèce) y consacrent 1,5 % de leur PIB, d'après l'OTAN.

Depuis 1996, l'armĂ©e est devenue professionnelle et le service militaire rĂ©duit Ă  une journĂ©e d'appel (mixte). D'une capacitĂ© de plus de 330 000 hommes, elle est dĂ©ployĂ©e Ă  travers le monde notamment au Kosovo, en CĂ´te d'Ivoire, dans ses territoires d'outre-mer, mais Ă©galement au Moyen-Orient oĂą elle assure un maintien de la paix, ou une sĂ©curisation de ses moyens d'approvisionnement en pĂ©trole notamment. Elle mobilise Ă©galement plus de 1000 hommes dans le cadre du plan Vigipirate.

Géographie

La France est le 47e État par sa surface terrestre et le 2e par la surface de sa zone économique exclusive.

La France mĂ©tropolitaine est localisĂ©e en Europe occidentale (voir la liste de points extrĂŞmes de la France). La France possède aussi des territoires, sous diffĂ©rents statuts administratifs, en dehors du territoire europĂ©en : en AmĂ©rique du Nord, dans les Antilles, en AmĂ©rique du Sud, dans l'ocĂ©an Indien, dans le nord et le sud de l'ocĂ©an Pacifique et en Antarctique. Elle partage en mĂ©tropole 2970 km de frontières terrestres avec huit pays limitrophes : Espagne (650 km), Belgique (620 km), Suisse (572 km), Italie (515 km), Allemagne (450 km), Luxembourg (73 km), Andorre (57 km), Monaco (4,5 km). En Guyane, les frontières sont de 700 km avec le BrĂ©sil et 520 km avec le Suriname. Une frontière longue de 10,2 km (mais non matĂ©rialisĂ©e) sur l'Ă®le de Saint-Martin aux Antilles, sĂ©pare la partie française de celle sous souverainetĂ© des Pays-Bas. Enfin la Terre AdĂ©lie (TAAF) revendiquĂ©e par la France est enclavĂ©e dans une partie de l'Antarctique revendiquĂ©e par l'Australie. Les cĂ´tes françaises prĂ©sentent quatre façades maritimes tournĂ©es vers la mer du Nord, la Manche, l'ocĂ©an Atlantique et la mer MĂ©diterranĂ©e, ce qui fait de la France un carrefour de cultures et de communications unique en Europe.

D'une superficie mĂ©tropolitaine de 551 500 km² (675 417 km² avec l'outre-mer), la France s'Ă©tend sur 1000 km du nord au sud et d'est en ouest (plus grande distance nord-sud : Bray-Dunes - Cerbère). C'est le troisième plus grand pays d'Europe, après la Russie et l'Ukraine (2e si on compte l'outre-mer) et le plus grand de l'Union EuropĂ©enne. La France mĂ©tropolitaine a quatre façades maritimes sur (du nord au sud) : la Mer du Nord, la Manche, l'ocĂ©an Atlantique et la mer MĂ©diterranĂ©e. La longueur totale de ses cĂ´tes atteint 3427 km. La France est un isthme.


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Billet d'avion au départ de Londres (Royaume-Uni)
 

Londres

Histoire

Seulement 18 ans après la fondation de la ville par les Romains, la reine Boadicée, à la tête de la tribu celte Iceni, s'est élevée contre l'invasion romaine et a pris Londres pour cible. Le gouverneur Suetonius Paulinus, alors occupé à exterminer les druides sur l'île d'Anglesey, ne put constituer à temps une armée pour contrer l'invasion celte. La ville fut partiellement évacuée mais des milliers de commerçants furent cependant tués. Londres fut alors totalement pillée et détruite. Des fouilles archéologiques ont permis de mettre à jour la présence de débris brûlés recouvrant des pièces et des poteries datant de 60, à l'intérieur des limites de la ville romaine .

La ville fut rapidement reconstruite et a vite de nouveau prospĂ©rĂ©, Ă  l'image du commerce en Grande-Bretagne, et a remplacĂ© Colchester en tant que capitale de la province romaine de Bretagne. Il n'existe cependant pas d'informations de dater et d'expliquer le transfert de la capitale. Vers le IIe siècle, la ville s'est entourĂ©e de murailles. Pendant plus d'un millĂ©naire, les frontières de la ville ont Ă©tĂ© marquĂ©es par ce mur qui dĂ©limitait une zone appelĂ©e aujourd'hui City. Ă€ son apogĂ©e au IIIe siècle, la population de Londinium a atteint de 45 000 Ă  60 000 personnes suivant les sources. Lorsque l'Empire romain a commencĂ© Ă  dĂ©cliner, les troupes protĂ©geant la ville ont Ă©tĂ© rappelĂ©es sur le continent et Londres a Ă©galement commencĂ© Ă  pĂ©ricliter et sa population Ă  diminuer. Il existe peu d'information sur cette pĂ©riode appelĂ©e Dark Ages of London, mais les Romains quittent la Bretagne en 410 et il est largement Ă©tabli qu'au Ve siècle, Londres Ă©tait en ruine et pratiquement abandonnĂ©e.

Cependant la position privilĂ©giĂ©e de la ville sur la Tamise en toujours un lieu stratĂ©gique et vers l'an 600, les Anglo-Saxons ont Ă©tabli une nouvelle ville Lundenwic Ă  environ 1 km en amont de la ville romaine, Ă  l'endroit oĂą se trouve aujourd'hui Covent Garden. Il y a avait probablement un port de p^che et de commerce Ă  l'embouchure de la rivière Fleet. Lundenwic a prospĂ©rĂ© jusqu'en 851 lorsque la ville a Ă©tĂ© envahie et complètement rasĂ©e par les Vikings. Après cette occupation viking, le nouveau roi d'Angleterre Alfred le Grand a rĂ©tabli la paix et fait dĂ©placer la ville dans les murailles de la vieille citĂ© romaine (alors appelĂ©e Lundenburgh). La ville originale est devenue Ealdwic ("vieille ville"), dont le nom a survĂ©cu jusqu'Ă  aujourd'hui pour donner Aldwych Â»Â˘

Ensuite, sous le contrĂ´le de plusieurs rois anglais, Londres a de nouveau prospĂ©rĂ© et est devenu un lieu de pouvoir ainsi qu'un centre d'Ă©change et de commerce. Cependant, les raids vikings ont repris au Xe siècle et atteint leur apogĂ©e en 1013 lorsque la ville fut assiĂ©gĂ©e par le roi Knut II de Danemark et que Ethelred II d'Angleterre fut contraint de s'enfuir. Lors d'une contre-attaque, l'armĂ©e du roi Ethelred a remportĂ© une victoire en dĂ©truisant le pont de Londres alors que la garnison danoise se trouvait dessus. Le contrĂ´le des Anglais fut ainsi rĂ©tabli.

Knut a pris le contrôle du trône anglais en 1017, régnant ainsi sur la ville et le pays jusqu'en 1042. À sa mort, les Anglo-saxons ont repris le contrôle sous l'autorité d'Édouard le Confesseur, qui a refondé l'Abbaye de Westminster ainsi que le Palais de Westminster. À cette époque, Londres était devenu la cité la plus grande et la plus prospère d'Angleterre bien que le siège du gouvernement se trouvait toujours à Winchester.

Après la bataille de Hastings, Guillaume le Conquérant, alors duc de Normandie a été couronné roi d'Angleterre dans la toute nouvelle Abbaye de Westminster, le jour de Noël 1066. Il a accordé certains privilèges aux habitants de Londres tout en construisant un château au sud-est de la ville pour maintenir le contrôle sur la population. Ce château, agrandi par les rois suivants, a servi de résidence royale puis de prison et est aujourd'hui connu sous le nom de tour de Londres.

En 1097, Guillaume II a commencĂ© la construction du Hall de Westminster, près de l'abbaye du mĂŞme nom. Ce hall a servi de base au nouveau palais de Westminster, la rĂ©sidence royale tout au long du Moyen Ă‚ge. Westminster est devenu le siège de la cour royale et du gouvernement tandis que la CitĂ© de Londres voisine Ă©tait un centre d'Ă©change et de commerce et prospĂ©rait sous l'autoritĂ© de sa propre administration, la Corporation of London. Finalement, les villes aux alentours se sont dĂ©veloppĂ©es ensemble et ont formĂ© la base du coeur de Londres moderne, remplaçant Winchester en tant que capitale de l'Angleterre au XIIe siècle.

Après la dĂ©faite de l'Invincible Armada espagnole en 1588, une certaine stabilitĂ© politique en Angleterre a permis Ă  Londres de se dĂ©velopper davantage. En 1603, Jacques VI d'Écosse est montĂ© sur le trĂ´ne d'Angleterre et a principalement tentĂ© d'unifier les deux pays. Ses lois anticatholiques l'ont cependant rendu très impopulaire et il a Ă©tĂ© victime d'une tentative d'assassinat le 6 novembre 1605, la fameuse conspiration des poudres.

Des Ă©pidĂ©mies de peste noire ont, Ă  de nombreuses reprises, touchĂ© Londres au dĂ©but du XVIIe siècle, l'Ă©pisode culminant Ă©tant la grande peste de Londres de 1665-1666 qui tua environ 20 % de la population. Le grand incendie de 1666 est nĂ© dans la citĂ© originale et s'est rapidement rĂ©pandu Ă  travers les maisons en bois de Londres, dĂ©truisant une grande partie de la ville. La reconstruction qui s'en est suivie Ă  durĂ© plus de 10 ans.

Après la croissance du XVIIIe siècle, Londres est devenu, de 1825 Ă  1925, la ville la plus peuplĂ©e au monde . Cette croissance a Ă©tĂ© accĂ©lĂ©rĂ©e par la construction des premières lignes de chemin de fer Ă  Londres, ce qui a considĂ©rablement rapprochĂ© les villes avoisinantes. Le rĂ©seau ferroviaire s'est rapidement Ă©tendu et a permis Ă  ces villes de croĂ®tre tout en permettant Ă  Londres de s'Ă©tendre et d'englober les villages aux alentours (exemple de Kensington). L'apparition des premiers embouteillages en centre-ville a menĂ© Ă  la crĂ©ation, en 1863, du premier système de transport souterrain au monde, le mĂ©tro de Londres, ce qui a encore accĂ©lĂ©rĂ© le dĂ©veloppement de l'urbanisation . Grâce Ă  cette croissance rapide, Londres est devenue une des premières villes Ă  dĂ©passer le million d'habitants et la première Ă  dĂ©passer les cinq millions.

Le gouvernement local de Londres a eu des difficultés à gérer l'expansion rapide de la ville, surtout au niveau des infrastructures. Entre 1855 et 1889, le Metropolitan Board of Works a supervisé la croissance des infrastructures. Il a ensuite été remplacé par le comté de Londres, puis remplacé par le London County Council, la première assemblée élue au niveau de la ville.

Le Blitz et les bombardements allemands de la Luftwaffe durant la Seconde Guerre mondiale ont tué environ 30 000 personnes et détruit de nombreuses habitations et bâtiments dans la ville. La reconstruction dans les années 50, 60 et 70 a été caractérisée par une absence d'unité architecturale, typique du Londres moderne. En 1965, les limites de Londres ont été modifiées pour tenir compte de l'expansion de la ville en dehors du comté de Londres. Le nouveau territoire agrandi a été nommé Grand Londres et administré par le Greater London Council.

Dans les décennies qui ont suivi la Seconde Guerre mondiale, une large immigration provenant des pays du Commonwealth a fait de Londres une des villes européennes les plus ethniquement cosmopolites. L'intégration des nouveaux immigrants ne s'est pas toujours fait en douceur avec par exemple les émeutes de Brixton dans les années 1980 mais s'est tout de même mieux déroulée que dans d'autres régions britanniques.

Le renouveau Ă©conomique des annĂ©es 1980 a rĂ©tabli Londres sur le devant de la scène internationale. Cependant, en tant que siège du gouvernement et principale agglomĂ©ration du Royaume-Uni, la ville a connu de nombreux Ă©pisodes terroristes. L'ArmĂ©e rĂ©publicaine irlandaise a tentĂ© de mettre le gouvernement britannique sous pression au sujet des nĂ©gociations en Irlande du Nord, interrompant frĂ©quemment les activitĂ©s de la ville avec des alertes Ă  la bombe ou des attentats jusqu'au cessez-le-feu de 1997. Le 5 juillet 2005, une sĂ©rie d'attentats a Ă©tĂ© perpĂ©trĂ©e dans les transports en commun londoniens par des kamikazes islamistes, 24 heures seulement après que l'organisation des Jeux olympiques de 2012 eĂ»t Ă©tĂ© confiĂ©e Ă  la ville.

Politique et administration

La gestion de Londres s'effectue sur deux niveaux : au niveau de la ville, sous l'autoritĂ© du Greater London Authority (GLA) et Ă  un niveau plus local au sein des 33 districts londoniens.

Le Greater London Authority est responsable du plan londonien définissant la stratégie de développement de Londres, des services de police (Metropolitan Police Authority), de lutte contre les incendies (London Fire Brigade), de la plupart des transports (Transport for London) et du développement économique (London Development Agency). Le GLA est composé du maire de Londres, qui dispose des pouvoirs exécutifs, et de la London Assembly qui examine les propositions du maire et vote ou rejette ses propositions de budget chaque année. Le GLA est une administration relativement récente (2000) créée afin de remplacer le Greater London Council (GLC) aboli en 1986. Le siège de la Greater London Authority et du maire de Londres (City Hall) se trouvent au bord de la Tamise, près du Tower Bridge.

Depuis le 4 mai 2000, le poste de maire de Londres est occupĂ© par Ken Livingstone, Ă©lu une première fois en 2000 en tant que candidat indĂ©pendant puis réélu en 2004 en tant que candidat du Parti travailliste. Il Ă©tait Ă©galement Ă  la tĂŞte du GLC lorsque celui-ci fut aboli en 1986.

Les 33 districts sont formés des 32 boroughs et de la Cité de Londres et sont responsables des services locaux non pris en charge par le GLA tels que l'aménagement local, les écoles, les services sociaux, les routes locales et le ramassage des ordures. Chacun des districts a à sa tête un conseil (council) élu tous les quatre ans. La cité de Londres n'est pas dirigée par une autorité locale classique mais par la Corporation of London élue par les résidents et les entreprises et qui n'a pratiquement pas changé de forme depuis le Moyen Âge. La Corporation of London a à sa tête le Lord Mayor of London, qui est un poste différent de celui du Maire de Londres. .

La cité de Londres possède sa propre force de police, la City of London Police indépendante du Metropolitan Police Service qui est en charge du reste du Grand Londres.

Les services de santé sont gérés par le gouvernement national grâce au National Health Service, sous la responsabilité, à Londres, d'un seul NHS Strategic Health Authority .

Londres est le siège du gouvernement du Royaume-Uni situé au Palais de Westminster à Westminster. Plusieurs annexes du gouvernement sont situées aux alentours du Parlement, particulièrement le long de Whitehall où se trouve la résidence du Premier ministre au 10 Downing Street.

Bien qu'utilisĂ©e pour la première fois au XIXe siècle par John Bright pour dĂ©crire l'Angleterre elle-mĂŞme , l'expression Mother of the Parliament (mère des parlements) est souvent utilisĂ©e pour faire rĂ©fĂ©rence au parlement britannique car il est souvent considĂ©rĂ© comme le premier Ă  avoir instaurer un système composĂ© d'une chambre haute et d'une chambre basse Ă©lues et a Ă©tĂ© suivi par beaucoup d'autres systèmes politiques, notamment en Europe et dans les pays du Commonwealth.

Londres est représenté à la Chambre des communes par 74 députés (Members of Parliament, MPs) qui correspondent au découpage en circonscriptions de la ville. Sur ces 74 membres, 44 sont issus du Parti travailliste, 21 du Parti conservateur, 8 des Démocrates libéraux et un du parti RESPECT.

Démographie

Londres a toujours été un important foyer de population. À la fois, ville, aire urbaine et région urbaine la plus peuplée du Royaume-Uni, elle a également été la plus peuplée d'Europe et du monde avant de connaître un léger déclin.

La population du Grand Londres a Ă©tĂ© estimĂ©e Ă  7 684 700 au premier trimestre 2007 . Cependant, l'unitĂ© urbaine de Londres s'Ă©tend bien au-delĂ  du Grand Londres et comptait 8 278 251 habitants en 2001 tandis que l'aire urbaine, dont les frontières sont plus difficiles Ă  dĂ©finir, a une population comprise entre 12 et 14 millions .

La structure de la population de Londres est lĂ©gèrement diffĂ©rente de celle de l'Angleterre ou du Royaume-Uni. L'attractivitĂ© de Londres a entraĂ®nĂ© une immigration vers la capitale de personnes en âge de travailler depuis le reste du pays ou l'Ă©tranger. La proportion de personnes entre 20 et 44 ans reprĂ©sente 42,8 % contre 35,1 Ă  l'Ă©chelle nationale. En contrepartie, la proportion de personnes âgĂ©es de 60 ans et plus (14,4 %) est infĂ©rieure Ă  la moyenne nationale (18,4 %) .


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Royaume-Uni

Politique

En tant que successeur de l'immense Empire britannique, le Royaume-Uni exerce une influence certaine de par le monde, encore renforcée par l'usage extensif de sa langue et sa relation exclusive avec les États-Unis d'Amérique.

Systèmes légaux

Le Royaume-Uni a trois systèmes de loi distincts : le droit anglais (English Law), qui s'applique Ă  l'Angleterre et au Pays de Galles, et le droit nord-irlandais (Northern Ireland law) sont basĂ©s sur les principes de common law. Le droit Ă©cossais (Scots law) est une système hybride basĂ© sur les principes de droit civil. L'Acte d'Union de 1707 garantit le système des lois sĂ©parĂ©es pour l'Écosse.

La Chambre des Lords est la plus haute cour pour les cas criminels et civils d'Angleterre, du Pays de Galles et d'Irlande du Nord et pour les cas civils seulement en Écosse. Des récents changements de la constitution verront les pouvoirs de la Chambre des Lords transférés à la nouvelle Cour suprême du Royaume-Uni en 2009.

Subdivisions

Le Royaume-Uni est divisĂ© en quatre parties, souvent appelĂ© home nations (nations d'origine) ou pays constituants. Chaque nation est, quant Ă  elle, divisĂ©e par les gouvernements locaux. La Reine nomme un Lieutenant-Lord en tant que reprĂ©sentant personnel de diffĂ©rentes zones spĂ©cifiques Ă  travers le Royaume. Le tableau suivant dresse brièvement une description des quatre pays constituants :

Note : Les territoires d'outre-mer sont des territoires qui sont sous la souverainetĂ© et le contrĂ´le formel du Royaume-Uni mais qui ne sont pas une partie du Royaume proprement dit.

Ni l'Ă®le de Man, ni les bailliages de Jersey et de Guernesey ne font partie du Royaume-Uni ; ce sont des dĂ©pendances de la Couronne britannique.

Géographie

La majeure partie de l'Angleterre a un relief peu élevé hormis au nord et dans la péninsule de Cornouailles. Les deux principales rivières sont la Tamise (346 km) et la Severn (354 km) qui est le plus long cours d'eau du Royaume-Uni. Près de la ville de Douvres (Dover), le tunnel sous la Manche relie la Grande-Bretagne à la France.

Il n'existe pas de sommet en Angleterre dĂ©passant les 1 000 m d'altitude ; le point culminant anglais, le Scafell Pike, culmine Ă  978 mètres d'altitude dans le Lake District en Cumbrie.

La gĂ©ographie de l'Écosse est variĂ©e, avec ses lowlands du sud et ses highlands dans le nord et l'ouest - incluant le Ben Nevis (1 344m) point culminant du Royaume-Uni (pourtant dĂ©passĂ© par le mont Paget (2 934 m), en GĂ©orgie du Sud, point culminant des territoires d'outre-mer du Royaume-Uni).

On y trouve de longs et profonds bras de mer qui s'enfoncent dans les terres. L'Écosse possède près de 800 îles, se situant pour la plupart à l'ouest et au nord du pays, notamment les Hébrides, les Orcades (Orkney Islands) et les Shetland. Bien qu'Édimbourg soit la capitale, riche d'un bel héritage historique et architectural, la ville principale est Glasgow.

Le pays de Galles (Cymru en gallois) demeure en majorité un terrain montagneux. Son point culminant, le mont Snowdon (Yr Wyddfa) culmine à 1 085 m. Cardiff (Caerdydd), capitale galloise depuis 1955, se situe au sud. La plupart des populations se trouvent au sud, notamment dans les villes telles que Swansea, Newport et Cardiff. La plus grande ville au nord-est Wrexham.

L'Irlande du Nord est partie du patrimoine du Royaume-Uni. Lough Neagh est le plus grand lac des îles britanniques avec ses 388 km². Le lac est situé à peu près à 30 km au sud-ouest de Belfast. Le Slieve Donard est le plus haut sommet d'Irlande du Nord, et culmine à 849 mètres.


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